Nicolas W., profession: directeur d’une agence de bonheur…

Charismatique, intrépide et aventurier, Nicolas gère d’une main de maître mais avec beaucoup d’amour et de passion son agence de tourisme Flora Tour.

C’est en gagnant le prix du meilleur vendeur automobiles, en 1997 que Nicolas a débarqué pour la première fois en République Dominicaine. Un hasard providentiel qui lui permit de découvrir le pays dont peut-être il avait rêvé enfant…. En effet, tout gamin chouchouté dans un cocon douillet de la jolie ville de La Rochelle, le petit Nicolas, véritable boule d’énergie, un brin rebelle et féru de sport ne rêvait que d’aventures dans de lointains pays noyés de soleil… Sa première rencontre avec la Rep Dom ne fut pas un coup de foudre, plutôt un sentiment de bien-être et de sérénité. Il revint l’année suivante puis encore et encore, s’attachant à découvrir peu à peu cette île aux visages multiples. Après de mûres réflexions, c’est le départ. Il vend ses quelques biens et saute à pieds joints, heureux et confiant dans cette nouvelle vie. Ce sera le sud du pays. Déception. De petits boulots en petits boulots éreintants et mal payés, au sein de resorts ou autres tour-operators, Nicolas a un sérieux doute. Ses maigres économies fondent comme neige au soleil et le moral en prend un coup. Opportunité, il se retrouve à Las Terrenas, les poches vides mais revigoré par une nouvelle idée. Se lancer pour de vrai, monter son affaire et voler de ses propres ailes. La chance lui apparait sous les traits de Pierre Fayet. En 2008, il reprend l’agence créée par ce dernier Flora Tour. Une petite structure bien implantée, spécialisée dans la découverte des envoûtants Haitises. C’est le début d’une belle aventure. Volontaire, passionné, méticuleux, Nicolas obtient après des efforts non négligeables le titre rare et envié de guide national de République Dominicaine. Précieux passeport qui lui ouvre de nombreuses portes et signent l’envol de sa petite agence.

Aujourd’hui, entouré d‘une équipe de guides multilingues, aussi dingues que lui de leur pays, il propose à une clientèle privilégiée un service chaleureux et attentif, des évasions intemporelles, exclusives, haute-couture au plus proche de la nature, signées d’une attention toute particulière. Chez Flora Tour, le client est roi, et la découverte de la richesse du pays s’affirme comme un véritable art de vivre. Art délicat alliant savoir-faire, créativité, rigueur et respect permettant d’offrir dans chacune des balades proposés un service personnalisé.

La cascade de Limon à pieds, les mystérieux Haitises, les Baleines de la Baie de Samana, l’aventure en quad, en buggy ou encore la délicieuse découverte de trois plages paradisiaques, balade plaisir sortie tout droit de l’imagination fertile de Nicolas.

Ce fut un moment très agréable de papoter à bâtons rompus avec celui qui revient tout juste d’une aventure inoubliable, merveilleuse, épique et souvent dangereuse et qui raconte, comme un môme, des étoiles plein les yeux les fabuleux paysages, les visages émouvants, les rencontres inoubliables emmagasinés lors d’un incroyable tour du pays en quad imaginé par ATV Aventures (https://dorislasterrenas.com/2020/11/05/club-adventure-atv-las-terrenas-a-la-decouverte-de-la-repdom-vraie/). A n’en pas douter, Nicolas s’en souviendra longtemps. Toucherait-il du doigt ses rêves d’enfants ? C’est probable et même si en ce moment les temps sont difficiles, voire catastrophiques pour sa profession, il reste confiant et n’envisage à aucun moment de s’éloigner de ce petit village dont il a fini par tomber éperdument amoureux. Il va lui falloir encore beaucoup de courage et alors, peut-être qu’un jour, il aura la chance d’accomplir son rêve ultime, nager avec les baleines au large de Porto Plata… C’est sûr Nicolas, c’est pour bientôt.

Flora Tour. Las Terrenas .

http://www.flora-tours.com

Facebook : Flora Tours – Las Terrenas Excursions

Destination baleines…

 

En mars 2010, mon fils Julien avait quitté pour quelques semaines sa lointaine Australie pour venir voir sa vieille maman. Profitant de l’aubaine et de l’époque propice, je lui ai demandé de se joindre à un groupe de touristes guidés par Nicolas de FloraTour pour aller admirer les baleines et me faire un petit récit de l’ambiance dans le bateau….. Voilà ce qu’il en est sorti. Merci Juju.

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Après un réveil laborieux, (7h du mat, c’est pas une heure ça), le minibus vient nous chercher devant la porte – et même les plus râleurs le trouvent confortable. Et durant la brève traversée de Las Terrenas au lever du soleil, on assiste à quelques scènes de rues typiques, hautes en couleurs. Devant le Paséo, dans une baraque de planches bleues, une jeune femme casse des œufs puis les fait glisser un par un dans une espèce de tube en pâte qu’elle fait ensuite frire dans l’huile. Mmmm. ça m’a l’air terriblement bon, mais pas le temps de s’arrêter pour petit-déjeuner : on quitte Las Terrenas, et tandis qu’autour de nous défilent collines, palmiers et maisons colorées, Nicolas, intarissable et loquace dès potron-minet, nous apprend tout sur les écoles dominicaines et le système politique local.

Une demi-heure plus tard, un peu plus réveillés, nous arrivons sur le port de Samana. Vite, on sort du bus et l’on se précipite pour acheter du jus de fruit frais, des bananes ou des oranges fraîchement pelées par une étrange machine ; les plus audacieux se font servir un petit gobelet de café local, fort et sucré, qu’un vieil homme souriant fait sortir en quelques pressions d’un gros thermos orange.

Mais pas le temps de trop s’attarder, notre embarcation nous attend. Guillerets, on monte à bord du bateau ; premiers tangages, on serre les fesses et les gilets de sauvetages, et c’est parti pour une course excitante. On surfe au sommet des vagues, et même si la mer semble calme, on tombe parfois dans un creux, ça secoue, rires, éclaboussements, certains s’éloignent du bord. C’est alors que la première baleine apparaît. Cris d’une italienne à son mari « qu’elle est belle, regarde, on dirait qu’elle est en plastique – elle a sauté – qu’est-ce qu’elle est bien élevée – regarde, elle est là maintenant. » Les français, pendant ce temps regardent en silence, ou pestent contre un voisin qui bloque leur champ de vision. Nicolas demande à tout le monde de s’asseoir, la plupart s’exécutent, et l’italienne crie toujours « guarda, ma che bella ! » La baleine suit un moment le bateau, puis elle disparaît « elle est partie faire un tour, elle va revenir, il faut attendre », observe, philosophe, un autre italien.

Nicolas, plus pragmatique, en profite pour tout nous expliquer tout, mais absolument tout sur la reproduction des pachydermes aquatiques – leur migration depuis les mers du Groenland, et le comportement des mâles. Nous apprenons ainsi qu’avant le long voyage, une baleine mange l’équivalent de 8000 hamburgers par jour, ou qu’un baleineau boit environ 200 litres de lait pendant sa croissance, et prend 45 à 50 kilos par jours. Stupéfiant.

Bientôt, d’autres baleines apparaissent. Pour le plus grand plaisir des touristes et des responsables du tourisme, chaque année, des milliers de ces grands mammifères se retrouvent dans la baie de Sanchez. Italiens et français regardent, fascinés, ces mastodontes élégants qui nagent par deux ou trois, sortant et replongeant en rythme, faisant jaillir dans une explosion d’écume leurs têtes allongées, ou leurs queues écornées.

Les plus chanceux réussiront à capturer sur leur appareil photo l’instant magique où la baleine émerge des flots. Les moins résistants, pour leur part, se penchent bientôt, nauséeux, par-dessus la rambarde, regrettant sans doute les jus de fruits, les bananes et le café sucré. Et je me dis qu’ils n’auraient pas dû refuser les cachets contre le mal de mer que Nicolas, prévenant, nous avait offert dans le bus.

Julien Leyre . 04/03/2010