J’suis fatiguéeee….

Oh, je ne peux m’en prendre qu’à moi. Personne ne m’a demandé de m’entourer d’une bande de chiens qui deviendraient vieux, personne de m’a demandé de devenir vieille…. Mais quand même j’suis fatiguée…. J’suis fatiguée parce que chaque jour, chaque jour c’est la même chose. D’abord la nuit je ne dors pas ou si je dors c’est avec un cachet qui marche une fois sur deux et qui me plombe la journée….Donc le matin, la gueule dans le cul, j’enfile mes tongs sagement posées près de mon lit d’où je m’extrais avec peine, bordée à droite et  gauche par Zoé et Charlie (sur le lit), je fais gaffe de ne pas écraser Cheyenne ou Domingo à droite, au bas du lit ou Capuce et Diego de l’autre côté…. J’enfile mes tongs et je me saisis de ma swap-pipi pour essuyer les restes de la nuit de Mina (96 ans) qui n’en finit pas de ne pas mourir…. Ma puce, je l’aime mais bon, elle fait pipi partout et le matin, c’est le parcours du combattant pour éviter et essuyer les flaques. Puis faut rincer, puis rerincer….. ensuite, c’est la distribution des récompenses, enfin des cachets pour mes p’tits vieux et moins vieux. Et ça c’est pas gagné car selon les jours, ces messieurs-dames aiment le beurre salé ou le fromage fondu ou le pâté, c’est selon les jours et ce jour-là, c’est rien d’autre. Alors lorsque j’enveloppe la pastille ou la gélule dans l’élu du jour, j’ai intérêt à ne pas me gourrer…. Pour Mina, le matin c’est un anti-incontinence et un supplément pour ses cartilages vieillots. Pour Capuce, c’est 2 anti-incontinence. Pour Diego c’est un anti-inflammatoire costaud plus un supplément pour ses cartilages fragiles. Pour Domingo en ce moment c’est 1 antibiotique et des gouttes dans les oreilles et pour ti Tatoo qui nous a fait une infection des glandes annales (beurk) c’est un antibiotique sous forme de sirop….. Pour Cheyenne rien de tout ça mais du pain sec.  Elle se plante devant la baguette et ne bouge plus jusqu’à déguster sa friandise préférée…..

Le café à peine avalé, un coup d’œil sur Facebook pour voir « c’est qui qu’est mort…. » et je file ramasser les cacas dans le jardin. J’vous jure je ne vous épargnerai rien aujourd’hui parce que je suis fatiguée….. Les cacas ramassés, je place quelques croquettes dans les assiettes de mes BB (heu…. BB). Et je pars à la chasse aux poils. Dans les chambres, je secoue, je balaie. Dans le salon-cuisine….munie de mon éternelle balayette à la main, je passe tout en revue…. Sous l’œil impassible de mon Mimi qui, sagement installé dans son fauteuil regarde pour la 3ème fois et avec le même intérêt les infos sur LCI… Parfois, je perds ma balayette et c’est l’angoisse, je la cherche partout et là, Mimi éclate de rire. … Parfois les cachets anti-incontinence n’ont pas vraiment fonctionné alors je retire toutes les housses et les plaids qui couvent les coussins et je les change pour des propres…. Puis je vais vers ma machine à laver toute neuve. 15 kgs, fallait bien ça. Et là c’est la loterie. Ou elle accepte de tirer de l’eau chaude, garant d’une lessive propre ou pas…. C’est comme le goût des chiens le matin, un jour oui, un jour non…. Aujourd’hui c’était oui. Yep. La maison dépoilée, balayée, swapée (avec l’autre swap, pas la swap-pipi), je vais prendre une douche bien méritée. Je suis fatiguée.

Par chance, j’ai un Mimi pas chiant et à midi, il se contente souvent d’un petit sandwich ou …. De rien. Puis on s’installe pour regarder les infos sur TF1, j’aime bien Pernaud, c’est mon côté concon. Sauf que depuis plus d’un mois, et bien TF1 ne marche plus, les autres chaînes d’ailleurs marchent un jour oui, un jour non, c’est comme le goût des chiens et l’eau chaude la machine à laver…. Heureusement Vincent va bien finir par revenir de vacances et il va m’arranger tout ça, enfin la télé parce que pour le reste il ne pourra rien change surtout en ce qui concerne le goût des chiens.

Vers 5 heures c’est l’heure du repas de mes amours BB (heu… BB ???). Depuis la révolkution-grève de la faim de Tatoo, il y a quelques mois, la meute qui s’était ralliée à sa cause a décidé que c’en était fini des croquettes sèches. Et oui, maintenant c’est poulet-riz-croquettes…. Alors d’abord faut acheter le poulet un jour sur deux, cuire le riz, un jour sur deux aussi (faut pas pousser) couper la bestiole en tous petits morceaux, placer le tout dans un seau avec les croquettes et le riz, bien mélanger et…. Comme je ne vais pas assez vite, Domingo aboie comme un dingue et Capucine me gratte les jambes avec ses griffes. Je suis fatiguée. Parce qu’après c’est pas fini. Dans l’assiette de Diego, ne pas oublier l’anti-inflammatoire et le supplément (coupé en petits morceau parce que l’odeur est forte et ne convient pas à Monsieur), dans celle de Mina ce sera un anti-incontinence et dans celle de Capucine (dit Capuce) 2 anti-incontinence. Après faut pas se gourer. Pendnat que les morfales se jettent sur leur nourriture, je surveille car, bien sûr, il y en a des plus rapides que d’autres qui, mine de rien, n’hésitent pas à pousser le copain pour lui piquer sa part…. Non non pas de ça, je suis là. Le repas avalé et les assiettes bien nettoyées, je vais préparer le chenil, enfin ma chambre où j’installe chaque soir les matelas et les serviettes de chacun. Je suis fatiguée.

Enfin, fin de soirée, petit verre de rouge avec mon Mimi qui revient de sa balade avec Tatoo et je me plante devant TF1 pour regarder mes émissions à la con préférées, sauf que TF1 ne marche plus….. aie je vous l’ai déjà dit. Mais vous ais-je dit que JE SUIS FATIGUEE !!!!!

Histoires de Voir, escapade-plaisir sur les murs du bel El Lugar…..

 

Sans complexes, sans même se concerter, quelques images inédites, échappées de l’énigmatique story de Michel Voleau, Histoires de Voir s’offrent une escapade-plaisir sur les murs du bel El Lugar.

Lieu de prédilection des « beautiful people » de tous poils et de toutes nationalités, El Lugar est réputé, bien au-delà des frontières du village pour l’excellence de sa succulente viande cuite au feu de bois, pour ses petits plats aux mille parfums, ses exceptionnelles fajitas…. pour la saveur originale des subtils cocktails inventés par le charismatique boss Bruno, par l’accueil amical et personnalisé du craquant Federico et pour son ambiance chaleureuse dans un décor ethno-chic, bohême mais ultra raffiné. Chaque soir, c’est une belle bande de gourmets qui se donne rendez-vous pour profiter jusqu’à pas d’heure de cette atmosphère douce et festive.

El Lugar, c’est une belle et vaste terrasse bercée par les embruns de l’océan tout proche, caressée par de doux alizés, c’ est un espace intérieur cocooning habillé de bois, d’ardoise, de métal et de mille coussins moelleux avec en vedette un brasero géant où grésillent les merveilleuses pièces de viande. Apache, Evasion, Nera, Doggy, Dreambag et Landes, sont les nouveaux gardiens du temple. Créatures étranges, nés de l’œil aguerri d’un photographe fantasque, elles prennent un malin plaisir à nous observer. Clichés très graphiques aux interprétations multiples, elles interpellent et pimentent par leur originalité et leurs coloris subtils cet endroit d’ exception qui, pour le temps d’une exposition ne semble fait que pour elles.

El Lugar . Playa Popy . Las Terrenas

 

Michel Voleau, Histoires de Voir

Il dit : « Le monde est peuplé de créatures étranges qui prennent un malin plaisir à nous observer. »

Son œil aguerri lui permet de les rencontrer, au gré de ses escapades au Brésil,

dans les rues du village, le décor d’un bistrot, mais surtout, sur la plage langoureuse où sommeillent les barques colorées.

Il nous le livre aujourd’hui, sans intention particulière, à travers des clichés très graphiques, hauts en couleurs qui racontent tous une belle histoire.

Histoires de voir, oeuvre abstraite très personnelle, d’une poésie et d’une force extraordinaires, illustre à merveille la magie de la photographie:

mettre sous nos yeux une image réalisée par un autre, mais qui n’appartient qu’à nous par l’interprétation que nous en faisons.

Entrons dans le jeu et, sans ambages, partons à la découverte de ces « créatures étranges qui prennent un malin plaisir à nous observer… ».

michelvoleau.wordpress.com

Mine de rien, un p’tit bistrot qui mérite le détour…..

….. l’adresse est connue de tous et incontournable, pile poil au centre du Paseo, l’une des seules enseignes gourmandes climatisée. La Cave à Vins, une fois de plus renaît de ses cendres. Sauf que cette fois, elle dévie légèrement de ses amours passées. France, une délicieuse femme, brune, jolie, pétillante et gourmande a décidé de transformer ce repaire prisé des habitués des apéros qui s’éternisent à l’envi en un petit bistro convivial, gourmand et sans chichi. Bien sûr, on peut toujours s’y attarder autour d’un rosé bien frais, histoire de refaire le monde, encore et encore en compagnie du copain de la veille, ça, ça n’a pas changé…. Mais, on peut aussi s’y attabler, au frais sous la clim ou sur la terrasse près du joli bassin ou plus au calme dans la courette intérieure pour y déguster, à toute heure du jour, l’un des délicieux petits plats concocté avec amour et brio par Brian, le fils de la maîtresse des lieux.

En fait c’est l’histoire d’un coup de foudre. France,  provençale de souche, raide dingue amoureuse des jolis objets, fana de brocante est arrivé au village il y a quelques mois, abandonnant sans regret sa Floride d’adoption où, durant près de huit années, elle a émoustillé les papilles des gourmets américains de ses petites crêpes frenchies. Dubitative au début, elle osa, cependant pousser la porte de la Cave à vins. Et le charme du lieu opéra, la déco claire et épurée, les jolis meubles de bois très stylés, l’immense potentiel et surtout ce petit bijou de zinc de bistro parisien resté dans son jus et juste incongru au milieu des Caraibes. La voilà revenue à ses amours, les idées fusent, les tables de la terrasse s’habillent de petits carreaux rouges et blancs, les bouquets de fleurs envahissent l’espace et Brian se met aux fourneaux. Salades fraîcheurs, sandwichs, plat du jour raffinés, pâtes…. et surtout, surtout une déclinaison de copieuses galettes au sarrasin à faire pâlir d’envie les plus bretonneux des bretons. Au jambon, fromage fondant, œuf, au poulet pesto ou encore, délice des délices, mi-sucrée, mi-salée, savoureuse, moelleuse, incommensurable bonheur…  la crêpe chèvre chaud, miel et cerneaux de noix servie avec sa petite salade fraîcheur. Mes papilles en frissonnent encore. Zut je m’étais promis de ne pas en parler, histoire un petit moment de garder l’idée juste pour moi…. Ben voilà, c’est raté. Les idées foisonnent ais-je dit et pour les jours à venir, France et Brian envisagent de vous régaler d’une autre spécialité qui leur est chère, les moules…. Des moules à tout, meunière, crème, curry…..

Si vous passez par le Paseo, osez Le bistro de la cave à vins, un endroit frais et reposant à consommer sans modération.

Las Terrenas se mobilise….

Et dire qu’aujourd’hui je voulais vous raconter Las Terrenas en été….. ben ce sera pour une autre fois. Une terrible tragédie secoue notre village et bouleverse les amoureux des chiens. C’est reparti pour un tour, depuis quelques jours, quelques semaines, un ou des individus, ignobles et décérébrés prennent un malin plaisir à empoisonner nos chiens. Non, pas seulement les chiens des rues ou de la plage. Ces êtres abjects, déchets de la société balancent, sans vergogne des boulettes de viande empoisonnée chez les particuliers, dans leur jardin, sur leur terrasse, leur patio. Difficile de faire le bilan, mais on parle de dizaines de chiens morts dans d’horribles souffrances. Et parmi eux, une perte qui m’a profondément affectée. Falco, un adorable berger allemand, doux, obéissant, superbe. Loin de batifoler dans les rues du village, il passait sa vie, heureux, en compagnie de ses maîtres aimants qui aujourd’hui sont bouleversés. Coquin, gourmand, il s’est jeté sur la douceur empoisonnée qu’une saloperie a jeté dans son jardin.

Le poison incriminé est le terrible Tres Pasitos. Interdit de vente, pratiquement dans le monde entier dont ici en Rep. Dom, on en trouve à tous les coins de rue, dans les colmados ou auprès de marchands ambulants. Fabriqué en République Dominicaine, c’est le tueur numéro 1 de tous ce qui est rats ou souris, mais pas que, il est imparable en cas de suicide ou….. d’assassinat déguisé en mort lente. Et, bien sûr aucun ou très peu de nos amis à 4 pattes peuvent y survivre. Le Tres Pasitos bloque immédiatement ou peu à peu, selon la dose le système respiratoire. L’animal contaminé se met à saliver excessivement, devient nerveux, essaie de respirer, vomit, saigne, le cœur souffre, l’abdomen se gonfle de façon disproportionné, il se paralyse, tombe dans le coma, meurt dans d’horribles souffrances….. Si par chance extraordinaire il en réchappe, il en gardera de terribles séquelles. Premier réflexe, appeler d’urgence un vétérinaire professionnel, Enrique, Elias ou Lucylou par exemple et, en attendant sa venue, faire boire à votre animal de l’huile de cuisine. Le vétérinaire, seul capable d’en déterminer la dose qui en cas d’erreur peut aussi être fatale,  lui administrera de l’Atropina en intraveineuse…..

Sous l’égide l’Elisabetta Copetti, grande amie des animaux et de bien d’autres personnes touchées au plus profond de leur cœur, une plainte a été déposée à la police. Manquait l’élément principal, le fiscal. Lundi matin 6 août, à 9 heures, une plainte définitive sera déposée au cartel de la police en présence du fiscal. Tous les amoureux des chiens ou les détenteurs d’informations susceptibles d’étayer cette plainte ou de fournir une piste sur le ou les agresseurs sont les bienvenus.

Il faut absolument agir au plus vite pour que cette vermine arrête de s’en prendre à nos plus fidèles compagnons. L’individu aussi pourri soit-il a une famille, des voisins, des amis …. enfin, ça, ça m’étonnerait car quand on est capable d’agir ainsi et de s’acharner de la sorte sur des animaux, on n’ a sûrement pas d’amis….. Vous le cotoyez peut-être chaque jour, alors, s’il vous plaît, aidez-nous à le démasquer. S’il n’en tenait qu’à moi, je lui ferais bouffer son Tres pasitos, chaque jour jusqu’à ce qu’il en crève mais c’est juste un rêve en fait….selon une jolie phrase chipée à Animadog : « Aux enfoirés assassins… piqure de rappel: La peine peut aller jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et/ou jusqu’à 75 000 USD d’amende » .

Une grosse pensée pour tous les toutous sacrifiés à l’autel de la cruauté et de la connerie, à leurs maîtres éplorés et surtout à René et Nadia….. à Falco.

S’il vous plait, merci….

Evidemment, je peux essayer de vous aborder dans le sens du poil…. s’il vous plait, messieurs, mesdames, guides d’excursions, messieurs, mesdames, adeptes de longues balades en quad, merci de ne pas vous égarer sur les plages que vous pensez désertes, Portillo, Barbacoa, etc…..D’abord, c’est strictement interdit et puis, elles ne sont pas si désertes que ça ces plages magnifiques…. Même que depuis quelques jours et pendant quelques temps encore, comme chaque année, des mamans tortues viennent y déposer leurs précieux oeufs, des mini-tortues jolies comme tout vont naître tout bientôt…. Alors, avec vos grosses vilaines machines bruyantes et polluantes et puantes, ben, vous les écrasez ces petits bouts de choux. Déjà qu’elles ont bien du mal à s’en sortir avec leurs prédateurs naturels, pas besoin d’en rajouter….

Ou alors, je peux aussi vous dire la vérité, toute crue…. En roulant comme des tarés sur le sable et dans l’océan, vous n’avez rien d’aventuriers, vous ne ressemblez pas à des super héros …. Non, en vous comportant comme des sauvages, vous êtes juste des gros cons, et oui, c’est dur à entendre mais c’est comme ça. Vous êtes ceux qui mènent tout droit notre belle nature à sa perte, ceux qui ne pensent qu’à leur plaisir fugace, faisant fi des règles et des lois. Sûr que vous pouvez vous éclater autrement qu’en saccageant nos belles plages et leurs petits habitants….. Il y a tant de belles choses à découvrir sur notre péninsule paradisiaque.

S’il vous plaît, je compte sur vous, merci…..

Pachamama, une très belle exposition riche en émotions

Museo de las Casas Reales. 17 de abril – 15 de mayo 2018

Chaque année  au mois d’avril est célébré le jour mondial de la Terre, instauré par l’ONU. C’est tout naturellement à cette occasion que la très belle exposition Pachamama a vu le jour au Musée de Las Casas Reales de Santo Domingo. Et, c’est sans grande surprise que le peintre vedette, choisi pour porter les couleurs de cet événement riche en émotions fut l’artiste Michel Bizet, un amoureux de la nature, très impliqué dans le milieu ambiant et fervent défenseur de sa préservation.

 

Peintre de talent, artiste atypique et humaniste au grand cœur Michel Bizet nous séduit par sa personnalité multiple et attachante. Ses toiles remarquables, reconnues et appréciées dans le monde entier occupent une place de choix chez les collectionneurs les plus pointus comme dans les musées de renom. Elles reflètent indéniablement l’influence de grands peintres impressionnistes. Michel Bizet, libéré de toute contrainte, souvent défini comme un impressionniste abstrait se complet à saisir une œuvre figurative pour la détourner de son concept, la dénuder étape par étape et nous la restituer délicieusement métamorphosée.

C’est avec ferveur qu’il se lance dans cette belle aventure, Pachamama qui lui correspond point par point et reflète la profonde substance de son œuvre. Pachamama, ode à la déesse de la Terre, adorée par le peuple amérindien est en harmonie parfaite avec la conscience et l’esthétique du peintre, restitué à travers ses 30 toiles majestueuses, reflets de ses méditations philosophiques et écologiques.

Parmi les superbes toiles dont une vingtaine créées pour l’occasion, une œuvre stupéfiante est consacrée aux abeilles, chères à son cœur. C’est en compagnie de son ami Alfredo Castillo, peintre et sculpteur dominicain de talent qu’il nous la livre. Clin d’œil délicat à son fabuleux parc écologique Los Parques de Las Terrenas, abritant la Fondation Michel Bizet et l’Instituto del Abeja. C’est dans ce lieu préservé, foisonnant de milliers de fleurs et de plantes uniques que ce citadin invétéré éprouve le besoin de se ressourcer chaque semaine. Il y a d’ailleurs installé son atelier. Des centaines de ruches éparpillées parmi les fleurs abritent les colonies d’abeilles qui s’ébattent en toute quiétude pour nous offrir le plus délicieux des nectars, un miel, riche, d’une extrême pureté et subtilement parfumé. Chouchou des amoureux de produits authentiques,  il vient tout juste d’être récompensé par un 1er Prix : « Meilleur Miel Ambré » de République Dominicaine.

Artiste bourré de talent, humaniste, écologiste, Michel Bizet traverse sa vie bien remplie comme dans un rêve mais les pieds fermement ancrés sur cette terre qu’il respecte et admire, dans ce pays qui l’a accueilli les bras ouverts. Chaque semaine, c’est avec un plaisir non dissimulé, qu’il rejoint son petit paradis. Entouré de dizaines d’amis, personnalités ou anonymes qui se pressent à la fondation pour assister en catimini à l’évolution de cette belle aventure, il participe activement à la sauvegarde des abeilles et par là même à la préservation de notre planète. Einstein disait : Si les abeilles venaient à disparaître, l’espèce humaine n’aurait que quatre années à survivre !…..

Pachamama le remercie. Il sera cette année mis à l’honneur en digne ambassadeur de cette lutte pour la survie de l’humanité, un choix judicieux qui lui colle à la peau.

Un merci spécial à J.M. Vinet.

Concept-Store by Terrenas en Plata : exquis concentré de jolies choses.

Rien ne pouvait me faire plus plaisir, fan depuis toujours de la sublime boutique d’Elisabeth et Jean-Paul, Terrenas en Plata au Paseo. De fil en aiguille, de discussions en réflexions, de nuits blanches en courses effrénées, largement encouragés par leur ami et collaborateur Eric, ces deux-là, sans vergogne, se sont lancés dans une nouvelle aventure, un défi de dingue à l’image de leur passion du beau et de l’unique. Petit frère de leur bijouterie mythique : Concept-store by Terrenas en Plata vint d’éclore dans son bel écrin. La route fut longue et douloureuse mais fascinante, avant l’aboutissement de leur nouveau rêve et l’ouverture de la boutique.

Abrité dans les flancs douillets du second bateau amarré au Puerto Plaza, ce concept-store très tendance est le rendez-vous privilégié d’une sélection très pointue de bijoux « fantaisie » d’exception et d’œuvres  d’art hétéroclites, signées d’artistes dominicains ou ayant un lien très fort avec la République Dominicaine. La thématique : le nec plus ultra des produits chouchou d’Elisabeth et Jean-Paul. M’est à parier que ce lieu unique va très vite attirer les amateurs branchés d’ici ou de la capitale et les touristes amoureux de beaux objets.

Dans une déco dans l’air du temps, sobre et élégante signée Clarisse Piveteau, où le gris très chic s’affiche sans honte du sol au plafond, tout est mis en en scène pour rendre l’endroit unique et convivial. Le décor se fond dans l’espace et abandonne la place aux objets qui l’habitent laissant tout le loisir au visiteur de passer un bon moment en découvrant l’univers magique des artistes sélectionnés.

Côté bijoux

Chipé à la grande sœur Terrenas en Plata, Uno de 50, marque madrilène, crée de manière artisanale et en édition limitée des pièces uniques pleines de caractère comme ces très beaux colliers courts ou longs, star incontournable de l’été. On ne présente plus Gas, la marque française, née sur les plages de St-Tropez dans les années 70. Une histoire de famille bien ancrée, des bijoux doux au charme intemporel. Et puis, il y a Satellite, célèbre atelier parisien qui  affranchit les diktats de la mode. Enigmatiques, singulières, à l’instar des femmes qui les inspirent, les pièces uniques  empruntent à la haute couture, son goût des précieux savoir-faire, comme la broderie, le serti ou le tissage. Pierres fines, perles, soie, plumes et surtout l’exubérance des associations audacieuses, chaque bijou unique est entièrement façonné à la main par des artisans chevronnés. Enfin, chouchou des grands noms de la haute-couture, Tzuri Gueta, designer et ingénieur textile crée des bijoux-sculptures dans des matières surprenantes  et des coloris lumineux mariant avec audace le textile au silicone, sa matière fétiche.

Côté objets.

Que du beau et de l’inédit sorti tout droit de l’imagination fertile d’artistes de tous horizons choisis avec parcimonie.

Comment ne pas succomber à l’exubérance de la délicieuse faune de Luis Riva, célèbre artiste dominicain. Un travail d’orfèvrerie déjanté qui marie avec audace bouteilles de verre, ampoules, bois de récupération, vases de cristal, fourchettes, cuillères et couteaux, boites de métal, capsules ….. pour donner naissance à des animaux magiques comme la petite fourmi toute mimi, le poisson tout vert ou les élégants échassiers un brin hautains…. à une poupée divine ou encore à des personnages haut en couleur du carnaval de La Vega.

Paula est une jeune espagnole installée depuis de longues années à Las Terrenas. Eprise de voyages et de culture, elle a ramené de ses nombreux périples des trésors inouis, des pièces authentiques qu’elle transforme en bijoux fabuleux. Statuettes précolombiennes, osiris en bronze, céramique venue tout droit d’une pyramide égyptienne….. un univers précieux à découvrir d’urgence.

Originaire d’Haiti mais vivant à Santo Domingo, Sidyl confectionne de beaux colliers en corne et argent.

De ci de là, de précieux éventails, des bougies Absolute Tree Life qui, coquettes, se parent de dollars des sables, de larimar. Des pochettes, des sacoches, des sacs à main signés Fiori, arborent fièrement les couleurs des casitas de notre village. Puis, des broderies personnalisées, quelques toiles de Christine Pacaud, de Michel Bizet…. les créatures étranges et le monde imaginaire de Michel Voleau, photographe….

Et puis, mon coup d’cœur du jour…..  3 tableaux délicieux, bourrés de poésie, un mélange savant de métal, de tôle froissée….. de beaucoup de talent et d’immensément d’amour. Poil de Carotte, le roi et l’oiseau, madame Bovary….. une balade-bonheur au pays de l’enfance intrépide et des oiseaux aux pouvoirs magiques….. Leur créatrice : Florence Wiriath, artiste française multicartes et décoratrice vit depuis très longtemps à Santo Domingo. Elle signe également avec beaucoup de brio de très voluptueux coraux en résine aux coloris chatoyants.

Concept store by Terrenas en Plata, une balade-plaisir qui vaut vraiment le détour. Dans une ambiance musicale feutrée, Natacha et Eric vous y accueille et vous raconte son histoire avec beaucoup de passion. Une visite à oser de toute urgence et à savourer sans modération.

Concept-store by Terrenas en Plata . Puerto Plaza (second bateau derrière Méditerranéo). Las Terrenas.