Un brin d’histoire, ça ne peut pas faire de mal… Chapitre I

 

République Dominicaine… Petit tour d’horizon…

Un pays tout en contrastes

Bercée par les eaux limpides de la mer des Caraibes et de l’océan Atlantique, la République Dominicaine, chouchou des touristes de tous poils mais aussi des investisseurs malins, occupe une place stratégique au milieu de ses célèbres sœurs, Cuba et Porto Rico. Elle partage avec Haiti l’île d’Hispaniola et, quoique menue, elle s’enorgueillit de pas moins de 1600 kms de plages préservées, plus belles les unes que les autres.

D’aucuns diront que la République Dominicaine est un condensé câlin de tout ce que la nature peut offrir de plus agréable… 3 chaînes de montagne voluptueuses animent le territoire d’est en ouest et se targuent de détenir le sommet le plus élevé des Antilles, à savoir le Pico Duarte, culminant à 3098 mètres. Autre record, et pas des moindres le lac Enriquillo, célèbre bien au-delà de nos frontières, se situe tout simplement à 45 mètres sous le niveau de la mer. Outre, les fabuleuses plages du littoral, de ci delà, de vertes vallées fertiles côtoient des zones semi-désertiques.

Le climat est à l’avenant, varié et parfois surprenant. Dans les zones montagneuses, les températures dépassent rarement les 18*. Durant les mois de janvier et février, les plus ‘’rudes’’, il n’est pas rare de relever des températures frôlant les 0 degrés dans la chaîne centrale alors que sur les plages et dans les plaines, l’ambiance et le thermomètre hésite entre les 25 et 27 degrés.

Population

75% des 10,5 millions d’habitants peuplent les zones urbaines. Majoritairement mulâtre, la population compte environ 16% d’individus de race blanche, descendants pour la plupart d’européens et 11% de noire d’origine africaine. Le peuple d’origine, les Tainos ne représente plus que 4% de la population.

Parmi les villes importantes comme Santiago, La Romana, San Pedro de Macoris, Higuey, San Francisco de Macoris, Puerto Plata et La Vega, la capitale Santo Domingo avec ses 3 millions d’habitants est la métropole la plus peuplée des Caraibes et de l’Amérique centrale.

Histoire d’Hispaniola

Avant l’arrivée de Christophe Colomb le 5 décembre 1492, l’île qu’il a baptisée Hispaniola, était peuplée de Tainos, un peuple grégaire en provenance de l’Amérique du Sud. Maladies importées par ces conquistadores espagnols et mauvais traitements ont conduit à leur rapide extinction.

Escale idéale, Hispaniola accueille les colonies espagnoles en partance pour l’Amérique. Fondée en 1496, Santo Domingo de Guzman fut le premier siège du gouvernement colonial espagnol, de la première vice-royauté d’Amérique, de la première Audiencia et de la première université (celle de Saint Thomas d’Aquin, 1538). Mais l’Espagne ayant conquis des terres bien plus riches comme le Mexique et le Pérou, Hispaniola, boudée par ses colonisateurs connut un déclin de 3 siècles et un dépeuplement considérable. Au début du XVIIème siècle, les quelques habitants qui restèrent s’étant repliés dans la partie orientale, les Français en profitèrent pour s’approprier la partie occidentale devenue Haiti. Mise au pied du mur, en 1795, l’Espagne céda officiellement les deux tiers orientaux de l’île à la France qui, comme elle, étendit son emprise sur toute l’île.

De 1795 à 1844, le territoire de l’actuelle République Dominicaine fut gouverné successivement par la France (1795-1808), l’Espagne (1809-1821) et Haïti (1822-1844). Le 27 février 1844, un groupe de patriotes, mené par Juan Pablo Duarte, proclama l’indépendance du pays. Cependant, en 1861, devant les menaces constantes d’invasion, la République Dominicaine se rapprocha de l’Espagne; toutefois, cela ne dura que quatre ans. Des guerrillas incessantes pendant trois ans ont mené le pays à la restauration de l’indépendance en 1865.

La période entre 1865 et 1916 se caractérise par une instabilité politique sans fin et l’endettement progressif du pays. En 1916, pendant la première guerre mondiale, les États-Unis occupèrent la République Dominicaine pour des raisons stratégiques. L’occupation de l’Amérique du Nord dura jusqu’en 1924. En 1930, Rafael Trujillo arriva au pouvoir et gouverna le pays avec une main de fer pendant 31 ans jusqu’à son exécution en 1961. S’ensuivit un nouveau chaos politique jusqu’à l’élection en 1966 de Joaquín Balaguer à la présidence de la République. Actuellement, le président Danilo Medina du Parti de la libération dominicaine (PLD) est au pouvoir.

Une délicieuse histoire, et si vous en deveniez acteur !

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Malgré le temps friscouille et grisouille, bien de saison ma foi, il y a au détour des journées des petites histoires d’amour et d’humanité qui nous réchauffent le cœur. André Jacques, le Quebecois est fan de la République Dominicaine depuis de nombreuses années. Oui, mais, artiste peintre de talent, au cœur aussi beau que ses œuvres, il ne se contente pas de se faire dorer sur nos jolies plages ou de déguster les petits plats mitonnés par les chefs talentueux de nos nombreux restaurants. Non, non…. C’est un vrai amoureux de notre pays d’adoption, de ses paysages, de sa musique, de ses saveurs multiples, mais surtout de ses habitants, adorables, mais souvent très pauvres et bien loin de bénéficier de tous les avantages sociaux existant dans son ou dans notre pays. Il aime aussi les chiens des plages qu’il nourrit avec dévotion à chacun de ses séjours et, c’est par l’intermédiaire de Brenda, une sorte de fée des chiens qu’une de ses amies très proche, Christina, une femme d’une générosité hors pair a rencontré Damaris, une jeune dominicaine à l’histoire touchante. Damaris est un amour de femme qui, depuis quelques années, avec beaucoup de passion et de volonté, donne des cours aux enfants pauvres des barios. Seulement voilà, une maladie dégénérative l’a rattrapée, une sorte de sclérose en plaques qui l’empêche de continuer à vivre normalement. Dans la foulée, elle a perdu son job dans une agence immobilière et son mari l’a quittée. Elle se retrouve seule avec son malheur et des frais médicaux astronomiques, inaccessibles à sa maigre bourse. C’était sans compter sur Christina et André Jacques. Très touchés par cette triste histoire, il ne leur a fallu que quelques minutes pour réagir. Les injections susceptibles de la soulager coûtent horriblement cher. Avec quelques amis, ils ont, généreusement et de toute évidence, financé les premières. Pour la suite, il est venu à Christina une idée très originale et séduisante.

Chaque mercredi à 11 heures, ils proposent à un petit groupe de personnes de se retrouver au OneLove, Village des Pêcheurs pour petit-déjeuner, déjeuner, prendre un verre, en toute sympathie, autour de Damaris. La jolie jeune femme parle français et anglais et, dans une ambiance conviviale et décontractée, entre amis, elle se propose quant à elle, d’initier les participants, touristes ou résidents à sa langue natale, l’espagnol. L’idée est géniale, le premier petit-déjeuner a eu lieu mercredi. Damaris, quoi qu’affaiblie par sa maladie y a puisé un sursaut d’énergie et de bonheur, elle s’est montrée charmante et brillante.  Les hôtes présents, ravis, en sont repartis un peu plus riches en émotion et en vocabulaire espagnol. En dehors des consommations, il ne vous est demandé que 200 pesos par personne, intégralement versés à Damaris pour payer ses soins et lui permettre dans un avenir proche de reprendre ses cours aux enfants pauvres des barios.

André Jacques est à Las Terrenas pour quelques mois encore. Damaris et lui comptent sur vous pour pérenniser cette délicieuse aventure. Et puis, ça ne peut pas faire de mal d’enrichir son espagnol en passant un bon moment. Si les petits déj’ ont du succès, ce que nous espérons tous, ils se reproduiront un autre jour de la semaine. Alors, rendez-vous au OneLove mercredi prochain !