Naika. Le talent n’attend pas le nombre des années…

C’est sa maman, la douce Gervaise que j’ai rencontrée en premier. Tu m’étonnes, la même passion nous anime, l’amour des animaux. Sauf qu’elle… c’est une passion dévorante. A l’instant où je vous raconte la petite histoire de Naika,  ce ne sont pas moins de 110 toutous, minous, oiseaux, cocottes … qui vivent dans leur maison… Oui, passion dévorante.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à la jolie Naika. En fait, au départ, notre rencontre est encore une histoire de 4 patounes puisqu’elle assiste depuis quelques mois le docteur de mes bébés, Enrique, mon vétérinaire adoré. Elle câline, chouchoute, toilette, calme et rassure les petits patients de la clinique… elle adore ça, mais pas que.

Naika, 20 ans à peine est une véritable artiste. Toute petite déjà elle adorait jouer avec les couleurs, peindre, dessiner, s’émerveiller devant les œuvres des grands maîtres, s’essayer à les copier, oser l’acrylique, tenter l’aquarelle, puis découvrir son style, tomber amoureuse du pastel. A 15 ans, elle déniche un cursus de cours motivants et fonce tête baissée dans ce qui devint sa passion. Adieu les pinceaux, les chevalets, les tubes de couleurs, les temps de séchage infinis, bonjour les crayons de pastels secs aux mille couleurs, le papier canson velouté, si doux au toucher, le carnet de croquis qui devient son inséparable copain et qu’elle emporte partout avec elle. Peu à peu, son style s’affine, le trait se précise et les couleurs s’épousent pour un rendu juste bluffant. Pastelliste accomplie, elle maîtrise à merveille les jeux d’ombre, de lumière et de couleurs si caractéristiques du pastel et éprouve un plaisir infini à croquer pas à pas les animaux coquins qui l’entourent mais surtout les gens qu’elle croise au hasard d’une rencontre.

Le pastel est une technique riche, agréable, extrêmement intuitive également, puisqu’il s’agit de s’exprimer directement sur le papier à l’aide du bâtonnet sans avoir recours à un intermédiaire comme l’eau, le pinceau, la palette. De plus, le bâtonnet de pastel étant composé de pigments seulement agglomérés à du talc et de l’eau gommée, les coloris d’un pastel résistent à l’épreuve du temps.

A l’aide d’une photo ou du modèle en chair et en os, Naika commence par esquisser au crayon gris les traits du sujet puis les couleurs entrent en jeu, s’animent pour rendre avec brio les effets de matières, les étoffes, la carnation des visages, le mouvement des cheveux, l’élégance d’un geste, le charme d’un sourire. Une atmosphère ouatée, privilégiée qui, protégée par la surface laquée d’une vitre deviendra inaccessible à l’usure du temps.

Jeune et jolie et talentueuse, Naika rêve de faire connaître son pastel au plus grand nombre A l’heure où l’art et la culture sont muselés, partons à la rencontre de quelques-unes de ses tendres images-poèmes tout en couleurs… Et, si le cœur vous en dit, Naika sera ravi de réaliser votre portrait tout en douceur.

Juste une mise au point…

Ca y est, la vie reprend son cours. Le ciel est un peu grisouille, la mer est en colère mais le calme est revenu.

Devant tant d’incompréhension, de haine parfois à l’encontre de mes propos peut-être exagérés mais uniquement la conséquence dérangeante d’un malaise terrible dû au bruit infernal, mot d’ordre de ce week-end ‘pascal », j’ai tenu à faire une petite mise au point qui peut-être expliquera aux adeptes du  »retourne chez toi » la difference de vivre ici et pas ailleurs.

…Je vous explique. A Las Terrenas, on n’utilise jamais les termes français, italiens, américains, dominicains…. chose exceptionnelle et rare, je le conçois, on est tous unis, amis, une grande famille qui vit en paix dans son petit village. Tous, français, italiens, dominicains… vivons en parfaite harmonie, la main dans la main, aimons les mêmes choses, apprécions nos petits bonheurs, pleurons sur nos petits malheurs, nous aidons les uns les autres selon nos moyens. Mais tous… nous détestons nous faire envahir par des capitaleros ou autres individus des grandes cités urbaines, arrogants, stupides et sans éducations. C’est tous les ans la même chose mais cette année le thème avait changé, ce n’était plus la musique la reine mais le bruit pur et dur des moteurs de bagnoles, de quads, de mobylettes…déréglés, gonflés, rugissants, assourdissants à rendre sourd un sourd…. Vitesse, bruit, klaxons, on passe, on accélère, on repasse, partout dans le plus petit chemin… on est coincé, c’est sans issue alors on fait marche arrière et on repasse … quel plaisir… j’ai même sauvé une petite bout de gosse terrorisée, réfugiée devant ma porte comme un petit chien de la plage, elle n’osait pas traverser la rue… alors oui, ces individus hautains, comme les parisiens en France, quand ils viennent nous pourrir la vie dans notre campagne tranquille, nous, nos poules, nos coqs, nos vaches, nos bambins, nos chiens effrayés par un vacarme d’un autre monde, alors oui, nous les habitants de Las Terrenas quelle que soit notre nationalité, parce que ici dans notre village, ça n’entre pas en ligne de compte, pas de racisme à la con, alors oui, on râle et on s’exprime. Et on reste où l’on est parce que c’est chez nous et on y est bien. Et c’est aussi pour ça que l’on aime Las Terrenas et que l’on s’y sent tellement  »chez nous » que l’on ne comprend vraiment pas pourquoi on devrait  »retourner chez nous ».

Voilà, promis je ne m’énerve plus et demain je vous parlerai d’une autre belle balade à s’offrir pour ne  »pas bronzer idiot »…. les Haitises toujours en compagnie de Nicolas bien sûr. Bonne journée.

La Fête des Fous, c’est fini … ou presque…

Histoire de voir la réalité de ce rassemblement culturel, cliquez sur le lien ci-dessus.

Les doux participants à cette mascarade grotesque on laissé de leur passage un joli cadeau à la municipalité. Elle est belle la  »culture ».

Vivement l’année prochaine, j’ai 364 jours pour tenter de comprendre où elle se cache (la  »culture ») et apprendre à respecter ces mi-humains qui saccagent notre vie et leurs plages… en fait, non, je ne m’y ferai jamais…

Pardon mes détracteurs. Je sais, faut plus me lire, d’ailleurs j’ai déjà fait un petit ménage de printemps…

La Fête des fous II

J’aime pas les cons… les idiots, les imbéciles, les ignorants, les de mauvaise foi… les avec qui pas possible de dialoguer, de s’expliquer, d’échanger… quelle que soit leur nationalité.

Pour faire court… et une fois pour toute, j’aime le peuple dominicain. J’aime sa nonchalance, sa gentillesse, sa débrouillardise, j’aime même leur côte filou, genre  »Doris, faut que j’achète des fundas, tu me donnes 500 pesos… » sauf qu’il y a encore plein de fundas dans la casita du jardinier. Je les aime parce que quand j’ai eu besoin d’eux ils étaient là, à me consoler, à me protéger, à faire des tours de garde autour de ma maison, à me chouchouter à l’hôpital, à se déplacer la nuit s’il le fallait, à m’apporter de la menthe, du basilic, des potirons… je les aime depuis le premier jour… Parce que quand j’étais désespérée au Brésil, je me suis tournée vers eux et ce sont des Dominicains qui ont trouvé la solution pour rapatrier mes chiens… je les aime comme ils sont.

J’aime même leur musique, douce ou forte, bachata, meringue, j’aime quand ils dansent, quand ils s’amusent et rient aux éclats, j’aime les sentir heureux et c’est un peuple heureux.

Mais j’aime pas les cons, les idiots, les imbéciles, les ceux qui serinent à longueur de temps ‘’retourne chez toi’’. C’est tellement ici chez moi et je m’y sens tellement bien sauf… quand… on fait de la glisse en quad devant ma porte encore et encore à 60, 80 km/h, quand on défonce le chemin tout neuf, quand on accélère sur les dos d’âne et qu’on freine fort pour ne pas écraser le chien, l’enfant qui surgit dans la rue devant les roues incontrôlables. Quand je suis obligée d’hurler pour que le petit bout de gosse ne soit pas écrabouillé par la machine infernale que personne ne contrôle plus… et que 10 minutes plus tard les mêmes inconscients reviennent et reprennent leur jeu mortel… plus nombreux parce que c’est vachement drôle…

Alors là ne me parlez pas de culture. Mais au fait savez-vous ce qu’est la culture… j’ai des doutes, sérieux les doutes et pour votre gouverne, les cons, les idiots, les imbéciles qui ne savent que seriner ‘’retourne chez toi’’, chez moi, là-bas, loin, je ferais la même chose, j’apprécierais, même de loin, la joie de vivre et je me révolterais de toutes mes forces contre la bêtise et l’orgueil de certains nantis.

Bon, plus qu’une journée de galère…. Lundi tout rentrera dans l’ordre, les révolutionnaires et aventuriers de la mobylette repartiront bosser, enfileront leur petit costume ou leur salopette de mécano loin des moteurs débridés et toutous et petits bouts de gosses traverseront la route en toute sérénité.

Tout près sur la plage la musique bat son plein, c’est festif et sympa, c’est çà la culture dominicaine et non pas le hurlement des machines infernales…

La Fête des fous…

Coup d’gueule…

La fête des Fous, ou fête des Innocents, était une mascarade, organisée en principe les 26, 27 et 28 décembre … ces fêtes paillardes étaient reliées aux traditions populaires … on l’appelait aussi : fête de l’âne, elle donnait lieu à des cérémonies extrêmement bizarres…

Ici elle a lieu cette année les 1,2,3,4 avril …. Les fous ou ânes ou innocents arrivés par milliers sur leur lieu de villégiature, venèrent leur Dieu ‘’le bruit’’. Sous toutes ses formes, musique de dingue du matin au soir et du soir au matin, véhicules sans pot d’échappement, klaxons à outrance, accélérations intempestives sur place parfois, histoire de voir si on nous entend vraiment en faisant hurler le moteur…, cris gutturaux et hurlements et même ils n’ont peur de rien, pétards en veux-tu en voilà… Et je ne parle pas des dégaines improbables des fêtards débarqués en vainqueurs de leur capitale… Arrogants, orgueilleux, méprisants, tout puissants, stupides…

On est bien loin de la Semana Santa… Même le vendredi saint n’est plus respecté et les sons appelés musiques jaillissent de partout, écorchant nos pauvres oreilles.

Alors c’est sûr, on va me dire ´´si t’es pas contente retourne chez toi’’ tellement vain de dire çà, d’abord après 19 ans sur place c’est où chez moi et puis pas si simple… alors on râle mais on supporte… mais on râle… Et puis si ça me fait du bien de râler, ça leur fait du bien de ressasser encore et encore cette litanie « si t’es….. »

Allez Joyeuses Pâques.