Les escapades gourmandes de Domy et Gary

Elle, c’est Domy. Petite soixantaine, resplendissante, dynamique et…. Gourmande. Après une vie professionnelle très active et plutôt épuisante, elle est venue se reposer à Las Terrenas. Bien sûr elle en est tombée amoureuse et a décidé d’y déposer ses valises…. Elle y a rencontré l’homme de sa vie et en prime un amour de petit bout de chou de chien…. Gary, la prunelle de ses yeux, sa compagne au quotidien qui, ravie, partage avec un bonheur non dissimulé ses escapades gourmandes.

Domy s’est prise d’une passion pour le moins étonnante, originale en tous cas… découvrir à travers les petits déjeuners ou simplement en passant prendre un verre, les différents hôtels et restaurants emblématiques du village. L’envie m’est venue de vous faire partager ses pérégrinations gourmandes, histoire parfois de replonger dans des balades personnelles inoubliables.

Bien sûr, vous connaissez tous ce restaurant, obligé, il illumine le parking arrière de Lindo. Il a poussé là il y a quelques mois, choisissant de construire son nid autour d’un grand et beau manguier. Le leitmotiv de la maison, fraîcheur, naturel et bonne humeur. Le soleil y est omniprésent, que ce soit à travers le prénom de la jolie patronne Soleil, dans les teintes acidulées de son décor chatoyant, dans son nom Sol y Fresh et surtout dans ses petits plats gourmands.

Domy nous raconte son expérience:

Fan de Sol & Fresh depuis son ouverture, je n’avais pas encore testé le petit déjeuner. C’est maintenant chose faite.

Installé sur le parking du Lindo, ce joli petit restaurant, attire immédiatement le regard et ensoleille la place.

Le soleil justement il en est question !

Outre le prénom de la patronne (Soleil) et le nom du restaurant (Sol & Fresh) tout est peint et décoré aux couleurs évoquant notre astre préféré (jaune et orange vifs) et vert pour le côté Nature.

C’est très gai, et dynamisant.

La fraîcheur et le naturel sont l’essence même du lieu, et pour la petite histoire on peut ajouter que le restaurant a été construit autour d’un grand manguier dont on peut voir le tronc à l’intérieur de la cuisine.

Côté plats, on peut déguster des salades fraîcheur, des plats d’inspiration indienne ou asiatique, ainsi que des jus naturels, des smoothies, des thés Kombucha.

C’est inspirant et pour le moins, bon pour la santé.

J’ai choisi la formule la plus complète, proposée pour le petit déjeuner.

A savoir :

1 café, 1 bowl de müesli ultra délicieux et frais servi dans une coque de noix de coco sur une purée de fruits, des tartines de pain complet grillé avec de la confiture, et un jus de tamarin.

Sain et naturel : parfait !

A l’approche des fêtes….

A l’approche des fêtes, Las Terrenas revêt ses habits de lumière. Par petites touches scintillantes, de ci, de là, la belle nous fait rêver…. chapiteau de lucioles jolies au Paseo, sapins scintillants ou…. tout comme… à l’Aligio; un judicieux recyclage de canettes et bouteilles de soda et c’est une pieuvre maline qui nous émerveille; papa Noel n’est pas en reste, ses rennes coquins et son joli traîneau l’attendent tout près de la mer. Il n’aura plus qu’à sauter dedans, dans un grand élan pour s’échapper dans le ciel et nous livrer ses merveilleux cadeaux.

Merci Patricia pour ce délicieux reportage photos dans les rues du village…. et merci Mimi pour cette rencontre avec dame pieuvre. Malicieuse, elle danse, elle sourit, est bien belle.

 

Prendre sa maison sur la tête…

C’est bien ce qui a failli se produire avec mon château de feuilles. A force de vivre sous les tropiques, on développe une nonchalance qui peut vite s’avérer fatale. Les termites, je connais, je vous en ai parlés longuement dans ce billet doux appelé ‘’les termites nous rongent’’(https://dorislasterrenas.com/2016/01/03/les-termites-nous-rongent/). A croire que je ne me sentais pas concernée. Le fait est que, par chance, certains ont le sens des responsabilités. Mardi matin, Ricardo, mon ‘’cana-man’’, depuis toujours, sonne à la porte. Oh non, il va encore falloir que j’attache Léo, Ricardo a la phobie des chiens… Allez, j’ouvre… Petit tour du propriétaire, il commence par inspecter la cana qu’il a entièrement changée en février 2016 (https://dorislasterrenas.com/tag/toit-en-palme/), semaine de galère avec une foule d’ouvriers caminant à qui mieux mieux dans le jardin…. Mais visiblement, le travail long et fastidieux a été bien effectué puisque niveau palmes, rien n’a bougé malgré l’impétueux passage d’Irma puis Maria en 2017…. Puis, machinalement il observe les poutres…. Aie, c’est pas la même… Sur tout un côté de la terrasse, les poutres porteuses et les colonnes sont…. creuses…. Entièrement dévorées par ces saloperies de bestioles… pas mieux à l’intérieur, des poutres du salon et de l’une des chambres sont détruites, idem dans mon petit bungalow-bureau… Je commence par me faire copieusement engueuler pour ma négligence et sans me demander mon avis, il décide de démarrer le chantier de reconstruction le lendemain. C’est gai. Des dizaines d’ouvriers ayant peur des chiens vont encore se balader dans mon jardin, dans ma chambre, sur ma terrasse…. Pas le choix. Ricardo décide d’employer les grands moyens et de remplacer mon bois d’eucalyptus, pourtant réputé solide par du balata… Plus cher mais beaucoup plus résistant. C’est parti. Nuit de cauchemar à ne pas pouvoir imaginer comment il peut être possible de retirer des poutres, des colonnes, de les remplacer sans que la maison s’effondre…. Le lendemain, le boulot a commencé avec la surprise de nouvelles colonnes à changer. Je vous invite à suivre en images ce travail méticuleux exécuté avec une grande dextérité par Ricardo et son équipe. Jeudi soir tout était terminé, avec en prime une superbe poutre d’angle dans un bois extraordinaire, aussi dur que le fer et beau comme un bijou. Du coup j’en ai profité pour repeindre mon joli salon dans ma couleur favorite. C’est beau….

Sans faire aucun bruit, en catimini, des millions de termites, petit à petit ont dévoré les poutres.


Etayage minutieux puis dépose des poutres et colonnes abîmées

Sous les yeux des 4 patounes, les ouvriers bossent dur….

Ultime étape, pose du précieux bohuco, cette liane solide, parfaite finition.

Epuisé, il est….

Et voilà….tout est bien qui finit bien.

Coupe de ma poutre d’angle, un bois solide comme du fer et d’une merveilleuse beauté

Les escapades gourmandes de Domy et Gary : chez Nayrobi

Elle, c’est Domy. Petite soixantaine, resplendissante, dynamique et…. Gourmande. Après une vie professionnelle très active et plutôt épuisante, elle est venue se reposer à Las Terrenas. Bien sûr elle en est tombée amoureuse et a décidé d’y déposer ses valises…. Elle y a rencontré l’homme de sa vie et en prime un amour de petit bout de chou de chien…. Gary, la prunelle de ses yeux, sa compagne au quotidien qui, ravie, partage avec un bonheur non dissimulé ses escapades gourmandes.

Domy s’est prise d’une passion pour le moins étonnante, originale en tous cas… découvrir à travers les petits déjeuners ou simplement en passant prendre un verre, les différents hôtels et restaurants emblématiques du village. L’envie m’est venue de vous faire partager ses pérégrinations gourmandes, histoire parfois de replonger dans des balades personnelles inoubliables.

Cette semaine, les deux complices nous emmènent déjeuner dans un comedor typique et d’excellente réputation : Nayrobi. Nayrobi c’est le prénom de la charmante propriétaire des lieux, une femme qui ne s’en laisse pas conter et qui cuisine du matin au soir une fabuleuse et savoureuse cuisine.

Petit tour d’horizon en images de quelques comedors lors d’une balade au village, il y a quelques années de cela….

Nichés au cœur du village ou les pieds dans l’eau, les comedors, des petits lolos rigolos….

Il n’y a pas de luz ce matin, hier non plus d’ailleurs….. mais c’est pas grave hein, le soleil a fini de bouder et a repris sa position stratégique juste au-dessus de nos têtes. Si te plé soleil, tu pars plus hein !

Bon c’est pas tout ça, vous avez chaussé vos souliers ou enfilé vos tongs, la balade n’est pas terminée, loin de là. Aujourd’hui, nous allons à la rencontre de quelques petits comedor, l’equivalent dominicain des lolos des Antilles françaises. Loin de la gastronomie française ou italienne omniprésente à LT, ils poussent comme de jolies fleurs au hasard des rues du village et même, pour notre plus grand plaisir, les pieds dans l’eau, sur la plage, étroitement serrés derrière le cimetière, sur la plage des pêcheurs. A côté des sommités, prisées de tous, comme Paco Fish, las Chichas ou Zapoté, il suffit d’ouvrir grand les yeux pour découvrir de délicieux endroits insolites où, pour quelques pesos, vous vous régalerez d’une cuisine couleur locale con arroz, abichuela, pollo o chivo guisado….. ou au bord de l’eau, de belles langoustes (en saison), des centollos, des camarones ou de délicieux poissons tout frais…..

Domy nous raconte Nairobi :

Chez Nayrobi, calle 30 de Marzo à côté du vétérinaire Coco Dog, au pied de la loma de François.

C’est très bon, très frais et savoureux, c’est fait maison par Nayrobi qui en plus, est absolument charmante et c’est d’un très bon rapport qualité/prix !

Histoire de nous ouvrir les papilles, Nairobi nous sert un jus de citron naturel avec petits biscuits en apéritif. Il sera suivi  d’un divin poulet à la crème accompagné de délicieuses frites maison. Et, histoire de finir en beauté, un délicieux dessert aux parfums de fruits frais, vanille, cannelle et caramel. Le tout pour moins de 400 pesos (7€). Ce serait dommage de s’en passer….

Et puis, octobre s’en est allé….

Puis, octobre s’en est allé et Novembre s’est installé. A la fin du mois, on fêtera comme il se doit la fin de la ‘’temporada cyclonica’’. Durant les 6 prochains mois, plus de crainte côté ciel, l’océan frileux de ses quelques degrés échappés ne servira plus de pitance aux furieuses tempêtes qui prennent un plaisir malin et sournois de se nourrir de sa douce chaleur. C’en sera fini pour un long semestre des regards inquiets vers le ciel, vers les cartes météo des spécialistes et l’on pourra en toute quiétude dormir sur nos deux oreilles. En même temps, cette année, le ciel nous a été clément. Aurait-il eu honte de ses déchaînements passés. Montons la garde quinze petits jours encore, je me souviens d’un vilain Karl en l’an 2000 qui m’a fait verser bien des larmes lorsqu’il s’est abattu sur ma petite maison de St-Barth le 15 novembre de l’an  2000….

Novembre est là et le soleil fripon joue à cache-cache avec la pluie. Au-dessus de mon château de feuilles, le ciel immense resplendit d’un tas de bleu plus étourdissant les uns que les autres. Ou respire la tristesse tout de gris vêtu. Un moment, le bel astre scintille de tous ses feux, oubliant, le coquin, que l’été s’en est allé. Un moment la pluie fait son entrée, pernicieuse ou furibonde et le doux soleil nous abandonne le temps que la furieuse se calme. Mais, un moment plus tard il réapparaît plus chaud et brillant que jamais. Alors, il s’agit de ne pas se faire surprendre lorsque l’on se décide à enfourcher nos quads ou à sauter dans nos fragiles golfettes pas étanches, histoire d’aller faire quelques courses. C’est l’angoisse de ma douce voisine Colette qui guette fébrilement l’instant propice entre deux trombes d’eau pour partir à l’assaut des sempiternelles courses, il nous manque toujours quelque chose. Entre nous, une fois sur deux elle se fait avoir, madame la pluie est plus maline qu’elle….

En novembre le soleil fait la grasse matinée et se couche bien plus tôt. A 6 heures l’obscurité nous enveloppe peu à peu puis d’un coup la nuit tombe. Ici, le crépuscule est fugace tout comme l’aube d’ailleurs. Les nuits sont plus fraîches, la piscine abandonne avec regret ses 30 degrés et frôle les 27… Dans la journée, la chaleur est toujours présente mais tellement moins accablante. C’est un vrai bonheur de se balader le long de la plage toujours déserte, de batifoler dans les vaguelettes douces, de déjeuner face au plus beau panorama du monde. J’aime bien novembre, et puis Noel est tout proche et même chez nous, l’atmosphère, petit à petit se parfume d’une vraie senteur de fête.

J’aime bien novembre à Las Terrenas. J’aime tant Las Terrenas.

Séquence souvenir, 2009…. Las Terrenas dans tous ses états….

Petit clin d’oeil aux amoureux de LT, j’ai retrouvé ce petit conte partagé avec 2vouzamoi en 2009…. Beaucoup de choses ont changé, à commencer par le Village des Pêcheurs d’antan, parti en fumée. Bonne balade dans le passé, il y a 10 ans déjà.

Doris Ruhl . 2vouzamoi.com . (29/12/09)

C’est fou le nombre d’événements s’étant déroulé en 2009 et se déroulant encore à LT en cette fin d’année. Ca bouge dans tous les sens à vous en donner le vertige. Essayons d’y mettre un peu d’ordre.

A commencer par notre petit coin fétiche, le Village des Pêcheurs. Et oui, Franky (mon chouchou)a rendu son tablier, bye bye Indiana, on t’aimait bien, tu le sais. Mais bon, Patrice et son épouse se sont retroussés les manches et conseillés, aidés, drivés par Stephanie, ils nous offrent en échange l’Indigo. Rien à voir. Fini le côté bohème cher à Franky. Ici tout est clean, soft, cosy. La cuisine s’est un peu poussée pour permettre à l’entré de prendre ses aises. Le bar, métamorphosé est immense. Effets trompe-l’œil et indigo sur les murs ponctués de miroirs un brin baroques, vaste banquette d’angle, fort conviviale… c’est stupéfiant. Le coin resto domine toujours la mer dans un décor smart et propret. Une bonne idée, l’Indigo est ouvert midi et soir.

Le Toro. Un peu plus compliqué comme histoire, on ne va pas s’appesantir. De Toro dirigé par Xavier, c’est devenu Xavier, sans Xavier puis, aux dernières nouvelles le nom change à nouveau mais Xavier reprend les rênes… de quoi y perdre son latin.

Quant au Cayuco, il s’est offert un lifting, et accueille désormais un beau grand bar animé par un excellent DJ. Une jeunesse de toutes nationalités s’y presse dès l’heure de l’apéro et jusque tard dans la nuit.

Un nouveau resto, Rendez-vous. Mais ne vous fiez pas au nom et au design coquin du logo. Resto italien, les pieds dans l’eau, il propose une cuisine très intéressante.

Une Galerie d’Art s’est nichée tout près du Cuca Marina où René et Anny nous régalent toujours de leurs savoureux petits plats. Ca reste un must.

Gracias Dios, le Gaïa de notre Sergio national est toujours là. Il me semble qu’il s’agrandit encore, il va falloir attendre un peu pour découvrir le nouvel espace

Bon, la Salsa n’a pas bougé et la Terrasse non plus. D’ailleurs, là, il n’y a vraiment rien à changer, à l’heure du déjeuner ou du dîner, le resto déborde de monde.

Un peu plus loin, calle Carmen, le Barrio Gringo a ouvert ses portes récemment. Bar et petite restauration y attirent un grand nombre de noctambules.

N’insistons pas sur les nombreux petits établissements qui fleurissent à présent ça et là sur la Calle Carmen. Certains sont parait-il à découvrir.

La Medina, un beau resto marocain dirigé par Rachid et la jolie Sofia vient de rouvrir après quelques mois de fermeture. Le couscous y est toujours aussi délicieux.

Côté Paseo, réouverture très attendue de la Cave à Vin. Un décor sobre et raffiné, une belle gamme de vins à emporter ou à consommer sur place accompagné de tapas maison vraiment excellentes. On attend avec impatience la petite terrasse adjacente. En prime, face à la boutique, une jolie petite place animée par un jet d’eau a vu le jour. Très sympa.

L’OM Café entièrement relooké par Jérôme le maître des lieux est devenu le Bistr’eau. Cuisine du terroir comme les paupiettes de nos grand’mère ou l’osso-bucco aux tagliatelles et toujours les grandes parties de boules entre copains.

Michel du Syroz s’est un peu retiré du monde de la nuit (pas trop je vous rassure) et a confié les clés de son établissement à Christelle. Dans un décor clair où le bois blond prédomine, elle ouvre désormais les portes dès l’après-midi pour des coupes de glace géantes ou des cocktails parfumés. Un autre plus à son actif, le petit bar à tapas qui vient juste de voir le jour côté rue.

Relookage aussi pour la Paco qui nous propose pour la saison d’hiver une cuisine gastronomique concoctée par un jeune chef français très créatif.

Ce n’est pas un resto de plus mais un adorable magasin de jouets qui s’est installée Plaza Kalinda (en face d’Atlantique Sud). Carrusel. Sophie y a sélectionné une belle gamme de joujous pour tout petits ou plus grands à des prix très doux.

Terminons par les ouvertures plus anciennes mais non moins attractives comme la belle boutique d’Alexandra, Thé Copines, le Zingaro Café et la nouvelle pâtisserie de Nadine juste à côté (bonjour les kilos en trop les filles….), la boutique de Clotilde Shanel qui est passée de la calle principale au Paseo…. Et plein d’autres que je dois oublier qui ne m’en voudront pas, j’en suis sûre. D’ailleurs, à vous de les découvrir.

Doris Ruhl (29/12/09)

Les escapades gourmandes de Domy et Gary: Punta Rucia.

Punta Rucia, à l’écart du monde et de la médiocrité…

Dix ans déjà. Nous étions partis, Julien, mon fils et moi à la découverte de la République Dominicaine… Après un long chemin, nous arrivions a Punta Rucia et…..

nous y posions nos valises quelques temps, sans plus aucune envie de découvrir autre chose….

Aujourd’hui, Punta Rucia a légèrement changé de visage, évolué, s’est émancipé, mais si l’on en croit Domy et Gary, le petit village  en dépit de tout a vraiment su conserver son authenticité.

Il y a dix ans . Doris Ruhl . 11/07/09

Il existe tout au nord de la côte nord, au cœur du Parc National de Montecristi, un petit village de pêcheurs, intact et authentique, comme oublié du temps et des hommes. Punta Rucia n’est relié au reste du monde que par une piste de terre, vite impraticable à la saison des pluies. Sans eau courante, ni électricité quelques âmes y vivent essentiellement de la pêche comme en témoignent les innombrables petites embarcations colorées qui mouillent le long des berges.

Les habitants s’abritent dans d’adorables constructions de bois de coco aux toits de palme le long d’une plage de sable blanc aux eaux transparentes.

Ici, pas de cocotiers ni de palmiers royaux, la région est très sèche et boisée de cactus géants, d’épineux et d’acacias, une nature brute mais magnifique qui n’est pas sans rappeler l’Afrique, ses couchers de soleil à couper le souffle et ses vastes cieux étoilés. Sans parler des lucioles géantes qui virevoltent ici et là, à la nuit tombée. Magique.

Punta Rucia, est entouré de mangroves aux palétuviers géants et de lagunes où des milliers d’oiseaux ont élu domicile.

Une réserve nichée tout au bout d’un petit chemin de terre se consacre à la préservation du manatani ou lamentin, doux mammifère marin en voie de disparition. Si le cœur vous en dit, en échange de quelques pesos qui viendront alimenter les caisses de la réserve, un garde vous proposera une petite balade en barque au fil de l’eau. A quelques encablures du rivage, il n’est pas rare d’apercevoir la frimousse étonnée d’un lamentin ou de suivre la fuite désordonnée d’une tortue marine.

Le village somnole langoureusement tout le long de la superbe plage aux eaux cristallines. La journée, les hibiscus sont remplis de colibris frétillants, et le soir, les pélicans entament une ronde effrénée au-dessus de l’océan effectuant des plongeons impressionnants pour ramener leur pitance.

Si Punta Rucia ne compte qu’un petit Colmado, elle s’enorgueillit de deux discothèques. Chaque nuit, sans exception elles diffusent une musique assourdissante pour le plus grand bonheur des quelques jeunes qui, enfin, ont l’impression de vivre. Le bruit cesse d’un coup vers 3h du matin. Peu après, ce sont les oies, les ânes et bien sûr les coqs du voisin qui prennent le relai, histoire de maintenir une constance au niveau du fond sonore !

On ne peut parler de Punta Rucia sans évoquer la plus belle de ses plages, la Ensenada, un véritable joyau, une carte postale où le turquoise de l’océan épouse le blanc crémeux du sable fin. Durant la semaine, elle se la joue aquarelle, calme et sereine, assoupie sous le soleil et bercée par le doux murmure des vagues. Mais le dimanche, elle est prise d’assaut par des centaines de familles dominicaines. Finie la tranquillité, les gros 4×4 font rugir leur sono poussée à fond, mais vraiment à fond, concurrence éhontée à la musique tonitruante des dizaines de petits lolos serrés le long du rivage. Une véritable quincophonie, un carnage de bruits, insolite dans un tel paysage. Mais, néanmoins, une atmosphère dominicaine spéciale et bien réelle. Les petits restaurants où la cerveza, les décibels de bachata, les langoustines, les crabes et les poissons sont à petits prix ne désemplissent pas. Et le lendemain, quand tout le monde a regagné ses pénates, c’est une véritable désolation. Le polystyrène a envahi le sable et flotte sur la mer. Envie de crier. Heureusement, une équipe aguerrie a tôt fait d’effacer ces traces honteuses et de rendre à la Ensenada son vrai visage, celui de la beauté tranquille.

A quelaues encablures de Punta Rucia, quelques minutes en bateau rapide que l’on peut louer au village, se trouve un petit îlot, un récif coralien presque un banc de sable où se dressent quelques cahutes de bois: Cayo Arena. Quel plaisir de plonger au tuba , tôt le matin pour éviter la cohue des touristes en goguette et découvrir ces multitudes de petits poissons colorés qui nagent autour de vous. Ils viendront même vous mordiller les jambes si vous leur apportez un peu de pain ou de bananes dont ils raffolent. Encore un moment inoubliable en dehors du temps. Le retour se fait lentement, le long des mangroves dans l’espoir d’apercevoir, peut-être, un de nos amis lamentin.

Punta Rucia, endroit privilégié, réservé aux seuls amoureux de la nature et de la beauté vraie. Ici les habitants vous accueillent avec leur sourire habituel, mais en même temps avec une certaine réserve. Il suffit néanmoins de croiser un jeune pêcheur et de lui parler de sa fabuleuse prise du jour pour que l’atmosphère devienne plus conviviale.

Ici, pas ou peu d’hôtel, mais si vous montrez patte blanche vous aurez peut-être la chance d’être accueilli avec chaleur dans le petit nid de Marco et Guerty niché tout au bord de la plage mais suffisamment en hauteur pour dégager une vue époustouflante sur la baie bordée de collines verdoyantes, pile face au soleil qui vient mourir sur la mer.

Le soir, installé à la table d’hôte, devant un succulent repas à base de produits frais, concocté par Guerty vous prenez pleinement conscience de la chance de pouvoir savourer de tels moments de plénitude.

Et, comme moi, vous n’aurez qu’une envie, revenir bien vite.

10 ans plus tard, Domy et Gary ont décidé elles aussi de s’évader vers ce petit coin de paradis encore sauvage. Escapade gourmande, mais pas que, à la découverte d’un petit village somnolent, terriblement attachant.

Domy nous le raconte et c’est délicieux:

Punta Rucia, un tout petit village de pêcheurs à l’est de la Rép Dom. 1 rue principale en terre battue le long de la mer, 200 habitants. Pas de banque, pas de distributeurs, pas de commerces sauf 1 minuscule épicerie. 330 jours de soleil par an, et des sourires comme s’il en pleuvait !

Et puis des plages sublimes….

Punta Rucia, plage La Ensenada

Très belle plage de sable blanc, bordée de bout en bout par des petits restaurants proposant des poissons et fruits de mer principalement (langoustes grillées, crevettes, poulpe, dorade…) En semaine la Ensenada est quasi déserte, le dimanche il y a jusqu’à 5000 personnes.

Un bâtiment excentrique domine la plage. Le guide du routard dit que cette bâtisse (château ?) se situe entre un Gaudi tropical et un mauvais Facteur Cheval

Les petits restaurants de la playa la Ensenada

Ils sont 49 au total les uns à côté des autres, et proposent tous STRICTEMENT le même menu. Comme il n’y a quasi personne, on nous a installé des chaises longues et une petite table sur le sable.

Les inratables !!!

✓le vendeur de chaussures souriant et fier de sa belle carriole😊

✓les vaches en promenade

✓les cabines de douches à 25 pesos (0,40€)

✓la salle polyvalente. Le soir les hommes du village apportent des tables et des chaises. Ils jouent au dominos, au billard, ou regardent la télé qui est accrochée sur une des parois de cette grange.

✓la caverne d’Ali Bou Bou

Punta Rucia

La super pizzería El Lino au bord de la mer. Très bonnes pizzas et personnel accueillant et ultra sympathique. La dernière photo c’est la vue du restaurant El Lino sur la plage. Y’a pire !

Fin de journée entre le Punta Rucia Lodge, et le Sand Bay hôtelPetit groupe d’écoliers dans la rue principale. Ils sont tellement contents de poser pour la photo !!

A midi le restaurant Paradise Island nous a tapé dans l’oeil, et nous ne l’avons pas regretté !

Merci Domy pour cette belle escapade où pour le coup tous les sens étaient en alerte et surtout merci pour tes si jolies images.