En vrac, réflexions débridées sur la couleur du temps et autres frivolités de saison…

Le temps

On ne peut même pas dire qu’il soit capricieux. Non. Depuis qu’Octobre a claqué la porte en boudant, Novembre s’est installé et nous arrose, régulièrement, consciencieusement, chaque jour ou presque de belles grosses averses tropicales ou d’une fine pluie pernicieuse qui nous transperce jusqu’aux os. D’accord, je le concède, de temps en temps, monsieur Soleil et ses petits rayons tout musclés déchire la vilaine couche nuageuse et éclaire notre journée. Le temps d’un sourire éclatant, le ciel devient tout bleu mais bien vite le gris souris l’emporte et il n’y a plus qu’à prier pour ne pas être partie en goguette au village dans la petite golfette, mignonne comme tout mais pas franchement étanche. En même temps, la pluie est une alliée de taille durant cette période dite ‘’cyclonique’’. Elle rafraîchit l’atmosphère et la température de la mer, coupant l’herbe sous les pieds des ouragans avides de chaleur. Aie ma piscine aussi a bien rafraîchi, 25 degrés, glagla, on oublie les longueurs pendant quelques mois et ma délicieuse douche exotique fait la gueule. Dans quelques jours, la saison cyclonique sera bel et bien terminée, tranquilles pour 6 beaux longs mois. Demain, mon château de feuilles va rouvrir ses jolis yeux et capter avec délectation les joyeux rayons du soleil.

Le village

Un événement remarqué et remarquable au village : l’arrivée du nouveau maire Willy, la coqueluche de tous les habitants. Depuis son entrée en scène, il se bat sur tous les fronts et essaye de rattraper en un temps record tout ce qui n’a jamais été accompli à Las Terrenas. On parle de poubelles, de station d’épuration, de plage propre, de sécurité, de respect, d’illumination nocturne du village mais aussi de joliesses, de relooking exceptionnel du vieux cimetière tout pourri, du parc des enfants… même les poteaux d’électricité se sont fait une beauté. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il a réussi une vraie métamorphose de la mairie et de son rôle parmi la population.

Morosité par contre du côté des restaurateurs et autres acteurs de nos loisirs nocturnes. Le redoutable couvre- feu n’en finit plus, les bars et boîtes de nuit sont clos et les restos oublient leur service du soir… du coup le chiffre d’affaire dégringole et c’est pas bon pour le moral. Même à l’heure du déjeuner, les clients se font rares et les touristes ont boudé le village…

Du nouveau

En fait c’est pas vraiment un nouveau. Il fait partie du paysage depuis de nombreuses années. Il avait déserté son adresse au centre du village depuis quelques mois et nous revient, plus fringant que jamais. Un lieu idéal, pas loin de la mer, au calme complet, une adresse prestigieuse… Puerto Plaza. Punto Italia. Tous les gourmets attendaient son retour. Des produits d’exception à profusion, provenance directe d’Italie, jambon, mortadelle, saucisses, fromages, vins… pâtes, sauces tomates…. Il y a de tout dans cette boutique toute petite mais super bien achalandée. Cerise sur le gâteau, un délicieux bar romantique complète le tableau. Il a tout naturellement trouvé sa place dans les bras des deux bateaux immobiles et est vite devenu le spot incontournable du village où l’on se plaît à siroter un spritz parfait en refaisant le monde ou à grignoter des petites gourmandises comme les succulentes croquettes prosciutto… Puis, le vendredi sur le coup de 18h, ambiance musicale avec musique en live, piano, guitare, saxo… histoire de se remonter le moral et d’oublier la morosité ambiante. Un vrai plaisir.

Côte nouveauté encore, un mega, immense, énorme, incroyable magasin chinois calle Carmen, juste après la station d’essence. 2 étages gigantesques bourrés de choses utiles ou futiles, belles ou moches, solides ou éphémères… chinois quoi… un vaste rayon maquillage, des trucs pour les cheveux, des produits de soin, d’entretien, des montres et des réveils, des fringues pour petits, grands, des souliers, de l’électro-ménager, de la vaisselle, des fleurs en plastique, des décos de Noel, des joujoux, des chapeaux…. De tout … Insolite Galeries Lafayette à Las Terrenas.

Sinon, Enrique, le docteur-véto de mes bb a changé d’adresse. Sa clinique se trouve maintenant calle Carmen, à côte d’Opi nails, vous ne pouvez pas le manquer. Soins, toilettage, hospitalisation des 4 patounes malades, Enrique assure, en fait je l’aime.

Dans un autre registre, hier samedi 14, la République Dominicaine était à l’honneur à la télé sur TF1, dans l’émission de Nikos 50 minutes inside. Un beau reportage avec de sublimes images, de belles couleurs, des lieux différents, un hôtel magique, la belle et photogénique zone coloniale de Santo Domingo et, pour la première fois sur une grande chaîne française, notre artiste à nous, Anne Satin, auteur, compositeur, chanteuse… bravo Anne.

Voilà, tout doucement notre village va rentrer dans l’hiver tropical. C’est sûr, ça peut faire rire, mais pour nous les quelques degrés de moins qui nous font passer de 32-38 à 22-25, c’est énorme. Mais j’aime cette toute nouvelle sensation de fraîcheur, de cocooning quand on s’emmitoufle dans des châles de laine, douillettes pantoufles aux pieds pour regarder, sans honte et même avec délectation les films de Noel l’après-midi à la télé, entourée de mes bb 4 patounes aussi heureux que moi de cette douceur retrouvée. J’adore…

A Las Terrenas, on recycle malin pour fêter Noel.

Je sais, le ciel est si bleu et le temps tellement doux que l’on a du mal à se croire à quelques encablures de Noel. Et pourtant, si, tout bientôt, les oiseaux migrateurs ou semi-résidents si vous préférez, venus de France (coucou Cathy), d’Espagne, des Etats-Unis, du Canada (coucou André-Jacques….) vont débarquer, épuisés par un long ou moins long vol et retrouver pour quelques mois délicieux leurs belles habitudes. Un hiver, un Noel de plus sous les tropiques.

Et pour nous convaincre que nous sommes bien mi-décembre et non pas fin juillet, outre, avouons-le quand même des matins frisquets (on frisait les 20 degrés ce matin au réveil, brrr), de ci de là, dans le village d’étranges personnages , des végétaux incongrus, commencent à faire leur apparition…. Devant le bateau immobile près du Village des Pêcheurs ou sur les pelouses du Paseo, des bonhommes de neige ouatés, à la bonne bouille réjouie se pavanent à qui mieux mieux loin de leurs univers enneigés.

Puis, pas loin de la mer, c’est un majestueux sapin de Noel qui émerveille les badauds. Moins somptueux peut-être mais bien plus ingénieux que nos traditionnels épicéas, il est entièrement constitué de bouteilles de plastiques peintes en blanc et décoré de ravissantes roses de Noêl toutes confectionnées par d’habiles petites mains de fées. L’effet est saisissant.

Ailleurs, face à la toute première clinique cubaine, pas loin du beau magasin de Josée, Laksmi Shop, sur le bar de l’ancien resto O Toulouse, c’est un autre petit bonhomme de neige, très malicieux, celui-ci qui trône et joue la vedette, à côté de monsieur le chat roux. C’est la pétillante jeune cuisinière qui l’a créé de toutes pièces à l’aide de gobelets en plastiques, sympa non.

Et puis, le soir, comme par enchantement des vitrines s’illuminent, des lumières scintillent et animent les rues du village. C’est beau un Noel à Las Terrenas.

Merci Mimi pour ces jolies images (michelvoleau.wordpress.com