Coup d’gueule‘’Douce’’ inquiétude, véritable réflexion…

Depuis quelques mois, le village ressemble à une vilaine ruche en effervescence, un terrifiant chantier a ciel ouvert…

Certes en 20 ans, j’ai vu le village changer petit à petit, pléthores de maisons individuelles airbnb ont envahi les zones autrefois calmes et isolées. Toutes les zones. Venant se nicher, étroitement serrées les unes aux autres, histoire de rentabiliser… Mais cependant, aucune, vraiment ne faisaient tache dans le paysage, tout au plus impactant la vie des résidents habitués à leur douce tranquillité…

Mais là, pour le coup depuis quelques mois, c’est une véritable révolution. Les zones comme Ballenas ou Popy étant déjà surchargées de construction, c’est au centre du village que l’on s’attaque. Le moindre commerce qui ferme, la plus pauvre casita qui s’effondre et hop, vite on récupère l’endroit pour y bâtir un gros immeuble en béton bien moche. Il y en a partout. Supermarchés géants, mini centre commerciaux, immeubles de bureaux ou d’habitations. Idem à Bonita où seule la frange en front de mer est épargnée … pour le moment… Idem à Coson qui peu à peu perd de sa magnificence, encombrée par d’hideux blocs sans aucune classe. La question est de savoir qui va remplir toutes ces cages, qui va louer tous ces commerces, occuper tous ces bureaux… Les protagonistes, entrepreneurs, bâtisseurs ont, je l’espère pour eux, sondé le marché avant de nous envahir de toute cette laideur. Pas sûr.

Problème collatéral et pas des moindres, les rues du village, au demeurant étroites et largement encombrées de véhicules de toutes sortes deviennent le magnifique terrain de jeu d’innombrables énormes camions dégueulant de sable, de caliché, bourrés à bloc de blocks, de ferraille, de ciment, d’ouvriers, de brouettes et de materiels de toutes sortes… tellement énormes qu’ils ont bien du mal à circuler dans ces ruelles étroites et manoeuvrent à qui mieux mieux, d’avant en arrière pour tenter de prendre leurs virages generant d’insupportables embouteillages… il me semble que deux personnes au moins en ont perdu la vie…

Puis, il y a les projets. De véritables cataclysmes qui viendront définitivement défigurer les jolies plages de Bonita ou Portillo. Des idées sorties de cerveaux mégalos, pas le moins du monde adaptés à ce qui fut notre petit village.

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Depuis quelques jours une ‘’guerre’’ s’est déclarée à Portillo entre le club de kite, sérieux, réputé, attirant de nombreux sportifs amoureux d’un spot ravissant et les autorités interdisant aux moniteurs d’accéder à leur lieu de travail… beaucoup de touristes refoulés, eux aussi, dépités de ne pas pouvoir s’adonner à leur plaisir s’en sont allés vers d’autres lieux.

Ne sont-ils pas en train de tuer la poule aux œufs d’or ? Depuis quelques temps, Las Terrenas devenait l’endroit tendance, chic et bohême qui séduisait le plus grand nombre pour son petit côté discret, cocon douillet à l’abri des foules, des immeubles bétonnés et de la vulgarité des grands ensembles sans aucune âme… Jusqu’où va aller l’attrait de l’argent… J’ai peur pour ce petit village qui se développe trop vite, de facon anarchique sans aucun respect pour l’esthétisme, sans une once d’harmonie et sans souci des infrastructures. Dommage.

Coup d’gueule… le premier de l’année.

Inconscience criminelle.

D’accord c’était jour de fête, j’ai envie de dire LE jour de fête par excellence. D’accord toute la journée, le ciel était bleu, le soleil souriait de tous ses rayons, et, dans la maison voisine, l’alcool coulait à flot et mes innombrables voisins de gauche profitaient à fond de ces quelques heures de pré-folie. Ils étaient beaucoup pour le coup, des gosses (plein), des chiens (enfin je pense mais suis pas certaine que ce furent bien des aboiements, plutôt des cris de ratons hystériques…), des grands ( 8, 9, 14…) qui parlaient fort… ben oui, pas facile de s’entendre avec cette musique-bruit tonitruante. Mais, jusque là tout va bien. Depuis le temps que, régulièrement, cette troupe bruyante vient polluer nos vies, on est habitué et on fait avec.

Là où tout se gâte et où mon humeur vire au rouge, c’est quand, à minuit, lorsque tous les feux d’artifice de la plage et d’ailleurs dans les lomas en eurent fini avec leurs éclats tonitruants, déstabilisant voire débilisant nos pauvres toutous pétrifiés de peur, ces imbéciles de gauche, alcoolisés, hilares, timbrés… eurent l’incroyable audace idiote de tirer des pétards puis un vrai, long, gros feu d’artifice de leur jardin vers mon château de feuilles (20 m à tout casser). Ah c’était plutôt joli et les voisins de droite étaient ravis et applaudissaient à tout va. Mais notre petite famille, Mimi, Cheyenne, Charlie et moi (Tatoo et Léo étant hors service depuis longtemps, planqués sous les lits, les tapis, les couettes…), le museau levé vers la nuit, contemplions terrorisés ces fusées de couleurs s’éclater sur notre maison aux cheveux de pailles… Et ça a duré longtemps, à croire que toute la bande avait économisé l’année durant pour s’offrir ce plaisir coupable… Mais allo quoi, c’est pas parce que vous êtes nombreux, heureux, stupides et inconscients qu’il faut incendier la maison du voisin… Bon, j’avoue pour cette fois, rien de grave n’est arrivé. Mais ça aurait pu et l’on aurait eu l’air malin, nous sans cheveux sur le toit et vous les imbéciles heureux les yeux rivés sur notre château de feuilles en cendre.

Mais, à quoi bon parler, relater, épiloguer… l’année prochaine, les cinglés de la maison d’à côté, hilares, alcoolisés et totalement déconnectés de la réalité assisteront ravis à leur spectacle funeste au-dessus de notre château de feuilles.

A story that ends badly… or badly acquired never benefits.

If you see Mimi’s little jeep pass by, immediately stop all action, open your eyes wide and applaud with both hands.

And yes, in less time than it takes to say it, she left in the car. One ad, one hour, one buyer. Fixed price $ 4800, it’s no secret, it was written on my post… He came, nice, connoisseur, looked at everything, below, above, tried, liked, said OK but at this price … We discuss, we reflect and we also say OK. $ 3,800 will be… or rather 217,000 pesos. All in all, since we weren’t too keen on selling it, it’s not that bad.

As I am a very nice fanatic, I ask my mechanic who knows the little car by heart to come, meet the buyer, nice, knowledgeable and talk with him about the few transformations he is considering in the near future. Neither one nor two, Rafael arrives dare-dare, speaks, explains, I listen, translates… well yes, one does not speak Spanish and the other does not speak English, it’s not so easy when it comes to ‘is mechanical. But we’re doing pretty well and the deal is done.

Around 1 a.m., dring, it’s the friendly, connoisseur buyer who arrives with a mechanic buddy. Return to the car. It’s okay, it holds up. Head to the terrace where I prepared a mock bill of sale. No need for a lawyer, on the gray card of the small auto it is written motocicleta. A private deed is sufficient. We fill it in, we sign and the guy, nice and knowledgeable, drops me a bundle of banknotes, pesos, well tied up. I’m about to count when suddenly, in a tragedy, Leo my German Shepherd and Mimi’s little Tatoo kill each other … I’m alone with them. I drop the wad of cash, run, shout, push Leo, grab Tatoo, a bite, bloody hand and rather broken little finger on my right hand. I wrap my hand in absorbent paper, go back to the negotiating table and shaking like a leaf, barely able to speak, blood tasting everywhere and Tatoo still in my arms I tell the nice guy, geek ‘I can you trust, not the courage to recount  ». No problem, he told me, I counted three times. Ok, here are the keys and thank you and good luck etc, etc …

Except later when I finally count the wad of cash. Amazement, 100,000 pesos are missing. And yes, 117,000 instead of 217,000…. Strange no. I count and recount and recount. I join the nice guy, connoisseur…. He doesn’t want to hear anything and scoffs at me that I just had to recount. He is not wrong but seeing the scene, I am still entitled to extenuating circumstances or else. I don’t raise my voice, explain to him that maybe he was wrong. The guy not so nice but surely connoisseur will not let me say a word … he is honest and all and all. And how could he know I wasn’t going to count….

Except, stupid for the cost but not that much, I remade the script. 117000 strange anyway.

The guy arrives with a kid bundle, if I had counted, damn 117000 instead of 217000….  » Oh excuse me it’s a mistake, I was wrong sum all in impatience to get the car back but wait, I’m running to get the rest and I’ll come back…  » He didn’t even have time to tell me his story, I got into trouble on my own … thank you my dogs but at the same time, I prefer myself to be ripped off 100,000 pesos and that my two loves are whole.

In any case, if you see Mimi’s little car passing by with a guy at the wheel who looks nice, but just looks, and his dog, don’t be fooled, he is formidable but above all applaud, he is very strong. And if you want a name, I’ll give it to you, just ask.

Una historia que termina mal… o mal adquirida nunca se beneficia.

Si ve pasar el pequeño jeep de Mimi, detenga inmediatamente toda acción, abra bien los ojos y aplauda con ambas manos.

Y sí, en menos tiempo del que se tarda en decirlo, se fue en el coche. Un anuncio, una hora, un comprador. Precio fijo $ 4800, no es ningún secreto, estaba escrito en mi publicación … Vino, simpático, conocedor, miró todo, abajo, arriba, probó, me gustó, dijo OK pero a este precio … Discutimos, reflexionamos y también decir ok. $ 3,800 serán… o mejor dicho 217,000 pesos. En general, como no estábamos muy interesados ​​en venderlo, no está tan mal.

Como soy muy simpático, le pido a mi mecánico que se sabe de memoria el cochecito que vendrá, conocer al comprador, simpático, conocedor y hablar con él sobre las pocas transformaciones que está considerando en un futuro próximo. Ni uno ni dos, Rafael llega atrevete, habla, explica, escucho, traduce… bueno sí, uno no habla español y el otro no habla inglés, no es tan fácil cuando se trata de ‘es mecánico. Pero lo estamos haciendo bastante bien y el trato está hecho.

Alrededor de la 1 a.m., dring, es el comprador amigable y conocedor que llega con un compañero mecánico. Regrese al auto. Está bien, aguanta. Dirígete a la terraza donde preparé una factura de venta . No hace falta abogado, en la cartulina gris del cochecito está escrito motocicleta. Una escritura privada es suficiente. Lo rellenamos, firmamos y el tipo, simpático y conocedor, me deja un fajo de billetes, pesos, bien atado. Estoy a punto de contar cuando de repente, en una tragedia, Leo mi pastor alemán y el pequeño Tatoo de Mimi se matan … Estoy solo con ellos. Dejo caer el fajo de billetes, corro, grito, empujo a Leo, agarro a Tatoo, un mordisco, mi mano sangra y el dedo meñique de mi mano derecha bastante roto. Envuelvo mi mano en papel absorbente, vuelvo a la mesa de negociaciones y tiemblo como una hoja, apenas puedo hablar, la sangre sabe por todas partes y Tatoo todavía en mis brazos le digo al buen chico, geek ‘puedo confiar, no el coraje contar  ». No hay problema, me dijo, conté tres veces. Ok, aquí están las claves y gracias y buena suerte, etc, etc …

Excepto más tarde, cuando finalmente cuento el fajo de billetes. Asombro, faltan 100.000 pesos. Y sí, 117.000 en lugar de 217.000…. Extraño no. Cuento y cuento y cuento. Me uno al buen chico, conocedor…. No quiere escuchar nada y se burla de mí porque tenía que contarlo. No se equivoca, pero al ver la escena, todavía tengo derecho a circunstancias atenuantes o de lo contrario. No levanto la voz, le explico que tal vez estaba equivocado. El chico no tan simpático pero seguramente conocedor no me dejará decir una palabra … es honesto y todo y todo. ¿Y cómo podía saber que no iba a contar…?

Excepto, estúpido por el costo pero no tanto, rehice el guión. 117000 extraño de todos modos.

El tipo llega con un paquete de niños, si hubiera contado, malditos 117000 en lugar de 217000 …  » Oh, disculpe, es un error, estaba equivocado y estaba impaciente por recuperar el auto, pero espera, estoy corriendo para conseguir el resto y vuelvo …  » Ni siquiera tuvo tiempo de contarme su historia, me metí en líos por mi cuenta … gracias mis perros pero al mismo tiempo prefiero que me desgarren de 100.000 pesos y que mis dos amores estén enteros.

Une histoire qui finit mal… ou, bien mal acquis ne profite jamais.

Si vous voyez passer la petite jeepete de Mimi, cessez aussitôt toute action, ouvrez grand les yeux et applaudissez des deux mains.

Et oui, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle est partie la p’tite auto. Une annonce, une heure, un acheteur. Prix fixe 4800 $, ce n’est pas un secret, c’était écrit sur mon post… Il est venu, sympa, connaisseur, a tout regardé, dessous, dessus, a essayé, a aimé, a dit OK mais à ce prix… on discute, on réfléchit et nous aussi on dit OK. 3800 $ ce sera… ou plutôt 217000 pesos. Tout compte fait comme nous n’étions pas vraiment chauds pour la vendre, c’est pas si mal.

Comme je suis une inconditionnelle gentille, je demande à mon mecano qui connait la p’tite auto par cœur de venir, rencontrer l’acheteur, sympa, connaisseur et parler avec lui des quelques transformations qu’il envisage dans un futur proche. Ni une, ni deux, Rafael arrive dare-dare, parle, explique, j’écoute, traduit… ben oui, l’un ne parle pas espagnol et l’autre ne parle pas anglais, c’est pas si simple quand il s’agit de mécanique. Mais on s’en sort pas trop mal et l’affaire est conclue.

Vers 1h, dring, c’est l’acheteur, sympa, connaisseur qui arrive avec un pote mecano. Re-tour de la p’tite auto. C’est bon, elle tient la route. Direction la terrasse où j’ai préparé un simili acte de vente. Pas besoin d’avocat, sur la carte grise de la p’tite auto, il est écrit motocicleta. Un acte sous seing privé suffit. On remplit, on signe et le gars, sympa et connaisseur me dépose une liasse de billets, des pesos, bien ficelée. Je m’apprête à compter quand soudain drame, Leo mon berger allemand et Tatoo le p’tit de Mimi s’entretuent… Je suis seule avec eux. Je lâche la liasse de billets, court, crie, pousse Leo, attrape Tatoo, une morsure, la main en sang et le petit doigt de la main droite plutôt cassé. J’enroule ma main dans du papier absorbant, retourne à la table des négociations et tremblant comme une feuille, pouvant à peine parler, le sang goûtant de partout et Tatoo toujours dans les bras je dis au gars sympa, connaisseur ‘’je peux vous faire confiance, pas le courage de recompter’’. Pas de problème me dit-il j’ai compté trois fois. Bon OK, voici les clés et merci et bonne chance etc, etc…

Sauf que plus tard lorsque je compte finalement la liasse de billets. Stupéfaction, il manque 100 000 pesos. Et oui, 117 000 au lieu de 217 000…. Etrange non. Je compte et recompte et re-recompte. Je joins le type sympa, connaisseur…. Il ne veut rien entendre et me dit goguenard que je n’avais qu’à recompter. Il n’a pas tort mais vu la scène, j’ai quand même droit à des circonstances atténuantes ou bien. Je ne hausse pas le ton, lui explique que peut-être il s’est trompé. Le gars pas si sympa mais surement connaisseur ne me laisse plus placer un mot… il est honnête et tout et tout. Et comment pouvait-il savoir que je n’allais pas compter….

Sauf que, idiote pour le coût mais pas tant que ça, j’ai refait le scenario. 117000 étrange quand même.

Le gars arrive avec une sacoche, dans la sacoche, à coup sûr 2 grosses liasses, une de 117 000 et l autre de 100 000. Il en sort une, attend et devant ma bêtise de ne pas vouloir recompter s’empresse de ne pas sortir la seconde. Il a vite compris en voyant mon état que c’était tout bon pour lui. Je me suis mise dans la merde toute seule… merci mes chiens mais en même temps, je préfère m’être fait arnaquer de 100000 pesos et que mes deux amours soient entiers.

En tout cas si vous voyez passer la p’tite auto de Mimi avec au volant un type à l’air sympa, mais juste l’air, et son chien, ne vous y fiez pas, il est redoutable mais surtout applaudissez, il est très fort. Et si vous voulez un nom, je vous le donne, suffit de demander.

Indigo…?

A l’origine, la couleur indigo s’obtient à partir de l’indigotier. … Aujourd’hui, elle est souvent fabriquée à partir d’un mélange de pigments bleus. Entre le piquant bleu persan et le doux bleu lavande, le bleu indigo tire légèrement sur le rouge.

Oui mais bon, l’indigo qui nous occupe aujourd’hui arbore une tout autre signification. Dans notre petit village sous les tropiques, Indigo est le joli nom de baptême choisi par Roland pour regrouper ses différentes activités. 5 ans déjà que ce personnage, charmant voire charismatique, amoureux des jolies choses et féru de musique a posé ses valises à Las Terrenas, bien décidé à profiter sans concession d’une retraite bien méritée. Sauf que c’était sans compter sur son insatiable envie de s’activer, de voir du monde, de s’investir. Une retraite plan-plan, les pieds dans le sable et le museau au soleil, très peu pour lui… Il y a deux ans, une opportunité s’offre à lui, une petite affaire sympa, sans prétention, ludique et peu contraignante, et, de surcroit, bien située face à la mer. La toute première pierre du groupe Indigo voyait le jour…

Le club de boules Indigo

Face à la belle Poppi, un charmant endroit, un brin de bric et de broc, un toit un peu fatigué, un jardin un peu effronté mais un super potentiel. Ni une ni deux, on remonte ses bras de chemise, on nettoie, on peint, on redonne belle allure à la superbe toiture de cana, on redresse les dessertes bancales, solidifie les chaises torturées, dessine trois séduisants terrains de pétanque, histoire d’offrir aux aficionados un club de boules où il fait bon vivre. L’indigo est devenu un endroit incontournable, un lieu chaleureux où l’on se retrouve chaque jour entre potes pour s’adonner sans modération aux douces activités de pétanque, de jeux de cartes et de farniente face à la mer. Soleil, nature, amitié, famille, bonne humeur, saine compétition, dès son ouverture, le club de boules de Roland a séduit le plus grand nombre, une clientèle hétéroclite aux dialogues ensoleillés et aux fou-rires qui fusent à tel point qu’il lui est tout bonnement impossible de s’octroyer un jour de repos dans la semaine.

Sous le charme de ce lieu, idéalement situé face à l’océan et à quelques encablures seulement du village et de ses commerces, Roland n’hésite pas une seconde quand le propriétaire des lieux lui propose de racheter l’intégralité de la vaste parcelle sur laquelle est niché son club de boules. Sur la parcelle, un immeuble quelque peu à l’abandon et une construction largement ouverte sur le jardin, un resto à l’origine.

La résidence Indigo

On re-retrousse ses bras de chemise et avec l’aide d’artisans locaux, l’immeuble se refait une jeunesse. Relooké et plus beau que jamais, il abrite désormais, 10 charmants studios spacieux, joliment agencés avec leur mignonne kitchenette et leur terrasse couverte face à Poppi.  

Admirablement située tout près du village et face à la plage, la résidence cosmopolite est devenue l’adresse très prisée de ces nouveaux travailleurs nomades français, italiens, canadiens…qui, depuis la crise sanitaire ont préféré s’expatrier dans une destination plus exotique pour changer d’air. Se réveiller face à la mer, répondre à ses mails à l’ombre d’un palmier tout en sirotant un jus de fruits frais, déambuler sur la plage ou dans les rues du village après une bonne journée de travail à la maison… Voilà à quoi ressemble le quotidien de ces heureux nomades numériques qui ont découvert un nouvel art de vivre au sein de cette résidence idéale.

La casa Shamballa

Et puis tant qu’à faire, quitte à ne plus se reposer, autant y aller franchement. Du coup, Roland a eu l’idée d’aménager sa belle villa personnelle, à 80 m de la plage et guère plus du village. Il y créé 5 studios tout équipés, creuse une seconde piscine et propose aux vacanciers chanceux un refuge dans un bel endroit, la casa Shamballa ce qui, tout simplement signifie en sanskrit ‘lieu du bonheur paisible’’… tout un programme en délicatesse.

Indigo Club

Enfin, dernier né et dernière pierre à l’édifice du groupe Indigo, l’Indigo Club. Il a vu le jour il y a quelques mois seulement et suscite déjà le plus grand intérêt des amoureux de belle musique. Roland… la musique fait partie de son ADN et c’est tout naturellement que l’envie lui est venue de lui consacrer un endroit digne de ce nom. Avec son vaste espace largement ouvert sur l’extérieur et une ambiance cosy, tour à tour piano bar, salle de concert en live, boite de jazz ou soirée décalée aux thèmes variés, il se murmure que l’Indigo Club n’a pas fini de faire parler de lui. Ouvert du jeudi au dimanche, résidents et vacanciers de tous poils s’y pressent dès 17h, un mojito glacé, une caipirina ou encore un cocktail Indigo à la main, histoire d’entrer au cœur des ambiances jazzy, de savourer une soirée relax sur de jolies notes de modern jazz ou de salsa ou encore de découvrir le talent de quelques artistes locaux de qualité.

Vendredi 4 juin… à noter d’urgence sur vos agendas. Le groupe Indigo est un beau bébé de deux ans et pour fêter dignement cet anniversaire, une grande fête se prépare l’Indigo Club. Il y aura de la belle musique, des beautiful people, une ambiance de folie, des cocktails extravagants et même que le Champagne sera offert à toutes les femmes… Un événement exceptionnel à ne surtout pas rater !

Calle 27 de Febrero, Las Terrenas, Punta Poppi après Aligio

Juste une mise au point…

Ca y est, la vie reprend son cours. Le ciel est un peu grisouille, la mer est en colère mais le calme est revenu.

Devant tant d’incompréhension, de haine parfois à l’encontre de mes propos peut-être exagérés mais uniquement la conséquence dérangeante d’un malaise terrible dû au bruit infernal, mot d’ordre de ce week-end ‘pascal », j’ai tenu à faire une petite mise au point qui peut-être expliquera aux adeptes du  »retourne chez toi » la difference de vivre ici et pas ailleurs.

…Je vous explique. A Las Terrenas, on n’utilise jamais les termes français, italiens, américains, dominicains…. chose exceptionnelle et rare, je le conçois, on est tous unis, amis, une grande famille qui vit en paix dans son petit village. Tous, français, italiens, dominicains… vivons en parfaite harmonie, la main dans la main, aimons les mêmes choses, apprécions nos petits bonheurs, pleurons sur nos petits malheurs, nous aidons les uns les autres selon nos moyens. Mais tous… nous détestons nous faire envahir par des capitaleros ou autres individus des grandes cités urbaines, arrogants, stupides et sans éducations. C’est tous les ans la même chose mais cette année le thème avait changé, ce n’était plus la musique la reine mais le bruit pur et dur des moteurs de bagnoles, de quads, de mobylettes…déréglés, gonflés, rugissants, assourdissants à rendre sourd un sourd…. Vitesse, bruit, klaxons, on passe, on accélère, on repasse, partout dans le plus petit chemin… on est coincé, c’est sans issue alors on fait marche arrière et on repasse … quel plaisir… j’ai même sauvé une petite bout de gosse terrorisée, réfugiée devant ma porte comme un petit chien de la plage, elle n’osait pas traverser la rue… alors oui, ces individus hautains, comme les parisiens en France, quand ils viennent nous pourrir la vie dans notre campagne tranquille, nous, nos poules, nos coqs, nos vaches, nos bambins, nos chiens effrayés par un vacarme d’un autre monde, alors oui, nous les habitants de Las Terrenas quelle que soit notre nationalité, parce que ici dans notre village, ça n’entre pas en ligne de compte, pas de racisme à la con, alors oui, on râle et on s’exprime. Et on reste où l’on est parce que c’est chez nous et on y est bien. Et c’est aussi pour ça que l’on aime Las Terrenas et que l’on s’y sent tellement  »chez nous » que l’on ne comprend vraiment pas pourquoi on devrait  »retourner chez nous ».

Voilà, promis je ne m’énerve plus et demain je vous parlerai d’une autre belle balade à s’offrir pour ne  »pas bronzer idiot »…. les Haitises toujours en compagnie de Nicolas bien sûr. Bonne journée.

La Fête des Fous, c’est fini … ou presque…

N’en déplaise aux afficionados de tous poils, cette année la Fête des fous, pardon la Semana Santa a été costaud. Waouh, une dinguerie jamais vue. Pour faire bien la municipalité avait pris des mesures strictes, un sens de circulation bien clair et net. Une seule voie par exemple pour la route de la plage de Ballenas…. Sauf que non, chacun pensant que cette restriction s’adressait aux autres et non à eux, un bordel incommensurable s’ensuivit, des quads, des motos, des bolides de sport… de luxe s’emmêlaient les pinceaux aux abords du rio… visiblement la police se sentait débordée et regardait ailleurs. D’ailleurs le chaos était tel que certains, les plus malins décidèrent avec beaucoup d’intelligence de passer par la plage, voire par la mer pour gagner du temps. Résultat quelques épaves ensevelies dans le sable…

Alors c’est sûr, les afficionados vivant au trou du cul du monde, vers Barbacoa,  Limon par exemple avaient beau jeu de défendre becs et ongles ces exagérations démentes, loin d’eux le bruit tonitruant des moteurs débridés lestés de leurs pots d’échappement, histoire de faire le plus de bruit possible afin que l’on ne rate pas l’amazone beate et beante accrochée au preux chevalier…. (Vous verrez les images plus loin). Ou encore les chanceux vivant dans un coin moins tendance du village et s’accordant une parenthèse débridée au milieu du chaos, juste le moment qu’ils le voulaient, s’empressant de regagner leurs pénates préservés de la folie ambiante dès leur envie et leur resistance rassasiées.

Mais nous, les pauvres ‘’privilégiés’’ résidant au cœur de cette anarchie… pas de répit du jeudi midi au dimanche matin, pas une seconde, pas un instant… un bruit de dingue, mix de moteurs maltraités, a l’agonie, de musique enfin ce qui était sensé ressembler à de la musique, de cornes de brumes, mais oui, de hurlements, de cris de bêtes, d’aboiements incessants de chiens aux abois…  Mais ouf ! c’est fini pour une longue année. Restera sans doute à désinfecter la plage mise à mal par des tonnes de saloperies de tous genres.

J’ai chipé sur le net de ‘’jolies’’ images shootees par Daniel (merci) bien représentatives de ce qu’est cette délicieuse fête religieuse, un exemple du haut degré de culture de ces dévoyés n’ayant que peu de rapports avec le vrai peuple dominicain au demeurant adorable.

Et franchement, le bruit genere s’accordait a merveille a ces belles images…

La Fête des fous II

J’aime pas la vulgarite… pas non plus les idiots, les imbéciles, les ignorants, les de mauvaise foi… les avec qui pas possible de dialoguer, de s’expliquer, d’échanger… quelle que soit leur nationalité.

Pour faire court… et une fois pour toute, j’aime le peuple dominicain. J’aime sa nonchalance, sa gentillesse, sa débrouillardise, j’aime même leur côte filou, genre  »Doris, faut que j’achète des fundas, tu me donnes 500 pesos… » sauf qu’il y a encore plein de fundas dans la casita du jardinier. Je les aime parce que quand j’ai eu besoin d’eux ils étaient là, à me consoler, à me protéger, à faire des tours de garde autour de ma maison, à me chouchouter à l’hôpital, à se déplacer la nuit s’il le fallait, à m’apporter de la menthe, du basilic, des potirons… je les aime depuis le premier jour… Parce que quand j’étais désespérée au Brésil, je me suis tournée vers eux et ce sont des Dominicains qui ont trouvé la solution pour rapatrier mes chiens… je les aime comme ils sont.

J’aime même leur musique, douce ou forte, bachata, meringue, j’aime quand ils dansent, quand ils s’amusent et rient aux éclats, j’aime les sentir heureux et c’est un peuple heureux.

Mais j’aime pas les idiots, les imbéciles, les ceux qui serinent à longueur de temps ‘’retourne chez toi’’. C’est tellement ici chez moi et je m’y sens tellement bien sauf… quand… on fait de la glisse en quad devant ma porte encore et encore à 60, 80 km/h, quand on défonce le chemin tout neuf, quand on accélère sur les dos d’âne et qu’on freine fort pour ne pas écraser le chien, l’enfant qui surgit dans la rue devant les roues incontrôlables. Quand je suis obligée d’hurler pour que le petit bout de gosse ne soit pas écrabouillé par la machine infernale que personne ne contrôle plus… et que 10 minutes plus tard les mêmes inconscients reviennent et reprennent leur jeu mortel… plus nombreux parce que c’est vachement drôle…

Alors là ne me parlez pas de culture. Mais au fait savez-vous ce qu’est la culture… j’ai des doutes, sérieux les doutes et pour votre gouverne, les idiots, les imbéciles qui ne savent que seriner ‘’retourne chez toi’’, chez moi, là-bas, loin, je ferais la même chose, j’apprécierais, même de loin, la joie de vivre et je me révolterais de toutes mes forces contre la bêtise et l’orgueil de certains nantis.

Bon, plus qu’une journée de galère…. Lundi tout rentrera dans l’ordre, les révolutionnaires et aventuriers de la mobylette repartiront bosser, enfileront leur petit costume ou leur salopette de mécano loin des moteurs débridés et toutous et petits bouts de gosses traverseront la route en toute sérénité.

Tout près sur la plage la musique bat son plein, c’est festif et sympa, c’est çà la culture dominicaine et non pas le hurlement des machines infernales…

Pour info….. resume le plus sincere de ce qu’est la Semana Santa a LT. Il y en a qui aiment.

La Fête des fous…

Coup d’gueule…

La fête des Fous, ou fête des Innocents, était une mascarade, organisée en principe les 26, 27 et 28 décembre … ces fêtes paillardes étaient reliées aux traditions populaires … on l’appelait aussi : fête de l’âne, elle donnait lieu à des cérémonies extrêmement bizarres…

Ici elle a lieu cette année les 13,14,15,16 avril …. Les fous ou ânes ou innocents arrivés par milliers sur leur lieu de villégiature, venèrent leur Dieu ‘’le bruit’’. Sous toutes ses formes, musique de dingue du matin au soir et du soir au matin, véhicules sans pot d’échappement, klaxons à outrance, accélérations intempestives sur place parfois, histoire de voir si on nous entend vraiment en faisant hurler le moteur…, cris gutturaux et hurlements et même ils n’ont peur de rien, pétards en veux-tu en voilà… Et je ne parle pas des dégaines improbables des fêtards débarqués en vainqueurs de leur capitale… Arrogants, orgueilleux, méprisants, tout puissants, stupides…

On est bien loin de la Semana Santa… Même le vendredi saint n’est plus respecté et les sons appelés musiques jaillissent de partout, écorchant nos pauvres oreilles.

Alors c’est sûr, on va me dire ´´si t’es pas contente retourne chez toi’’ tellement vain de dire çà, d’abord après 19 ans sur place c’est où chez moi et puis pas si simple… alors on râle mais on supporte… mais on râle… Et puis si ça me fait du bien de râler, ça leur fait du bien de ressasser encore et encore cette litanie « si t’es….. »

Allez Joyeuses Pâques.