Nicolas W., profession: directeur d’une agence de bonheur…

Charismatique, intrépide et aventurier, Nicolas gère d’une main de maître mais avec beaucoup d’amour et de passion son agence de tourisme Flora Tour.

C’est en gagnant le prix du meilleur vendeur automobiles, en 1997 que Nicolas a débarqué pour la première fois en République Dominicaine. Un hasard providentiel qui lui permit de découvrir le pays dont peut-être il avait rêvé enfant…. En effet, tout gamin chouchouté dans un cocon douillet de la jolie ville de La Rochelle, le petit Nicolas, véritable boule d’énergie, un brin rebelle et féru de sport ne rêvait que d’aventures dans de lointains pays noyés de soleil… Sa première rencontre avec la Rep Dom ne fut pas un coup de foudre, plutôt un sentiment de bien-être et de sérénité. Il revint l’année suivante puis encore et encore, s’attachant à découvrir peu à peu cette île aux visages multiples. Après de mûres réflexions, c’est le départ. Il vend ses quelques biens et saute à pieds joints, heureux et confiant dans cette nouvelle vie. Ce sera le sud du pays. Déception. De petits boulots en petits boulots éreintants et mal payés, au sein de resorts ou autres tour-operators, Nicolas a un sérieux doute. Ses maigres économies fondent comme neige au soleil et le moral en prend un coup. Opportunité, il se retrouve à Las Terrenas, les poches vides mais revigoré par une nouvelle idée. Se lancer pour de vrai, monter son affaire et voler de ses propres ailes. La chance lui apparait sous les traits de Pierre Fayet. En 2008, il reprend l’agence créée par ce dernier Flora Tour. Une petite structure bien implantée, spécialisée dans la découverte des envoûtants Haitises. C’est le début d’une belle aventure. Volontaire, passionné, méticuleux, Nicolas obtient après des efforts non négligeables le titre rare et envié de guide national de République Dominicaine. Précieux passeport qui lui ouvre de nombreuses portes et signent l’envol de sa petite agence.

Aujourd’hui, entouré d‘une équipe de guides multilingues, aussi dingues que lui de leur pays, il propose à une clientèle privilégiée un service chaleureux et attentif, des évasions intemporelles, exclusives, haute-couture au plus proche de la nature, signées d’une attention toute particulière. Chez Flora Tour, le client est roi, et la découverte de la richesse du pays s’affirme comme un véritable art de vivre. Art délicat alliant savoir-faire, créativité, rigueur et respect permettant d’offrir dans chacune des balades proposés un service personnalisé.

La cascade de Limon à pieds, les mystérieux Haitises, les Baleines de la Baie de Samana, l’aventure en quad, en buggy ou encore la délicieuse découverte de trois plages paradisiaques, balade plaisir sortie tout droit de l’imagination fertile de Nicolas.

Ce fut un moment très agréable de papoter à bâtons rompus avec celui qui revient tout juste d’une aventure inoubliable, merveilleuse, épique et souvent dangereuse et qui raconte, comme un môme, des étoiles plein les yeux les fabuleux paysages, les visages émouvants, les rencontres inoubliables emmagasinés lors d’un incroyable tour du pays en quad imaginé par ATV Aventures (https://dorislasterrenas.com/2020/11/05/club-adventure-atv-las-terrenas-a-la-decouverte-de-la-repdom-vraie/). A n’en pas douter, Nicolas s’en souviendra longtemps. Toucherait-il du doigt ses rêves d’enfants ? C’est probable et même si en ce moment les temps sont difficiles, voire catastrophiques pour sa profession, il reste confiant et n’envisage à aucun moment de s’éloigner de ce petit village dont il a fini par tomber éperdument amoureux. Il va lui falloir encore beaucoup de courage et alors, peut-être qu’un jour, il aura la chance d’accomplir son rêve ultime, nager avec les baleines au large de Porto Plata… C’est sûr Nicolas, c’est pour bientôt.

Flora Tour. Las Terrenas .

http://www.flora-tours.net

Facebook : Flora Tours – Las Terrenas Excursions

En vrac, réflexions débridées sur la couleur du temps et autres frivolités de saison…

Le temps

On ne peut même pas dire qu’il soit capricieux. Non. Depuis qu’Octobre a claqué la porte en boudant, Novembre s’est installé et nous arrose, régulièrement, consciencieusement, chaque jour ou presque de belles grosses averses tropicales ou d’une fine pluie pernicieuse qui nous transperce jusqu’aux os. D’accord, je le concède, de temps en temps, monsieur Soleil et ses petits rayons tout musclés déchire la vilaine couche nuageuse et éclaire notre journée. Le temps d’un sourire éclatant, le ciel devient tout bleu mais bien vite le gris souris l’emporte et il n’y a plus qu’à prier pour ne pas être partie en goguette au village dans la petite golfette, mignonne comme tout mais pas franchement étanche. En même temps, la pluie est une alliée de taille durant cette période dite ‘’cyclonique’’. Elle rafraîchit l’atmosphère et la température de la mer, coupant l’herbe sous les pieds des ouragans avides de chaleur. Aie ma piscine aussi a bien rafraîchi, 25 degrés, glagla, on oublie les longueurs pendant quelques mois et ma délicieuse douche exotique fait la gueule. Dans quelques jours, la saison cyclonique sera bel et bien terminée, tranquilles pour 6 beaux longs mois. Demain, mon château de feuilles va rouvrir ses jolis yeux et capter avec délectation les joyeux rayons du soleil.

Le village

Un événement remarqué et remarquable au village : l’arrivée du nouveau maire Willy, la coqueluche de tous les habitants. Depuis son entrée en scène, il se bat sur tous les fronts et essaye de rattraper en un temps record tout ce qui n’a jamais été accompli à Las Terrenas. On parle de poubelles, de station d’épuration, de plage propre, de sécurité, de respect, d’illumination nocturne du village mais aussi de joliesses, de relooking exceptionnel du vieux cimetière tout pourri, du parc des enfants… même les poteaux d’électricité se sont fait une beauté. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, il a réussi une vraie métamorphose de la mairie et de son rôle parmi la population.

Morosité par contre du côté des restaurateurs et autres acteurs de nos loisirs nocturnes. Le redoutable couvre- feu n’en finit plus, les bars et boîtes de nuit sont clos et les restos oublient leur service du soir… du coup le chiffre d’affaire dégringole et c’est pas bon pour le moral. Même à l’heure du déjeuner, les clients se font rares et les touristes ont boudé le village…

Du nouveau

En fait c’est pas vraiment un nouveau. Il fait partie du paysage depuis de nombreuses années. Il avait déserté son adresse au centre du village depuis quelques mois et nous revient, plus fringant que jamais. Un lieu idéal, pas loin de la mer, au calme complet, une adresse prestigieuse… Puerto Plaza. Punto Italia. Tous les gourmets attendaient son retour. Des produits d’exception à profusion, provenance directe d’Italie, jambon, mortadelle, saucisses, fromages, vins… pâtes, sauces tomates…. Il y a de tout dans cette boutique toute petite mais super bien achalandée. Cerise sur le gâteau, un délicieux bar romantique complète le tableau. Il a tout naturellement trouvé sa place dans les bras des deux bateaux immobiles et est vite devenu le spot incontournable du village où l’on se plaît à siroter un spritz parfait en refaisant le monde ou à grignoter des petites gourmandises comme les succulentes croquettes prosciutto… Puis, le vendredi sur le coup de 18h, ambiance musicale avec musique en live, piano, guitare, saxo… histoire de se remonter le moral et d’oublier la morosité ambiante. Un vrai plaisir.

Côte nouveauté encore, un mega, immense, énorme, incroyable magasin chinois calle Carmen, juste après la station d’essence. 2 étages gigantesques bourrés de choses utiles ou futiles, belles ou moches, solides ou éphémères… chinois quoi… un vaste rayon maquillage, des trucs pour les cheveux, des produits de soin, d’entretien, des montres et des réveils, des fringues pour petits, grands, des souliers, de l’électro-ménager, de la vaisselle, des fleurs en plastique, des décos de Noel, des joujoux, des chapeaux…. De tout … Insolite Galeries Lafayette à Las Terrenas.

Sinon, Enrique, le docteur-véto de mes bb a changé d’adresse. Sa clinique se trouve maintenant calle Carmen, à côte d’Opi nails, vous ne pouvez pas le manquer. Soins, toilettage, hospitalisation des 4 patounes malades, Enrique assure, en fait je l’aime.

Dans un autre registre, hier samedi 14, la République Dominicaine était à l’honneur à la télé sur TF1, dans l’émission de Nikos 50 minutes inside. Un beau reportage avec de sublimes images, de belles couleurs, des lieux différents, un hôtel magique, la belle et photogénique zone coloniale de Santo Domingo et, pour la première fois sur une grande chaîne française, notre artiste à nous, Anne Satin, auteur, compositeur, chanteuse… bravo Anne.

Voilà, tout doucement notre village va rentrer dans l’hiver tropical. C’est sûr, ça peut faire rire, mais pour nous les quelques degrés de moins qui nous font passer de 32-38 à 22-25, c’est énorme. Mais j’aime cette toute nouvelle sensation de fraîcheur, de cocooning quand on s’emmitoufle dans des châles de laine, douillettes pantoufles aux pieds pour regarder, sans honte et même avec délectation les films de Noel l’après-midi à la télé, entourée de mes bb 4 patounes aussi heureux que moi de cette douceur retrouvée. J’adore…

Histoire douce, le retour de Caramelle.

Caramelle. C’est une jeune chienne, une jolie 4 patounes, viralatas de pure race, coquine, câline, cabotine, dodue, gourmande, heureuse et amoureuse de ses maîtres, les boss de la Cave à Vins, surtout Bryan, le chef qui lui mijote de si bons petits plats… En quelques mois, elle est devenue la mascotte du bistro et la copine de tous les commerçants et clients de ce petit endroit si sympa. Il y a Charly le peintre, juste à côté, Clo, Domy, Patricia … et la fille d’en face chez qui la demoiselle s’en va fureter de temps en temps.

Puis, lundi… catastrophe. Un post inquiétant, une bombe à retardement sur Facebook. ‘’Au secours, Caramelle a disparu…’’. Bientôt copié et recopié, ici et là, sur tous les groupes, partout. C’est pas possible, Caramelle n’est pas fugueuse, coquine mais obéissante et fidèle. Et puis cette pluie, un déluge en continu, la pauvre puce, elle doit être transie, désorientée, affolée… Le village se mobilise, sur Facebook mais pas que, une armée de conchos, de copains, de pas copains partent à sa recherche. Un indice, on l’aurait vu du côté de la clinique du docteur Polanco… vite on cherche, on fouille, à droite à gauche, dans les fossés, les chemins détournés… rien. Tout le monde est abattu… Caramelle a bel et bien disparu.

Quand soudain, hier, mercredi… miracle. Un post à nouveau, sur Facebook, ben oui, chaque matin depuis le drame, tout le monde s’y précipite plein d’espoir… mais pour le coup, un post lumineux, de ceux qui font briller les yeux et emplissent le cœur et l’âme de bonheur. On a retrouvé Caramelle !

Ni fugueuse, ni vagabonde, la chipie avait juste rendu visite à la fille d’en face, tellement discrète que celle-ci ne l’avait pas remarquée, tout occupée qu’elle était à se préparer pour aller passer le week-end en amoureux avec son petit ami. Tout émoustillée, après un dernier coup d’œil dans le miroir, elle avait tourné les talons, fermé la porte à clefs et se dirigeait, pimpante et souriante vers son destin. Et Caramelle, interloquée, désappointée au point d’en rester muette resta coincée dans le petit studio, sans nourriture, sans boire et sans aboyer durant deux longues journées. Je ne vous raconte pas la joie quand la fille d’en face a ouvert la porte après son week-end romantique… une furie s’est jetée dans ses pieds et comme un boulet de canon, s’est précipité à la Cave à Vins, a sauté dans les bras de Bryan, l’inondant d’amour et de lechous. Charly, son copain peintre en avait les larmes aux yeux.

Flash-back. Il y a quelques mois, alors que le village était à l’aboi, France et toute sa famille, une poignée d’amis, des gens courageux, le cœur sur la main sont partis en guerre contre la misère. Des jours, des semaines durant, ils se sont battus comme de beaux diables pour récolter et livrer aux plus démunis, de la nourriture, de l’eau tout simplement et des produits de première nécessité, du savon, de la lessive, des couches pour bb… Comme un remerciement, une récompense pour leur dévouement sans borne, alors qu’ils étaient dans le stress et le désarroi, c’est le village entier qui, à son tour s’est mobilisé pour leur venir en aide en cherchant leur petite chienne. Un bel élan de solidarité qui se solde par une belle histoire. Et pour qu’elle soit encore plus douce, France vient d’adopter une petite sœur pour Caramelle, histoire qu’elle n’aille plus fureter en catimini dans l’appartement de la fille d’en face. La petite sœur est toute noire et s’appelle Chocolat.

Club Adventure ATV Las Terrenas… à la découverte de la RepDom vraie.

On en a tous rêvé, ils l’ont fait et sont même en plein dedans. Une poignée de copains épris de liberté, de découvertes, d’évasion, d’aventure et d’adrénaline, cavaliers des temps modernes, enfourchent leurs grosses machines et partent à la découverte de la République Dominicaine vraie. C’est à l’initiative de Michel, amoureux transi de ce beau pays depuis plus de 12 ans qu’est née cette belle aventure. Il y pense depuis des mois, crée un club d’aficionados en novembre 2019 et travaille sur le projet depuis décembre, époque bénie où l’on pouvait se balader aux quatre coins du pays sans un vilain masque sur le museau. Mais les contraintes sanitaires n’ont pas freiné son enthousiasme, celui de ses partenaires et de ses co-équipiers. C’est en juin qu’il a lancé les premières inscriptions et dévoilé presque en catimini, au début, l’itinéraire épique de son tour de la République Dominicaine, empruntant tour à tour, des pistes douces ou dingues. Espoir secret, grâce à ses photos, ses vidéos, partager avec le plus grand nombre les merveilles cachées ou non de ce merveilleux pays tout en faisant découvrir Las Terrenas, même dans les endroits les plus reculés.

Ils sont partis à quatre potes, férus de randonnées. Ils ont étudié le parcours avec minutie et se sont assurés de ne prendre aucun risque et de profiter en toute sérénité de ces instants magiques. C’est Nicolas de Floratour qui est en charge de la sécurité du groupe et, c’est entourés de soldats, armés jusqu’aux dents qu’ils ont longé la partie la plus périlleuse de la frontière haitienne.

L’aventure se déroule à merveille pour l’instant, ils en prennent plein le cœur et plein les yeux. Avec cependant un gros regret. Les 4 copains se sont chargés de plus de 50 kg de matériel scolaire destiné aux écoles souvent démunies jonchant leur itinéraire. Malheureusement, Covid oblige, elles sont toutes fermées. A leur retour, ils organiseront une opération spéciale à La Cave à Vins pour compenser un peu leur désappointement et rediriger le matériel vers les plus nécessiteux.

Bien sûr, une telle aventure réfléchie, étudiée… n’a pu être réalisée que grâce à de nombreux sponsors récompensés de leur participation par le plaisir de découvrir, jour après jours à travers de superbes vidéos les beautés de ce pays. Et puis, la prochaine fois, ce sont peut-être eux qui partiront à l’aventure, chevauchant leur monture des temps modernes. Ah oui, seule condition pour faire partie du club ATV, posséder son propre quad en parfait état. Tout au long de l’année, de superbes randonnées sont partagées par des quadistes ravis.

Chaque jour, c’est avec beaucoup d’émotion que ces 4 aventuriers passionnés et passionnants nous livrent leurs impressions du jour. Vous pouvez les suivre sur différents groupes Facebook dont Osez Las Terrenas ou encore Bon plan Las Terrenas.

Video – emotion du 4 novembre : https://web.facebook.com/yanick.bornarel/videos/175518034213584

Pour plus de renseignement, plus de photos et de rêves… Facebook : club adventure atv las terrenas.

Coup d’œil malin vers le ciel de fin septembre

Après avoir servi de dancefloor improvisé à des Paulette, René, Teddy, Sally, Wilfried encanaillés, le ciel de l’Atlantique a retrouvé sa belle sérénité. Fatigués par leur folle farandole et après avoir épuisé toutes les lettres de l’alphabet, tempêtes et cyclones se sont tout simplement évaporés. Accalmie furtive ou vrai tranquillité retrouvée, restons prudents mais profitons amplement du moment présent.

Du côté de chez nous…

Fidèle à sa réputation, fier et un brin arrogant, le soleil de Septembre darde sur notre petit monde ses rayons ardents, chauffés à blanc. 35, 38 degrés, les journées se suivent chaudes et belles. Mais, le soir, lassés par l’arrogance de l’astre flamboyant, sur les coups de 5 heures, les éléments se rebellent. Le ciel se teinte de gris, passant du souris au franchement anthracite, le tonnerre gronde et les éclairs crépitent à qui mieux mieux, au grand désarroi de mes toutous peureux qui, allez savoir pourquoi, hésitent entre se cacher dans un trou de souris ou se percher, tout penauds, oreilles en berne et queue entre les pattes, sur une chaise, un tabouret,  une table… La pluie s’invite, forte, tropicale et rafraîchit pour quelques heures une atmosphère étouffante. Demain, le beau soleil, se moquant bien de ces chamailleries puériles dardera ses rayons chauffés à blanc sur notre petit monde. Ah oui, l’océan, lui aussi s’est rebellé…. Sans vergogne, il a franchi les limites de ses plages et des cocotiers pour envahir, histoire de voir, les pelouses verdoyantes et flirter avec les piscines très étonnées… C’est rien, une petite colère passagère qui lui prend chaque année au  moment de l’équinoxe. Ca lui passera avant que ça ne me reprenne.

En bref, mis à part l’insoutenable incertitude de ce virus pernicieux qui pourri la vie de tant de personnes privées de leur outil de travail et de tant de gourmets privés de leur moments de plaisir, la vie est plutôt belle sous notre soleil. Belle journée.

 

 

Un peu d’histoire (Fin)…. La Rep Dom, du tourisme mais pas que….

Économie

La République Dominicaine est un pays en plein développement. Son économie galopante occupe la neuvième place de l’Amérique Latine et la première des Caraïbes et de l’Amérique Centrale. Grâce à sa situation géographique et ses accords de libre commerce, la République Dominicaine est facilement accessible aux marchés des États-Unis, des Caraïbes et de l’Amérique Centrale, l’Amérique Latine et l’Europe. Les principaux partenaires commerciaux du pays étant États-Unis, Haïti, Cuba, Jamaïque, Mexique, Brésil, Colombie, Espagne, Pays Bas, Belgique, Royaume Uni et Chine.

Son économie, dépendante depuis des siècles de l’exportation des produits agricoles, sucre, cacao et café s’est convertie en une économie diversifiée entre les secteurs services (60% du PIB), fabrication (22%), agriculture, exploitation minière et commerce.

Tourisme

Avec plus de mille kilomètres de plages, la zone coloniale la plus ancienne de l’hémisphère occidental et des montagnes et paysages spectaculaires, la République Dominicaine est la destination touristique la plus fréquentée des Caraïbes.

Exploitation minière

En 2012 a commencé l’exploitation des mines d’or et d’argent dans les mines de Pueblo Viejo, située à 100 km au nord-est de Santo Domingo, qui dispose d’une des réserves aurifères les plus importantes du monde.

L’entreprise qui exploite la mine, formée par les entreprises canadiennes Barrick Gold Corporation et Goldcorp. Inc., a investi plus de 4 milliards de dollars uniquement pour entamer la production, soit l’investissement étranger le plus important dans l’histoire de la République Dominicaine. En 2014, les exportations d’or et d’argent de la mine de Pueblo Viejo ont dépassé 1,5 milliard de dollars.

L’Agriculture

L’agriculture a été le secteur économique le plus important en République Dominicaine depuis son indépendance en 1844 jusqu’à la fin du 20ème siècle. La production de tabac, cacao, sucre, café, viande et lait a constitué, à cette époque, le pilier fondamental de l’économie. Aujourd’hui, bien que sans l’ampleur d’autrefois, l’agriculture reste toujours un secteur important, représentant 8% du PIB.

Beaucoup de produits non traditionnels sont cultivés aussi bien pour l’exportation que pour le marché local. Parmi les fruits, les plus importants sont les bananes, mangues, cocos, melons, papayes, oranges et ananas. Il y a également une variété de produits agricoles des régions tempérées dans les vallées du massif central montagneux, comme les pommes de terre, choux, carottes, fraises et pommes. Aussi, il existe une grande production de produits organiques: la République Dominicaine est un des exportateurs principaux de la banane plantain organique et du cacao du monde.

Quant à l’élevage, les industries de volaille et de cochon sont les plus importantes des Caraïbes et rapportent de gros revenus en matière d’exportation.

Devise et régime de change

L’unité monétaire de la Republique Dominicaine est le peso dominicain, dont les symboles sont DOP ou RD$. Au 1er septembre 2020, un dollar américain équivalaut à 58,50 pesos; un euro, à 69,27 pesos.

Les engagements contractuels peuvent être établis en pesos dominicains ou toute autre monnaie étrangère.

Langue

La langue officielle de la République Dominicaine est l’espagnol.

Jours fériés

▪ 1 janvier (Nouvel an)

▪ 6 janvier (Rois mages)*

▪ 21 janvier (Altagracia, Sainte Patronne de la RD)

▪ 26 janvier (Jour de Duarte)

▪ 27 février (Jour de l’indépendance)*

▪ Vendredi saint**

▪ 1 mai (Fête du travail)

▪ Corpus Christi**

▪ 16 août (Jour de la Restauration)*

▪ 24 septembre (Jour de la Vierge de las Mercedes)

▪ 6 novembre (Jour de la Constitution)*

▪ 25 décembre (Noël)

* Lorsque le jour férié tombe un mardi ou un mercredi, il est célébré le lundi d’avant. S’il tombe un jeudi ou un vendredi, il est célébré le lundi suivant.

** La date de cette fête religieuse varie d’année en année.

Las Terrenas mi amor…

 

Ne jamais rester sur une idée négative, même si elle est furtive. Hier, profondément choquée par le manque de civilité d’individus peu scrupuleux qui, plus par bêtise qu’autre chose avaient tenté de démontrer leur refus de se conformer aux lois et tout simplement à la bienséance en barbouillant de peinture rouge nos jolis panneaux tout neuf, j’avais ressenti le besoin de m’épancher dans un coup d’gueule bien gratiné. Beaucoup ont apprécié, plus de 1000 vues et de like et tout et tout…

Oui mais, Las Terrenas c’est tellement pas ça et, si après plus de 17 ans, je suis amoureuse comme au premier jour, voire plus de mon petit village douillet, c’est bien qu’il y a une raison, des raisons.

Débarquée presque par hasard de St-Barth, ma petite île-bonbon, le coup de foudre fut immédiat.

C’est là, pas ailleurs. Il y a tout, l’océan et ses longues plages désertes ourlées de coco et de palmiers à n’en plus finir, un village, bruyant certes mais absolument craquant. Des grands sourires, des parties de dominos et des éclats de rire sur les trottoirs bancals, des mobylettes plus franchement fraîches se frayant un passage à grands coups de klaxons tonitruants. Il y a les histoires des vieux français, ancrés à leur nouvelle vie. Il y a les petits restos de bric et de broc du village des pêcheurs, il y a la plage de Sandro (et oui déjà) et son cochon du dimanche midi, il y a le Syroz, un vrai coup de foudre là aussi, un Michel discret et un manager adorable, Sergio en personne… Et puis il y a la tendresse et la gentillesse de tous ces dominicains, pauvres mais si riches dans leur coeur. Ni une ni deux, nous vendons tout à St Barth, villa, bateau, autos, louons par avance, sûrs de notre coup une maison au toit de feuilles nichée dans un délicieux quartier. Las Terrenas, nous voilà. Balades en quads sur des sentiers cachés le long des plages infinies, apéros-bonheur et caipirinia d’exception tôt le soir au Syroz, déjeuner gourmands et dîners entre copains dans les lolos du village des pêcheurs d’antan… La vie n’est pas toujours simple et, jusqu’à l’initiative de Jean Pierre Morgand, difficile voire impossible de s’approvisionner au village. Lindo n’existait pas encore, encore moins Bertrand et son EMB. Pas de boutiques de fringues non plus et les achats sur Internet en étaient à leurs balbutiements. Chaque semaine, dans son gros camion avec José son fidèle chauffeur, Jean-Pierre partait à la capitale (6/7 heures de route) et en revenait chargé de nos précieuses commandes hétéroclites, frigo, télé, polo Lacoste, hachoir à viande, machine à café……

Alors, même si d’aucuns se plaignent de l’essor trop rapide de Las Terrenas, nous les ‘’anciens’’ apprécions à leur juste valeur cet art de vivre ici comme là-bas. Allons, allons, stop aux langues de bois. C’est si confortable, douillet, voluptueux de vivre au bout monde, dans un endroit de rêve avec tout le confort de notre vieille Europe. Ce confort ne nous empêchant nullement de nous mêler à la population locale, à tel point que le terme même de ‘’population locale’’ me semble du coup totalement inadapté et désuet. A Las Terrenas, la vie cosmopolite, multi-culturelle est une évidence et tout se passe dans une parfaite harmonie. Bien sûr, comme dans tous les pays du monde, il y a des brebis galeuses, des vols, des larcins et même, oui, même… du bruit…. Et de la musique trop forte…

Si j’avais les talents de mes amis Guy ou Annemarie, j’aurais pu vous offrir une poésie douce de tout cet amour que j’éprouve pour mon village d’adoption, mon coup d’coeur malgré mes coups d’gueule…. Alors en échange, partons à la découverte du vrai Las Terrenas en images, de ci de là au gré de nos envies, histoire d’oublier les instants chagrins…. Belle balade.

Du fond des souvenirs, en espagnol dans le texte…

Petit message de Thierry de la Voile Blanche ce matin. Au fond de son téléphone, une pépite. De quoi regonfler l’ego parfois en berne de mon delicieux Mimi. Quelques recherches, oui, la pépite est bien signée Rafael Andujar, fan avant l’heure de Mimi et son Syroz. Je vous la livre telle quelle, en version originale. Les plus courageux ne maîtrisant pas la langue de Don Quichotte auront peut-être le courage de se lancer dans une traduction assistée par Internet. Pour les autres, belle lecture, c’est passionnant. Merci Thierry et merci Rafael Andujar.

Syroz Bar fue mi bar preferido en Las Terrenas.

El Syroz Bar es un bello establecimiento que comenzó a funcionar en el 2001. Lo comencé a visitar en el 2004, hasta que fue de MICHEL VOLEAU. Era un hermoso lugar ubicado en la calle libertad de Las Terrenas, cuyo patio da al Océano Atlántico, pudiendo los parroquianos que asisten a tan diferenciado lugar, disfrutar a plenitud de la quietud que trasmite el mar en las noches serenas, lo que lleva a los visitantes a sentirse en un ambiente de paz, como de sentir la sensación de pisar la fresca arena del mar.

 

El origen del nombre Syroz Bar.

Su propietario Michel tomó el nombre del Syroz de un bar que existía en el Brasil, el cual era de la propiedad del muy famoso músico Vinicius De Moraes a quien Michel admira por sus capacidades en las composiciones y el buen canto. Vinicius de Moraes nació 19-10-1913 y murió 9-07-1980, cuyo nombre completo era Marcus Vinícius da Cruz de Melo Morais, nació y murió en Rio de Janeiro, Brasil. Fue una figura capital en la música popular brasileña contemporánea. Como poeta escribió la letra de un gran número de canciones que se han convertido en clásicas. Como compositor dejó varias buenas canciones y como intérprete participó en muchos álbumes. También fue diplomático de Brasil. Sus canciones más conocidas son: Garota de Ipanerma, Canto a Lucia de Yoan, A felicidades, Água de beber Insensatez, Eu sei que vou te amar, Chega de Saudade, O que tinha de ser, (todas compuestas com Antonio Carlos Jobim, canciones que estaban disponible en SYROZ BAR del Michel Voleau, el Conde de la playa.

 

Las bebidas.

Nada mejor que disfrutar de una buena bebida de la que son preparadas en el Zyroz Bar, donde se les ofrece a sus visitantes los cócteles más famosos del mundo, como son: Caipirina, Piña Colada, la especialidad de la casa que es la Caiporoska con fresa, siendo esta la copa más solicitada por los visitantes. Además de ron, vino, vodka whisky, etc

 

La música

Se escucha una música internacional muy bien seleccionada, con noches especiales de Salsa. El Jazz es una de las preferidas, como las mejores piezas brasileras de los más destacados músicos y compositores del Brasil. La música de Brasil refleja la diversa cultura de la nación brasileña. Algunos de los géneros musicales populares originarios de Brasil más conocidos son el Choro, la Samba, la Bossa Nova y la música popular Brasileña.

 

Clientela

El Syroz Bar contaba con una exquisita clientela internacional donde entran los extranjeros vacacionistas y las comunidades de extranjeros residentes de Las Terrenas. También sobresalen un grupo de los dominicanos residentes y los tradicionales vacacionistas que vienen en las semanas santas, las navidades, los fines de semana largo y los fines de semana cortos distinguiéndose los grupos de la Capital, Santiago, La Vega, San francisco y otros lugares del país. Entre las personalidades asiduas al Syroz Bar se cuentan los historiadores Bernardo Vega y Hugo Tolentino Dipp, la subsecretaria de turismo Elsa De León, Aybar Vanderhorst, Deny Abreu, Iván Collado. Etc.

 

Las finas atenciones del propietario.

Recibía las mejores atenciones de su propietario Michel tiene por costumbre recibir y despedir a las personalidades que asistan a su bar, lo que siempre hacia conmigo, me brindabas las mejores atenciones, al visitarlos me sienta como en mi propia casa y de esa manera puedan disfrutar a plenitud del Bar. Siempre podíamos hablar de diversos tema me obsequio varios libros.

Michel Voleau es un abuelo francés que lleva aquí hace más de 25 años, quien se integra a la vida normal de la comunidad, logrando distinguirse como una personalidad social muy respetable entre los franceses y los dominicanos.

 

“Conde de la Playa” es el sobrenombre de MICHEL VOLEAU.

La expresión “Conde de la Playa”, es el seudónimo de Michel Voleau el cual le fue indicado por un embajador alemán, que en una vacaciones que vino a disfrutar a Las Terrenas, estando encantado del ambiente del SYROZ BAR, le exclamó a Michel la expresión “Michel tu eres el conde de la Playa”. Los sinónimos de la palabra conde son: noble, señor, caballero, hidalgo y aristócrata.

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El SYROZ BAR fue mi bar preferido, un sitio distinguidos alrededor de las hermosas playas de Las Terrenas, lugar acogedor, donde me sentía muy bien con las atenciones personales de MICHEL VOLEAU, la foto que publico es del . “Conde de la Playa” MICHEL VOLEAU.

Chahuté par le temps, Le château de feuilles joue les coquets…

 

Le temps. Ami quand il est le seul à pouvoir apaiser les blessures d’un cœur qui saigne. Assassin quand, sans vergogne il nous afflige ses outrages, nous ride, nous diminue, nous colore les cheveux en gris, en blanc, nous efface…. Et le temps est le même pour tout le monde, humains, animaux, flore, fleurs, arbres, choses de la vie… même le toit chevelu de mon château de feuilles de lui résiste pas…. Et c’est avec consternation qu’après une inspection minutieuse la sentence est tombée… 6 ans après la dernière réfection totale, il faut refaire toute la partie arrière de la toiture et réparer du mieux possible celle du bungalow….

L’horreur, 250 m2 de palmes à enlever du toit, puis 250m2 à faire entrer dans le jardin, livrées par un camion si haut et si monumental qu’un homme est indispensable tout le long du trajet, depuis Santiago pour soulever les fils électriques, plus bas que lui et sa précieuse cargaison. Pas question d’entrer sur la propriété, le portail est ridiculement petit pour un tel mastodonte. Alors, des paires de bras musclés jettent la cana sur le sol derrière le portail, une montagne de cana qui privera Mimi ronchon de sa balade matinale au village. Puis, 250m2 de cana à préparer puis à poser selon les règles de l’art sur une structure de bois dénudée. Ca bosse fort, sans répit sous un soleil de plomb et malgré cette ardeur au travail, les 7 muchachos et le maestro ont eut besoin de 3 jours complets pour en venir à bout et me laisser un environnement ‘’à peu près’’ propre.

Histoire d’un toit de cana

Au même titre que la mer, le soleil et les cocotiers, le toit de palmes est le symbole incontournable, la carte postale de la douceur de vivre sous les tropiques en toute décontraction. Il faut dire qu’avec son côté mutin et sa coupe savamment décoiffé, il n’y en a pas deux comme lui pour sublimer la maison la plus ordinaire et en faire une starlette de podium tendance et chic. En plus, non content d’être sexy en diable, ce toit 100% naturel est bien dans l’air du temps et assure côté couverture. Intransigeant avec les intempéries qu’il refuse de laisser passer, il se laisse volontiers caresser par les alizés qui s’amusent dans sa chevelure et pénètrent délicatement dans la maison, histoire de maintenir à l’intérieur une température idéale. Avec lui, pas besoin de clim, un bon ventilateur, des aérations bien faites et le tour est joué, il fait toujours frais et bon.

Bien sûr, nul n’est parfait sur cette terre et ce n’est pas mon toit de cana qui va déroger à cette règle. Les aseptisés chroniques, les hypocondriaques, les paniqués des bébêtes…. lui reprochent d’être peu hygiénique. Je dirais plutôt qu’il est victime de son succès, beau et confortable, tous les insectes de la création rêvent de s’y installer, à commencer par le redoutable termite. Pas folles les bébêtes! Des ratons de coco aussi parfois seraient heureux d’y construire leur nid, les cucarachas, et même de jolis serpents verts (pas méchants). Chuttt…. pas de panique! Contre les ratons de coco, un joli matou fera l’affaire et les tiendra éloignés de votre demeure pour toujours. Quant aux insectes indésirables et notamment les termites, une bonne fumigation régulière vous en débarrassera pendant longtemps. Après, le seul vrai, gros, insupportable défaut que je lui trouve, c’est de ne pas être éternel. Tous les 4, 5, 6 ou 7 ans, c’est le bordel le plus complet quand il s’agit de découvrir la toiture, de réparer la charpente abîmée, d’évacuer tous ces déchets et de remplacer les vieilles palmes par des jolies toute pimpantes. Je suis en plein dedans, ça fait 4 jours que ça dure et ce n’est pas prêt d’être fini. En même temps, c’est grâce à cet inconfort temporaire que m’est venue l’idée de vous parler du toit en palmes de cana.

Le matériau

En République Dominicaine, la palme la plus utilisée pour la construction de toits est celle du palmier appelé caña, d’origine cubaine. 15 mètres de haut, de larges feuilles en éventail d’une envergure de 80 cm à 1,20 m. On en trouve des plantations entières à Azua, San José de Ocoa, Peravia, Barahona, Higüey, Dajabón, Santiago Rodríguez et Santiago. Parfois, la tradition est conservée, et c’est alors un cheval (un caballo) qui va récupérer dans les plantations les feuilles récoltées. Lorsque l’on opte pour un toit en caña, on entend parler de 50 ou 100 caballos…. en voilà l’origine…. et un caballo de caña c’est pile poil 50 feuilles.

Un long travail de préparation

D’énormes camions livrent la caña dans tout le pays, commence alors un long et fastidieux travail de préparation. La palme est taillée, puis cloutée pour pouvoir être fixée sur la charpente, feuille à feuille, le plus proche possible pour assurer l’imperméabilité, mais pas trop pour permettre à l’air d’y circuler. C’est tout un art et seuls quelques maestros ont le secret d’un toit de palmes bien fait et leur technique bien particulière. Bien sûr, pour assurer la pérennité de l’ouvrage, une pente de toit minimum est nécessaire, si ce n’est pas le cas, les feuilles pourrissent immédiatement.

Le plus souvent le toit des habitations couverte de palmes est doublé. A l’intérieur, on retrouve des lattes de bois vernies, lasurées ou peintes aux couleurs de la Caraibe. Entre ce décor de bois et la palme, on peut alors glisser et fixer en le chauffant ce que l’on appelle ici la tela, une sorte de toile épaisse enduite de goudron qui renforcera, bien entendu l’imperméabilité et sera un frein à la chaleur du soleil. Côté terrasse, la caña, posée dans les règles de l’art, se suffit à elle-même. La caña adore le soleil et le vent et déteste l’humidité, pas question de construire ne serait-ce qu’un abris (un palapa) sous les arbres qui empêchent les rayons de soleil de caresser les palmes et conservent l’humidité.

Si toutes les conditions réunies, pente, soleil, bon maestro…. c’est un véritable bonheur de vivre sous un tel toit. Même en plein été quand la température extérieure, sous le soleil brulant frise les 50 voire 60 degrés, il fait délicieusement bon à l’intérieur. Les nuits, sans clim sont confortables. Très résistante aux vents salins et au vent tout court, la caña bien posée s’agite parfois sous les rafales des tempêtes tropicales, mais ne déserte pas facilement et jusqu’au bout remplit son rôle de couverture idéale pour nos régions parfois chahutées. A Las Terrenas, la tendance est plutôt au jingle ou aux plaques de fausses tuiles en plastique…. En ce qui me concerne, vous l’aurez compris, malgré les désagréments causés notamment lors de son remplacement, je suis fan de ces toits naturels d’une incomparable beauté.

Balade en images

 

Une montagne de palmes, les toutous s’en donnent à coeur joie

Les vieilles palmes sont stockés sur un tas et partiront à la basura…

On prépare la cana…

 

Ricardo, le maestro, surveille….

Travail assidu, mais…. smartphone dernier cri…. à la main…

A dos d’homme, la cana, une fois prête, est transporté 100 m plus loin, ça en fait des kilomètres, eux doivent s’endormir sans problème à la fin de leur dure journée.

 

Et le lendemain, le Château de feuilles fait son malin, tout pimpant sous un grand ciel bleu,

Las Terrenas, année 1946…

Il y a quelques temps, je vous racontais la petite histoire de Samana, délicieusement chaotique. Souvenez-vous, dans les années 1820, des milliers d’esclaves américains se sont enfuis des USA et sont arrivés à Samana n’emportant dans leur maigre escarcelle que leur culture et leurs coutumes. Ces  » Américanos  », nom toujours attribué à leurs descendants se forgèrent une vie tranquille et simple, bien loin du balbutiement du monde moderne.

La région était aussi un repaire de pirates jusqu’à la création de la ville de Santa Barbara de Samana en 1756 par des habitants des îles Canaries, exilés sur le lieu par le gouvernement espagnol afin d’empêcher les Britanniques de s’y installer. Et, c’est à Samana toujours que Napoléon Bonaparte avait pour ambition de construire une capitale pour son nouvel empire mondial. Il avait des plans pour une nouvelle ville qui s’appellerait Napoléon City, mais l’arrivée des Britanniques a contrecarré ses plans. En 1822, Haïti envahi la République dominicaine et l’occupe pendant vingt-deux ans. Ce fut une occupation sanglante. Peu de temps après, en 1824, un navire, le Turtle Dove, rempli d’esclaves libérés des États-Unis quitta Philadelphie en direction du Libéria, un pays d’Afrique de l’Ouest fondé par des esclaves américains libérés en 1820. Il y a eu une grosse tempête dans l’océan Atlantique devant Las Terrenas et le navire coula. Les esclaves libérés nagèrent alors vers Las Terrenas. Ils parlaient anglais. Leurs arrière-petits-enfants vivent encore à Las Terrenas et parlent la même langue. On les appelle cocolos.

En 1946, le sinistre dictateur Rafael Leonidas Trujillo allait radicalement changer le destin de Las Terrenas en ordonnant que les habitants les plus miséreux de Santo Domingo soient envoyés dans différentes provinces du pays pour y devenir paysans, exploitants de noix de coco ou pêcheurs. Il se trouvait débarrassé du problème de la pauvreté grandissante de la capitale et du même coup repeuplait les provinces. Les exiles quant à eux étaient ravis de s’éloigner de la folie de ce président imprévisible.ne Nombre d’entre eux se retrouvèrent à Las Terrenas, petit hameau aux rues de sables et aux maisons colorées, sans eau ni électricité, habité par une poignée de pêcheurs et d’agriculteurs. L’avenir s’annonçait serein, mais…

Mais c’est aussi en 1946, le 4 août précisément qu‘ un terrible tremblement de terre de force 8 frappa la République Dominicaine et plus spécialement la péninsule de Samana et toute la côte nord du pays, déclenchant un gigantesque Tsunami impactant tous les villages alentours jusqu’à Puerto Plata.

La communauté de Las Terrenas de l’époque était si petite qu’on ne sait pas s’il y a eu des pertes humaines à regretter. Cependant, quand le tsunami se produisit, au retrait de la mer, les rares habitants eurent le reflex de se regrouper puis, avant que la vague ne les submerge de se déplacer vers les lomas éloignées de la côte. Par chance, au retour de la vague, la force du tsunami a été dissipée par la barrière corail et n’a balayé que les structures précaires de l’époque. Les autres villes de la côte nord eurent moins de chance et furent balayées par le phénomène.

Les séismes de cette ampleur ont été récurrents dans l’histoire de notre île sur une fréquence qui varie entre 50 et 100 ans. Celui-ci a pile poil 74 ans, ce dont nous pouvons en conclure que plus tôt que tard notre région serait soumise à un phénomène d’une telle ampleur.

À 74 ans de ce désastre, il ne nous reste plus qu’à espérer que si cela se répète ′′ Dieu nous préserve’’.