Allez, encore un p’tit coup d’oeil vers le ciel, Laura, un joli nom pour phénomène moins glamour…

Comme je vous le disais, on est en plein dedans, ça s’agite clairement dans le ciel de l’Atlantique, les phénomènes cycloniques se suivent, s’entrechoquent, bifurquent, disparaissent, mouillent, décoiffent les toits de feuilles, tonnent… bref, on est en plein dedans.

Laura, joli nom pour une tempête tropicale. On l’imagine assez pimpante, un brin libertine…. Elle a bien mouillé St-Barth, c’est mon amie Anne qui me l’a dit. Pratique, quelques heures avant nous, elle subit les outrages du ciel et me raconte ensuite à quoi s’attendre. Parfois pire, parfois moindre. Et donc là-bas sur sa délicieuse petite île jolie, Laura a pleuré toutes les larmes de son corps, mouillant encore et encore Gustavia, Corossol ou l’Anse des Cayes. De gros orages aussi, mais pas trop de vent…

Elle devrait pointer le bout de son nez en fin de journée, nous perturber durant la nuit et poursuivre son chemin moins chaotique et mieux formé vers Cuba…

Cette fois je ne me laisserai pas surprendre, non mais, déjà, les cocos sont nettoyés, c’est déjà ça, le toit du château de feuilles est presque tout neuf et, pas idiote à tous les coups et je vais sagement, comme je l’ai appris ranger coussins, plaids, objets délicats loin de l’impertinence de la demoiselle….

Et puis, on verra bien. Je vous tiens au courant.

Un coup d’œil vers les nuages

Et Dieu sait qu’aujourd’hui, on est servi. Le ciel est plombé, d’un uniforme et ma foi assez seyant gris souris…..

Avant, pendant toute la durée de la saison cyclonique, je vous abreuvais de mes commentaires, ou plutôt des commentaires avisés de spécialistes des phénomènes cycloniques. Photos à l’appui. Mais ça, c’était avant. Puis, un ami m’a lancé, comme ça, mine de rien une petite pique qui m’a fait réagir…. Loin de moi l’idée de vous alarmer. En ce qui me concerne, durant cette période mi-figue-mi-raisin, je passe mon temps le nez planté devant les sites spécialisés dans l’espoir de conjurer le mauvais sort. La peur n’empêche pas le danger, c’est ce qu’on dit, mais moi, je préfère savoir à quelle sauce on va me manger. Bref, je vous abreuvais donc d’images qui se voulaient rassurantes mais qui étaient pourtant bel et bien fort inquiétantes…. Pour la bonne raison que peu d’entre vous prenaient la peine de lire les textes d’explication de ces graphiques colorés, se contentant, perplexes d’observer les images. En fille intelligente que je suis (LOL) j’ai changé mon fusil d’épaule et je ne vous parle plus de rien. Ce qui ne m’empêche pas de me tenir au courant. Mais voilà, depuis, je reçois des tas de messages de personnes inquiètes de mon silence….. alors aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, petit coup d’œil vers les nuages.

C’est pas terrible dans l’Atlantique, plutôt rock en roll. La grosse Florence s’approche des côtes américaines, Joyce et Hélène font les folles au milieu de l’océan et Isaac a décidé de se payer du bon temps du côté des CaraÏbes. Il n’est pas loin celui-là, ou plutôt celle-là parce que à l’heure où je vous parle et où il traverse les petites Antilles, il est redevenu Tempête tropicale. Il a choisi de se frayer un chemin juste entre la Martinique et la Guadeloupe qu’il arrose copieusement, ça c’est sûr. Puis, il poursuivra, vraisemblablement sa course dans la mer des Caraïbes, bien loin des côtes de la République Dominicaine, histoire de rejoindre la croix orange qui s’amuse du côté de l’Amérique Centrale, une autre perturbation bien de saison. Espérons que les deux compères se contenteront d’une petite balade entre potes dans les eaux chaudes des Caraïbes, sans plus inquiéter personne. Chez nous, allez, on va dire qu’il risque de mouiller, un peu comme c’est le cas maintenant. Mais rien de bien méchant.

Pour l’instant, et je touche du bois, et je vous conseille d’en faire autant, on ne s’en sort pas trop mal. Ma jolie panic-room est juste jolie et ne remplit aucune fonction délicate, et c’est juste bien comme ça. Promis, s’il me semble que derrière les nuages un autre phénomène indélicat risque de perturber nos douces journées tropicales, je saute sur mon blog et vous raconte…. A condition que vous preniez la peine d’une petite promenade au pays de mes mots….