Quand Tia Dadette nous raconte Les Oursins

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Cérémonie prestigieuse suggérée par Tia Dadette: le mariage du Curcuma et du Gingembre

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Deux racines différentes, l’une blanche, très parfumée et forte, l’autre d’un jaune chaud et doux au parfum plutôt suave mais tout de même bien prononcé……. et elles se marient à merveille !!

Voici une base de recette pour que vous puissiez vous amuser, je prendrai la crevette comme repère pour un plat peu coûteux, et vous laisse imaginer ce que cela donnera avec une volaille, ou du poisson, langoustes …… un grand moment quel que soit votre choix

Selon le produit choisi, faites d’abord un bouillon

– carcasse de poulet avec les « bas morceaux », ou les os des morceaux que vous aurez donc désossés

– têtes et restes de poisson dont vous aurez tiré les filets

– têtes de langouste ou de crevettes

Faire bouillir une bonne demie heure avec un beau bouquet garni (ail, persil plat, oignon, laurier, thym. carotte, sel, poivre,…)

Dès que vous avez votre bouillon bien goûteux, faites une sauce « blanche » montée avec beurre fondu, farine tamisée, mouillée avec le bouillon, ajoutez le curcuma et le gingembre frais râpés finement (si vous n’avez pas de curcuma frais, vous pouvez utiliser de la poudre de Curcuma). Fouettez toujours vigoureusement pour monter votre sauce pour ne pas avoir de grumeaux et donc avoir une sauce bien lisse.

Passez la sauce bien liquide au chinois une fois vos petites racines râpées bien infusées.

Ajoutez un peu de crème fraîche si vous le désirez, cela mettra un peu plus de douceur et d’onctuosité á la sauce… et faites réduire un peu votre appareil mais votre sauce doit rester bien souple, presque liquide.

Cette sauce peut être préparée à l’avance, réchauffée avec un peu de bouillon ou gardée au bain-marie, il vous suffira de poêler votre volaille, poisson, crevette, ou langouste,(saler, poivrer).

Assiette chaude avec votre jolie sauce bien colorée et savoureuse posée comme un drap prêt à recevoir vos morceaux choisis de volaille ou de produits de la mer posés harmonieusement dessus, quelques tagliatelles fraîches, des haricots verts, un peu de sauce jetée en zig zag sur le tout, et..

…. c’est fini !

Bon Appétit !!

La jambalaya pour mes amis

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C’est un plat typique de Louisiane. On y retrouve ses couleurs, ses saveurs, mélange insolite de terre et de mer. Je dédie cette recette un brin revisitée à mes amis Nathalie, Pierre, Quentin et Justine…. allez à toi aussi Adrien.

Pour 6 personnes :

1 beau gros poulet à la bonne bouille

2 poivrons rouge ou vert ou jaune ou orange

2 oignons

1kg tomates bien mûres ou 1 boîte de coulis

2 branches de céleris

100 grs de bons lardons

300 grs de chorizo (attention pas de saucisson sec !!!!!)

2 livres de belles crevettes

300 grs de riz rond américain (ou Thai ou Basmati, ça marche aussi)

1 litre (ou plus) de bouillon (fond de veau, bouillon de poulet, de légumes…. Peu importe)

Beurre, huile d’olive

Sel, poivre, graines de poivres roses

2 feuilles de laurier, clous de girofle

1 p’tit morceau de gingembre frais

Coupez le gros poulet en morceau pas trop gros, par exemple, c’est mieux de recouper la cuisse en deux.

Détaillez le poivron en gros morceaux après l’avoir épépiné, l’oignon en rondelles, les tomates en quartiers (avec la peau), le céleri en dés. Tranchez le chorizo en tranches de ou 3 mm. Coupez la tête des crevettes, fendez le dos et retirez le gros intestin noir pas très ragoutant.

Dans une belle grande cocotte, mettez à chauffer de l’huile d’olive et du beurre. Quand c’est bien chaud, faites bien, bien dorer par étape le poulet sur toutes ses faces. Retirer, et mettez à sa place les lardons. Quand ils commencent à croustiller, ajouter le chorizo et les crevettes. Laisser cuire à feu vif 5 minutes environ. Retirez tout ça, rajoutez un peu de beurre  puis le riz en pluie avec les oignons en rondelles. Remuez bien, quand le riz est translucide ou presque, remettez le chorizo, lardon, crevette, le poulet. Remuez. Puis le poivron, les tomates (ou le coulis), le céleri ainsi que le laurier, les clous de girofle et le p’tit morceau de gingembre émincé ou rapé. Ajoutez le bouillon (le riz doit être couvert, s’il en manque un peu, rajoutez de l’eau à température), poivrez, salez (pas trop, mieux vaut vérifier l’assaisonnement en fin de cuisson et l’ajuster). On r’mélange un p’tit coup. Bien couvrir, attendre un premier bouillon puis laissez mijoter à feu doux environ 35 à 40 minutes en surveillant en fin de cuisson que le riz soit cuit et moelleux. Si le coeur vous en dit, jetez dans la préparation, en cours de cuisson, des noix de cajou ou des pignons de pin torréfiés….Et voilà c’est prêt. Un copieux et savoureux plat unique à déguster, bien sûr, avec ses amis, accompagné d’un rosé bien frais.

Simplette et rapide, la soupe express de Tia Dadette.

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Voici une petite recette de soupe à réaliser en 5 minutes, légère, diététique, savoureuse, et riche en chlorophylle (désintoxicante), ainsi que protéines. Vu la cuisson très rapide des ingrédients vous en garderez le maximum de leur potentiel goût et éléments nutritifs.

– Laitue bien verte (la Boston est au top pour cette soupe)
– Pousses d’épinards (j’en ai vu au Pola)
– Haricots mange-tout (les tout plats)
– Œuf (1 par personne)
– Sel, Poivre
– Beurre

Dans une casserole, vous faites fondre à feu doux le beurre, et vous y jetez laitue, pousses d’épinard, et les haricots verts équeutés, le tout tailladé sur maxi 1 cm…. Vous vous trouvez avec une casserole pleine à ne savoir que faire ? Ne vous inquiétez pas, couvrez quelques secondes, remuez avec une cuillère en bois régulièrement, vos ingrédients fondront rapidement, et après 2 minutes vous vous demanderez si vous en avez mis assez !!
Ajoutez un peu d’eau, sel et poivre, et à couvert laisser cuire pendant 3 minutes maximum. les rameaux de laitue et les haricots doivent rester légèrement croquants.
Au moment de servir, feu coupé sous la casserole de soupe bien chaude, ajoutez l’œuf en remuant rapidement, le jaune donnera (sans avoir le temps de cuire) une jolie couleur à votre soupe (comme si vous aviez ajouté de la crème) et le blanc donnera de petits morceaux ou filaments tout jolis et goûteux.
Je vous assure c’est un petit bonheur !

Vous pouvez maintenant jouer avec cette recette en y ajoutant des lardons précuits, ou du poulet sans peau émincé , ou les deux…. ou alors la servir avec du saumon fumé émincé, à ajouter dans la cuillère au moment de la bouchée…. ou..
mais de toutes les façons, je vous souhaite comme toujours d’avoir un grand moment de plaisir simple et un

Bon Appétit !!

« En Aparté, cette soupe me semble bien d’actualité avec ce temps grisouille, et les mots pour nous la raconter sont si jolis que, c’est sûr, elle doit être délicieuse. Merci Tia Dadette, à bientôt »

Du soleil dans votre assiette.

sans-titre-4Là, je m’adresse aux aficionados de la ratatouille, aux fondus de tomates, aubergines, poivrons, courgettes, aux fanas des légumes de Provence qui ne peuvent concevoir la vie sans leur plat fétiche cuisiné aux petits oignons. Il y a ceux qui font tout cuire séparément, les autres qui mélangent tout, ceux qui laissent mijoter longtemps, histoire que les légumes soient confis, les autres qui les préfèrent encore un peu croquants.

Stop! Mieux que la ratatouille, plutôt plus facile à réaliser et super goûteux, je suis tombée sur une recette que j’ai pratiquée plusieurs fois pour arriver à une perfection: les légumes du soleil au four. C’est tout simple et c’est savoureux. On peut les déguster seuls ou encore avec des oeufs frits ou comme Mimi (mon p’tit mari) avec de bonnes pâtes, genre tagliatelles. Un grand plat, j’aime bien les grands plats dominicains en métal ou encore mieux ceux que l’on trouve au Lindo en alu et que l’on jette après utilisation, un vrai luxe! On y met un peu d’huile d’olive (de la très bonne), puis tous les légumes que l’on a dans son frigo, tomates coupées en dés pas trop petits, courgettes en fines rondelles, poivrons de toutes les couleurs en lanières, oignons en rondelles aussi, aubergines en petits dés, carottes en rondelles éventuellement mais aussi cristophines ou même patates douces ou potiron…. sans oublier une belle tête d’ail épluchée et juste écrasée. On rajoute une rasade d’huile d’olive, sel, poivre, herbes de Provence, cilantrico du jardin….. J’ai tenté les épices pour Tandoori, parfumées et un peu piquantes mais pas trop, 1/2 sachet environ, ça va super bien et ça rajoute un petit goût exotique des plus délicats.Le four est à 180 et c’est parti pour environ 1h45 de cuisson, mais attention, il faut surveiller et bien mélanger le tout environ toutes les 20 minutes. En cours de cuisson, quelques olives noires ou vertes ou les deux seront les bienvenues. Et voilà, le tour est joué et vos papilles frémissent d’impatience. C’est bon, ça ressemble mais change de la sempiternelle ratatouille, essayez, vous m’en direz des nouvelles.

La tarte flambée ou ce qui s’y rapproche…..

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Avant de m’évader il y a près de 20 ans pour les Caraibes, j’ai eu le plaisir de passer près de 25 ans à Strasbourg, puis sa région. Un vrai bonheur. L’Alsace est délicieuse. Et la gastronomie fait bien partie de son irrésistible pouvoir de séduction. Une succulente choucroute, la salade mixte, le sublime baeckehoffe, la tarte à la quetsche, les bredele,  les spaetzle sans oublier…….. la Flammekueche.

Mais qu’est-ce que c’est ?

La petite modeste: simple, bonne, adorable et sans chichi,  occupe une place de choix dans la tradition culinaire alsacienne. Avant, j’en trouvais au Lindo dans les produits surgelés (Allez Sandra, fait un effort) mais c’est fini depuis longtemps. Il faut dire que, bizarrement, prisée, plébiscitée par les touristes de passage en Alsace, la Flammekueche ou tarte flambée n’a jamais remporté de succès au-delà de ses frontières. Certains s’y sont essayés et se sont brûlés les ailes. Mais, je voulais faire découvrir sa saveur à mon breton Mimi de mari. Donc, hier, je me lance d’autant plus qu’à défaut de Flammekueche, Lindo propose des pâtes à pizzas. C’est pas vraiment la tasse de thé des puristes, mais ça va le faire.

Donc, vous prenez un rouleau de pâte à pizza que vous retravaillez de manière à avoir la pâte la plus fine possible. En Alsace, on la cuit sur de la pierre ou des plateaux rectangulaires, dans un vrai four à pains ou à pizza. Moi je n’ai qu’un banal plateau rond, normal quoi et un four traditionnel (je pars avec un sérieux handicap). Dans un récipient, je mélange la moitié environ d’un pot de délicieux fromage blanc, la moitié d’un petit pack de crème fraîche, un peu de sel, du poivre et de la noix de muscade. J’émince un bel oignon que je fais suer (mourir comme dirait Tia Dadette) et je tranche en tous petits morceaux 100 grs environ de bon lard fumé (Al Italia c’est le meilleur). Sur ma pâte étalée et perforée à la fourchette, j’étale ma base au fromage blanc, j’y ajoute les oignons et le lard cru, j’arrose d’une cuillère d’huile d’olive et je parsème (éventuellement) de fromage râpé. 35 minutes à four très chaud (280) …. Il faut que la tarte soit bien cuite pour être croustillante.

Et l’on déguste en se brûlant le bout des doigts…. Ah oui, la Flammekueche se déguste avec les doigts chez moi, enfin en Alsace.

Pour une première, c’est pas si mal. ….

Un Lapin sans Nom de Scéne, scénario original de Tia Dadette…..