Casa de Lili

Alors que je demandais à une amie y ayant vécu si la maison n’était pas trop éloignée du village, elle me répondit : ‘’Juste le temps d’écouter une chanson’’. C’est mignon non. La Casa de Lili se situe sur une petite loma à la Jagua Hoyo Cacao. Alors que l’on s’attend à ne trouver sur un tel site grandiose que des villas luxueuses, la Casa de Lili est modeste mais tout à fait charmante et dotée d’un fort potentiel. Une petite maisonnette dominicaine dans son jus remise au goût du jour il y a une dizaine d’années par son actuel propriétaire. Ce dernier vivant à St Martin, pas toujours simple d’y réaliser tous les travaux qui lui donnerait un minois tout à fait craquant. Mais, comme je vous l’ai dit, cette casita toute mimi a un fort potentiel pour un budget raisonnable.

A l’heure actuelle, située sur un terrain de plus de 1000 m2, elle se compose d’une vaste pièce de 45 m2 avec cuisine intégrée, salon et sur l’arrière salle d’eau et WC. Face à cette grande parie commune, une mignonne chambrette de 16m2 et un petit débarras. Le tout est sain et habitable de suite, habité d’ailleurs par l’ex-compagne du propriétaire. La propriété est entièrement clôturée et dispose juste en face d’une petite parcelle supplémentaire de 300 m2. Le grand, l’immense PLUS de la casa de Lili : sa vue exceptionnelle sur l’océan, Bonita dans toute sa splendeur.

Bien sûr tous les papiers sont en règles et disponibles quand vous le voulez.

Le prix de vente, tout petit est de 90 000 dollars et les visites peuvent s’effectuer sur simple demande sur mon whatsapp 1 809 982 5263, par messenger Doris Voleau ou par mail claudedoris@yahoo.fr.

Belle journée à tous et ne laissez jamais passer une séduisante opportunité.

En route pour Lasté . Jour 2 … un cauchemar urbain.

Le trafic urbain à Santo Domingo est juste un cauchemar. D’abord il fait chaud, chaud, chaud et humide, toujours humide… L’atmosphère surchargée des gaz de toutes ces autos déréglées, pas réglées est super polluée, ça pue et ça pique les yeux sans compter les klaxons tonitruants, seule règle de conduite, qui éclatent les oreilles… et puis, toutes sortes de véhicules empruntent à toute heure du jour et de la nuit un réseau routier pas toujours au top, cohabitant tant bien que mal sur des chaussées souvent défoncées. Il y a les impeccables gros 4×4 des riches dominicains, luisant de propreté, il y a les taxis privés, plutôt bien intentionnés et relativement respectueux du code de la route (code la route ??? c’est quoi çà ici…) les bus surchargés, vieux, griffés, cabossés, énervés, les guaguas ou taxis publics qui réussissent le tour de force pas anodin de faire monter dans leurs tas de ferraille sans nom des dizaines, des douzaines de pauvres hères écrabouillés les uns sur les autres, il y a les motos, les mobylettes aussi, les pasolas pétaradantes et pas toujours bien fraîches et les piétons qui, du coup, avancent presque aussi vite que les autos… Un vrai bordel, de quoi effaroucher le meilleur des conducteurs, novice dans la région.

Dans l’auto de notre petite famille, un bon GPS et 4 paires d’yeux (là on ne compte pas petit Raoul pourtant très intéressé par toute cette agitation) n’étaient pas de trop pour se sortir de cette gigantesque et étouffante toile d’araignée. Mais après quelques longues minutes de stress, d’attention exacerbée, de fou-rires aussi, les voilà sur la route du bonheur, la voie rapide qui va les mener enfin à Lasté.

Ce que l’on appelle l’autoroute mais qui n’est en fait qu’une deux voies, parfois trois dans les montagnes, plutôt bien entretenue permet de relier rapidement et agréablement la côte Caraïbe au nord-est du pays. Avant sa construction il fallait environ 4 ou 5 heures pour atteindre Saint-Domingue. Nous partions à l’aube avec un taxi sérieux, notre oreiller à portée de main pour continuer notre nuit jusqu’à la capitale. Avec cette nouvelle route le temps de trajet est d’environ 2 heures et les paysages la bordant sont juste somptueux. On y traverse les envoutantes Haitises, une exploitation un peu étrange voire fantasmagorique de palmiers à huile moribonds, une vaste savane très africaine, des rizières. On y croise quelques vaches efflanquées, des ânes esseulés, des cavaliers bien pressés. La dernière partie, le boulevard de l’Atlantique est en tous points somptueux. Grottes, miradors, vues époustouflantes, un bel aperçu de ce que vous réserve Las Terrenas.

Après 2 heures riches en émotions de toutes sortes notre petite famille est plus impatiente que jamais de découvrir son doux chez-soi pour 2 longues semaines.