Altea, une résidence de standing à quelques encablures du village et de ses belles plages…

Née de la complicité d’un architecte brillant, Jacques Brown, dont la réputation n’est plus à faire et de la créativité de deux entrepreneurs audacieux, Lionel et Nolwenn Masson (on leur doit notamment les délicieuses villa Mareva de Las Ballenas), la résidence Altea, nichée sur une colline toute proche du village et des superbes plages, constitue un véritable must en matière de design immobilier.

L’architecture innovante, bourrée de charme, la vue panoramique sur l’océan et la campagne alentour, empreinte de l’exquise douceur des paysages changeant au gré du temps, un calme absolu malgré la proximité des commerces et des plages somptueuses, l’extrême qualité des prestations et une totale sécurité font de cette résidence à taille humaine un havre de paix et de bien-être, unique à Las Terrenas.

Les 24 appartements de style très contemporain, du 1 au 3 chambres, de plain-pied, en duplex ou en triplex, clairs et spacieux sont largement ouverts vers l’extérieur grâce à leurs vastes terrasses se jouant habilement de l’ombre et du soleil, de leur roof-top pour certains. Ils bénéficient tous d’une vue époustouflante, imprenable et sans aucun vis-à-vis, préservant une douce intimité. Salle de gym, restaurant panoramique au sein de la résidence, spa cocooning et magnifique piscine au milieu d’un beau jardin arboré de près de 6000 m² confèrent à l’ensemble un confort et une qualité exceptionnelle.

Idéale pour vivre des instants privilégiés en toute tranquillité, la résidence Altea constitue également un investissement hors pair offrant à ses clients la possibilité d’un service hôtelier très complet. Proposé mais non imposé, ce service de haut niveau permet aux investisseurs malins de jouir de leur bien à leur gré, d’en rester les seuls maîtres tout en le louant selon leur envie, leur besoin, histoire d’optimiser leurs revenus. Publicité ciblée, préparation des appartements, accueil des locataires, ménage et gestion du séjour…. le service offre des avantages tangibles, n’exigeant de ses adhérents ravis qu’une homogénéité dans l’agencement de l’espace, possible grâce à une large gamme de meubles et accessoires listés sur un catalogue négocié par Altea. Enfin et non des moindres, acheter un appartement dans la résidence Altea, classée CONFOTUR, exonère d’un certain nombre de taxes et impôt.

La commercialisation de ce projet unique est d’ores et déjà en cours. Et, si les premiers coups de pioche démarrent comme prévu en juin 2020, les appartements seront mis à disposition des heureux acquéreurs au cours du deuxième semestre 2021.

Pour en savoir plus….

Fabrice Garret : 18099092135

Mail : contact@aparthotelaltea

http://www.aparthotelaltea.com

La Ciguatera, une toxine pernicieuse à ne pas négliger

 

 

Bien que moins répandue que dans les îles du Pacifique, la Ciguatera est bel et bien présente dans une grande partie des Antilles dont la République Dominicaine.

La Ciguatera?

La Ciguatera est une toxine alimentaire accumulée par certains poissons carnivores: caranges, pagres, mérous, vieilles, barracudas, poissons perroquets, vivaneaux, balistes, mulets… Cette toxine provient d’une algue colonisatrice des coraux abîmés ou cassés et broutée par de petits poissons herbivores. Ceux-ci sont alors mangés par des prédateurs qui sont ensuite mangés par des poissons plus gros, puis encore plus gros, etc. Le dernier de la chaîne alimentaire accumule toute la toxine en question broutée par les petits poissons.

Précautions

Très important, même si l’on a pu constater une recrudescence de ciguatera après les fortes tempêtes, le goût, la couleur et l’apparence externe et interne du poisson contaminé par ces toxines ne sont pas modifiées et il est impossible pour le consommateur de distinguer un poisson contaminé d’un autre. D’autre part, les toxines sont thermostables, leurs propriétés ne sont modifiées ni par la congélation, ni par la cuisson.

La seule façon d’éviter la contamination est de faire confiance aux riverains et pêcheurs expérimentés qui ont une bonne connaissance de la biologie des poissons (habitudes alimentaires, habitat…) et d’éviter de consommer les espèces qu’ils soupçonnent d’être toxiques. Au resto, ne mangez pas les plus gros spécimens car plus le poisson est gros, plus la concentration est forte et dangereuse. Videz les poissons aussitôt après la pêche. Préférez les filets à la tête et aux viscères qui sont plus nocifs. En cas d’intoxication, veillez à ne manger ni poisson ni fruits de mer pendant au moins 3 semaines.

Symptômes

Ils apparaissent généralement deux à douze heures après le repas. Les plus communs sont :

– picotements autour des lèvres et du nez,

– fourmillements des mains et des pieds,

– sensations bizarres de brûlure au contact de l’eau froide,

– douleurs musculaires et articulaires,

– maux de tête, fatigue, sueurs, frilosité,

– nausées, vomissements, diarrhées,

– démangeaisons sans plaques d’urticaire,

– pouls ralenti avec température normale.

Traitement

En cas de doute, la consultation d’un médecin s’impose. Le traitement est prescrit en fonction des signes cliniques présentés par le patient et consiste le plus souvent en une association de calcium et de vitamines. La perfusion intraveineuse de Mannitol est conseillée dans les cas les plus sévères. Elle permettrait de supprimer les symptômes neurologiques et d’éliminer rapidement les ciguatoxines. Les cas mortels sont exceptionnels et l’évolution de la maladie est généralement favorable après quelques jours. Mais il n’est pas rare que les troubles de la sensibilité, les douleurs et les démangeaisons persistent plusieurs semaines et soient ravivés par une nouvelle consommation trop hâtive de poisson, même sain.

Un conseil.

Soyez prudent, même si la pêche est pour vous un excellent moyen de décontraction, ne consommez votre butin qu’après avoir demandé l’avis d’un professionnel. Les poissons du large: thons, tazards, bonites, daurades ne sont pratiquement jamais toxiques. Les pêcheurs de la Playa  connaissent leurs poissons par cœur, vous pouvez leur faire confiance et vous régaler

Et, Dorian ouvre le bal….

 

Après presque trois mois d’un temps estival paradisiaque, sans l’ombre de l’ombre d’une quelconque onde belliqueuse, la saison cyclonique semble reprendre du poil de la bête. Un vilain petit canard grognon déjà baptisé Dorian nous nargue du coin de son vilain museau. Pour l’instant, tempête tropicale, il batifole dans les eaux chaudes de l’Atlantique, s’en donnant à cœur joie, pas franchement pressé de faire la connaissance de nos îles qu’il devrait cependant atteindre mardi aux niveau des Grenadines….

Les pronostics concernant son avenir ne sont que balbutiements. Certains le voient enfler et devenir ouragan au passage de l’arc antillais, d’autres le voient déjà s’affaiblir en toquant les terres. Dorian est attendu en République Dominicaine jeudi. Dépression, ou tempête, ou cyclone, à vrai dire à cette heure-ci nul ne peut le dire…. Mais ce qui est sûr, c’est que nous sommes au cœur du problème, la saison cyclonique est bel et bien en place, le ciel ne peut que se montrer chagrin, mouillé, turbulent, terrifiant….. Une chance, les prévisions sont extrêmement fiables à court terme, deux ou trois jours…. Alors un petit conseil, en cette période incertaine, un coup d’œil sur les sites spécialisés n’est pas une mauvaise idée….. Moi, j’aime bien celui-ci….https://www.nhc.noaa.gov/

Quand Animadog se mobilise pour les toutous….

Je vous ai déjà parlé de cette association et de ses charmantes ambassadrices, Cosette, Aida et Lucilu…. Voyons si vous vous en souvenez :

Créée en 2017, cette si indispensable association s’est donnée pour mission d’aider, de soigner, nourrir, traiter, stériliser …. les chiens errants du village et de la plage ou de propriétaires à tout petits moyens, mais amoureux de leurs animaux. Chaque année, Animadog organise, avec l’aide de vétos locaux ou étrangers des campagnes de stérilisation/castration. A ce jour, ce sont plus de 400 chiens qui sont ainsi passés entre les mains de professionnels dévoués, dans le but de contrôler et diminuer la population canine et féline du village. La prochaine campagne a eut lieu en octobre 2018. Toute l’année, des événements ponctuels viennent renflouer la maigre caisse de l’association. Un petit coup d’œil, de temps en temps sur leur page facebook Animadog Las Terrenas et vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas y participer.

Afin de récolter des fonds pour la prochaine campagne de stérilisation, les trois amies, amoureuses folles des 4 pattes, voire des trois…. et Coco Dog Vétérinary organisent un événement inédit vendredi 14 juin. Il aura lieu au Bistrot de la Cave à Vins au Paseo qui, met généreusement son local à disposition pour cette soirée de gala. Cocktail de bienvenue, mises en bouches gourmandes, le tout au son d’un saxo talentueux et d’un groupe de musique en live, la promesse d’une belle soirée.

Les bénéfices engrangés au bar seront intégralement reversés à Animadog tout comme la recette de la vente aux enchères proposant les oeuvres de 4 artistes locaux, Charlie Simon, Sarrat, Michel Bizet et Jordi Taza qui clôturera ce beau moment riche en émotions. Et, histoire de pimenter l’instant, un petit marché fort sympathique proposera aux participants toute une variété de produits originaux offert par les commerçants.

Rendez-vous vendredi 14 juin au Bistrot de la Cave à Vins du Paseo, 7h.

 

Eva Luna, escale confidentielle pour un refuge de charme

Nichée à quelques encablures de la belle plage de Las Ballenas et de ses petits restos gourmands, Eva Luna, délicieux mélange de riad marocain et de subtile villa Caraibe offre à ses hôtes quiétude et sérénité dans un cadre privilégié.

Petite histoire d’avant

En 2002, la jolie Aude et son compagnon d’alors débarquent à Las Terrenas. Coup de foudre évidemment, comment pourrait-il en être autrement…. La belle dame, stressée par son travail parisien trépidant aspire à la douceur d’une vie plus en harmonie avec sa nature. Mine de rien, lors de balades bucoliques le long des ravissants petits sentiers bordant la plage, elle jette ici et là un œil curieux sur les rares mais si jolies propriétés souvent cachées derrières une végétation exubérante. Le désir de créer un petit hôtel de charme,  une maison d’hôte douce, à son image, fait son petit bonhomme de chemin. Soudain, allez savoir pourquoi, sa promenade la mène à son rêve. Juste là, devant elle, au milieu de fleurs, de palmes, de plantes rebelles entrelacées…. une petite construction à peine terminée, quelques bungalows jolis s’articulant autour d’une grande piscine et…… un panneau….. à vendre. Le rêve devient réalité, Eva Luna est née.

Une demeure d’hôtes bourrée de charme

A quelque 150 m de la plage, presque secrète, dissimulée derrière son grand mur pourpre, Eva Luna dans son écrin de verdure est une véritable invite à la relaxation et à l’évasion. Au cœur de la propriété, la piscine aux belles proportions et ses voluptueux coussins vous promet de délicieux moments de détente en toute convivialité. Tout autours, les 5 bungalows et villas se fondent dans la végétation luxuriante mais savamment domptée, assurant aux vacanciers une parfaite intimité.  Chaque refuge délicieusement cosy possède son propre univers, décliné dans une véritable symphonie de couleurs toniques, clin d’œil aux somptueux riads marocains. Le cœur balance entre la profondeur hypnotique du bleu Klein, le rouge cramoisi, le vert émeraude, la chaleur de l’orange, le citron acidulé, le rose tyrien ou le mauve layette….. C’est avec l’aide de son amie Clarisse (https://dorislasterrenas.com/2016/08/31/taller-design-une-decoratrice-de-charme-aux-talents-eclectiques/), décoratrice d’intérieur, qu’Aude a opté avec audace pour cette palette de tons chaleureux peu ordinaires et affirmé l’identité de son havre de paix par une déco sobre, axée essentiellement sur l’harmonie des couleurs et se mariant extraordinairement bien avec la noblesse authentique des matériaux. Parfaitement équipés, bungalows ou villas possèdent tous une ravissante petite cuisine pour des repas gourmands sur leur belle terrasse ombragée, celle-là même où est servi chaque matin un succulent petit déjeuner. A l’image de la maîtresse des lieux, discrétion, sérénité et raffinement confèrent à Eva Luna une atmosphère unique, un véritable art de vivre idéal pour se ressourcer, à deux pas de tout mais préservé du pire. D’ailleurs, les grands magazines français comme Le Figaro, Le Point…. et même le prestigieux New York Times ne s’y sont pas trompés, encensant dans leurs chroniques le charme tranquille de ce refuge douillet presque confidentiel.

Discrète mais attentive aux désirs de sa clientèle, Aude s’occupe avec plaisir des balades dans les environs, des réservations d’auto, de taxis….  des séances de yoga ou de massage dispensé par la délicieuse Marie (https://dorislasterrenas.com/2016/12/17/le-bonheur-a-fleur-de-peau/).

Incontestablement, outre sa douceur de vivre et la beauté de ses plages, Las Terrenas se différencie du reste du pays par l’excellence et la diversité de ses petits établissements de charme, hôtels, maisons d’hôtes dont Eva Luna est l’un des tout premiers ambassadeurs.

Belle balade au fil des jolies images signées Charlène et Rafa Codio.

Villas Eva Luna
4 calle Marico – playa Las Ballenas – Las Terrenas
(809) 978-5611

Mieux vaut le savoir…..

Merci monsieur Vergne pour votre post de ce matin. Autant vous avouer qu’il m’a terriblement interpellé.

Les temps ont bien changé. De mon temps, au Moyen Age, on ne se posait pas de questions. Lassés de notre malgré tout beau pays, la France et fort excités de s’installer sous les cocotiers, la République Dominicaine était une aubaine. Rien, on ne vous demandait rien. Vous posiez vos valises et c’est tout, prêts à démarrer une vie de rêve sous les tropiques. Oui, mais ça, c’était avant.

Jetez donc un coup d’œil aux documents communiqués par ce charmant monsieur. Ils concernent les retraités, désireux de profiter à fond de leur nouvelle vie loin de la grisaille et des belliqueux gilets jaunes. Les pieds dans le sable et la tête au soleil, entourés de personnes aimables et souriantes…..leur rêve, mais pas toujours accessible.

Il y a quelques années, lassés je ne sais toujours pas pourquoi de mon paradis, de mon château de feuilles, de la vie d’ici peut-être trop douce, nous avions eu la géniale idée de nous expatrier au Brésil….. Aie. A peine arrivée, les ennuis ont commencé. Déjà on vous accueille à l’aéroport par de grands panneaux précisant que vous êtes juste tolérés dans ce pays et qu’en aucun cas vous ne pouvez y résider quand bien même vous y auriez englouti toutes vos économies … Sympa. A l’époque j’avais trouvé cette loi monstrueuse. Nous n’y avons pas fait de vieux os, pour différentes raisons plus ou moins douloureuses…. Mais ça c’est une autre histoire. Et, stupeur, aujourd’hui dans notre pays d’adoption dont je suis fière d’arborer la nationalité, on n’est pas loin des règles drastiques du Brésil.

Alors qu’il est très tendance dans de nombreux pays comme le Portugal ou le Panama de faire des ponts d’or aux retraités, ben, ici on les boude. Je vous laisse vous plonger dans ces documents fort instructifs et si l’envie vous venait de nous rejoindre au paradis, ne ratez aucune étape sous peine de vois votre joli rêve tomber à l’eau.

Délicieusement chaotique, la petite histoire de la Péninsule de Samana….

Au détour d’une balade-plaisir sur le net, aussi délicieuse qu’informelle, je suis tombée nez à nez avec le récit épique et savoureux de Susan Grady relatant un épisode oubliée de la péninsule de Samana. Il y est question d’Americanos de Cocolos, de pirates et même de Bonaparte.Et si la chronologie des faits est aléatoire, si le fil du temps se joue des dates et des siècles,  surfant à l’envi sur les circonstances, le récit haut en couleurs est définitivement bon enfant et plein d’intérêt. Je vous le restitue sans ambages, traduit de l’anglais par mes soins et avec mes mots. Bonne promenade.

Susan Grady était l’épouse de Dane Bowen, conseiller économique à l’ambassade des Etats-Unis de Saint-Domingue de 1974 à 1978. Au cours d’un périple dans le pays, par le plus grand des hasards, il arrive à Las Terrenas et tombe immédiatement en amour pour le délicieux petit village. En 1977, il y construit sa maison derrière l’actuel Casa Nina et devient le tout premier gringo à s’installer dans le village. Avec Suzan, ils y passent 3 mois par an de 1978 à 1999…

Susan nous raconte la péninsule.

Samana, les premiers balbutiements….

La péninsule de Samana occupe le quart Nord-Est de la République dominicaine. Luxuriante, mystérieuse, éblouissante, elle a été le témoin privilégié d’un moment oublié dans l’histoire du Nouveau Monde.

Dans les années 1820, des milliers d’esclaves américains se sont enfuis des USA et sont arrivés à Samana n’emportant dans leur maigre escarcelle que leur culture et leurs coutumes. Ces « Américanos « , nom toujours attribué à leurs descendants se forgent une vie tranquille et simple, bien loin du balbutiement du monde moderne jusqu’à la construction d’une route en 1969, reliant Samana au reste du pays. Anomalie culturelle, avant-poste protestant anglophone dans un pays catholique hispanophone, Samana abandonne cependant vite son identité de relique anthropologique lorsque les premiers visiteurs européens font leur apparition. La ville, la péninsule, la baie… Samana avec ses près de 150 kms de côte splendide possède tous les ingrédients pour devenir une superbe station balnéaire des Caraibes, ravissante et paisible blottie entre des montagnes à pentes douces et les eaux calmes de la majestueuse baie.

Très vite le gouvernement dominicain s’intéresse au fort potentiel de la région et dès 1970, Il élabore un plan de développement. La vieille ville en bois est détruite, à l’exception de l’église méthodiste et une nouvelle ville en dure est construite, incluant deux hôtels gouvernementaux. Cependant, l’engouement du gouvernement s’étiole aussi vite qu’il avait pris corps et ce sont des investisseurs privés qui reprennent les rênes.

Le meilleur moment pour ressentir l’émotion culturelle palpable à Samana se situe lors de deux événements religieux, la Semaine sainte juste avant Pâques et fin novembre lors de la célébration de Santa Barbara. Au cours de ces périodes, des milliers de paysans de la campagne viennent dans la ville qui prend des airs de Rio de Janeiro au temps du Carnaval. Il y a des processions, des danses, des jeux et des concours, certains en anglais, d’autres en espagnol et d’autres en créole haïtien, un mélange de mots africains et français. Le peuple s’amuse, rie, boit, chante, danse le meringue, la musique nationale dominicaine.

C’est en 1493 qu’a débuté l’histoire des interactions culturelles de Samana. La première escarmouche avec l’Europe eu lieu le 12 janvier 1493, lorsqu’une armée d’Indiens Tainos n’a pas hésité à tirer une pluie de flèches sur le navire de Christophe Colomb le forçant à rebrousser chemin. Le site où cela s’est produit, le golfe des Flèches ou Bahia de las Flechas se situe à environ 2 kms  à l’est de la ville de Samana.

La région était un repaire de pirates jusqu’à la création de la ville de Santa Barbara de Samana en 1756 par des habitants des îles Canaries, transportés sur le lieu par le gouvernement espagnol afin d’empêcher les Britanniques de s’y installer. Quand Haïti, qui partage l’île d’Hispaniola avec la République Dominicaine, a déclaré son indépendance de la France en 1804, de nombreux propriétaires de plantations françaises et leurs esclaves ont quitté Haïti et se sont à leur tour rendus à Samaná.

Et, c’est à Samana toujours que Napoléon Bonaparte avait pour ambition de construire une capitale pour son nouvel empire mondial. Il avait des plans pour une nouvelle ville qui s’appellerait Napoléon City, mais l’arrivée des  Britanniques a contrecarré ses plans. En 1822, Haïti envahi la République dominicaine et l’occupe pendant vingt-deux ans. Ce fut une occupation sanglante.

L’événement le plus important dans le développement de Samaná s’est produit à cette époque. Le leader d’Haïti, Jean Pierre Boyer, est entré en contact avec des groupes abolitionnistes à Philadelphie, en Pennsylvanie, aux Etats Unis et a payé de grosses sommes d’argent pour qu’ils envoient à Samaná par bateau tous les esclaves libérés qu’ils pouvaient. Il a également payé leur réinstallation à Samana, prétextant qu’il voulait aider les esclaves à obtenir leur liberté, mais en fait ayant seulement comme ambition cachée de tenter de  repeupler cette zone sur laquelle il avait pris le contrôle avec des gens qui le soutiendraient. Près de six mille anciens esclaves ont fait le voyage des États-Unis à la République dominicaine. Beaucoup sont morts à Samana ou sont retournés aux États-Unis ne pouvant s’adapter aux changements climatiques et culturels. Environ deux mille d’entre eux sont restés à Samana et ont prospéré.

Sur place, ces immigrants ont conservé leurs traditions culturelles. Ils dirigeaient leurs propres écoles et entretenaient des églises protestantes (principalement méthodistes). Rafael Trujillo, dictateur de la République dominicaine de 1930-1938 et 1942-1952, n’a pas aimé l’indépendance culturelle de Samana. Il a introduit la langue espagnole dans Samana et a forcé le peuple à la parler. Quiconque était suspecté de parler anglais était abattu publiquement. La plupart des gens de Samana aujourd’hui sont bilingues. L’anglais parlé est un anglais familier, celui pratiqué par les esclaves dans le sud des États-Unis il y a un siècle. Beaucoup d’Americanos ont des fermes dans de petits villages de montagne dans toute la péninsule de Samana. Ils cultivent des noix de coco, du café, du cacao, des mangues et des agrumes qu’ils vendent.

De retour à Las Terrenas

En 1824, un navire, le Turtle Dove, rempli d’esclaves libérés des États-Unis a quitté Philadelphie. Le navire avait été acheté par deux sœurs protestantes du nom de Freeman qui étaient de la foi religieuse quaker protestante. Le navire naviguait vers le Libéria, un pays d’Afrique de l’Ouest fondé par des esclaves américains libérés en 1820. Il y a eu une grosse tempête dans l’océan Atlantique devant Las Terrenas et le navire a coulé. Les esclaves libérés ont alors nagé vers Las Terrenas. Ils parlaient anglais. Leurs arrière-petits-enfants vivent encore à Las Terrenas et parlent la même langue. On les appelle cocolos. Le dimanche, vous pourrez assister à un service religieux dans une église épiscopale méthodiste africaine (AME) dans le village d’El Limon près de Las Terrenas. Vous y entendrez des gens chanter des hymnes spirituels américains en anglais.

Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, une famille polonaise-juive nommée Paiewonsky a acheté beaucoup de terrain à Las Terrenas. Ils ont construit des magasins généraux dans toute la République dominicaine et sont devenus très riches. Dans les années 1940, ils ont amené un dominicain nommé Señor Peña de Puerto Plata pour travailler pour eux sur leur ferme. Il est venu en bateau de Puerto Plata à Las Terrenas. (Il n’y avait pas de route sur la montagne de Sanchez à Las Terrenas jusqu’en 1969.) En plus des fruits et légumes, cette famille juive avait des plantations de noix de coco, de cacao et de café pour l’exportation.

En 1955, Señor Gigillo Espinal, né à Sanchez, est venu travailler à Las Terrenas pour la famille Paiewonsky. En 1975, il avait une petite épicerie (colmado) entre Las Terrenas et El Portillo. En 1977, il a déménagé son magasin à Las Terrenas sur la plage à côté du poste de police, vous y trouviez du riz, des haricots noirs, de la morue séchée et du rhum.

Le premier mécanicien de Las Terrenas, Señor Ezequiel (Sequiel) Lara est venu de Samaná le 15 août 1971. Employé par la famille Paiewonsky, M. Lara a ouvert son propre atelier de réparation automobile en 1981 à Las Terrenas.

En 1975, Las Terrenas était un petit village d’agriculteurs et de pêcheurs. Tout le monde parlait espagnol. Las Terrenas n’avait pas de magasins, pas de station-service, pas de glace, pas d’électricité, pas de téléphone, pas de voitures, pas de motos, pas de bureau de poste, pas de journaux et pas de touristes. Las Terrenas était très belle et calme. La route de la montagne de Sanchez à Las Terrenas construite en 1969 était complètement délabrée et il a fallu attendre 1989 pour qu’elle soit réparée.

Il n’y avait pas de route pour Playa Bonita et Playa Coson en 1975. Un bucolique chemin de terre traversant la plantation privée de noix de coco de Señor Maximo Galvan menait à ces sublimes plages. Señor Galvan outre sa plantation possédait le plus grand magasin général de Sanchez. Il s’appelait Casa Galvan.

Ce n’est qu’en 1994 qu’une entreprise dominicaine privée a apporté de l’électricité au village. En 1997, un système public d’alimentation en eau a été installé, apportant de l’eau d’une grande rivière dans les montagnes à des maisons et des entreprises individuelles. Le bureau téléphonique a ouvert ses portes en 1991.

 

Bref historique de Las Terrenas (2012)

Dr Miguel Polanco – médecin 1973

Dr Raul Languasco Chang – avocat de Sanchez 1977

Sequiel (Ezequiel) Lara – mécanicien automobile 1977

Clinique 1973

École primaire dominicaine 1977

Gigillo Espinal colmado et bar 1977 . Plage à côté de commissariat de police

Le restaurant de Membre Du Congrès américain Donald Jackson en 1977

Club Las Terrenas Hôtel – Maintenant Tropic Banana d’Hôtel 1977  construit par Jeannot Desdames (français) et Kayanna Kuhlman Desdames

El Reposo Hôtel en 1977, devenu Las Cayenas Hôtel

Hôtel Atlantis Playa Bonita 1981

Hôtel El Portillo 1982

Restaurant Señor Gigillo’s – Restaurant Diny 1982

Restaurant Chez Paco – à côté du cimetière 1983

Les journaux dominicains livrés pour la première fois en 1983

Film sur Christopher Columbus tourné de janvier à avril 1984 . Producteurs américano-italiens

Ouverture de l’école française 1986

Ferretería Polanco – première quincaillerie 1988

Pharmacie 1991

Bureau téléphonique Mai 1991

Station d’essence 1992

Électricité 1994

Eau 1997