Juste une mise au point…

Ca y est, la vie reprend son cours. Le ciel est un peu grisouille, la mer est en colère mais le calme est revenu.

Devant tant d’incompréhension, de haine parfois à l’encontre de mes propos peut-être exagérés mais uniquement la conséquence dérangeante d’un malaise terrible dû au bruit infernal, mot d’ordre de ce week-end ‘pascal », j’ai tenu à faire une petite mise au point qui peut-être expliquera aux adeptes du  »retourne chez toi » la difference de vivre ici et pas ailleurs.

…Je vous explique. A Las Terrenas, on n’utilise jamais les termes français, italiens, américains, dominicains…. chose exceptionnelle et rare, je le conçois, on est tous unis, amis, une grande famille qui vit en paix dans son petit village. Tous, français, italiens, dominicains… vivons en parfaite harmonie, la main dans la main, aimons les mêmes choses, apprécions nos petits bonheurs, pleurons sur nos petits malheurs, nous aidons les uns les autres selon nos moyens. Mais tous… nous détestons nous faire envahir par des capitaleros ou autres individus des grandes cités urbaines, arrogants, stupides et sans éducations. C’est tous les ans la même chose mais cette année le thème avait changé, ce n’était plus la musique la reine mais le bruit pur et dur des moteurs de bagnoles, de quads, de mobylettes…déréglés, gonflés, rugissants, assourdissants à rendre sourd un sourd…. Vitesse, bruit, klaxons, on passe, on accélère, on repasse, partout dans le plus petit chemin… on est coincé, c’est sans issue alors on fait marche arrière et on repasse … quel plaisir… j’ai même sauvé une petite bout de gosse terrorisée, réfugiée devant ma porte comme un petit chien de la plage, elle n’osait pas traverser la rue… alors oui, ces individus hautains, comme les parisiens en France, quand ils viennent nous pourrir la vie dans notre campagne tranquille, nous, nos poules, nos coqs, nos vaches, nos bambins, nos chiens effrayés par un vacarme d’un autre monde, alors oui, nous les habitants de Las Terrenas quelle que soit notre nationalité, parce que ici dans notre village, ça n’entre pas en ligne de compte, pas de racisme à la con, alors oui, on râle et on s’exprime. Et on reste où l’on est parce que c’est chez nous et on y est bien. Et c’est aussi pour ça que l’on aime Las Terrenas et que l’on s’y sent tellement  »chez nous » que l’on ne comprend vraiment pas pourquoi on devrait  »retourner chez nous ».

Voilà, promis je ne m’énerve plus et demain je vous parlerai d’une autre belle balade à s’offrir pour ne  »pas bronzer idiot »…. les Haitises toujours en compagnie de Nicolas bien sûr. Bonne journée.

La Fête des Fous, c’est fini … ou presque…

Histoire de voir la réalité de ce rassemblement culturel, cliquez sur le lien ci-dessus.

Les doux participants à cette mascarade grotesque on laissé de leur passage un joli cadeau à la municipalité. Elle est belle la  »culture ».

Vivement l’année prochaine, j’ai 364 jours pour tenter de comprendre où elle se cache (la  »culture ») et apprendre à respecter ces mi-humains qui saccagent notre vie et leurs plages… en fait, non, je ne m’y ferai jamais…

Pardon mes détracteurs. Je sais, faut plus me lire, d’ailleurs j’ai déjà fait un petit ménage de printemps…

La Fête des fous II

J’aime pas les cons… les idiots, les imbéciles, les ignorants, les de mauvaise foi… les avec qui pas possible de dialoguer, de s’expliquer, d’échanger… quelle que soit leur nationalité.

Pour faire court… et une fois pour toute, j’aime le peuple dominicain. J’aime sa nonchalance, sa gentillesse, sa débrouillardise, j’aime même leur côte filou, genre  »Doris, faut que j’achète des fundas, tu me donnes 500 pesos… » sauf qu’il y a encore plein de fundas dans la casita du jardinier. Je les aime parce que quand j’ai eu besoin d’eux ils étaient là, à me consoler, à me protéger, à faire des tours de garde autour de ma maison, à me chouchouter à l’hôpital, à se déplacer la nuit s’il le fallait, à m’apporter de la menthe, du basilic, des potirons… je les aime depuis le premier jour… Parce que quand j’étais désespérée au Brésil, je me suis tournée vers eux et ce sont des Dominicains qui ont trouvé la solution pour rapatrier mes chiens… je les aime comme ils sont.

J’aime même leur musique, douce ou forte, bachata, meringue, j’aime quand ils dansent, quand ils s’amusent et rient aux éclats, j’aime les sentir heureux et c’est un peuple heureux.

Mais j’aime pas les cons, les idiots, les imbéciles, les ceux qui serinent à longueur de temps ‘’retourne chez toi’’. C’est tellement ici chez moi et je m’y sens tellement bien sauf… quand… on fait de la glisse en quad devant ma porte encore et encore à 60, 80 km/h, quand on défonce le chemin tout neuf, quand on accélère sur les dos d’âne et qu’on freine fort pour ne pas écraser le chien, l’enfant qui surgit dans la rue devant les roues incontrôlables. Quand je suis obligée d’hurler pour que le petit bout de gosse ne soit pas écrabouillé par la machine infernale que personne ne contrôle plus… et que 10 minutes plus tard les mêmes inconscients reviennent et reprennent leur jeu mortel… plus nombreux parce que c’est vachement drôle…

Alors là ne me parlez pas de culture. Mais au fait savez-vous ce qu’est la culture… j’ai des doutes, sérieux les doutes et pour votre gouverne, les cons, les idiots, les imbéciles qui ne savent que seriner ‘’retourne chez toi’’, chez moi, là-bas, loin, je ferais la même chose, j’apprécierais, même de loin, la joie de vivre et je me révolterais de toutes mes forces contre la bêtise et l’orgueil de certains nantis.

Bon, plus qu’une journée de galère…. Lundi tout rentrera dans l’ordre, les révolutionnaires et aventuriers de la mobylette repartiront bosser, enfileront leur petit costume ou leur salopette de mécano loin des moteurs débridés et toutous et petits bouts de gosses traverseront la route en toute sérénité.

Tout près sur la plage la musique bat son plein, c’est festif et sympa, c’est çà la culture dominicaine et non pas le hurlement des machines infernales…

La Fête des fous…

Coup d’gueule…

La fête des Fous, ou fête des Innocents, était une mascarade, organisée en principe les 26, 27 et 28 décembre … ces fêtes paillardes étaient reliées aux traditions populaires … on l’appelait aussi : fête de l’âne, elle donnait lieu à des cérémonies extrêmement bizarres…

Ici elle a lieu cette année les 1,2,3,4 avril …. Les fous ou ânes ou innocents arrivés par milliers sur leur lieu de villégiature, venèrent leur Dieu ‘’le bruit’’. Sous toutes ses formes, musique de dingue du matin au soir et du soir au matin, véhicules sans pot d’échappement, klaxons à outrance, accélérations intempestives sur place parfois, histoire de voir si on nous entend vraiment en faisant hurler le moteur…, cris gutturaux et hurlements et même ils n’ont peur de rien, pétards en veux-tu en voilà… Et je ne parle pas des dégaines improbables des fêtards débarqués en vainqueurs de leur capitale… Arrogants, orgueilleux, méprisants, tout puissants, stupides…

On est bien loin de la Semana Santa… Même le vendredi saint n’est plus respecté et les sons appelés musiques jaillissent de partout, écorchant nos pauvres oreilles.

Alors c’est sûr, on va me dire ´´si t’es pas contente retourne chez toi’’ tellement vain de dire çà, d’abord après 19 ans sur place c’est où chez moi et puis pas si simple… alors on râle mais on supporte… mais on râle… Et puis si ça me fait du bien de râler, ça leur fait du bien de ressasser encore et encore cette litanie « si t’es….. »

Allez Joyeuses Pâques.

Coup d’gueule…Mon château de feuilles est bien triste….

Il y a 17 ans, c’est dans un quartier tranquille, délicieuse campagne à deux pas de l’océan qu’il a vu le jour, mon château de feuilles… un chemin de sable, beaucoup de cocos, devant, derrière, partout, de vastes espaces bucoliquess où se baladaient chèvres et chevaux, quelques cocottes gourgandines aussi, des canetons, des dames oies et même deux ou trois ânes fripons. Une joyeuse pagaille de petits êtres plus mignons les uns que les autres… C’était avant.

Puis, petit à petit et plus vite ces toutes dernières années, le quartier longtemps presque oublié a connu un regain de popularité. Il faut dire, en vrai qu’il est idéalement situé. Las Ballenas demeure l’une des plus belles plages du village, très peu impactée par la montée de l’océan. Des bistros sympas, le village pas loin, on peut même y aller à pieds en longeant la mer… Rançon du succès, les constructions se sont multipliées. Transformation de maisons existantes tout d’abord, une puis deux, puis trois…. ; Immeuble de plusieurs étages, mais oui ils ont osé, tout au bout du chemin, donc loin du château de feuilles ; lotissement improbable entouré d’un grand mur, juste devant ma maison, quatre, cinq, six villas, j’ignore combien en fait… assez surréaliste au départ pour nous, les tout vieux de tout avant que ça ne pousse de partout, mais, il faut le reconnaître, à l’arrivée, un projet élégant, finalement intégré au paysage et très peu dérangeant… Puis, ce qui me semblait un cauchemar et qui est en fait une belle rencontre et un résultat à l’image des maîtres des lieux, deux superbes villas contemporaines, tout contre le château de feuilles, belles, grandes mais noyées dans la végétation et tellement discrètes que je n’en vois que le bout de leur joli toit et encore, dans quelques temps quand leurs palmiers seront grands, je ne les devinerai plus que par le murmure du vent dans les palmes. Bref, en 17 ans, le quartier Los Corales a bien changé mais, jusqu’à ce jour, l’harmonie était une règle jamais bafouée. Un peu plus peuplé, certes mais toujours charmant.

Là où tout a chaviré c’est lorsqu’un jeune dominicain de New York est tombé en amour pour un tout petit, petit terrain au bout de mon jardin. Un délicieux espace d’environ 300 m2, envahi par une végétation exubérante qui, ces derniers temps servait de garde-manger à une famille de chèvres coquines pour le plus grand bonheur de Zoé, une de mes petites chiennes qui passait ses journées à les observer. Puis, un beau matin, un dimanche de surcroît, tronçonneuse à fond la caisse… aie ça commençait mal, après plus de 10 ans de constructions tous azimuts, le dimanche je ne supporte plus aucun bruit…Et il a fallu monter le ton pour que le bruit arrête… Mais le lundi, c’est toute une armée de travailleurs qui a débarqué sur le petit terrain, puis le lendemain et le lendemain. Le propriétaire, propre sur lui, poli et charmant au demeurant est venu se présenter gentiment. Il travaille dans la publicité à New York et va construire sur ce terrain tout mignon une jolie petite maison pour venir de temps en temps avec son épouse. Bien. Publicité, design, jeune, il doit aimer le beau… je voyais bien une ravissante maison de vacances.

Quelle erreur et quelle horreur, moins de 2 mois après le début des travaux, un immonde pavé de blocs et de bétons est sorti de terre. Il occupe absolument toute la surface du mignon petit terrain où bien entendu ne subsiste pas l’ombre d’un arbre, pas un brin d’herbe, pas un oiseau. Il comporte déjà deux niveaux, soit plus de 6 m de hauteur et… c’est pas fini, une meute d’ouvriers s’agite sur ce qui aurait du être le toit de béton s’obstinant à y déposer parpaings et structures de ferrailles…. Il parait qu’ils ont le droit… Quel gâchis et quelle tristesse de constater qu’il existe des individus si peu soucieux du voisinage, sans aucun sens de l’esthétique, ignorant tout du beau et du plaisir de vivre en harmonie. Et même si, le château de feuilles est construit loin de cette vision de cauchemar, même si je le remarque à peine sauf à être juste devant, je trouve vraiment que ‘’It’s a shame !’’.

Coup d’gueule. Las Terrenas victime de son succès ?

Longtemps boudée par les capitaleros, tout d’un coup le petit village presque caché, presque secret est devenu la coqueluche des habitants des grandes villes et surtout de la capitale. En bandes, tels des loups assoiffés de liberté, avides de bruit et de non-interdits (ici tout est permis, ils disent…) ils débarquent, glacière et sono dernier cri au poing. Ils se ruent chez les loueurs de quads et affolent la population par leurs exploits imbéciles, rodeos dans les rues du village ou sur les plages magnifiques, tels des aventuriers miteux. Parfois un ou deux se tuent, mais ça ne suffit pas à les calmer. Gars et filles hurlent, boivent des grandes bières ou du rhum, balancent cannettes et gobelets, papier alu et sachets plastique à qui mieux mieux le long de l’océan. Enfin libres, ils sont au paradis et nous font vivre l’enfer. Certes, le nouveau maire a pris des décisions, fait voter des lois, plus de bruit, plus de vitesse, plus de saletés sur les plages… c’est tout à son honneur, sauf que…. Il n’y a rien de changé.

Dans notre quartier, Las Ballenas, si prisé par ces aventuriers miteux, une idée a germé et des panneaux ont vu le jour, propres, beaux, nets, précis, ils reprennent la globalité des termes du maire. Participation financière des riverains et beaucoup de dons de soi de certains (encore merci Alain et Valentina), les panneaux ont été fixés aux point stratégique…. Deux jours plus tard, ils sont barbouillés de peinture rouge… A noter que notre quartier, notre chemin est à l’image de Las Terrenas, de notre Las Terrenas. Y vivent en bonne entente des dominicains, des italiens, des français, des espagnols, des russes… et tout ce beau petit monde aspire à une seule chose, vivre en paix et profiter de ce merveilleux pays. Apparemment d’autres en ont décidé autrement…. Du coup, certains ont pris la décision de se réfugier dans d’autres quartiers, plus loin, plus calme, et c’est dommage.

Et, vous les donneurs de leçons à deux balles, inutile de nous dire ‘’on est chez eux’’, on est sur terre, on subit les mêmes merdes, les mêmes fléaux, les mêmes pandémies, les mêmes ouragans et les mêmes injustices alors essayons au moins de vivre en harmonie…. C’est sur, harmonie ne figure pas dans le vocabulaire de tout le monde…. Et ça c’est plus que dommage.

 

Coup d’gueule, encore….

En fait il y a deux trucs qui m’ont énervé hier soir dont l’un vraiment beaucoup…

Récapitulons, je viens de perdre un de mes chiens, un véritable déchirement qui me laisse dévastée… C’est pas le meilleur moment pour m’emmerder…On est en pleine crise sanitaire, on ne parle que de ça ici, ailleurs, dans le monde, on compte les malades, les morts, ça augmente, ça ne s’arrange pas….le pays soit disant est à l’agonie, les gens ne peuvent plus se nourrir, il y a des fermetures, etc… Et malgré tout ça, depuis le début du malaise, une bande d’abrutis hystériques et visiblement contents de leur sort s’obstine à me pourrir la vie du vendredi au dimanche à quelques mètres de chez moi, oui je dis bien chez moi, ce sera le sujet du second truc qui m’a énervée, très énervée…. Hier c’était le bouquet, abrutis à gauche et abrutis à droite… , ils sont nombreux, la semaine dernière on en dénombrait 17 dans la même maison, à quelques mètres de chez moi, automatiquement c’est à celui qui parlera le plus fort pour se faire entendre, il y a une ribambelle de gamins aussi, éduqués pareil que les grands et même des drôles de chiens qui émettent de drôles de bruits…. Ils arrivent sur le coup des 3 h, s’installent autour de la piscine, boivent des grandes bières les pieds dans l’eau, s’éclaboussent, ça fait rire les filles, se jettent à l’eau, ça crie, ça boit des grandes bières, puis du rhum avec les grandes bières, on monte le son, alors on parle encore plus fort et les gosses excités hurlent de plus belle et les chiens aussi et du coup, mes chiens aussi… Et ça dure, ça dure, de plus en plus fort jusqu’à pas d’heure…. En vrai, j’ai déjà appelé les flics, pas pour les voisins directs, car malgré tout moi j’ai du respect et je me dis que bof c’est pas si grave, mais pour les autres abrutis un peu plus loin de l’autre côté si et les flics sont venus et les abrutis ont cessé leur bordel…. Mais je vis avec un zen man que rien ne dérange, il comprend tout, accepte tout, il faut dire qu’après 36 ans de vie ici, il a bien saisi l’histoire… et je ne veux pas en plus me battre avec lui. Bref, hier c’était chaud, j’étais mal dans ma peau et ce fut difficile de supporter alors je me suis permis de poster un petit mot disant qu’en fait ici j’étais chez moi et que eux leur chez eux c’était la capitale….

Ben oui quoi, je vis ici depuis 17 ans, ai construit ma maison, paye mes impôts, aidé de pauvres gens ; j’emploie des dominicains que j’apprécie énormément pour leur dévouement et leur débrouillardise et de plus j’ai adopté, par conviction la nationalité dominicaine, il y a 14 ans…. Alors j’estime avoir le droit de dire que je suis chez moi et avoir le droit d’être respectée…

Et bien figurez-vous qu’un français qui se reconnaitra, un français à qui j’ai tendu la main mais qui a craché dedans…. s’est permis à son tour de publier mon post en ces termes… ‘’Une française a osé dire  que ….. je crois que je vais le poster sur les réseaux dominicains…’’ Non mais allo quoi, il veut quoi que l’on me flagelle, qu’on me lapide parce que je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas…. Bon, courageux comme pas deux, il a retiré son post après, quand même quelques réponses explicites, genre ‘’non elle a osé, c’est un cauchemar’’…

C’est bien triste tout ça. Subir le manque d’éducation criant et le racisme avéré de quelques individus qui, soit dit en passant, gênent de la même manière leurs compatriotes. Ils ont 18, 25 ans, fils à papa ou juste débiles profonds, font du bruit avec leurs mobylettes, leurs quads, leur musique, derapent sur les graviers à toute allure, klaxonnent et pourrissent le temps d’un week-end la quiétude de tout un village, dominicains et étrangers confondus. Et, en plus se faire traiter de tous les noms d’oiseaux par des individus bien français, en mal de notoriété. Un peu trop du coup.

Il est 7h46 et les abrutis de droite ont repris du service. Une belle journée qui s’annonce. Au fait pour ceux qui n’ont pas de zen man à la maison, police 809 240 6022 , parfois ça marche. Je sais que nous sommes nombreux, pleins, à en avoir plus qu’assez de ce manque de respect. On n’est pas chez ces dingos, on partage notre vie ici avec des gens respectueux qui pâtissent eux aussi de ce laisser faire désinvolte d’une bande de petits merdeux gâtés-pourris.

Petit ajout très instructif …. »Ce n’est pas une question d’être dominicain ou français ou martien. C’est une question de loi DOMINICAINE. La loi est pour tous. Cette loi porte le numéro 287-04. Tout le monde est sensé s’y plier. Et si notre charmante et serviable police ne fait pas son boulot, vous pouvez toujours appeler le 311 (j’ai bien écrit 311, pas 911). Ils ont aussi un site web. »

Ils n’ont rien compris ou bien…

Blogeuse globe-trotter, Olympia a choisi de poser ses valises à Las Galeras, elle vous raconte son village dans son blog  https://olympiaonboard.com/

Comme beaucoup de monde, d’ici ou d’ailleurs, on était au rendez-vous, hier dimanche, pile poil, prêts à s’émerveiller devant notre petit (ou grand) écran. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que la télévision française nous fait l’honneur d’un reportage, rien que pour nous. Las Galeras. Tout au bout du bout de la péninsule de Samana, quand la route s’arrête là où commence la plage et qu’elle vient buter contre l’océan, on est arrivé au bout du monde, on est arrivé à Las Galeras, jolie petite bourgade toute en douceur. Délicieux village authentique, Las Galeras est encore épargné par le tourisme de masse, même si, depuis quelques années, il a le vent en poupe et se développe à petits pas. Hôtels et restos de qualité fleurissent çà et là, tout comme les centres sportifs, équitation, plongée…. Il faut dire que cet endroit est bourré de charme. Situé à l’écart du monde, à une vingtaine de kilomètres de Samana, on y arrive par une route qui a connu des jours meilleurs mais qui traverse de superbes paysages, océan sauvage ou tranquille, végétation tropicale et adorables hameaux hauts en couleurs composés de quelques maisons flanquées de cocotiers. Son atout charme, ses longues plages de sable blanc aux eaux limpides, véritables toiles de maîtres peintes dans des tons délicats de verts, de bleus, d’or où paressent, indolentes, quelques barques de pêche typiques. Délicieux havre de paix, Las Galeras ressemble fort à un paradis exotique propice à la nonchalance et à la douceur de vivre.

Voilà ce que l’on s’attendait à découvrir et, franchement, il faut être un peu tordu ou totalement hermétique à la beauté pour être passé à côté. Je ne suis pas la seule à déplorer ce simili-reportage, cette mascarade bourrée de clichés négatifs largement teintés de gros mensonges…. Et, je me demande ce qu’en retiennent les intervenants parfois fort sympathiques…. Il n’y a été pratiquement question que de gros sous…. ‘’On est arrivé avec 180 000 euros, toutes nos économies y sont passées… l’école des enfants, c’est de l’argent… le lycée de la capitale, faut oublier… les courses…. 3 heures pour y arriver et c’est cher, on a fait construire notre maison grâce à l’argent des touristes… et j’en passe et des meilleures’’ ‘’Il n’y a pas d’hôpital….heu en France non plus, les villages de 3000 habitants n’ont pas d’hôpital, ni de lycée pour leurs mômes…Il faut surveiller car les gens fraudent… mais, je suis sur place pour traquer …. ceux qui touchent indûment une pension…. Allons allons’’

Las Galeras c’est tellement pas ça, tellement pas que ça, et si certains ont mal calculé leur capacité d’insertion, s’ils se sont fait des illusions sur leur économies, s’ils ont oublié qu’ils avaient des enfants et que, ben non, ici on n’est pas en France mais en République Dominicaine et que l’éducation française, du coup ça a obligatoirement un prix… il ne faut s’en prendre qu’à eux. A Las Galeras, il y a tellement de gens contents de leurs sorts… tellement d’échanges fraternels entre dominicains et résidents, tellement de bonheur partagé… Le reportage est passe à côté, a boudé toutes les jolies choses de la vie d’ici et n’a retenu que de sombres histoires malsaines…. En fait messieurs les journalistes, les producteurs à sensations, mieux vaut continuer à nous ignorer, ça nous fait moins mal au cœur…

Juste un p’tit clin d’oeil, une mise au point….

Ouf, Dorian nous boude, enfin j’espère, les dernières projections l’imaginent plus loin de nos côtes….. Et c’est tant mieux. Quelques gouttes viendront peut-être nous mouiller le bout du nez et une brise rebelle décoiffer notre brushing, pas grave.

Et, contrairement à ce que certains peuvent penser ou se plaisent à penser, loin de moi l’envie de polémiquer, d’effrayer….. Ca m’énerve……C’est quoi cette idée stupide. Si l’on prend la peine de lire mes mots…. d’accord encore faut-il les comprendre….. on se rend vite compte qu’ils n’ont comme seul but que de vous tenir au courant…. Alors c’est sûr, le marché touristique à LT étant ce qu’il est, les restaurateurs montent sur leurs grands chevaux dès que l’on ose effleurer l’idée que peut-être il se trouve que nous sommes en période cyclonique et que peut-être c’est possible que LT soit  sur le passage d’un phénomène bougon…. Mais c’est comme ça les amis, nous sommes tous dans le bain et même si nous n’avons pas d’affaires à faire tourner coûte que coûte, nous avons un toit à préserver et pour  l’avoir vécu à plusieurs reprises en 21 années de Caraibes, promis, il vaut mieux prévenir que guérir. Et c’est pour cette raison que loin d’affoler les badauds, je continuerai d’informer les nombreuses personnes qui me font confiance et qui trouvent peut-être plus simple de se balader entre mes lignes que de se plonger sur un site rébarbatif.

Et ……si je vous gêne….. bah c’est la même……

Quand ça veut pas, ça veut pas. Tribulations dramato-comiques, renouvellement (ou pas) du permis de conduire…

Bientôt 16 ans que je vis en République Dominicaine. Côté papiers, pas de problèmes, grâce à mon défunt mari, très méticuleux et hyper organisé, je suis franco-dominicaine depuis 2007.Donc, gracias Dios, plus de soucis de cedula temporaire, puis temporaire définitive pas définitive du tout, plus de problème de résidence tout aussi pas définitive que la cédula définitive pas définitive du tout. Non, je suis dominicaine, point barre et quand, au bout de 10 ans, il me faut renouveler le petit bout de plastique qui atteste de ma nationalité, c’est ici, tout près de chez moi, sans visite médicale, sans pesos à débourser, sans rien…. Le rêve quoi.

Là où ça se complique en ce qui me concerne, c’est au niveau de ma licencia de conducir, mon permis de conduire donc. Bien sûr, toujours sous l’impulsion de mon défunt mari méticuleux et super organisé, j’ai le précieux sésame…. sauf que depuis qu’il n’est plus là, l’idée de m’occuper de ces vétilles ne m’a même pas abordée. C’est un post sur Facebook d’un vieux de la vieille de LT (coucou Laurent) qui m’a alerté. La semaine passée, il s’est fait contrôler et verbaliser sans raison apparente par des zélés de l’Amet en fonction à LT. Waouh, si on te cherche les poux dans la tête alors que tu as tous tes papiers et sans reproche…. Voyons où en suis-je…. Assurance OK, carte grise OK, marbet OK, permis….. aie…. Il a expiré en 2012 !!!!

Mais, comme je suis une grande chanceuse, le maire du village, le bel Alexis dont on peut savourer la délicieuse bobine sur les grands camions blancs des poubelles, celui qui, ne reculant devant aucun effort pour le bien de ses brebis terrénériennes a donné le premier coup de pioche pour l’élaboration d’une gigantesque porte d’entrée dans le village, indispensable, vous en conviendrez, celui qui ne se soucie pas vraiment de voir les rues de son village mises mal par les pluies incessantes…. Je ne vous parle pas du cloaque qui nous sert de chemin pour arriver jusqu’à notre château de feuilles…. Des mares géantes, presque des lacs et un revêtement de boue glissante et puante, impossible de se rendre à la plage à pieds, on risque de se rompre le cou à chaque pas tant ça glisse et dérape et que la boue s’invite entre les doigts de pieds…. L’horreur…. Mais bon, donc, ce bel Alexis a eu la délicieuse idée de convier le camion des permis de conduire dans la cour de sa mairie la semaine dernière. Bien résolue à me « mettre en règle », j’ai bien lu toutes les consignes pour le renouvellement de mon permis. En prem’s se rendre à la Banreservas pour payer les 2500 d’impôts…. Fait, sauf que comme mon permis avait dépassé la date de plus de 6 ans je n’ai pas payé 2500 mais 5600 pesos….. Puis demander un « certificat de bonne conduite » via Internet. Rapide, efficace, 600 pesos et le tour est joué. Copie de la cedula et hop direction le camion….. Sauf que…. Ben non, au-delà de 3 ans de retard, ce n’est plus de leur compétence. ? Il faut se rendre à la capitale à l’INTRANT(Institut national de transito y transporte terrestre)….. Pffff merde alors. Mais bon, allons-y. Je réserve mon taxi pour mardi matin 8 heures,( 9500 pesos). Fey, le conducteur, un amour de bonhomme connait Santo Domingo comme sa poche et me conduit, les doigts dans le nez jusqu’à destination.

Check. J’ai payé les impôts OK, pas payé le nouvel impôt concernant la charla, j’y vais 550 pesos…. Puis je me tape un cours magistral, la fameuse charla de education vial, à mourir d’ennui… une jeune femme nous parle pendant 1 heure, ordinateur à l’appui des règles de bonne conduite au volant, genre faut pas téléphoner, faut pas ouvrir sa fenêtre si un étranger vous apostrophe, faut partir de la maison en y laissant ses soucis et le sourire aux lèvres (mais si….), faut laisser passer les ambulances, et attacher sa ceinture et ne pas rouler sous l’emprise de l’alcool….. bref c’est terrible. Sortie de là, mon certificat en main, direction l’enregistrement qui sera suivi d’une prise de sang et d’un test de vision puis de la photo et de la signature électronique avant de recevoir le nouveau permis valable 4 ans. Sauf que……. A l’enregistrement, stupéfaction, ils ne trouvent pas trace de mon ancien permis…… C’était un FAUX ! Non!!!!! c’est trop d’un coup. Faut tout recommencer. 2 options ou transformer à nouveau le permis français en dominicain, le parcours du combattant, qui passe par l’Ambassade puis la chancellerie, puis à nouveau la Banreserva avant de refranchir les portes de l’INTRAN et de refaire tout ce que j’ai fait hier…… ou retourner sur les bancs de l’école de conduite à Nagua…… Je craque !!!!!

Ou alors je vends mon auto et je marche à pieds ! En attendant, direction Le National où, pour me remonter le moral, je fais le plein d’artichauts et de nonosses pour mes BB.

Et le permis, ben il attendra.