Sici, dog groomer salon.

Sici, une pet-luqueria tout en douceur

Elle est jolie comme un cœur et douce mais si douce avec nos amis à quatre pattes. Sici, c’est la délicieuse fée qui rend beau le plus ordinaire des toutous. Elle excelle dans l’art pas toujours évident du toilettage. Et depuis onze ans, elle en a vu des 4 patounes mal coiffés. Le dernier en date, Tatoo, oui, mon Tatoo enfin le chiquito de Michel. 9 ans, un caractère de cochon et un poil hirsute, jamais coiffé. Des nœuds dans tous les sens, des cheveux dans les yeux, le long des oreilles, sur le ventre les pattes… grands, filasses, moches. Allez, on se lance et on appelle au secours.

Elle est arrivée avec son petit sac en bandoulière, s’est installée comme elle a pu à côté d’une table basse et a entrepris la grande transformation de Tatoo qui, contre toute attente n’a pas bronché. 2 heures et demi il lui a fallu pour venir à bout des nœuds et de la toison hystérique du petit bonhomme. A la fin, je n’en pouvais plus mais j’étais la seule, Sici et son petit patient se portaient bien, presque ils fredonnaient en cœur. Petit shampooing relaxant et doux massage pour clore la séance, clic clac on en profite pour couper les ongles trop longs et puis tiens ceux de Zoé aussi qui se laisse faire sans rechigner alors que moi je ne peux pas l’approcher. Une affaire rondement menée pour un prix tout mini.

Sici travaille chez elle ou au domicile de ses clients. Elle arrive avec son matériel et, patiente et douce, elle fait ce qu’elle veut du petit ou gros chien ou chat à la toison en vrac. Ah oui, elle a aussi ouvert dans sa maison un hôtel pour chiens et chats. Ils vivent en liberté chez elle et dans on jardin et profitent des vacances de leurs maîtres pour s’en donner à cœur joie. Les prix sont aussi doux qu’elle, à partir de 500 pesos pour un petit gabarit, nourriture fournie par le propriétaire. Pendant leurs séjours, bain et toilettage pour les chanceux pensionnaires.

La pet Luqueria (829) 917-8128 . Page FB La Pet-luqueria Rd

Un jour sinistre, remake…

Le 9 mai 2012, à l’aube, le Village des Pêcheurs et ses ravissantes petites bicoques s’embrasait dans un gigantesque incendie, ne laissant aux propriétaires, employés, badauds interloqués que leurs yeux pour pleurer.

Incroyable mais pourtant sinistrement vrai, ce matin 4 septembre 2021, très tôt, même scénario catastrophe. Le nouveau Village des Pêcheurs, tout pimpant, reconstruit à la hâte mais dans les règles de l’art s’est embrasé de nouveau. C’est l’émoi au village et bien au-delà de nos frontières. Les pompiers d’ici et des environs ont eu beau lutter comme de beaux diables (ils sont toujours à l’oeuvre), il ne reste rien qu’un tas de cendre de ce qui fut l’un des hauts lieux touristiques du village.

Bien triste journée. Une grosse pensée pour tous ceux qui ont tout perdu, en espérant qu’il n’y ait pas de victimes.

Chronique d’une journée d’été

15 août, le milieu de la saison cyclonique. On entre en catimini dans la période la plus active. Celle où l’on (je) scrute régulièrement ciel et maps de sites pointus. Fred nous a fait une petite visite la semaine passée, rien de bien méchant en ce qui nous concerne, juste quelques gouttes d’eau. Soeurette Grace le suit à la trace et devrait impacter le sol dominicain demain lundi. Sa trajectoire est prévue un peu plus au sud et notre village devrait être une fois de plus épargné. Une chance inouie que chacun devrait apprécier à sa juste valeur. Tempêtes et cyclones sont de véritables fléaux, terriblement destructeur physiquement et psychologiquement, des fléaux ingérables, prévisibles certes, mais inévitables.

Et pendant que l’on se réjouit d’être privilégiés des Dieux, à quelques encablures de là, Haiti, dejà fragilisée par sa situation politique chaotique est à nouveau frappée de plein fouet par un terrible tremblement de terre. Un séisme meurtrier de magnitude 7.2 a secoué la partie sud-ouest de l’île ce samedi vers 8H30 heure. Au moins 304 personnes sont mortes, selon un bilan provisoire de la protection civile. La tempête tropicale Grace pourrait toucher l’ile, lundi ou mardi et amplifier encore le chaos, le désastre.

Profitons de la vie les amis. On est si peu de chose. Savourons comme il se doit les petits moments de bonheur, rayons de soleil, parfum d’une fleur, douceur de la mer, rire d’un enfant ou léchou d’un délicieux toutou…

Je m’y emploie à tous les instants de mon existence. Les journées se suivent avec leur lot de complications, d’impondérables mais aussi de tendres joies dont fait amplement partie le plaisir de vous raconter nos cieux si bleus ou ténébreux.

A story that ends badly… or badly acquired never benefits.

If you see Mimi’s little jeep pass by, immediately stop all action, open your eyes wide and applaud with both hands.

And yes, in less time than it takes to say it, she left in the car. One ad, one hour, one buyer. Fixed price $ 4800, it’s no secret, it was written on my post… He came, nice, connoisseur, looked at everything, below, above, tried, liked, said OK but at this price … We discuss, we reflect and we also say OK. $ 3,800 will be… or rather 217,000 pesos. All in all, since we weren’t too keen on selling it, it’s not that bad.

As I am a very nice fanatic, I ask my mechanic who knows the little car by heart to come, meet the buyer, nice, knowledgeable and talk with him about the few transformations he is considering in the near future. Neither one nor two, Rafael arrives dare-dare, speaks, explains, I listen, translates… well yes, one does not speak Spanish and the other does not speak English, it’s not so easy when it comes to ‘is mechanical. But we’re doing pretty well and the deal is done.

Around 1 a.m., dring, it’s the friendly, connoisseur buyer who arrives with a mechanic buddy. Return to the car. It’s okay, it holds up. Head to the terrace where I prepared a mock bill of sale. No need for a lawyer, on the gray card of the small auto it is written motocicleta. A private deed is sufficient. We fill it in, we sign and the guy, nice and knowledgeable, drops me a bundle of banknotes, pesos, well tied up. I’m about to count when suddenly, in a tragedy, Leo my German Shepherd and Mimi’s little Tatoo kill each other … I’m alone with them. I drop the wad of cash, run, shout, push Leo, grab Tatoo, a bite, bloody hand and rather broken little finger on my right hand. I wrap my hand in absorbent paper, go back to the negotiating table and shaking like a leaf, barely able to speak, blood tasting everywhere and Tatoo still in my arms I tell the nice guy, geek ‘I can you trust, not the courage to recount  ». No problem, he told me, I counted three times. Ok, here are the keys and thank you and good luck etc, etc …

Except later when I finally count the wad of cash. Amazement, 100,000 pesos are missing. And yes, 117,000 instead of 217,000…. Strange no. I count and recount and recount. I join the nice guy, connoisseur…. He doesn’t want to hear anything and scoffs at me that I just had to recount. He is not wrong but seeing the scene, I am still entitled to extenuating circumstances or else. I don’t raise my voice, explain to him that maybe he was wrong. The guy not so nice but surely connoisseur will not let me say a word … he is honest and all and all. And how could he know I wasn’t going to count….

Except, stupid for the cost but not that much, I remade the script. 117000 strange anyway.

The guy arrives with a kid bundle, if I had counted, damn 117000 instead of 217000….  » Oh excuse me it’s a mistake, I was wrong sum all in impatience to get the car back but wait, I’m running to get the rest and I’ll come back…  » He didn’t even have time to tell me his story, I got into trouble on my own … thank you my dogs but at the same time, I prefer myself to be ripped off 100,000 pesos and that my two loves are whole.

In any case, if you see Mimi’s little car passing by with a guy at the wheel who looks nice, but just looks, and his dog, don’t be fooled, he is formidable but above all applaud, he is very strong. And if you want a name, I’ll give it to you, just ask.

Una historia que termina mal… o mal adquirida nunca se beneficia.

Si ve pasar el pequeño jeep de Mimi, detenga inmediatamente toda acción, abra bien los ojos y aplauda con ambas manos.

Y sí, en menos tiempo del que se tarda en decirlo, se fue en el coche. Un anuncio, una hora, un comprador. Precio fijo $ 4800, no es ningún secreto, estaba escrito en mi publicación … Vino, simpático, conocedor, miró todo, abajo, arriba, probó, me gustó, dijo OK pero a este precio … Discutimos, reflexionamos y también decir ok. $ 3,800 serán… o mejor dicho 217,000 pesos. En general, como no estábamos muy interesados ​​en venderlo, no está tan mal.

Como soy muy simpático, le pido a mi mecánico que se sabe de memoria el cochecito que vendrá, conocer al comprador, simpático, conocedor y hablar con él sobre las pocas transformaciones que está considerando en un futuro próximo. Ni uno ni dos, Rafael llega atrevete, habla, explica, escucho, traduce… bueno sí, uno no habla español y el otro no habla inglés, no es tan fácil cuando se trata de ‘es mecánico. Pero lo estamos haciendo bastante bien y el trato está hecho.

Alrededor de la 1 a.m., dring, es el comprador amigable y conocedor que llega con un compañero mecánico. Regrese al auto. Está bien, aguanta. Dirígete a la terraza donde preparé una factura de venta . No hace falta abogado, en la cartulina gris del cochecito está escrito motocicleta. Una escritura privada es suficiente. Lo rellenamos, firmamos y el tipo, simpático y conocedor, me deja un fajo de billetes, pesos, bien atado. Estoy a punto de contar cuando de repente, en una tragedia, Leo mi pastor alemán y el pequeño Tatoo de Mimi se matan … Estoy solo con ellos. Dejo caer el fajo de billetes, corro, grito, empujo a Leo, agarro a Tatoo, un mordisco, mi mano sangra y el dedo meñique de mi mano derecha bastante roto. Envuelvo mi mano en papel absorbente, vuelvo a la mesa de negociaciones y tiemblo como una hoja, apenas puedo hablar, la sangre sabe por todas partes y Tatoo todavía en mis brazos le digo al buen chico, geek ‘puedo confiar, no el coraje contar  ». No hay problema, me dijo, conté tres veces. Ok, aquí están las claves y gracias y buena suerte, etc, etc …

Excepto más tarde, cuando finalmente cuento el fajo de billetes. Asombro, faltan 100.000 pesos. Y sí, 117.000 en lugar de 217.000…. Extraño no. Cuento y cuento y cuento. Me uno al buen chico, conocedor…. No quiere escuchar nada y se burla de mí porque tenía que contarlo. No se equivoca, pero al ver la escena, todavía tengo derecho a circunstancias atenuantes o de lo contrario. No levanto la voz, le explico que tal vez estaba equivocado. El chico no tan simpático pero seguramente conocedor no me dejará decir una palabra … es honesto y todo y todo. ¿Y cómo podía saber que no iba a contar…?

Excepto, estúpido por el costo pero no tanto, rehice el guión. 117000 extraño de todos modos.

El tipo llega con un paquete de niños, si hubiera contado, malditos 117000 en lugar de 217000 …  » Oh, disculpe, es un error, estaba equivocado y estaba impaciente por recuperar el auto, pero espera, estoy corriendo para conseguir el resto y vuelvo …  » Ni siquiera tuvo tiempo de contarme su historia, me metí en líos por mi cuenta … gracias mis perros pero al mismo tiempo prefiero que me desgarren de 100.000 pesos y que mis dos amores estén enteros.

Coup d’cœur, merci tous…

Je me suis réveillée tôt ce matin. Dès potron-minet, j’arpentais mon joli jardin, les toutous sur les talons et je me suis dit. Mais c’est fabuleux, c’est inestimable, c’est rare et c’est beau. Mais quelle belle preuve d’amour j’ai pris en plein visage hier. A l’heure où je vous livre ces quelques mots, remplis d’émotion, ce sont près de 1000 personnes d’ici et d’ailleurs qui ont volé un moment de leur temps précieux pour lire mon triste récit sur un escroc des temps modernes. Et parmi toutes ces belles âmes, pas un pour me faire le moindre reproche. Vous êtes admirables les amis et je suis ravi de faire un tout petit peu partie de votre monde.

Pour en finir avec cette histoire sordide et parce que je sais que je ne récupérerai jamais ce précieux argent que j’aurais préféré imaginer entre les mains d’une association ou d’une personne méritante, de nombreux noms me viennent en tête, Gervaise, Sylvie, Brenda, Patricia et tant d’autres… j’ajouterai simplement et bien que vous ne me l’ayez pas demandé, je vous jure sur tout ce que j’ai de plus cher au monde, mon fils Julien, mon gentil mari Mimi, mes toutous d’amour, ma famille, mes amis que tout ce que je vous ai confié est la stricte vérité. Sûr si un jour, quelqu’un se permet de faire une réflexion à cette enflure sans nom, il niera, comme il osé sans honte le faire avec moi, me traitant de menteuse, voire de folle. Et ses yeux de chien battu risquent de distiller un doute dans votre esprit. Je ne suis pas la première dupée, tout se sait un jour ou l’autre et comme beaucoup l’ont souligné, inévitablement, à un moment on paie… Moi, j’ai payé pour apprendre. La note est salée mais maintenant, je sais.

Merci à tous, vous m’avez fait chaud au cœur et c’est promis, cet épisode brumeux estompé, presque oublié, je vais vous régaler de jolis contes bien plus gais, plongeons dans le passé, sourires d’inconnus juste croisés, délicieuses adresses dévoilées presque en aparté.

Je vous aime fort, la vie est belle et notre quotidien est si doux sous notre ciel. Belle et tendre journée mes amis. Mimi est moi et mes 5 patounes, on vous embrasse fort.

Une histoire qui finit mal… ou, bien mal acquis ne profite jamais.

Si vous voyez passer la petite jeepete de Mimi, cessez aussitôt toute action, ouvrez grand les yeux et applaudissez des deux mains.

Et oui, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle est partie la p’tite auto. Une annonce, une heure, un acheteur. Prix fixe 4800 $, ce n’est pas un secret, c’était écrit sur mon post… Il est venu, sympa, connaisseur, a tout regardé, dessous, dessus, a essayé, a aimé, a dit OK mais à ce prix… on discute, on réfléchit et nous aussi on dit OK. 3800 $ ce sera… ou plutôt 217000 pesos. Tout compte fait comme nous n’étions pas vraiment chauds pour la vendre, c’est pas si mal.

Comme je suis une inconditionnelle gentille, je demande à mon mecano qui connait la p’tite auto par cœur de venir, rencontrer l’acheteur, sympa, connaisseur et parler avec lui des quelques transformations qu’il envisage dans un futur proche. Ni une, ni deux, Rafael arrive dare-dare, parle, explique, j’écoute, traduit… ben oui, l’un ne parle pas espagnol et l’autre ne parle pas anglais, c’est pas si simple quand il s’agit de mécanique. Mais on s’en sort pas trop mal et l’affaire est conclue.

Vers 1h, dring, c’est l’acheteur, sympa, connaisseur qui arrive avec un pote mecano. Re-tour de la p’tite auto. C’est bon, elle tient la route. Direction la terrasse où j’ai préparé un simili acte de vente. Pas besoin d’avocat, sur la carte grise de la p’tite auto, il est écrit motocicleta. Un acte sous seing privé suffit. On remplit, on signe et le gars, sympa et connaisseur me dépose une liasse de billets, des pesos, bien ficelée. Je m’apprête à compter quand soudain drame, Leo mon berger allemand et Tatoo le p’tit de Mimi s’entretuent… Je suis seule avec eux. Je lâche la liasse de billets, court, crie, pousse Leo, attrape Tatoo, une morsure, la main en sang et le petit doigt de la main droite plutôt cassé. J’enroule ma main dans du papier absorbant, retourne à la table des négociations et tremblant comme une feuille, pouvant à peine parler, le sang goûtant de partout et Tatoo toujours dans les bras je dis au gars sympa, connaisseur ‘’je peux vous faire confiance, pas le courage de recompter’’. Pas de problème me dit-il j’ai compté trois fois. Bon OK, voici les clés et merci et bonne chance etc, etc…

Sauf que plus tard lorsque je compte finalement la liasse de billets. Stupéfaction, il manque 100 000 pesos. Et oui, 117 000 au lieu de 217 000…. Etrange non. Je compte et recompte et re-recompte. Je joins le type sympa, connaisseur…. Il ne veut rien entendre et me dit goguenard que je n’avais qu’à recompter. Il n’a pas tort mais vu la scène, j’ai quand même droit à des circonstances atténuantes ou bien. Je ne hausse pas le ton, lui explique que peut-être il s’est trompé. Le gars pas si sympa mais surement connaisseur ne me laisse plus placer un mot… il est honnête et tout et tout. Et comment pouvait-il savoir que je n’allais pas compter….

Sauf que, idiote pour le coût mais pas tant que ça, j’ai refait le scenario. 117000 étrange quand même.

Le gars arrive avec une sacoche, dans la sacoche, à coup sûr 2 grosses liasses, une de 117 000 et l autre de 100 000. Il en sort une, attend et devant ma bêtise de ne pas vouloir recompter s’empresse de ne pas sortir la seconde. Il a vite compris en voyant mon état que c’était tout bon pour lui. Je me suis mise dans la merde toute seule… merci mes chiens mais en même temps, je préfère m’être fait arnaquer de 100000 pesos et que mes deux amours soient entiers.

En tout cas si vous voyez passer la p’tite auto de Mimi avec au volant un type à l’air sympa, mais juste l’air, et son chien, ne vous y fiez pas, il est redoutable mais surtout applaudissez, il est très fort. Et si vous voulez un nom, je vous le donne, suffit de demander.

Délicieusement locale, la plage des pêcheurs et son p’tit nouveau Le Sunset.

Des tas de petits lolos se sont installés dans ce ‘’barrio’’haut en couleurs, fait de plein de petites cabanes en bois, un joli bric-à-brac de constructions hétéroclites, jaune acidulé, orange pétillant, bleu mer turquoise, vert émeraude, blanc immaculé, etc…. posées sur le sable a deux pas de l’océan. En guest-star, Paco et son Pacomer, précurseur visionnaire qui a su en tout premier flairer le potentiel du lieu.

Cet endroit intemporel où se presse chaque midi une foule cosmopolite n’est pas sans rappeler l’ancien Village des Pêcheurs parti en fumée. On y déjeune sans chichi, au milieu d’un délicieux fouillis de barques de pêcheurs dans une ambiance bon enfant ou l’on n’hésite pas à s’interpeller de table en table, sans même se connaitre. Certes, le style nomade du décor joue un grand rôle dans cet engouement permanent, tout comme le marché aux poissons juste à côté, ou les badauds assistent, à chaque fois émerveillés, à l’arrivée, parfois rocambolesque, des pêcheurs locaux. Mais n’en oublions pas nos papilles pour autant. Comme entrée en matière, savoureuses salades de lambis, poulpes ou calamars, palourdes gratinées ou terrine maison suivis d’une farandoles de poissons tout frais, daurades corifères, mérous, candelos, carités et leurs petites sauces crémeuses aux oursins, crevettes ou beurre blanc. Dominicains, chiliens, vénézuéliens, français, haitiens vous concoctent avec amour et passion poissons tout frais, langoustes, cigales, crevettes, crabes de terre ou autres centollos aux envoûtantes saveurs Caraibes, riches en coco, gingembre, cilentrico, citron vert, curcuma, chinola …… Un pétillant festival de parfums juste sublimes.

Toute dernière recrue de ce petit paradis intemporel, et pas des moindres, Eddy et son Sunset.

Eddy c’est tout un poème. Il a fait ses armes à l’emblématique Vela Blanca avant que ne lui vienne l’idée de voler de ses propres ailes. Un caractère jovial, une bonne humeur à toute épreuve, un sourire ravageur et un vrai talent, un maître, en matière de cocktails, classiques ou tout droit sortis de son imagination colorée. La réputation de sa sublimissime pina colada a franchi les frontières, il n’est pas rare qu’on se la raconte dans les bistrots branchés de Montréal ou du vieux Quebec, même que parfois, on tente de l’imiter, et, ça le fait pas toujours. En compagnie de Bénédicte, il s’est confectionné un joli petit nid tout blanc, les pieds dans le sable où les amoureux d’authenticité aiment à se retrouver chaque jour plus nombreux. Sa cuisine qui fait la part belle aux poissons et crustacés, mais pas que, est à la hauteur de ses cocktails colorés, m’est avis que l’on n’a pas fini de parler de lui.  Le Sunset, c’est l’endroit rêvé pour vivre les mille et une sensations du Las Terrenas d’autrefois, un rendez-vous à ne pas manquer.

Au plaisir des épicuriens…

L’aventure a commencé par un simple mais judicieux service de commandes et livraisons et pourtant, depuis quelques mois, on ne parle plus que d’eux. DR’ Livery, créé par Charlie et Magalie, très amoureux de la République Dominicaine mais fidèles aux irremplaçables produits de la gastronomie française. Aussi, pas question lorsque Charlie posa pour de vrai ses valises à Las Terrenas il y a quelque 4 ans, de se priver de son petit péché de gourmandise. Et pour notre plus grand plaisir et celui de nos papilles, il en a même fait sa profession. Au début, en tâtonnant un peu, presque en catimini, il ne proposait qu’à ses seuls proches, ses relations son service de livreur des quelques douceurs-bonheur de son pays, quasiment introuvables au village mais disponibles au célèbre Carrefour de la capitale. Dès potron-minet, il sautait dans sa petite auto et partait, listes en main, sourire aux lèvres et fleur au chapeau pour faire ses courses à la capitale… Puis, le bouche à oreilles faisant son petit bonhomme de chemin, la clientèle s’est faite plus pressante, presque plus exigeante… Ca lui plaisait à Charlie cet engouement pour ce qui n’était au début qu’un simple concours de circonstances. Alors, avec Magalie sa compagne, ils ont réfléchi, se sont lancé dans l’élaboration d’une page Facebook richement illustrée, ont inventé des horaires de commande, de livraison, de paiement. Bref ont bel et bien créé une petite structure d’achats et livraisons, une sorte de super épicerie spécialisée dans les produits français et européens.

Restait le problème récurrent de la livraison des marchandises. Et l’idée jaillit autour d’un verre comme c’est souvent le cas sous nos tropiques. La Bodeguita del Vino, un petit bistrot sympa, un brin confidentiel, mais idéalement situé pile poil en face de la Banque Popular et de son vaste parking. Richard le maître des lieux, un vieux de LT comme on dit proposa à Charlie et Magali de créer un corner DR’Livery à l’intérieur de son bar. Le bel espace, clair et largement ouvert vers l’extérieur est aujourd’hui l’écrin parfait pour les subtils produits de Charlie. La déco est juste adorable, des nappes à carreaux, des fleurs presque vraies, quelques très jolis tableaux, de belles étagères bien achalandées. Les gourmands fromages français ou suisses aux noms prestigieux de Coulommier, Reblochon, Comté, Emmenthal, Roquefort, fromage à l’ail, aux fines herbes, au noix, à raclette, à fondue et même crème fraîche épaisse… se partagent la vedette à côte des succulents pâtés fermiers, mousses de canards, confits d’oie, saucissons à l’ail, rollmops, harengs à l’huile  ou encore petits lardons tout bons.

Un beau rayon de conserves, choucroutes, légumes extra fins, endives, cornichons, moutarde de Dijon, Taboulé à la menthe, olives vertes extra… et, pour les becs sucrés, une alléchante variété de chocolats, des madeleines longues, coquilles ou extra moelleuse, des biscuits cuillers pour vos tiramisu maison… bref tout ce qu’il faut pour faire frétiller vos papilles.

Et pour couronner le tout et accompagner le festin, une très belle gamme de vins français, rouge, blanc, rosé de Provence sans oublier l’emblématique Clairette de Die ou divers crémants secs ou rosés.

Bref, La Bodeguita del Vino et son corner DR’Livery, vous l’aurez compris est devenu en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire l’adresse incontournable des gourmets.

J’entends déjà les commentaires…’’à quoi sert de s’expatrier si c’est pour vivre comme en France’’’. Tsss, tsss, ceux-là n’ont rien compris. On peut adorer vivre dans un pays, aussi beau que la République Dominicaine en l’occurrence, apprécier ses habitants et sa cuisine et savourer le plaisir de succomber de temps en temps à ce qui fait le charme indéniable de notre pays par-delà ses frontières, sa sublime cuisine, sans en éprouver une quelconque honte.

Alors, sans modération, osez venir à la rencontre de toutes ces délicieuses gourmandises, Richard vous y accueillera, juste en face de la Popular et baladez-vous sur l’alléchante page Facebook DR’livery, vous y découvrirez toutes les clés du paradis.

Saison cyclonique, on y est…

On y est, et dès demain, c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison cyclonique; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans.

Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien, mais à partir d’une zone perturbée : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.

Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques.

Autre élément : les vents doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.

Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;

Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2021, nous ferons peut-être la connaissance de Ana .  Bill . Claudette .Danny .  . Elsa . Fred . Grace . Henri . Ida . Julian . Kate . Larry . Mindy . Nicholas . Odette . Peter . Rose . Sam . Teresa . Victor . Wanda

A noter qu’Ana a déjà montré le vilain bout de son nez, il y a quelques jours.  Cette tempête subtropicale a brièvement évolué au Sud des Bermudes, sans conséquence.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2021

A ce jour, les principaux organismes mondiaux spécialisés dans la prévision cyclonique, en particulier la NOAA et le Tropical Storm Risk, envisagent une saison cyclonique 2021 légèrement plus active que les moyennes en Atlantique Nord, mais sans commune mesure avec l’année dernière. Ainsi, il est prévu entre 13 et 20 phénomènes nommés, dont 6 à 10 ouragans (pour une moyenne de 7), et dont 3 à 5 atteindraient le stade d’ouragan majeur (c’est-à-dire au moins la catégorie 3/5 sur l’échelle internationale de Saffir-Simpson).Une bonne nouvelle pour nous, les Caraibes devraient être peu touchées cette année, par contre les Etats-Unis risquent d’être un peu plus chahutés.

Bien sûr ceci ne reste que des prévisions, et nul ne peut prévoir de façon exacte ce que le ciel nous réserve.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

– Données et tracking phénomène en cours

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones