Paka Shoes…. Retour aux sources.

Elle, c’est Francesca ou Françoise ou Paka….. Elle fut l’une des vétérantes de Las Terrenas dans les années 85, 86…. Aujourd’hui, cette jolie femme brune, au look bohême chic et aux incroyables yeux bleus, mais bleus….. vit en Inde, à Goa…. C’est dans les années 2000 qu’elle a décidé de quitter les Caraibes pour découvrir d’autres contrées. Mais, dans ses bagages, en catimini elle a emporté un gros secret qui lui a offert une certaine notoriété.

Un jour, alors qu’elle vivait toujours à LT, de retour d’un séjour à Montréal, se prélassant sur sa plage préférée, en plein soleil de midi, badigeonnée, pour une fois de crème solaire, elle s’endormit …. Aie…. Coups de soleil terribles sur le haut des pieds qu’elle avait oublié de protéger, plus moyen de se chausser. Mais la belle n’étant pas à cours d’idée. Elle se servit des bandanas qui s’enroulaient dans ses cheveux pour s’en faire des souliers.

Et voilà, Paka shoes était né. Et même si son invention date de plusieurs décennies, et même si bien des fois, on a essayé de la copier, Paka Shoes reste bel et bien le BB terriblement tendance de Françoise. C’est en Inde, à Goa qu’elle l’a développé, enjolivé et que subsiste son unique point de vente, en dehors bien sûr pour quelques mois de celui de Las Terrenas. L’idée, acheter des semelles de cuir du 36 au 41 et se confectionner, à l’aide d’étoffe, de dentelles, de broderie ou de peaux naturelles et uniques des tongs selon son envie. L’effet est saisissant et le confort extrême. Plusieurs façons de nouer son « chiffon » ou sa broderie que la créatrice prendra bien soin de vous expliquer. C’est beau, festif, personnalisé et très confortable.

Paka, de passage à LT, vous propose ses shoes tendance dans le petit kiosque de Josée à LakmiShop, calle Duarte, face à la clinique Cubaine et à côté de l’ex O Toulouse. Elle vous y attend chaque jour à partir de 10 heures et se fera un plaisir de vous raconter ses shoes d’un autre genre. C’est comme …. un retour aux sources…..

 

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Mon château de feuilles….

Château de feuilles. C’est le nom que lui donne Mimi et je dois avouer que ça lui va bien. Ma drôle de maison au toit de cana, au milieu de sa jungle. Je l’aime tant. J’aime tout, sa terrasse fatiguée, ses pots explosés par les racines pressées de retrouver leur liberté. Ma vieille oie toute cassée qu’aucun vétérinaire ne saurait réparer. Les troncs de cocos ou de palmiers où se sont nichées de nouvelles plantes folles qui poussent à tire-larigot. Le vaste jardin d’herbes sauvages où la belle pelouse d’origine n’est plus qu’un lointain souvenir, paradis de mes copains à 4 pattes. Les coins et recoins, les palissades avachies, la jolie fougère qui s’incruste dans chaque interstice. Les fleurs qui égaient çà et là de leurs couleurs acidulées une végétation dense mais amicale. Ma grande et belle piscine à l’eau chaude, toute douce et limpide (Merci Chris), mon amie et ma coach sportive. J’aime la fraîcheur qui nous enveloppe quand nous nous pelotonnons sur notre grand canapés au milieu de coussins moelleux, si tant est que mes toutous me laissent une petite place. J’aime tes murs chahutés recouverts de peintures que j’aime, mon mur de filles, mon Indien brésilien, le délicieux petit enfant de Sophie, les images troublantes de Michel. Et puis, les canetons hétéroclites, le coq en papier mâché qui a connu des jours meilleurs, les chiens de plâtre, de résine, de bois, les angelots et les bibelots pas précieux, les souvenirs du Brésil, ceux d’Afrique…. qui me suivent d’années en années au hasard de mes différentes vies. Toute la journée, je savoure le plaisir de vivre,  dedans, dehors sans barrière, sans fenêtres et sans carreaux. Et, le soir venu, quand la nuit tombe et qu’inévitablement l’angoisse me prends, j’aime tes lourdes portes  qui se ferment bien fort et me protègent. Je t’aime ma maison si différente des autres….


21 juin, c’est l’été !!!!

 

Plus d’un mois confinée dans ma jolie maison pour mon plus grand bonheur. Faut dire qu’entre temps je me suis quand même offert une conjonctivite carabinée de près de 2 semaines. Là ça va juste mieux mais, rassurez-vous je ne suis plus contagieuse. Aujourd’hui donc, direction village, deux trois trucs à faire, comme acheter un maillot de bain, passer à la banque pour un transfert international, un petit tour à La Pola histoire d’y dénicher un artichaut ou deux….

Oups, j’ai failli ne pas me réveiller, c’est à 10 heures bien tapantes que j’ai ouvert un œil. Bien sûr tous les chiens ont fait la grasse matinée avec moi, ils adorent ça et se bousculent sur mon lit dès potron-minet. Vite, vite, c’est pas tout ça, je sors moi ce matin. D’abord repas des toutous. Ce matin ce sera croquettes à la choucroute et au jambonneau. Ils s’en lèchent les babines par avance. Et, dans trois des dix gamelles, un supplément de pollen d’abeilles. Un petit test pour vérifier l’efficacité de ce remède ancestral sur les chiens les plus fragiles. Mais je vous en reparlerai plus tard lors d’une entrevue avec Michel Bizet. Patience. Le ménage effectué à la va-vite, une bonne douche, petite séance de maquillage rapide et hop ma petite auto démarre au quart de tour.

Premier arrêt Arena Blanca, belle boutique de prêt-à-porter située dans le bateau….Accueil chaleureux et rafraîchissant de la jolie Maily et de sa maman. Quelques achats, maillot de bain, robes légères pour supporter cette chaleur étouffante…. A côté des robes légères, des tuniques de dentelle, des shorts colorés, des tongs, des paréos et des jolis chapeaux, la ravissante collection italienne signée Colori di Mare est juste parfaite pour ces températures estivales, féminine, fraîche et pimpante, tout en douceur et en légèreté, confectionnée dans du beau coton, du voile de coton délicat, …. Ca fait du bien de se faire plaisir.

Direction Banque. He bien, ils ont profité de ma réclusion volontaire pour tout changer à la Banco Popular, se refaire une beauté en quelque sorte. C’est toujours un peu long mais mon tour arrive. Et là, surprise, une gentille fille me fait remarquer que franchement, effectuer un virement de 330 euros avec 58 euros de frais fixe, c’est pas terrible. Sympa non ! Ce sont des frais fixes de base en cas de virements internationaux ? Merci Daso, je vais trouver une autre solution.

Plus envie de Pola, je rejoins Mimi et Tatoo qui m’attendent au Bario Latino. Surprise, Patricia que j’adore nous y rejoint. Un petit vendeur de caco et chocolat local nous offre une belle leçon de savoir-faire commercial. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous nous retrouvons Patricia et moi chargés de bâtons de chocolats alors que l’on n’avait pas vraiment envie d’en acheter. Très fort l’artiste. En même temps, le chocolat est délicieux.

Tiens, c’est l’heure du déjeuner. La plage, l’authenticité, les pieds dans l’eau….. C’est tout naturellement chez Sarah que nous allons tous les trois et Tatoo bien sûr. Depuis qu’elle est seule maître à bord, l’atmosphère du petit resto s’est féminisée sans rien perdre de son authenticité, il y a des fleurs, des cadres, des jolies couleurs et même de la cana pour couvrir le toit en zinc. Un vrai effort de déco chic sur ce petit bout de plage bohême. C’est mignon tout plein. Sarah, toujours aussi pétillante, nous propose d’emblée de nous faire découvrir ses tout petits, tout frais calamars du matin. Mmmm…. Une tuerie loin des sentiers battus . Le gingembre et le cumin se marient au cilentrico et à la citronnelle, aux piments parfumés et à je ne sais quelle autre merveille qui affolent nos papilles. Mimi reste fidèle à ses crabes farcis, tout frais eux aussi. Ils ont l’air succulents. Je ne vous parle pas du riz « faux » cantonnais mais vraie merveille qui accompagne l’ensemble et ders petites pommes de terre rissolées à l’ail, histoire de nous rappeler que les choses les plus simples sont souvent les meilleures. Quel délicieux moment. Chez Sarah au Paco Mer reste un des restos incontournables de la plage et la jolie dame nous promet pleins de surprises gustatives pour la rentrée.

C’est l’heure de regagner mes pénates, il fait chaud!!!! ma piscine et mes toutous m’attendent à la maison. Ce soir, dans certains bars et restos ce sera, comme en France, la Fête de la Musique. Belle soirée à tous.

Anne Satin: un mois plus tard, premier live au Porto!

Vous vous souvenez bien sûr, il y a un peu plus d’un mois, je vous ai longuement parlé de ma délicieuse rencontre avec Anne, personnage bien connu de LT, mais jeune artiste encore inconnue. Et bien, depuis ce jour, la belle dame, comme un bel oiseau, petit à petit bâti son nid.

D’abord, il y eut cet agréable shooting photos sur la plage de l’Eden. Et, sous les yeux de Michel Voleau, photographe qu’elle avait tout particulièrement choisi, l’artiste s’est transformée en personnage émouvant, amoureuse chahutée, amie comblée, femme délaissée.

 

Puis, l’aventure continue avec la création d’un groupe de musiciens pour assouvir son rêve de « monter sur scène » au plus près de son public.

Enfin, après un enregistrement encore gardé secret avec une pointure de la bacchata pour un duo explosif, hier, enfin, son premier live avec ses musiciens. Une soirée dont elle se souviendra longtemps. Un décor fabuleux, le restaurant Porto, un public nombreux et ravi, un trac immense mais une prestation parfaite. Tout de rouge vêtue, jolie comme une princesse, Anne s’est dévoilée en artiste comblée. C’est avec émotion et les yeux remplis d’étoiles qu’elle nous a interprété son titre déjà célèbre « Si Tu savais ». Bravo jolie dame, la belle aventure continue et je suis très fière de toi.

https://web.facebook.com/ByAnneSatin/videos/1970855616568824/

 

Les termites nous rongent

Nés à l’époque des mammouths, les termites (on dit un termite) sont de sales petites bestioles invisibles qui remontent insidieusement depuis le sous-sol, le long des murs et des charpentes, en quête de cellulose. Ils prolifèrent dans les habitations car la chaleur et l’humidité font le délice de ces insectes. Pour peu que vous ayez opté pour un toit en cana, bingo, chez vous elles seront au paradis. Ils se nourrissent de cellulose et vivent en colonies. Ils s’attaquent aux charpentes, planchers, aux huisseries, aux meubles mais aussi au papier, au plâtre ou aux textiles, travaillent dans l’ombre, car ils craignent la lumière et creusent des galeries rejoignant leur termitière parfois éloignée du bâtiment. Ils grignotent le bois de l’intérieur et, quand on s’aperçoit de leur présence, les dégâts sont souvent déjà assez graves. On ne le voit pas (le termite redoute toute exposition à l’air) et on ne l’entend pas. Pour pénétrer dans une maison, il construit ses chemins à travers les joints de mortier d’étanchéité et de dilatation, dans les canalisations, dans les vide-sanitaires, dans les gaines de câbles électriques (créant parfois des courts-circuits . Seuls indices : les «cordonnets», ces chemins de couleur noire, ces galeries qu’ils fabriquent en surface, avec des excréments de la terre et de la salive, pour contourner un obstacle.

Le cauchemar des propriétaires
Les termites sont le cauchemar de tous les propriétaires. En quelques années seulement, ils peuvent fragiliser voire ravager une maison entière et constituent un véritable fléau dont il est difficile de se débarrasser. Si elles parviennent à s’introduire dans une construction, ils progressent de bas en haut et font feu de tout bois: revues, livres, papiers et cartons stockés, puis parquets, plinthes, menuiseries, portes, meubles et enfin poutres et charpentes sont inexorablement grignotés, digérés….

Des signes avant-coureurs
Pris à temps et scrupuleusement surveillés, on n’a cependant jamais vu de termites dévorer une maison ! Sans trou ni sciure en surface du bois transformé en mille-feuilles par leurs puissantes mandibules, il semble difficile au néophyte de repérer l’activité des termites. Leur vie sociale animée les trahit cependant la plupart du temps. En effet, l’activité fourmillante des ouvriers (workers sur l’image)(90% à 95% de la colonie) dont la mission est de nourrir d’éléments cellulosiques ingérés puis recrachés les soldats et les reproducteurs de la termitière, peut être détectée l’apparition de galeries terreuses (les cordonnets) à la surface des murs, du bois ou du sol.

Que faire alors ?
Fumiger ou mieux faire fumiger régulièrement et entièrement votre propriété, dedans et dehors et si possible demander aux voisins d’en faire autant.

Je garde toujours sous la main une solution anti-termites dans un petit pulvérisateur pour pourvoir agir vite et pas trop salement (on trouve des produits très efficaces dans la plupart des ferreterias, demandez conseil). Hier, ces saletés essayaient de grimper au plafond de la salle de bain, sortant d’une prise électrique, leur chemin soigneusement construit dans un espace de quelques millimètres entre un grand miroir en fer et le mur…. J’ai horreur des termites et je suis constamment à l’affût. 1/2 heure plus tard, chemin détruit, murs nettoyés… bon je ne sais toujours pas ce qui se passe dans la prise électrique…
Pas d’autre solution que de surveiller partout, toujours, spécialement en période humide comme c’est le cas en ce moment…. C’est un travail de longue haleine et un combat pas gagné d’avance.

Un petit geste pour aider Turtle Dive Center à sauver notre barrière de corail et notre faune marine.

Le poissonLion,l'ennemi à abattre....

Le poisson Lion, l’ennemi à abattre….

La dégradation des fonds marins est à son comble et,si personne ne réagit, on court à la catastrophe. Armé de son bâton de pélerin, Philippe, le boss de Turtle Dive Center multiplie les rencontres, notamment avec les pêcheurs, très concernés, et leur explique. Ennemi numéro un le Poisson Lion qui n’a pratiquement aucun prédateur et un appétit féroce qui décime des populations entières de poissons locaux. L’idée: le pêcher au maximum, histoire d’en diminuer le nombre, considérable, et, pourquoi pas le cuisiner. C’est excellent parait-il.

 

Le poisson perroquet.... 1tonne de sable par an...

Le poisson perroquet…. 1 tonne de sable par an… à boycotter de vos assiettes.

Deuxième évidence, cesser de pêcher, cette fois, le poisson perroquet.Ce majestueux poisson aux couleurs vives est un ami de la barrière de corail. Muni d’une imposante et puissante mâchoire tel le bec de l’oiseau auquelle il doit son appellation , il broute à la surface du corail mort pour se nourrir des micro algues qui le recouvrent. Au passage, il grignote une partie de la zone superficielle du corail mort qu’il concasse à l’aide de sa puissante mâchoire. Le corail ainsi broyé est ensuite rejeté sous la forme d’une fine poudre par le poisson perroquet qui contribue activement à la production du sable blanc constitutif des fonds coralliens. Un poisson perroquet adulte produirait 1 tonne de sable par an……. Dingue.

Aujourd’hui, Philippe sollicite votre aide pour éviter la catastrophe. Je vous livre son appel clair et urgent. Sûr que vous n’y serez pas insensible. Un grand merci d’avance.

« Suite à mes postes concernant mon projet, beaucoup mon demandé plus d’informations.

J’ai commencé ce projet il y a plus de 6 ans maintenant, quand je me suis rendu compte de l’état de la barrière de corail en front de mer.

Ce récif, détruit à plus de 80% ne fait plus son travail, pourquoi? ?

Tout simplement car la vie qui gravite autour n’existe plus, plus de poisson perroquet, celui-ci créait plus de 1 tonne de sable par an et par adulte. Je demande donc à tout le monde, de refuser de manger ce poisson, d’autant plus qu’il est porteur de maladie.

Le poisson lion, véritable fléau dans les caraïbes, détruit tout sur son passage car il n’a pas de prédateurs. Il peut manger jusqu’à 2/3 de sa taille par jour, mais surtout peux pondre jusqu’à 1500000000 oeufs par ans, et oui un fléau.

Celui-ci par contre est très bon à manger, n’hésitez pas à en demander.

Alors une fois après avoir pris connaissance de tout ça, on a commencé à communiquer avec les pêcheurs, fait des conférences dans les écoles, les associations, acheté du matériel pour baliser les sites de plongées, afin d’éviter de jeter l’ancre. Nous sommes le seul centre à faire ça sur las terrenas, malgré les remontrances faites aux autres.

Et, nous avons commencé à tuer les poissons lions, surtout avant le mois de mai, car début de la période de reproduction.

Du coup, depuis tout ce temps, nous avons multiplié par plus de 300 le nombre de poissons.

Le petit amène du plus gros, ainsi va la chaîne alimentaire, du coup, nous avons parfois la visite de requin, tortues, raie, etc…

Concernant les coraux, pour repeupler les récifs, il faut commencer à créer un vivier, avec des structures métalliques pour pouvoir introduire ces derniers.

Plus le vivier sera important, plus la progression sera importante.

Nous avons tenté de démarrer ce vivier il y a quelques temps à l’aide d’une association que je pensais être à la hauteur, mais en vain.

Il est vrai que j’avais du coup un peu baissé les bras, sans soutien technique ni financier. Une grosse partie venant des bénéfices du centre de plongée et de quelques bonnes personnes.

Cette année, nous avons été contactés par FUNDEMAR, association qui a les moyens techniques pour mener à bien ce projet.

Nous avons ensemble, la semaine dernière,plongé plus de 3 h 00, pour vérifier si le site préconisé pour accueillir le vivier est propice et fait un inventaire sur les fonds marins.

Tout est positif, suite à tout ça, nous allons créer le premier vivier sous forme de musée.

Des structures en inox représentant des espèces marines où seront implantés les coraux, et à côté de chaque sculpture, un pupitre expliquant, les coraux et le projet.

Si nous récoltons suffisamment de fond grâce à votre générosité, une partie sera mise à l’eau ce mois-ci, très important car août est la périodes de reproduction des coraux et surtout avant le départ de la périodes cyclonique.

La deuxième phase sera planifiée en janvier l’année prochaine.

Voilà, si vous désirez plus de renseignements, n’hésitez pas à venir me voir au centre de plongée, turtle dive center du Paseo

Vous pouvez continuer à déposer vos dons à Fort Knox.

Merci encore pour votre générosité. »

Dariel, Dario, Veronica, Luigi, Bonbon, Diyele, les irrésistibles petits héros du Manantial….

Les irrésistibles petits héros du Manential.

Niché au cœur du petit hameau d’Abra Grande, le rio Manantial, depuis des générations, fait la joie des petits et des grands. Une eau de source claire et fraîche qui déambule au milieu d’une végétation fabuleuse, une piscine naturelle, coquette et bienfaisante pour de belles journées en famille ou entre amis. Les gamins s’en donnent à cœur joie, pataugeant, s’éclaboussant, riant de toutes leurs dents dans ce décor féérique, juste à eux, au milieu de leur bario. Sauf que….. çà, c’était avant. Depuis quelques années, en catimini, le décor féérique vire au cauchemar, de limpide, l’eau est devenue glauque, découvrant entre ses bras désolés poissons morts et désordres de plastiques et autres saloperies en tous genres. Et si les gamins, inconscients du danger continuent à profiter de leur petit coin de paradis, c’est au péril de leur santé.

Elle, c’est Patricia, un genre de délicieuse fée, aussi adorable que discrète. Institutrice par passion, elle vit dans ce bel endroit depuis très longtemps. Baroudeuse en diable, elle revient d’un long périple en bateau qui lui a permis de découvrir aux quatre coins du monde les endroits les plus secrets, les plus fabuleux. Mais c’est ici qu’elle se sent chez elle, parmi ces gens sincères, ces bambins qu’elle adore et qui le lui rendent bien.

De retour depuis peu, c’est avec beaucoup de tristesse qu’elle a découvert l’état de son environnement. Une déchetterie à ciel ouvert. Loin de baisser les bras et de se contenter de se lamenter, avec force et conviction elle a décidé d’agir pour changer le cours des choses. Avec l’aide d’Alexandre, un autre navigateur passionné, amoureux de son village, ils ont réfléchi et ont pris la peine de rencontrer les habitants du hameau, du chef du village aux voisins les plus discrets. Avec beaucoup de gentillesse, sans les brusquer, ils leur apprennent jour après jour que, comme partout dans le monde, la pollution avance à pas de géant mais qu’ils sont les acteurs et les responsables de leur bien-être mais aussi de leur mal-être. De rencontres en rencontres, ils leur font  prendre conscience que quelque chose ne tourne pas rond. C’est sûr, les habitants n’ont pas changé de comportement en quelques mois, depuis toujours et sans se rendre compte de la gravité de l’acte, ils balancent allègrement leurs ordures dans la cenega toute proche des rives du rio. Mais, constructions, remblaiement sauvage, accumulation démesurée d’ordures de toutes sortes ont contrarié le cours de la rivière et aujourd’hui elle se venge.

Et les enfants, inconscients profitent toujours de leur petit paradis.

… tandis qu’à quelques centimètres poissons morts et saloperies de tous genres polluent l’eau de leur piscine naturelle.

Une déchetterie à ciel ouvert….

Alors, avec beaucoup de patience, Patricia et Alexandre s’efforcent de trouver des solutions. Un club de la madre se réunit régulièrement pour parler de la planète, de la pollution et des bons gestes pour la prévenir ou du moins la contenir. Des stages de coutures se mettent en place pour réaliser des sacs en tissus qui remplaceront les sordides poches en plastiques et pourquoi ne pas penser à les décorer et à les vendre aux touristes, histoire de se faire une petite cagnotte. Les déchets organiques sont les bienvenus pour nourrir le nouvel élevage de cochons dans le quartier avant de terminer dans le futur atelier de compost….. un tri sélectif des ordures étant envisagé.

Et puis, le jeudi 1er juin, grand événement au sein de la petite communauté, la première opération de nettoyage du rio, de ses rives et de la piscine. Pour l’occasion, Yann du club nautique à la pointe de Las Ballenas avait prêté des canoés pour récupérer les déchets qui se baladaient au milieu du plan d’eau. Inutile de vous dire qu’ils firent la joie des gamins, ravis de l’aubaine et venus nombreux en ce premier jour de rio propre. Dariel, Dario, Veronica, Luigi, Bonbon, Diyele, les irrésistibles petits héros du Manantial ont fait un travail fantastique. Les adultes se firent plus rares ce jour-là, mais ce n’est que partie remise, pas question de les laisser à l’écart. De plus en plus, tous se prennent au jeu et presque instinctivement se baissent pour ramasser les détritus qui dénaturent leur paysage. Opération pilote réussie ? En tout cas, l’impulsion est donnée et la sensibilisation individuelle tant espérée semble bien sur le point d’éclore.

Eufemio, le « chef » du village n’est pas en reste.

Un bambin en pleine action….

Le Manential avant….

…. et après l’intervention rio propre

Yann du club nautique, toujours prêt à rendre service.

Après l’effort, le réconfort!!!!

Une jolie histoire ! Pas seulement, Patricia et Alexandre ont le désir ardent de voir leur projet-pilote partagé avec d’autres, histoire d’échanger des idées et de faire évoluer les choses en grand. Ce serait tellement mieux de se rencontrer avec des gens de barios différents et de mettre en commun des savoirs, des projets. Si le cœur vous en dit, si vous aussi vous pensez que la pollution n’est pas obligée de nous envahir et qu’il est encore possible de réagir en impliquant tout le monde, alors n’hésitez pas. L’engagement est important et gratifiant mais ne prend pas tellement de temps. Nous vivons dans un si bel endroit, la preuve vous l’avez choisi. Alors, à l’instar de ces deux belles personnes, cessons de nous lamenter et de critiquer les non faits, partons à la rencontre des vrais acteurs, serrons-nous les coudes et agissons avec harmonie pour le bien de tous.

La « récolte » du jour….

Toute suggestion sera la bienvenue, osez me l’adresser en commentaire, je l’adresserai avec plaisir aux brillants initiateurs qui vous attendent avec impatience.