Coup d’coeur tout triste, Gadget Curt, l’amour des îles…

Le couperet est tombé jeudi dernier, dur, implacable, terriblement définitif. Gadget est décédée. Et non, c’est juste pas possible, il y a des personnes dans la vie de tous les jours que l’on est incapable  d’imaginer autrement qu’à travers l’image qu’elles véhiculent depuis toujours. Gadget, un petit bout de bout de femme, dynamique, volontaire, libre et tellement talentueuse. Une petite mais grande dame indépendante, une artiste confirmée, une maman adorée. Angy, son garçon s’est confié à moi, peu après le drame. Avec Kenzo, son ami de toujours qui, triste ironie du sort vient tout juste, lui aussi de perdre son père, nous sommes partis dans de doux papotages à bâtons rompus, tantôt tristes, tantôt gais, une évocation sans fioriture, sans concession, de souvenirs beaux et de tranches de vies uniques. Parfois l’œil humide, parfois un sourire éclatant, presque un éclat de rire, Angy encore tout chamboulé a tenu à nous a guider à travers les péripéties de la femme de sa vie.

Geneviève Curt

Elle détestait son prénom, allez savoir pourquoi et rêvait de grands espaces, voulait découvrir ’’ les îles’’. A 25 ans, fraîchement diplômée des Beaux Arts de Marseille, sac à dos et sourire aux lèvres, accompagnée d’une copine, elle s’embarque pour son destin. Guadeloupe, Martinique… Elle fait des rencontres, s’épanouit dans son art, ouvre grand ses yeux, respire et peint les Caraibes. Presque par hasard elle se tourne vers l’aquarelle pour représenter ces superbes scènes de marchés, hautes en couleurs qui la fascinent. Dans la foulée, elle troque le Geneviève détesté pour Gadget, délicieux surnom inventé par un copain et qui va comme un gant à ce joli petit bout de femme. Au hasard d’une rencontre, elle pose sur la plage pour un photographe et devient l’égérie incontestée d’une marque de produits solaires. Sublime cliché qui a fait le tour du monde. Puis c’est le départ pour St-Martin. Elle y fait son nid dans le délicieux village de Colombier, un petit hameau presque isolé et verdoyant. Elle y aménage sa maison, crée un petit atelier tout mignon, à son image et donne naissance à son fils Angy. Peu à peu, elle succombe au charme sauvage des bambins aux bouilles craquantes et aux yeux immenses qui l’entourent. Elle en croque des portraits délicats et saisissants. La mer, le soleil, les palmiers, les bateaux constituent le quotidien de Gadget et, l’aquarelle par ses possibilités de transparence, de flous, de contraste, de spontanéité se prête admirablement à l’exécution de marines. Elle fait sa signature de délicieuses scènes pleines de fraîcheur de bateaux, de vagues douces, de plages ou encore de petites cases, largement imprégnées de ses balades caribéennes.

Gadget et Las Terrenas

Puis, peu à peu, St Martin change de visage ou bien est-ce elle, aventurière invétérée, qui se lasse de ce visage…. Toujours est-il qu’en 1994, elle accompagne un ami en vacances à Las Terrenas et, c’est le coup de foudre. Ni une, ni deux, elle embarque quelques babioles et ses précieuses aquarelles dans un gros baluchon, n’oublie pas son bambin adoré et s’envole pour l’aventure dominicaine. Sur place elle retrouve une bande de copains de St Martin, il y a les Doumé, les Pipo, Françoise dite Paka, Nadine, Philippe…. Elle s’installe pour quelques années sur la plage paradisiaque de Coson, chez son amie Maryse loin de toute civilisation.  On ne pensait pas en découvrant sa silhouette frêle et délicate que se cachait une telle énergie dans ce petit bout de bonne femme. Sur sa plage isolée, à une époque où la sécurité était toute relative, même pas peur.

Le temps a passé, Gadget a su, tout en délicatesse, intégrer le paysage de Las Terrenas. Il était doux de la rencontrer à pieds ou sur son vélo arpenter les rues du village ou proposer douceurs et aquarelles sur son éternel étal du Paseo. Elle n’a jamais cessé de peindre et à exposer ses œuvres de ci de là, même si pendant un temps, elle s’est lancée à corps perdu dans la confection de douceurs, confitures, marmelades, rhums arrangés qu’elle proposait aux touristes ou aux résidents gourmands sur les étals d’un petit marché inventé de toute pièce et au non charmant ‘’Les filles du marché’’… Depuis peu, la belle dame dispensait son art avec délectation en proposant des cours d’aquarelle à quelques privilégiés et, qui l’eut cru, délaissait quelque peu son aquarelle pour une peinture à l’huile magnifiant de très beaux portraits d’enfants, retour à ses premières amours…

Gadget nous a quitté ou plutôt comme aime à le penser Angy est entrée dans une autre dimension… elle nous manquera mais ne sera jamais très loin de nous, au hasard des vitrines, des échoppes du village, c’est sûr, elle nous sourira encore au travers d’une marine, d’un paysage des Caraibes ou des grands yeux d’un bel enfant.

J’ai voulu rendre ce dernier hommage en son honneur, mais aussi pour Angy et pour ses amis qui le soutiennent dans ces moments douloureux.

La vie continue et l’amour qui unissait ces deux-là, c’est pas la mort qui pourra le briser.

Un dernier hommage sera rendu à Gadget sur la plage des Balcons de l’Atlantique. Le jour et l’heure n’étant pas encore fixés, promis je vous tiendrai informés.

Bye bye ma belle artiste…

Cinco y mas, Charlie Simon, une collaboration reussie

Même si la vie n’a pas toujours été tendre avec elle, Melissa ne peut se départir de ce sourire charmant qui illumine sa jolie bouille. Niçoise d’origine, elle a découvert Las Terrenas en 2017, s’y est sentie à l’aise et en a profité pour changer radicalement de vie. Si son job en France lui convenait parfaitement, son rêve secret avait toujours été d’oser le travail manuel même si le sort avait voulu qu’elle ne doive se débrouiller qu’avec une seule main… Fascinée par le travail incroyable d’une amie abat-jouriste, un métier devenu rare, elle décida ni plus ni moins, alors qu’elle ne connaissait rien au métier de se lancer dans cette aventure et de créer à Las Terrenas son atelier de fabrication d’abat-jours. Melissa sous son air mutin est une guerrière, elle s’engouffra la tête la première dans tout ce qu’elle put trouver sur Internet comme articles, vidéos, tutos, n’attendit pas, commanda du matériel en France et se lança. Comme ça ! Sa première réalisation dont elle garde un souvenir ému, fut une réussite. Cinco y mas était né. Le travail est minutieux et demande une attention de tous les instants mais il nécessite aussi un goût très sûr et un vrai talent pour la déco. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle est devenue une véritable alliée déco pour ses clients qui depuis 2 ans maintenant ne jurent que par elle.

L’atelier-boutique de Melissa est situe au Paseo et, son voisin n’est autre que Charlie Simon, peintre talentueux que l’on ne présente plus. Vous voyez où je veux en venir…. Charlie, peintre, toile, abat-jours…. Deux ans qu’elle le harcèle pour qu’il accepte de travailler avec elle en mettant son art au service de ses abat-jours….2 ans. Puis, un jour, il a craqué. Pour le plus grand plaisir de Melissa et le nôtre, il a dit oui et depuis quelques jours, sur les rayonnages de Cinco y mas de sublimes lampes signées Charlie Simon côtoient les créations de Melissa. Le résultat est juste bluffant. Charlie peint directement sur les toiles blanches montées sur l’abat-jour. On y retrouve sa patte unique, un séduisant travail, lumineux et coloré, très hétéroclite, qui oscille entre naif, pointillisme, impressionnisme. Sa peinture-fusion comme il se plait à la qualifier est inspirée par son vécu et s’articule autour du glamour de ses exquis visages de femme, sa signature, qu’il compte reproduire sur les lampes et d’un impressionnisme étonnamment juste et délicat.

La collaboration semble fonctionner à merveille, une idée lumineuse au service d’un art éclairé.

Cinco y mas . Paseo de la Costanera . Las Terrenas

Charismatique et bourré de talent…portrait d’Alfredo Castillo.

 

Tout gamin, vers l’âge de 8 ou 9 ans, un chien belliqueux et sans vergogne lui a déchiqueté le mollet. Il en garde une vilaine cicatrice sur la peau et dans le cœur. Aussi, inutile de vous dire que ce ne fut pas simple de le convaincre d’entrer dans mon Château de feuilles, au milieu des 8 gueules béantes et hurlantes de mes bébés poilus…. Au fait, lui, c’est Alfredo Castillo, un peintre dominicain, gentil, charmant et bourré de talent.

Je l’ai connu il y a des siècles…il y a 15 ans lorsque nous avons construit notre Château de feuilles. Avec beaucoup de délicatesse, il avait su lui offrir un petit supplément d’âme, un joli mur fleuri abritant la belle frimousse de ma délicieuse Choupita, petite chatte d’amour…. Je l’ai retrouvé hier lorsque sans y prendre garde je suis tombée en amour pour une toile présentée sur Facebook. Un petit tableau bonbon aux couleurs acidulées, frais et plein de vie. Un  petit tableau bonbon, tout en charme et en finesse, exécuté avec brio, en live, le temps de l’enregistrement du déjà célèbre Las Terrenas Music Show à la Vela Blanca. (https://dorislasterrenas.com/2018/10/20/las-terrenas-music-show-humour-et-qualite-au-rendez-vous/)

Vrai coup d’cœur matinal, je l’achetai sans une minute d’hésitation et c’est l’artiste en personne qui est venu me le livrer. Par habitude je sais qu’il n’est pas toujours évident pour un étranger d’entrer sereinement chez moi…. Mais tellement curieuse de connaître un peu mieux ce peintre aux multiples facettes, je réussis à le convaincre. Et c’est lors d’un papotage à bâtons rompus qu’il s’est dévoilé en toute simplicité.

Il est adorable Alfredo. 52 ans mais on lui en donne 20 de moins. Très jeune, il s’est découvert un don et une passion pour la peinture. En grande partie autodidacte, il est cependant diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Santo Domingo où il a développé sa technique picturale et s’est initié à la sculpture. Sa grande source d’inspiration, la prodigieuse nature de notre région, les arbres grandioses, les fleurs, la mer, les barques de pêcheurs… mais aussi l’histoire riche et variée de cette belle péninsule, ses habitants et surtout ses beaux enfants aux visages ouverts et souriants. Et puis, parfois, son esprit vagabonde et c’est la rencontre avec de grandes plaines douces, des vaches et des paysages bucoliques. Il peint sur tout, sur les murs, on lui doit notamment les jolies fresques habillant le mur du cimetière (en collaboration avec Marie), sur du papier, du bois ou des toiles, à l’huile, à l’acrylique ou l’aquarelle. Et, s’il aime s’évader dans sa peinture à ses rares moments perdus, c’est surtout sur commande qu’il réalise ses tableaux. Sa clientèle est aussi éclectique que sa peinture qui se balade du trompe l’œil à l’abstrait en passant par l’hyper réalisme voire le trompe l’oeil, le naif ou le surréalisme le plus déjanté. Une constante, des coloris lumineux, et des formes douces et harmonieuses. Il y a quelques années, il s’est lié d’amitié avec un autre peintre célèbre et charismatique, Michel Bizet. Ensemble, ils ont créé l’Institut de l’Abeille( https://dorislasterrenas.com/2017/07/28/parenthese-enchantee/ ) et, en compagnie d’autres amoureux se démènent pour sa sauvegarde. Einstein disait : Si les abeilles venaient à disparaître, l’espèce humaine n’aurait que quatre années à survivre !….. Alfredo s’en est inspiré dans un tableau très touchant. Alfredo expose quelques-unes de ses toiles et de ses sculptures dans une petite galerie face au cimetière. Mais c’est souvent le simple bouche à oreille qui permet aux amateurs de belles peintures authentiques de le découvrir, et, à ce jour, plus de 600 toiles signées de notre artiste s’égaient à travers le monde.

Alfredo vit de son art mais, insatiable touche à tout, il n’en a pas moins au fond de sa poche un beau diplôme d’avocat et la très rare et très prisée carte de  guide touristique national. Los Haitises, la zone coloniale de la capitale mais aussi le petit village authentique de Punta Cana, loin des all inclusives invasifs, autant de bijoux qu’il aime à faire découvrir avec beaucoup de passion. Multilingue, il parte couramment espagnol, anglais, allemand et se débrouille, ma foi pas trop mal en français, une belle corde de plus à son arc.

Alfredo Castillo

809 861 0383

alfredocastil3@hotmail.com

FB. alfredocastillo1213

Pachamama, une très belle exposition riche en émotions

Museo de las Casas Reales. 17 de abril – 15 de mayo 2018

Chaque année  au mois d’avril est célébré le jour mondial de la Terre, instauré par l’ONU. C’est tout naturellement à cette occasion que la très belle exposition Pachamama a vu le jour au Musée de Las Casas Reales de Santo Domingo. Et, c’est sans grande surprise que le peintre vedette, choisi pour porter les couleurs de cet événement riche en émotions fut l’artiste Michel Bizet, un amoureux de la nature, très impliqué dans le milieu ambiant et fervent défenseur de sa préservation.

 

Peintre de talent, artiste atypique et humaniste au grand cœur Michel Bizet nous séduit par sa personnalité multiple et attachante. Ses toiles remarquables, reconnues et appréciées dans le monde entier occupent une place de choix chez les collectionneurs les plus pointus comme dans les musées de renom. Elles reflètent indéniablement l’influence de grands peintres impressionnistes. Michel Bizet, libéré de toute contrainte, souvent défini comme un impressionniste abstrait se complet à saisir une œuvre figurative pour la détourner de son concept, la dénuder étape par étape et nous la restituer délicieusement métamorphosée.

C’est avec ferveur qu’il se lance dans cette belle aventure, Pachamama qui lui correspond point par point et reflète la profonde substance de son œuvre. Pachamama, ode à la déesse de la Terre, adorée par le peuple amérindien est en harmonie parfaite avec la conscience et l’esthétique du peintre, restitué à travers ses 30 toiles majestueuses, reflets de ses méditations philosophiques et écologiques.

Parmi les superbes toiles dont une vingtaine créées pour l’occasion, une œuvre stupéfiante est consacrée aux abeilles, chères à son cœur. C’est en compagnie de son ami Alfredo Castillo, peintre et sculpteur dominicain de talent qu’il nous la livre. Clin d’œil délicat à son fabuleux parc écologique Los Parques de Las Terrenas, abritant la Fondation Michel Bizet et l’Instituto del Abeja. C’est dans ce lieu préservé, foisonnant de milliers de fleurs et de plantes uniques que ce citadin invétéré éprouve le besoin de se ressourcer chaque semaine. Il y a d’ailleurs installé son atelier. Des centaines de ruches éparpillées parmi les fleurs abritent les colonies d’abeilles qui s’ébattent en toute quiétude pour nous offrir le plus délicieux des nectars, un miel, riche, d’une extrême pureté et subtilement parfumé. Chouchou des amoureux de produits authentiques,  il vient tout juste d’être récompensé par un 1er Prix : « Meilleur Miel Ambré » de République Dominicaine.

Artiste bourré de talent, humaniste, écologiste, Michel Bizet traverse sa vie bien remplie comme dans un rêve mais les pieds fermement ancrés sur cette terre qu’il respecte et admire, dans ce pays qui l’a accueilli les bras ouverts. Chaque semaine, c’est avec un plaisir non dissimulé, qu’il rejoint son petit paradis. Entouré de dizaines d’amis, personnalités ou anonymes qui se pressent à la fondation pour assister en catimini à l’évolution de cette belle aventure, il participe activement à la sauvegarde des abeilles et par là même à la préservation de notre planète. Einstein disait : Si les abeilles venaient à disparaître, l’espèce humaine n’aurait que quatre années à survivre !…..

Pachamama le remercie. Il sera cette année mis à l’honneur en digne ambassadeur de cette lutte pour la survie de l’humanité, un choix judicieux qui lui colle à la peau.

Un merci spécial à J.M. Vinet.

« Dans mon cœur tu es tatoué…. »….

Française de naissance mais dominicaine de cœur et d’adoption, c’est tout naturellement qu’Anne Satin éprouva l’envie de rendre un hommage musical à ce pays et ce peuple qu’elle aime infiniment. Amoureuse des sons latino, l’auteur-compositeur-interprète, toujours exigeante et perfectionniste n’a pas hésité à s’éloigner de son registre et de se rapprocher d’un des bachatero les plus talentueux, Pedro Acosta,  pour nous offrir en toute simplicité un véritable petit bijou. Danse voluptueuse, sensuelle et élégante mariant à elle seule les rythmes latino-américains comme le tango, le cha-cha ou le boléro, la bacchata est l’emblème de la République Dominicaine où elle est née. Ecrite et composée à 4 mains, la bacchata d’Anne et Pedro Acosta associe une exquise mélodie, un rythme délicieusement chaloupé et cerise sur le gâteau des paroles sucrées et caressantes…. en espagnol et en français, une première en la matière.

Enregistrée à Santiago avec des musiciens haut de gamme, Mi corazon por ti se muere…. (c’est le titre …. évocateur) marque, à n’en pas douter, le début d’une belle collaboration entre une artiste qui n’a pas fini de nous surprendre et un jeune musico qui, malgré sa discrétion, voire sa presque timidité, a pris l’habitude de faire salle comble là où il se produit. Il faut dire qu’il est aussi l’auteur de quelques uns des plus célèbres morceaux de l’incontournable Franck Reyes… Visiblement, l’idée de ce rapprochement musical entre deux cultures bien différentes l’a séduit à en croire le délicat message qu’il a pris la peine d’envoyer à sa complice d’un jour :

« Para mi es mas que un honor poder trabajar con una Artista tan talentosa e humilde, gracias Anne Satin por esta maravillosa idea de hacer esta hermosa canción de amor entre dos cultura diferente  »Mi corazón por ti se muere » satisfecho por el gran logro musical, vocalización, mezcla e masterizacion, espero que disfruten de estas hermosas melodías.

Pedro Acosta »

Et maintenant, histoire de rester dans le ton et de prolonger ce bel échange franco-dominico, une très belle traduction de Pura Martínez que je remercie sincèrement.

 

Te llevo grabado en mi corazón.

Francesa de nacimiento, y Dominicana de corazón, y de adopción. Es así como Anne Satin, experimenta el deseo de rendir un homenaje musical, a ese país y a su pueblo, que ella ama entrañablemente.

Enamorada de los sonidos latinos, la autora-compositora e intérprete, siempre exigente y perfeccionista, no dudó en alejarse de su género, y de acercarse a uno de los más talentosos bachateros: Pedro Acosta, para ofrecernos con mucha modestia una auténtica pequeña joya. Baile voluptuoso, sensual y elegante, al que únicamente se aparejan, los ritmos latinoamericanos tales como : el tango, el cha cha cha, y el bolero.

La bachata es el emblema de la República Dominicana, de donde es oriunda. Escrita por 4 manos, la bachata de Ana y Pedro Acosta, se asemeja a una melodía exquisita, y a un ritmo deliciosamente cadencioso, como cereza sobre la torta, con letras cargadas de dulzura y caricias, y como una primicia en el género, en Español, y en Francés. Grabada en Santiago, acompañados de renombrados músicos.《Mi corazón por tí se muere》, evocador título, que marca sin lugar a dudas, el debut de una bella colaboración entre una artista que no acaba de sorprendernos, y un joven músico, que a pesar de su discreción, y su casi timidez, sus presentaciones son a casa llena. Pedro Acosta es también el autor de algunos de los grandes éxitos del  » Príncipe de la bachata »: Frank Reyes.

Es evidente que la idea de éste acercamiento musical, entre dos culturas tan diferentes, la sedujo a creer, que valió la pena, el delicado mensaje enviado a su cómplice de un día.

« Para mi es mas que un honor poder trabajar con una Artista tan talentosa e humilde, gracias Anne Satin por esta maravillosa idea de hacer esta hermosa canción de amor entre dos cultura diferente  »Mi corazón por ti se muere » satisfecho por el gran logro musical, vocalización, mezcla e masterizacion, espero que disfruten de estas hermosas melodías.

Pedro Acosta »

Petite histoire de jolies pierres et d’un beau personnage….

Toute petite, elle ne rêvait pas d’être princesse ou top model, non, ce qu’elle voulait, elle, c’est devenir menuisier. Travailler le bois avec ses petites menottes et en faire de beaux objets. Plus tard, à St-Barth, son rêve pas tout à fait accompli, mais quand même, elle s’occupe de l’entretien de riches villas de location, petite plomberie, peinture, etc … elle touche un peu à tout. Mais, un peu lassée de la vie trop bling-bling de la petite île dorée, elle ose Las Terrenas. Et voilà 14 ans que Miriame a posé ses valises dans le village où  elle a succombé à sa seconde passion, l’amour des pierres. L’idée, conjuguer passion et travail. Il lui fallut peu de réflexion pour décider qu’une seule activité répondait à ses attentes, la création et la fabrication de bijoux. Très vite, la belle dame tombe en amour pour l’exceptionnel larimar, aussi bleu que ses yeux. En vrai passionnée de pierres, Miriame y puise toute son énergie. Le larimar, très recherché pour sa rareté et sa couleur a un véritable effet reconstituant et énergisant sur tout le corps qu’il harmonise en stimulant, tout en douceur, les centres vitaux et en stabilisant le système nerveux. C’est avec beaucoup de passion que la jeune créatrice vous racontera la belle histoire de sa pierre fétiche et la joie de vivre qu’elle lui procure. Avec un œil très sûr, elle sait dénicher les plus belles pierres qu’elle monte sur du micro-macramé, véritable dentelle faite bijoux qui demande un effort soutenu d’attention et de minutie. Sertis de perles, de strass, ou sans fioritures, les colliers ou bracelets se déclinent en noir, rouge, écru selon l’humeur. Depuis près de deux ans, elle a su inculquer sa passion à son mari Bonelly qui l’a rejoint dans sa petite entreprise. A deux, dans une grande complicité, rivalité parfois, ils créent de délicieux bijoux rares, d’une belle simplicité ou très sophistiqués, d’une grande qualité. A côté du larimar, l’ambre, le corail noir c’est peut-être la coque de lambis qui nous réserve le plus de surprises. En effet, ce gros mollusque assez commun aux Caraibes produit une perle d’un rose flamboyant négociée dans le monde entier à des prix astronomiques pour sa rareté mais aussi pour sa préciosité. Vous l’aurez compris, Miriame ne travaille pas la véritable perle de lambis, mais, avec une grande dextérité et une extrême précision, elle taille dans la coque du lambis de petites formes ovales ressemblant à s’y méprendre au bijou précieux. Pour des raisons qui lui sont personnelles, la jeune femme n’a pas de boutique à Las Terrenas, elle expose ses petites merveilles sur un très beau stand qu’elle balade d’un point à l’autre, du Lindo à l’Alisée ou encore à Las Galeras. A St-Barth qu’elle a toujours gardé dans son cœur, c’est chez l’une des plus prestigieuses créatrices de bijoux, Fabienne Miot que nous pouvons trouver ses créations. Elle s’y rend régulièrement, histoire d’achalander son corner et surtout papoter bijoux avec son amie.

C’est une bien belle personne que j’ai eu le plaisir de rencontrer, de re-rencontrer plutôt. On s’était déjà croisées à St-Barth dans une autre vie, mais ça c’était avant.  Miriame poursuit avec beaucoup d’amour et de passion son petit bonhomme de chemin aux côtés de Bonelly son époux, complice, associé dans cette aventure fantastique. Nous lui souhaitons tout le bonheur du monde, et si vous la rencontrez par hasard en sortant de votre supermarché préféré ou au détour d’une balade, courrez lui faire une bise de ma part et laissez-vous conter la belle histoire du pouvoir des pierres.

 

Parenthèse enchantée….

Peintre de talent, humaniste au grand cœur et homme d’affaire avisé, Michel Bizet, nous a invité à partager, le temps d’une parenthèse enchantée, sa dernière passion et nous a raconté avec beaucoup d’émotion l’histoire fabuleuse des abeilles.

C’est au milieu de los Parques, son fabuleux parc écologique foisonnant de milliers de fleurs et plantes exotiques que Michel Bizet a choisi de créer, il y a quelques années déjà sa Fondation. Ce citadin invétéré éprouve le besoin de se ressourcer quelques heures, quelques jours par semaine dans ce lieu unique où la nature règne en maître et abrite depuis quelques mois un Institut très Particulier, l’Instituto del Abeja. Inutile de vous dire que l’abeille y est reine. Des centaines de ruches éparpillées parmi les fleurs abritent les colonies d’insectes qui s’ébattent en toute quiétude sous l’œil averti de pros aussi discrets que compétents. Et, chaque mercredi, c’est un ballet incessant de personnalités et d’anonymes qui se pressent à la fondation pour assister, en catimini, à l’évolution de cette belle aventure qui participe activement à la sauvegarde des abeilles tout en produisant un miel unique d’une exceptionnelle pureté. Il faut dire que l’idée est belle et l’entreprise audacieuse, même si le lieu est idéal et s’y prête à merveille. D’abord, grâce à l’aide indispensable d’apiculteurs professionnels avisés et le doigté d’artisans locaux, il a fallu construire les ruches, dans les règles de l’art. Ces délicieuses petites demeures, aussi proches que possibles des authentiques sont de véritables petits bijoux d’ingéniosité avec portes dérobées, appartements privés de ces demoiselles et espaces de récupérations de leurs précieux dons, pollen, propolis, cire, miel…. C’est en décembre dernier que l’Institut a vu le jour, après quelques mois de balbutiement. Aujourd’hui, la mielerie est au top de sa forme, les récoltes de miel se poursuivent harmonieusement et apiculteurs et techniciens de fabrication, salariés mais aussi bénévoles, travaillent main dans la main pour extraire le précieux nectar, au sein d’un vaste espace aseptisé, fidèle aux normes européennes de qualité et doté d’un matériel de pointe.

Un grand merci à Jean-Marc Vinet à qui j’ai, sans vergogne, chipé la majorité des images.

Le miel, traditionnel ou crémeux, produit par la Fondation Michel Bizet est d’une extrême pureté. Décliné en différents contenants du plus petit au plus grand, il est devenu le chouchou des amoureux des produits authentiques. Beau et savoureux, il tient une place de choix sur la table des petits déjeuners des plus grands établissements de la région. Au village, on le trouve notamment à la pharmacie du Paseo de Bernadette. D’ailleurs, gourmande, elle vous en parlera avec émotion. A côté du miel, le fabuleux pollen. Soigneusement butiné de fleur en fleur par les abeilles, il possède une haute teneur en protéines, en acides aminés libres, en vitamines (y compris les vitamines du groupe B) et en acide folique. C’est un aliment complet, très riche et un remède naturel qui booste l’énergie et la vitalité. Prochaine étape et non des moindres, l’élaboration de produits de soin et de beauté riches en miel.

Et voilà, la parenthèse enchantée est presque terminée. Mais, rien ne nous empêche de nous y blottir à nouveau, de temps en temps, le mercredi, histoire de partager avec Michel, Christophe et tous les autres la belle histoire de la Fondation.

Quant à Michel Bizet, personnalité multiple et attachante, tout en gardant un œil vigilant sur ses abeilles, il est déjà reparti vers son autre vie, celle d’artiste atypique, reconnu et apprécié dans le monde entier. Ses toiles, éparpillées chez les collectionneurs, dans les musées, dans son atelier de Santo Domingo, dans les locaux de la Fondation et même à l’Institut des Abeilles reflètent l’influence de grands peintres impressionnistes. Défini comme un impressionniste abstrait le peintre, libéré de toute contrainte, se complet à saisir une œuvre figurative pour la détourner de son concept, la dénuder étape par étape et nous la restituer métamorphosée. Une oeuvre originale qui attire de plus en plus de connaisseurs d’Art.

Merci mille fois Michel pour ta gentillesse, ta noblesse et ta générosité.

Un bel interview people.

Anne Satin: un mois plus tard, premier live au Porto!

Vous vous souvenez bien sûr, il y a un peu plus d’un mois, je vous ai longuement parlé de ma délicieuse rencontre avec Anne, personnage bien connu de LT, mais jeune artiste encore inconnue. Et bien, depuis ce jour, la belle dame, comme un bel oiseau, petit à petit bâti son nid.

D’abord, il y eut cet agréable shooting photos sur la plage de l’Eden. Et, sous les yeux de Michel Voleau, photographe qu’elle avait tout particulièrement choisi, l’artiste s’est transformée en personnage émouvant, amoureuse chahutée, amie comblée, femme délaissée.

 

Puis, l’aventure continue avec la création d’un groupe de musiciens pour assouvir son rêve de « monter sur scène » au plus près de son public.

Enfin, après un enregistrement encore gardé secret avec une pointure de la bacchata pour un duo explosif, hier, enfin, son premier live avec ses musiciens. Une soirée dont elle se souviendra longtemps. Un décor fabuleux, le restaurant Porto, un public nombreux et ravi, un trac immense mais une prestation parfaite. Tout de rouge vêtue, jolie comme une princesse, Anne s’est dévoilée en artiste comblée. C’est avec émotion et les yeux remplis d’étoiles qu’elle nous a interprété son titre déjà célèbre « Si Tu savais ». Bravo jolie dame, la belle aventure continue et je suis très fière de toi.

https://web.facebook.com/ByAnneSatin/videos/1970855616568824/

 

Détournement en fa mineur……

Un petit cadeau pour vous faire patienter en attendant l’album.

Détournement en fa mineur est le second titre en ligne de l’album Indulgence d’Anne Satin dont je vous ai longuement parlé dans un précédent article (Anne Satin, en route pour une nouvelle vie). Après si tu savais qui se moque avec désinvolture des cancans et de la jalousie, Détournement en fa mineur nous raconte l’histoire d’amour possible entre une femme mûre et un tout jeune homme. Paroles fortes et sensibles à la fois, mélodie douce, arrangements somptueux, Anne nous dévoile là encore une autre facette de sa personnalité d’artiste déjà confirmée.

Anne Satin, en route pour une nouvelle vie. Son tout premier interview d’artiste.

Un petit air de Zazie, un joli brin de voix délicat à la Carla Bruni, Anne Satin lève le voile sur sa nouvelle vie.

Ca ne vous ait jamais arrivé d’avoir envie de passer un petit moment avec une personne. Juste parce qu’elle vient de faire un truc énorme qui vous a profondément touché. Et juste parce que vous vous dites que ça fait 14 ans que vous vivez dans le même village du bout du monde et que vous n’avez même pas pris le temps de la connaître. Et bien voilà, ça, c’est fait. Et je dois dire que j’en suis ravie.

Nous avions rendez-vous à 11h dans un décor somptueux, tout au bord de la mer. Et, pendant 2 heures, nous avons fait connaissance, papoté, rigolé. L’espace d’un moment suspendu, en aparté, la jolie Anne s’est dévoilée, s’est racontée. Et, presque en catimini, sur la pointe des pieds, je suis entrée dans sa vie et ses pensées.

Elle est belle Anne. La beauté sereine d’une grande fille sportive bien dans sa tête et droite dans ses basket, débordante d’énergie mais toujours posée avec ce maintien gracieux qu’elle doit à ses nombreuses années de danse classique. 25 ans de Caraïbes, 23 ans comme chef d’entreprise aux côtés de son mari Stéphane, 2 grands enfants, une jolie maison. La dame a tout pour être heureuse et croyez-moi, elle l’est. D’autant plus qu’elle vient d’accomplir un rêve qui lui tenait à cœur depuis son enfance sans vraiment pouvoir le définir: se lancer dans la musique. Mais attention, à fond, pas en amateur, pas juste histoire de « karaoker » avec les potes. Non, non, Anne, auteur-compositeur et interprète est sur le point de sortir son premier album « Indulgence » dont cinq titres ont déjà été enregistrés dans un studio londonien avec des musiciens prestigieux.

Tout a commencé avec la rencontre d’un tromboniste anglais de renom Denis Rollins qui est devenu son ami, l’a initié au délice du jazz londonien et, sans ambages, l’a prise sous son aile.

Très jeune, Anne se nourrit de musique. Et si elle obtient d’excellents résultats avec la flûte à bec, c’est le piano qui la séduit le plus et conserve ses faveurs. Mais, elle se passionne aussi pour la littérature, persuadée au fond d’elle-même de devenir un brillant écrivain…. A presque 40 ans, elle se remet au piano, avec ardeur, passant du classique au moderne avec une facilité déconcertante.  Il y a juste un an, un drame vient bouleverser sa vie. Son père qu’elle adore meurt dans ses bras. Le choc est terrible mais un déclic se produit dont elle parle comme du dernier cadeau de son père, peut-être le plus beau. Elle se met à transcrire sur du papier les émotions si fortes de cet instant difficile. Ses notes se transforment en un magnifique poème doux-dure, touchant et électrisant qu’elle s’empresse de mettre sobrement en musique. « Laissez-moi croire », un bel hommage au disparu, plein de pudeur, déchirant par sa retenu. Un superbe solo de trombone joué par son ami Denis Rollins souligne la gravité de l’instant et confère à ce titre une dimension bouleversante. Dans la foulée et mue par une créativité surprenante, elle écrit et compose quatre autres titres, très différents dont le déjà célèbre « Si tu savais », son premier clip.  C’est dans sa vie de femme mûre et belle qu’elle puise son inspiration. De délicieuses petites histoires, pas si anodines, dans lesquelles chaque femme « dont on chuchote l’âge » comme elle aime à le dire, peut s’identifier. Les amies, la jalousie, la séparation, la séduction …. En fil conducteur le temps qui passe inéluctablement…. autant de thèmes qui lui tiennent tellement à cœur.

Bercée dans son enfance par les mélodies envoûtantes de Brassens, Léo Ferré, Reggiani, Barbara, elle se passionne très vite pour Gainsbourg mais aussi pour Benjamin Biolay dont elle ne désespère pas de se rapprocher rapidement pour, pourquoi pas, une belle collaboration. En attendant c’est avec une autre pointure de la chanson, dominicaine cette fois que notre artiste va collaborer et, elle n’en est pas peu fière. Un duo, inattendu mais très attendu avec le célèbre Pedro Acosta, interprète, mais surtout parolier, entre autres du roi de la Bacchata Franck Reyes. Un événement qui la réjouit d’autant plus qu’elle espère aussi véhiculer dans ses chansons l’amour et la tolérance de l’autre, de la différence.

On papote, on papote et le temps passe, elle est radieuse Anne, elle démarre une nouvelle vie dont elle n’osait même pas rêver, bye bye l’écrivain, bienvenue l’artiste. C’est décidé, elle se lance à fond dans la musique, touchée et boostée par  les éloges unanimes et émouvants émanant des musiciens l’ayant accompagné dans sa première aventure. Il faut dire qu’elle m’a permis de jeter un œil très curieux sur sa messagerie et waouh venant de musiciens que l’on s’arrache dans ce monde très fermé, il y a de quoi être fière. Prochaine étape, enregistrement des derniers titres à Londres avec dans sa valise, elle l’espère Pedro Acosta, mixage, peaufinage et sortie de l’album. Son dernier rêve, collaborer avec Benjamin Biolay et monter sur scène. C’est tout le malheur que je lui souhaite.