Balade impromptue …. un p’tit nouveau parmi nous …. de délicieuses images de notre village signées Mimi…..

Parfois, le temps est radieux, parfois quelques gouttes de pluie ravissent l’exubérante végétation qui nous enveloppe et nous émerveille à chaque instant. Quand le soleil brille, de temps en temps, j’ose franchir les portes de mon château de feuilles, mon nid douillet et, c’est chaque fois avec le même émerveillement que je retrouve l’océan, le sable blanc et les rues espiègles de mon village.

Un p’tit nouveau, un resto à la zen attitude vient juste de poser ses valises sous le grand bateau, à la place de l’ancien Good Food. Chill out lounge, tout un programme…. Ambiance zen, service tip-top, petits plats gourmands et, je vous le donne en mille, la meilleure caipirinha de tous les temps. Même que Mimi, l’ex-roi de la caipi en était un brin jaloux…..Ben oui, zen attitude ne veut pas dire abnégation. Le soir, l’ambiance est câline et la musique très relaxante.

Si vous ouvrez grand vos yeux, et que vous prenez le temps de regarder, la calle Carmen, entre les deux ponts, regorge d’échoppes un peu brinquebalantes, certes, mais plus ravissantes les unes que les autres. Les coquillages tintinnabulent à côté des grands paniers d’osiers. La malicieuse Rosita expose ses toiles aux coloris chatoyants et de petites boutiques très éphémères se dessinent à grand renfort de cocasses panneaux publicitaires fait maison.

 


Lui, c’est Ramon, tout le monde le connait ici, mais l’avez-vous déjà vu si élégamment vêtu…. Incrédules, nous l’avons croisé, chapeauté et cintré dans une veste fort chic et fort verte, devant le petit resto de Jonathan, Falafel.

 

Il ne peut pas s’en empêcher. Irrémédiablement, Mimi est attiré par les barques des pêcheurs, sa grande source d’inspiration (https://michelvoleau.wordpress.com/). Il faut dire que les images sont toujours belles à couper le souffle. Difficile de s’en lasser.

 

Aujourd’hui, c’est concours de pétanque à la Voile Blanche. La foule est en délire. Mais moi, ce que j’aime dans ce délicieux petit bar, c’est la sublimissime Pina colada d’Eddy. Vous allez dire, après la caipirinha de Chill Out, ça ne fait pas un peu beaucoup tout ça….. Mais non, c’était pas le même jour. Donc, je vous disais la pina colada d’Eddy, onctueuse, parfumée, douce, c’est une tuerie, un pêché de gourmandise à laquelle il est difficile de résister.

Et puis, il est doux aussi de rentrer à la maison et de retrouver mes petits amis à 4 pattes. Tout excités, ils jappent, ils sautent, me font des léchoux et m’entraînent vers le plus proche canapé pour me faire de gros câlins.

Je vous le dis une fois de plus, au risque de vous assommer ou bien….. allez, oui, c’est bien le paradis, ici, vous vous en doutiez……

 

Publicités

Une fois n’est pas coutume

moi

Et, aujourd’hui, amusée par le gentil interview paru sur expat.com ( http://www.expat.com/fr/expat-mag/ ) je vais vous parler de quelque chose ou plutôt de quelqu’un que je connais bien, très bien, moi.

C’est vrai, si je suis née à Metz, c’est à Strasbourg que j’ai passé un long moment de ma vie et surtout toute ma vie professionnelle. J’y suis arrivée à 19 ans, après avoir épousé mon premier mari, André, un être délicieux, Camarguais pure souche qui eut la malencontreuse idée, à mon goût, de poursuivre ses études d’ingénieur en Alsace. Moi qui rêvait de grands espaces, de plages désertes, de ciel bleu azur et de chevaux blancs, j’étais servie ! Néanmoins, je tombai amoureuse de cette belle région. Au tout début, je dénichai un poste d’attachée commerciale dans une grosse agence immobilière. Mais, un brin rebelle, j’avais juste beaucoup de mal avec ma hiérarchie et notamment avec le petit chefaillon à la grosse tête juste au-dessus de moi. Un an plus tard,  après lui avoir balancé une machine à écrire sur les pieds, je démissionnai et postulai dans une agence de pub, toute jeune, à deux pas de ma maison. Le boss, un ancien prof de math l’avait appelé PPCM (plus petit commun multiple), ça ne s’invente pas. Je n’y connaissais rien, mais, à l’époque, plutôt mignonne, je décrochai la place, Hubert (le boss) voulant à la fois une maquettiste et une jolie frimousse pour, à l’occasion, poser pour des photos de pub. J’y restai 3 ans, jusqu’à la naissance de Julien, mon fils. J’adorais ce milieu à la fois artistique, créatif, minutieux, j’adorais les contacts avec la clientèle, le travail varié, j’y mis tout mon cœur et, peu après la naissance de Julien, je m’installai à mon compte. Le début d’une belle aventure qui dura plus de 20 ans. C’est dans les premiers jours que je rencontrai Brigitte, une commerciale du journal Marie-Claire qui me proposa de tenter ma chance en rédigeant quelques petits papiers. Il faut croire que ma prose plut au magazine. J’y collaborai, chaque mois, jusqu’à mon départ en 1998 pour les Antilles. Mon petit studio graphique DB STUDIO avait le vent en poupe. Je m’éclatai dans mon boulot, seule avec juste quelques free-lance. Créations de logos, composition de bouquins, élaborations de programmes, de menus, de cartes d’invitations…. C’est dans la mise en page de magasine que je me fis une vraie place et de nombreux « numéros zéros » naquirent dans mon petit studio. Puis, je rencontrai Claude, un imprimeur qui fut mon second mari. C’est avec lui que nous décidâmes de tenter la fabuleuse expérience de l’expatriation. Saint-Barth d’abord, où je passai 5 années merveilleuses dans une jolie maison et sur notre bateau que nous occupions quand la maison était louée. Et oui, ça fonctionne comme ça à Saint Barth, tellement prisée que la majorité des propriétaires louent leur maison à des prix indécents…. Mais, mon vrai coup d’cœur fut pour LT. Après avoir tiré un trait sur St-Barth, vendu maison, bateau, nous nous installâmes ici en 2003. Rien que du bonheur jusqu’en 2007 où une saloperie de cancer rattrapa mon mari et le terrassa en 6 mois. Fin de l’histoire ? Non. Après beaucoup de chagrin, grâce à l’aide d’un autre Claude, mon ami, éducateur canin, je rebondis et, entourée de tout plein de chiens, je repris goût à la vie. Puis, comble de chance, cerise sur le gâteau, je rencontrai Michel, que je connaissais juste comme patron du Syroz. Et bien que tout nous séparait, un indéfinissable charme fit que, ben voilà, nous vivons ensemble depuis plus de 7 ans, toujours entourés de tout plein de chiens. La vie s’écoule, tranquille, douce et je prends un immense plaisir à partager avec vous, le plus souvent possible, les délicieux moments passés dans ce qui ressemble beaucoup au paradis.

3a

La prochaine fois que me viendra l’envie de parler de moi, je vous conterai notre périple mi-figue, mi-raisin au Brésil, si vous êtes d’accord bien sûr. Belle journée ensoleillé