Voilà, c’est fini….

…ou presque. 2019 se retire, presque en catimini. Est-elle heureuse de céder sa place, nul ne peut le dire. Est-on heureux de la voir s’éloigner de notre paysage ? Peut-être, même si son départ inéluctable signifie juste une année de plus ou de moins à l’éphéméride de notre vie.

2019 restera marquée par un florilège de chagrins. Des pertes douloureuses. Ils nous ont quitté, Karl, Patou, Gégé de la Montagne et ce fut douloureux, ça l’est encore. D’autres ont subi les outrages de LA terrible maladie et se battent avec beaucoup de courage pour en sortir vainqueur, ‘’vainqueuse’’.

Du côté de mes 4 patounes, c’est Domingo, mon vieux petit amour qui s’en est allé. 15 ans de bonheur et dans un souffle il est parti, me laissant un gros chagrin mais aussi de fabuleux souvenirs.

Mais 2019 a néanmoins connu son lot de belles surprises, de petits bonheurs et de grandes joies. Chaque jour est un jour rempli de fantaisie en compagnie de ma grande famille à quatre pattes. Les amitiés s’affirment, les animosités s’estompent. Tatoo jaloux, Léo placide, Charlie coquette et Zozo, ah Zozo, rigolo. Cheyenne, la doyenne, joue la maman auprès d’une jolie marmaille toujours en demande de câlinous et de léchous doux… La vie douce s’écoule tranquille…

2020 et son cortège de promesses sera-t-il à la hauteur des attentes. On le saura bien vite. 2020, c’est demain.

A vous tous, mes lecteurs chéris qui me suivez et qui m’emplissez de bonheur, je souhaite une super, somptueuse, douce, câline, fantastique année 2020. Une santé exceptionnelle, beaucoup d’amour et de tendresse, et pourquoi pas, plein de sous dans votre escarcelle. Je vous aime.

Punta Rucia, du point de vue d’Alexandre

 

La chance. On vit dans un délicieux village, rythme indolent, plages somptueuses, végétation paradisiaque. Et pourtant, parfois, l’envie nous prend de changer d’air…. Et oui, l’homme est ainsi fait qu’il a toujours besoin de découvrir de nouveaux horizons, de se changer les idées, de s’échapper vers de nouveaux paysages, de nouvelles sensations. La chance…. C’est qu’ici dans notre belle île d’adoption, l’escapade rêvée est à portée de main, facile, évidente. La République dominicaine offre une diversité d’atmosphères surprenante pour un si petit territoire. Folie people à Punta Cana, élégance chic à La Romana, entêtante exubérance de Santo Domingo, exquise rigueur de  la côte du côté de Barahona ou de Pedernales, divine fraîcheur de l’éternel printemps de Jarabacoa, somptueux paysages de notre péninsule ou délicieux retour dans le passé à Punta Rucia. Petite perle bohème et délicate au nord-ouest de l’île, à quelques heures de route de Las Terrenas, le petit village est resté dans son jus, même s’il attire de plus en plus de voyageur épris de naturel et d’authenticité.

Ce week-end, c’est Alexandre et sa compagne, la jolie Nicole qui ont eu envie de s’échapper pour un week-end plaisir dans ce petit coin de paradis. Depuis toujours, Alexandre ne boude pas son amour pour la photographie. Talentueux mais aussi généreux, il a accepté de partager avec moi, avec vous, ses plus jolis clichés. Eau cristalline aux mille nuances de bleu, îlot perdu, ciels enflammés, plages indolentes…Direction Punta Rucia, un monde en bleu, tendance marine…

Les escapades gourmandes de Domy et Gary

Elle, c’est Domy. Petite soixantaine, resplendissante, dynamique et…. Gourmande. Après une vie professionnelle très active et plutôt épuisante, elle est venue se reposer à Las Terrenas. Bien sûr elle en est tombée amoureuse et a décidé d’y déposer ses valises…. Elle y a rencontré l’homme de sa vie et en prime un amour de petit bout de chou de chien…. Gary, la prunelle de ses yeux, sa compagne au quotidien qui, ravie, partage avec un bonheur non dissimulé ses escapades gourmandes.

Domy s’est prise d’une passion pour le moins étonnante, originale en tous cas… découvrir à travers les petits déjeuners ou simplement en passant prendre un verre, les différents hôtels et restaurants emblématiques du village. L’envie m’est venue de vous faire partager ses pérégrinations gourmandes, histoire parfois de replonger dans des balades personnelles inoubliables.

Bien sûr, vous connaissez tous ce restaurant, obligé, il illumine le parking arrière de Lindo. Il a poussé là il y a quelques mois, choisissant de construire son nid autour d’un grand et beau manguier. Le leitmotiv de la maison, fraîcheur, naturel et bonne humeur. Le soleil y est omniprésent, que ce soit à travers le prénom de la jolie patronne Soleil, dans les teintes acidulées de son décor chatoyant, dans son nom Sol y Fresh et surtout dans ses petits plats gourmands.

Domy nous raconte son expérience:

Fan de Sol & Fresh depuis son ouverture, je n’avais pas encore testé le petit déjeuner. C’est maintenant chose faite.

Installé sur le parking du Lindo, ce joli petit restaurant, attire immédiatement le regard et ensoleille la place.

Le soleil justement il en est question !

Outre le prénom de la patronne (Soleil) et le nom du restaurant (Sol & Fresh) tout est peint et décoré aux couleurs évoquant notre astre préféré (jaune et orange vifs) et vert pour le côté Nature.

C’est très gai, et dynamisant.

La fraîcheur et le naturel sont l’essence même du lieu, et pour la petite histoire on peut ajouter que le restaurant a été construit autour d’un grand manguier dont on peut voir le tronc à l’intérieur de la cuisine.

Côté plats, on peut déguster des salades fraîcheur, des plats d’inspiration indienne ou asiatique, ainsi que des jus naturels, des smoothies, des thés Kombucha.

C’est inspirant et pour le moins, bon pour la santé.

J’ai choisi la formule la plus complète, proposée pour le petit déjeuner.

A savoir :

1 café, 1 bowl de müesli ultra délicieux et frais servi dans une coque de noix de coco sur une purée de fruits, des tartines de pain complet grillé avec de la confiture, et un jus de tamarin.

Sain et naturel : parfait !

A l’approche des fêtes….

A l’approche des fêtes, Las Terrenas revêt ses habits de lumière. Par petites touches scintillantes, de ci, de là, la belle nous fait rêver…. chapiteau de lucioles jolies au Paseo, sapins scintillants ou…. tout comme… à l’Aligio; un judicieux recyclage de canettes et bouteilles de soda et c’est une pieuvre maline qui nous émerveille; papa Noel n’est pas en reste, ses rennes coquins et son joli traîneau l’attendent tout près de la mer. Il n’aura plus qu’à sauter dedans, dans un grand élan pour s’échapper dans le ciel et nous livrer ses merveilleux cadeaux.

Merci Patricia pour ce délicieux reportage photos dans les rues du village…. et merci Mimi pour cette rencontre avec dame pieuvre. Malicieuse, elle danse, elle sourit, est bien belle.

 

Prendre sa maison sur la tête…

C’est bien ce qui a failli se produire avec mon château de feuilles. A force de vivre sous les tropiques, on développe une nonchalance qui peut vite s’avérer fatale. Les termites, je connais, je vous en ai parlés longuement dans ce billet doux appelé ‘’les termites nous rongent’’(https://dorislasterrenas.com/2016/01/03/les-termites-nous-rongent/). A croire que je ne me sentais pas concernée. Le fait est que, par chance, certains ont le sens des responsabilités. Mardi matin, Ricardo, mon ‘’cana-man’’, depuis toujours, sonne à la porte. Oh non, il va encore falloir que j’attache Léo, Ricardo a la phobie des chiens… Allez, j’ouvre… Petit tour du propriétaire, il commence par inspecter la cana qu’il a entièrement changée en février 2016 (https://dorislasterrenas.com/tag/toit-en-palme/), semaine de galère avec une foule d’ouvriers caminant à qui mieux mieux dans le jardin…. Mais visiblement, le travail long et fastidieux a été bien effectué puisque niveau palmes, rien n’a bougé malgré l’impétueux passage d’Irma puis Maria en 2017…. Puis, machinalement il observe les poutres…. Aie, c’est pas la même… Sur tout un côté de la terrasse, les poutres porteuses et les colonnes sont…. creuses…. Entièrement dévorées par ces saloperies de bestioles… pas mieux à l’intérieur, des poutres du salon et de l’une des chambres sont détruites, idem dans mon petit bungalow-bureau… Je commence par me faire copieusement engueuler pour ma négligence et sans me demander mon avis, il décide de démarrer le chantier de reconstruction le lendemain. C’est gai. Des dizaines d’ouvriers ayant peur des chiens vont encore se balader dans mon jardin, dans ma chambre, sur ma terrasse…. Pas le choix. Ricardo décide d’employer les grands moyens et de remplacer mon bois d’eucalyptus, pourtant réputé solide par du balata… Plus cher mais beaucoup plus résistant. C’est parti. Nuit de cauchemar à ne pas pouvoir imaginer comment il peut être possible de retirer des poutres, des colonnes, de les remplacer sans que la maison s’effondre…. Le lendemain, le boulot a commencé avec la surprise de nouvelles colonnes à changer. Je vous invite à suivre en images ce travail méticuleux exécuté avec une grande dextérité par Ricardo et son équipe. Jeudi soir tout était terminé, avec en prime une superbe poutre d’angle dans un bois extraordinaire, aussi dur que le fer et beau comme un bijou. Du coup j’en ai profité pour repeindre mon joli salon dans ma couleur favorite. C’est beau….

Sans faire aucun bruit, en catimini, des millions de termites, petit à petit ont dévoré les poutres.


Etayage minutieux puis dépose des poutres et colonnes abîmées

Sous les yeux des 4 patounes, les ouvriers bossent dur….

Ultime étape, pose du précieux bohuco, cette liane solide, parfaite finition.

Epuisé, il est….

Et voilà….tout est bien qui finit bien.

Coupe de ma poutre d’angle, un bois solide comme du fer et d’une merveilleuse beauté