No stress…

Chuttt… aucune crainte à avoir ce coup-là. Juste pour vous montrer que très longtemps à l’avance nous sommes avertis des phénomènes cycloniques susceptibles de nous pourrir la vie.

Ils naissent majoritairement près du Cap Vert et le https://www.nhc.noaa.gov/ entre autres les suit depuis leur apparition. Donc, nous aussi. Chaque jour le pourcentage de risque cyclonique s’inscrit sur la carte très bien faite. 10%, 20%…de chance. L’item représentant l’intru change lui-aussi en fonction de son évolution… croix jaune, orange, rouge… etc. Tout est très clair et très fiable. Dès que le phénomène est suffisamment inquiétant pour porter un numéro, un ‘’tracking’’ est effectué, des jours a l’avance, définissant de manière plutôt précise la direction de la perturbation. Celle-ci est nommée dès qu’elle passe dans la catégorie cyclone (https://dorislasterrenas.com/2022/06/03/saison-cyclonique-2022-on-y-est/).

En l’occurrence à ce jour plusieurs phénomènes se baladent dans l’Atlantique, 2 en provenance d’Afrique et un dans le golfe du Mexique, autre lieu propice à la naissance de ces gros nuages charges d’ennuis. Sur les 2 phénomènes africains, l’un porte le numéro 2, fortement susceptible de se transformer en cyclone, donc d’etre nommé dans les 48 heures à venir. Son tracking l’éloigne de nos côtes, il devrait frôler l’Amérique du Sud et s’aventurer en Amerique Centrale, laissant bien tranquille les Caraibes.

Bon maintenant que vous savez comment faire… à vous de suivre vos cyclones… Belle journée très chaude en ce qui nous concerne et bel été.

En Aparte…

Bien loin de moi l’idée de vous terrifier avec mon doux billet sur la saison cyclonique… Non, pas de panique ! Il faut juste le savoir. Chez nous dans les Caraibes, l’année est clairement scindée en deux parties… du 1er décembre au 31 mai la période tranquille. Plus fraîche mais aussi plus sereine car nettement à l’abri de phénomènes météorologiques angoissants. Puis du 1er juin au 30 novembre la période dite cyclonique. Un terme générique signifiant tout simplement que le temps plus beau, plus chaud en permanence donc une mer plus chaude peut générer des colères célestes parfois bien irritantes.

En même temps durant cette période dite cyclonique, le temps au quotidien est bien souvent plus agréable si tant est que l’on aime se dorer au soleil. Car juré, il cogne le bougre. Et vas-y que je me pavane dans un ciel tout bleu et vas-y que je brille du matin au soir, faisant le malin, histoire de subjuguer les vacanciers ébahis… en fait ils sont venus pour lui. Durant le semestre  »tranquille », le temps est parfois maussade avec de fortes pluies, le soleil se la joue boudeur attendant avec impatience sa période de gloire.

Alors voilà, cool, oui, nous sommes en période cyclonique. Tout un tas de personnes hyper specialisees, sont occupées jour après jour à guetter le moindre frisson d’inconfort, le moindre hoquet du ciel et communiquent au fur et à mesure sur son etat d’esprit.

Ah oui, une personne m’a demandé quel temps il ferait pendant ses vacances en septembre…. Allons un peu de bon sens… qui peut répondre à ce grand mystère. Tout ce que je peux vous dire c’est que vous n’aurez pas froid et que vous avez toutes les chances de passer de fabuleuses vacances au paradis… l’avenir vous le dira.

Sous un soleil de plomb déjà bien présent et souriant de tous ses rayons, je vous souhaite une superbe journée et de douces vacances.

Saison cyclonique 2022, on y est.

On y est, c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison cyclonique; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans.

Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien, mais à partir d’une zone perturbée : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.

Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques.

Autre élément : les vents doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.

Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;

Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2022, nous ferons peut-être la connaissance de Alex, Bonnie, Colin, Danielle, Earl, Fiona, Gaston, Hermine, Ian, Julia, Karl, Lisa, Martin, Nicole, Owen, Paula, Richard, Shary, Tobias, Virginie and Walter

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2022

L’Université de Colorado, qui étudie les cyclones atlantiques depuis des décennies, annonce une saison active.

Selon les scientifiques, il y aura au moins 19 tempêtes qui atteindront une puissance suffisamment élevée pour pouvoir porter un nom. Certains pays sont plus menaces que d’autres. Apres avoir étudié les statistiques et les habitudes des cyclones depuis 1880, les chercheurs de l’Université de Colorado ont dressé une table de prévisions pour les différents pays visés par les cyclones de l’Atlantique tropical.

Dans la Caraïbe, la probabilité d’être impacté par une tempête tropicale est de l’ordre de 94% aux Bahamas. En Martinique et en Guadeloupe, le chiffre est de 51%.  A Trinidad et Tobago, la population n’a que 12% de probabilité de voir une  tempête tropicale.

Les pourcentages ne sont pas les mêmes pour les cyclones.  Avec 72%, les Bahamas sont toujours le pays le plus à risque. La Martinique n’a qu’une faible probabilité de l’ordre de 19% et la Guadeloupe 29%. Pour Trinidad et Tobago, le  risque est seulement 4%.

Ces chiffres peuvent changer. Les météorologues ont de plus en plus de difficultés à prévoir les comportements et les trajets des tempêtes et des cyclones dans la Caraïbe.    

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

Un des meilleurs site pour suivre l’evolution de la saison cyclonique : https://www.nhc.noaa.gov/

Sici, dog groomer salon.

Sici, une pet-luqueria tout en douceur

Elle est jolie comme un cœur et douce mais si douce avec nos amis à quatre pattes. Sici, c’est la délicieuse fée qui rend beau le plus ordinaire des toutous. Elle excelle dans l’art pas toujours évident du toilettage. Et depuis onze ans, elle en a vu des 4 patounes mal coiffés. Le dernier en date, Tatoo, oui, mon Tatoo enfin le chiquito de Michel. 9 ans, un caractère de cochon et un poil hirsute, jamais coiffé. Des nœuds dans tous les sens, des cheveux dans les yeux, le long des oreilles, sur le ventre les pattes… grands, filasses, moches. Allez, on se lance et on appelle au secours.

Elle est arrivée avec son petit sac en bandoulière, s’est installée comme elle a pu à côté d’une table basse et a entrepris la grande transformation de Tatoo qui, contre toute attente n’a pas bronché. 2 heures et demi il lui a fallu pour venir à bout des nœuds et de la toison hystérique du petit bonhomme. A la fin, je n’en pouvais plus mais j’étais la seule, Sici et son petit patient se portaient bien, presque ils fredonnaient en cœur. Petit shampooing relaxant et doux massage pour clore la séance, clic clac on en profite pour couper les ongles trop longs et puis tiens ceux de Zoé aussi qui se laisse faire sans rechigner alors que moi je ne peux pas l’approcher. Une affaire rondement menée pour un prix tout mini.

Sici travaille chez elle ou au domicile de ses clients. Elle arrive avec son matériel et, patiente et douce, elle fait ce qu’elle veut du petit ou gros chien ou chat à la toison en vrac. Ah oui, elle a aussi ouvert dans sa maison un hôtel pour chiens et chats. Ils vivent en liberté chez elle et dans on jardin et profitent des vacances de leurs maîtres pour s’en donner à cœur joie. Les prix sont aussi doux qu’elle, à partir de 500 pesos pour un petit gabarit, nourriture fournie par le propriétaire. Pendant leurs séjours, bain et toilettage pour les chanceux pensionnaires.

La pet Luqueria (829) 917-8128 . Page FB La Pet-luqueria Rd

Un jour sinistre, remake…

Le 9 mai 2012, à l’aube, le Village des Pêcheurs et ses ravissantes petites bicoques s’embrasait dans un gigantesque incendie, ne laissant aux propriétaires, employés, badauds interloqués que leurs yeux pour pleurer.

Incroyable mais pourtant sinistrement vrai, ce matin 4 septembre 2021, très tôt, même scénario catastrophe. Le nouveau Village des Pêcheurs, tout pimpant, reconstruit à la hâte mais dans les règles de l’art s’est embrasé de nouveau. C’est l’émoi au village et bien au-delà de nos frontières. Les pompiers d’ici et des environs ont eu beau lutter comme de beaux diables (ils sont toujours à l’oeuvre), il ne reste rien qu’un tas de cendre de ce qui fut l’un des hauts lieux touristiques du village.

Bien triste journée. Une grosse pensée pour tous ceux qui ont tout perdu, en espérant qu’il n’y ait pas de victimes.

Chronique d’une journée d’été

15 août, le milieu de la saison cyclonique. On entre en catimini dans la période la plus active. Celle où l’on (je) scrute régulièrement ciel et maps de sites pointus. Fred nous a fait une petite visite la semaine passée, rien de bien méchant en ce qui nous concerne, juste quelques gouttes d’eau. Soeurette Grace le suit à la trace et devrait impacter le sol dominicain demain lundi. Sa trajectoire est prévue un peu plus au sud et notre village devrait être une fois de plus épargné. Une chance inouie que chacun devrait apprécier à sa juste valeur. Tempêtes et cyclones sont de véritables fléaux, terriblement destructeur physiquement et psychologiquement, des fléaux ingérables, prévisibles certes, mais inévitables.

Et pendant que l’on se réjouit d’être privilégiés des Dieux, à quelques encablures de là, Haiti, dejà fragilisée par sa situation politique chaotique est à nouveau frappée de plein fouet par un terrible tremblement de terre. Un séisme meurtrier de magnitude 7.2 a secoué la partie sud-ouest de l’île ce samedi vers 8H30 heure. Au moins 304 personnes sont mortes, selon un bilan provisoire de la protection civile. La tempête tropicale Grace pourrait toucher l’ile, lundi ou mardi et amplifier encore le chaos, le désastre.

Profitons de la vie les amis. On est si peu de chose. Savourons comme il se doit les petits moments de bonheur, rayons de soleil, parfum d’une fleur, douceur de la mer, rire d’un enfant ou léchou d’un délicieux toutou…

Je m’y emploie à tous les instants de mon existence. Les journées se suivent avec leur lot de complications, d’impondérables mais aussi de tendres joies dont fait amplement partie le plaisir de vous raconter nos cieux si bleus ou ténébreux.

Au plaisir des épicuriens…

L’aventure a commencé par un simple mais judicieux service de commandes et livraisons et pourtant, depuis quelques mois, on ne parle plus que d’eux. DR’ Livery, créé par Charlie et Magalie, très amoureux de la République Dominicaine mais fidèles aux irremplaçables produits de la gastronomie française. Aussi, pas question lorsque Charlie posa pour de vrai ses valises à Las Terrenas il y a quelque 4 ans, de se priver de son petit péché de gourmandise. Et pour notre plus grand plaisir et celui de nos papilles, il en a même fait sa profession. Au début, en tâtonnant un peu, presque en catimini, il ne proposait qu’à ses seuls proches, ses relations son service de livreur des quelques douceurs-bonheur de son pays, quasiment introuvables au village mais disponibles au célèbre Carrefour de la capitale. Dès potron-minet, il sautait dans sa petite auto et partait, listes en main, sourire aux lèvres et fleur au chapeau pour faire ses courses à la capitale… Puis, le bouche à oreilles faisant son petit bonhomme de chemin, la clientèle s’est faite plus pressante, presque plus exigeante… Ca lui plaisait à Charlie cet engouement pour ce qui n’était au début qu’un simple concours de circonstances. Alors, avec Magalie sa compagne, ils ont réfléchi, se sont lancé dans l’élaboration d’une page Facebook richement illustrée, ont inventé des horaires de commande, de livraison, de paiement. Bref ont bel et bien créé une petite structure d’achats et livraisons, une sorte de super épicerie spécialisée dans les produits français et européens.

Restait le problème récurrent de la livraison des marchandises. Et l’idée jaillit autour d’un verre comme c’est souvent le cas sous nos tropiques. La Bodeguita del Vino, un petit bistrot sympa, un brin confidentiel, mais idéalement situé pile poil en face de la Banque Popular et de son vaste parking. Richard le maître des lieux, un vieux de LT comme on dit proposa à Charlie et Magali de créer un corner DR’Livery à l’intérieur de son bar. Le bel espace, clair et largement ouvert vers l’extérieur est aujourd’hui l’écrin parfait pour les subtils produits de Charlie. La déco est juste adorable, des nappes à carreaux, des fleurs presque vraies, quelques très jolis tableaux, de belles étagères bien achalandées. Les gourmands fromages français ou suisses aux noms prestigieux de Coulommier, Reblochon, Comté, Emmenthal, Roquefort, fromage à l’ail, aux fines herbes, au noix, à raclette, à fondue et même crème fraîche épaisse… se partagent la vedette à côte des succulents pâtés fermiers, mousses de canards, confits d’oie, saucissons à l’ail, rollmops, harengs à l’huile  ou encore petits lardons tout bons.

Un beau rayon de conserves, choucroutes, légumes extra fins, endives, cornichons, moutarde de Dijon, Taboulé à la menthe, olives vertes extra… et, pour les becs sucrés, une alléchante variété de chocolats, des madeleines longues, coquilles ou extra moelleuse, des biscuits cuillers pour vos tiramisu maison… bref tout ce qu’il faut pour faire frétiller vos papilles.

Et pour couronner le tout et accompagner le festin, une très belle gamme de vins français, rouge, blanc, rosé de Provence sans oublier l’emblématique Clairette de Die ou divers crémants secs ou rosés.

Bref, La Bodeguita del Vino et son corner DR’Livery, vous l’aurez compris est devenu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire l’adresse incontournable des gourmets.

J’entends déjà les commentaires…’’à quoi sert de s’expatrier si c’est pour vivre comme en France’’’. Tsss, tsss, ceux-là n’ont rien compris. On peut adorer vivre dans un pays, aussi beau que la République Dominicaine en l’occurrence, apprécier ses habitants et sa cuisine et savourer le plaisir de succomber de temps en temps à ce qui fait le charme indéniable de notre pays par-delà ses frontières, sa sublime cuisine, sans en éprouver une quelconque honte.

Alors, sans modération, osez venir à la rencontre de toutes ces délicieuses gourmandises, Richard vous y accueillera, juste en face de la Popular et baladez-vous sur l’alléchante page Facebook DR’livery, vous y découvrirez toutes les clés du paradis.

Saison cyclonique, on y est…

On y est, et dès demain, c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison cyclonique; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans.

Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien, mais à partir d’une zone perturbée : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.

Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques.

Autre élément : les vents doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.

Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;

Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2021, nous ferons peut-être la connaissance de Ana .  Bill . Claudette .Danny .  . Elsa . Fred . Grace . Henri . Ida . Julian . Kate . Larry . Mindy . Nicholas . Odette . Peter . Rose . Sam . Teresa . Victor . Wanda

A noter qu’Ana a déjà montré le vilain bout de son nez, il y a quelques jours.  Cette tempête subtropicale a brièvement évolué au Sud des Bermudes, sans conséquence.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2021

A ce jour, les principaux organismes mondiaux spécialisés dans la prévision cyclonique, en particulier la NOAA et le Tropical Storm Risk, envisagent une saison cyclonique 2021 légèrement plus active que les moyennes en Atlantique Nord, mais sans commune mesure avec l’année dernière. Ainsi, il est prévu entre 13 et 20 phénomènes nommés, dont 6 à 10 ouragans (pour une moyenne de 7), et dont 3 à 5 atteindraient le stade d’ouragan majeur (c’est-à-dire au moins la catégorie 3/5 sur l’échelle internationale de Saffir-Simpson).Une bonne nouvelle pour nous, les Caraibes devraient être peu touchées cette année, par contre les Etats-Unis risquent d’être un peu plus chahutés.

Bien sûr ceci ne reste que des prévisions, et nul ne peut prévoir de façon exacte ce que le ciel nous réserve.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

– Données et tracking phénomène en cours

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones

Du 1er mars au 30 juin 2021, les langoustes font la fête (interdiction de la pêche)…..

….. et les touristes, pêcheurs  et restaurateurs font la gueule……

En effet, la période de fécondation et incubation des langoustes a lieu du 1er mars au 30 juin et beaucoup ne le savent pas, notamment les touristes, du coup, les pêcheurs en profitent pour vendre tout de même leur marchandise. C’est vrai que venir dans les Caraïbes et ne pas manger une bonne langouste, c’est décevant.…

Ouf, elles aimeraient respirer un peu les demoiselles, le temps de se reproduire. Durant cette période de l’année, la pêche aux langoustes est strictement interdite en République Dominicaine. Mais pas que, il est également interdit de pêcher ces crustacés au Belize, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama…. Et dans toutes les Antilles Françaises…

En principe, cette interdiction n’est pas trop mal respectée par les pêcheurs qui encourent de lourdes peines s’ils sont surpris une langouste dans leur besace. Parfois, les restaurateurs sont un peu plus rebelles, attirés par l’appât du gain (je ne citerai personne mais… ne poussez pas trop le bouchon…), suscité par cette délicieuse petite bête. Il faut dire que cette interdiction tombe en plein pendant la Semaine Sainte, période la plus fréquentée à Las Terrenas et dans toutes les villes côtières en général. Cette année, les contrôles seront plus nombreux et sévères dans les établissements spécialisés.

C’est à vous les consommateurs de vous montrer les plus raisonnables et de ne pas tenter le diable. Il y a encore pleins d’autres choses à consommer à Las Terrenas.

Alors on compte sur vous pour préserver l’espèce et avoir encore la chance longtemps de se régaler de langoustes pendant la période autorisée.

Coup d’œil malin vers le ciel de fin septembre

Après avoir servi de dancefloor improvisé à des Paulette, René, Teddy, Sally, Wilfried encanaillés, le ciel de l’Atlantique a retrouvé sa belle sérénité. Fatigués par leur folle farandole et après avoir épuisé toutes les lettres de l’alphabet, tempêtes et cyclones se sont tout simplement évaporés. Accalmie furtive ou vrai tranquillité retrouvée, restons prudents mais profitons amplement du moment présent.

Du côté de chez nous…

Fidèle à sa réputation, fier et un brin arrogant, le soleil de Septembre darde sur notre petit monde ses rayons ardents, chauffés à blanc. 35, 38 degrés, les journées se suivent chaudes et belles. Mais, le soir, lassés par l’arrogance de l’astre flamboyant, sur les coups de 5 heures, les éléments se rebellent. Le ciel se teinte de gris, passant du souris au franchement anthracite, le tonnerre gronde et les éclairs crépitent à qui mieux mieux, au grand désarroi de mes toutous peureux qui, allez savoir pourquoi, hésitent entre se cacher dans un trou de souris ou se percher, tout penauds, oreilles en berne et queue entre les pattes, sur une chaise, un tabouret,  une table… La pluie s’invite, forte, tropicale et rafraîchit pour quelques heures une atmosphère étouffante. Demain, le beau soleil, se moquant bien de ces chamailleries puériles dardera ses rayons chauffés à blanc sur notre petit monde. Ah oui, l’océan, lui aussi s’est rebellé…. Sans vergogne, il a franchi les limites de ses plages et des cocotiers pour envahir, histoire de voir, les pelouses verdoyantes et flirter avec les piscines très étonnées… C’est rien, une petite colère passagère qui lui prend chaque année au  moment de l’équinoxe. Ca lui passera avant que ça ne me reprenne.

En bref, mis à part l’insoutenable incertitude de ce virus pernicieux qui pourri la vie de tant de personnes privées de leur outil de travail et de tant de gourmets privés de leur moments de plaisir, la vie est plutôt belle sous notre soleil. Belle journée.