Du 1er mars au 30 juin 2021, les langoustes font la fête (interdiction de la pêche)…..

….. et les touristes, pêcheurs  et restaurateurs font la gueule……

En effet, la période de fécondation et incubation des langoustes a lieu du 1er mars au 30 juin et beaucoup ne le savent pas, notamment les touristes, du coup, les pêcheurs en profitent pour vendre tout de même leur marchandise. C’est vrai que venir dans les Caraïbes et ne pas manger une bonne langouste, c’est décevant.…

Ouf, elles aimeraient respirer un peu les demoiselles, le temps de se reproduire. Durant cette période de l’année, la pêche aux langoustes est strictement interdite en République Dominicaine. Mais pas que, il est également interdit de pêcher ces crustacés au Belize, Costa Rica, Guatemala, Honduras, Nicaragua, Panama…. Et dans toutes les Antilles Françaises…

En principe, cette interdiction n’est pas trop mal respectée par les pêcheurs qui encourent de lourdes peines s’ils sont surpris une langouste dans leur besace. Parfois, les restaurateurs sont un peu plus rebelles, attirés par l’appât du gain (je ne citerai personne mais… ne poussez pas trop le bouchon…), suscité par cette délicieuse petite bête. Il faut dire que cette interdiction tombe en plein pendant la Semaine Sainte, période la plus fréquentée à Las Terrenas et dans toutes les villes côtières en général. Cette année, les contrôles seront plus nombreux et sévères dans les établissements spécialisés.

C’est à vous les consommateurs de vous montrer les plus raisonnables et de ne pas tenter le diable. Il y a encore pleins d’autres choses à consommer à Las Terrenas.

Alors on compte sur vous pour préserver l’espèce et avoir encore la chance longtemps de se régaler de langoustes pendant la période autorisée.

Prendre son envol…

…Histoire de ne pas bronzer idiot…

Tyrolienne de Samana au départ de Las Terrenas

Et si vous preniez votre envol… Surplombant les luxuriants paysages de El Valle, la plus grande ou plutôt les plus grandes tyroliennes du pays survolent la canopée à plus de 100 m au-dessus du sol d’une montagne à l’autre. On se prend pour un oiseau et qu’il est doux de contempler de tout là-haut, seul ou à deux, la fascinante forêt tropicale, la somptueuse baie de Samana et le délicieux Cayo Levantado. Parfois, la vitesse semble vertigineuse mais n’ayez crainte, c’est toujours en toute sécurité que vous vous envolerez pour cet incroyable voyage.

Sensations fortes, frisson et adrénaline garantis pour toute la famille, ludique, unique et délicieusement décalée, la descente dure environ une heure. Merci Nicolas pour cet instant hors du temps.

Rêvons…Randonnée à cheval sur la plage

…Histoire de ne pas bronzer idiot…

Et si votre rêve devenait réalité… Une plage immense, l’océan à perte de vue, une brise douce pour apaiser les élans fougueux d’un soleil éclatant… un cheval-copain et le plaisir incommensurable de galoper, libre comme l’air, les cheveux au vent, sur une vaste étendue sauvage.

C’est exactement ce que vous propose Nicolas, lors de cette magnifique randonnée entre plage et forêt tropicale avec ou sans guide privé. Les chevaux sélectionnés pour cette aventure sont dociles pour les débutants, plus fougueux pour les cavaliers confirmés. Extrêmement important par conséquent, pour ne pas transformer le rêve en cauchemar et pour profiter au maximum de ce moment d’exception de bien confirmer le niveau, piètre cavalier, moyen, bon, excellent… car plusieurs formules s’offrent à vous… balade au pas pour les tout débutants, les petits bouts de choux, les papys curieux…pas et trot pour les plus gaillards à partir de 8 ans mais aussi randonnées d’exception avec guide privé avec galops effrénés pour les vrais cavaliers… Ca vous tente, Nicolas se fera un plaisir de tout vous expliquer (www.flora-tour.com).

Corrybyb Mahona, parenthèse douceur…

Les fidèles qui prennent plaisir à s’évader au gré de mes petits contes se souviendront de la douce histoire de cette si belle boutique. A l’époque (pas si ancienne), Béatrice, la maîtresse des lieux avait choisi le Paseo pour y nicher son petit cocon aussi lumineux que son sourire.

Seulement voilà, dépassée par son succès, la jolie dame s’est résolue à quitter ce nid si charmant pour un espace plus grand, je vous rassure tout aussi délicieux. C’est plaza Creole que Beatrice met en scène dans sa boutique des objets déco uniques, singuliers ou pluriels, créations artisanales 100% made ici, et, pour la plupart, réalisés sur place dans un mini atelier attenant à la boutique, rempli à craquer de cordes, fibres végétales, palmier, rotin, coquillage, bois flotté, graines… Assemblées avec dextérité par les mains habiles de ses deux employées-amies, les matériaux, naturels et beaux se transforment comme par magie en une multitude d’objets sortis tout droit de l’imaginaire de Béatrice. Suspensions aériennes, appliques stylées, corbeilles généreuses, chapeaux bohèmes, tapis, sets de table, confortables paniers, sublimes colliers papous, embrases romantiques en oursins blanchis… dans des tons blanc, écrus, poudrés. Plus belle que jamais, celle qui pour notre plus grand plaisir a renoué avec sa passion de la décoration, évolue dans ce subtil écrin, véritable havre de paix, prodigue un conseil à ses artisans, redresse un chapeau, déplace un panier, corrige le tracé d’un dessin… sans se départir de son éternel sourire… et c’est juste un bonheur de l’admirer au milieu de son monde tout en douceur, peuplé de tendre couleur, motif, matière… délicieux prétextes pour faire vibrer notre intérieur aux doux accents de la Caraibe.

Sur la terrasse, prolongeant la boutique, mobilier et accessoires nettement inspirés par la nature pour une maison paisible, respirent les vacances et le farniente. Les matières sont brutes et l’atmosphère épurée. Le bois, les fibres végétales ou le lin apportent un caractère authentique sans superflu. Des artisans locaux sélectionnés pour la qualité de leur travail, réaliseront selon vos envies votre aménagement extérieur ou intérieur pour une maison unique.  

Enfin, Corrybyb Mahona c’est aussi une délicate ligne de bijoux signée de la maîtresse des lieux. Depuis toute petite, Béatrice rêvait de créer des bijoux, elle en dessinait de partout. Elle met aujourd’hui sa fougue au service de sa création et c’est une totale réussite. C’est avec soin qu’elle choisit ses perles, ses pierres semi-précieuses en provenance directe de Turquie ou d’inde comme ces superbes agates aux pouvoirs mystérieux. Elle imagine, assemble pierres, perles et coquillages, sertit l’ensemble dans de l’argent et nous offre les plus ravissantes des parures.

N’hésitez pas à pousser la porte de ce bel endroit, et pour une parenthèse douceur, laissez-vous envelopper dans une atmosphère empreinte de sérénité. Moi, je suis fan!!!!

Plaza Creole, calle principale (après la Banreserva)

Dimanche à la plage avec Nicolas…

…histoire de ne pas bronzer idiot…

Comme c’est dimanche et que l’on a une violente envie de musarder sans bronzer idiot, offrons-nous une belle journée de plage, à la découverte de 3 des plus beaux joyaux secrets de la péninsule. Nicolas nous embarque pour une mémorable escapade sortie tout droit de son imagination.

Playa Fronton, Playita et playa Rincon

3 plages sauvages comme dans les rêves, aux eaux cristallines classées parmi les plus belles du monde.

Très tôt, au départ de Las Terrenas, un bus privé conduit les quelques privilégiés (de 6 à 16 personnes) jusqu’au petit bateau rapide pour une ludique balade en mer…

Playa Fronton.

Cette plage sauvage de sable blanc, bordée de cocotiers, d’amandiers sauvage et autres cactus, d’une extrême beauté, s’appuie d’un côté sur une falaise impressionnante de plusieurs dizaines de mètres de haut et s’ouvre de l’autre sur l’océan immense qui s’étend à perte de vue.

Dans ses eaux limpides, riches de l’un des plus  fascinants récif coralien du pays, des centaines de poissons multicolores évoluent au milieu de coraux préservés. Snorkeling, baignade, balade, dégustation de noix de coco, une belle découverte de cette plage du bout du monde en compagnie d’un guide passionnant, amoureux fou de l’endroit.

Playita

Après cette douce récréation, cap sur Playita petite plage aux eaux turquoises paisibles et peu profondes, pour un déjeuner-bonheur les pieds dans l’eau. Sieste, baignade, contemplation… il est déjà temps de partir vers l’ultime destination et non la moindre, l’envoutante Playa Rincon au sable si fin…

Playa Rincon

Souvent considérée comme l’une des dix plus belles plages du monde, Playa Rincon et ses incroyables cinq kilomètres de sable blanc émaillée de cocotiers borde une divine baie aux eaux turquoise et tranquilles. Sans embages, c’est l’une des perles absolues de la péninsule de Samaná, la carte postale par excellence. Un côté de la plage, paisible, jouit d’eaux dociles et calmes idéales pour le snorkeling et les longs bains de soleil, alors que le côté offre de belles vagues, terrain de jeu privilégié pour les plus intrépides.

Vers 16h, c’est à regret, mais avec la promesse de revenir que tout le petit monde embarque dans le petit bateau rapide en direction de Las Galeras… Et, juré, le trajet du retour en bus jusqu’à Las Terrenas vaut à lui seul le détour, ponctué de hameaux colorés et de paysages magnifiques.

http://www.flora-tour.com

Un brin d’adrénaline… beaucoup d’authenticité…

… histoire de ne pas bronzer idiot…

Bon, après quelques jours de repos, vous avez sans doute eu tout le temps de classer vos belles images dans vos dossiers et d’en faire de fabuleux souvenirs dans vos têtes, histoire d’illuminer vos longues soirées d’hiver… Allez on repart, toujours avec Nicolas en ce qui me concerne, mais bien sûr, cela n’engage que moi…

La plage toujours, comment s’en lasser mais cette fois, finis les bateaux à moteur et les catamarans vagabonds, on se lance en buggy…

Playa El Valle en Buggy

Playa El Valle est une superbe plage sauvage de la péninsule de Samana, un lieu spectaculaire pour vous imprégner en toute quiétude de la beauté de cette fascinante péninsule. Un paysage rustique époustouflant se déclinant dans une large palette allant des de tons vert émeraude au bleu turquoise, une longue plage dorée vierge de toute exploitation touristique pimentée par les taches colorées de quelques barques lascives, quelques pêcheurs à la bonne bouille, fiers de vous présenter leurs trophées du jour… un lieu paisible et authentique propice aux longues balades.

Histoire d’ajouter un peu de piment à la belle découverte de ce joyau, Nicolas vous propose de vous y rendre en buggy, de musarder avec un brin d’adrénaline, par le chemin des écoliers… Un très beau parcours entre Samana et la Playa El Valle de quelque 40 kms, traversant plusieurs hameaux, délicieux et si typiques. On y découvre la vie locale et le grand sourire des habitants lors d’une pause dégustation gourmande de produits locaux. Montagne, plage, mer, rivières, cascades, … plein de surprises vous attendent. On en prend plein les yeux et plein le cœur. L’excursion peut sans problème se faire en famille, le parcours est sympa, sans vitesse excessive ni franchissement dangereux même si l’on peut, à l’occasion, se retrouver les roues dans l’eau ou dans la boue… Une délicieuse promenade-plaisir.

Un grand merci à Nicolas de http://www.flora-tour.com.

Il n’y a plus de temps à perdre…

…histoire de ne pas bronzer idiot…

Sympa hier notre escapade au Cayo Levantado non…. Mais aujourd’hui, fini de se la couler douce, enfin, façon de parler car, pour le coup, de douceur il y en aura encore beaucoup dans cette incroyable, inoubliable balade à la découverte des baleines à bosse dans la baie de Samana. En même temps, plus de temps à perdre, le 30 mars, elles refont leurs valises et s’appreteront à repartir vers leurs contrées lointaines… Prêts pour une expérience inoubliable empreinte d’émotion, un spectacle exceptionnel à quelques mètres du bateau. Histoire de ne rien rater de cette fabuleuse aventure, Nicolas, toujours aussi fasciné, vous commentera chacun de leur fait et geste et c’est juste un vrai bonheur.

Observation des baleines à bosse à Samana du 15 janvier au 30 mars

Ca y est, depuis janvier, nos amies les baleines à bosse sont de retour de leur grand nord frisquet, les plus chanceux ont déjà vu poindre le bout de leur nez, ou plutôt le bout de leur queue dans la Baie de Samana.

Inexorablement, chaque année, de début janvier à fin mars, des milliers de ces merveilleux cétacés se pressent dans les eaux chaudes et calmes des Caraibes pour s’accoupler ou mettre bas. Et c’est carrément la Baie de Samana, considérée comme le meilleur site au monde pour les observer, qu’elles préfèrent!

C’est un long voyages de milliers de kilomètres qu’elles entreprennent , en solitaire la plupart du temps, même si, à l’occasion, elles se mêlent à des groupes éphémères qui se défont rapidement. Mammifères marins, elles respirent de l’air en remontant régulièrement à la surface, restent en apnée une vingtaine de minutes, mais peuvent rester sous l’eau jusqu’à 40 minutes. Elles font partie des grandes baleines, vivent jusqu’à 50 ans, mesurent une quinzaine de mètres et pèsent pas loin de 40 tonnes. Cependant, après le long périple qu’elles accomplissent et durant lequel elles ne s’alimentent pas, elles passent une partie de l’hiver dans notre région, toujours sans se nourrir et vont, ainsi perdre un 5ème de leur poids.

Mais pourquoi, diable, viennent-elles donner naissance à leur petit par ici ?

Tout simplement parce que le baleineau, à sa naissance, bien que mesurant environ 4 mètres et pesant dans les 700 kgs a une couche de graisse trop fine pour supporter les eaux froides du Grand Nord. Pour constituer alors une couche graisseuse protectrice et acquérir assez de forces pour suivre sa mère lors du retour, il va consommer, quotidiennement, environ 200 litres de lait maternel… Ce lait étant très riche et très nourrissant, le « petit » va prendre 45 kilos par jour ! Sa mère l’allaite durant ses six premiers mois d’existence et l’accompagne dans tous ses déplacements jusqu’à l’âge de deux ans.

A ce propos, la baleine n’a qu’un seul petit à chaque fois. La durée de gestation est de 11 à 12 mois. Elle vient donc mettre son bébé au monde à l’endroit où elle l’a conçu ! Bien que ce soit rare, il arrive que certaines s’accouplent la même saison que la mise bas…

C’est un réel plaisir et émotion rare de voir la Maman jouant avec son rejeton.

Quant aux mâles… Ils savent se montrer infatigable pour séduire leur belle et affirmer leur supériorité. Ces messieurs baleines sautent hors de l’eau, cabriolent, se dressent à la verticale ou frappent de leur nageoire la surface de l’eau, ils chantent aussi et les baleines ayant une ouïe très développée (leur principal sens), elles peuvent entendre le chant jusqu’à 35 kms !

La rivalité entre ces messieurs est très importante, et ils n’hésitent pas à se battre pour l’élue de leur coeur. Le maximum de « galants » ayant été observés derrière une femelle fertile est 25 ! ! ! (whaouh !…)

A la fin de leur séjour dans la région, elles repartent vers le grand nord où elles vont enfin se nourrir et reprendre du poids. Avidement, chaque jour, elles se régalent d’une tonne de « krills », genre de petites crevettes, et de petits poissons. Elles n’ont pas de dents mais possèdent des espèces de grandes lames qui étaient utilisées autrefois, avant la naissance du plastique (merci !), à la fabrication des parapluies et corsets.

Bien entendu, l’observation des baleines (whale-watching) est strictement réglementée. Oubliez l’idée de partir à l’aventure, seuls des organismes connus vous accompagneront pour assister au majestueux spectacle des mâles amoureux qui paradent ou aux tendres câlins des mamans et de leur petit. Un grand moment de bonheur et d’émotion!

Viens je t’emmène avec moi… en balade…

… histoire de ne pas bronzer idiot…

Allez, après avoir sué sang et eau hier pour atteindre la sublime cascade de Limon, aujourd’hui, on se la fait soft. Nicolas nous propose une tendre journée détente alliant habilement le plaisir de naviguer sur un catamaran cocooning pimentée d’une petite halte snorkeling-surprise, et l’incommensurable bonheur de paresser, les doigts de pieds en éventail, en toute quiétude, dans les bras de l’emblématique et non moins délicieux Cayo Levantado.

C’est quoi le Cayo Levantado

… pour les non-initiés, le Cayo Levantado, aussi mignon que son nom l’indique, est un petit îlot pittoresque comme perdu au milieu de l’océan, mais juste à quelques encablures de Samana…. Rêvons. Un sable blanc étincelant, une eau limpide couleur turquoise, puis d’élégants palmiers, bien sûr, point d’orgue de la carte postale du bonheur. Une partie de ce petit paradis est occupé par un fringuant resort qui ne gâche en rien le paysage, habilement dissimulé aux yeux ébahis des amoureux de farniente et de douceur de vivre…

Naviguer au gre des alisés…

Direction Samana en bus privé pour une journée douce et sereine. Le beau catamaran nous attend pour une balade-plaisir au rythme des alisés. Il y a une quinzaine d’années, un ferry a fait naufrage tout près de la côte de Samana, belle aubaine pour des milliers de poissons chatoyants, plus jolis les uns que les autres qui y ont élu domicile, presque à fleur d’eau. Un arrêt snorkeling s’impose. Le vent a légèrement forci et le majestueux catamaran peut déployer ses voiles pour glisser tout en douceur jusqu’à Cayo Levantado. Après deux heures de farniente, de bronzette, de baignade dans l’eau turquoise, un déjeuner est servi dans un joli et typique restaurant de plage. Au menu, somptueux buffet dominicain à déguster sans modération les pieds dans le sable et les yeux rivés sur l’océan. Sieste au soleil, bercé par le clapotis des vaguelettes qui s’échouent sur le sable si fin, dernière baignade puis c’est le retour à la voile jusqu’à Samana.

http://www.flora-tours.com

Histoire de ne pas passer à côté de l’essentiel…

… et d’éviter de bronzer idiot…

Riche d’une végétation exubérante, carrément dingue, d’une diversité impressionnante d’espèces de végétaux, plantes, fleurs, herbes … endémiques ou non, la péninsule de Samana est un terrain de jeu incroyable, une mine aux trésors, une source infinie des merveilles que nous offre sans modération une nature bénie des Dieux…

A Las Terrenas, de nombreuses agences vous proposent de vous accompagner, de vous guider dans vos balades bucoliques. Parmi toutes ces compétences, mon chouchou, Flora Tour, l’agence du charismatique Nicolas. Alors, sans plus attendre, histoire de ne pas bronzer idiot, partons avec lui à la découverte de toutes ces richesses que nous offre, à profusion, une nature généreuse. En avant pour….

La Cascade de Limon

Située en plein cœur d’une majestueuse forêt tropicale, à 360m d’altitude, la cascade de Limon est l’une des plus impressionnante, ahurissante, fascinante chutes d’eau de la République Dominicaine. Mais, pas si simple d’en savourer la beauté, la cascade se mérite et s’y rendre relève presque de l’aventure. Ceci dit, sans embage, l’effort en vaut la chandelle. Aux pieds des parois rocheuses de plus de 40 mètres, recouvertes d’une tendre mousse verte, une délicieuse piscine d’eau douce couleur émeraude attend les courageux baroudeurs. Les plus téméraires braveront les embruns rafraichissants pour se faire masser sous les puissants jets d’eau qui cachent de petites grottes.

C’est dès potron-minet que la petite troupe part comme un seul homme à la découverte de ce lieu surprenant. Certes, il est commun de gravir le sentier à dos de cheval, mais, si au départ, l’idée semble attreyante, le souvent triste état des chevaux encourage la plupart du temps les plus sensés à effectuer le trajet à pieds, bien chaussés, histoire de se retrouver au plus près d’une nature d’exception. Au sein d’une jungle douce, un sentier chaotique, certes, mais bordé de manguiers, bananiers, palmiers royaux, cacaoyers, caféiers… et peuplé de milliers d’oiseaux, de grenouilles sympas et de petits lézards fripon vous permettra d’atteindre en toute quiétude un spectacle époustouflant. La préciosité de cet incroyable écrin qui vous enveloppe durant tout le trajet, un écrin douillet, fait de mille couleurs, odeurs, sons… fait vite oublier la difficulté d’un chemin qui a connu des jours meilleurs. Surprise, les plus malins, sous la houlette de Nicolas, effectueront le retour à pieds par un autre sentier, tout aussi bucolique mais beaucoup plus doux le long d’une apaisante petite rivière.

Une belle balade à votre rythme, à la découverte d’un paysage grandiose qui restera gravé dans votre mémoire pour un long moment.

Merci à Nicolas et à la jolie Patricia qui m’a donné envie de partager cette balade et à qui, j’ai, sans honte, chipé de jolies images.

Rendez-vous très vite pour d’autres découvertes.

Tu te souviens, ma soeur…

…moi je me souviens. Par bribes, en vrac, sans aucune logique de temps, de lieu… de toute petite à plus grande. La maison de bois noir, près de l’étang, les toilettes au bout du jardin, le poulailler, la remise je disais la r’mise, la redoutable trappe qui descendait vers la cave noire, humide, terriblement inquiétante… j’me souviens toute mini bb, tu me trainais plus que me promenais dans une poussette ringarde jusqu’au bord de la Moselle où tu retrouvais tes copains… même qu’un jour tu m’y as oubliée… J’me souviens de «la » Muguette, ta copine, un prénom qui me fascinait… on partageait la même chambre toi et moi, TA chambre et sur les murs des photos de Brigitte Bardot et du beau Jacques Charrier, j’étais amoureuse et passais des heures à le regarder en me faisant des films… quand tu as commencé ton premier job, à Corny je crois, tu as eu droit à un Solex, merveille des merveilles, moi j’avais juste mon vieux p’tit velo… du coup tu es devenue grande aux yeux des parents, ils te passaient tout, déjà que du plus loin que je m’en souvienne j’étais l’erreur, la pas voulue, la mal aimée, tu es devenue si tu ne l’étais déjà la prunelle de leurs yeux… la grande qui bossait…. Nous étions quatre dans la famille, comme les quatre filles du docteur March … la grande mariée depuis longtemps, 20 ans de plus que moi, puis ma Nénène, ma chérie, mariée elle aussi, 15 ans de plus que moi puis toi, 10 ans de différence, l’objet de toutes mes jalousies…

Puis tu t’es mariée, du coup, les parents t’ont laissée vivre dans notre baraque de bois que j’aimais tant, mon refuge … j’ai abandonné mon école, mes amis d’enfance et nous sommes partis pour l’endroit qui m’a le plus fait flippé dans ma vie. Villers sous Prény. Une campagne morbide loin de tout, une centaine d’habitants et quelques sales mômes qui se moquaient de tout, de mon prénom, de mes parents trop vieux… Des années moches… je partais, dès que je le pouvais passer des vacances chez mes sœurs, ma Nène, mais aussi chez toi. Tu avais déménagé et vivait à présent plus près de la ville à l’étage, j’aimais bien. Il y avait un petit jardin et une fille qui s’appelait Bérangère… le soir ton mari et toi buviez du Champagne à l’orange (même que j’y ai gouté) et nous nous régalions de sublimes « Nids d’amour », une pâtisserie qui me fait toujours frétiller les papilles, en chantant à tue-tête sur le dernier 33 tours de Michel Polnareff …

Le temps a passé, tes filles sont nées, leurs filles sont nées, nous nous sommes retrouvées voisines de boulot un temps à Metz, trop drôle, un immeuble nous séparait… puis le temps a accompli son œuvre… tu as vécu ta vie à 100%, de balades en voyages, tu excellais et t’épanouissais dans ta jolie boutique de lunettes. Tu virevoltais, rayonnais… je t’ai revue pour la dernière fois en vrai il y a 19 ans lors de mon dernier voyage éclair en France. Je t’ai revue en vidéo en juillet le jour de ton anniversaire… tu n’allais pas très bien mais tu semblais heureuse de me voir… et moi aussi, tellement.

Et puis, tu es partie, dans la souffrance, hier…. Repose en paix ma sœur, tu te souviens….

Les quatre soeurs