Coca, ma blondinette s’en est allée…..

….. et je suis si triste. Elle n’aura jamais ses onze ans. C’est elle qui m’avait choisie, toute petite. Je me souviens, mini bébé de 2 mois à peine, avec ses minuscules patounes, elle grimpait le long de la maille cyclonique pour s’échapper de l’enclos des BB chiens, elle sautait puis, vite, vite elle se réfugiait dans mes jambes. Une fois pour toute, elle avait décidé qu’elle passerait sa vie à mes côtés, tout à côté. Au début, c’était pas gagné, c’était pas prévu. Même que pendant quelques semaines elle est allée vivre dans une autre maison. Puis, elle est revenue et là, elle ne m’a jamais plus quittée.

Comment dire, Coca, c’était le compagnon parfait. Belle, gentille, intelligente, obéissante. Un toutou sans problème à condition de toujours m’avoir dans sa ligne de mire. Il fallait toujours qu’elle me voit et les rares fois où je quittais mon château de feuille, c’est elle qui entamait les hostilités en hurlant à la mort très fort suivis par tous ses potes. Jusqu’à il y a quelques jours, elle n’a même jamais été malade ma Coca. Pas le moindre petit souci de santé, elle se portait comme un charme. Et puis, Coca, c’était l’amoureuse de Diego. Il ne se rend pas compte pour l’instant, mais demain matin au réveil, il va la chercher pour la prendre dans sa gueule comme il le faisait depuis toujours. Et là, mon Diego sera aussi malheureux que moi et je le serrerai bien fort dans mes bras, peut-être que ça nous réconfortera.

Putain de tique ! C’est la 3ème qu’elles me prennent. Piroplasmose, test à l’appui, le verdict a été brutal. Et comme elle n’est plus toute jeune ma blondinette, elle n’a pas su se défendre. Je les protège mes BB, chaque trimestre ça me coûte une fortune en cachets préventifs, super efficaces d’ailleurs, il y a des mois et des mois que je n’ai pas vu l’ombre d’une tique ou d’une puce à la maison. Mais, l’horreur c’est que cette saloperie de maladie, la piroplasmose, couve dans l’organisme du chien. Elle peut se développer quelques jours après la morsure de la bestiole mais aussi après des mois ou des années, attendant bien au chaud dans le petit corps de nos amours que l’instant soit propice. Elle lui a détruit le foie et les reins sans que je ne m’en rende compte ou alors juste quand il était trop tard ……. Enrique a fait tout ce qui était en son pouvoir, en vain.

Je t’aime ma douce Coca. Tu resteras toujours dans mon cœur, comme Eva, Comanche et Paquita. Et je sais que les temps vont être cruels avec moi. Avec ou sans tiques, mes 4 patounes vieillissent, certains ont déjà presque dépassé la date de péremption. Les années bonheur se transforment peu à peu en années chagrin, c’est inéluctable et pernicieux. En même temps quand on prend le risque de tomber fou amoureux d’un chien, on sait à quoi s’attendre….. mais c’est si douloureux. Bye bye Coca, tu étais si adorable que je sais que tu es au paradis des chiens. N’oublie pas de faire plein de bisous à Eva, Comanche et Paquita de la part de leur maman……Je t’aime mon bébé.

Komida, la p’tite appli qui monte, qui monte, 2 mois plus tard …. déjà indispensable.

« Une idée brillante d’un jeune informaticien bourré de talent, une opportunité saisie par d’audacieux restaurateurs, soucieux de satisfaire une clientèle exigeante, des gourmets gourmands juste comblés ….. depuis quelques jours, le tout Las Terrenas ne parle plus que d’elle : Komida. Curieuse, très intéressée, après un papotage à bâtons rompus avec Sébastien, le concepteur, j’en sais un peu plus sur mon appli chouchou, révolutionnaire à LT…..

Sebastien, le jeune informaticien ….

…. bourré de talent, Sébastien, 28 ans est un adorable jeune homme, diplômé de la fameuse école parisienne EPITECH. De retour à Las Terrenas, sa terre d’adoption, il élabore sites web et applications pour une compagnie française. On pourrait croire qu’il n’a pas une minute de répit…. Et pourtant c’est à lui que l’on doit le célèbre site http://covoiturage-lasterrenas.com/. Clair et simple d’utilisation, il est devenu l’allié indispensable de tous nos déplacements. C’est en observant son père, propriétaire de la délicieuse Casa Azul que lui vient l’idée de créer une appli pour une compta informatisée facile d’utilisation. Puis, de fil en aiguille, l’idée de Komida fait son petit bonhomme de chemin : offrir aux habitants du village la possibilité de commander d’un simple clic un repas complet, chaud ou froid, et le livrer dans un laps de temps raisonnable. Créer l’appli n’est pas le plus compliqué pour un cerveau affuté comme le sien, reste à peaufiner le projet en dénichant, en Chine, des caisses de transport isothermes, puis des contenants adaptés, bio-dégradables de préférence afin de ne pas en rajouter à la pollution ambiante ( sur le point d’être résolu grâce, il l’espère à la participation de partenaires comme Lindo). Reste à convaincre les principaux acteurs de cette belle histoire, les restaurateurs. »

 

Les audacieux restaurateurs….

Deux mois sont passés depuis la mise en ligne de cette appli maline. Les utilisateurs dont je fais partie, sont de plus en plus nombreux, à ce jour, ils frôlent les 600  personnes.

Du côté des « audacieux restaurateurs » même engouement. Ils sont aujourd’hui 16 à profiter de l’aubaine et parmi eux, quelques alléchantes surprises.

Al Pasito . Allegria sushi . Barrio latino . Blue fish (et ses incontournables raviolis à mourir de gourmandise ou les succulents sushis) . Boulangerie Jean . Boulangerie Panam . Casa Azul . Chez Illian . Da max (pizzeria) . Kaliste (les bons petits plats fusion de Valérie….) . Los Kikis (un p’tit nouveau….) . O Grill . Paco Cabana . Viva el churro (pour les gourmands et les gourmandes) . Zubr beer house et restaurante et cerise sur le gâteau, pour les paresseux ou les têtes de linotte Mini Market …..

Des gourmets comblés

…. Et il y a de quoi. Un petit creux gourmand, l’arrivée impromptue de copains et le plaisir de prolonger de délicieux moments de partage, pas le temps de cuisiner mais les papilles qui frétillent à l’idée d’un bon petit plat amoureusement mijoté par un vrai chef… pas envie de sortir, histoire de profiter de sa terrasse, de son jardin ….. à l’heure du déjeuner, du dîner, voire du petit-déjeuner avec des croissants tout chauds…. L’équipe de livreurs Komida, équipés de leur fameuse boîte bleue isotherme qui conservent le repas bien au chaud ou bien au frais, est à votre disposition. Les livraisons s’effectuent jusqu’à La Barbacoa avec des prix tout doux de 50 à 200 pesos. Au moment de la prise de votre commande d’un simple clic sur l’appli que vous aurez téléchargée gratuitement, le temps d’attente vous sera communiqué avec un maximum de précision…. Crêpes, pizzas, burgers, carpaccios gourmands, sushi tout frais, rizzotto moelleux, pâtes, poissons, succulentes viandes….. vous n’avez que l’embarras du choix.

Convaincus….

Pour les restaurateurs pas frileux, soucieux de ne pas laisser passer cette belle opportunité, un simple appel à Sebastien 829 872 36 84. C’est gratuit mais ça peut rapporter gros en ces moments plus délicats où les touristes ont regagné leurs pénates.

Et pour les gourmets malins, encore plus simple puisqu’il  leur suffit de télécharger gratuitement l’appli Komida sur leur iphone, ipad, android… https://www.komida.pro/download

Vous je ne sais pas, mais moi c’est fait. C’est trop bien d’imaginer vivre dans notre paradis du bout du monde, loin du stress de la civilisation, en profitant de l’immense confort de la technicité moderne , merci Sebastien….

Il était une fois…. un beau samedi d’été….

 

C’est samedi et c’est aujourd’hui que la première édition du festival Woofstock verra le jour à Punta Poppy. Histoire de soutenir ce charmant et original projet, nous sommes bien décidés à y faire un petit tour. Midi, la flemme de conduire, alors, Mimi, mon gentil mari, vient nous chercher Tatoo et moi. Premier émerveillement au sortir de notre château de feuille, sur le petit chemin qui mène à la plage, le somptueux flamboyant de l’hôtel Las Cayenas illumine tout le paysage de son rouge éclatant. C’est inouï ce que la nature est capable d’engendrer comme pures beautés….

La mer toute plate et la plage bien proprette incite à une petite halte presque inévitable au bel XO. Il vient tout juste de rouvrir ses portes après un léger relooking de saison. Mais que c’est beau, il a eu le nez fin mon Mimi quand il y a longtemps, longtemps, il a acheté cet endroit juste magique. Et, je reconnais que les nouveaux propriétaires depuis 5 ans déjà en ont fait un lieu parfait, cocooning et convivial à l’image du cadre exceptionnel qui lui sert de toile de fond.

C’est chez Sarah que nous déjeunons. J’adore cet endroit hors du temps derrière le cimetière (je sais, à priori, l’adresse n’a rien de glamour, et pourtant….) un bric à brac de cabanes rafistolées et pas toujours bien droites, arborant fièrement des couleurs acidulées, des toiles rustiques pour se protéger du soleil, des chaises et des tables parfois brinquebalantes, et un charme fou, une âme, plein d’amour et de joie, des mômes heureux qui courent entre les clients, un chat qui s’étire paresseusement, des devantures colorées et une bonne odeur de cuisine locale, de poisson frais…. J’adore. Pas grand monde aujourd’hui, il faut dire que l’on est en plein dans la saison creuse de chez creuse… Mais quelques convives attablés chez Sarah qui, aujourd’hui ne quitte pas ses fourneaux…. Pour moi, ce sera filet de chillo, sauce au beurre d’oursin accompagné du « riz de Sarah »….. si vous n’avez jamais goûté au riz de Sarah, vous êtes passés à côté d’un grand moment, c’est comment dire…. divin….. Mimi, fidèle à lui-même s’en tient à ses crabes farcis et petite salade fraîche d’avocats. Délicieux. Tiens, un nouveau venu dans la communauté des cabanes de la mer, Zu, il s’est glissé entre Sarah et Coseco le poissonnier et, n’a pas hésité à monter de toute pièce un bar à Mojitos. Il y en a aux fruits de la passion, au coco, à la mangue, à l’ananas, au melon et même au zapote…. Pas mal l’idée. Il est encore un peu tôt, alors…. allez, c’est la dernière fois …. je craque pour mon pêché mignon…. nous retournons près de chez nous, à la Vela Blanca où je fonds de bonheur en sirotant mon habituelle Pina Colada dans le décor grandiose d’une plage déserte de sable blond.

Puis, c’est l’heure d’aller rendre visite à Cosette, Aida et leurs toutous. Comme c’est mignon. Tout petit, mais ravissant, quelques stands artisanaux, un mini bar pour humains dirigé par Jordi, un mini bar pour toutous, de jolies tables, des coussins. L’idée : on achète des tickets-boisson, des tickets-tombola aussi (avec un prime-lot une jolie photo de Michel nommée Charlie) à la table de Cosette et on se balade en liberté dans l’espace du mini-festival. C’est très sympa. Une charmante jeune femme dispense des conseils d’éducation canine, des artistes de Cabrera dont Wendy revisitent des pincas de coco et les vieux bois en les transformant en délicieuses œuvres d’art. Un petit âne me fait de l’œil, il sera parfait dans mon château de feuilles, je l’emporte avec moi. Un peu plus tard, la jeune et belle Erika Veras, artiste dominicaine talentueuse nous emporte dans son monde musical hétéroclite. Le monde arrive peu à peu et la soirée se terminera dans la bonne humeur et les notes de musique du groupe Coda puis d’un DJ réputé. C’était la première du festival Wookstock et c’était vachement bien.

Allez, c’est l’heure de rentrer et de préparer le repas de mes 4 patounes adorés. Petit âne a trouvé sa place sur le mur du bungalow bureau-chambre anti-cyclonique, le décor lui va à ravir.

Quand la séance de toilettage se transforme en tendre complicité….

Un grand bonheur bonheur, pour eux et pour moi et une vie de maman chiens grandement facilitée.

J’avoue, quand ça parle de chien, je suis vulnérable, vous en seriez-vous douté ??? Et bien, il y a quelques jours j’ai craqué pour un gadget ou ce que je pensais n’être qu’un gadget, un gant « magique » ramasseur de poils….. Je l’ai reçu aujourd’hui et, surprise, ce que je prenais pour une fantaisie m’apparaît comme l’une des plus belles inventions en matière de confort et de complicité entre le chien et son maître.

Je m’explique. Inévitablement, notre toutou d’amour, à un moment ou un autre, ou, tout le temps perd quelques poils, ou…. des quantités de poils. Alors, imaginez le travail quand vous n’avez pas un mais neuf toutous….. Bonjour l’aspirateur car, même si votre BB d’amour vous aime à la folie, il n’apprécie pas toujours les longues séances de brossage traditionnel. Enfin, c’est le cas chez moi. Mis à part Diego mon amorecito, Cheyenne, ma pupuce adorée et la douce Coca, les autres ont plutôt tendance à se barrer quand ils me voient approcher, l’air faux-cul et la redoutable brosse à la main. Or, depuis l’arrivée de mon nouveau joujou magique, presque, presque, ils font la queue pour venir se faire cajoler, masser par ce drôle de gants à picots doux qui recouvre la main de maman. Ils s’étirent langoureusement sous mes caresses-massages-nettoyages, tendent leurs patounes, se roulent sur le dos, m’offrent leur petit ventre rond, gémissent, en redemandent. Et ça n’arrête pas, du plus peureux au plus délicat, ils veulent tous essayer et raffolent de ce petit moment de câlin-bien-être, chouchouté par maman. Même ma vieille Mina effarouchée et mon Domingo pas au mieux de sa forme y ont eu droit et ont manifesté leur plaisir par des petits léchoux tout doux.La pénible séance-course poursuite de brossage s’est transformée, comme par miracle en tendre moment de complicité et de relaxation.

J’adore mon gant magique et, de ce pas, je vais en recommander quelques-un, histoire de ne plus jamais en être privé. Si le cœur vous en dit, je commande pour vous aussi…. Au fait, ça marche pour les chats aussi.

 

Réflexions : tout est bien qui finit bien….

Promis, après je change de registre et comme vous avez été adorable avec moi lors de cette douloureuse confrontation, je vais vous révéler mon dernier coup d’cœur en matière de petit resto, sympa comme tout à Las Terrenas…..

Mais, avant, je voulais clore ce chapitre de réflexions par une bonne nouvelle. Vous vous souvenez une demoiselle au nom délicieux mais aux propos perfides avait revêtu son costume de Zorro pour sauver les pauvres et les opprimés à travers les réseaux sociaux. Elle n’a pas aimé mes réflexions consistant à lui faire remarquer que ce n’était peut-être pas le lieu approprié,  et, au fil de ses posts de plus en plus délicats, elle n’a pas hésité à utiliser des termes fleuris, de plus en plus fleuris. De crêpe, je suis passée à conne, puis sale conne…. Il a aussi été question de cul, il parait que je suis aigrie parce que personne ne s’occupe plus de mon cul….. puis mon mari fut mis sur la sellette, le pauvre, tellement loin de ses gamineries….c’est pas beau hein et, pardon si je vous choque mais ce sont bien ses mots ….

La bonne nouvelle, c’est qu’au fil des doux messages échangés, elle s’est dénichée un compagnon de mots moches. Je ne cite pas son nom, il se reconnaîtra, il est tout seul. D’ailleurs, elle se plaignait de ne pas avoir de fan club, elle…. Ben ça y est, elle en a un. Certes, il semble n’y avoir qu’un membre dans son club mais c’est déjà ça. Et, ils me paraissent si coordonnés que l’histoire pourrait bien déboucher sur quelque chose de fort….. Prions juste pour qu’ils ne nous fassent pas de petits à leur image car là, nous aurions du soucis à nous faire, nous qui raffolons des jolies mots et des jolies choses….

L’avenir nous le dira ! En tout cas, tout est bien qui finit bien…..

Réflexions…..

C’est drôle ou plutôt non, c’est même très inquiétant. Hier, entre deux bronzettes et deux trempettes dans ma piscine, je me suis penchée sur une discussion facebookienne plutôt cocasse, voire incongrue, qui m’avait interpellée. Une prénommée Angélique, résidente dans le pays, recherchait des témoignages de victimes d’escrocs en République Dominicaine pour un soi-disant reportage sur la chaîne française M6. D’abord j’ai cru halluciner, une chaîne de télé cherchant des escrocs aurait certainement eu une formulation différente et puis les tracas des étrangers en Rep. Dom., et seulement les tracas, est-ce que cela vaut vraiment une émission…. Bref, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, des dizaines et des dizaines de « pauvres » victimes se sont manifestées, puis des gens bien intentionnés connaissant des escrocs, puis des défenseurs de l’humanité, puis des de mauvaise foi n’ayant pas grand-chose à dire mais se délectant de l’aubaine, pouvoir cracher sur le pays dans lequel ils n’ont pas pu s’intégrer…. Le tout pimenté des petites piques mesquines de la prénommée Angélique, bien décidée à combattre les méchants escrocs et à défendre les gentils arnaqués…. Entendons-nous bien, loin de moi l’idée de défendre les arnaqueurs et me moquer des naïfs, c’est juste l’idée de susciter un débat aussi merdique qui m’a gêné dans l’histoire. N’écoutant que mon courage, je me suis permise une réflexion dans laquelle je laissais entendre qu’il me semblait que partout dans le monde il y avait des bons et des moins bons, des escrocs et des gens honnêtes, des victimes et des personnes ravis…. Elle a pas aimé l’Angélique me reprochant de ne vivre que dans un monde de bisounours et de tromper mes lecteurs avec mon blog trop optimiste.

Demoiselle, non je ne vis pas dans un monde de bisounours et si mon blog respire le bonheur, c’est peut-être juste parce que je mets tout mon cœur dans l’idée d’être heureuse et de partager cette délicieuse sensation avec le plus grand nombre, ceux en tout cas qui veulent me suivre. Ca n’a pas toujours été le cas et, ma vie a connu aussi des revers douloureux. J’ai rencontré des « escrocs », des voyous, j’ai connu le deuil, mais j’ai fait une croix sur ces mauvaises expériences et plutôt que de ressasser les points négatifs, il me semble qu’il est essentiel de magnifier le positif, le beau, le bon.

Qui m’aime me suive dans cette belle aventure. Prendre le temps de savourer les merveilles qui nous entourent, passer de précieux moments avec des personnes qui nous ressemblent, faire les yeux doux aux animaux, s’enivrer du soleil dans les cheveux, de la mer sur notre peau, du sable doux caressant nos pieds nus….. et se méfier des beaux parleurs… fuir les grandes gueules quoi….. Publier de jolies images plutôt que des poubelles et régler ses litiges ailleurs que sur les réseaux sociaux. Essayez, demoiselle, vous verrez c’est hyper relaxant, bon pour la santé et la beauté de l’âme.

Balade impromptue …. un p’tit nouveau parmi nous …. de délicieuses images de notre village signées Mimi…..

Parfois, le temps est radieux, parfois quelques gouttes de pluie ravissent l’exubérante végétation qui nous enveloppe et nous émerveille à chaque instant. Quand le soleil brille, de temps en temps, j’ose franchir les portes de mon château de feuilles, mon nid douillet et, c’est chaque fois avec le même émerveillement que je retrouve l’océan, le sable blanc et les rues espiègles de mon village.

Un p’tit nouveau, un resto à la zen attitude vient juste de poser ses valises sous le grand bateau, à la place de l’ancien Good Food. Chill out lounge, tout un programme…. Ambiance zen, service tip-top, petits plats gourmands et, je vous le donne en mille, la meilleure caipirinha de tous les temps. Même que Mimi, l’ex-roi de la caipi en était un brin jaloux…..Ben oui, zen attitude ne veut pas dire abnégation. Le soir, l’ambiance est câline et la musique très relaxante.

Si vous ouvrez grand vos yeux, et que vous prenez le temps de regarder, la calle Carmen, entre les deux ponts, regorge d’échoppes un peu brinquebalantes, certes, mais plus ravissantes les unes que les autres. Les coquillages tintinnabulent à côté des grands paniers d’osiers. La malicieuse Rosita expose ses toiles aux coloris chatoyants et de petites boutiques très éphémères se dessinent à grand renfort de cocasses panneaux publicitaires fait maison.

 


Lui, c’est Ramon, tout le monde le connait ici, mais l’avez-vous déjà vu si élégamment vêtu…. Incrédules, nous l’avons croisé, chapeauté et cintré dans une veste fort chic et fort verte, devant le petit resto de Jonathan, Falafel.

 

Il ne peut pas s’en empêcher. Irrémédiablement, Mimi est attiré par les barques des pêcheurs, sa grande source d’inspiration (https://michelvoleau.wordpress.com/). Il faut dire que les images sont toujours belles à couper le souffle. Difficile de s’en lasser.

 

Aujourd’hui, c’est concours de pétanque à la Voile Blanche. La foule est en délire. Mais moi, ce que j’aime dans ce délicieux petit bar, c’est la sublimissime Pina colada d’Eddy. Vous allez dire, après la caipirinha de Chill Out, ça ne fait pas un peu beaucoup tout ça….. Mais non, c’était pas le même jour. Donc, je vous disais la pina colada d’Eddy, onctueuse, parfumée, douce, c’est une tuerie, un pêché de gourmandise à laquelle il est difficile de résister.

Et puis, il est doux aussi de rentrer à la maison et de retrouver mes petits amis à 4 pattes. Tout excités, ils jappent, ils sautent, me font des léchoux et m’entraînent vers le plus proche canapé pour me faire de gros câlins.

Je vous le dis une fois de plus, au risque de vous assommer ou bien….. allez, oui, c’est bien le paradis, ici, vous vous en doutiez……

 

Début officiel de la saison cyclonique….. c’est reparti.

On y est, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison cyclonique; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans.

Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien, mais à partir d’une zone perturbée : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.

Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques.

Autre élément : les vents doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.

Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;

Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2019, nous ferons peut-être la connaissance de Andrea . Barry . Chantal . Dorian . Erin . Fernand . Gabrielle . Humberto . Imelda . Jerry . Karen . Lorenzo . Melissa . Nestor . Olga . Pablo . Rebekah . Sebastien . Tanya . Van . Wendy. A noter qu’Andrea a déjà montré le vilain bout de son nez, il y a quelques jours.  Cette tempête subtropicale a brièvement évolué au Sud des Bermudes, sans conséquence.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2019

Selon le très sérieux Colorado State University (CSU),  il faudrait prévoir une arrivée de 13 tempêtes, dont 5 devraient se transformer en ouragans et 2 en ouragans majeurs. Une bonne nouvelle pour nous, les Caraibes devraient être peu touchées cette année, par contre les Etats-Unis risquent d’être un peu plus chahutés.

Bien sûr ceci ne reste que des prévisions, et nulne peut prévoir de façon exacte ce que le ciel nous réserve.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

– Données et tracking phénomène en cours

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones