Coup d’gueule…Mon château de feuilles est bien triste….

Il y a 17 ans, c’est dans un quartier tranquille, délicieuse campagne à deux pas de l’océan qu’il a vu le jour, mon château de feuilles… un chemin de sable, beaucoup de cocos, devant, derrière, partout, de vastes espaces bucoliquess où se baladaient chèvres et chevaux, quelques cocottes gourgandines aussi, des canetons, des dames oies et même deux ou trois ânes fripons. Une joyeuse pagaille de petits êtres plus mignons les uns que les autres… C’était avant.

Puis, petit à petit et plus vite ces toutes dernières années, le quartier longtemps presque oublié a connu un regain de popularité. Il faut dire, en vrai qu’il est idéalement situé. Las Ballenas demeure l’une des plus belles plages du village, très peu impactée par la montée de l’océan. Des bistros sympas, le village pas loin, on peut même y aller à pieds en longeant la mer… Rançon du succès, les constructions se sont multipliées. Transformation de maisons existantes tout d’abord, une puis deux, puis trois…. ; Immeuble de plusieurs étages, mais oui ils ont osé, tout au bout du chemin, donc loin du château de feuilles ; lotissement improbable entouré d’un grand mur, juste devant ma maison, quatre, cinq, six villas, j’ignore combien en fait… assez surréaliste au départ pour nous, les tout vieux de tout avant que ça ne pousse de partout, mais, il faut le reconnaître, à l’arrivée, un projet élégant, finalement intégré au paysage et très peu dérangeant… Puis, ce qui me semblait un cauchemar et qui est en fait une belle rencontre et un résultat à l’image des maîtres des lieux, deux superbes villas contemporaines, tout contre le château de feuilles, belles, grandes mais noyées dans la végétation et tellement discrètes que je n’en vois que le bout de leur joli toit et encore, dans quelques temps quand leurs palmiers seront grands, je ne les devinerai plus que par le murmure du vent dans les palmes. Bref, en 17 ans, le quartier Los Corales a bien changé mais, jusqu’à ce jour, l’harmonie était une règle jamais bafouée. Un peu plus peuplé, certes mais toujours charmant.

Là où tout a chaviré c’est lorsqu’un jeune dominicain de New York est tombé en amour pour un tout petit, petit terrain au bout de mon jardin. Un délicieux espace d’environ 300 m2, envahi par une végétation exubérante qui, ces derniers temps servait de garde-manger à une famille de chèvres coquines pour le plus grand bonheur de Zoé, une de mes petites chiennes qui passait ses journées à les observer. Puis, un beau matin, un dimanche de surcroît, tronçonneuse à fond la caisse… aie ça commençait mal, après plus de 10 ans de constructions tous azimuts, le dimanche je ne supporte plus aucun bruit…Et il a fallu monter le ton pour que le bruit arrête… Mais le lundi, c’est toute une armée de travailleurs qui a débarqué sur le petit terrain, puis le lendemain et le lendemain. Le propriétaire, propre sur lui, poli et charmant au demeurant est venu se présenter gentiment. Il travaille dans la publicité à New York et va construire sur ce terrain tout mignon une jolie petite maison pour venir de temps en temps avec son épouse. Bien. Publicité, design, jeune, il doit aimer le beau… je voyais bien une ravissante maison de vacances.

Quelle erreur et quelle horreur, moins de 2 mois après le début des travaux, un immonde pavé de blocs et de bétons est sorti de terre. Il occupe absolument toute la surface du mignon petit terrain où bien entendu ne subsiste pas l’ombre d’un arbre, pas un brin d’herbe, pas un oiseau. Il comporte déjà deux niveaux, soit plus de 6 m de hauteur et… c’est pas fini, une meute d’ouvriers s’agite sur ce qui aurait du être le toit de béton s’obstinant à y déposer parpaings et structures de ferrailles…. Il parait qu’ils ont le droit… Quel gâchis et quelle tristesse de constater qu’il existe des individus si peu soucieux du voisinage, sans aucun sens de l’esthétique, ignorant tout du beau et du plaisir de vivre en harmonie. Et même si, le château de feuilles est construit loin de cette vision de cauchemar, même si je le remarque à peine sauf à être juste devant, je trouve vraiment que ‘’It’s a shame !’’.

Coup d’gueule. Las Terrenas victime de son succès ?

Longtemps boudée par les capitaleros, tout d’un coup le petit village presque caché, presque secret est devenu la coqueluche des habitants des grandes villes et surtout de la capitale. En bandes, tels des loups assoiffés de liberté, avides de bruit et de non-interdits (ici tout est permis, ils disent…) ils débarquent, glacière et sono dernier cri au poing. Ils se ruent chez les loueurs de quads et affolent la population par leurs exploits imbéciles, rodeos dans les rues du village ou sur les plages magnifiques, tels des aventuriers miteux. Parfois un ou deux se tuent, mais ça ne suffit pas à les calmer. Gars et filles hurlent, boivent des grandes bières ou du rhum, balancent cannettes et gobelets, papier alu et sachets plastique à qui mieux mieux le long de l’océan. Enfin libres, ils sont au paradis et nous font vivre l’enfer. Certes, le nouveau maire a pris des décisions, fait voter des lois, plus de bruit, plus de vitesse, plus de saletés sur les plages… c’est tout à son honneur, sauf que…. Il n’y a rien de changé.

Dans notre quartier, Las Ballenas, si prisé par ces aventuriers miteux, une idée a germé et des panneaux ont vu le jour, propres, beaux, nets, précis, ils reprennent la globalité des termes du maire. Participation financière des riverains et beaucoup de dons de soi de certains (encore merci Alain et Valentina), les panneaux ont été fixés aux point stratégique…. Deux jours plus tard, ils sont barbouillés de peinture rouge… A noter que notre quartier, notre chemin est à l’image de Las Terrenas, de notre Las Terrenas. Y vivent en bonne entente des dominicains, des italiens, des français, des espagnols, des russes… et tout ce beau petit monde aspire à une seule chose, vivre en paix et profiter de ce merveilleux pays. Apparemment d’autres en ont décidé autrement…. Du coup, certains ont pris la décision de se réfugier dans d’autres quartiers, plus loin, plus calme, et c’est dommage.

Et, vous les donneurs de leçons à deux balles, inutile de nous dire ‘’on est chez eux’’, on est sur terre, on subit les mêmes merdes, les mêmes fléaux, les mêmes pandémies, les mêmes ouragans et les mêmes injustices alors essayons au moins de vivre en harmonie…. C’est sur, harmonie ne figure pas dans le vocabulaire de tout le monde…. Et ça c’est plus que dommage.

 

Coup d’gueule, encore….

En fait il y a deux trucs qui m’ont énervé hier soir dont l’un vraiment beaucoup…

Récapitulons, je viens de perdre un de mes chiens, un véritable déchirement qui me laisse dévastée… C’est pas le meilleur moment pour m’emmerder…On est en pleine crise sanitaire, on ne parle que de ça ici, ailleurs, dans le monde, on compte les malades, les morts, ça augmente, ça ne s’arrange pas….le pays soit disant est à l’agonie, les gens ne peuvent plus se nourrir, il y a des fermetures, etc… Et malgré tout ça, depuis le début du malaise, une bande d’abrutis hystériques et visiblement contents de leur sort s’obstine à me pourrir la vie du vendredi au dimanche à quelques mètres de chez moi, oui je dis bien chez moi, ce sera le sujet du second truc qui m’a énervée, très énervée…. Hier c’était le bouquet, abrutis à gauche et abrutis à droite… , ils sont nombreux, la semaine dernière on en dénombrait 17 dans la même maison, à quelques mètres de chez moi, automatiquement c’est à celui qui parlera le plus fort pour se faire entendre, il y a une ribambelle de gamins aussi, éduqués pareil que les grands et même des drôles de chiens qui émettent de drôles de bruits…. Ils arrivent sur le coup des 3 h, s’installent autour de la piscine, boivent des grandes bières les pieds dans l’eau, s’éclaboussent, ça fait rire les filles, se jettent à l’eau, ça crie, ça boit des grandes bières, puis du rhum avec les grandes bières, on monte le son, alors on parle encore plus fort et les gosses excités hurlent de plus belle et les chiens aussi et du coup, mes chiens aussi… Et ça dure, ça dure, de plus en plus fort jusqu’à pas d’heure…. En vrai, j’ai déjà appelé les flics, pas pour les voisins directs, car malgré tout moi j’ai du respect et je me dis que bof c’est pas si grave, mais pour les autres abrutis un peu plus loin de l’autre côté si et les flics sont venus et les abrutis ont cessé leur bordel…. Mais je vis avec un zen man que rien ne dérange, il comprend tout, accepte tout, il faut dire qu’après 36 ans de vie ici, il a bien saisi l’histoire… et je ne veux pas en plus me battre avec lui. Bref, hier c’était chaud, j’étais mal dans ma peau et ce fut difficile de supporter alors je me suis permis de poster un petit mot disant qu’en fait ici j’étais chez moi et que eux leur chez eux c’était la capitale….

Ben oui quoi, je vis ici depuis 17 ans, ai construit ma maison, paye mes impôts, aidé de pauvres gens ; j’emploie des dominicains que j’apprécie énormément pour leur dévouement et leur débrouillardise et de plus j’ai adopté, par conviction la nationalité dominicaine, il y a 14 ans…. Alors j’estime avoir le droit de dire que je suis chez moi et avoir le droit d’être respectée…

Et bien figurez-vous qu’un français qui se reconnaitra, un français à qui j’ai tendu la main mais qui a craché dedans…. s’est permis à son tour de publier mon post en ces termes… ‘’Une française a osé dire  que ….. je crois que je vais le poster sur les réseaux dominicains…’’ Non mais allo quoi, il veut quoi que l’on me flagelle, qu’on me lapide parce que je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas…. Bon, courageux comme pas deux, il a retiré son post après, quand même quelques réponses explicites, genre ‘’non elle a osé, c’est un cauchemar’’…

C’est bien triste tout ça. Subir le manque d’éducation criant et le racisme avéré de quelques individus qui, soit dit en passant, gênent de la même manière leurs compatriotes. Ils ont 18, 25 ans, fils à papa ou juste débiles profonds, font du bruit avec leurs mobylettes, leurs quads, leur musique, derapent sur les graviers à toute allure, klaxonnent et pourrissent le temps d’un week-end la quiétude de tout un village, dominicains et étrangers confondus. Et, en plus se faire traiter de tous les noms d’oiseaux par des individus bien français, en mal de notoriété. Un peu trop du coup.

Il est 7h46 et les abrutis de droite ont repris du service. Une belle journée qui s’annonce. Au fait pour ceux qui n’ont pas de zen man à la maison, police 809 240 6022 , parfois ça marche. Je sais que nous sommes nombreux, pleins, à en avoir plus qu’assez de ce manque de respect. On n’est pas chez ces dingos, on partage notre vie ici avec des gens respectueux qui pâtissent eux aussi de ce laisser faire désinvolte d’une bande de petits merdeux gâtés-pourris.

Petit ajout très instructif …. »Ce n’est pas une question d’être dominicain ou français ou martien. C’est une question de loi DOMINICAINE. La loi est pour tous. Cette loi porte le numéro 287-04. Tout le monde est sensé s’y plier. Et si notre charmante et serviable police ne fait pas son boulot, vous pouvez toujours appeler le 311 (j’ai bien écrit 311, pas 911). Ils ont aussi un site web. »

Ils n’ont rien compris ou bien…

Blogeuse globe-trotter, Olympia a choisi de poser ses valises à Las Galeras, elle vous raconte son village dans son blog  https://olympiaonboard.com/

Comme beaucoup de monde, d’ici ou d’ailleurs, on était au rendez-vous, hier dimanche, pile poil, prêts à s’émerveiller devant notre petit (ou grand) écran. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que la télévision française nous fait l’honneur d’un reportage, rien que pour nous. Las Galeras. Tout au bout du bout de la péninsule de Samana, quand la route s’arrête là où commence la plage et qu’elle vient buter contre l’océan, on est arrivé au bout du monde, on est arrivé à Las Galeras, jolie petite bourgade toute en douceur. Délicieux village authentique, Las Galeras est encore épargné par le tourisme de masse, même si, depuis quelques années, il a le vent en poupe et se développe à petits pas. Hôtels et restos de qualité fleurissent çà et là, tout comme les centres sportifs, équitation, plongée…. Il faut dire que cet endroit est bourré de charme. Situé à l’écart du monde, à une vingtaine de kilomètres de Samana, on y arrive par une route qui a connu des jours meilleurs mais qui traverse de superbes paysages, océan sauvage ou tranquille, végétation tropicale et adorables hameaux hauts en couleurs composés de quelques maisons flanquées de cocotiers. Son atout charme, ses longues plages de sable blanc aux eaux limpides, véritables toiles de maîtres peintes dans des tons délicats de verts, de bleus, d’or où paressent, indolentes, quelques barques de pêche typiques. Délicieux havre de paix, Las Galeras ressemble fort à un paradis exotique propice à la nonchalance et à la douceur de vivre.

Voilà ce que l’on s’attendait à découvrir et, franchement, il faut être un peu tordu ou totalement hermétique à la beauté pour être passé à côté. Je ne suis pas la seule à déplorer ce simili-reportage, cette mascarade bourrée de clichés négatifs largement teintés de gros mensonges…. Et, je me demande ce qu’en retiennent les intervenants parfois fort sympathiques…. Il n’y a été pratiquement question que de gros sous…. ‘’On est arrivé avec 180 000 euros, toutes nos économies y sont passées… l’école des enfants, c’est de l’argent… le lycée de la capitale, faut oublier… les courses…. 3 heures pour y arriver et c’est cher, on a fait construire notre maison grâce à l’argent des touristes… et j’en passe et des meilleures’’ ‘’Il n’y a pas d’hôpital….heu en France non plus, les villages de 3000 habitants n’ont pas d’hôpital, ni de lycée pour leurs mômes…Il faut surveiller car les gens fraudent… mais, je suis sur place pour traquer …. ceux qui touchent indûment une pension…. Allons allons’’

Las Galeras c’est tellement pas ça, tellement pas que ça, et si certains ont mal calculé leur capacité d’insertion, s’ils se sont fait des illusions sur leur économies, s’ils ont oublié qu’ils avaient des enfants et que, ben non, ici on n’est pas en France mais en République Dominicaine et que l’éducation française, du coup ça a obligatoirement un prix… il ne faut s’en prendre qu’à eux. A Las Galeras, il y a tellement de gens contents de leurs sorts… tellement d’échanges fraternels entre dominicains et résidents, tellement de bonheur partagé… Le reportage est passe à côté, a boudé toutes les jolies choses de la vie d’ici et n’a retenu que de sombres histoires malsaines…. En fait messieurs les journalistes, les producteurs à sensations, mieux vaut continuer à nous ignorer, ça nous fait moins mal au cœur…

Juste un p’tit clin d’oeil, une mise au point….

Ouf, Dorian nous boude, enfin j’espère, les dernières projections l’imaginent plus loin de nos côtes….. Et c’est tant mieux. Quelques gouttes viendront peut-être nous mouiller le bout du nez et une brise rebelle décoiffer notre brushing, pas grave.

Et, contrairement à ce que certains peuvent penser ou se plaisent à penser, loin de moi l’envie de polémiquer, d’effrayer….. Ca m’énerve……C’est quoi cette idée stupide. Si l’on prend la peine de lire mes mots…. d’accord encore faut-il les comprendre….. on se rend vite compte qu’ils n’ont comme seul but que de vous tenir au courant…. Alors c’est sûr, le marché touristique à LT étant ce qu’il est, les restaurateurs montent sur leurs grands chevaux dès que l’on ose effleurer l’idée que peut-être il se trouve que nous sommes en période cyclonique et que peut-être c’est possible que LT soit  sur le passage d’un phénomène bougon…. Mais c’est comme ça les amis, nous sommes tous dans le bain et même si nous n’avons pas d’affaires à faire tourner coûte que coûte, nous avons un toit à préserver et pour  l’avoir vécu à plusieurs reprises en 21 années de Caraibes, promis, il vaut mieux prévenir que guérir. Et c’est pour cette raison que loin d’affoler les badauds, je continuerai d’informer les nombreuses personnes qui me font confiance et qui trouvent peut-être plus simple de se balader entre mes lignes que de se plonger sur un site rébarbatif.

Et ……si je vous gêne….. bah c’est la même……

Quand ça veut pas, ça veut pas. Tribulations dramato-comiques, renouvellement (ou pas) du permis de conduire…

Bientôt 16 ans que je vis en République Dominicaine. Côté papiers, pas de problèmes, grâce à mon défunt mari, très méticuleux et hyper organisé, je suis franco-dominicaine depuis 2007.Donc, gracias Dios, plus de soucis de cedula temporaire, puis temporaire définitive pas définitive du tout, plus de problème de résidence tout aussi pas définitive que la cédula définitive pas définitive du tout. Non, je suis dominicaine, point barre et quand, au bout de 10 ans, il me faut renouveler le petit bout de plastique qui atteste de ma nationalité, c’est ici, tout près de chez moi, sans visite médicale, sans pesos à débourser, sans rien…. Le rêve quoi.

Là où ça se complique en ce qui me concerne, c’est au niveau de ma licencia de conducir, mon permis de conduire donc. Bien sûr, toujours sous l’impulsion de mon défunt mari méticuleux et super organisé, j’ai le précieux sésame…. sauf que depuis qu’il n’est plus là, l’idée de m’occuper de ces vétilles ne m’a même pas abordée. C’est un post sur Facebook d’un vieux de la vieille de LT (coucou Laurent) qui m’a alerté. La semaine passée, il s’est fait contrôler et verbaliser sans raison apparente par des zélés de l’Amet en fonction à LT. Waouh, si on te cherche les poux dans la tête alors que tu as tous tes papiers et sans reproche…. Voyons où en suis-je…. Assurance OK, carte grise OK, marbet OK, permis….. aie…. Il a expiré en 2012 !!!!

Mais, comme je suis une grande chanceuse, le maire du village, le bel Alexis dont on peut savourer la délicieuse bobine sur les grands camions blancs des poubelles, celui qui, ne reculant devant aucun effort pour le bien de ses brebis terrénériennes a donné le premier coup de pioche pour l’élaboration d’une gigantesque porte d’entrée dans le village, indispensable, vous en conviendrez, celui qui ne se soucie pas vraiment de voir les rues de son village mises mal par les pluies incessantes…. Je ne vous parle pas du cloaque qui nous sert de chemin pour arriver jusqu’à notre château de feuilles…. Des mares géantes, presque des lacs et un revêtement de boue glissante et puante, impossible de se rendre à la plage à pieds, on risque de se rompre le cou à chaque pas tant ça glisse et dérape et que la boue s’invite entre les doigts de pieds…. L’horreur…. Mais bon, donc, ce bel Alexis a eu la délicieuse idée de convier le camion des permis de conduire dans la cour de sa mairie la semaine dernière. Bien résolue à me « mettre en règle », j’ai bien lu toutes les consignes pour le renouvellement de mon permis. En prem’s se rendre à la Banreservas pour payer les 2500 d’impôts…. Fait, sauf que comme mon permis avait dépassé la date de plus de 6 ans je n’ai pas payé 2500 mais 5600 pesos….. Puis demander un « certificat de bonne conduite » via Internet. Rapide, efficace, 600 pesos et le tour est joué. Copie de la cedula et hop direction le camion….. Sauf que…. Ben non, au-delà de 3 ans de retard, ce n’est plus de leur compétence. ? Il faut se rendre à la capitale à l’INTRANT(Institut national de transito y transporte terrestre)….. Pffff merde alors. Mais bon, allons-y. Je réserve mon taxi pour mardi matin 8 heures,( 9500 pesos). Fey, le conducteur, un amour de bonhomme connait Santo Domingo comme sa poche et me conduit, les doigts dans le nez jusqu’à destination.

Check. J’ai payé les impôts OK, pas payé le nouvel impôt concernant la charla, j’y vais 550 pesos…. Puis je me tape un cours magistral, la fameuse charla de education vial, à mourir d’ennui… une jeune femme nous parle pendant 1 heure, ordinateur à l’appui des règles de bonne conduite au volant, genre faut pas téléphoner, faut pas ouvrir sa fenêtre si un étranger vous apostrophe, faut partir de la maison en y laissant ses soucis et le sourire aux lèvres (mais si….), faut laisser passer les ambulances, et attacher sa ceinture et ne pas rouler sous l’emprise de l’alcool….. bref c’est terrible. Sortie de là, mon certificat en main, direction l’enregistrement qui sera suivi d’une prise de sang et d’un test de vision puis de la photo et de la signature électronique avant de recevoir le nouveau permis valable 4 ans. Sauf que……. A l’enregistrement, stupéfaction, ils ne trouvent pas trace de mon ancien permis…… C’était un FAUX ! Non!!!!! c’est trop d’un coup. Faut tout recommencer. 2 options ou transformer à nouveau le permis français en dominicain, le parcours du combattant, qui passe par l’Ambassade puis la chancellerie, puis à nouveau la Banreserva avant de refranchir les portes de l’INTRAN et de refaire tout ce que j’ai fait hier…… ou retourner sur les bancs de l’école de conduite à Nagua…… Je craque !!!!!

Ou alors je vends mon auto et je marche à pieds ! En attendant, direction Le National où, pour me remonter le moral, je fais le plein d’artichauts et de nonosses pour mes BB.

Et le permis, ben il attendra.

Las Terrenas se mobilise….

Et dire qu’aujourd’hui je voulais vous raconter Las Terrenas en été….. ben ce sera pour une autre fois. Une terrible tragédie secoue notre village et bouleverse les amoureux des chiens. C’est reparti pour un tour, depuis quelques jours, quelques semaines, un ou des individus, ignobles et décérébrés prennent un malin plaisir à empoisonner nos chiens. Non, pas seulement les chiens des rues ou de la plage. Ces êtres abjects, déchets de la société balancent, sans vergogne des boulettes de viande empoisonnée chez les particuliers, dans leur jardin, sur leur terrasse, leur patio. Difficile de faire le bilan, mais on parle de dizaines de chiens morts dans d’horribles souffrances. Et parmi eux, une perte qui m’a profondément affectée. Falco, un adorable berger allemand, doux, obéissant, superbe. Loin de batifoler dans les rues du village, il passait sa vie, heureux, en compagnie de ses maîtres aimants qui aujourd’hui sont bouleversés. Coquin, gourmand, il s’est jeté sur la douceur empoisonnée qu’une saloperie a jeté dans son jardin.

Le poison incriminé est le terrible Tres Pasitos. Interdit de vente, pratiquement dans le monde entier dont ici en Rep. Dom, on en trouve à tous les coins de rue, dans les colmados ou auprès de marchands ambulants. Fabriqué en République Dominicaine, c’est le tueur numéro 1 de tous ce qui est rats ou souris, mais pas que, il est imparable en cas de suicide ou….. d’assassinat déguisé en mort lente. Et, bien sûr aucun ou très peu de nos amis à 4 pattes peuvent y survivre. Le Tres Pasitos bloque immédiatement ou peu à peu, selon la dose le système respiratoire. L’animal contaminé se met à saliver excessivement, devient nerveux, essaie de respirer, vomit, saigne, le cœur souffre, l’abdomen se gonfle de façon disproportionné, il se paralyse, tombe dans le coma, meurt dans d’horribles souffrances….. Si par chance extraordinaire il en réchappe, il en gardera de terribles séquelles. Premier réflexe, appeler d’urgence un vétérinaire professionnel, Enrique, Elias ou Lucylou par exemple et, en attendant sa venue, faire boire à votre animal de l’huile de cuisine. Le vétérinaire, seul capable d’en déterminer la dose qui en cas d’erreur peut aussi être fatale,  lui administrera de l’Atropina en intraveineuse…..

Sous l’égide l’Elisabetta Copetti, grande amie des animaux et de bien d’autres personnes touchées au plus profond de leur cœur, une plainte a été déposée à la police. Manquait l’élément principal, le fiscal. Lundi matin 6 août, à 9 heures, une plainte définitive sera déposée au cartel de la police en présence du fiscal. Tous les amoureux des chiens ou les détenteurs d’informations susceptibles d’étayer cette plainte ou de fournir une piste sur le ou les agresseurs sont les bienvenus.

Il faut absolument agir au plus vite pour que cette vermine arrête de s’en prendre à nos plus fidèles compagnons. L’individu aussi pourri soit-il a une famille, des voisins, des amis …. enfin, ça, ça m’étonnerait car quand on est capable d’agir ainsi et de s’acharner de la sorte sur des animaux, on n’ a sûrement pas d’amis….. Vous le cotoyez peut-être chaque jour, alors, s’il vous plaît, aidez-nous à le démasquer. S’il n’en tenait qu’à moi, je lui ferais bouffer son Tres pasitos, chaque jour jusqu’à ce qu’il en crève mais c’est juste un rêve en fait….selon une jolie phrase chipée à Animadog : « Aux enfoirés assassins… piqure de rappel: La peine peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et/ou jusqu’à 75 000 USD d’amende » .

Une grosse pensée pour tous les toutous sacrifiés à l’autel de la cruauté et de la connerie, à leurs maîtres éplorés et surtout à René et Nadia….. à Falco.

J’dis ça, j’dis rien.

Mais quand même, il y a peut-être quelque chose à revoir au niveau de l’égalité des droits dans ce pays que j’adore. Il y a peu de temps, et je ne veux surtout pas remuer le couteau dans la plaie, des hommes armés ont créé le scandale en démolissant comme des fous furieux, à coup de haches et de tronçonneuses, kiosques et autres délicieux havres de paix sur la plage sous prétexte des fameux 60 mètres…. Et là, comme un furoncle au milieu de la figure, comme des furoncles au milieu de la figure, poussent çà et là sur les vastes plages désertes de Limon, Portillo et j’en passe, sur le sable tout au bord de l’eau, de belles demeures de rêve. Belles, oui, on peut le dire, une architecture chiadée, baies vitrées, toit en tôle, ameublement soigné…. Pour accéder à ces charmantes maisons de plage, des petits ponts ont été dressés sur les cours d’eau environnants et, de part et d’autres des gardiens interdisent l’accès aux riverains, promeneurs, touristes….. Mais c’est quoi l’histoire ? Ah oui…. Les Survivors, la manne financière du village, voire du pays…. Polluer le paysage marin, abandonner leurs détritus de partout, déranger tortues et autres animaux marins ne leur suffit plus. Ils s’installent au bord de l’océan. Sans honte et sans personne pour les en empêcher, ils construisent en sifflotant un charmant petit village les pieds dans l’eau et interdisent le passage le long de la mer à quiconque ne fait pas partie de leur bande. Bon, j’dis ça…. J’dis rien……

Coup d’gueule, ça faisait longtemps!

Mais comment ils faisaient avant ?

Depuis quelques jours, c’est reparti, des gens, inconnus ou moins se remettent à déblatérer sur Las Terrenas et ses habitants via les réseaux sociaux. Des qui n’ont pas su s’intégrer, des qui, imbéciles se sont faits avoir, des jaloux, des qui s’emmerdent dans leur vie de tous les jours…..Mais comment faisaient-ils avant pour cracher leur venin ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Sachant que quand on a un problème, il vaut mieux l’extérioriser, je vous raconte pas avant, avant Facebook, Twitter et autres. Je les imagine, je les vois tous ces grands défendeurs de l’humanité, derrière leur écran, tapant frénétiquement sur leur petit clavier des mots méchants, bourrés de fautes d’orthographe. C’est que, absorbés par leur tâche de démolition, ils en oublient leur français. Pas toujours facile, à travers leur diatribe aux mots écorchés de les suivre et de savoir qui est l’escroc, le voleur, le volé…. Mais, enfin, ils se soulagent, ça leur fait du bien et, c’est le cœur soulagé et l’esprit tranquille qu’ils pourront sortir dans la rue, sourire à ceux qu’ils viennent de démolir. Ben oui tiens, les mots écorchés crachés sur les réseaux sociaux, c’est pas vraiment pour de vrai, alors on peut se lâcher et faire comme si……

C’est tellement triste tout ça, moi qui ne suis heureuse qu’au milieu de gens heureux, qui apprécie la joliesse dans tout ce qui m’entoure, qui m’extasie devant une fleur rescapée d’un ouragan, devant un chien malade sauvé par un vétérinaire courageux, une petite chatte mignonne adoptée par une gentille dame, qui m’illumine à la vue d’un couple amoureux, d’une mer tranquille et d’un ciel bleu. J’ai du mal à comprendre cet acharnement de méchanceté. Alors, pour échapper à ce monde vénéneux qui prend un malin plaisir à démolir, je ferme les yeux, je ferme ma porte et je passe de longs moments bénis au milieu de ma petite troupe à quatre pattes, loin de la pollution des humains en folie. Et quand mes yeux tombent sur ces dialogues merdiques qui polluent ce qui ne devrait servir qu’à séduire, je tourne la page et je cherche des images plus douces. Et j’en trouve car au fond, il y a aussi plein de gens positifs et amoureux de la vie. Merci à eux.Toute ressemblance avec un agent immobilier vivant entre Juan Dolio et Punta Cana ne pourrait être que fortuite. 

Un orage tropical….

Pour tous ceux qui vivent loin de nous, ça impressionne. D’ailleurs, avouons-le, c’est impressionnant. Une pluie drue qui s’affirme haut et fort, loin de la petite bruine pernicieuse qui peut perturber les journées d’automne. Et puis, l’orage, furibond, des éclairs et des coups de tonnerre de folie qui peuvent exploser un cocotier. Si c’est tout près de chez vous, ça fiche les chocottes . Et bien, ce matin, en cette avant-veille du 1er juin, date officielle de la période cyclonique sous nos tropiques, nous avons eu droit à l’un des tous premiers orage tropical de la saison. Je ne vous parle pas de l’état psychologique des mes chiens, terrorisés. A tel point que j’ai du interrompre toute activité domestique pour m’asseoir sur la banquette et les prendre tous, ou presque sur mes genoux. C’est bien une maman.

Mais le but de ce petit post n’est pas de vous attendrir devant l’amour d’une maman-humain pour ses chiens. Non, ce qui m’énerve c’est juste qu’il a plu fort, c’est vrai, mais pas très longtemps et pas plus fort que d’autres fois. Et pourtant, cette heure de pluie à suffit à semer la pagaille, de nouveau, dans le village. J’ignore au moment où je partage ces réflexions avec vous si il y a eu de graves dommages. J’espère que pour tout le monde, et surtout les plus démunis, ça va aller. Mais, quoi qu’il en soit, les images que j’ai vues (malheureusement) dénote d’un problème ardu qui n’est en aucun cas dû à l’intensité des intempéries mais bien au réseau d’évacuation des eaux et à l’éternel problème du rio séparant les deux rives de Las Terrenas. Certes, le rio est de nouveau largement sorti de son lit pour s’étaler sur la calle Carmen entre le bateau et le pont d’Abundio et plus généralement le long de chacun de ses bords. Mais, à Hoyo Cacao, là où je possède toujours mon terrain, la rue bordant Luz y Fuerza ressemblait à un torrent en furie. Jamais vu ça, de mémoire de terrenarien. Là, pas de débordement de rio, il n’y en a pas. Juste un problème d’écoulement. Et, dans le village, je ne vous parle pas de l’odeur, si vous voyez ce que je veux dire.

Il y a une semaine exactement, le maire du village mobilisait la police pour dégager les trottoirs des quelques malheureux, mais tellement charmants occupants qui empiétaient sur le domaine public. Il ferait mieux de mobiliser ses troupes pour régler une fois pour toute le vaste problème des évacuations qui, lui, est une vraie plaie pour le village. Mais, c’est sûr, il s’agit là d’une opération plus difficile, plus salissante et moins photogénique. Et qui demande un minimum d’intelligence.

Ca c’est pour mon coup d’gueule. Je voudrais rassurer tous mes fidèles lecteurs qui ont envie de venir nous rendre visite. Un orage, une ondée tropicale sont des choses normales en cette saison. Au moment où je vous « parle », il fait un soleil radieux, les plantes de mon jardin sourient de toutes leurs feuilles et les petits oiseaux, ravis, s’égosillent dans un concert improvisé, accompagnés de leurs copines grenouilles. Un délicieux tintamarre qui me met le coeur en joie. Mis à part aux abords du rio turbulent, les plages sont belles et la mer est à 30*.  Ne vous fiez pas aux vilaines images qui défilent sur FB. Elles sont prises dans l’instant et ne reflètent pas une vérité qui dure. Ce matin, il a plu, hier et avant hier et le jour d’avant, il faisait un temps exceptionnel et cet après-midi, je vais vous laisser pour faire un petit plongeon dans ma piscine. A bientôt.