Batallon Proteccion Animal, un tout petit supplément d’âme…..

Lorsque je suis arrivée en République Dominicaine, il y a presque 18 ans une des choses qui m’ait le plus choquée était l’absence totale de considération des Dominicains pour les animaux, quels qu’ils soient. Combien de fois ais-je vu des gamins jouer au ballon sur la plage avec des chiots, le chiot bien entendu remplaçant le précieux ballon, des mobylettes tirant de pauvres chiens haletants, des mobylettes toujours ou des autos s’amusant sciemment à percuter des chiens, des chats… des mômes désoeuvrés massacrant des oiseaux pour passer le temps. Et dans la rue, combien de coups de pieds en traitres, juste parce qu’un chiot malheureux cherchait une caresse. Dans les champs, des vaches, des ânes, des chevaux squelettiques et assoiffés. A Santo Domingo, durant 3 mois, de mon hôtel sur le Malecon, j’observais les larmes aux yeux ces pauvres chevaux à bout de souffle, frappés à qui mieux mieux par leurs propriétaires malsains quand ils avaient du mal à tirer sous un soleil de plomb des gros touristes stupides en mal d’exotisme bidon… Et tant d’autres horreurs encore….comme ces bouts d’choux enfermés dans des sacs poubelles et balancés sur la plage… Domingo, Paquita… deux de mes premiers amours de 4 patounes furent de ceux-là. L’animal était moins bien considéré qu’un meuble ou un appareil ménager.

En août 2012, un sursaut d’humanité de la part du gouvernement. Une loi sur la protection animale est promulguée, la loi 248-12…. Une loi très complète qui ne laisse rien au hasard et risque bien de changer la vision des Dominicains ou gringos vivant dans le pays, face aux animaux. Vous en trouverez quelques extraits en français et l’intégralité en espagnol dans un prochain billet.

Oui mais, cette loi, encore fallait-il la faire appliquer et ça, c’était tout sauf gagné. On ne change pas l’attitude d’un peuple par un petit bout de papier et les personnes chargées de faire appliquer cette loi, visiblement étaient loin d’être prêtes elles aussi. Du coup, loi ou pas, pas grand-chose ne changeait dans l’attitude générale des soi-disant humains vis-à-vis des animaux…

Puis, un jour, une dame, lassée, blessée par cet état de fait, une grande dame, amoureuse des animaux, profondément meurtrie devant quelque geste cruel que ce soit à leur égard, décida qu’il était temps d’agir. En juillet 2019, Blanca Espinal Duran créa le Batallon de Proteccion Animal dominicain. Une association tout ce qu’il y a de plus formelle et extrêmement fonctionnelle. De 2 ou 3 au départ, le Batallon comporte aujourd’hui plus de 80 membres, tous volontaires et non rémunérés, disséminés dans des cellules du nord au sud du pays et chapeautés par une direction à la capitale. Leur rôle : par amour des animaux, faire appliquer coûte que coûte cette loi 248-12. Ils en ont les moyens juridiques et aboutissent toujours à une solution positive pour l’animal.

A Las Terrenas, la responsable de la cellule, très impliquée et on ne peut plus active est Sylvie. Elle vit à la Barbacoa avec ses 4 toutous dont 3 rescapés bien chanceux d’avoir croisé son chemin et quelques chats mignons. Extrêmement motivée, elle multiplie depuis son intégration les actions punitives contre les maîtres indélicats. Cela commence par une dénonciation (même si ce terme peut en choquer quelques-uns…), Sylvie se rend sur place pour constater, essaye de parlementer et, malheureusement, le plus souvent se voit obliger de revenir avec fiscal et policiers. Jusqu’à ce jour, toutes ses interventions se sont soldées de façon positive pour les animaux. Récupération de 2 tout petits chiots abandonnés dans sa maison par une odieuse personne retournée en France, libération de 2 chiens attachés jour et nuit à une chaîne, sans rien pour se protéger des intempéries, sans eau ni nourriture… A Puerto Plata, un individu qui sans honte, en plein jour avait traîné son pauvre chien derrière sa moto s’est vu menotté et emprisonné et fortement pénalisé. Les animaux sont bien entendu retirés définitivement à leur propriétaire et le batallon tente de leur trouver un nouveau doux foyer. Seule, Sylvie sature et aimerait rencontrer d’autres personnes, amoureuses comme elle de ces défavorisés et prêts à se battre pour leur rendre leur dignité et une vie plus douce. Si vous vous en sentez le cœur, n’hésitez pas à la consulter et à intégrer le Batallon.

Sur Facebook Bonne Garde Sylvia ou whats app 829 577 5925.

C’est à ce même numéro que vous pouvez vous adresser en cas de constatation de maltraitance d’animal.

Savoir que des personnes aussi sensibles existent me met à chaque jour du baume au cœur. Je les admire et les remercie tellement pour leur petit supplément d’âme. Elles donnent tout et ne demandent en échange qu’un peu de compréhension, d’intelligence, un peu plus d’amour pour nos amis à 4 pattes et la fin de la cruauté. Merci Sylvie, Isis ta supérieure à Santo Domingo et dame Blanca qui vit aujourd’hui à Boston mais qui garde un œil affûté sur sa petite tribu et gère tout de main de maître par Internet. Je vous aime.

Toute en douceur et en beauté, une bien jolie personne… petit moment glamour…

Allons, pour quelques instants, oublions le ciel tourmenté, la distanciation sociale et ces masques hideux, oublions le covid et toutes les plaies de la terre et offrons-nous un petit moment délicat, délicieux, un brin futile mais tellement glamour…

Elle, c’est Illana, vous la connaissez par cœur depuis le temps que je vous parle d’elle. C’est une pure merveille et c’est ma petite nièce, enfin presque…. Je vous explique. Il y a longtemps, au Moyen Age… en 1974, raide dingue de la Camargue depuis toujours, j’ai épousé un garçon charmant, Aiguemortais de pure souche. Un mariage exquis dans la si jolie église de la place Saint-Louis d’Aigues Mortes, une soirée délicieuse à l’Allégro, le resto très en vogue de Jean-Marc Allègre, mon tout nouveau beau-frère, ex-cascadeur de renom et papa d’un petit bout d’chou d’amour, Maguelone…

Maguelone c’est la maman d’Illana et d’un petit Izac tout craquant et Illana est juste la plus jolie personne que je connaisse.

Sportive, adorable, très discrète, elle a fini par se laisser convaincre de vivre l’aventure peu banale d’une miss. Miss Beaucaire puis Miss Languedoc-Roussillon, tout lui réussi et cette nouvelle identité lui va comme un gant. Rayonnante, elle est de plus en plus belle.

Je lui ai passé un petit coup de fil, histoire d’en savoir un peu plus sur son emploi du temps, elle qui, pour la première fois, comme elle me l’a dit, presque en catimini, presque gênée, ne retourne pas à ses études… Mais, elle n’en reste pas oisive pour autant. Un coach sportif, sollicité par le comité Languedoc-Roussillon, très fier de sa jolie miss, l’entraîne 3 jours par semaine… De son côté, sportive dans l’âme, elle s’octroie de longues balades à vélo au gré des si jolis chemins camarguais ou part pour de longues courses à pieds. Elle n’en néglige pas moins sa culture générale et, plus que jamais, essaie de se tenir au courant de l’info… Ah oui, du coup, elle passe aussi son permis de conduire, maman Maguelone ne pouvant éternellement lui servir de chauffeur de taxi.

Pour cause de Covid, la destination de l’emblématique ‘’voyage de préparation’’ n’est pas encore connu et l’élection, malgré quelques polémiques aura bien lieu au Puy du Fou…

Voilà, instant glamour, instant velours, jolie Illana, on est tous avec toi… de toute façon, tu es vraiment la plus jolie…. A bientôt.

Un ciel rock’n roll…

De mémoire de spécialiste, pas moi mais c’est Olivier Tisserand qui le dit, c’est la première fois en quinze ans qu’une telle bataille ‘’navale’’ se déroule dans le ciel de l’Atlantique. Il y en a partout, des Paulette, des Rene, des Sally, des Teddy, des Vicky et j’en passe et des meilleurs…. Non seulement tous ces phénomènes inquiétants s’agitent à qui mieux mieux à proximité de nos têtes mais en plus, si vous suivez un peu l’actualité cyclonique année après année, il ne vous aura pas échappé que nous en sommes déjà à la lettre T, le 14 septembre. En 2017, la sinistre Irma déclenchait sa furie à la même époque , calcul vite fait, au minimum 11 phénomènes nommés ont déjà pris part au bal funeste de la saison cyclonique 2020…. Par chance, il semble que pour l’heure, ils préfèrent se pavaner sur l’immensité de l’océan que sur nos pauvres têtes. Un petit tour sur le bleu des flots et puis s’en vont.

Pourvu que ça dure, j’rigole mais à chaque fois, je flippe…. Nous sommes en plein dans le vif du sujet et la saison calme n’arrive que fin novembre. On croise les doigts et on surveille le ciel. Bonne journée.

Un peu d’histoire (Fin)…. La Rep Dom, du tourisme mais pas que….

Économie

La République Dominicaine est un pays en plein développement. Son économie galopante occupe la neuvième place de l’Amérique Latine et la première des Caraïbes et de l’Amérique Centrale. Grâce à sa situation géographique et ses accords de libre commerce, la République Dominicaine est facilement accessible aux marchés des États-Unis, des Caraïbes et de l’Amérique Centrale, l’Amérique Latine et l’Europe. Les principaux partenaires commerciaux du pays étant États-Unis, Haïti, Cuba, Jamaïque, Mexique, Brésil, Colombie, Espagne, Pays Bas, Belgique, Royaume Uni et Chine.

Son économie, dépendante depuis des siècles de l’exportation des produits agricoles, sucre, cacao et café s’est convertie en une économie diversifiée entre les secteurs services (60% du PIB), fabrication (22%), agriculture, exploitation minière et commerce.

Tourisme

Avec plus de mille kilomètres de plages, la zone coloniale la plus ancienne de l’hémisphère occidental et des montagnes et paysages spectaculaires, la République Dominicaine est la destination touristique la plus fréquentée des Caraïbes.

Exploitation minière

En 2012 a commencé l’exploitation des mines d’or et d’argent dans les mines de Pueblo Viejo, située à 100 km au nord-est de Santo Domingo, qui dispose d’une des réserves aurifères les plus importantes du monde.

L’entreprise qui exploite la mine, formée par les entreprises canadiennes Barrick Gold Corporation et Goldcorp. Inc., a investi plus de 4 milliards de dollars uniquement pour entamer la production, soit l’investissement étranger le plus important dans l’histoire de la République Dominicaine. En 2014, les exportations d’or et d’argent de la mine de Pueblo Viejo ont dépassé 1,5 milliard de dollars.

L’Agriculture

L’agriculture a été le secteur économique le plus important en République Dominicaine depuis son indépendance en 1844 jusqu’à la fin du 20ème siècle. La production de tabac, cacao, sucre, café, viande et lait a constitué, à cette époque, le pilier fondamental de l’économie. Aujourd’hui, bien que sans l’ampleur d’autrefois, l’agriculture reste toujours un secteur important, représentant 8% du PIB.

Beaucoup de produits non traditionnels sont cultivés aussi bien pour l’exportation que pour le marché local. Parmi les fruits, les plus importants sont les bananes, mangues, cocos, melons, papayes, oranges et ananas. Il y a également une variété de produits agricoles des régions tempérées dans les vallées du massif central montagneux, comme les pommes de terre, choux, carottes, fraises et pommes. Aussi, il existe une grande production de produits organiques: la République Dominicaine est un des exportateurs principaux de la banane plantain organique et du cacao du monde.

Quant à l’élevage, les industries de volaille et de cochon sont les plus importantes des Caraïbes et rapportent de gros revenus en matière d’exportation.

Devise et régime de change

L’unité monétaire de la Republique Dominicaine est le peso dominicain, dont les symboles sont DOP ou RD$. Au 1er septembre 2020, un dollar américain équivalaut à 58,50 pesos; un euro, à 69,27 pesos.

Les engagements contractuels peuvent être établis en pesos dominicains ou toute autre monnaie étrangère.

Langue

La langue officielle de la République Dominicaine est l’espagnol.

Jours fériés

▪ 1 janvier (Nouvel an)

▪ 6 janvier (Rois mages)*

▪ 21 janvier (Altagracia, Sainte Patronne de la RD)

▪ 26 janvier (Jour de Duarte)

▪ 27 février (Jour de l’indépendance)*

▪ Vendredi saint**

▪ 1 mai (Fête du travail)

▪ Corpus Christi**

▪ 16 août (Jour de la Restauration)*

▪ 24 septembre (Jour de la Vierge de las Mercedes)

▪ 6 novembre (Jour de la Constitution)*

▪ 25 décembre (Noël)

* Lorsque le jour férié tombe un mardi ou un mercredi, il est célébré le lundi d’avant. S’il tombe un jeudi ou un vendredi, il est célébré le lundi suivant.

** La date de cette fête religieuse varie d’année en année.

Las Terrenas mi amor…

 

Ne jamais rester sur une idée négative, même si elle est furtive. Hier, profondément choquée par le manque de civilité d’individus peu scrupuleux qui, plus par bêtise qu’autre chose avaient tenté de démontrer leur refus de se conformer aux lois et tout simplement à la bienséance en barbouillant de peinture rouge nos jolis panneaux tout neuf, j’avais ressenti le besoin de m’épancher dans un coup d’gueule bien gratiné. Beaucoup ont apprécié, plus de 1000 vues et de like et tout et tout…

Oui mais, Las Terrenas c’est tellement pas ça et, si après plus de 17 ans, je suis amoureuse comme au premier jour, voire plus de mon petit village douillet, c’est bien qu’il y a une raison, des raisons.

Débarquée presque par hasard de St-Barth, ma petite île-bonbon, le coup de foudre fut immédiat.

C’est là, pas ailleurs. Il y a tout, l’océan et ses longues plages désertes ourlées de coco et de palmiers à n’en plus finir, un village, bruyant certes mais absolument craquant. Des grands sourires, des parties de dominos et des éclats de rire sur les trottoirs bancals, des mobylettes plus franchement fraîches se frayant un passage à grands coups de klaxons tonitruants. Il y a les histoires des vieux français, ancrés à leur nouvelle vie. Il y a les petits restos de bric et de broc du village des pêcheurs, il y a la plage de Sandro (et oui déjà) et son cochon du dimanche midi, il y a le Syroz, un vrai coup de foudre là aussi, un Michel discret et un manager adorable, Sergio en personne… Et puis il y a la tendresse et la gentillesse de tous ces dominicains, pauvres mais si riches dans leur coeur. Ni une ni deux, nous vendons tout à St Barth, villa, bateau, autos, louons par avance, sûrs de notre coup une maison au toit de feuilles nichée dans un délicieux quartier. Las Terrenas, nous voilà. Balades en quads sur des sentiers cachés le long des plages infinies, apéros-bonheur et caipirinia d’exception tôt le soir au Syroz, déjeuner gourmands et dîners entre copains dans les lolos du village des pêcheurs d’antan… La vie n’est pas toujours simple et, jusqu’à l’initiative de Jean Pierre Morgand, difficile voire impossible de s’approvisionner au village. Lindo n’existait pas encore, encore moins Bertrand et son EMB. Pas de boutiques de fringues non plus et les achats sur Internet en étaient à leurs balbutiements. Chaque semaine, dans son gros camion avec José son fidèle chauffeur, Jean-Pierre partait à la capitale (6/7 heures de route) et en revenait chargé de nos précieuses commandes hétéroclites, frigo, télé, polo Lacoste, hachoir à viande, machine à café……

Alors, même si d’aucuns se plaignent de l’essor trop rapide de Las Terrenas, nous les ‘’anciens’’ apprécions à leur juste valeur cet art de vivre ici comme là-bas. Allons, allons, stop aux langues de bois. C’est si confortable, douillet, voluptueux de vivre au bout monde, dans un endroit de rêve avec tout le confort de notre vieille Europe. Ce confort ne nous empêchant nullement de nous mêler à la population locale, à tel point que le terme même de ‘’population locale’’ me semble du coup totalement inadapté et désuet. A Las Terrenas, la vie cosmopolite, multi-culturelle est une évidence et tout se passe dans une parfaite harmonie. Bien sûr, comme dans tous les pays du monde, il y a des brebis galeuses, des vols, des larcins et même, oui, même… du bruit…. Et de la musique trop forte…

Si j’avais les talents de mes amis Guy ou Annemarie, j’aurais pu vous offrir une poésie douce de tout cet amour que j’éprouve pour mon village d’adoption, mon coup d’coeur malgré mes coups d’gueule…. Alors en échange, partons à la découverte du vrai Las Terrenas en images, de ci de là au gré de nos envies, histoire d’oublier les instants chagrins…. Belle balade.

Coup d’gueule. Las Terrenas victime de son succès ?

Longtemps boudée par les capitaleros, tout d’un coup le petit village presque caché, presque secret est devenu la coqueluche des habitants des grandes villes et surtout de la capitale. En bandes, tels des loups assoiffés de liberté, avides de bruit et de non-interdits (ici tout est permis, ils disent…) ils débarquent, glacière et sono dernier cri au poing. Ils se ruent chez les loueurs de quads et affolent la population par leurs exploits imbéciles, rodeos dans les rues du village ou sur les plages magnifiques, tels des aventuriers miteux. Parfois un ou deux se tuent, mais ça ne suffit pas à les calmer. Gars et filles hurlent, boivent des grandes bières ou du rhum, balancent cannettes et gobelets, papier alu et sachets plastique à qui mieux mieux le long de l’océan. Enfin libres, ils sont au paradis et nous font vivre l’enfer. Certes, le nouveau maire a pris des décisions, fait voter des lois, plus de bruit, plus de vitesse, plus de saletés sur les plages… c’est tout à son honneur, sauf que…. Il n’y a rien de changé.

Dans notre quartier, Las Ballenas, si prisé par ces aventuriers miteux, une idée a germé et des panneaux ont vu le jour, propres, beaux, nets, précis, ils reprennent la globalité des termes du maire. Participation financière des riverains et beaucoup de dons de soi de certains (encore merci Alain et Valentina), les panneaux ont été fixés aux point stratégique…. Deux jours plus tard, ils sont barbouillés de peinture rouge… A noter que notre quartier, notre chemin est à l’image de Las Terrenas, de notre Las Terrenas. Y vivent en bonne entente des dominicains, des italiens, des français, des espagnols, des russes… et tout ce beau petit monde aspire à une seule chose, vivre en paix et profiter de ce merveilleux pays. Apparemment d’autres en ont décidé autrement…. Du coup, certains ont pris la décision de se réfugier dans d’autres quartiers, plus loin, plus calme, et c’est dommage.

Et, vous les donneurs de leçons à deux balles, inutile de nous dire ‘’on est chez eux’’, on est sur terre, on subit les mêmes merdes, les mêmes fléaux, les mêmes pandémies, les mêmes ouragans et les mêmes injustices alors essayons au moins de vivre en harmonie…. C’est sur, harmonie ne figure pas dans le vocabulaire de tout le monde…. Et ça c’est plus que dommage.

 

Un brin d’histoire, ça ne peut pas faire de mal… Chapitre I

 

République Dominicaine… Petit tour d’horizon…

Un pays tout en contrastes

Bercée par les eaux limpides de la mer des Caraibes et de l’océan Atlantique, la République Dominicaine, chouchou des touristes de tous poils mais aussi des investisseurs malins, occupe une place stratégique au milieu de ses célèbres sœurs, Cuba et Porto Rico. Elle partage avec Haiti l’île d’Hispaniola et, quoique menue, elle s’enorgueillit de pas moins de 1600 kms de plages préservées, plus belles les unes que les autres.

D’aucuns diront que la République Dominicaine est un condensé câlin de tout ce que la nature peut offrir de plus agréable… 3 chaînes de montagne voluptueuses animent le territoire d’est en ouest et se targuent de détenir le sommet le plus élevé des Antilles, à savoir le Pico Duarte, culminant à 3098 mètres. Autre record, et pas des moindres le lac Enriquillo, célèbre bien au-delà de nos frontières, se situe tout simplement à 45 mètres sous le niveau de la mer. Outre, les fabuleuses plages du littoral, de ci delà, de vertes vallées fertiles côtoient des zones semi-désertiques.

Le climat est à l’avenant, varié et parfois surprenant. Dans les zones montagneuses, les températures dépassent rarement les 18*. Durant les mois de janvier et février, les plus ‘’rudes’’, il n’est pas rare de relever des températures frôlant les 0 degrés dans la chaîne centrale alors que sur les plages et dans les plaines, l’ambiance et le thermomètre hésite entre les 25 et 27 degrés.

Population

75% des 10,5 millions d’habitants peuplent les zones urbaines. Majoritairement mulâtre, la population compte environ 16% d’individus de race blanche, descendants pour la plupart d’européens et 11% de noire d’origine africaine. Le peuple d’origine, les Tainos ne représente plus que 4% de la population.

Parmi les villes importantes comme Santiago, La Romana, San Pedro de Macoris, Higuey, San Francisco de Macoris, Puerto Plata et La Vega, la capitale Santo Domingo avec ses 3 millions d’habitants est la métropole la plus peuplée des Caraibes et de l’Amérique centrale.

Histoire d’Hispaniola

Avant l’arrivée de Christophe Colomb le 5 décembre 1492, l’île qu’il a baptisée Hispaniola, était peuplée de Tainos, un peuple grégaire en provenance de l’Amérique du Sud. Maladies importées par ces conquistadores espagnols et mauvais traitements ont conduit à leur rapide extinction.

Escale idéale, Hispaniola accueille les colonies espagnoles en partance pour l’Amérique. Fondée en 1496, Santo Domingo de Guzman fut le premier siège du gouvernement colonial espagnol, de la première vice-royauté d’Amérique, de la première Audiencia et de la première université (celle de Saint Thomas d’Aquin, 1538). Mais l’Espagne ayant conquis des terres bien plus riches comme le Mexique et le Pérou, Hispaniola, boudée par ses colonisateurs connut un déclin de 3 siècles et un dépeuplement considérable. Au début du XVIIème siècle, les quelques habitants qui restèrent s’étant repliés dans la partie orientale, les Français en profitèrent pour s’approprier la partie occidentale devenue Haiti. Mise au pied du mur, en 1795, l’Espagne céda officiellement les deux tiers orientaux de l’île à la France qui, comme elle, étendit son emprise sur toute l’île.

De 1795 à 1844, le territoire de l’actuelle République Dominicaine fut gouverné successivement par la France (1795-1808), l’Espagne (1809-1821) et Haïti (1822-1844). Le 27 février 1844, un groupe de patriotes, mené par Juan Pablo Duarte, proclama l’indépendance du pays. Cependant, en 1861, devant les menaces constantes d’invasion, la République Dominicaine se rapprocha de l’Espagne; toutefois, cela ne dura que quatre ans. Des guerrillas incessantes pendant trois ans ont mené le pays à la restauration de l’indépendance en 1865.

La période entre 1865 et 1916 se caractérise par une instabilité politique sans fin et l’endettement progressif du pays. En 1916, pendant la première guerre mondiale, les États-Unis occupèrent la République Dominicaine pour des raisons stratégiques. L’occupation de l’Amérique du Nord dura jusqu’en 1924. En 1930, Rafael Trujillo arriva au pouvoir et gouverna le pays avec une main de fer pendant 31 ans jusqu’à son exécution en 1961. S’ensuivit un nouveau chaos politique jusqu’à l’élection en 1966 de Joaquín Balaguer à la présidence de la République. Actuellement, le président Danilo Medina du Parti de la libération dominicaine (PLD) est au pouvoir.

A LT, jour d’après Laura, merci le ciel…

On s’attendait au pire, pile poil sur la trajectoire de la tempête… au dernier moment, piquée par je ne sais quelle mouche, merci la mouche, elle a changé d’avis et s’est rapprochée du sud… Du coup, quelques gouttes d’une pluie bienfaisante et rafraîchissante, pas de vent, pas de tonnerre, même pas un bananier décoiffé, une nuit inespérément calme, délicieuse. Ce ne fut pas le cas pour tout le monde et la capitale en a pris pour son grade, routes et maison inondées et pas mal de dégâts. Mais laissons parler Olivier Tisserand, le grand Monsieur des cyclones qui vous contera mieux que moi l’épopée de Laura sur les terres d’Hispaniola :

La tempête Laura se déplace au niveau de la côte sud de Hispaniola soit, encore une fois, bien au sud de la trajectoire prévue. Et à nouveau le centre semble être plus au sud que celui estimé. Il n’y a pas de radar sur l’île et peu de stations météo ce qui rend quasiment impossible d’estimer la position du centre par des relevés à terre. Et on voit depuis 3 jours que l’estimation par satellite est un peu défaillante. Du coup, le Hunter en cours d’investigation donnera peut-être des infos, à condition qu’il ait l’autorisation de voler au-dessus des terres.

Elle a ce matin une organisation bien meilleure et sur ces images elle a l’air très très en forme et ressemble à une vraie grosse tempête avec des bandes convectives en spirale bien visibles. Sa moindre interaction que prévu avec la terre lui a permis de maintenir une énorme convection. C’est désormais le sud de Haïti qui va faire face à des pluies exceptionnelles et a déjà enregistré 1 décès (une fillette de 10 ans).

Ensuite, la Jamaïque qui ne devait pas être trop touchée pourrait être plus concernée si le déplacement se maintient plus Ouest que prévu … comme depuis 48h.


Santo Domingo . Image, Florence Wiriath

Allez, encore un p’tit coup d’oeil vers le ciel, Laura, un joli nom pour phénomène moins glamour…

Comme je vous le disais, on est en plein dedans, ça s’agite clairement dans le ciel de l’Atlantique, les phénomènes cycloniques se suivent, s’entrechoquent, bifurquent, disparaissent, mouillent, décoiffent les toits de feuilles, tonnent… bref, on est en plein dedans.

Laura, joli nom pour une tempête tropicale. On l’imagine assez pimpante, un brin libertine…. Elle a bien mouillé St-Barth, c’est mon amie Anne qui me l’a dit. Pratique, quelques heures avant nous, elle subit les outrages du ciel et me raconte ensuite à quoi s’attendre. Parfois pire, parfois moindre. Et donc là-bas sur sa délicieuse petite île jolie, Laura a pleuré toutes les larmes de son corps, mouillant encore et encore Gustavia, Corossol ou l’Anse des Cayes. De gros orages aussi, mais pas trop de vent…

Elle devrait pointer le bout de son nez en fin de journée, nous perturber durant la nuit et poursuivre son chemin moins chaotique et mieux formé vers Cuba…

Cette fois je ne me laisserai pas surprendre, non mais, déjà, les cocos sont nettoyés, c’est déjà ça, le toit du château de feuilles est presque tout neuf et, pas idiote à tous les coups et je vais sagement, comme je l’ai appris ranger coussins, plaids, objets délicats loin de l’impertinence de la demoiselle….

Et puis, on verra bien. Je vous tiens au courant.

Coup d’oeil vers le ciel tout bleu….

Ne nous voilons pas la face les gars, on est dans le vif du sujet. La mer chaude comme l’eau d’un jacuzzi et le sable du Sahara a rejoint ses pénates. Le bal est ouvert et pour l’heure, c’est plutôt rock’n roll dans le ciel….

Très important en cette période de ne pas oublier de jeter, de temps en temps, un petit coup d’oeil sur la météo. Attention, pas de scénarios catastrophes avant que cela ne soit nécessaire. Dernière en date, Josephine, tempête de belle taille est passée bien au large de nos côtes pour mourir dans l’Atlantique… Et pour l’heure, si un phénomène à 20% de chance de se transformer en cyclone se pavane déjà dans la mer des Caraibes, arrosant copieusement les petites îles alentours, c’est son frangin, de couleur rouge sur la carte qui inquiète les spécialistes et déchaîne les passions. Pas encore dépression, encore moins tempête ou cyclone elle mérite juste que l’on ne la quitte pas des yeux…

Je vous tiens au courant. Belle journée.