Minis homburgers au XO, rien que du bonheur

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Ils sont tout petits, tout mimis….moelleux et croustillants à la fois, des oignons caramélisés, une vrai bonne viande goûteuse, juste bien assaisonnée. C’est pas trop et pas trop peu. Bref, j’adore les minis homburgers du XO. Et leurs frites maison, bien entendu….sans oublier un petit verre de rosé glacé. En prime un féérique, paradisiaque, fabuleux, extraordinaire décor et la gentillesse de Thierry et de Sandro, le sourire de Ghislaine et les facéties de Gipsy le nouveau petit chaton, hôte des lieux. A essayer d’urgence……..

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C’est beau!

Au Brésil, les saisons sont inversées par rapport à la Rep. Dom., normal nous sommes dams l’hémisphère sud. Et oui, nous entrons dans l’hiver et, si les températures semblent nous prouver le contraire, madame la pluie se charge de nous le rappeler en se faisant de plus en plus présente, de plus en plus pressante. C’est simple, il pleut chaque matin, de bonnes grosses averses bien drues. Pluie abondante et marée d’équinoxe font la joie de mes 8 chenapans. En effet, la partie de la propriété jouxtant le rio et la mer, s’emplit chaque jour d’une eau douce et tellement attrayante pour des fripons en mal de grosse bêtise. Poursuites endiablées, sauts dans l’eau qui clapote, ça gicle de partout, on joue à chien perché sur la passerelle de plus en plus brinquebalante. Mina est de la partie et la comtesse ne se prive pas de se donner en spectacle au milieu de tout ce petit monde ravi. Cheyenne et Diego mènent la course suivis de près par Capucine, persuadée de faire partie de la noble race des Malinois (c’est comme ça depuis toujours). Comanche aboie et Coca compte les points. L’eau, c’est pas son truc. Bref, ça dure de longues minutes jusqu’à ce que tout ce petit monde, épuisé et haletant vienne se frotter contre mes jambes à la recherche d’une caresse…. d’un pardon.

Et oui, cette entrée dans l’hiver est bourrée de charme. Mon seul regret, le rio, crasseux, vaseux, encombrés de mille choses gluantes…. est impraticable, tant à pied qu’à la nage. Vite, il me faut un bateau.

C’est si beau là-bas, juste à portée de yeux. je ne me lasse pas, de ma chambre-bateau, de contempler cette beauté faite de mille teintes pastel en perpétuel mouvement.

Une bulle de bonheur qui se transforme petit a petit en coquet nid douillet. Le chemin reste long avant d’en faire un véritable cocon fini et confortable, mais on s’y approche et puis, finalement, on a le temps.

J’aime ma nouvelle vie…

… à tel point que j’en oublie presque les horreurs qui se passent dans ce petit village que j’ai tant aimé, parfois regretté et que j’en viens à détester par la faute de débiles mentaux lâches et abjects. J’ai tellement de mal à réaliser que parce que qu’un lieu dérange par son histoire, son aura, son renouveau, son succès, sa joie de vivre et sa sérénité, on y met le feu. Mais où va-t-on avec des actes aussi insensés et définitifs. Et dire que les pauvres imbéciles à l’origine de l’incendie du Syroz sont probablement fiers. C’est sûr, ils n’ont pas eu à en subir la concurrence pour la Semaine Sainte. Et si, au-delà de notre peine et de notre rage, Michel et moi avons réussi à relativiser les dommages, je pense a Philippe, Loic, Nancy, à Gérard qui ont mis tout leur coeur pour redonner enfin une âme a cet endroit mythique. C’est moche.

Sale con, va brûler en enfer! Oh pardon…..

Je disais donc, c’est beau….

Suite à cet acte de vandalisme à ce jour toujours resté impuni, Michel a décidé de se rendre à LT. Une petite semaine, histoire de voir sur place ce qu’il en était. Je m’apprêtais donc, plutôt sereine, à passer une semaine seule dans ma maison bien amélioree, presque cocooning, au milieu de ma jungle. Certes, la semaine s’est plutôt bien passée, faites de longues balades sur la plage avec mes toutous et de jeux infinis dans la marée montante….. C’est au retour de Michel que les choses se sont compliquées, des instants douloureux que je n’ai jamais eu le courage de relater par écrit….

Orage tropical

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4 avril 2011

Au moment où je rédigeais ce petit conte joli, il ne nous restait plus que quelques jours de bonheur dans notre maison de dessin animé. Les choses allaient se corser et le cauchemar s’accélérer. Entre temps, je vous avais habilement caché qu’outre les faits dont je vous avais parlé lors de mon départ en jet privé, à savoir le changement intempestif d’aéroport d’arrivée puis la menace de me mettre derrière les barreaux faute de billet-retour, puis la panne gigantesque mais inexpliquée d’électricité dans la tour de contrôle de Salvadore…. le livreur des appareils ménagers s’était tué dans un accident de voiture en venant nous livrer, le couvreur allait tomber du toit et se blesser salement a la jambe et enfin, notre électricien se trouvait dans un sale état après un accident de moto en venant travailler chez nous….Mais le pire était encore à venir….
Mais revenons au temps d’avant, quand c’était bien…..

 Orage tropical…..Un vrai, avec des éclairs sur la mer et une pluie d’enfer.

On y a eu droit samedi alors que le toit de la maison-cuisine était en vrac, n’était plus d’ailleurs. Il fallait nous voir tous les deux nous agiter avec nos balais pour tenter de chasser l’eau sale qui nous tombait allegrement sur la tete. Deux heures, sans mentir, les chiens en étaient tout retournés. Puis, le soleil a refait son apparition, d’un seul coup, grand, beau, magnifique. Le soir on s’est couché encore plus tot que d’habitude, enfin je crois, je ne sais pas si c’est possible.

Le petit couvreur est arrivé tres vite a remis les tuiles en place, jolies, bien ordonnées et c’est tant mieux car aujourd’hui, rebelote. C’est beau, je vous écris de la maison-chambre et du premier étage, j’ai une vue splendide sur la mer et les éclairs. D’ailleurs surprenant qu’Internet fonctionne. Ici pas vraiment de haut débit. Je travaille avec Tim, une clé USB bien capricieuse.

Beaucoup de travail aujourd’hui, grand ménage du premier étage de la maison-cuisine, un endroit tout à fait charmant, entièrement vitré du sol au plafond sur tous les côtes, un genre d’aquarium niché dans les arbres avec plein de grosses poutres et un plancher de vieux bois. Deux crochets pour y suspendre un hamac, des encoches dans des poutres pour fabriquer un beau bureau…. ce sera notre coin de création et de méditation. Promis dans quelques jours (semaines?) je vous montrerai pour de vrai. Puis, il faut continuer la lasure des bois de la maison-chambre. Pfff., j’ai pas fini.

C’est drôle, il y a plein de bruits dans notre jungle. Enfin drôle, ça dépend des moments, la nuit par exemple, on s’en passerait bien, ça énerve les chiens qui se mettent a aboyer dans tous les sens. Des milliers d’oiseaux peuplent les centaines d’arbres et arbustes. Les singes coquins et les paresseux se cachent, nous épient sans doute. Mais on les sent, là, tout près.

Bon, c’est pas le tout, je parle, je parle et le travail ne se fait pas tout seul. Mimi est déja descendu lui, et moi je traine encore. Bizzz.

Où en sommes-nous?

 Une des difficultés majeures dans le fait de résider au Brésil (on dit Brasiou), outre le fait que l’on ne parle pas la langue et  que l’on n’est jamais certain d’obtenir le droit d’y résider de facon permanente, c’est de ne pas avoir la possibilité d’ouvrir de comptes en banque. Et oui, c’est comme ça. Sachant que l’on a le droit de voyager avec 10 000 dollars en poche et pas un sou de plus (en tout cas de RD, j’ai essayé, me suis renseignée, légalement pas possible), on est rapidement à court d’argent. Certes, on peu retirer 800 reais par jour (env. 18000 pesos), mais ce retrait est taxé par la Popular de 900 pesos à chaque fois. Ca fait mal aux cheveux.

Mais, si parfois, la chance semble nous avoir abandonné dans notre aventure, par d’autres cotés, les esprits du biens savent se montrer généreux. Bref, hier, escapade pour la grande ville la plus proche, Porto Seguro où nous avons rencontré Vinicius (ça ne s’invente pas) gérant de la succursale de la Banque du Bresil. Largement influencé par Vera, notre avocate sur place, il est OK pour nous ouvrir un vrai compte. Reste a obtenir l’aval de ses supérieurs et normalement la semaine prochaine ce sera fait.

L’étape suivante consistera à faire venir de l’étranger de l’argent de mon compte en RD. C’est pas gagné.

La maison s’étoffe peu a peu, on démolit un mur, on colmate des trous, aujourd’hui c’est le toit de tuile qui se refait une beauté. A l’intérieur, plein de lampes rigolotes animent la scène, certaines fabriquées en plastique de bouteille et ornées d’invraisemblables grosses fleurs kitsch en diable, de perles, de strass. Un vrai bonheur. D’autres prennent la forme de gros spots de cinéma. Un délicieux fouillis absolument incongru que j’adore.

Apres ma première expédition sur la plage avec mes 8 monstres a pattes, j’y suis retournée le lendemain avec mes chouchous, Diego et Domingo et bien sur Cheyenne. Bon, j’avoue que c’était plus calme et sans les caprices de madame la Comtesse, beaucoup plus serein.

Avant hier, égoistement, j’ai parcouru plus de 2 km sur la fantastique plage qui sépare un petit resto de plage de la maison. Un rêve. Pas âme qui vive, une eau douce, un sable blanc.

Ce que j’aime moins c’est marcher dans le Rio. Le fond est parfois, disons douteux, vaut mieux pas réfléchir. Mais bientôt, petit bateau.

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Bon, toutes ces occupations quotidiennes ont du bon. Elles me permettent d’oublier les soucis restés sur place. Certains comprendront ce que je veux dire. Cet après-midi, début du relookage des bois, et il y en a des kilomètres. Je vais me remettre a lazurer. Bof j’aime ça.

Bizzzzzz

Une aventure fantastique

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Bon, coté maison, on ne va pas s’éterniser, toujours autant de bordel, voire plus car chaque petite réparation est immédiatement suivie d’une plus grande. Mais bon, on s’y fait. On pose les verres là, puis là, puis là, ah non pas là, ya déja les assiettes, mes jolies assiettes en porcelaine signées Georges Sand, pas là non plus. Bref le camping s’installe de façon … provisoire? définitive? En tout cas, chaque soir jusqu’à neuf heures, on regarde TV5 monde sur notre grande télé. Après, épuisés, on va se coucher dans la maison de nuit. Ben oui, pour vivre on a 2 maisons. Une de jour. Construite il y a plus de 30 ans pas un ou une illuminée, toute biscornue, faite de tous les matériaux immaginables, plus le plastique vert de Mimi et une plus récente et assez agréable, entièrement vitrée. Elle ressemble à un bateau immobile.

Hier, merveilleux dimanche. Pour la première fois, bravant ma peur des crocodiles (mais non j’rigole, y en a pas ici… enfin je crois) j’ai décidé, enfin de me rendre sur la merveilleuse plage de Rio Barra (ça c’est pour que vous regardiez sur Internet) avec Michel et les 8 monstres à pattes. Diego, Domingo, Comanche et Cheyenne, Paquita la Comtesse, la vieille Mina et Coca et sa phobie de l’eau étaient du voyage. Sans compter Capucine, la meilleure nageuse du groupe. Faut dire qu’en vue de son intallation au Brésil, elle en a fait des longueurs dans la piscine à LT. Pas folle la guêpe, elle avait tout prévu.

Nous voilà donc caminando sur la passerelle, puis, mi-marchant,mi-nageant franchissant les quelque 50 mètres nous séparant de la plage. Là, émerveillement, c’est boooooooooo. Désert, féérique, des piscines naturelles d’eau douce ou salée, chauffées par le soleil omniprésent puis l’océan, magnifique, propre, transparent.

La troupe en folie n’en peut plus de gambader, poursuivre les dizaines d’oiseaux, se chamailller un peu, plonger dans les vagues, quémander une caresse a maman, en profiter pour me griffer.

J’en ai rêvé, m’y voici. D’un coup, les trous dans le mur, les tuiles qui s’envolent, les déjeuners sur les genoux et les pas d’étagère, je m’en fou. J’adore.

Certes, le retour fut un peu laborieux si l’on considère que la Comtesse (Paquita) n’avait pas du tout envie de rentrer et que Mina ne voulait plus remonter le Rio. Quant a Domingo, il s’acharnait, têtu comme une mule, à essayer, sans succès de croquer un oiseau. Après maintes discussions, appels, cris, promesses, tout le monde était enfin de retour au bercail.

Promis, demain on recommence, c’est trop bien.