Chronique d’une journée d’été

15 août, le milieu de la saison cyclonique. On entre en catimini dans la période la plus active. Celle où l’on (je) scrute régulièrement ciel et maps de sites pointus. Fred nous a fait une petite visite la semaine passée, rien de bien méchant en ce qui nous concerne, juste quelques gouttes d’eau. Soeurette Grace le suit à la trace et devrait impacter le sol dominicain demain lundi. Sa trajectoire est prévue un peu plus au sud et notre village devrait être une fois de plus épargné. Une chance inouie que chacun devrait apprécier à sa juste valeur. Tempêtes et cyclones sont de véritables fléaux, terriblement destructeur physiquement et psychologiquement, des fléaux ingérables, prévisibles certes, mais inévitables.

Et pendant que l’on se réjouit d’être privilégiés des Dieux, à quelques encablures de là, Haiti, dejà fragilisée par sa situation politique chaotique est à nouveau frappée de plein fouet par un terrible tremblement de terre. Un séisme meurtrier de magnitude 7.2 a secoué la partie sud-ouest de l’île ce samedi vers 8H30 heure. Au moins 304 personnes sont mortes, selon un bilan provisoire de la protection civile. La tempête tropicale Grace pourrait toucher l’ile, lundi ou mardi et amplifier encore le chaos, le désastre.

Profitons de la vie les amis. On est si peu de chose. Savourons comme il se doit les petits moments de bonheur, rayons de soleil, parfum d’une fleur, douceur de la mer, rire d’un enfant ou léchou d’un délicieux toutou…

Je m’y emploie à tous les instants de mon existence. Les journées se suivent avec leur lot de complications, d’impondérables mais aussi de tendres joies dont fait amplement partie le plaisir de vous raconter nos cieux si bleus ou ténébreux.

Délicieusement locale, la plage des pêcheurs et son p’tit nouveau Le Sunset.

Des tas de petits lolos se sont installés dans ce ‘’barrio’’haut en couleurs, fait de plein de petites cabanes en bois, un joli bric-à-brac de constructions hétéroclites, jaune acidulé, orange pétillant, bleu mer turquoise, vert émeraude, blanc immaculé, etc…. posées sur le sable a deux pas de l’océan. En guest-star, Paco et son Pacomer, précurseur visionnaire qui a su en tout premier flairer le potentiel du lieu.

Cet endroit intemporel où se presse chaque midi une foule cosmopolite n’est pas sans rappeler l’ancien Village des Pêcheurs parti en fumée. On y déjeune sans chichi, au milieu d’un délicieux fouillis de barques de pêcheurs dans une ambiance bon enfant ou l’on n’hésite pas à s’interpeller de table en table, sans même se connaitre. Certes, le style nomade du décor joue un grand rôle dans cet engouement permanent, tout comme le marché aux poissons juste à côté, ou les badauds assistent, à chaque fois émerveillés, à l’arrivée, parfois rocambolesque, des pêcheurs locaux. Mais n’en oublions pas nos papilles pour autant. Comme entrée en matière, savoureuses salades de lambis, poulpes ou calamars, palourdes gratinées ou terrine maison suivis d’une farandoles de poissons tout frais, daurades corifères, mérous, candelos, carités et leurs petites sauces crémeuses aux oursins, crevettes ou beurre blanc. Dominicains, chiliens, vénézuéliens, français, haitiens vous concoctent avec amour et passion poissons tout frais, langoustes, cigales, crevettes, crabes de terre ou autres centollos aux envoûtantes saveurs Caraibes, riches en coco, gingembre, cilentrico, citron vert, curcuma, chinola …… Un pétillant festival de parfums juste sublimes.

Toute dernière recrue de ce petit paradis intemporel, et pas des moindres, Eddy et son Sunset.

Eddy c’est tout un poème. Il a fait ses armes à l’emblématique Vela Blanca avant que ne lui vienne l’idée de voler de ses propres ailes. Un caractère jovial, une bonne humeur à toute épreuve, un sourire ravageur et un vrai talent, un maître, en matière de cocktails, classiques ou tout droit sortis de son imagination colorée. La réputation de sa sublimissime pina colada a franchi les frontières, il n’est pas rare qu’on se la raconte dans les bistrots branchés de Montréal ou du vieux Quebec, même que parfois, on tente de l’imiter, et, ça le fait pas toujours. En compagnie de Bénédicte, il s’est confectionné un joli petit nid tout blanc, les pieds dans le sable où les amoureux d’authenticité aiment à se retrouver chaque jour plus nombreux. Sa cuisine qui fait la part belle aux poissons et crustacés, mais pas que, est à la hauteur de ses cocktails colorés, m’est avis que l’on n’a pas fini de parler de lui.  Le Sunset, c’est l’endroit rêvé pour vivre les mille et une sensations du Las Terrenas d’autrefois, un rendez-vous à ne pas manquer.

Saison cyclonique, on y est…

On y est, et dès demain, c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison cyclonique; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans.

Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien, mais à partir d’une zone perturbée : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.

Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques.

Autre élément : les vents doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.

Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;

Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2021, nous ferons peut-être la connaissance de Ana .  Bill . Claudette .Danny .  . Elsa . Fred . Grace . Henri . Ida . Julian . Kate . Larry . Mindy . Nicholas . Odette . Peter . Rose . Sam . Teresa . Victor . Wanda

A noter qu’Ana a déjà montré le vilain bout de son nez, il y a quelques jours.  Cette tempête subtropicale a brièvement évolué au Sud des Bermudes, sans conséquence.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2021

A ce jour, les principaux organismes mondiaux spécialisés dans la prévision cyclonique, en particulier la NOAA et le Tropical Storm Risk, envisagent une saison cyclonique 2021 légèrement plus active que les moyennes en Atlantique Nord, mais sans commune mesure avec l’année dernière. Ainsi, il est prévu entre 13 et 20 phénomènes nommés, dont 6 à 10 ouragans (pour une moyenne de 7), et dont 3 à 5 atteindraient le stade d’ouragan majeur (c’est-à-dire au moins la catégorie 3/5 sur l’échelle internationale de Saffir-Simpson).Une bonne nouvelle pour nous, les Caraibes devraient être peu touchées cette année, par contre les Etats-Unis risquent d’être un peu plus chahutés.

Bien sûr ceci ne reste que des prévisions, et nul ne peut prévoir de façon exacte ce que le ciel nous réserve.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

– Données et tracking phénomène en cours

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones

Plongeon dans le passé…

En quelques mots et de nombreuses photos chipées ici et là sur Internet…

Merci pour les auteurs et pardon de l’audace.

Bien sûr, beaucoup d’endroits dans le monde ont suscité ou suscitent de réels engouements. Plages immenses et désertes, cabanes de guingois au charme fou, douceur de vivre au rythme des tropiques…. On est envoûté, mais, souvent, on se lasse et tôt ou tard, on retourne vers son pays natal…Or, la majeure partie de tous ces précurseurs, de tous ces français qui, un beau jour, il y a 40 ans ont découvert ce petit coin de paradis qu’est Las Terrenas, sont restés ancrés ici, certains à temps plein, d’autres une partie de l’année, amoureux comme au premier jour du village, de la beauté de ses paysages, de la nonchalance du quotidien, de son humanité.

Parmi eux, Michel Voleau (Mimi) nous raconte ses tous premiers jours dans ce village étonnant qui n’était alors qu’un hameau de pêcheurs, il nous livre ses premières sensations, ses émois, qui ont marqué définitivement un virage dans sa vie de baroudeur.

Le tout premier « gringo » tombé sous le charme de Las Terrenas est Jean Desdames, dit Jeannot el Francese. Marié à une américaine, fille de l’ambassadeur des USA à Santo Domingo, c’est un peu par hasard qu’il est arrivé jusqu’ici. Mais, c’est en toute connaissance de cause qu’il s’y est implanté. Avec son copain René Techer et sa femme Anny, il crée le Tropic Banana.

Le Tropic Banana

Très vite, la réputation de douceur de vivre de Las Terrenas franchit l’océan et les premiers français, avides de changement débarquent. Le Tropic Banana devient leur refuge et leur point de ralliement. Hôtel de charme et bar « à la mode », les « anciens » aiment à se remémorer les soirées inoubliables passées à faire la fête au son de l’orchestre de Coseco et de Papon (mais oui, celui qui fait griller le cochon chez Sandro, le dimanche). Les grands jours, Mariana Vanderhorst (ex-madame le maire) et ses soeurs enflamment le public dans un incroyable show. Les grandes bières et les Cuba Libre coulent à flot et les soirées s’éternisent jusqu’à pas d’heure.

Autre rendez-vous incontournable de ce temps cher au coeur de Michel, le Nouveau Monde et son mélange insolite de nationalités, de sexes et d’âges. Bon, c’est vrai … les soirées interminables, un peu trop arrosées, se terminent souvent en bagarres générales, toutes nationalités et tous sexes confondus…

Les premiers commerces

C’est Claude Breard, aujourd’hui décédé et son épouse Bernadette (pharmacie du Paseo) qui eurent l’idée lumineuse d’ouvrir la toute première boutique « chic » au village : La Gâterie face à l’actuel Paseo. Bien achalandée grâce à des produits inédits à l’époque, dénichés à la capitale, elle fit très vite le bonheur des expats de tous poils. Fanfan et Hélène ouvrirent la Salsa au Village des Pêcheurs, Paco et Sarah, sa jeune femme dominicaine fondèrent le Pacocabana, d’autres, comme Anne et Stéphane choisirent d’installer leur petit lolo à la Bonita.

Atmosphère bohème

S’il n’y avait pas de route goudronnée, pas d’électricité, pas de téléphone, peu d’autos à part une ou deux guaguas brinquebalantes qui réussissaient bon an, mal an, à se trainer jusqu’à Sanchez en empruntant une piste improbable, la vie était délicieusement douce dans ce petit village éloigné de tout. Bermudas décontractés, paréo pour Michel débarqué du Brésil, les pieds nus… on vivait d’un rien sans vraiment se soucier du lendemain. La jeunesse dorée de Santo Domingo fut très vite attirée par cet endroit qu’elle connaissait peu, par ses plages magnifiques, ses paysages paradisiaques et surtout par ces français d’un autre monde et leur cuisine si « exotique », véritable choc culturel, exquise découverte. Parmi les afficionados, Pedro Quatrain, Oscar Orsini, Litvinnof Martinez ou encore Miguel Polanco que Michel appelait amicalement « le meilleur couturier du monde » vu la qualité des délicates « réparations » qu’il effectuait jour et nuit sur ces fous d’étrangers. Sans oublier le seul juge-avocat-notaire de l’époque Raoul Languasco, figure incontournable, un brin fantasque, que tout le monde connait à Las Terrenas

L’école française

Peu à peu, la vie s’organisait, de jeunes couples débarquaient et des enfants naissaient. L’idée d’une école se transforma bien vite en réalité. Une petite cabane de bois à l’emplacement de l’actuel Paseo accueillit bientôt 4 ou 5 bambins. Les cours du CNED y étaient dispensés par des répétiteurs recrutés parmi les nouveaux venus. L’Ecole Française était née. Elle fut le véritable déclencheur de l’arrivée en masse des français à Las Terrenas, puis d’autres nationalités, hollandais, anglais, allemands, espagnols, américains et canadiens….

Conscient de l’incroyable attrait de l’endroit, Michel, bien avant de devenir le roi de la nuit avec son incontournable bar Le Syroz, s’improvisa agent immobilier, le tout premier au village. La cohabitation entre dominicains et étrangers se passait à merveille, sans heurts et dans le plus grand bonheur. En 1994, Oscar Orsini, afficionado des premiers jours créa Luz y Fuerza et donna la lumière à Las Terrenas. Les commerces et services se multiplièrent, les cabanes du Village des Pêcheurs s’inventèrent une nouvelle vie, les restos fleurirent de partout, quelques routes en dur furent ébauchées …la vie se structurait.

Et aujourd’hui…..

Selon le fameux Wikipidea, le village compte aujourd’hui 18.000 habitants, parmi lesquels 6.000 expatriés (1700 Français, 1100 Italiens, 700 suisses et belges, 700 Canadiens, 500 Allemands et les Anglais, Espagnol, Néerlandais, Américains …)…. L’ambiance y est toujours bon enfant et la cohabitation très sereine. Les routes sont toutes goudronnées, même si l’on y déplore parfois un manque certain d’entretien. La capitale n’est plus qu’à deux heures d’auto et un aéroport flambant neuf accueille les touristes à 20 minutes de chez nous. L’agence immobilière de Michel a fait de nombreux petits, trop sûrement, on en compte des dizaines et les restos pullulent, ferment, renaissent de leurs cendres, s’inventent une nouvelle vie, referment, se refont une beauté, rouvrent… c’est drôle, le seul qui tient la route depuis des décennies est tenu par un dominicain, Luis, sur la merveilleuse plage de Coson…. A croire que tous ces étrangers n’ont rien à apprendre aux autochtones en matière de bons petits plats.

Mais la vie est toujours belle à Las Terrenas et, au vu de la terrible actualité de ces derniers mois, on se dit qu’on est quand même bien ici.

Les images d’un délicieux passé, en vrac, ici et là, Le Village des Pêcheurs, des soirées de folie, des musiciens atypiques, le kiosko de Coson, incontournable rendez-vous des longs dimanches, le village avant, la route de Sanchez, des bouilles d’anciens, certains toujours présents, d’autres partis … tout un monde qu’il est si agréable de retrouver. Bonne balade.

Envoûtant, le Parc national de Los Haitises avec Nicolas

…Histoire de ne pas bronzer idiot…

Vous pensiez réellement que j’avais oublié… mais non, c’est juste qu’une balade comme celle-ci, ça se mérite, on l’espère, on l’attend, puis, on la savoure. Et c’est aujourd’hui que l’on s’envole pour l’un des sites les plus poignants de la péninsule, le Parc des Haitises. Là où tout a commencé, le paradis des indiens Tainos.

Empreint d’émotion, envoûtant, merveilleux et troublant, classé au patrimoine de l’Unesco, le parc national Los Haitises qui signifie terre vallonnée en Tainos, est le véritable joyau caché de la péninsule de Samana, voire de la République Dominicaine. D’une superficie de plus de 1600 m2, c’est aussi le terrain de prédilection de Nicolas qui vous contera avec passion, tout en naviguant au milieu de paysages extravagants, l’histoire des indiens Tainos qui vivaient là, il y a des centaines d’années. Leur habitat, de fascinantes grottes conservent l’empreinte de leur passage sous forme de pétroglyphes et autres peintures rupestres.

Tôt le matin, un bus vous conduira à Sanchez où vous embarquerez sur le bateau qui se faufilera en catimini dans un décor féérique, non sans rappeler la baie d’Halong au Vietnam. Des centaines de petits îlots, une mangrove généreuse peuplée de petits crabes curieux qui caracolent sur les racines géantes des palétuviers, puis l’île aux oiseaux, repère de centaines de pélicans, hérons, perroquets, hiboux, sternes, majestueuses frégates et même les étonnantes buses de Ridgway menacées d’extinction.

Vous foulerez, à pied le sol sacré de 3 grottes impressionnantes aux murs couverts de gravures et dessins indiens qui n’auront plus de secrets pour vous grâce aux explications judicieuses de Nicolas .

Une visite en profondeur et en délicatesse sans se bousculer, sans se presser, en prenant le temps d’observer de questionner, de comprendre l’âme de ce lieu si précieux. Et pour clore ces instants riches en émotion, apéro et déjeuner gourmand sur la plage, dans un restaurant privé, juste à côté de la si jolie maison des gardiens du parc. Une belle aventure, un partage à savourer avec toute la famille.

Merci flora-tours.com pour les belles images.

Et la mer dans tout çà…

…mais oui, j’y viendrai plus tard, pour l’instant, en toute décontraction, sous un soleil resplendissant et un ciel bleu époustouflant, suivez-moi dans une douce balade bucolique dans les secrets de mon jardin magique. Les plantes y poussent en toute liberté, ce n’est que rarement qu’elles aperçoivent le bout du nez du jardinier, même qu’elles n’en sont pas effarouchées. Intrépides, implacables et rebelles, contre vents et marées, elles poursuivent inexorablement leur vie de belles plantes tropicales, elles se cachent, se rencontrent, s’épousent, se mêlent, font des bébés dans des pots de terre, ravis de l’aubaine. Vert d’eau, vert anis, vert pomme, vert mousse, lianes, lierre, fougères, palmiers, aréquiers, bananiers, goyaviers, papyrus, bambous, gingers, arbre de fer, ficus, flamboyants, frangipaniers, hibiscus, bougainvilliers, puta de noche…, c’est un festival de bonheur, de couleurs. Et, ce n’est pas la petite famille d’oiseaux qui, sans vergogne pique-nique sur les bambous frêles mais solides qui vous dira le contraire.

Puis, un jour, les cocotiers sont trop hauts, trop vieux, trop fragiles, c’est la faute des carpinteros insatiables qui les picorent inlassablement pour dénicher de petits insectes ou y construire leur nid douillet, en duplex, c’est mieux. Alors il faut se résoudre à les effacer du paysage. C’est Eladio qui s’en charge avec brio. Oui mais, c’est tellement cruel de supprimer un arbre, alors je récupère les troncs. Non, ils ne finiront pas dans un four à pizza mais continueront d’égayer leur jardin joli et serviront d’appui à de vilains petits pots presqu’oubliés où les belles plantes déposeront leurs bébés, à quelques lanternes rouillées et d’abris à des petits lézards fripons.

Je l’aime mon refuge, un peu farouche, un peu sauvage, comme moi.

Et la mer dans tout çà…

Nous y voilà. Rassurez-vous, elle n’est jamais bien loin. Elle se pavane telle une enfant un brin intrépide, à quelque 200 mètres de là. Juste au bout du chemin, là où fleurit le beau flamboyant. Quelques pas et on la voit. Indolente, bordée d’un sable tout doux sous les majestueux cocotiers, elle me rassure et m’apaise. Parfois de délicieux petits bateaux blanc s’y promènent avec nonchalance. Mais, quand la belle est tourmentée, quand elle montre sa colère, inutile de cheminer jusqu’à elle, on entend ses grognements furieux jusque dans le jardin… arbres et fleurs en sont tout chamboulés.

Un joli mois de mai qui s’annonce, belle balade mes amis.

Prendre son envol…

…Histoire de ne pas bronzer idiot…

Tyrolienne de Samana au départ de Las Terrenas

Et si vous preniez votre envol… Surplombant les luxuriants paysages de El Valle, la plus grande ou plutôt les plus grandes tyroliennes du pays survolent la canopée à plus de 100 m au-dessus du sol d’une montagne à l’autre. On se prend pour un oiseau et qu’il est doux de contempler de tout là-haut, seul ou à deux, la fascinante forêt tropicale, la somptueuse baie de Samana et le délicieux Cayo Levantado. Parfois, la vitesse semble vertigineuse mais n’ayez crainte, c’est toujours en toute sécurité que vous vous envolerez pour cet incroyable voyage.

Sensations fortes, frisson et adrénaline garantis pour toute la famille, ludique, unique et délicieusement décalée, la descente dure environ une heure. Merci Nicolas pour cet instant hors du temps.

Rêvons…Randonnée à cheval sur la plage

…Histoire de ne pas bronzer idiot…

Et si votre rêve devenait réalité… Une plage immense, l’océan à perte de vue, une brise douce pour apaiser les élans fougueux d’un soleil éclatant… un cheval-copain et le plaisir incommensurable de galoper, libre comme l’air, les cheveux au vent, sur une vaste étendue sauvage.

C’est exactement ce que vous propose Nicolas, lors de cette magnifique randonnée entre plage et forêt tropicale avec ou sans guide privé. Les chevaux sélectionnés pour cette aventure sont dociles pour les débutants, plus fougueux pour les cavaliers confirmés. Extrêmement important par conséquent, pour ne pas transformer le rêve en cauchemar et pour profiter au maximum de ce moment d’exception de bien confirmer le niveau, piètre cavalier, moyen, bon, excellent… car plusieurs formules s’offrent à vous… balade au pas pour les tout débutants, les petits bouts de choux, les papys curieux…pas et trot pour les plus gaillards à partir de 8 ans mais aussi randonnées d’exception avec guide privé avec galops effrénés pour les vrais cavaliers… Ca vous tente, Nicolas se fera un plaisir de tout vous expliquer (www.flora-tour.com).

Dimanche à la plage avec Nicolas…

…histoire de ne pas bronzer idiot…

Comme c’est dimanche et que l’on a une violente envie de musarder sans bronzer idiot, offrons-nous une belle journée de plage, à la découverte de 3 des plus beaux joyaux secrets de la péninsule. Nicolas nous embarque pour une mémorable escapade sortie tout droit de son imagination.

Playa Fronton, Playita et playa Rincon

3 plages sauvages comme dans les rêves, aux eaux cristallines classées parmi les plus belles du monde.

Très tôt, au départ de Las Terrenas, un bus privé conduit les quelques privilégiés (de 6 à 16 personnes) jusqu’au petit bateau rapide pour une ludique balade en mer…

Playa Fronton.

Cette plage sauvage de sable blanc, bordée de cocotiers, d’amandiers sauvage et autres cactus, d’une extrême beauté, s’appuie d’un côté sur une falaise impressionnante de plusieurs dizaines de mètres de haut et s’ouvre de l’autre sur l’océan immense qui s’étend à perte de vue.

Dans ses eaux limpides, riches de l’un des plus  fascinants récif coralien du pays, des centaines de poissons multicolores évoluent au milieu de coraux préservés. Snorkeling, baignade, balade, dégustation de noix de coco, une belle découverte de cette plage du bout du monde en compagnie d’un guide passionnant, amoureux fou de l’endroit.

Playita

Après cette douce récréation, cap sur Playita petite plage aux eaux turquoises paisibles et peu profondes, pour un déjeuner-bonheur les pieds dans l’eau. Sieste, baignade, contemplation… il est déjà temps de partir vers l’ultime destination et non la moindre, l’envoutante Playa Rincon au sable si fin…

Playa Rincon

Souvent considérée comme l’une des dix plus belles plages du monde, Playa Rincon et ses incroyables cinq kilomètres de sable blanc émaillée de cocotiers borde une divine baie aux eaux turquoise et tranquilles. Sans embages, c’est l’une des perles absolues de la péninsule de Samaná, la carte postale par excellence. Un côté de la plage, paisible, jouit d’eaux dociles et calmes idéales pour le snorkeling et les longs bains de soleil, alors que le côté offre de belles vagues, terrain de jeu privilégié pour les plus intrépides.

Vers 16h, c’est à regret, mais avec la promesse de revenir que tout le petit monde embarque dans le petit bateau rapide en direction de Las Galeras… Et, juré, le trajet du retour en bus jusqu’à Las Terrenas vaut à lui seul le détour, ponctué de hameaux colorés et de paysages magnifiques.

http://www.flora-tour.com

Un brin d’adrénaline… beaucoup d’authenticité…

… histoire de ne pas bronzer idiot…

Bon, après quelques jours de repos, vous avez sans doute eu tout le temps de classer vos belles images dans vos dossiers et d’en faire de fabuleux souvenirs dans vos têtes, histoire d’illuminer vos longues soirées d’hiver… Allez on repart, toujours avec Nicolas en ce qui me concerne, mais bien sûr, cela n’engage que moi…

La plage toujours, comment s’en lasser mais cette fois, finis les bateaux à moteur et les catamarans vagabonds, on se lance en buggy…

Playa El Valle en Buggy

Playa El Valle est une superbe plage sauvage de la péninsule de Samana, un lieu spectaculaire pour vous imprégner en toute quiétude de la beauté de cette fascinante péninsule. Un paysage rustique époustouflant se déclinant dans une large palette allant des de tons vert émeraude au bleu turquoise, une longue plage dorée vierge de toute exploitation touristique pimentée par les taches colorées de quelques barques lascives, quelques pêcheurs à la bonne bouille, fiers de vous présenter leurs trophées du jour… un lieu paisible et authentique propice aux longues balades.

Histoire d’ajouter un peu de piment à la belle découverte de ce joyau, Nicolas vous propose de vous y rendre en buggy, de musarder avec un brin d’adrénaline, par le chemin des écoliers… Un très beau parcours entre Samana et la Playa El Valle de quelque 40 kms, traversant plusieurs hameaux, délicieux et si typiques. On y découvre la vie locale et le grand sourire des habitants lors d’une pause dégustation gourmande de produits locaux. Montagne, plage, mer, rivières, cascades, … plein de surprises vous attendent. On en prend plein les yeux et plein le cœur. L’excursion peut sans problème se faire en famille, le parcours est sympa, sans vitesse excessive ni franchissement dangereux même si l’on peut, à l’occasion, se retrouver les roues dans l’eau ou dans la boue… Une délicieuse promenade-plaisir.

Un grand merci à Nicolas de http://www.flora-tour.com.