Chronique d’une journée d’été

15 août, le milieu de la saison cyclonique. On entre en catimini dans la période la plus active. Celle où l’on (je) scrute régulièrement ciel et maps de sites pointus. Fred nous a fait une petite visite la semaine passée, rien de bien méchant en ce qui nous concerne, juste quelques gouttes d’eau. Soeurette Grace le suit à la trace et devrait impacter le sol dominicain demain lundi. Sa trajectoire est prévue un peu plus au sud et notre village devrait être une fois de plus épargné. Une chance inouie que chacun devrait apprécier à sa juste valeur. Tempêtes et cyclones sont de véritables fléaux, terriblement destructeur physiquement et psychologiquement, des fléaux ingérables, prévisibles certes, mais inévitables.

Et pendant que l’on se réjouit d’être privilégiés des Dieux, à quelques encablures de là, Haiti, dejà fragilisée par sa situation politique chaotique est à nouveau frappée de plein fouet par un terrible tremblement de terre. Un séisme meurtrier de magnitude 7.2 a secoué la partie sud-ouest de l’île ce samedi vers 8H30 heure. Au moins 304 personnes sont mortes, selon un bilan provisoire de la protection civile. La tempête tropicale Grace pourrait toucher l’ile, lundi ou mardi et amplifier encore le chaos, le désastre.

Profitons de la vie les amis. On est si peu de chose. Savourons comme il se doit les petits moments de bonheur, rayons de soleil, parfum d’une fleur, douceur de la mer, rire d’un enfant ou léchou d’un délicieux toutou…

Je m’y emploie à tous les instants de mon existence. Les journées se suivent avec leur lot de complications, d’impondérables mais aussi de tendres joies dont fait amplement partie le plaisir de vous raconter nos cieux si bleus ou ténébreux.

Sinistre Matthew

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Mes premières impressions étaient les bonnes, sinistre Matthew ne nous a pas calculé. Tout au plus un peu d’eau et, uniquement chez moi, par le plus grand des hasard, un arbre tombé. Le sud du pays a un petit peu plus souffert. Quant à Haiti…. à 11 heures ce matin, on déplorait près de 500 morts. Le pays, une fois de plus, est dévasté, à croire que ce peuple est maudit. Il faut dire que tous ces pauvres gens ou presque vivent dans la plus totale misère, dans des cases construites de bric et de broc de tôle, de bois, de plastique. Comment résister à des rafales de fou de plus de 250 kms/h. C’est tellement triste et l’on se sent tellement impuissant!

L’ouragan, qui a un peu faibli, tombant en catégorie 3 , longeait vendredi après-midi les côtes de la Floride en remontant vers le nord, sans y faire pour l’heure de gros dégâts.