Novembre, impétueux.

Serait-ce la faute d’Octobre ? Douillettement lové dans la douce torpeur d’un bel automne aux mille saveurs, Octobre traînerait-il les pieds, rechignant à laisser sa place ? C’est sans compter sur la pugnacité de Novembre. Bien décidé à ne pas se laisser faire par ce malotru sans vergogne, Novembre a décidé de frapper un grand coup, histoire d’asseoir sa franche supériorité. Et, toute la nuit, il a fait son show. A grand renfort d’éclairs impressionnants et de coups de tonnerre inquiétants…. Un vrai orage tropical dans toute sa splendeur, aussi somptueux que terrifiant. Toute la nuit, au-dessus de nos têtes et du museau chagriné de mes toutous, ce ne furent que flashs de lumières et coups de foudre. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, mon lit s’est transformé en radeau de la méduse dans un délicieux fouillis de pattes, de museaux, d’oreilles, de queues et de poils. Quoi de mieux qu’une maman pour chasser l’orage. Puis, ce fut l’estocade, le coup final, fatal, mon château de feuilles en a tremblé de toutes parts et je suis prête à parier que quelque part, pas loin, un pauvre coco ébouriffé en a perdu la tête…. Grenouilles, crapauds et tous les insectes grigritants de la planète sont alors entrés en scène pour un concert cacophonique de toute beauté. Stupéfiant ! Bien sûr la pluie n’était pas en reste et au matin, très tôt, dès les premières lueurs du jour, les toutous réconfortés s’en sont donnés à cœur joie dans l’herbe tendre et bien mouillée.

Avec tambours et trompettes, Novembre est bel et bien arrivé. Mais on lui pardonne son impudence et son exubérance. Avec lui, sonne la fin de la période cyclonique. Et, même si cette année, et jusqu’à présent nous avons été totalement épargnés, c’est toujours avec un grand soulagement que nous abordons cette deuxième partie de l’année. Plus que quelques petits jours et nous entrerons dans cette période plus calme où le ciel oubliera de se montrer impétueux. Les oiseaux migrateurs venus d’Europe ou du Canada retrouveront nos jolies plages et savoureront sans se douter de nos angoisses « cycloniques » la douceur de vivre sous les tropiques.

Balade en images au marché du Parquecito

Ca y est, Las Terrenas va pouvoir s’enorgueillir de son marché artisanal et la générale, c’était aujourd’hui sous un ciel magnifique et avec une belle fréquentation. Un joli marché coloré, plein d’odeurs et de saveurs, bon enfant. Des stands variés et attractifs, des savons qui sentent bon, des rhums arrangés, des fleurs, plein, de toutes les couleurs, des bijoux jolis, des breloques, des joujous en bois, de ravissants objets de déco, de délicieuses lampes aux belles couleurs, des suspensions tintinnabulantes, des confitures, mmmm, savoureuses…. de la poterie, des sacs, du beachwear plein d’originalité…. Près d’une trentaine de stands régionaux, tenus par des gens craquants, souriants, de toutes les nationalités, des badauds ébahis et, en toile de fond, le plus joli décor que l’on puisse imaginer, l’océan bleu, infini ourlé de sa frange de cocotiers.

Le marché artisanal de Las Terrenas se tient chaque samedi au parquecito, le petit parc d’enfants, à côté de la Yuca Caliente. Une belle initiative de la municipalité.

Quand ça veut pas, ça veut pas. Tribulations dramato-comiques, renouvellement (ou pas) du permis de conduire…

Bientôt 16 ans que je vis en République Dominicaine. Côté papiers, pas de problèmes, grâce à mon défunt mari, très méticuleux et hyper organisé, je suis franco-dominicaine depuis 2007.Donc, gracias Dios, plus de soucis de cedula temporaire, puis temporaire définitive pas définitive du tout, plus de problème de résidence tout aussi pas définitive que la cédula définitive pas définitive du tout. Non, je suis dominicaine, point barre et quand, au bout de 10 ans, il me faut renouveler le petit bout de plastique qui atteste de ma nationalité, c’est ici, tout près de chez moi, sans visite médicale, sans pesos à débourser, sans rien…. Le rêve quoi.

Là où ça se complique en ce qui me concerne, c’est au niveau de ma licencia de conducir, mon permis de conduire donc. Bien sûr, toujours sous l’impulsion de mon défunt mari méticuleux et super organisé, j’ai le précieux sésame…. sauf que depuis qu’il n’est plus là, l’idée de m’occuper de ces vétilles ne m’a même pas abordée. C’est un post sur Facebook d’un vieux de la vieille de LT (coucou Laurent) qui m’a alerté. La semaine passée, il s’est fait contrôler et verbaliser sans raison apparente par des zélés de l’Amet en fonction à LT. Waouh, si on te cherche les poux dans la tête alors que tu as tous tes papiers et sans reproche…. Voyons où en suis-je…. Assurance OK, carte grise OK, marbet OK, permis….. aie…. Il a expiré en 2012 !!!!

Mais, comme je suis une grande chanceuse, le maire du village, le bel Alexis dont on peut savourer la délicieuse bobine sur les grands camions blancs des poubelles, celui qui, ne reculant devant aucun effort pour le bien de ses brebis terrénériennes a donné le premier coup de pioche pour l’élaboration d’une gigantesque porte d’entrée dans le village, indispensable, vous en conviendrez, celui qui ne se soucie pas vraiment de voir les rues de son village mises mal par les pluies incessantes…. Je ne vous parle pas du cloaque qui nous sert de chemin pour arriver jusqu’à notre château de feuilles…. Des mares géantes, presque des lacs et un revêtement de boue glissante et puante, impossible de se rendre à la plage à pieds, on risque de se rompre le cou à chaque pas tant ça glisse et dérape et que la boue s’invite entre les doigts de pieds…. L’horreur…. Mais bon, donc, ce bel Alexis a eu la délicieuse idée de convier le camion des permis de conduire dans la cour de sa mairie la semaine dernière. Bien résolue à me « mettre en règle », j’ai bien lu toutes les consignes pour le renouvellement de mon permis. En prem’s se rendre à la Banreservas pour payer les 2500 d’impôts…. Fait, sauf que comme mon permis avait dépassé la date de plus de 6 ans je n’ai pas payé 2500 mais 5600 pesos….. Puis demander un « certificat de bonne conduite » via Internet. Rapide, efficace, 600 pesos et le tour est joué. Copie de la cedula et hop direction le camion….. Sauf que…. Ben non, au-delà de 3 ans de retard, ce n’est plus de leur compétence. ? Il faut se rendre à la capitale à l’INTRANT(Institut national de transito y transporte terrestre)….. Pffff merde alors. Mais bon, allons-y. Je réserve mon taxi pour mardi matin 8 heures,( 9500 pesos). Fey, le conducteur, un amour de bonhomme connait Santo Domingo comme sa poche et me conduit, les doigts dans le nez jusqu’à destination.

Check. J’ai payé les impôts OK, pas payé le nouvel impôt concernant la charla, j’y vais 550 pesos…. Puis je me tape un cours magistral, la fameuse charla de education vial, à mourir d’ennui… une jeune femme nous parle pendant 1 heure, ordinateur à l’appui des règles de bonne conduite au volant, genre faut pas téléphoner, faut pas ouvrir sa fenêtre si un étranger vous apostrophe, faut partir de la maison en y laissant ses soucis et le sourire aux lèvres (mais si….), faut laisser passer les ambulances, et attacher sa ceinture et ne pas rouler sous l’emprise de l’alcool….. bref c’est terrible. Sortie de là, mon certificat en main, direction l’enregistrement qui sera suivi d’une prise de sang et d’un test de vision puis de la photo et de la signature électronique avant de recevoir le nouveau permis valable 4 ans. Sauf que……. A l’enregistrement, stupéfaction, ils ne trouvent pas trace de mon ancien permis…… C’était un FAUX ! Non!!!!! c’est trop d’un coup. Faut tout recommencer. 2 options ou transformer à nouveau le permis français en dominicain, le parcours du combattant, qui passe par l’Ambassade puis la chancellerie, puis à nouveau la Banreserva avant de refranchir les portes de l’INTRAN et de refaire tout ce que j’ai fait hier…… ou retourner sur les bancs de l’école de conduite à Nagua…… Je craque !!!!!

Ou alors je vends mon auto et je marche à pieds ! En attendant, direction Le National où, pour me remonter le moral, je fais le plein d’artichauts et de nonosses pour mes BB.

Et le permis, ben il attendra.

Las Terrenas Music Show, humour et qualité au rendez-vous.

D’après une idée originale d’Ennio Marchetti, le premier Las Terrenas Music Show s’est déroulé vendredi autour de la jolie piscine de la Résidence du Paséo.

Show un brin déjanté mais d’une très grande qualité, ce divertissement n’a pour objectif que de nous divertir et, en passant, promouvoir Las Terrenas d’une façon plus que sympathique. En live, des musiciens et chanteurs de qualité parmi lesquels Valério, Claudio et bien sur Ennio, sans oublier Michel « de la luz » et son inséparable harmonica. Le show souligne avec beaucoup d’indulgence et de gentillesse les caractéristiques des différentes nationalités vivant en parfaite harmonie dans ce merveilleux village. Dominicains, Italiens, Allemands, Français, etc…. tour à tour sont éclairés par les projecteurs pour notre plus grand plaisir. Aujourd’hui, Dédé de Lyon nous a fait mourir de rire. Sous les traits de Thierry de la Vela Blanca, Dédé de Lyon, français pur souche, délicieusement naïf est à la recherche de sa fiancée rencontré sur Internet. Ce qui l’a fait flasher c’est que d’emblée sans fausse pudeur et avec beaucoup de conviction elle l’a appelé « Mi amor » .

 

La Terrenas Music Show est visible sur les différentes chaînes de TV dominicaines et bien sûr sur U-Tube. Le prochain épisode sera tourné d’ici un mois dans l’exquis décor du Colibri.

Merci à tous, acteurs et créateurs, musiciens, présentatrices, techniciens pour la qualité de votre prestation. C’est du très haut et très beau niveau. Et, si le cœur vous en dit, n’hésitez pas à contacter la page Facebook Las Terrenas Music Show, histoire de jouer la vedette pour un moment inoubliable de bonne humeur et d’entente cordiale.

 

Karla Voleau . Bon sang ne saurait mentir

Photographe pris au piège, Papy se reflète dans les yeux de sa petite fille.

Petite fille de Michel Voleau (photographe), jeune, jolie, franco-dominicaine, Karla est elle aussi et le revendique une talentueuse photographe fraîchement diplômée de la célèbre école suisse ECAL, l’une des écoles d’art et de design les plus suivies dans le monde.

A l’instar de son grand-père, la belle aime sortir des sentiers battus. La preuve en image avec son projet de diplôme « hola mi amol » qui a été récompensé par le prix d’excellence dans les domaines de la conception et des arts visuels.

Hola mi amol, c’est toute l’atmosphère sensuelle de la République Dominicaine où elle est née et qu’elle affectionne. C’est une histoire, une enquête immersive sur les relations entre les femmes touristes avides de sensations fortes et les jeunes hommes dominicains pétrifiants de beauté et d’insouciance. C’est une façon, à travers les yeux ébahis de ces femmes amoureuses, libérées de tout complexe, d’observer et de désirer ouvertement les hommes. Durant tout un mois, Karla est entrée dans la peau d’une de ces touristes en mal d’amour. De Punta Cana à Las Terrenas, elle s’est prise au jeu et, à travers son appareil photo a fixé à jamais des instants furtifs mais intenses, brûlant de sensualité.

En aparté, petite immersion-plaisir dans le monde sensuel de Karla. Bon sang ne saurait mentir, à 25 ans, Karla est très fière de Mimi, ce papy un brin décalé et est bien décidée, comme lui de vivre à fond sa passion de la photographie.

Léo.

Vous me connaissez maintenant et savez à peu près tout de ma vie, de mes joies, de mes peines, de mes coups d’cœurs et de mes coups d’gueule. Vous savez donc que j’entre dans une période grisouille où, inévitablement, mes amis à 4 pattes, peu à peu vont me quitter. Lundi dernier, Mina s’en est allée…. Grande tristesse après près de 15 années de bonheur. Puis, vendredi, une petite boule d’amour, une incroyable pile électrique, un électron libre, un diablito, un monstre à pattes …. est entré dans notre maison et dans notre vie. Léo, 1 mois et demi.

Non, il ne remplace pas Mina, rien ne peut remplacer un animal aimé, avec lequel on a partagé une belle amitié. Simplement, Léo est arrivé au bon moment. Sa vivacité, son peps inégalable, sa joie de vivre a redessiné un sourire sur mon visage, à rajouté de belles couleurs dans ma vie.

Je lui avais déjà rendu visite chez sa première maman et, avais eu le privilège de faire la connaissance de Mia, sa sublime maman et ses 3 petits frères et sœurs. Son papa, Rocco est un merveilleux chien lui aussi. C’est Mimi qui est allé le chercher vendredi. J’ai préféré l’attendre bien sagement au château de feuilles, tentant d’expliquer à mes toutous très intrigués par mon bavardage incessant que leur vie était sur le point de changer du tout au tout. Ca n’a pas loupé !

L’arrivée du nouveau BB s’est super bien passée. On le renifle devant, derrière. On lui tourne au tour, au passage le retourne aussi, on l’observe. Léo n’est presque pas intimidé, tout au plus surpris quand la meute se met à aboyer lorsqu’un bruyant hélicoptère est passé juste au-dessus de nos têtes. C’est l’heure du repas, l’appétit est bien là. Puis du caca dans le grand jardin….. Mais c’est quoi ce truc vert qui me chatouille les patounes. Chic, des flaques d’eau, on se roule dedans, c’est bon ça…. Plouf dans la piscine, c’était pas prévu. Mais Léo sait nager et pour cette fois,  je le tire de ce mauvais pas. Plus tard, je lui apprendrai comment s’en sortir tout seul, comme un grand, comme les autres. La journée s’est déroulée, tranquille…. Mais la nuit….. un calvaire. Déjà que mon sommeil n’est jamais au beau fixe, là j’ai morflé. Bien sûr, le diablito a fini dans mon lit, ce qui ne fut pas au goût des autres. Le lendemain, l’amitié que je pensais acquise s’est transformée en grognements et exhibition de grandes dents terrorisantes, enfin terrorisantes pour moi, lui, ne semblait pas en être perturbé, ce qui me perturbait encore plus. La journée est passée, assez angoissante. Diego, mon grand malinois d’amour a fait la gueule et a fait sa tronche diabolique de chien d’attaque avec des dents de 15 cm, Cheyenne itou quant à Charlie, elle était au bord de la dépression. Même Tatoo s’est interrogé sur la nécessité d’introduire ce terrible élément perturbateur dans notre douce et harmonieuse complicité. La nuit fut tout aussi catastrophique que la précédente.

Il fallait agir et vite. Pour éviter de faire n’importe quoi, un petit message à Claude. Ben oui, Claude des chiens. Le meilleur comportementaliste que je connaisse mais qui, pour le moment bosse toujours à St Martin. C’est pratique ! Bref, quelques conseils, parait que c’est normal et que Léo doit trouver sa place dans la meute. Un précieux sésame  « Pas toucher »,un petit coup de torchon sur le museau trop agressif et tout devrait rentrer dans l’ordre….. Hier, Léo est allé faire un petit tour au village avec papa Mimi. Réticent au début, il a très vite accepté la laisse et parait que s’est comporté comme un vrai petit ange. A la maison, ça va plutôt mieux. Aucun des toutous ne se laisse intimider par sa jolie bouille d’amour, Diego est encore tiède à son égard mais, visiblement ça va mieux. Et la nuit ! Et bien les nuits se passent dorénavant dans le lit de papa Mimi avec p’tit Tatoo. On ferme la porte et nous, dans notre chenil, on dort tranquille……

Soit le bienvenu dans ta maison Léo. On t’aime déjà très fort.

Mina la belle rebelle.

C’était la première de ma meute. Elle est arrivée chez moi à 3 mois dans les bras de sa jolie première maman Patricia. Un caractère bien trempé. Solitaire, exclusive, elle était raide dingue amoureuse de Choupita ma petite chatte blanche. Elle a accepté Domingo qui a débarqué quelque 6 mois plus tard, a supporté Paquita l’année suivante….. Mais, quand les autres sont arrivés, plus tard, à commencer par Cheyenne, la belle Malinoise puis Coca et toute la troupe, aie…. ça a commencé à coincer. Je pense ne pas me tromper en disant qu’à un moment ou un autre elle les a tous croqués….plus ou moins fort! Jusqu’au jour où, lassés de son impertinence, ils lui ont tous sauté dessus, ensemble. Pauvre Mina, elle ne faisait pas la fière. Et, depuis ce jour son caractère a changé, même avec moi. Finis les câlins, comme si elle me reprochait son accident de parcours. En un sens elle n’avait pas tort…..

Depuis quelques mois elle n’était pas en super forme et a du accepter plusieurs séjours à la clinique d’Enrique. Elle en revenait requinquée, plus fringante. Et puis, depuis deux jours….. disons qu’elle avait perdu sa dignité et ça c’était juste pas supportable. De plus en plus handicapée, elle ne pouvait plus grimper sur son lit et acceptait tant bien que mal a passer ses nuits et ses jours sur un coussin improvisé en dodo. Ce matin, le spectacle était effroyable et ses yeux en disaient long. Le moment était venu de l’aider. Adieu ma jolie puce. Tu as partagé ma vie pendant près de 15 années et tu l’as emplie de bonheur. Tu resteras toujours dans mon coeur. Je t’aime. Je suis si triste.