Balade au village

 

Ca faisait longtemps ! Mais aujourd’hui, c’est décidé, je prends mon « courage » à deux mains et je vais me balader au village. Comme ça, sans but, histoire de prendre l’air et d’emmagasiner quelques belles images. On est fin octobre, et, oui, le temps est capricieux. Il peut nous tomber des averses d’un autre monde sur la tête. 5 minutes plus tard elles  laissent la place à un ciel tout bleu. C’est comme ça chez nous. On passe du coq à l’âne d’un clignement de cils et c’est bien. C’est ce qui étonne souvent les gens de passage. Faut dire que dans l’est de la France (mon ex chez-moi), quand il pleut, il pleut et pis c’est tout, c’est parti pour des jours et des jours moches…. Mais revenons à nos moutons. Départ donc à 10h pour « l’aventure ». Allez, je gare ma petite auto bleue devant l’ayutamiento. Zut, il pleut. Pas grave, je ne vais pas fondre et je continue gaiement mon chemin. Première halte dans une petite boutique d’électro-ménager sur la droite, j’ai besoin d’un bon tire bouchons.  Il y a pleins de trucs, robots, mixers à mains ou électriques, des louches, des égouttoirs, de la vaisselle, une planche à repasser. Je trouve mon tire bouchons mais, pas de chance la dame de la caisse n’a pas de monnaie. On va pas se prendre la tête pour ça, je vais bien trouver quelque chose à acheter en chemin et je reviendrai.

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Le « centre commercial » juste avant Lindo commence à se remplir tout doucement et parmi les boutiques, une belle surprise. ART NATIVO est un magasin de meubles différents. Un brin fouillis, c’est vrai, mais on y trouve des pièces étonnantes, de grandes tables solides, composées de bois bruts, magnifiques, des tables plus petites, délicates, des chaises, des meubles de rangements, des fauteuils. La boutique appartient à deux dominicains, ébénistes de métier, hyper créatifs et astucieux. Après avoir passé un long moment en Espagne,  de retour dans leur pays natal, ils ont eu l’idée géniale de monter un atelier et de proposer, enfin, des meubles inattendus, pièces uniques le plus souvent faites sur commande. Depuis peu, ils ont ouvert cette vitrine au cœur du village, histoire  de toucher le plus grand nombre. Ils sont capables de réaliser en un temps record le moindre de vos désirs de bois. Tel. (Isaac) 829 619 3465 ou (boutique) 809 909 9941.

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sans-titre-2Tiens comme je suis dans le coin, je vais aller faire une bise à Geovanny de Los Santos. Ce jeune homme talentueux, danseur de son métier vient tout juste d’ouvrir une école de danse à Las Terrenas, au-dessus de la grande boutique de farces et attrapes, à l’angle de la rue principale. Artiste complet, c’est à Santo Domingo qu’il a appris et exercé son Art et c’est Bruno, mon coiffeur fétiche qui nous l’a chipé rien que pour nous. Danseur classique, mais aussi chorégraphe de talent, il a fait les beaux soirs de nombreux cabarets, établissements et événements de prestige de la capitale. Son école de danse qui a ouvert ses portes le 10 octobre propose à ses élèves des cours très approfondis de ballet, jazz, hip hop, bachata, salsa, merengue, zumba….. en groupe ou en privé. Bien sûr, Geovanny et son équipe sont également à votre disposition pour organiser avec talent et fantaisie vos soirées. Tel. 829 678 7442.

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dscn31351Il y a à Las Terrenas des endroits incontournables qui existent « depuis la nuit des temps »….. Parmi eux, NATIV ARTE, une belle et surprenante boutique de cadeaux en tous genres. Depuis quelques temps, une jeune femme dominicaine Jennifer nous y accueille avec beaucoup de gentillesse et un grand professionnalisme. Dans son incroyable caverne d’Ali Baba ou règne un délicieux fouillis, des milliers de petits objets artisanaux, rigolos, colorés, utiles, beaux, bons, sympas…nous font de l’œil. Il y en a partout, du sol au plafond, dehors, dedans. Des objets décos haitiens aux couleurs acidulées, des statues tainos, plus vraies que nature, des paniers petits, minis, grands, de paille, de cocos, des paréos,  des petits pots, des animaux taillés dans du bois, des lampes, des abat-jour, des callebasses pour les oiseaux mais aussi des bijoux jolis, des tongs, des maillots de bains, des panamas, de l’huile de coco naturelle, du miel…. La folie, j’adore. Nativ’Arte se situe Calle Duarte, entre la Banque Reserva et l’entrée de la Résidence du Paseo.

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Voilà, acheté deux mangues pour avoir de la monnaie, payé mon tire bouchon, grimpé dans mon auto, ri Calle Carmen en voyant un jeune homme très fier se balader fier comme Artaban, très droit, très digne avec son coq de combat dans les bras…. Rejoint Mimi et Tatoo et direction La Ola. Ca faisait longtemps, faut dire que je ne sors pas tous les jours de ma tanière. Elle fait des efforts Christine pour fidéliser et satisfaire sa clientèle. Son petit resto, au bord de l’eau, au tout début de Las Ballenas est toujours aussi propret et sympa. A la carte, l’aioli, sublime, l’assiettes de langoustines, copieuse et succulente, le vol au vent de la mer, le mandongo……et depuis quelques temps de véritables galettes bretonnes de sarrazin, complète avec œuf et fromage ou à votre convenance, servies avec une très bonne salade et, surtout, le hamburger de la mer. Je suis venue tout spécialement pour lui, petite nostalgie du filet O fish de Mac Do, de quand j’étais jeune. Waou !!! C’est super bon. Un vrai   hamburger garni d’un moelleux filet de daurade, d’une tranche (ou pas) de fromage, d’une feuille de salade fraîche et d’une sauce aioli maison absolument parfaite. Des frites (avec modération) et voilà un super bon repas sans chichis et sans prétention mais différent et savoureux. Bravo Christine. La Ola est ouverte à l’heure du déjeuner, une petite halte détente juste en face de la mer.

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Du soleil dans votre assiette.

sans-titre-4Là, je m’adresse aux aficionados de la ratatouille, aux fondus de tomates, aubergines, poivrons, courgettes, aux fanas des légumes de Provence qui ne peuvent concevoir la vie sans leur plat fétiche cuisiné aux petits oignons. Il y a ceux qui font tout cuire séparément, les autres qui mélangent tout, ceux qui laissent mijoter longtemps, histoire que les légumes soient confis, les autres qui les préfèrent encore un peu croquants.

Stop! Mieux que la ratatouille, plutôt plus facile à réaliser et super goûteux, je suis tombée sur une recette que j’ai pratiquée plusieurs fois pour arriver à une perfection: les légumes du soleil au four. C’est tout simple et c’est savoureux. On peut les déguster seuls ou encore avec des oeufs frits ou comme Mimi (mon p’tit mari) avec de bonnes pâtes, genre tagliatelles. Un grand plat, j’aime bien les grands plats dominicains en métal ou encore mieux ceux que l’on trouve au Lindo en alu et que l’on jette après utilisation, un vrai luxe! On y met un peu d’huile d’olive (de la très bonne), puis tous les légumes que l’on a dans son frigo, tomates coupées en dés pas trop petits, courgettes en fines rondelles, poivrons de toutes les couleurs en lanières, oignons en rondelles aussi, aubergines en petits dés, carottes en rondelles éventuellement mais aussi cristophines ou même patates douces ou potiron…. sans oublier une belle tête d’ail épluchée et juste écrasée. On rajoute une rasade d’huile d’olive, sel, poivre, herbes de Provence, cilantrico du jardin….. J’ai tenté les épices pour Tandoori, parfumées et un peu piquantes mais pas trop, 1/2 sachet environ, ça va super bien et ça rajoute un petit goût exotique des plus délicats.Le four est à 180 et c’est parti pour environ 1h45 de cuisson, mais attention, il faut surveiller et bien mélanger le tout environ toutes les 20 minutes. En cours de cuisson, quelques olives noires ou vertes ou les deux seront les bienvenues. Et voilà, le tour est joué et vos papilles frémissent d’impatience. C’est bon, ça ressemble mais change de la sempiternelle ratatouille, essayez, vous m’en direz des nouvelles.

Etno Mix 2016, cuvée royale.

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Belle ambiance et bonnes grillades au stand français.

Chaque année, en octobre, à Playa Popi, une fête met la diversité culturelle de Las Terrenas à l’honneur. C’est l’occasion pour  toutes et tous de se rencontrer et de découvrir des spécialités des diverses nationalités constituant l’étonnant patchwork du village.

La plage se transforme alors en un immense campus coloré, abritant de jolis pavillons chatoyants. La 8ème édition est une totale réussite. Dans une ambiance conviviale et bon enfant, des centaines de personnes ont répondu présent. Les badauds ébahis se baladent au milieu des stands décorés avec amour les transportant en un clin d’œil en Haiti, au Chili, en République Tchèque, au Mexique, en Argentine, Italie, aux Etats-Unis, en Belgique, en France ….. et bien sûr en République Dominicaine. Objets artisanaux, jolis bijoux et surtout gastronomie de chaque contrée, on n’a pas trop de toute l’après-midi pour en prendre pleins les yeux et les papilles. Les enfants joyeux se font maquiller et le soir, c’est musique et danse sur le podium géant face à la mer. Un grand bravo aux organisateurs et à tous les bénévoles animant avec sourire et gentillesse les différents stands.

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Un clin d’œil particulier à Rachel et Philippe, Isabelle et Simon qui ont partagé avec nous et Tatoo un délicieux moment bien arrosé au stand français, drivé de main de maître par Thierry, Marc, Claude et Manu mais aussi Sandrine, Maryse et tous les autres que j’oublie sans doute. Et si ce n’est pas déjà fait, précipitez-vous, la fête se termine ce soir dimanche et il faudra attendre toute une année pour revivre ces moments rares.

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Sarah.

p1010622Sarah….. Non, ce n’est pas le nom du dernier cyclone….. J’ai fouillé tous les sites météorologiques spécialisés, rien, pas une menace sur nos têtes pour l’instant, le ciel est tout bleu, il fait beau et c’est tant mieux. Matthew est mort et Nicole s’ennuie, toute seule dans l’Atlantique nord. Ouf, ça me permet de passer à autre chose et de vous parler « en aparté » (reparler en fait) de quelqu’un que j’aime bien, Sarah.

p1010629Vous vous souvenez, c’est un peu l’âme de Pacomer, le resto de Paco qui nous a quitté il y a un peu plus de deux mois déjà. Et bien, Sarah, la femme, l’amie, la complice de Paco depuis toujours a courageusement repris les rennes du petit bistrot de plage et, inlassablement, jour après jour, sans jamais se reposer, elle nous concocte ses bons petits plats, poissons, fruits de mer au goût inimitable qui nous transportent et nous font voyager, Mahi mahi comme à Tahiti, ceviche péruvien, lambis à la créole, crabes farcis ou crabes coco, langoustes grillées, succulentes crevettes gingembre …. quant aux  centollos, mayo maison…. j’vous en parle même pas. Tout en conservant scrupuleusement l’état d’esprit de Paco, cuisine simple et sans chichi mais délicate et savoureuse, elle ponctue çà et là ses préparations de sa touche personnelle. Elle a même transformé le décor…. Non, j’rigole, elle a juste changé quelques tables de place et ajouté une petite note féminine en y disposant de délicieux bouquets de fleurs. Un sacré petit bout de bonne femme cette Sarah. C’est sûr, elle vaut le détour et mérite que l’on vienne nombreux poser les pieds dans le sable et goûter sans modération à ses spécialités marines. En même temps, c’est pas une punition de venir se relaxer sur cette plage des pêcheurs, colorée et animée où tables, chaises et barques se disputent la vedette dans une ambiance unique et bon enfant.

p1010625 p1010626Pacomer, Chez Sarah, le petit lolo rigolo à découvrir ou redécouvrir bien vite. Et quand vous y serez faites lui un bisou de ma part, elle sera ravie. C’est ouvert chaque jour pour le déjeuner.

Une fois n’est pas coutume

moi

Et, aujourd’hui, amusée par le gentil interview paru sur expat.com ( http://www.expat.com/fr/expat-mag/ ) je vais vous parler de quelque chose ou plutôt de quelqu’un que je connais bien, très bien, moi.

C’est vrai, si je suis née à Metz, c’est à Strasbourg que j’ai passé un long moment de ma vie et surtout toute ma vie professionnelle. J’y suis arrivée à 19 ans, après avoir épousé mon premier mari, André, un être délicieux, Camarguais pure souche qui eut la malencontreuse idée, à mon goût, de poursuivre ses études d’ingénieur en Alsace. Moi qui rêvait de grands espaces, de plages désertes, de ciel bleu azur et de chevaux blancs, j’étais servie ! Néanmoins, je tombai amoureuse de cette belle région. Au tout début, je dénichai un poste d’attachée commerciale dans une grosse agence immobilière. Mais, un brin rebelle, j’avais juste beaucoup de mal avec ma hiérarchie et notamment avec le petit chefaillon à la grosse tête juste au-dessus de moi. Un an plus tard,  après lui avoir balancé une machine à écrire sur les pieds, je démissionnai et postulai dans une agence de pub, toute jeune, à deux pas de ma maison. Le boss, un ancien prof de math l’avait appelé PPCM (plus petit commun multiple), ça ne s’invente pas. Je n’y connaissais rien, mais, à l’époque, plutôt mignonne, je décrochai la place, Hubert (le boss) voulant à la fois une maquettiste et une jolie frimousse pour, à l’occasion, poser pour des photos de pub. J’y restai 3 ans, jusqu’à la naissance de Julien, mon fils. J’adorais ce milieu à la fois artistique, créatif, minutieux, j’adorais les contacts avec la clientèle, le travail varié, j’y mis tout mon cœur et, peu après la naissance de Julien, je m’installai à mon compte. Le début d’une belle aventure qui dura plus de 20 ans. C’est dans les premiers jours que je rencontrai Brigitte, une commerciale du journal Marie-Claire qui me proposa de tenter ma chance en rédigeant quelques petits papiers. Il faut croire que ma prose plut au magazine. J’y collaborai, chaque mois, jusqu’à mon départ en 1998 pour les Antilles. Mon petit studio graphique DB STUDIO avait le vent en poupe. Je m’éclatai dans mon boulot, seule avec juste quelques free-lance. Créations de logos, composition de bouquins, élaborations de programmes, de menus, de cartes d’invitations…. C’est dans la mise en page de magasine que je me fis une vraie place et de nombreux « numéros zéros » naquirent dans mon petit studio. Puis, je rencontrai Claude, un imprimeur qui fut mon second mari. C’est avec lui que nous décidâmes de tenter la fabuleuse expérience de l’expatriation. Saint-Barth d’abord, où je passai 5 années merveilleuses dans une jolie maison et sur notre bateau que nous occupions quand la maison était louée. Et oui, ça fonctionne comme ça à Saint Barth, tellement prisée que la majorité des propriétaires louent leur maison à des prix indécents…. Mais, mon vrai coup d’cœur fut pour LT. Après avoir tiré un trait sur St-Barth, vendu maison, bateau, nous nous installâmes ici en 2003. Rien que du bonheur jusqu’en 2007 où une saloperie de cancer rattrapa mon mari et le terrassa en 6 mois. Fin de l’histoire ? Non. Après beaucoup de chagrin, grâce à l’aide d’un autre Claude, mon ami, éducateur canin, je rebondis et, entourée de tout plein de chiens, je repris goût à la vie. Puis, comble de chance, cerise sur le gâteau, je rencontrai Michel, que je connaissais juste comme patron du Syroz. Et bien que tout nous séparait, un indéfinissable charme fit que, ben voilà, nous vivons ensemble depuis plus de 7 ans, toujours entourés de tout plein de chiens. La vie s’écoule, tranquille, douce et je prends un immense plaisir à partager avec vous, le plus souvent possible, les délicieux moments passés dans ce qui ressemble beaucoup au paradis.

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La prochaine fois que me viendra l’envie de parler de moi, je vous conterai notre périple mi-figue, mi-raisin au Brésil, si vous êtes d’accord bien sûr. Belle journée ensoleillé

Sinistre Matthew

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Mes premières impressions étaient les bonnes, sinistre Matthew ne nous a pas calculé. Tout au plus un peu d’eau et, uniquement chez moi, par le plus grand des hasard, un arbre tombé. Le sud du pays a un petit peu plus souffert. Quant à Haiti…. à 11 heures ce matin, on déplorait près de 500 morts. Le pays, une fois de plus, est dévasté, à croire que ce peuple est maudit. Il faut dire que tous ces pauvres gens ou presque vivent dans la plus totale misère, dans des cases construites de bric et de broc de tôle, de bois, de plastique. Comment résister à des rafales de fou de plus de 250 kms/h. C’est tellement triste et l’on se sent tellement impuissant!

L’ouragan, qui a un peu faibli, tombant en catégorie 3 , longeait vendredi après-midi les côtes de la Floride en remontant vers le nord, sans y faire pour l’heure de gros dégâts.

Matthew, un géant fourbe et malveillant.

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Il y a des dimanches plus faciles que d’autres, même si à l’heure où j’écris ces quelques lignes un soleil timide tente de percer les nuages. Ce matin, à peine debout, vite un oeil sur Matthew. Hier soir, Willy et Cathy avaient vraiment sapé mon moral….. Et oui, la sale bête s’est légèrement éloigné de sa trajectoire pour se rapprocher de nous. OK, il est repassé en catégorie 4, tout en flirtant ouvertement avec la 5! A 5h ce matin, il était à 465 kms de Pedernales (chez nous) et 515 de Puerto Principe (Haiti). Il se déplace comme un escargot à 7 km/h (pas bon car il a tout le loisir de se renforcer dans les eaux chaudes de la Caraibe) et affiche des vents soutenus à ….. 240 kms. « La Jamaïque comme la côte sud de Haïti sont en alerte ouragan et devraient être touchées dans les 48 heures par des forts vents et d’importantes précipitations. 

La Direction du Centre des opérations d’urgence (COE) de la République Dominicaine a placé 24 provinces en alerte(sud): 10 sont de niveau rouge, 4 au niveau jaune et 10 de plus en niveau vert au vu du risque d’inondations soudaines urbaines et rurales, de débordement des fleuves et autres cours d’eau, ou encore de glissements de terrain.Pendant ce temps, la Défense civile de Cuba a également émis un bulletin d’alerte. « 

Attendons-nous pour le moins à de fortes averses dans les prochaines 48 heures accompagnées de rafales de vents.
En savoir plus sur http://www.actulatino.com/2016/10/02/le-puissant-ouragan-matthew-quitte-la-colombie-il-menace-desormais-cuba-et-la-republique-dominicaine/#MLYf909igMfs9HKR.99