Une belle leçon de vie…

Si aujourd’hui le ciel est bleu, bleu, bleu, hier, une averse de tous les diables nous est tombée sur la tête. Une grosse méchante pluie furibonde. Pas très longtemps mais avec une telle force que le rio séparant la rive gauche de la rive droite est à nouveau sorti de ses gongs. Et avec lui son cortège de détritus nauséabonds. En quelques minutes, comme cela se produit à chaque fois, c’est la plage qui en a subi les conséquences. Sur des centaines de mètres, sur le sable mais aussi dans l’eau, plastique, papiers, pneus, caisses, carton, bouteilles, ferraille…. Bref tout ce que les riverains inconscients jettent en permanence dans le cours d’eau.

En temps normal, les plaintes et les gémissements, les cris de haine et les injures auraient envahi les réseaux sociaux à n’en plus finir. Et bien là non….. Pas un mot négatif. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, une belle énergie positive s’est mise en place. Un mot d’ordre, ne pas gémir mais agir. Quelques heures plus tard, les premiers volontaires munis de gants et de sacs poubelle arpentaient déjà la plages souillée et c’est avec une belle l’énergie qu’ils entassaient, ramassaient les saloperies charriées par le rio furieux. Quelques messages s’éparpillèrent sur le net encourageant le plus grand nombre à participer à cette chasse au trésor tout à fait singulière.

Ce matin, petit à petit, des dizaines de personnes armées d’une belle dose de courage se sont à nouveau retroussées les manches et avec beaucoup de minutie ont passé leur matinée à nettoyer le sable de ces immondices.

Le temps n’était plus aux palabres à savoir qui devait faire quoi et pourquoi et comment. Pour une fois, les plus intelligents se sont regroupés et ont réussi à booster les plus réticents formant un harmonieux ballet, bien orchestré histoire de prouver une fois de plus que quand on veut, on peut. La plage retrouve son joli visage et tout le village est fier de ce travail positif effectué dans la bonne humeur. Merci à tous ces bénévoles au grand cœur, Las Terrenas est fier de vous.

Et puis, octobre s’en est allé….

Puis, octobre s’en est allé et Novembre s’est installé. A la fin du mois, on fêtera comme il se doit la fin de la ‘’temporada cyclonica’’. Durant les 6 prochains mois, plus de crainte côté ciel, l’océan frileux de ses quelques degrés échappés ne servira plus de pitance aux furieuses tempêtes qui prennent un plaisir malin et sournois de se nourrir de sa douce chaleur. C’en sera fini pour un long semestre des regards inquiets vers le ciel, vers les cartes météo des spécialistes et l’on pourra en toute quiétude dormir sur nos deux oreilles. En même temps, cette année, le ciel nous a été clément. Aurait-il eu honte de ses déchaînements passés. Montons la garde quinze petits jours encore, je me souviens d’un vilain Karl en l’an 2000 qui m’a fait verser bien des larmes lorsqu’il s’est abattu sur ma petite maison de St-Barth le 15 novembre de l’an  2000….

Novembre est là et le soleil fripon joue à cache-cache avec la pluie. Au-dessus de mon château de feuilles, le ciel immense resplendit d’un tas de bleu plus étourdissant les uns que les autres. Ou respire la tristesse tout de gris vêtu. Un moment, le bel astre scintille de tous ses feux, oubliant, le coquin, que l’été s’en est allé. Un moment la pluie fait son entrée, pernicieuse ou furibonde et le doux soleil nous abandonne le temps que la furieuse se calme. Mais, un moment plus tard il réapparaît plus chaud et brillant que jamais. Alors, il s’agit de ne pas se faire surprendre lorsque l’on se décide à enfourcher nos quads ou à sauter dans nos fragiles golfettes pas étanches, histoire d’aller faire quelques courses. C’est l’angoisse de ma douce voisine Colette qui guette fébrilement l’instant propice entre deux trombes d’eau pour partir à l’assaut des sempiternelles courses, il nous manque toujours quelque chose. Entre nous, une fois sur deux elle se fait avoir, madame la pluie est plus maline qu’elle….

En novembre le soleil fait la grasse matinée et se couche bien plus tôt. A 6 heures l’obscurité nous enveloppe peu à peu puis d’un coup la nuit tombe. Ici, le crépuscule est fugace tout comme l’aube d’ailleurs. Les nuits sont plus fraîches, la piscine abandonne avec regret ses 30 degrés et frôle les 27… Dans la journée, la chaleur est toujours présente mais tellement moins accablante. C’est un vrai bonheur de se balader le long de la plage toujours déserte, de batifoler dans les vaguelettes douces, de déjeuner face au plus beau panorama du monde. J’aime bien novembre, et puis Noel est tout proche et même chez nous, l’atmosphère, petit à petit se parfume d’une vraie senteur de fête.

J’aime bien novembre à Las Terrenas. J’aime tant Las Terrenas.

…. Après la pluie le beau temps.

….. Et puis, il y a des jours où tout va bien. Le ciel nous semble plus bleu, les petits soucis du quotidien s’estompent devant la réalité et font place à une belle grosse bouffée de bonheur. Isaac nous a boudés. Et c’est déjà suffisant pour se sentir mieux. OK, il nous a copieusement arrosé le bougre ou du moins ce qu’il en restait. Déçu de s’être débilité dans la mer des Caraibes, il s’est vengé en nous balançant du mieux qu’il le pouvait des trombes d’eau sur le coin du nez. On s’en fout. Même pas peur, et notre belle végétation en a profité. Mon jardin massacré par la luz (vous vous souvenez) est plus beau que jamais, les bananiers longtemps boudeurs ont fait plein de BB et dans la foulée plein de régimes de bananes. Rien qu’hier, j’en ai compté 22…. Qui vont tous murir en même temps….. Si le cœur vous en dit… ah non, zut vous êtes trop loin !

 

Mina….

Et puis, même si ma Mina (15 ans dans 3 mois) ne rajeunit pas, même si 3 fois par jour, je vais la repêcher dans la piscine. Ben oui, aveugle et sourde ça n’aide pas, et bien figurez-vous qu’enfin, elle m’aime, elle me cherche toute la journée. Elle me repère dans ce qui lui reste de vision trouble et désire mon contact et je peux, après tout ce temps, enfin la caresser et la câliner. Et mon amour de Domingo (14 ans et demi) n’est pas bien fringant, tout maigre, tout rapetissé, il a abandonné l’idée de tenir sa jolie queue en tire-bouchon, elle pend mollement comme un étendard inutile. Je les aime tant mes vieux toutous. Plus de 14 ans de vie commune, c’est pas rien. Et puis, Mimi m’a promis que quand ils nous auront quittés, tous les deux, le plus tard possible, j’aurai le droit de retomber amoureuse de deux petits amours. Je suis prête, j’ai encore plein d’amour à donner. Et puis les autres me mènent la vie dure dès qu’ils lisent dans mes pensées que j’aurais peut-être, si ça se trouve, la velleité de sortir et de m’échapper un moment de leur champs de vision…. A peine l’idée en tête, ils me scotchent, me grattent, me fixent, me lâchent plus…. Et l’on me dira que les chiens sont des bêtes, oh non, ils savent avant moi ce que je vais avoir envie de faire.

Domingo et sa célèbre queue en tire-bouchon….

Et puis, après deux ans de bataille, les différentes caisses sensés me verser une toute tit’ retraite se manifestent, m’envoient des messages, me répondent….. c’est très terre à terre vous me direz, mais, j’vous jure quand on s’est bagarrée comme une malade à l’autre bout du monde, sans service postal et que l’on arrive enfin à quelque chose, ouf, ça fait du bien.

Et puis, le soleil est revenu même si l’automne approche à petits pas. D’ailleurs, c’est sympa l’automne ici, les journées raccourcissent et je profite de longs moments cocooning dans mon joli château de feuilles, sous mon mur de filles, entourée de ma douce meute enamourée.

Allez, à défaut d’avoir l’autorisation suprême canine de m’échapper, je retourne en balade à travers l’exquise vidéo de Rep dHom que je vous ai offerte sur mon précédent post. Belle journée à tous, profitez des délicieux moments et quand le temps est plus rude, courbez le dos, ça passera, ça passe toujours. Après la pluie le beau temps.

Comment faire face aux moustiques

 

Complètement d’actualité en ce lendemain d’onde tropicale alors qu’un grand nombre d’endroits est encore couvert d’eau stagnante parce que chaleur suffocante plus pluie = moustiques.

On a déjà évoqué les maladies parfois extrêmement dangereuses, en tout cas toujours désagréables provoquées par ces satanés moustiques. Ne nous faisons pas d’illusion, ils font partie du paysage et vous ne pourrez les éviter.

Claques sur les bras, piqures, rougeurs, démangeaisons, grattements frénétiques, voilà ce qui vous guette.

Il existe cependant différents moyens, naturels ou non pour les faire fuir ou tout au moins les rendre moins agressifs et profiter sereinement des douces soirées en plein air.

Voici en vrac une série d’astuces « utiles ou futiles ». A vous de choisir celui ou ceux qui vous convient le mieux. De toute façon ça ne peut pas faire de mal.

La méthode la plus connue pour chasser l’ennemi consiste à se mettre de l’huile essentielle de citronnelle et de géranium sur les endroits du corps exposés à l’air. Huile essentielle qui peut être remplacée efficacement par l’un des nombreux produits répulsifs que l’on trouve en pharmacie voire en grande surface. Une autre astuce moins connue mais très pratique consiste à couper un oignon en deux et de le placer dans une pièce, la nuit par exemple, ce qui va avoir pour effet d’endormir les moustiques qui deviendront inoffensifs. L’odeur de basilic dérange également ces dames piqueuse (et oui ce sont les dames moustiques qui piquent), multipliez les petits bouquets dans une pièce, une zone d’environ un mètre autour de chaque bouquet est débarrassée des intrus. Testez les prises anti-moustiques, prise qu’on branche au mur avec une petite plaquette verte qui diffuse un produit répugnant pour les moustiques mais pas désagréables pour nous humains, abusez des bâtonnets d’encens spéciaux que l’on trouve partout.

Déposez sur le rebord de vos fenêtres une coupelle contenant de l’ammoniaque. Les moustiques ont horreur de cette odeur (Oui mais nous aussi) Mieux, un petit truc de grand-mère consiste à ajouter à une infusion de thé une gousse d’ail pressée dans un bol. Posez le tout sur la table : cela sera d’une efficacité redoutable.

Un truc tout simple, faites fonctionner vos ventilateurs, les moustiques ont horreur du vent.

Il existe également des appareils sophistiques, genre lampe à infrarouge pour exterminer cette engeance néfaste. Bon, là on tue, mais bon…

Des informaticiens de génie ont, mais oui, je vous assure, inventé un logiciel anti-moustique.

En effet, aussi surprenant que cela puisse paraître, votre ordinateur peut chasser les moustiques. Les ultrasons sont le point faible le plus connu chez les moustiques. Le logiciel Anti-Moustique génère des ultrasons par l’intermédiaire du haut-parleur de l’unité centrale. Ce son est inaudible pour l’oreille humaine (attention toutefois si vous possédez d’autres animaux, vérifiez auparavant que ces ultrasons ne dérangent pas vos chiens, chats, etc).

Pour être sûr qu’Anti-Moustique fonctionne correctement sur votre PC (puisque vous ne pouvez pas entendre ces ultrasons), cliquez sur le bouton Aide d’Anti-Moustique et sur le bouton Test. Si vous entendez une mélodie c’est qu’Anti-Moustique fonctionne correctement.

Bien sûr avant de vous lancer dans cette guerre impitoyable, vous aurez veillé à ce que votre environnement soit sain et dépourvu de nids à moustiques.

– Le plus important: lutter contre les eaux croupies et stagnantes.

Bien que pouvant parcourir plus d’un kilomètre pour s’alimenter, les moustiques résident généralement à proximité de leur lieu de ponte : l’eau. Bassins, mares et mêmes flaques d’eau sont des lieux de ponte tout indiqués.

– Tondez la pelouse.

Les hautes herbes forment un refuge humide idéal et à l’abri des prédateurs pour les petits nuisibles. En coupant régulièrement votre gazon à ras, vous limiterez leurs chances de prolifération.

– Attirez les oiseaux.

Un abri en bois ou une distribution régulière de graines contribueront à attirer les oiseaux, prédateurs de choix contre les moustiques. Au nombre des chasseurs de renom, les hirondelles noires ont une réputation de mangeuses efficaces de moustiques.

– Familiarisez-vous avec les chauves-souris.

Lorsque la température diminue, les moustiques nous repèrent mieux la nuit et c’est donc une fois le soleil couché que notre vulnérabilité est maximale.

Les chauves-souris sont des prédateurs redoutables contre les moustiques. Confectionner leur un abri ou elles puissent s’abriter pendant la journée et elles formeront une garde rapprochée de luxe.

Voilà, bon courage et si vous avez-vous aussi d’autres astuces, n’hésitez pas à les partager.

 

 

Toute la pluie tombe……

 

dsc006841Et oui, chaque année au mois de novembre, c’est la même rengaine, c’est la chanson de la pluie….. Et chaque année, il pleut plus ou moins. Et bien, cette année, c’est plus! Impressionnant la quantité d’eau qui nous est tombée sur la tête depuis quelques jours. Et ce matin, ça battait tous les records dans un concert assourdissant de grenouilles effrontées, totalement excitées par la belle aubaine. Je ne rêve pas, elles se fichent de nous les chipies et entonnent sans discontinuer leur mélodie du bonheur. Piscine à ras bord (pas question de faire mes 60 longueurs ce matin, glagla, c’est qu’en plus c’est frisquet…..), WC à ras bord, douche…. à ras bord…… Pas très glamour l’histoire. Mais face à ces petits tracas domestiques tellement anodins, je pense bien fort à tous ces pauvres gens au village qui n’ont pour se protéger que quelques tôles rouillés, quelques planches de bois toutes de guingois…. Heureusement, à Las Terrenas, en tout cas, la solidarité est très forte. On s’aide entre voisins, copains, entre étranger et dominicains et demain, quand le soleil remontrera le bout de son nez, les tôles seront colmatées et tant bien que mal, à l’intérieur de la petite case toute de bric et de broc, la vie reprendra son cours…..

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Lundi pluvieux, lundi heureux…..

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Ben oui, il pleut et c’est plutôt bienvenu, il faisait vraiment chaud hier, trop, la piscine frôlait les……38 degrés, presque insupportable. La plage était noire de monde et les petits bars du bord de l’eau se frottaient les mains. Donc, un peu d’eau, c’est pas plus mal, d’autant plus que le lundi, c’est de toute façon un jour gris non? Bon. Pendant ce temps les deux perturbations atlantiques continuent leur petit bonhomme de chemin. La première s’est un peu essoufflée mais, elle peut reprendre du poil de la bête en s’approchant de nos côtes si le bon Dieu lui prête vie. On ne la perd pas de vue (premier shéma). La seconde est une grosse vilaine dépression qui a selon les spécialistes 100% de chance de se transformer en cyclone dans les prochaines 48 heures. Chuttt! pas de panique Nadia, elle est encore très loin dans l’océan. Cependant, plus gênant…. elle suit quand même sa copine de près et ça c’est pas terrible. Vous savez ce que c’est les copines, ça aime « papioter » ensemble. Faudrait pas qu’elle se rapproche trop. Pour l’instant la plus méchante prend une route plus au nord, mais…… Bon, je ne les quitte pas des yeux et vous tiens au courant. On fait comme ça Nadia!

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Entre deux gouttes de pluie….

C’est vrai, je l’avoue, ce mois d’août est plutôt, disons…. pluvieux! Pas un jour sans qu’il nous tombe une averse sur la tête. Pas commun, je ne crois pas me souvenir d’été aussi merdique. Pauvres touristes, pas de chance…. Parce que pour nous, chaque goutte de pluie bien fraîche qui nous tombe sur la tête …. et sur le moral…. refroidit l’océan et éloigne les cyclones. Et oui, à quelque chose malheur est bon. Je ne voudrais pas passer pour une chipie, mais je vois la pluie d’un oeil différent des touristes ou des résidents tout juste arrivés et anxieux de voir un temps mitigé. Bon en même temps, pas de panique, le ciel de plomb fait immanquablement place à un superbe ciel bleu qui fait vite la place à un ciel…. Bon j’arrête. En attendant, entre deux gouttes de pluie, un petit tour sur la plage avec Tatoo qui s’est déniché une belle troupe d’amis. Toujours peur, il a tellement l’habitude de partager sa vie avec ses 9 frères et soeurs qu’il ne se rend pas compte qu’il est beaucoup plus petit que ces vagabonds de la plage, mais je garde un oeil sur eux de loin et visiblement tout se passe bien. Font tous pipi sur le tronc d’arbre et le vainqueur sera le dernier, et le vainqueur est… Tatoo. Bien sûr. Un petit coucou à Eliot qui a bien aimé les aventures de Tatoo et de sa bande de copains.

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