Coup d’cœur… charismatique, passionné et passionnant, Willy le nouveau maire de Las Terrenas.

C’est sous une pluie battante et dans ma petite auto de golf, mignonne comme tout mais pas franchement étanche que je suis partie à la rencontre de ‘’Willy’’, le charismatique nouveau maire de Las Terrenas. Depuis son élection il y a quelques mois, le village entier ne parle que de lui. Il faut dire qu’il a fait fort d’emblée en abandonnant ses premiers émoluments de maire au profit des plus démunis, touchés de plein fouet par l’épidémie de Covid. J’avais vraiment hâte de faire sa connaissance.

D’abord, et c’est suffisamment rare pour être signalé, Willy eut la délicatesse d’être ponctuel à notre rendez-vous. J’apprécie. Un check rapide, le museau masqué, puis, installation face à face à distance raisonnable, on quitte le masque. Et, malgré la barrière de la langue, c’est parti pour une heure de papotage à bâtons rompus, savoureux et enrichissant avec des moments d’optimisme, des instants d’émotion et même une certaine nostalgie.

Eduardo Esteban Willy

Enfant de Las Terrenas au sens le plus strict du terme, Willy comme on l’appelle est né au village, a grandi au village tout comme ses parents et grands-parents et adore son village et ses habitants. Il les connait par cœur, sait leurs points forts et leurs faiblesses, les aime avec leurs défauts et leurs qualités et, du coup, est capable de répondre avec précision à leurs attentes. D’un autre côté, créateur et dirigeant d’un cabinet d’avocats florissant, spécialisé dans l’immobilier, il est amené par son métier à côtoyer, connaître et à apprécier un grand nombre d’investisseurs, dominicains ou étrangers. Véritable  isthme au milieu de ce village multiculturel, aussi à l’aise avec les autochtones qu’avec les étrangers, lui vint comme une évidence l’envie de faire encore plus pour Las Terrenas, et,  pour sublimer ce petit bout de terre qu’il aime tant il décida d’en devenir le berger. Il devint ‘’l’alcade’’.

Projets et réalisations

Willy et son équipe hétéroclite d’anciens fonctionnaires conservés à leurs postes, de nouveaux, de personnes mûres et de très jeunes, filles ou garçons, travaillent main dans la main avec le ministère du tourisme, le milieu ambiant, la police… mais aussi avec bien d’autres partenaires, collaborateurs, simples citoyens quelle qu’en soit la nationalité. Son idée, fédérer une communauté unie dans le but de bonifier autant que faire se peut Las Terrenas. Hors de question de travailler seul et d’en récolter les lauriers. Grâce à son talent d’orateur et à sa passion communicative, il sait donner l’envie à chacun de s’investir et d’agir pour le bien de tous.

Les routes et chemins du village avaient besoin d’un sérieux coup de neuf. C’est chose faite partout ou presque, nettoyés, asphaltés, on a vite oublié les trous, la boue et retrouvé le plaisir de cheminer les petons au sec. Restent les hideux nœuds de fils électriques qui ne devraient pas tarder à disparaître.

Côté déchets, tout un tas de contenants ont été installés sur la plage, sur les trottoirs du village, plus aucune excuse pour balancer son papier gras au sol. Le ramassage des ordures ménagères a été planifié au maximum, testé et approuvé. Du côté de la déchetterie de triste mémoire qui nous a enfumé de longs mois, le nécessaire a été fait pour éviter les combustions intempestives. Elle est curée, nettoyée régulièrement et, un garde y est affecté pour décourager les pyromanes en mal de sensation forte.

L’éclairage nocturne de Las Terrenas et de ses plages est un des sujets de prédilections de Willy. En accord avec Luz y Fuerza, le village devrait s’illuminer la nuit venue. Finis les sordides coins sombres. La sécurité, déjà considérablement accrue devrait être encore renforcée.

Séquence émotion, le relooking du cimetière.

C’est une opération d’esthétique qui lui tenait particulièrement à cœur. Plusieurs membres de la famille de Willy y reposent et parmi eux son jeune frère décédé tragiquement d’un accident de moto. Aussi c’est avec consternation et colère qu’il voyait l’abandon et le manque de soins et d’intérêt porté au cimetière. Le relooking est programmé depuis le tout début de son élection, un peu comme une action primordiale. Le nettoyage fut épique et douloureux, près de 800 sacs de saletés ont été sortis d’entre les tombes, toutes fraîches et pimpantes à présent dans leurs robes blanche. En passant, Willy m’a raconté en quelques mots l’histoire de ces cimetières marins qui ont poussé çà et là au bord des plages…. Au temps des pirates et des flibustiers, une grande partie des membres d’équipages décédait durant le voyage. A l’approche des terres, les plus croyants d’entre eux ne se sentaient pas de balancer les corps dans l’océan et s’empressaient au moment de l’accostage de les enterrer sur le bord du rivage. Ainsi serait né le cimetière de la plage de Las Terrenas. Et, c’est pour cette raison que, même si un nouvel endroit est aujourd’hui prévu pour recevoir les futurs défunts, ce cimetière, contrairement à ce que l’on a pu entendre, ne sera pas détruit. Bien au contraire. Willy aimerait en faire une sorte de ‘’musee’’ à ciel ouvert. En endroit convivial débarrassé de la laideur et de la tristesse qui l’enveloppait jusqu’alors. Il veut le rendre beau, le fleurir, y planter des arbres et y glisser de ci de là l’histoire charmante de ces flibustiers d’antan. A l’extérieur, la sublime fresque qui ne laisse personne indifférent exprime l’atmosphère de Las Terrenas. Conçue et réalisée gracieusement par de talentueux peintres d’associations dominicaines et par un vacancier bolivien en mal d’expression artistique (on lui doit l’iguane aux noix de cocos), elle symbolise tout ce que le village peut offrir et raconte une belle histoire: l’océan omniprésent, les poissons lions à pêcher sans modération, les poissons perroquets à protéger de toutes ses forces, les pêcheurs, les crabes bleus, les cigares, les enfants beaux et même l’emblématique motoconcho au teint sombre et sa passagère ‘’rubia’’… C’est beau, éblouissant de couleur et de talent et c’est au cœur de notre village.

Photos Patricia Legaignoux et Michel Voleau

Séance nostalgie

Puis, en vrac nous avons évoqué le Covid dont il a été la victime et qui lui a laissé un goût amer. Optimiste cependant en qui concerne Las Terrenas puisque sur les 1000 derniers tests pratiqués, seuls 8 se sont révélés positifs… La toute nouvelle école de musique pour les enfants qui suscite l’engouement général à en croire l’élan spontané de dons de toutes sortes… Le don généreux également d’un terrain de 20000 m2 de Manuel Sarrante pour la construction du nouveau cimetière, le problème récurrent du bruit et de la vitesse excessive dans les rues du village… et bien sûr son bonheur incommensurable d’être le papa de 4 merveilleux enfants auxquels il consacre tout le peu de loisirs qu’il lui reste.

 On papote, on papote et le temps passe. D’autres rendez-vous attendent déjà Willy. Mais, au moment de partir, tellement gentiment et sincèrement il me confie qu’une des choses qu’il regrette et qu’il voudrait voir renaître à Las Terrenas, c’est un Syroz et son ambiance jazzy. Mais oui, notre maire, cultivé, passionné et passionnant aime le jazz et se souvient avec nostalgie des doux moments passés dans cet endroit unique. Avis aux amateurs…

Merci monsieur le maire de m’avoir consacré un peu de votre temps si précieux. J’ose espérer que mes fidèles lecteurs prendront à me lire autant de plaisir que j’en ai eu en votre compagnie.

Page Facebook: Alcaldía de Las Terrenas . alcaldialasterrenas@hotmail.com

En espagnol dans le texte.
Perdón por la mala traducción

Carismático, apasionado y emocionante, Willy el nuevo alcalde de Las Terrenas.

Fue bajo la lluvia torrencial y en mi pequeño carro de golf, lindo como todo pero no realmente impermeable que me dispuse a conocer a « Willy », el carismático nuevo alcalde de Las Terrenas. Desde su elección hace unos meses, todo el pueblo solo ha hablado de él. Hay que decir que hizo un gran esfuerzo desde el principio al abandonar los emolumentos de su primer alcalde en favor de los más desfavorecidos, golpeados duramente por la epidemia de Covid. Tenía muchas ganas de conocerlo.

Primero, y esto es lo suficientemente raro como para ser informado, Willy tuvo la amabilidad de llegar a tiempo a nuestra reunión. Yo aprecio. Un check rápido, el hocico enmascarado, luego, instalación cara a cara a una distancia razonable, dejamos la máscara. Y, a pesar de la barrera del idioma, se apagó durante una hora de charla seca, sabrosa y enriquecedora con momentos de optimismo, momentos de emoción y hasta cierta nostalgia.

Eduardo Esteban Willy

Hijo de Las Terrenas en el sentido más estricto del término, Willy como lo llamamos nació en el pueblo, se crió en el pueblo como sus padres y abuelos y adora a su pueblo y a sus habitantes. Los conoce de memoria, conoce sus fortalezas y debilidades, los ama con sus defectos y cualidades y, de repente, es capaz de cumplir con precisión sus expectativas. Por otro lado, creador y gerente de un floreciente despacho de abogados especializado en bienes raíces, su profesión lo lleva a codearse, conocer y apreciar a un gran número de inversionistas, dominicanos y extranjeros. Verdadero istmo en medio de este pueblo multicultural, tan a gusto con los nativos como con los extranjeros, le llegó como obvio el deseo de hacer aún más por Las Terrenas, y, de sublimar este pequeño pedazo de tierra que ama tanto que decidió convertirse en su pastor. Se convirtió en el « alcade ».

Proyectos y logros

Willy y su variopinto equipo de exfuncionarios mantenidos en sus puestos, nuevos, maduros y muy jóvenes, niñas o niños, trabajan de la mano con el Ministerio de Turismo, Medio Ambiente, Policía … pero también con muchos otros socios, colaboradores, ciudadanos de a pie cualquiera que sea su nacionalidad. Su idea, federar una comunidad unida para mejorar Las Terrenas tanto como sea posible. No se trata de trabajar solo y cosechar los laureles. Gracias a su talento como ponente y su pasión comunicativa, sabe hacer que todos quieran involucrarse y actuar por el bien de todos.

Las carreteras y senderos del pueblo necesitaban una renovación importante. Se hace en casi todas partes, se limpia, se asfalta, rápidamente nos olvidamos de los hoyos, el barro y redescubrimos el placer de caminar con los pies secos. Quedan los horribles nudos de cables eléctricos que pronto desaparecerán.

Por el lado de los residuos, se han instalado un montón de contenedores en la playa, en las aceras del pueblo, no más excusas para tirar papeles grasientos al suelo. La recogida de residuos domésticos ha sido totalmente planificada, probada y aprobada. Del lado del vertedero del triste recuerdo que nos ha fumado durante largos meses, se ha hecho lo necesario para evitar una combustión intempestiva. Se cura, se limpia con regularidad y se asigna un guardia para desanimar a los pirómanos que necesitan sentimientos fuertes.

La iluminación nocturna de Las Terrenas y sus playas es uno de los temas favoritos de Willy. De acuerdo con Luz y Fuerza, el pueblo debe iluminarse de noche. No más rincones oscuros y sórdidos. La seguridad, que ya ha aumentado considerablemente, debería reforzarse aún más.

Secuencia de emociones, el cambio de imagen del cementerio.

Fue una operación cosmética que estuvo particularmente cerca de su corazón. Varios miembros de la familia de Willy yacen allí, entre ellos su hermano menor que murió trágicamente en un accidente de motocicleta. Así que fue con consternación y rabia que vio el abandono y la falta de cuidado y preocupación por el cementerio. El cambio de imagen ha sido programado desde el comienzo de su elección, un poco como una acción primordial. La limpieza fue épica y dolorosa, se sacaron casi 800 bolsas de tierra de las tumbas, todas frescas y pulidas ahora con sus túnicas blancas. Por cierto, Willy me contó en pocas palabras la historia de estos cementerios marinos que han surgido aquí y allá a lo largo de las playas…. Durante los días de piratas y bucaneros, muchos tripulantes murieron en el viaje. Cuando se acercaron a tierra, los más religiosos entre ellos no sintieron que estaban arrojando los cuerpos al océano y se apresuraron al desembarcar para enterrarlos en la orilla. Así nació el cementerio de la playa de Las Terrenas. Y es por ello que, aunque se planifique hoy un nuevo lugar para recibir a los futuros difuntos, este cementerio, al contrario de lo que se pudo oír, no será destruido. De lo contrario. A Willy le gustaría convertirlo en una especie de museo al aire libre ”. En un lugar amigable libre de la fealdad y tristeza que lo había envuelto hasta entonces. Quiere embellecerlo, florecerlo, plantar árboles allí y deslizar aquí y allá la encantadora historia de aquellos bucaneros de antaño. En el exterior, el sublime fresco que no deja indiferente a nadie expresa el ambiente de Las Terrenas. Diseñado y producido gratuitamente por talentosos pintores de asociaciones dominicanas y por un veraneante boliviano en busca de expresión artística (le debemos la iguana del coco), simboliza todo lo que el pueblo tiene para ofrecer y cuenta una hermosa historia. : el océano omnipresente, pez león para pescar sin moderación, pez loro para proteger con todas tus fuerzas, pescadores, cangrejos azules, puros, niños hermosos y hasta el icónico motoconcho moreno y su pasajero ‘ ‘rubia’ ‘… Es hermosa, deslumbrante en color y talento y está en el corazón de nuestro pueblo.

Sesión de nostalgia

Luego, a granel, mencionamos al Covid del que fue víctima y que lo dejó con un sabor amargo. Optimista, sin embargo, con respecto a Las Terrenas ya que de las últimas 1000 pruebas realizadas, solo 8 dieron positivo… La flamante escuela de música para niños que despierta el entusiasmo general por el impulso espontáneo de donaciones de todo tipo… La generosa donación de Manuel Sarrante de 20.000 m2 de terreno para la construcción del nuevo cementerio y por supuesto su inconmensurable felicidad por ser padre de 4 maravillosos ninos a los que dedica todo el poco tiempo libre que le queda.

 Charlamos, charlamos y el tiempo vuela. Otras fechas ya esperan a Willy. Pero cuando se va, con tanta amabilidad y sinceridad me dice que una de las cosas que lamenta y le gustaría ver renacer en Las Terrenas es un Syroz y su ambiente jazzístico. Pero eso sí, nuestro alcalde, culto, apasionado y fascinante, ama el jazz y recuerda con nostalgia los dulces momentos vividos en este lugar único. Aviso a los aficionados …

Gracias, señor alcalde, por darme parte de su precioso tiempo. Espero que mis leales lectores disfruten leyéndome tanto como yo he disfrutado en su compañía.

Alcaldía de Las Terrenas . alcaldialasterrenas@hotmail.com

Coup d’coeur tout triste, Gadget Curt, l’amour des îles…

Le couperet est tombé jeudi dernier, dur, implacable, terriblement définitif. Gadget est décédée. Et non, c’est juste pas possible, il y a des personnes dans la vie de tous les jours que l’on est incapable  d’imaginer autrement qu’à travers l’image qu’elles véhiculent depuis toujours. Gadget, un petit bout de bout de femme, dynamique, volontaire, libre et tellement talentueuse. Une petite mais grande dame indépendante, une artiste confirmée, une maman adorée. Angy, son garçon s’est confié à moi, peu après le drame. Avec Kenzo, son ami de toujours qui, triste ironie du sort vient tout juste, lui aussi de perdre son père, nous sommes partis dans de doux papotages à bâtons rompus, tantôt tristes, tantôt gais, une évocation sans fioriture, sans concession, de souvenirs beaux et de tranches de vies uniques. Parfois l’œil humide, parfois un sourire éclatant, presque un éclat de rire, Angy encore tout chamboulé a tenu à nous a guider à travers les péripéties de la femme de sa vie.

Geneviève Curt

Elle détestait son prénom, allez savoir pourquoi et rêvait de grands espaces, voulait découvrir ’’ les îles’’. A 25 ans, fraîchement diplômée des Beaux Arts de Marseille, sac à dos et sourire aux lèvres, accompagnée d’une copine, elle s’embarque pour son destin. Guadeloupe, Martinique… Elle fait des rencontres, s’épanouit dans son art, ouvre grand ses yeux, respire et peint les Caraibes. Presque par hasard elle se tourne vers l’aquarelle pour représenter ces superbes scènes de marchés, hautes en couleurs qui la fascinent. Dans la foulée, elle troque le Geneviève détesté pour Gadget, délicieux surnom inventé par un copain et qui va comme un gant à ce joli petit bout de femme. Au hasard d’une rencontre, elle pose sur la plage pour un photographe et devient l’égérie incontestée d’une marque de produits solaires. Sublime cliché qui a fait le tour du monde. Puis c’est le départ pour St-Martin. Elle y fait son nid dans le délicieux village de Colombier, un petit hameau presque isolé et verdoyant. Elle y aménage sa maison, crée un petit atelier tout mignon, à son image et donne naissance à son fils Angy. Peu à peu, elle succombe au charme sauvage des bambins aux bouilles craquantes et aux yeux immenses qui l’entourent. Elle en croque des portraits délicats et saisissants. La mer, le soleil, les palmiers, les bateaux constituent le quotidien de Gadget et, l’aquarelle par ses possibilités de transparence, de flous, de contraste, de spontanéité se prête admirablement à l’exécution de marines. Elle fait sa signature de délicieuses scènes pleines de fraîcheur de bateaux, de vagues douces, de plages ou encore de petites cases, largement imprégnées de ses balades caribéennes.

Gadget et Las Terrenas

Puis, peu à peu, St Martin change de visage ou bien est-ce elle, aventurière invétérée, qui se lasse de ce visage…. Toujours est-il qu’en 1994, elle accompagne un ami en vacances à Las Terrenas et, c’est le coup de foudre. Ni une, ni deux, elle embarque quelques babioles et ses précieuses aquarelles dans un gros baluchon, n’oublie pas son bambin adoré et s’envole pour l’aventure dominicaine. Sur place elle retrouve une bande de copains de St Martin, il y a les Doumé, les Pipo, Françoise dite Paka, Nadine, Philippe…. Elle s’installe pour quelques années sur la plage paradisiaque de Coson, chez son amie Maryse loin de toute civilisation.  On ne pensait pas en découvrant sa silhouette frêle et délicate que se cachait une telle énergie dans ce petit bout de bonne femme. Sur sa plage isolée, à une époque où la sécurité était toute relative, même pas peur.

Le temps a passé, Gadget a su, tout en délicatesse, intégrer le paysage de Las Terrenas. Il était doux de la rencontrer à pieds ou sur son vélo arpenter les rues du village ou proposer douceurs et aquarelles sur son éternel étal du Paseo. Elle n’a jamais cessé de peindre et à exposer ses œuvres de ci de là, même si pendant un temps, elle s’est lancée à corps perdu dans la confection de douceurs, confitures, marmelades, rhums arrangés qu’elle proposait aux touristes ou aux résidents gourmands sur les étals d’un petit marché inventé de toute pièce et au non charmant ‘’Les filles du marché’’… Depuis peu, la belle dame dispensait son art avec délectation en proposant des cours d’aquarelle à quelques privilégiés et, qui l’eut cru, délaissait quelque peu son aquarelle pour une peinture à l’huile magnifiant de très beaux portraits d’enfants, retour à ses premières amours…

Gadget nous a quitté ou plutôt comme aime à le penser Angy est entrée dans une autre dimension… elle nous manquera mais ne sera jamais très loin de nous, au hasard des vitrines, des échoppes du village, c’est sûr, elle nous sourira encore au travers d’une marine, d’un paysage des Caraibes ou des grands yeux d’un bel enfant.

J’ai voulu rendre ce dernier hommage en son honneur, mais aussi pour Angy et pour ses amis qui le soutiennent dans ces moments douloureux.

La vie continue et l’amour qui unissait ces deux-là, c’est pas la mort qui pourra le briser.

Un dernier hommage sera rendu à Gadget sur la plage des Balcons de l’Atlantique. Le jour et l’heure n’étant pas encore fixés, promis je vous tiendrai informés.

Bye bye ma belle artiste…

Coup d’oeur…. délicieux et incontournables, les restos de Las Terrenas…

 

Ils font partie intégrante du décor et participent largement au charme du village. Les p’tits restos de Las Terrenas, une multitude d’endroits charmants où il fait si bon flâner entre copains et se régaler d’un p’tit plat bien de chez nous ou bien d’ici. Il y en a pour tous les goûts, des chics, des bohèmes, des bijoux, des rigolos, des surprenants, des qui existent depuis toujours, des p’tits nouveaux, des végétariens, des carnivores, des italiens, des français, des sur la plage, des dans l’village… Ils ont tous leur identité et leurs aficionados… Ce sont nos chouchous, les acteurs de si précieux moments de convivialité, ils se nomment La Ola, la Vela Blanca, XO, O’Grill, Sergio, Tropik Bowl, El Lugar, Mosquito, Eden Beach, Al Paso, Kaliste, The Beach, Casa Coson, Le Bistro de la Cave à Vins, Baraonda, Barrio latino, Paco Mer, Dulce, Casa Azul, Yuca Caliente, Pacocabana, Porto, Atlantis…. Et plein d’autres que j’oublie.

Ils sont tous fermés depuis la mi-mars, précautions sanitaires anti Covid oblige et, ils ont eu un vrai coup d’chaud hier en lisant les déclarations pour le moins confuses du ministre de la santé. A bout de force et de nerfs, luttant pour ne pas mourir, ils se sont emballés, ont vu le pire…. oubliant le meilleur. Ils devraient bien rouvrir le 1er juillet comme convenu et c’est un vrai bonheur pour tout le monde. C’est avec beaucoup de joie, teintée d’émotion que nous allons les retrouver dans leur décor, reflet de leur personnalité, qui est devenu toute leur vie. Merci Sergio, Thierry, Sandro, Bruno, Vero, France, Marie-Laure, Pierre, Denise…. Et tous les autres pour tout ce que vous nous apportez au quotidien. Chapeau les amis, on vous aime.

En vrac et sans parti pris, florilège de jolis endroits.

Une belle leçon de vie…

Si aujourd’hui le ciel est bleu, bleu, bleu, hier, une averse de tous les diables nous est tombée sur la tête. Une grosse méchante pluie furibonde. Pas très longtemps mais avec une telle force que le rio séparant la rive gauche de la rive droite est à nouveau sorti de ses gongs. Et avec lui son cortège de détritus nauséabonds. En quelques minutes, comme cela se produit à chaque fois, c’est la plage qui en a subi les conséquences. Sur des centaines de mètres, sur le sable mais aussi dans l’eau, plastique, papiers, pneus, caisses, carton, bouteilles, ferraille…. Bref tout ce que les riverains inconscients jettent en permanence dans le cours d’eau.

En temps normal, les plaintes et les gémissements, les cris de haine et les injures auraient envahi les réseaux sociaux à n’en plus finir. Et bien là non….. Pas un mot négatif. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, une belle énergie positive s’est mise en place. Un mot d’ordre, ne pas gémir mais agir. Quelques heures plus tard, les premiers volontaires munis de gants et de sacs poubelle arpentaient déjà la plages souillée et c’est avec une belle l’énergie qu’ils entassaient, ramassaient les saloperies charriées par le rio furieux. Quelques messages s’éparpillèrent sur le net encourageant le plus grand nombre à participer à cette chasse au trésor tout à fait singulière.

Ce matin, petit à petit, des dizaines de personnes armées d’une belle dose de courage se sont à nouveau retroussées les manches et avec beaucoup de minutie ont passé leur matinée à nettoyer le sable de ces immondices.

Le temps n’était plus aux palabres à savoir qui devait faire quoi et pourquoi et comment. Pour une fois, les plus intelligents se sont regroupés et ont réussi à booster les plus réticents formant un harmonieux ballet, bien orchestré histoire de prouver une fois de plus que quand on veut, on peut. La plage retrouve son joli visage et tout le village est fier de ce travail positif effectué dans la bonne humeur. Merci à tous ces bénévoles au grand cœur, Las Terrenas est fier de vous.

Eva Luna, escale confidentielle pour un refuge de charme

Nichée à quelques encablures de la belle plage de Las Ballenas et de ses petits restos gourmands, Eva Luna, délicieux mélange de riad marocain et de subtile villa Caraibe offre à ses hôtes quiétude et sérénité dans un cadre privilégié.

Petite histoire d’avant

En 2002, la jolie Aude et son compagnon d’alors débarquent à Las Terrenas. Coup de foudre évidemment, comment pourrait-il en être autrement…. La belle dame, stressée par son travail parisien trépidant aspire à la douceur d’une vie plus en harmonie avec sa nature. Mine de rien, lors de balades bucoliques le long des ravissants petits sentiers bordant la plage, elle jette ici et là un œil curieux sur les rares mais si jolies propriétés souvent cachées derrières une végétation exubérante. Le désir de créer un petit hôtel de charme,  une maison d’hôte douce, à son image, fait son petit bonhomme de chemin. Soudain, allez savoir pourquoi, sa promenade la mène à son rêve. Juste là, devant elle, au milieu de fleurs, de palmes, de plantes rebelles entrelacées…. une petite construction à peine terminée, quelques bungalows jolis s’articulant autour d’une grande piscine et…… un panneau….. à vendre. Le rêve devient réalité, Eva Luna est née.

Une demeure d’hôtes bourrée de charme

A quelque 150 m de la plage, presque secrète, dissimulée derrière son grand mur pourpre, Eva Luna dans son écrin de verdure est une véritable invite à la relaxation et à l’évasion. Au cœur de la propriété, la piscine aux belles proportions et ses voluptueux coussins vous promet de délicieux moments de détente en toute convivialité. Tout autours, les 5 bungalows et villas se fondent dans la végétation luxuriante mais savamment domptée, assurant aux vacanciers une parfaite intimité.  Chaque refuge délicieusement cosy possède son propre univers, décliné dans une véritable symphonie de couleurs toniques, clin d’œil aux somptueux riads marocains. Le cœur balance entre la profondeur hypnotique du bleu Klein, le rouge cramoisi, le vert émeraude, la chaleur de l’orange, le citron acidulé, le rose tyrien ou le mauve layette….. C’est avec l’aide de son amie Clarisse (https://dorislasterrenas.com/2016/08/31/taller-design-une-decoratrice-de-charme-aux-talents-eclectiques/), décoratrice d’intérieur, qu’Aude a opté avec audace pour cette palette de tons chaleureux peu ordinaires et affirmé l’identité de son havre de paix par une déco sobre, axée essentiellement sur l’harmonie des couleurs et se mariant extraordinairement bien avec la noblesse authentique des matériaux. Parfaitement équipés, bungalows ou villas possèdent tous une ravissante petite cuisine pour des repas gourmands sur leur belle terrasse ombragée, celle-là même où est servi chaque matin un succulent petit déjeuner. A l’image de la maîtresse des lieux, discrétion, sérénité et raffinement confèrent à Eva Luna une atmosphère unique, un véritable art de vivre idéal pour se ressourcer, à deux pas de tout mais préservé du pire. D’ailleurs, les grands magazines français comme Le Figaro, Le Point…. et même le prestigieux New York Times ne s’y sont pas trompés, encensant dans leurs chroniques le charme tranquille de ce refuge douillet presque confidentiel.

Discrète mais attentive aux désirs de sa clientèle, Aude s’occupe avec plaisir des balades dans les environs, des réservations d’auto, de taxis….  des séances de yoga ou de massage dispensé par la délicieuse Marie (https://dorislasterrenas.com/2016/12/17/le-bonheur-a-fleur-de-peau/).

Incontestablement, outre sa douceur de vivre et la beauté de ses plages, Las Terrenas se différencie du reste du pays par l’excellence et la diversité de ses petits établissements de charme, hôtels, maisons d’hôtes dont Eva Luna est l’un des tout premiers ambassadeurs.

Belle balade au fil des jolies images signées Charlène et Rafa Codio.

Villas Eva Luna
4 calle Marico – playa Las Ballenas – Las Terrenas
(809) 978-5611

Un dimanche à La Plage….

Léo à La Plage.

D’abord, l’endroit est absolument sublime!

A la pointe de la plage des pêcheurs, les jolies tables de La Plage un brin bohèmes se partagent la vedette avec les barques colorées. Un ravissant bar convivial est pris d’assaut, histoire de ne pas perdre de vue l’habitude locale de prendre l’apéro, en attendant de goûter à l’exquise et déjà célèbre cuisine du jeune chef Guillaume. Il faut dire que malgré son jeune âge et son allure décontractée, Guillaume a de quoi être fier de son parcours sans fausse note au cours duquel, il a, avec brio, tutoyé les plus grand, à l’instar d’Alain Ducasse, son maître et son modèle. Bien décidé à profiter de la vie, de sa compagne Sarah et de son adorable petit garçon, il a pris la décision de relâcher un peu la pression suscitée par l’exigence de la cuisine de haut niveau et de prendre quelques années « presque » sabbatiques, entouré de sa petite famille. Il a posé ses valises à Las Terrenas et, pour notre plus grand bonheur, au hasard d’une rencontre avec Dominique, adorable résident de longue date au parcours atypique, l’idée est venue, comme une évidence de créer un petit resto sympa, les pieds dans l’eau mais avec une cuisine raffinée, inspirée des produits du terroir et de la mer, mais sortant des sentiers battus.

Allergiques, au beau, au bleu, au doux, au bon….. s’abstenir….

La Plage est née, sur la délicieuse Plage des Pêcheurs!

Guillaume est aux fourneaux et la jolie Sarah en compagnie de Dominique, s’occupe d’une clientèle totalement sous le charme. Quelques plats d’exception s’affichent sur un grand tableau noir tandis qu’un plat du jour, exotique et gourmand nous est proposé sur une ardoise d’écolier. Au menu Carpaccio de crevettes et mangue sur lit de roquette sauce vierge, Tartare de dorade à la verveine huile d’olive basilic chantilly Wasabi ou encore Aubergine grillée menthe et mozzarella. Le filet de dorade snacké au sésame sur risotto de légumes et son fumet de poisson est une tuerie, tout comme le filet de bœuf grillé hyper tendre et son jus juste divin et ses craquantes petites pommes rissolées. Les amateurs raffoleront du véritable burger au barbecue avec son excellent pain maison. Les desserts ne sont pas en reste et, les prix sont tout doux.

La plage est ouverte chaque jour pour le déjeuner sauf le mardi et, vendredi, samedi et dimanche toute la journée.

Allergiques au beau, au doux, au bleu, au bon….. s’abstenir….

Histoires de Voir, escapade-plaisir sur les murs du bel El Lugar…..

 

Sans complexes, sans même se concerter, quelques images inédites, échappées de l’énigmatique story de Michel Voleau, Histoires de Voir s’offrent une escapade-plaisir sur les murs du bel El Lugar.

Lieu de prédilection des « beautiful people » de tous poils et de toutes nationalités, El Lugar est réputé, bien au-delà des frontières du village pour l’excellence de sa succulente viande cuite au feu de bois, pour ses petits plats aux mille parfums, ses exceptionnelles fajitas…. pour la saveur originale des subtils cocktails inventés par le charismatique boss Bruno, par l’accueil amical et personnalisé du craquant Federico et pour son ambiance chaleureuse dans un décor ethno-chic, bohême mais ultra raffiné. Chaque soir, c’est une belle bande de gourmets qui se donne rendez-vous pour profiter jusqu’à pas d’heure de cette atmosphère douce et festive.

El Lugar, c’est une belle et vaste terrasse bercée par les embruns de l’océan tout proche, caressée par de doux alizés, c’ est un espace intérieur cocooning habillé de bois, d’ardoise, de métal et de mille coussins moelleux avec en vedette un brasero géant où grésillent les merveilleuses pièces de viande. Apache, Evasion, Nera, Doggy, Dreambag et Landes, sont les nouveaux gardiens du temple. Créatures étranges, nés de l’œil aguerri d’un photographe fantasque, elles prennent un malin plaisir à nous observer. Clichés très graphiques aux interprétations multiples, elles interpellent et pimentent par leur originalité et leurs coloris subtils cet endroit d’ exception qui, pour le temps d’une exposition ne semble fait que pour elles.

El Lugar . Playa Popy . Las Terrenas

 

Michel Voleau, Histoires de Voir

Il dit : « Le monde est peuplé de créatures étranges qui prennent un malin plaisir à nous observer. »

Son œil aguerri lui permet de les rencontrer, au gré de ses escapades au Brésil,

dans les rues du village, le décor d’un bistrot, mais surtout, sur la plage langoureuse où sommeillent les barques colorées.

Il nous le livre aujourd’hui, sans intention particulière, à travers des clichés très graphiques, hauts en couleurs qui racontent tous une belle histoire.

Histoires de voir, oeuvre abstraite très personnelle, d’une poésie et d’une force extraordinaires, illustre à merveille la magie de la photographie:

mettre sous nos yeux une image réalisée par un autre, mais qui n’appartient qu’à nous par l’interprétation que nous en faisons.

Entrons dans le jeu et, sans ambages, partons à la découverte de ces « créatures étranges qui prennent un malin plaisir à nous observer… ».

michelvoleau.wordpress.com

Califorña, rendez-vous en terre inconnue dans un petit coin de paradis.

C’est la saison des coups d’cœur et des belles découvertes mais, pour ce coup là, Il fallait vraiment que l’endroit sorte des sentiers battus pour que je vous en conte la belle histoire.  Un lieu enchanteur ….. à des kilomètres de mon petit village, direction Punta Cana. Il fallait surtout que son créateur soit une personne chère à mon cœur,  un mec bien dont nous avons tous ici apprécié la gentillesse, l’optimisme et le dynamisme. Deux ans déjà qu’il a tourné les talons et s’en est allé sans se retourner vers une nouvelle destination. Deux ans qu’il a passé à scruter, écouter, se balader, calculer…. rêver quand il n’avait pas le bonheur de s’occuper de son petit bout de cœur « Potato » son adorable gamine.

Le One Love, son premier BB

Quand il a débarqué de son Canada frisquet, Terry avait déjà des idées plein la tête. Des idées un peu farfelues pour certains, voire complètement loufoques ; novatrices pour beaucoup d’autres. Au fil du temps, presque en catimini, le OneLove est devenu le rendez-vous prisé du tout LT, touristes et résidents confondus, de toutes nationalités, le spot incontournable du village. Une situation de rêve les pieds dans l’eau, une déco simple et charmante à son image, des burgers de folie dont on ventait les mérites bien au-delà de nos frontières, des écrans géants pour suivre des matchs en direct entre potes et des soirées de dingue sur la plage jusqu’au petit matin.

Petit à petit, une idée fait son chemin…

Fort de l’engouement suscité par le OneLove , c’est tout naturellement que Terry, en prenant tout son temps mais en posant judicieusement ses jalons eut l’envie irrésistible de créer un nouvel endroit qui lui ressemble. Un endroit fun aux parfums d’Hawai, de Californie, de surfers bronzés et de jolies filles en bikini, un rendez-vous ensoleillé, chic mais décontracté…. C’est en parlant avec des amis, québécois entre autres, bien ancrés dans le milieu des loisirs pour beaucoup qu’il eut la conviction que l’idée qui germait, là, au fond de sa tête, était la bonne….. Un peu flou au départ, le  concept Califorña allait éclore mais, pour l’heure, il échappait à son contrôle, baguenaudant de ligne de vêtement à site de voyage, en passant par organisateur de concert, hôtel, resto, etc….

C’est en se baladant main dans la main avec sa petite fille lors d’un de leurs longs week-ends en amoureux dont ils sont si friands que surgit le coup de foudre. Une plage de rêve préservée des All Inclusive omniprésents dans le quartier, un local insolite, genre case de lifeguard californien, un potentiel évident….. en un instant Califorña sortait du flou et s’invitait en pleine lumière. Ce sera là et ce sera génial…. Pas juste un resto, pas juste un bar mais un endroit cool, sorte de club de plage, point de rendez-vous des amoureux d’un art de vivre faisant la part belle à la cuisine saine, à la bonne musique, au sport tout en décontraction….. on mange, on sirote un cocktail, on fait la fête en toute simplicité, on joue au beach-volley, on s’offre un t-shirt floqué Califorña, une casquette, une serviette douce, on s’éclate devant un concert en live, improvisé ou pas, tôt ou tard dans la soirée….

Califorña, déco tendance et food healthy

Côté déco, le look case de lifeguard californien sert de point d’achoppement. Du bois, du rouge et du blanc, une pointe de turquoise, un toit de palmes, un bar joli, autour duquel s’invitent des fleurs, des feuilles, des fruits, une salle cosy pour s’abriter du soleil, une belle terrasse pour en profiter, un coin lounge-cocktail-cocooning, de voluptueux lits de plage pour rêver face à la mer et une multitude de confortables chaises longues aux coussins moelleux….. La déco, chic, sobre, naturelle est signée Terry. Bravo patron, il faut dire qu’avec tes 25 ans de « bar » tu maîtrises le sujet.

Dès potron-minet ou presque, c’est-à-dire aux alentours de 8h le matin et tout au long de la journée les gourmets se pressent autour d’un copieux et savoureux petit dej. américain coloré, ultra-santé, aussi beau à regarder que bon à déguster. Spécialité de la maison, le très tendance poke-bowl (prononcer « Pokai »), dernier chouchou des amateurs de healthy food venu tout droit d’Hawai. Les américains en raffolent mais pas qu’eux. Du poisson cru mariné dans de la sauce soja, de l’avocat coupé en tranches, des algues, des noix de cajou ou de macadamia, des oignons émincés, du gingembre, de la mangue, du riz…. Un petit bol de bonheur frais et succulent qui fait déjà le succès du lieu….. Pour combler les petites faims, des salades saveurs pleines de couleurs et d’imagination et, clin d’œil à son Montréal chéri, bien sûr la véritable vraie poutine.

Côté cocktails, on touche à la perfection. Une saveur unique, une présentation divine….. normal,  ils ont tous été élaborés par le célèbre Franck, chef de bar du Relais Eden à Cap Cana, une sommité en la matière.

Ajoutez à cela de la belle musique, en live les samedis après-midi, un dj le dimanche, des talents locaux ou des célébrités et vous comprendrez vite pourquoi Terry ne s’est pas trompé en réalisant son rêve de Californie et en nous offrant avec toute la gentillesse et le professionnalisme dont il a le secret ce merveilleux Califorña.

Le boss a accompli son rêve. Heureux dans son job, heureux dans sa complicité avec « Potato » son petit amour de fille avec laquelle il partage de plus en plus de délicieux moments et pour laquelle il a choisi de s’entourer d’une équipe au top niveau lui permettant de longs moments de plénitude à deux et de bonheur complet.

 

Califorña . Playa Bibijagua, en plein coeur de Bavaro.

Mahona : tout en douceur et raffinement, l’adresse secrète au charme cosy-câlin. Mon coup d’coeur absolu!

Difficile de vous raconter le charme du Mahona B & B sans vous parler de la merveilleuse histoire de ses nouveaux propriétaires. D’abord, il y a eu Béa qui, succombant à la délicieuse atmosphère des lieux décida d’acheter l’hôtel…. Oui mais, pour cela il fallait régler ses affaires en France et préparer sa venue….Sauf que … Daniel est arrivé  tout droit de l’Ile Maurice avec la violente envie de changer d’air. Conscient lui aussi des indéniables atouts du petit établissement, il n’hésite pas une seconde et en devint propriétaire sur le champ….. Et Béa dans tout ça ? Furieuse, elle saute dans le premier avion, débarque à la porte de l’hôtel, bien décidé à dire ses 4 vérités au goujat lui ayant « volé » son Mahona….. Oui mais, la vie est ainsi faite qu’elle réserve toujours des surprises. Ce fut le coup de foudre instantané entre les deux antagonistes. Et moins d’un mois plus tard, ils étaient mariés et démarraient dans la joie et la bonne humeur le relooking de l’objet de leur convoitise.

Il faut dire que la belle dame n’en est pas à son premier relooking. Architecte d’intérieur de renom, elle s’est spécialisée dans la déco d’hôtel dans le monde entier. Sa vision délicate et son grand professionnalisme ont su insuffler une vie nouvelle à ce lieu au fort potentiel, le métamorphosant  en un petit nid cosy et tendance. Adepte d’un style ethnique chic qui fait la part belle aux matières nobles et aux tons naturels, la créatrice imagine une mise en scène intemporelle, propice au voyage. Elle mélange avec audace des objets aux lignes épurées, contemporains ou chinés dans des brocantes, des lustres de cristal tarabiscotés et de délicates suspensions en biscuits, en verre soufflé ou en jonc naturel…. des pinceaux géants de Thailande, de fabuleux colliers de papous, des antiquités romaines, des chapeaux de paille ou des dollars des sables, du bois précieux, lin, coton, chanvre, osier, peau de bêtes, cuir, corne, jute…

Nichés dans un écrin de verdure, tout autour d’une belle piscine, chacun des 9 bungalows est unique et possède sa propre identité à l’atmosphère câline et relaxante. Difficile de trouver à quelques encablures de la plage et du Village des Pêcheurs, mais parfaitement au calme un établissement d’où se dégagent un tel charme et une telle plénitude.

Afin d’effacer au plus vite les désagréments d’un voyage parfois épuisant ou juste pour vous faire plaisir, un ravissant salon d’esthétique, abrité sous un vaste toit de palmes vous accueillera pour un massage relaxant, vivifiant, un soin, une épilation, une remise en beauté….. Un peu plus loin, au détour d’un sentier fleuri, de quelques orchidées, un autre toit de palme. C’est l’endroit privilégié des petits-déjeuners, un espace absolument délicieux où un incongru mais fabuleux lustre de cristal se partage la vedette avec de majestueuses feuilles de palme en bronze. Le moment-bonheur où l’art de vivre prend tout son sens et où l’on aime papoter avec les hôtes, partager ses impressions de la veille, s’échanger de bonnes adresses et savourer les délicieuses gourmandises de la maison. Savoureux pain perdu aux parfums de l’enfance, croissants croustillants, pain tout frais, confitures maison, salades de fruits préparées avec amour et jus pressés minute. Le personnel, à l’image de Béa et Daniel, est adorable et déborde d’attention pour les convives ravis.

Vous l’auriez deviné, j’ai été subjuguée par cette adresse de charme que l’on attendait depuis longtemps à Las Terrenas. Aucune fausse note, une attention de tous les instants, un décor magique sans ostentation, une atmosphère sereine et relaxante, et, cerise sur le gâteau, des prix tout doux. Bref que du bonheur. Merci Béa et Daniel de m’avoir permis de découvrir un si bel endroit. J’espère de tout cœur avoir réussi à partager mon enthousiasme, vous le méritez tant. Encore bravo à vous deux !

Mahona hôtel B&B. 

Calle Italia 3 Las Terrenas (derrière le Don Cesar)
849 651-3078

Quand la séance de toilettage se transforme en tendre complicité….

Un grand bonheur bonheur, pour eux et pour moi et une vie de maman chiens grandement facilitée.

J’avoue, quand ça parle de chien, je suis vulnérable, vous en seriez-vous douté ??? Et bien, il y a quelques jours j’ai craqué pour un gadget ou ce que je pensais n’être qu’un gadget, un gant « magique » ramasseur de poils….. Je l’ai reçu aujourd’hui et, surprise, ce que je prenais pour une fantaisie m’apparaît comme l’une des plus belles inventions en matière de confort et de complicité entre le chien et son maître.

Je m’explique. Inévitablement, notre toutou d’amour, à un moment ou un autre, ou, tout le temps perd quelques poils, ou…. des quantités de poils. Alors, imaginez le travail quand vous n’avez pas un mais neuf toutous….. Bonjour l’aspirateur car, même si votre BB d’amour vous aime à la folie, il n’apprécie pas toujours les longues séances de brossage traditionnel. Enfin, c’est le cas chez moi. Mis à part Diego mon amorecito, Cheyenne, ma pupuce adorée et la douce Coca, les autres ont plutôt tendance à se barrer quand ils me voient approcher, l’air faux-cul et la redoutable brosse à la main. Or, depuis l’arrivée de mon nouveau joujou magique, presque, presque, ils font la queue pour venir se faire cajoler, masser par ce drôle de gants à picots doux qui recouvre la main de maman. Ils s’étirent langoureusement sous mes caresses-massages-nettoyages, tendent leurs patounes, se roulent sur le dos, m’offrent leur petit ventre rond, gémissent, en redemandent. Et ça n’arrête pas, du plus peureux au plus délicat, ils veulent tous essayer et raffolent de ce petit moment de câlin-bien-être, chouchouté par maman. Même ma vieille Mina effarouchée et mon Domingo pas au mieux de sa forme y ont eu droit et ont manifesté leur plaisir par des petits léchoux tout doux.La pénible séance-course poursuite de brossage s’est transformée, comme par miracle en tendre moment de complicité et de relaxation.

J’adore mon gant magique et, de ce pas, je vais en recommander quelques-un, histoire de ne plus jamais en être privé. Si le cœur vous en dit, je commande pour vous aussi…. Au fait, ça marche pour les chats aussi.