Coca, ma blondinette s’en est allée…..

….. et je suis si triste. Elle n’aura jamais ses onze ans. C’est elle qui m’avait choisie, toute petite. Je me souviens, mini bébé de 2 mois à peine, avec ses minuscules patounes, elle grimpait le long de la maille cyclonique pour s’échapper de l’enclos des BB chiens, elle sautait puis, vite, vite elle se réfugiait dans mes jambes. Une fois pour toute, elle avait décidé qu’elle passerait sa vie à mes côtés, tout à côté. Au début, c’était pas gagné, c’était pas prévu. Même que pendant quelques semaines elle est allée vivre dans une autre maison. Puis, elle est revenue et là, elle ne m’a jamais plus quittée.

Comment dire, Coca, c’était le compagnon parfait. Belle, gentille, intelligente, obéissante. Un toutou sans problème à condition de toujours m’avoir dans sa ligne de mire. Il fallait toujours qu’elle me voit et les rares fois où je quittais mon château de feuille, c’est elle qui entamait les hostilités en hurlant à la mort très fort suivis par tous ses potes. Jusqu’à il y a quelques jours, elle n’a même jamais été malade ma Coca. Pas le moindre petit souci de santé, elle se portait comme un charme. Et puis, Coca, c’était l’amoureuse de Diego. Il ne se rend pas compte pour l’instant, mais demain matin au réveil, il va la chercher pour la prendre dans sa gueule comme il le faisait depuis toujours. Et là, mon Diego sera aussi malheureux que moi et je le serrerai bien fort dans mes bras, peut-être que ça nous réconfortera.

Putain de tique ! C’est la 3ème qu’elles me prennent. Piroplasmose, test à l’appui, le verdict a été brutal. Et comme elle n’est plus toute jeune ma blondinette, elle n’a pas su se défendre. Je les protège mes BB, chaque trimestre ça me coûte une fortune en cachets préventifs, super efficaces d’ailleurs, il y a des mois et des mois que je n’ai pas vu l’ombre d’une tique ou d’une puce à la maison. Mais, l’horreur c’est que cette saloperie de maladie, la piroplasmose, couve dans l’organisme du chien. Elle peut se développer quelques jours après la morsure de la bestiole mais aussi après des mois ou des années, attendant bien au chaud dans le petit corps de nos amours que l’instant soit propice. Elle lui a détruit le foie et les reins sans que je ne m’en rende compte ou alors juste quand il était trop tard ……. Enrique a fait tout ce qui était en son pouvoir, en vain.

Je t’aime ma douce Coca. Tu resteras toujours dans mon cœur, comme Eva, Comanche et Paquita. Et je sais que les temps vont être cruels avec moi. Avec ou sans tiques, mes 4 patounes vieillissent, certains ont déjà presque dépassé la date de péremption. Les années bonheur se transforment peu à peu en années chagrin, c’est inéluctable et pernicieux. En même temps quand on prend le risque de tomber fou amoureux d’un chien, on sait à quoi s’attendre….. mais c’est si douloureux. Bye bye Coca, tu étais si adorable que je sais que tu es au paradis des chiens. N’oublie pas de faire plein de bisous à Eva, Comanche et Paquita de la part de leur maman……Je t’aime mon bébé.

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Réflexions : tout est bien qui finit bien….

Promis, après je change de registre et comme vous avez été adorable avec moi lors de cette douloureuse confrontation, je vais vous révéler mon dernier coup d’cœur en matière de petit resto, sympa comme tout à Las Terrenas…..

Mais, avant, je voulais clore ce chapitre de réflexions par une bonne nouvelle. Vous vous souvenez une demoiselle au nom délicieux mais aux propos perfides avait revêtu son costume de Zorro pour sauver les pauvres et les opprimés à travers les réseaux sociaux. Elle n’a pas aimé mes réflexions consistant à lui faire remarquer que ce n’était peut-être pas le lieu approprié,  et, au fil de ses posts de plus en plus délicats, elle n’a pas hésité à utiliser des termes fleuris, de plus en plus fleuris. De crêpe, je suis passée à conne, puis sale conne…. Il a aussi été question de cul, il parait que je suis aigrie parce que personne ne s’occupe plus de mon cul….. puis mon mari fut mis sur la sellette, le pauvre, tellement loin de ses gamineries….c’est pas beau hein et, pardon si je vous choque mais ce sont bien ses mots ….

La bonne nouvelle, c’est qu’au fil des doux messages échangés, elle s’est dénichée un compagnon de mots moches. Je ne cite pas son nom, il se reconnaîtra, il est tout seul. D’ailleurs, elle se plaignait de ne pas avoir de fan club, elle…. Ben ça y est, elle en a un. Certes, il semble n’y avoir qu’un membre dans son club mais c’est déjà ça. Et, ils me paraissent si coordonnés que l’histoire pourrait bien déboucher sur quelque chose de fort….. Prions juste pour qu’ils ne nous fassent pas de petits à leur image car là, nous aurions du soucis à nous faire, nous qui raffolons des jolies mots et des jolies choses….

L’avenir nous le dira ! En tout cas, tout est bien qui finit bien…..

Réflexions…..

C’est drôle ou plutôt non, c’est même très inquiétant. Hier, entre deux bronzettes et deux trempettes dans ma piscine, je me suis penchée sur une discussion facebookienne plutôt cocasse, voire incongrue, qui m’avait interpellée. Une prénommée Angélique, résidente dans le pays, recherchait des témoignages de victimes d’escrocs en République Dominicaine pour un soi-disant reportage sur la chaîne française M6. D’abord j’ai cru halluciner, une chaîne de télé cherchant des escrocs aurait certainement eu une formulation différente et puis les tracas des étrangers en Rep. Dom., et seulement les tracas, est-ce que cela vaut vraiment une émission…. Bref, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, des dizaines et des dizaines de « pauvres » victimes se sont manifestées, puis des gens bien intentionnés connaissant des escrocs, puis des défenseurs de l’humanité, puis des de mauvaise foi n’ayant pas grand-chose à dire mais se délectant de l’aubaine, pouvoir cracher sur le pays dans lequel ils n’ont pas pu s’intégrer…. Le tout pimenté des petites piques mesquines de la prénommée Angélique, bien décidée à combattre les méchants escrocs et à défendre les gentils arnaqués…. Entendons-nous bien, loin de moi l’idée de défendre les arnaqueurs et me moquer des naïfs, c’est juste l’idée de susciter un débat aussi merdique qui m’a gêné dans l’histoire. N’écoutant que mon courage, je me suis permise une réflexion dans laquelle je laissais entendre qu’il me semblait que partout dans le monde il y avait des bons et des moins bons, des escrocs et des gens honnêtes, des victimes et des personnes ravis…. Elle a pas aimé l’Angélique me reprochant de ne vivre que dans un monde de bisounours et de tromper mes lecteurs avec mon blog trop optimiste.

Demoiselle, non je ne vis pas dans un monde de bisounours et si mon blog respire le bonheur, c’est peut-être juste parce que je mets tout mon cœur dans l’idée d’être heureuse et de partager cette délicieuse sensation avec le plus grand nombre, ceux en tout cas qui veulent me suivre. Ca n’a pas toujours été le cas et, ma vie a connu aussi des revers douloureux. J’ai rencontré des « escrocs », des voyous, j’ai connu le deuil, mais j’ai fait une croix sur ces mauvaises expériences et plutôt que de ressasser les points négatifs, il me semble qu’il est essentiel de magnifier le positif, le beau, le bon.

Qui m’aime me suive dans cette belle aventure. Prendre le temps de savourer les merveilles qui nous entourent, passer de précieux moments avec des personnes qui nous ressemblent, faire les yeux doux aux animaux, s’enivrer du soleil dans les cheveux, de la mer sur notre peau, du sable doux caressant nos pieds nus….. et se méfier des beaux parleurs… fuir les grandes gueules quoi….. Publier de jolies images plutôt que des poubelles et régler ses litiges ailleurs que sur les réseaux sociaux. Essayez, demoiselle, vous verrez c’est hyper relaxant, bon pour la santé et la beauté de l’âme.

Balade impromptue …. un p’tit nouveau parmi nous …. de délicieuses images de notre village signées Mimi…..

Parfois, le temps est radieux, parfois quelques gouttes de pluie ravissent l’exubérante végétation qui nous enveloppe et nous émerveille à chaque instant. Quand le soleil brille, de temps en temps, j’ose franchir les portes de mon château de feuilles, mon nid douillet et, c’est chaque fois avec le même émerveillement que je retrouve l’océan, le sable blanc et les rues espiègles de mon village.

Un p’tit nouveau, un resto à la zen attitude vient juste de poser ses valises sous le grand bateau, à la place de l’ancien Good Food. Chill out lounge, tout un programme…. Ambiance zen, service tip-top, petits plats gourmands et, je vous le donne en mille, la meilleure caipirinha de tous les temps. Même que Mimi, l’ex-roi de la caipi en était un brin jaloux…..Ben oui, zen attitude ne veut pas dire abnégation. Le soir, l’ambiance est câline et la musique très relaxante.

Si vous ouvrez grand vos yeux, et que vous prenez le temps de regarder, la calle Carmen, entre les deux ponts, regorge d’échoppes un peu brinquebalantes, certes, mais plus ravissantes les unes que les autres. Les coquillages tintinnabulent à côté des grands paniers d’osiers. La malicieuse Rosita expose ses toiles aux coloris chatoyants et de petites boutiques très éphémères se dessinent à grand renfort de cocasses panneaux publicitaires fait maison.

 


Lui, c’est Ramon, tout le monde le connait ici, mais l’avez-vous déjà vu si élégamment vêtu…. Incrédules, nous l’avons croisé, chapeauté et cintré dans une veste fort chic et fort verte, devant le petit resto de Jonathan, Falafel.

 

Il ne peut pas s’en empêcher. Irrémédiablement, Mimi est attiré par les barques des pêcheurs, sa grande source d’inspiration (https://michelvoleau.wordpress.com/). Il faut dire que les images sont toujours belles à couper le souffle. Difficile de s’en lasser.

 

Aujourd’hui, c’est concours de pétanque à la Voile Blanche. La foule est en délire. Mais moi, ce que j’aime dans ce délicieux petit bar, c’est la sublimissime Pina colada d’Eddy. Vous allez dire, après la caipirinha de Chill Out, ça ne fait pas un peu beaucoup tout ça….. Mais non, c’était pas le même jour. Donc, je vous disais la pina colada d’Eddy, onctueuse, parfumée, douce, c’est une tuerie, un pêché de gourmandise à laquelle il est difficile de résister.

Et puis, il est doux aussi de rentrer à la maison et de retrouver mes petits amis à 4 pattes. Tout excités, ils jappent, ils sautent, me font des léchoux et m’entraînent vers le plus proche canapé pour me faire de gros câlins.

Je vous le dis une fois de plus, au risque de vous assommer ou bien….. allez, oui, c’est bien le paradis, ici, vous vous en doutiez……

 

J’dis ça, j’dis rien.

Mais quand même, il y a peut-être quelque chose à revoir au niveau de l’égalité des droits dans ce pays que j’adore. Il y a peu de temps, et je ne veux surtout pas remuer le couteau dans la plaie, des hommes armés ont créé le scandale en démolissant comme des fous furieux, à coup de haches et de tronçonneuses, kiosques et autres délicieux havres de paix sur la plage sous prétexte des fameux 60 mètres…. Et là, comme un furoncle au milieu de la figure, comme des furoncles au milieu de la figure, poussent çà et là sur les vastes plages désertes de Limon, Portillo et j’en passe, sur le sable tout au bord de l’eau, de belles demeures de rêve. Belles, oui, on peut le dire, une architecture chiadée, baies vitrées, toit en tôle, ameublement soigné…. Pour accéder à ces charmantes maisons de plage, des petits ponts ont été dressés sur les cours d’eau environnants et, de part et d’autres des gardiens interdisent l’accès aux riverains, promeneurs, touristes….. Mais c’est quoi l’histoire ? Ah oui…. Les Survivors, la manne financière du village, voire du pays…. Polluer le paysage marin, abandonner leurs détritus de partout, déranger tortues et autres animaux marins ne leur suffit plus. Ils s’installent au bord de l’océan. Sans honte et sans personne pour les en empêcher, ils construisent en sifflotant un charmant petit village les pieds dans l’eau et interdisent le passage le long de la mer à quiconque ne fait pas partie de leur bande. Bon, j’dis ça…. J’dis rien……

A tous les toutous du monde et aux maîtres gentils, un joyeux Noël…..

Une fois n’est pas coutume, cette année, j’ai décidé d’adresser tous mes voeux de Joyeux Noël à mes amis les chiens. Les beaux, les moches, les gais, les tristes, les miens, les vôtres. Ceux qui ont plein de poils, les tondus, les frisés, les racés, les snobs, les coquinous, les chiens de coco, les laissés pour compte, les cabossés, les à 3 pattes ou les très distingués, les chouchoutés, ceux que vous aurez bientôt, ceux que vous aimez, ceux que vous avez abandonné……

Vivre avec un chien, deux, neuf….. constitue une expérience exquise. Bien sûr, il y a les maladresses, les maladies, les voyages improbables, impossibles, les nuits gâchées, les matins trop tôt, les centaines de milliards de poils à ramasser, les jolis vêtements déchirés, les canapés souillés et les délicieux souliers croqués…. Mais il y a cet amour incommensurable, cette petite flamme dans les yeux de votre ami à quatre pattes qui ne s’éteint jamais, quoi que vous fassiez, quel que soit votre allure, beau, élégante, laide, malade, il vous aimera toujours avec la même douce force.

Je vous aime mes chiens et à chaque départ, c’est un déchirement. Joyeux Noël Mina, Domingo, Cheyenne, Coca, Diego, Capucine, Zoé, Charlie, Tatoo…. et aussi Eva, Comanche et Paquita qui m’ont quitté mais qui restent si près de moi, et tous les autres que j’ai pu croiser ou que je ne connais pas, heureux dans leurs gentille famille ou vagabonds de plage, chenapans de la calle… Et joyeux Noël à tous ceux qui partagent du plus profond de leur coeur cette grande passion.