Nicolas W., profession: directeur d’une agence de bonheur…

Charismatique, intrépide et aventurier, Nicolas gère d’une main de maître mais avec beaucoup d’amour et de passion son agence de tourisme Flora Tour.

C’est en gagnant le prix du meilleur vendeur automobiles, en 1997 que Nicolas a débarqué pour la première fois en République Dominicaine. Un hasard providentiel qui lui permit de découvrir le pays dont peut-être il avait rêvé enfant…. En effet, tout gamin chouchouté dans un cocon douillet de la jolie ville de La Rochelle, le petit Nicolas, véritable boule d’énergie, un brin rebelle et féru de sport ne rêvait que d’aventures dans de lointains pays noyés de soleil… Sa première rencontre avec la Rep Dom ne fut pas un coup de foudre, plutôt un sentiment de bien-être et de sérénité. Il revint l’année suivante puis encore et encore, s’attachant à découvrir peu à peu cette île aux visages multiples. Après de mûres réflexions, c’est le départ. Il vend ses quelques biens et saute à pieds joints, heureux et confiant dans cette nouvelle vie. Ce sera le sud du pays. Déception. De petits boulots en petits boulots éreintants et mal payés, au sein de resorts ou autres tour-operators, Nicolas a un sérieux doute. Ses maigres économies fondent comme neige au soleil et le moral en prend un coup. Opportunité, il se retrouve à Las Terrenas, les poches vides mais revigoré par une nouvelle idée. Se lancer pour de vrai, monter son affaire et voler de ses propres ailes. La chance lui apparait sous les traits de Pierre Fayet. En 2008, il reprend l’agence créée par ce dernier Flora Tour. Une petite structure bien implantée, spécialisée dans la découverte des envoûtants Haitises. C’est le début d’une belle aventure. Volontaire, passionné, méticuleux, Nicolas obtient après des efforts non négligeables le titre rare et envié de guide national de République Dominicaine. Précieux passeport qui lui ouvre de nombreuses portes et signent l’envol de sa petite agence.

Aujourd’hui, entouré d‘une équipe de guides multilingues, aussi dingues que lui de leur pays, il propose à une clientèle privilégiée un service chaleureux et attentif, des évasions intemporelles, exclusives, haute-couture au plus proche de la nature, signées d’une attention toute particulière. Chez Flora Tour, le client est roi, et la découverte de la richesse du pays s’affirme comme un véritable art de vivre. Art délicat alliant savoir-faire, créativité, rigueur et respect permettant d’offrir dans chacune des balades proposés un service personnalisé.

La cascade de Limon à pieds, les mystérieux Haitises, les Baleines de la Baie de Samana, l’aventure en quad, en buggy ou encore la délicieuse découverte de trois plages paradisiaques, balade plaisir sortie tout droit de l’imagination fertile de Nicolas.

Ce fut un moment très agréable de papoter à bâtons rompus avec celui qui revient tout juste d’une aventure inoubliable, merveilleuse, épique et souvent dangereuse et qui raconte, comme un môme, des étoiles plein les yeux les fabuleux paysages, les visages émouvants, les rencontres inoubliables emmagasinés lors d’un incroyable tour du pays en quad imaginé par ATV Aventures (https://dorislasterrenas.com/2020/11/05/club-adventure-atv-las-terrenas-a-la-decouverte-de-la-repdom-vraie/). A n’en pas douter, Nicolas s’en souviendra longtemps. Toucherait-il du doigt ses rêves d’enfants ? C’est probable et même si en ce moment les temps sont difficiles, voire catastrophiques pour sa profession, il reste confiant et n’envisage à aucun moment de s’éloigner de ce petit village dont il a fini par tomber éperdument amoureux. Il va lui falloir encore beaucoup de courage et alors, peut-être qu’un jour, il aura la chance d’accomplir son rêve ultime, nager avec les baleines au large de Porto Plata… C’est sûr Nicolas, c’est pour bientôt.

Flora Tour. Las Terrenas .

http://www.flora-tours.net

Facebook : Flora Tours – Las Terrenas Excursions

En vrac, réflexions débridées sur la couleur du temps et autres frivolités de saison…

Le temps

On ne peut même pas dire qu’il soit capricieux. Non. Depuis qu’Octobre a claqué la porte en boudant, Novembre s’est installé et nous arrose, régulièrement, consciencieusement, chaque jour ou presque de belles grosses averses tropicales ou d’une fine pluie pernicieuse qui nous transperce jusqu’aux os. D’accord, je le concède, de temps en temps, monsieur Soleil et ses petits rayons tout musclés déchire la vilaine couche nuageuse et éclaire notre journée. Le temps d’un sourire éclatant, le ciel devient tout bleu mais bien vite le gris souris l’emporte et il n’y a plus qu’à prier pour ne pas être partie en goguette au village dans la petite golfette, mignonne comme tout mais pas franchement étanche. En même temps, la pluie est une alliée de taille durant cette période dite ‘’cyclonique’’. Elle rafraîchit l’atmosphère et la température de la mer, coupant l’herbe sous les pieds des ouragans avides de chaleur. Aie ma piscine aussi a bien rafraîchi, 25 degrés, glagla, on oublie les longueurs pendant quelques mois et ma délicieuse douche exotique fait la gueule. Dans quelques jours, la saison cyclonique sera bel et bien terminée, tranquilles pour 6 beaux longs mois. Demain, mon château de feuilles va rouvrir ses jolis yeux et capter avec délectation les joyeux rayons du soleil.

Le village

Un événement remarqué et remarquable au village : l’arrivée du nouveau maire Willy, la coqueluche de tous les habitants. Depuis son entrée en scène, il se bat sur tous les fronts et essaye de rattraper en un temps record tout ce qui n’a jamais été accompli à Las Terrenas. On parle de poubelles, de station d’épuration, de plage propre, de sécurité, de respect, d’illumination nocturne du village mais aussi de joliesses, de relooking exceptionnel du vieux cimetière tout pourri, du parc des enfants… même les poteaux d’électricité se sont fait une beauté. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il a réussi une vraie métamorphose de la mairie et de son rôle parmi la population.

Morosité par contre du côté des restaurateurs et autres acteurs de nos loisirs nocturnes. Le redoutable couvre- feu n’en finit plus, les bars et boîtes de nuit sont clos et les restos oublient leur service du soir… du coup le chiffre d’affaire dégringole et c’est pas bon pour le moral. Même à l’heure du déjeuner, les clients se font rares et les touristes ont boudé le village…

Du nouveau

En fait c’est pas vraiment un nouveau. Il fait partie du paysage depuis de nombreuses années. Il avait déserté son adresse au centre du village depuis quelques mois et nous revient, plus fringant que jamais. Un lieu idéal, pas loin de la mer, au calme complet, une adresse prestigieuse… Puerto Plaza. Punto Italia. Tous les gourmets attendaient son retour. Des produits d’exception à profusion, provenance directe d’Italie, jambon, mortadelle, saucisses, fromages, vins… pâtes, sauces tomates…. Il y a de tout dans cette boutique toute petite mais super bien achalandée. Cerise sur le gâteau, un délicieux bar romantique complète le tableau. Il a tout naturellement trouvé sa place dans les bras des deux bateaux immobiles et est vite devenu le spot incontournable du village où l’on se plaît à siroter un spritz parfait en refaisant le monde ou à grignoter des petites gourmandises comme les succulentes croquettes prosciutto… Puis, le vendredi sur le coup de 18h, ambiance musicale avec musique en live, piano, guitare, saxo… histoire de se remonter le moral et d’oublier la morosité ambiante. Un vrai plaisir.

Côte nouveauté encore, un mega, immense, énorme, incroyable magasin chinois calle Carmen, juste après la station d’essence. 2 étages gigantesques bourrés de choses utiles ou futiles, belles ou moches, solides ou éphémères… chinois quoi… un vaste rayon maquillage, des trucs pour les cheveux, des produits de soin, d’entretien, des montres et des réveils, des fringues pour petits, grands, des souliers, de l’électro-ménager, de la vaisselle, des fleurs en plastique, des décos de Noel, des joujoux, des chapeaux…. De tout … Insolite Galeries Lafayette à Las Terrenas.

Sinon, Enrique, le docteur-véto de mes bb a changé d’adresse. Sa clinique se trouve maintenant calle Carmen, à côte d’Opi nails, vous ne pouvez pas le manquer. Soins, toilettage, hospitalisation des 4 patounes malades, Enrique assure, en fait je l’aime.

Dans un autre registre, hier samedi 14, la République Dominicaine était à l’honneur à la télé sur TF1, dans l’émission de Nikos 50 minutes inside. Un beau reportage avec de sublimes images, de belles couleurs, des lieux différents, un hôtel magique, la belle et photogénique zone coloniale de Santo Domingo et, pour la première fois sur une grande chaîne française, notre artiste à nous, Anne Satin, auteur, compositeur, chanteuse… bravo Anne.

Voilà, tout doucement notre village va rentrer dans l’hiver tropical. C’est sûr, ça peut faire rire, mais pour nous les quelques degrés de moins qui nous font passer de 32-38 à 22-25, c’est énorme. Mais j’aime cette toute nouvelle sensation de fraîcheur, de cocooning quand on s’emmitoufle dans des châles de laine, douillettes pantoufles aux pieds pour regarder, sans honte et même avec délectation les films de Noel l’après-midi à la télé, entourée de mes bb 4 patounes aussi heureux que moi de cette douceur retrouvée. J’adore…

Histoire douce, le retour de Caramelle.

Caramelle. C’est une jeune chienne, une jolie 4 patounes, viralatas de pure race, coquine, câline, cabotine, dodue, gourmande, heureuse et amoureuse de ses maîtres, les boss de la Cave à Vins, surtout Bryan, le chef qui lui mijote de si bons petits plats… En quelques mois, elle est devenue la mascotte du bistro et la copine de tous les commerçants et clients de ce petit endroit si sympa. Il y a Charly le peintre, juste à côté, Clo, Domy, Patricia … et la fille d’en face chez qui la demoiselle s’en va fureter de temps en temps.

Puis, lundi… catastrophe. Un post inquiétant, une bombe à retardement sur Facebook. ‘’Au secours, Caramelle a disparu…’’. Bientôt copié et recopié, ici et là, sur tous les groupes, partout. C’est pas possible, Caramelle n’est pas fugueuse, coquine mais obéissante et fidèle. Et puis cette pluie, un déluge en continu, la pauvre puce, elle doit être transie, désorientée, affolée… Le village se mobilise, sur Facebook mais pas que, une armée de conchos, de copains, de pas copains partent à sa recherche. Un indice, on l’aurait vu du côté de la clinique du docteur Polanco… vite on cherche, on fouille, à droite à gauche, dans les fossés, les chemins détournés… rien. Tout le monde est abattu… Caramelle a bel et bien disparu.

Quand soudain, hier, mercredi… miracle. Un post à nouveau, sur Facebook, ben oui, chaque matin depuis le drame, tout le monde s’y précipite plein d’espoir… mais pour le coup, un post lumineux, de ceux qui font briller les yeux et emplissent le cœur et l’âme de bonheur. On a retrouvé Caramelle !

Ni fugueuse, ni vagabonde, la chipie avait juste rendu visite à la fille d’en face, tellement discrète que celle-ci ne l’avait pas remarquée, tout occupée qu’elle était à se préparer pour aller passer le week-end en amoureux avec son petit ami. Tout émoustillée, après un dernier coup d’œil dans le miroir, elle avait tourné les talons, fermé la porte à clefs et se dirigeait, pimpante et souriante vers son destin. Et Caramelle, interloquée, désappointée au point d’en rester muette resta coincée dans le petit studio, sans nourriture, sans boire et sans aboyer durant deux longues journées. Je ne vous raconte pas la joie quand la fille d’en face a ouvert la porte après son week-end romantique… une furie s’est jetée dans ses pieds et comme un boulet de canon, s’est précipité à la Cave à Vins, a sauté dans les bras de Bryan, l’inondant d’amour et de lechous. Charly, son copain peintre en avait les larmes aux yeux.

Flash-back. Il y a quelques mois, alors que le village était à l’aboi, France et toute sa famille, une poignée d’amis, des gens courageux, le cœur sur la main sont partis en guerre contre la misère. Des jours, des semaines durant, ils se sont battus comme de beaux diables pour récolter et livrer aux plus démunis, de la nourriture, de l’eau tout simplement et des produits de première nécessité, du savon, de la lessive, des couches pour bb… Comme un remerciement, une récompense pour leur dévouement sans borne, alors qu’ils étaient dans le stress et le désarroi, c’est le village entier qui, à son tour s’est mobilisé pour leur venir en aide en cherchant leur petite chienne. Un bel élan de solidarité qui se solde par une belle histoire. Et pour qu’elle soit encore plus douce, France vient d’adopter une petite sœur pour Caramelle, histoire qu’elle n’aille plus fureter en catimini dans l’appartement de la fille d’en face. La petite sœur est toute noire et s’appelle Chocolat.

Club Adventure ATV Las Terrenas… à la découverte de la RepDom vraie.

On en a tous rêvé, ils l’ont fait et sont même en plein dedans. Une poignée de copains épris de liberté, de découvertes, d’évasion, d’aventure et d’adrénaline, cavaliers des temps modernes, enfourchent leurs grosses machines et partent à la découverte de la République Dominicaine vraie. C’est à l’initiative de Michel, amoureux transi de ce beau pays depuis plus de 12 ans qu’est née cette belle aventure. Il y pense depuis des mois, crée un club d’aficionados en novembre 2019 et travaille sur le projet depuis décembre, époque bénie où l’on pouvait se balader aux quatre coins du pays sans un vilain masque sur le museau. Mais les contraintes sanitaires n’ont pas freiné son enthousiasme, celui de ses partenaires et de ses co-équipiers. C’est en juin qu’il a lancé les premières inscriptions et dévoilé presque en catimini, au début, l’itinéraire épique de son tour de la République Dominicaine, empruntant tour à tour, des pistes douces ou dingues. Espoir secret, grâce à ses photos, ses vidéos, partager avec le plus grand nombre les merveilles cachées ou non de ce merveilleux pays tout en faisant découvrir Las Terrenas, même dans les endroits les plus reculés.

Ils sont partis à quatre potes, férus de randonnées. Ils ont étudié le parcours avec minutie et se sont assurés de ne prendre aucun risque et de profiter en toute sérénité de ces instants magiques. C’est Nicolas de Floratour qui est en charge de la sécurité du groupe et, c’est entourés de soldats, armés jusqu’aux dents qu’ils ont longé la partie la plus périlleuse de la frontière haitienne.

L’aventure se déroule à merveille pour l’instant, ils en prennent plein le cœur et plein les yeux. Avec cependant un gros regret. Les 4 copains se sont chargés de plus de 50 kg de matériel scolaire destiné aux écoles souvent démunies jonchant leur itinéraire. Malheureusement, Covid oblige, elles sont toutes fermées. A leur retour, ils organiseront une opération spéciale à La Cave à Vins pour compenser un peu leur désappointement et rediriger le matériel vers les plus nécessiteux.

Bien sûr, une telle aventure réfléchie, étudiée… n’a pu être réalisée que grâce à de nombreux sponsors récompensés de leur participation par le plaisir de découvrir, jour après jours à travers de superbes vidéos les beautés de ce pays. Et puis, la prochaine fois, ce sont peut-être eux qui partiront à l’aventure, chevauchant leur monture des temps modernes. Ah oui, seule condition pour faire partie du club ATV, posséder son propre quad en parfait état. Tout au long de l’année, de superbes randonnées sont partagées par des quadistes ravis.

Chaque jour, c’est avec beaucoup d’émotion que ces 4 aventuriers passionnés et passionnants nous livrent leurs impressions du jour. Vous pouvez les suivre sur différents groupes Facebook dont Osez Las Terrenas ou encore Bon plan Las Terrenas.

Video – emotion du 4 novembre : https://web.facebook.com/yanick.bornarel/videos/175518034213584

Pour plus de renseignement, plus de photos et de rêves… Facebook : club adventure atv las terrenas.

Coup d’cœur… charismatique, passionné et passionnant, Willy le nouveau maire de Las Terrenas.

C’est sous une pluie battante et dans ma petite auto de golf, mignonne comme tout mais pas franchement étanche que je suis partie à la rencontre de ‘’Willy’’, le charismatique nouveau maire de Las Terrenas. Depuis son élection il y a quelques mois, le village entier ne parle que de lui. Il faut dire qu’il a fait fort d’emblée en abandonnant ses premiers émoluments de maire au profit des plus démunis, touchés de plein fouet par l’épidémie de Covid. J’avais vraiment hâte de faire sa connaissance.

D’abord, et c’est suffisamment rare pour être signalé, Willy eut la délicatesse d’être ponctuel à notre rendez-vous. J’apprécie. Un check rapide, le museau masqué, puis, installation face à face à distance raisonnable, on quitte le masque. Et, malgré la barrière de la langue, c’est parti pour une heure de papotage à bâtons rompus, savoureux et enrichissant avec des moments d’optimisme, des instants d’émotion et même une certaine nostalgie.

Eduardo Esteban Willy

Enfant de Las Terrenas au sens le plus strict du terme, Willy comme on l’appelle est né au village, a grandi au village tout comme ses parents et grands-parents et adore son village et ses habitants. Il les connait par cœur, sait leurs points forts et leurs faiblesses, les aime avec leurs défauts et leurs qualités et, du coup, est capable de répondre avec précision à leurs attentes. D’un autre côté, créateur et dirigeant d’un cabinet d’avocats florissant, spécialisé dans l’immobilier, il est amené par son métier à côtoyer, connaître et à apprécier un grand nombre d’investisseurs, dominicains ou étrangers. Véritable  isthme au milieu de ce village multiculturel, aussi à l’aise avec les autochtones qu’avec les étrangers, lui vint comme une évidence l’envie de faire encore plus pour Las Terrenas, et,  pour sublimer ce petit bout de terre qu’il aime tant il décida d’en devenir le berger. Il devint ‘’l’alcade’’.

Projets et réalisations

Willy et son équipe hétéroclite d’anciens fonctionnaires conservés à leurs postes, de nouveaux, de personnes mûres et de très jeunes, filles ou garçons, travaillent main dans la main avec le ministère du tourisme, le milieu ambiant, la police… mais aussi avec bien d’autres partenaires, collaborateurs, simples citoyens quelle qu’en soit la nationalité. Son idée, fédérer une communauté unie dans le but de bonifier autant que faire se peut Las Terrenas. Hors de question de travailler seul et d’en récolter les lauriers. Grâce à son talent d’orateur et à sa passion communicative, il sait donner l’envie à chacun de s’investir et d’agir pour le bien de tous.

Les routes et chemins du village avaient besoin d’un sérieux coup de neuf. C’est chose faite partout ou presque, nettoyés, asphaltés, on a vite oublié les trous, la boue et retrouvé le plaisir de cheminer les petons au sec. Restent les hideux nœuds de fils électriques qui ne devraient pas tarder à disparaître.

Côté déchets, tout un tas de contenants ont été installés sur la plage, sur les trottoirs du village, plus aucune excuse pour balancer son papier gras au sol. Le ramassage des ordures ménagères a été planifié au maximum, testé et approuvé. Du côté de la déchetterie de triste mémoire qui nous a enfumé de longs mois, le nécessaire a été fait pour éviter les combustions intempestives. Elle est curée, nettoyée régulièrement et, un garde y est affecté pour décourager les pyromanes en mal de sensation forte.

L’éclairage nocturne de Las Terrenas et de ses plages est un des sujets de prédilections de Willy. En accord avec Luz y Fuerza, le village devrait s’illuminer la nuit venue. Finis les sordides coins sombres. La sécurité, déjà considérablement accrue devrait être encore renforcée.

Séquence émotion, le relooking du cimetière.

C’est une opération d’esthétique qui lui tenait particulièrement à cœur. Plusieurs membres de la famille de Willy y reposent et parmi eux son jeune frère décédé tragiquement d’un accident de moto. Aussi c’est avec consternation et colère qu’il voyait l’abandon et le manque de soins et d’intérêt porté au cimetière. Le relooking est programmé depuis le tout début de son élection, un peu comme une action primordiale. Le nettoyage fut épique et douloureux, près de 800 sacs de saletés ont été sortis d’entre les tombes, toutes fraîches et pimpantes à présent dans leurs robes blanche. En passant, Willy m’a raconté en quelques mots l’histoire de ces cimetières marins qui ont poussé çà et là au bord des plages…. Au temps des pirates et des flibustiers, une grande partie des membres d’équipages décédait durant le voyage. A l’approche des terres, les plus croyants d’entre eux ne se sentaient pas de balancer les corps dans l’océan et s’empressaient au moment de l’accostage de les enterrer sur le bord du rivage. Ainsi serait né le cimetière de la plage de Las Terrenas. Et, c’est pour cette raison que, même si un nouvel endroit est aujourd’hui prévu pour recevoir les futurs défunts, ce cimetière, contrairement à ce que l’on a pu entendre, ne sera pas détruit. Bien au contraire. Willy aimerait en faire une sorte de ‘’musee’’ à ciel ouvert. En endroit convivial débarrassé de la laideur et de la tristesse qui l’enveloppait jusqu’alors. Il veut le rendre beau, le fleurir, y planter des arbres et y glisser de ci de là l’histoire charmante de ces flibustiers d’antan. A l’extérieur, la sublime fresque qui ne laisse personne indifférent exprime l’atmosphère de Las Terrenas. Conçue et réalisée gracieusement par de talentueux peintres d’associations dominicaines et par un vacancier bolivien en mal d’expression artistique (on lui doit l’iguane aux noix de cocos), elle symbolise tout ce que le village peut offrir et raconte une belle histoire: l’océan omniprésent, les poissons lions à pêcher sans modération, les poissons perroquets à protéger de toutes ses forces, les pêcheurs, les crabes bleus, les cigares, les enfants beaux et même l’emblématique motoconcho au teint sombre et sa passagère ‘’rubia’’… C’est beau, éblouissant de couleur et de talent et c’est au cœur de notre village.

Photos Patricia Legaignoux et Michel Voleau

Séance nostalgie

Puis, en vrac nous avons évoqué le Covid dont il a été la victime et qui lui a laissé un goût amer. Optimiste cependant en qui concerne Las Terrenas puisque sur les 1000 derniers tests pratiqués, seuls 8 se sont révélés positifs… La toute nouvelle école de musique pour les enfants qui suscite l’engouement général à en croire l’élan spontané de dons de toutes sortes… Le don généreux également d’un terrain de 20000 m2 de Manuel Sarrante pour la construction du nouveau cimetière, le problème récurrent du bruit et de la vitesse excessive dans les rues du village… et bien sûr son bonheur incommensurable d’être le papa de 4 merveilleux enfants auxquels il consacre tout le peu de loisirs qu’il lui reste.

 On papote, on papote et le temps passe. D’autres rendez-vous attendent déjà Willy. Mais, au moment de partir, tellement gentiment et sincèrement il me confie qu’une des choses qu’il regrette et qu’il voudrait voir renaître à Las Terrenas, c’est un Syroz et son ambiance jazzy. Mais oui, notre maire, cultivé, passionné et passionnant aime le jazz et se souvient avec nostalgie des doux moments passés dans cet endroit unique. Avis aux amateurs…

Merci monsieur le maire de m’avoir consacré un peu de votre temps si précieux. J’ose espérer que mes fidèles lecteurs prendront à me lire autant de plaisir que j’en ai eu en votre compagnie.

Page Facebook: Alcaldía de Las Terrenas . alcaldialasterrenas@hotmail.com

En espagnol dans le texte.
Perdón por la mala traducción

Carismático, apasionado y emocionante, Willy el nuevo alcalde de Las Terrenas.

Fue bajo la lluvia torrencial y en mi pequeño carro de golf, lindo como todo pero no realmente impermeable que me dispuse a conocer a « Willy », el carismático nuevo alcalde de Las Terrenas. Desde su elección hace unos meses, todo el pueblo solo ha hablado de él. Hay que decir que hizo un gran esfuerzo desde el principio al abandonar los emolumentos de su primer alcalde en favor de los más desfavorecidos, golpeados duramente por la epidemia de Covid. Tenía muchas ganas de conocerlo.

Primero, y esto es lo suficientemente raro como para ser informado, Willy tuvo la amabilidad de llegar a tiempo a nuestra reunión. Yo aprecio. Un check rápido, el hocico enmascarado, luego, instalación cara a cara a una distancia razonable, dejamos la máscara. Y, a pesar de la barrera del idioma, se apagó durante una hora de charla seca, sabrosa y enriquecedora con momentos de optimismo, momentos de emoción y hasta cierta nostalgia.

Eduardo Esteban Willy

Hijo de Las Terrenas en el sentido más estricto del término, Willy como lo llamamos nació en el pueblo, se crió en el pueblo como sus padres y abuelos y adora a su pueblo y a sus habitantes. Los conoce de memoria, conoce sus fortalezas y debilidades, los ama con sus defectos y cualidades y, de repente, es capaz de cumplir con precisión sus expectativas. Por otro lado, creador y gerente de un floreciente despacho de abogados especializado en bienes raíces, su profesión lo lleva a codearse, conocer y apreciar a un gran número de inversionistas, dominicanos y extranjeros. Verdadero istmo en medio de este pueblo multicultural, tan a gusto con los nativos como con los extranjeros, le llegó como obvio el deseo de hacer aún más por Las Terrenas, y, de sublimar este pequeño pedazo de tierra que ama tanto que decidió convertirse en su pastor. Se convirtió en el « alcade ».

Proyectos y logros

Willy y su variopinto equipo de exfuncionarios mantenidos en sus puestos, nuevos, maduros y muy jóvenes, niñas o niños, trabajan de la mano con el Ministerio de Turismo, Medio Ambiente, Policía … pero también con muchos otros socios, colaboradores, ciudadanos de a pie cualquiera que sea su nacionalidad. Su idea, federar una comunidad unida para mejorar Las Terrenas tanto como sea posible. No se trata de trabajar solo y cosechar los laureles. Gracias a su talento como ponente y su pasión comunicativa, sabe hacer que todos quieran involucrarse y actuar por el bien de todos.

Las carreteras y senderos del pueblo necesitaban una renovación importante. Se hace en casi todas partes, se limpia, se asfalta, rápidamente nos olvidamos de los hoyos, el barro y redescubrimos el placer de caminar con los pies secos. Quedan los horribles nudos de cables eléctricos que pronto desaparecerán.

Por el lado de los residuos, se han instalado un montón de contenedores en la playa, en las aceras del pueblo, no más excusas para tirar papeles grasientos al suelo. La recogida de residuos domésticos ha sido totalmente planificada, probada y aprobada. Del lado del vertedero del triste recuerdo que nos ha fumado durante largos meses, se ha hecho lo necesario para evitar una combustión intempestiva. Se cura, se limpia con regularidad y se asigna un guardia para desanimar a los pirómanos que necesitan sentimientos fuertes.

La iluminación nocturna de Las Terrenas y sus playas es uno de los temas favoritos de Willy. De acuerdo con Luz y Fuerza, el pueblo debe iluminarse de noche. No más rincones oscuros y sórdidos. La seguridad, que ya ha aumentado considerablemente, debería reforzarse aún más.

Secuencia de emociones, el cambio de imagen del cementerio.

Fue una operación cosmética que estuvo particularmente cerca de su corazón. Varios miembros de la familia de Willy yacen allí, entre ellos su hermano menor que murió trágicamente en un accidente de motocicleta. Así que fue con consternación y rabia que vio el abandono y la falta de cuidado y preocupación por el cementerio. El cambio de imagen ha sido programado desde el comienzo de su elección, un poco como una acción primordial. La limpieza fue épica y dolorosa, se sacaron casi 800 bolsas de tierra de las tumbas, todas frescas y pulidas ahora con sus túnicas blancas. Por cierto, Willy me contó en pocas palabras la historia de estos cementerios marinos que han surgido aquí y allá a lo largo de las playas…. Durante los días de piratas y bucaneros, muchos tripulantes murieron en el viaje. Cuando se acercaron a tierra, los más religiosos entre ellos no sintieron que estaban arrojando los cuerpos al océano y se apresuraron al desembarcar para enterrarlos en la orilla. Así nació el cementerio de la playa de Las Terrenas. Y es por ello que, aunque se planifique hoy un nuevo lugar para recibir a los futuros difuntos, este cementerio, al contrario de lo que se pudo oír, no será destruido. De lo contrario. A Willy le gustaría convertirlo en una especie de museo al aire libre ”. En un lugar amigable libre de la fealdad y tristeza que lo había envuelto hasta entonces. Quiere embellecerlo, florecerlo, plantar árboles allí y deslizar aquí y allá la encantadora historia de aquellos bucaneros de antaño. En el exterior, el sublime fresco que no deja indiferente a nadie expresa el ambiente de Las Terrenas. Diseñado y producido gratuitamente por talentosos pintores de asociaciones dominicanas y por un veraneante boliviano en busca de expresión artística (le debemos la iguana del coco), simboliza todo lo que el pueblo tiene para ofrecer y cuenta una hermosa historia. : el océano omnipresente, pez león para pescar sin moderación, pez loro para proteger con todas tus fuerzas, pescadores, cangrejos azules, puros, niños hermosos y hasta el icónico motoconcho moreno y su pasajero ‘ ‘rubia’ ‘… Es hermosa, deslumbrante en color y talento y está en el corazón de nuestro pueblo.

Sesión de nostalgia

Luego, a granel, mencionamos al Covid del que fue víctima y que lo dejó con un sabor amargo. Optimista, sin embargo, con respecto a Las Terrenas ya que de las últimas 1000 pruebas realizadas, solo 8 dieron positivo… La flamante escuela de música para niños que despierta el entusiasmo general por el impulso espontáneo de donaciones de todo tipo… La generosa donación de Manuel Sarrante de 20.000 m2 de terreno para la construcción del nuevo cementerio y por supuesto su inconmensurable felicidad por ser padre de 4 maravillosos ninos a los que dedica todo el poco tiempo libre que le queda.

 Charlamos, charlamos y el tiempo vuela. Otras fechas ya esperan a Willy. Pero cuando se va, con tanta amabilidad y sinceridad me dice que una de las cosas que lamenta y le gustaría ver renacer en Las Terrenas es un Syroz y su ambiente jazzístico. Pero eso sí, nuestro alcalde, culto, apasionado y fascinante, ama el jazz y recuerda con nostalgia los dulces momentos vividos en este lugar único. Aviso a los aficionados …

Gracias, señor alcalde, por darme parte de su precioso tiempo. Espero que mis leales lectores disfruten leyéndome tanto como yo he disfrutado en su compañía.

Alcaldía de Las Terrenas . alcaldialasterrenas@hotmail.com

Coup d’gueule…Mon château de feuilles est bien triste….

Il y a 17 ans, c’est dans un quartier tranquille, délicieuse campagne à deux pas de l’océan qu’il a vu le jour, mon château de feuilles… un chemin de sable, beaucoup de cocos, devant, derrière, partout, de vastes espaces bucoliquess où se baladaient chèvres et chevaux, quelques cocottes gourgandines aussi, des canetons, des dames oies et même deux ou trois ânes fripons. Une joyeuse pagaille de petits êtres plus mignons les uns que les autres… C’était avant.

Puis, petit à petit et plus vite ces toutes dernières années, le quartier longtemps presque oublié a connu un regain de popularité. Il faut dire, en vrai qu’il est idéalement situé. Las Ballenas demeure l’une des plus belles plages du village, très peu impactée par la montée de l’océan. Des bistros sympas, le village pas loin, on peut même y aller à pieds en longeant la mer… Rançon du succès, les constructions se sont multipliées. Transformation de maisons existantes tout d’abord, une puis deux, puis trois…. ; Immeuble de plusieurs étages, mais oui ils ont osé, tout au bout du chemin, donc loin du château de feuilles ; lotissement improbable entouré d’un grand mur, juste devant ma maison, quatre, cinq, six villas, j’ignore combien en fait… assez surréaliste au départ pour nous, les tout vieux de tout avant que ça ne pousse de partout, mais, il faut le reconnaître, à l’arrivée, un projet élégant, finalement intégré au paysage et très peu dérangeant… Puis, ce qui me semblait un cauchemar et qui est en fait une belle rencontre et un résultat à l’image des maîtres des lieux, deux superbes villas contemporaines, tout contre le château de feuilles, belles, grandes mais noyées dans la végétation et tellement discrètes que je n’en vois que le bout de leur joli toit et encore, dans quelques temps quand leurs palmiers seront grands, je ne les devinerai plus que par le murmure du vent dans les palmes. Bref, en 17 ans, le quartier Los Corales a bien changé mais, jusqu’à ce jour, l’harmonie était une règle jamais bafouée. Un peu plus peuplé, certes mais toujours charmant.

Là où tout a chaviré c’est lorsqu’un jeune dominicain de New York est tombé en amour pour un tout petit, petit terrain au bout de mon jardin. Un délicieux espace d’environ 300 m2, envahi par une végétation exubérante qui, ces derniers temps servait de garde-manger à une famille de chèvres coquines pour le plus grand bonheur de Zoé, une de mes petites chiennes qui passait ses journées à les observer. Puis, un beau matin, un dimanche de surcroît, tronçonneuse à fond la caisse… aie ça commençait mal, après plus de 10 ans de constructions tous azimuts, le dimanche je ne supporte plus aucun bruit…Et il a fallu monter le ton pour que le bruit arrête… Mais le lundi, c’est toute une armée de travailleurs qui a débarqué sur le petit terrain, puis le lendemain et le lendemain. Le propriétaire, propre sur lui, poli et charmant au demeurant est venu se présenter gentiment. Il travaille dans la publicité à New York et va construire sur ce terrain tout mignon une jolie petite maison pour venir de temps en temps avec son épouse. Bien. Publicité, design, jeune, il doit aimer le beau… je voyais bien une ravissante maison de vacances.

Quelle erreur et quelle horreur, moins de 2 mois après le début des travaux, un immonde pavé de blocs et de bétons est sorti de terre. Il occupe absolument toute la surface du mignon petit terrain où bien entendu ne subsiste pas l’ombre d’un arbre, pas un brin d’herbe, pas un oiseau. Il comporte déjà deux niveaux, soit plus de 6 m de hauteur et… c’est pas fini, une meute d’ouvriers s’agite sur ce qui aurait du être le toit de béton s’obstinant à y déposer parpaings et structures de ferrailles…. Il parait qu’ils ont le droit… Quel gâchis et quelle tristesse de constater qu’il existe des individus si peu soucieux du voisinage, sans aucun sens de l’esthétique, ignorant tout du beau et du plaisir de vivre en harmonie. Et même si, le château de feuilles est construit loin de cette vision de cauchemar, même si je le remarque à peine sauf à être juste devant, je trouve vraiment que ‘’It’s a shame !’’.

Coup d’œil malin vers le ciel de fin septembre

Après avoir servi de dancefloor improvisé à des Paulette, René, Teddy, Sally, Wilfried encanaillés, le ciel de l’Atlantique a retrouvé sa belle sérénité. Fatigués par leur folle farandole et après avoir épuisé toutes les lettres de l’alphabet, tempêtes et cyclones se sont tout simplement évaporés. Accalmie furtive ou vrai tranquillité retrouvée, restons prudents mais profitons amplement du moment présent.

Du côté de chez nous…

Fidèle à sa réputation, fier et un brin arrogant, le soleil de Septembre darde sur notre petit monde ses rayons ardents, chauffés à blanc. 35, 38 degrés, les journées se suivent chaudes et belles. Mais, le soir, lassés par l’arrogance de l’astre flamboyant, sur les coups de 5 heures, les éléments se rebellent. Le ciel se teinte de gris, passant du souris au franchement anthracite, le tonnerre gronde et les éclairs crépitent à qui mieux mieux, au grand désarroi de mes toutous peureux qui, allez savoir pourquoi, hésitent entre se cacher dans un trou de souris ou se percher, tout penauds, oreilles en berne et queue entre les pattes, sur une chaise, un tabouret,  une table… La pluie s’invite, forte, tropicale et rafraîchit pour quelques heures une atmosphère étouffante. Demain, le beau soleil, se moquant bien de ces chamailleries puériles dardera ses rayons chauffés à blanc sur notre petit monde. Ah oui, l’océan, lui aussi s’est rebellé…. Sans vergogne, il a franchi les limites de ses plages et des cocotiers pour envahir, histoire de voir, les pelouses verdoyantes et flirter avec les piscines très étonnées… C’est rien, une petite colère passagère qui lui prend chaque année au  moment de l’équinoxe. Ca lui passera avant que ça ne me reprenne.

En bref, mis à part l’insoutenable incertitude de ce virus pernicieux qui pourri la vie de tant de personnes privées de leur outil de travail et de tant de gourmets privés de leur moments de plaisir, la vie est plutôt belle sous notre soleil. Belle journée.

 

 

Coup d’coeur tout triste, Gadget Curt, l’amour des îles…

Le couperet est tombé jeudi dernier, dur, implacable, terriblement définitif. Gadget est décédée. Et non, c’est juste pas possible, il y a des personnes dans la vie de tous les jours que l’on est incapable  d’imaginer autrement qu’à travers l’image qu’elles véhiculent depuis toujours. Gadget, un petit bout de bout de femme, dynamique, volontaire, libre et tellement talentueuse. Une petite mais grande dame indépendante, une artiste confirmée, une maman adorée. Angy, son garçon s’est confié à moi, peu après le drame. Avec Kenzo, son ami de toujours qui, triste ironie du sort vient tout juste, lui aussi de perdre son père, nous sommes partis dans de doux papotages à bâtons rompus, tantôt tristes, tantôt gais, une évocation sans fioriture, sans concession, de souvenirs beaux et de tranches de vies uniques. Parfois l’œil humide, parfois un sourire éclatant, presque un éclat de rire, Angy encore tout chamboulé a tenu à nous a guider à travers les péripéties de la femme de sa vie.

Geneviève Curt

Elle détestait son prénom, allez savoir pourquoi et rêvait de grands espaces, voulait découvrir ’’ les îles’’. A 25 ans, fraîchement diplômée des Beaux Arts de Marseille, sac à dos et sourire aux lèvres, accompagnée d’une copine, elle s’embarque pour son destin. Guadeloupe, Martinique… Elle fait des rencontres, s’épanouit dans son art, ouvre grand ses yeux, respire et peint les Caraibes. Presque par hasard elle se tourne vers l’aquarelle pour représenter ces superbes scènes de marchés, hautes en couleurs qui la fascinent. Dans la foulée, elle troque le Geneviève détesté pour Gadget, délicieux surnom inventé par un copain et qui va comme un gant à ce joli petit bout de femme. Au hasard d’une rencontre, elle pose sur la plage pour un photographe et devient l’égérie incontestée d’une marque de produits solaires. Sublime cliché qui a fait le tour du monde. Puis c’est le départ pour St-Martin. Elle y fait son nid dans le délicieux village de Colombier, un petit hameau presque isolé et verdoyant. Elle y aménage sa maison, crée un petit atelier tout mignon, à son image et donne naissance à son fils Angy. Peu à peu, elle succombe au charme sauvage des bambins aux bouilles craquantes et aux yeux immenses qui l’entourent. Elle en croque des portraits délicats et saisissants. La mer, le soleil, les palmiers, les bateaux constituent le quotidien de Gadget et, l’aquarelle par ses possibilités de transparence, de flous, de contraste, de spontanéité se prête admirablement à l’exécution de marines. Elle fait sa signature de délicieuses scènes pleines de fraîcheur de bateaux, de vagues douces, de plages ou encore de petites cases, largement imprégnées de ses balades caribéennes.

Gadget et Las Terrenas

Puis, peu à peu, St Martin change de visage ou bien est-ce elle, aventurière invétérée, qui se lasse de ce visage…. Toujours est-il qu’en 1994, elle accompagne un ami en vacances à Las Terrenas et, c’est le coup de foudre. Ni une, ni deux, elle embarque quelques babioles et ses précieuses aquarelles dans un gros baluchon, n’oublie pas son bambin adoré et s’envole pour l’aventure dominicaine. Sur place elle retrouve une bande de copains de St Martin, il y a les Doumé, les Pipo, Françoise dite Paka, Nadine, Philippe…. Elle s’installe pour quelques années sur la plage paradisiaque de Coson, chez son amie Maryse loin de toute civilisation.  On ne pensait pas en découvrant sa silhouette frêle et délicate que se cachait une telle énergie dans ce petit bout de bonne femme. Sur sa plage isolée, à une époque où la sécurité était toute relative, même pas peur.

Le temps a passé, Gadget a su, tout en délicatesse, intégrer le paysage de Las Terrenas. Il était doux de la rencontrer à pieds ou sur son vélo arpenter les rues du village ou proposer douceurs et aquarelles sur son éternel étal du Paseo. Elle n’a jamais cessé de peindre et à exposer ses œuvres de ci de là, même si pendant un temps, elle s’est lancée à corps perdu dans la confection de douceurs, confitures, marmelades, rhums arrangés qu’elle proposait aux touristes ou aux résidents gourmands sur les étals d’un petit marché inventé de toute pièce et au non charmant ‘’Les filles du marché’’… Depuis peu, la belle dame dispensait son art avec délectation en proposant des cours d’aquarelle à quelques privilégiés et, qui l’eut cru, délaissait quelque peu son aquarelle pour une peinture à l’huile magnifiant de très beaux portraits d’enfants, retour à ses premières amours…

Gadget nous a quitté ou plutôt comme aime à le penser Angy est entrée dans une autre dimension… elle nous manquera mais ne sera jamais très loin de nous, au hasard des vitrines, des échoppes du village, c’est sûr, elle nous sourira encore au travers d’une marine, d’un paysage des Caraibes ou des grands yeux d’un bel enfant.

J’ai voulu rendre ce dernier hommage en son honneur, mais aussi pour Angy et pour ses amis qui le soutiennent dans ces moments douloureux.

La vie continue et l’amour qui unissait ces deux-là, c’est pas la mort qui pourra le briser.

Un dernier hommage sera rendu à Gadget sur la plage des Balcons de l’Atlantique. Le jour et l’heure n’étant pas encore fixés, promis je vous tiendrai informés.

Bye bye ma belle artiste…

Batallon Proteccion Animal, un tout petit supplément d’âme…..

Lorsque je suis arrivée en République Dominicaine, il y a presque 18 ans une des choses qui m’ait le plus choquée était l’absence totale de considération des Dominicains pour les animaux, quels qu’ils soient. Combien de fois ais-je vu des gamins jouer au ballon sur la plage avec des chiots, le chiot bien entendu remplaçant le précieux ballon, des mobylettes tirant de pauvres chiens haletants, des mobylettes toujours ou des autos s’amusant sciemment à percuter des chiens, des chats… des mômes désoeuvrés massacrant des oiseaux pour passer le temps. Et dans la rue, combien de coups de pieds en traitres, juste parce qu’un chiot malheureux cherchait une caresse. Dans les champs, des vaches, des ânes, des chevaux squelettiques et assoiffés. A Santo Domingo, durant 3 mois, de mon hôtel sur le Malecon, j’observais les larmes aux yeux ces pauvres chevaux à bout de souffle, frappés à qui mieux mieux par leurs propriétaires malsains quand ils avaient du mal à tirer sous un soleil de plomb des gros touristes stupides en mal d’exotisme bidon… Et tant d’autres horreurs encore….comme ces bouts d’choux enfermés dans des sacs poubelles et balancés sur la plage… Domingo, Paquita… deux de mes premiers amours de 4 patounes furent de ceux-là. L’animal était moins bien considéré qu’un meuble ou un appareil ménager.

En août 2012, un sursaut d’humanité de la part du gouvernement. Une loi sur la protection animale est promulguée, la loi 248-12…. Une loi très complète qui ne laisse rien au hasard et risque bien de changer la vision des Dominicains ou gringos vivant dans le pays, face aux animaux. Vous en trouverez quelques extraits en français et l’intégralité en espagnol dans un prochain billet.

Oui mais, cette loi, encore fallait-il la faire appliquer et ça, c’était tout sauf gagné. On ne change pas l’attitude d’un peuple par un petit bout de papier et les personnes chargées de faire appliquer cette loi, visiblement étaient loin d’être prêtes elles aussi. Du coup, loi ou pas, pas grand-chose ne changeait dans l’attitude générale des soi-disant humains vis-à-vis des animaux…

Puis, un jour, une dame, lassée, blessée par cet état de fait, une grande dame, amoureuse des animaux, profondément meurtrie devant quelque geste cruel que ce soit à leur égard, décida qu’il était temps d’agir. En juillet 2019, Blanca Espinal Duran créa le Batallon de Proteccion Animal dominicain. Une association tout ce qu’il y a de plus formelle et extrêmement fonctionnelle. De 2 ou 3 au départ, le Batallon comporte aujourd’hui plus de 80 membres, tous volontaires et non rémunérés, disséminés dans des cellules du nord au sud du pays et chapeautés par une direction à la capitale. Leur rôle : par amour des animaux, faire appliquer coûte que coûte cette loi 248-12. Ils en ont les moyens juridiques et aboutissent toujours à une solution positive pour l’animal.

A Las Terrenas, la responsable de la cellule, très impliquée et on ne peut plus active est Sylvie. Elle vit à la Barbacoa avec ses 4 toutous dont 3 rescapés bien chanceux d’avoir croisé son chemin et quelques chats mignons. Extrêmement motivée, elle multiplie depuis son intégration les actions punitives contre les maîtres indélicats. Cela commence par une dénonciation (même si ce terme peut en choquer quelques-uns…), Sylvie se rend sur place pour constater, essaye de parlementer et, malheureusement, le plus souvent se voit obliger de revenir avec fiscal et policiers. Jusqu’à ce jour, toutes ses interventions se sont soldées de façon positive pour les animaux. Récupération de 2 tout petits chiots abandonnés dans sa maison par une odieuse personne retournée en France, libération de 2 chiens attachés jour et nuit à une chaîne, sans rien pour se protéger des intempéries, sans eau ni nourriture… A Puerto Plata, un individu qui sans honte, en plein jour avait traîné son pauvre chien derrière sa moto s’est vu menotté et emprisonné et fortement pénalisé. Les animaux sont bien entendu retirés définitivement à leur propriétaire et le batallon tente de leur trouver un nouveau doux foyer. Seule, Sylvie sature et aimerait rencontrer d’autres personnes, amoureuses comme elle de ces défavorisés et prêts à se battre pour leur rendre leur dignité et une vie plus douce. Si vous vous en sentez le cœur, n’hésitez pas à la consulter et à intégrer le Batallon.

Sur Facebook Bonne Garde Sylvia ou whats app 829 577 5925.

C’est à ce même numéro que vous pouvez vous adresser en cas de constatation de maltraitance d’animal.

Savoir que des personnes aussi sensibles existent me met à chaque jour du baume au cœur. Je les admire et les remercie tellement pour leur petit supplément d’âme. Elles donnent tout et ne demandent en échange qu’un peu de compréhension, d’intelligence, un peu plus d’amour pour nos amis à 4 pattes et la fin de la cruauté. Merci Sylvie, Isis ta supérieure à Santo Domingo et dame Blanca qui vit aujourd’hui à Boston mais qui garde un œil affûté sur sa petite tribu et gère tout de main de maître par Internet. Je vous aime.

Toute en douceur et en beauté, une bien jolie personne… petit moment glamour…

Allons, pour quelques instants, oublions le ciel tourmenté, la distanciation sociale et ces masques hideux, oublions le covid et toutes les plaies de la terre et offrons-nous un petit moment délicat, délicieux, un brin futile mais tellement glamour…

Elle, c’est Illana, vous la connaissez par cœur depuis le temps que je vous parle d’elle. C’est une pure merveille et c’est ma petite nièce, enfin presque…. Je vous explique. Il y a longtemps, au Moyen Age… en 1974, raide dingue de la Camargue depuis toujours, j’ai épousé un garçon charmant, Aiguemortais de pure souche. Un mariage exquis dans la si jolie église de la place Saint-Louis d’Aigues Mortes, une soirée délicieuse à l’Allégro, le resto très en vogue de Jean-Marc Allègre, mon tout nouveau beau-frère, ex-cascadeur de renom et papa d’un petit bout d’chou d’amour, Maguelone…

Maguelone c’est la maman d’Illana et d’un petit Izac tout craquant et Illana est juste la plus jolie personne que je connaisse.

Sportive, adorable, très discrète, elle a fini par se laisser convaincre de vivre l’aventure peu banale d’une miss. Miss Beaucaire puis Miss Languedoc-Roussillon, tout lui réussi et cette nouvelle identité lui va comme un gant. Rayonnante, elle est de plus en plus belle.

Je lui ai passé un petit coup de fil, histoire d’en savoir un peu plus sur son emploi du temps, elle qui, pour la première fois, comme elle me l’a dit, presque en catimini, presque gênée, ne retourne pas à ses études… Mais, elle n’en reste pas oisive pour autant. Un coach sportif, sollicité par le comité Languedoc-Roussillon, très fier de sa jolie miss, l’entraîne 3 jours par semaine… De son côté, sportive dans l’âme, elle s’octroie de longues balades à vélo au gré des si jolis chemins camarguais ou part pour de longues courses à pieds. Elle n’en néglige pas moins sa culture générale et, plus que jamais, essaie de se tenir au courant de l’info… Ah oui, du coup, elle passe aussi son permis de conduire, maman Maguelone ne pouvant éternellement lui servir de chauffeur de taxi.

Pour cause de Covid, la destination de l’emblématique ‘’voyage de préparation’’ n’est pas encore connu et l’élection, malgré quelques polémiques aura bien lieu au Puy du Fou…

Voilà, instant glamour, instant velours, jolie Illana, on est tous avec toi… de toute façon, tu es vraiment la plus jolie…. A bientôt.