Isaias et Illena…. la bête et la belle…

 

Isaias, la bête…

Isaias a quitté notre île et poursuit son chemin turbulent vers d’autres contrées. Au passage la demoiselle s’est transformée en cyclone et, au vu de ce que nous avons connu ces dernières années, j’ai presque envie de dire QUE de force1… Elle s’est invitée au-dessus de nos têtes jeudi dernier et même si elle a eu la décence de ne faire que passer et de vite s’aventurer plus loin, elle m’a bien pourri la vie…. Beaucoup d’eau, ça c’est plutôt super bien. Mais aussi beaucoup de vent et ça, vu que je ne sais quelle mouche m’avait piquée, mais je n’avais rien anticipé, rien… les cocos étaient lourds comme des ânes morts et se balançaient dangereusement dans le jardin, tous les meubles de terrasses étaient en place avec leurs petits plaids et leurs doux coussins, les vases itou, les tapis aussi …. Bonjour l’angoisse vendredi matin. Tout trempe, cassé, souillé…. On ne m’y reprendra plus. Et pourtant c’était loin d’être mon premier cyclone ou première tempête. En 22 ans de Caraibes, j’en ai connu 7…. Mais là, j’ai perdu la raison et le bon sens. Bref, outre mes erreurs, des dizaines de bananiers par terre, des noix de cocos en veux-tu en voilà…. Les cocos eux ont tenu bon…. Pas comme les bambous dont plusieurs se sont brisés (pour la plus grande joie de mon gentil voisin)… Aujourd’hui tout est à peu près réglé, Alphonso, mon jardinier a trimé comme un beau diable et 7 camions de ‘’basura’’ plus tard le jardin est tout pimpant…. Lundi Eladio vient me tailler les cocos….

Deux méchantes croix jaunes me sapaient le moral sur la carte de Hurricane center mais Olivier Tisserand, monsieur es cyclone, si utile en ces temps troublés nous affirme qu’ils ne nous concernent pas…. Ouf ! On va pouvoir souffler un peu.

Et pourquoi pas rendre quelqu’une heureuse….

Illana, la belle…

C’est une jolie, jolie fille de 19 ans et une adorable personne. C’est aussi ma petite nièce. Et figurez-vous que malgré son humilité, poussée par tout son entourage, elle s’est lancée dans une délicieuse aventure, concourir au titre de Miss France, et oui… Elle a franchi avec brio la première étape et obtenue le titre de Miss Beaucaire, la belle demoiselle est camarguaise…. Aujourd’hui, elle tente a porte d’entrée au prestigieux concours en postulant pour le titre de Miss Languedoc. Pour cela, il lui faut obtenir plein, plein de SMS. C’est étrange mais c’est comme ça. Seules les 7 candidates ayant obtenu le plus grand nombre de SMS pourront passer devant le jury de Miss Languedoc. Alors, je compte sur vous, surtout mes fidèles lecteurs de France pour voter pour elle. Vous trouverez les instructions sur l’image suivante….. et, si elle remporte le titre prestigieux de Miss France, elle en a tous les atouts, vous pourrez dire avec fierté….’’je la connais, c’est la petite nièce de Doris qui nous raconte de si jolies histoires de Las Terrenas’’. Merci les amis.

 

Bon, et maintenant on en est où… la situation vraie chez nous…

Soyons objectifs, côté Covid, la situation n’est guère brillante en République Dominicaine, mais en même temps pas franchement pire qu’en Europe et bien moins tendue qu’aux USA ou dans d’autres pays d’Amérique du Sud, genre le Brésil. Les nouveaux malades augmentent chaque jour mais le doute subsiste, ne serait-ce pas parce que les tests se multiplient et qu’évidemment les cas positifs s’affichent au grand jour et font grimper la courbe… Quoi qu’il en soit, une grande prudence est de mise et le gouvernement veille au grain. Un nouvel état d’urgence de 45 jours vient d’entrer en vigueur, demandé par l’ancien président Danilo et ratifié unanimement par les députés puis les sénateurs.

Et il change quoi….

Pas vraiment grand-chose en fait pour le commun du mortel. Les plus impactés restant les restaurateurs déjà pas mal pénalisés. Un couvre-feu est ré-instauré. Différent selon les provinces. Il passe de 7 pm à 5 am en semaine et de 5 pm à 5 am le dimanche pour les villes où les  cas de Covid sont les plus nombreux, comme la capitale ou Santiago. Dans la péninsule de Samana il est désormais interdit de circuler (sauf cas de force majeure) de 8 pm à 5 am. Et tout çà pour une durée de 20 jours à partir d’aujourd’hui mardi 21 juillet.

Le port du masque est obligatoire partout et tout le temps.

Certaines plages sont interdites…. Bizarrement, les plus prisées et donc les plus susceptibles d’accueillir un grand nombre de personnes agglomérées restent ouvertes. Toutes les plages de Las Terrenas sont ‘’ouvertes’’ alors que celles de Sanchez, Samana,… sont interdites…. Pas vraiment certaines de saisir la logique mais est-ce mon rôle ?

Dernière minute…. toutes les plages sont autorisées, ben oui il fut suivre dans ce pays.

La distance de sécurité entre les individus est scrupuleusement à respecter tout comme les autres signes barrière comme l’usage du gel et la prise de température à l’entrée des commerces, restos, hôtels, etc…

Et pour veiller au bon respect de ces mesures indispensables à un retour progressif à la normalité, une escouade de policiers plus zélés les uns que les autres est à l’œuvre… Amendes, emprisonnement, tout est permis quelle que soit la nationalité de la personne surprise en infraction. A Las Terrenas, le centre sportif ‘’Le play’’ est réquisitionné pour accueillir les rebelles et récalcitrants.

Ce qui ne change pas…

Les frontières restent ouvertes… peut-être un peu trop largement et les avions, rassurez-vous sont toujours les bienvenus sans imposer aux voyageurs comme je l’ai trop vu une quinzaine de confinement… Tout au plus une prise de température et un questionnaire sur vos motivations et votre adresse de séjour… Même  »punition » à l’hôtel. A vous de voir en votre âme et conscience si le jeu en vaut la chandelle.

Rien de bien nouveau sous notre soleil. Des mesures renforcées et un gros coup de moins bien pour nos pauvres restaurateurs désappointés, obligés, peut-être à bon escient, de sacrifier le service du soir. Fini pour un temps la fête jusqu’à pas d’heure dans nos délicieux petits restos et bars…

Ce qui ne change pas non plus…

C’est l’invasion chaque milieu de semaines d’une foultitude de ‘’capitaleros’’, gens de la capitale plutôt dévergondés en ce qui concerne les nôtres, qui prennent d’assaut les villas de location à bas prix, faute de touristes étrangers, reggaeton ou musique techno (encore pire) à fond du matin au soir accompagné de force éclats de rire et hurlements quasi bestiaux. Ils effraient les villageois en parcourant les rues à toute vitesse sur des engins pas vraiment maîtrisés et souillent, sans vergogne de leurs détritus les jolies plages toute malheureuses…. La rançon de la gloire ? On s’en passerait. Et stop, ne ressortez pas cette phrase éculée et surfaite ‘’ils sont chez eux’’… ces enfants gâtés et turbulents, fils d’enfants gâtés et turbulents et malheureusement parents d’enfants gâtés et turbulents ne représentent qu’une toute petite partie de la population dominicaine. On les appelle les riches dominicains. Nos voisins, amis dominicains pâtissent autant que nous de cet état de chose et, souvent beaucoup plus pauvres et humbles que les vacanciers de la capitale, subissent sans n’oser rien dire…. Et puis, après 18 ans de vie et d’amour pour ce pays, une naturalisation en bonne et due forme, il y a 15 ans déjà, ne serais-je pas un peu chez moi aussi…

Le 8 juillet, on en est où chez nous …

 

Après de longues semaines de souffrance, les restos ont rouvert leurs portes le 1er juillet, comme convenu, pour leurs plus grands plaisirs et le nôtre. Patrons et employés ravis vous accueillent chaque jour, midi et soir et redoublent d’attention pour chouchouter une clientèle qui leur a tant manquée.

Les joueurs de boules ont repris du service à la Vela Blanca qui organise déjà une super fête de 14 juillet…. Vous ne serez pas déçus. Pierre de l’Eden a retrouvé le sourire, je me demande même si son petit  »Paradis’’ n’est pas encore plus beau qu’avant la crise. Le XO, ah le XO, suis-je vraiment objective si je dis que pour moi c’est le plus bel endroit de Las Terrenas… Et puis il y a les autres, Sergio B et son fabuleux décor aquatique, le Mosquito ou plutôt les Mosquito et leur ambiance exotique chic, le doux Al Pasito, Sandro et son grill majestueux, La belle Casa Azul les pieds dans l’eau, Valerie et son Kalyste, le seduisant El Lugar… et puis tous les autres, Atlantis, The Beach, Casa Coson, Pacocabana, les petits lolos de la plage des pêcheurs (mes chouchous) et bien sûr tous ceux que j’oublie une fois de plus…

Les hôtels de charme du village ont ouvert leurs portes eux-aussi. Ils attendent leurs hôtes avec beaucoup d’impatience. Toutes les mesures de sécurité ont été prises comme une totale désinfection post-ouverture.

 Un protocole sanitaire stricte.

Dans les restaurants, une distance d’au moins deux mètres entre les tables (limitées à 10 convives) est imposée.  Dans les bars, qui ne peuvent accueillir que 35% de leur capacité maximale, les tables sont désinfectées entre chaque client. Le personnel sera testé deux fois par semaine, tandis que les clients devront porter un masque lors de leurs déplacements dans l’établissement.

Dans les hôtels, la température de chaque client sera prise au moment de l’enregistrement. Là encore, une déclaration de santé devra être signée. Les bagages seront désinfectés, tandis que les points de distribution de masque et de gels devront être nombreux. Les points de restauration en libre-service sont supprimés, et tous les espaces communs des hôtels doivent être redéfinis pour garantir le respect des distances sociales. Enfin, chaque établissement doit prévoir un protocole spécifique pour la prise en charge et l’isolement des personnes présentant des symptômes.

La République Dominicaine est soucieuse de voir les touristes revenir sur ses belles plages. Dès leur arrivée à l’aéroport, « tous les passagers feront l’objet d’un contrôle de température au moment du débarquement de l’avion. Si un passager présente une température supérieure à 38°C ou tout autre symptôme, les autorités aéroportuaires lui feront passer un test rapide de COVID-19 et mettront en place les protocoles d’isolement et de traitement nécessaires ». Dans les différents terminaux, employés comme passagers devront porter des masques et respecter les règles de distanciation physique. Les passagers devront également fournir une déclaration solennelle dans laquelle ils assureront « n’avoir ressenti aucun symptôme lié au Covid-19 au cours des 72 dernières heures » et indiqueront leurs coordonnées pour les 30 jours à venir.

La température de chaque passager sera mesurée avant l’embarquement à bord d’un bateau (excursions comprises). Tout le matériel utilisé par les clients (réservoirs, masques, pagaies…) doit être désinfecté avant et après utilisation, y compris pour les autres activités à caractère touristique et récréatif (centre équestres, sites culturels, tyroliennes, parcs à thèmes, paintball…).

Voilà, il n’y a plus qu’à…. Tout est prêt pour accueillir de nouveau, en toute sécurité les amoureux de notre beau pays. Profitez-en, le temps est splendide, l’océan flirte avec les 32 degrés et les couchers de soleil sont somptueux.

Coup d’oeur…. délicieux et incontournables, les restos de Las Terrenas…

 

Ils font partie intégrante du décor et participent largement au charme du village. Les p’tits restos de Las Terrenas, une multitude d’endroits charmants où il fait si bon flâner entre copains et se régaler d’un p’tit plat bien de chez nous ou bien d’ici. Il y en a pour tous les goûts, des chics, des bohèmes, des bijoux, des rigolos, des surprenants, des qui existent depuis toujours, des p’tits nouveaux, des végétariens, des carnivores, des italiens, des français, des sur la plage, des dans l’village… Ils ont tous leur identité et leurs aficionados… Ce sont nos chouchous, les acteurs de si précieux moments de convivialité, ils se nomment La Ola, la Vela Blanca, XO, O’Grill, Sergio, Tropik Bowl, El Lugar, Mosquito, Eden Beach, Al Paso, Kaliste, The Beach, Casa Coson, Le Bistro de la Cave à Vins, Baraonda, Barrio latino, Paco Mer, Dulce, Casa Azul, Yuca Caliente, Pacocabana, Porto, Atlantis…. Et plein d’autres que j’oublie.

Ils sont tous fermés depuis la mi-mars, précautions sanitaires anti Covid oblige et, ils ont eu un vrai coup d’chaud hier en lisant les déclarations pour le moins confuses du ministre de la santé. A bout de force et de nerfs, luttant pour ne pas mourir, ils se sont emballés, ont vu le pire…. oubliant le meilleur. Ils devraient bien rouvrir le 1er juillet comme convenu et c’est un vrai bonheur pour tout le monde. C’est avec beaucoup de joie, teintée d’émotion que nous allons les retrouver dans leur décor, reflet de leur personnalité, qui est devenu toute leur vie. Merci Sergio, Thierry, Sandro, Bruno, Vero, France, Marie-Laure, Pierre, Denise…. Et tous les autres pour tout ce que vous nous apportez au quotidien. Chapeau les amis, on vous aime.

En vrac et sans parti pris, florilège de jolis endroits.

Coup d’gueule, encore….

En fait il y a deux trucs qui m’ont énervé hier soir dont l’un vraiment beaucoup…

Récapitulons, je viens de perdre un de mes chiens, un véritable déchirement qui me laisse dévastée… C’est pas le meilleur moment pour m’emmerder…On est en pleine crise sanitaire, on ne parle que de ça ici, ailleurs, dans le monde, on compte les malades, les morts, ça augmente, ça ne s’arrange pas….le pays soit disant est à l’agonie, les gens ne peuvent plus se nourrir, il y a des fermetures, etc… Et malgré tout ça, depuis le début du malaise, une bande d’abrutis hystériques et visiblement contents de leur sort s’obstine à me pourrir la vie du vendredi au dimanche à quelques mètres de chez moi, oui je dis bien chez moi, ce sera le sujet du second truc qui m’a énervée, très énervée…. Hier c’était le bouquet, abrutis à gauche et abrutis à droite… , ils sont nombreux, la semaine dernière on en dénombrait 17 dans la même maison, à quelques mètres de chez moi, automatiquement c’est à celui qui parlera le plus fort pour se faire entendre, il y a une ribambelle de gamins aussi, éduqués pareil que les grands et même des drôles de chiens qui émettent de drôles de bruits…. Ils arrivent sur le coup des 3 h, s’installent autour de la piscine, boivent des grandes bières les pieds dans l’eau, s’éclaboussent, ça fait rire les filles, se jettent à l’eau, ça crie, ça boit des grandes bières, puis du rhum avec les grandes bières, on monte le son, alors on parle encore plus fort et les gosses excités hurlent de plus belle et les chiens aussi et du coup, mes chiens aussi… Et ça dure, ça dure, de plus en plus fort jusqu’à pas d’heure…. En vrai, j’ai déjà appelé les flics, pas pour les voisins directs, car malgré tout moi j’ai du respect et je me dis que bof c’est pas si grave, mais pour les autres abrutis un peu plus loin de l’autre côté si et les flics sont venus et les abrutis ont cessé leur bordel…. Mais je vis avec un zen man que rien ne dérange, il comprend tout, accepte tout, il faut dire qu’après 36 ans de vie ici, il a bien saisi l’histoire… et je ne veux pas en plus me battre avec lui. Bref, hier c’était chaud, j’étais mal dans ma peau et ce fut difficile de supporter alors je me suis permis de poster un petit mot disant qu’en fait ici j’étais chez moi et que eux leur chez eux c’était la capitale….

Ben oui quoi, je vis ici depuis 17 ans, ai construit ma maison, paye mes impôts, aidé de pauvres gens ; j’emploie des dominicains que j’apprécie énormément pour leur dévouement et leur débrouillardise et de plus j’ai adopté, par conviction la nationalité dominicaine, il y a 14 ans…. Alors j’estime avoir le droit de dire que je suis chez moi et avoir le droit d’être respectée…

Et bien figurez-vous qu’un français qui se reconnaitra, un français à qui j’ai tendu la main mais qui a craché dedans…. s’est permis à son tour de publier mon post en ces termes… ‘’Une française a osé dire  que ….. je crois que je vais le poster sur les réseaux dominicains…’’ Non mais allo quoi, il veut quoi que l’on me flagelle, qu’on me lapide parce que je dis tout haut ce que tout le monde pense tout bas…. Bon, courageux comme pas deux, il a retiré son post après, quand même quelques réponses explicites, genre ‘’non elle a osé, c’est un cauchemar’’…

C’est bien triste tout ça. Subir le manque d’éducation criant et le racisme avéré de quelques individus qui, soit dit en passant, gênent de la même manière leurs compatriotes. Ils ont 18, 25 ans, fils à papa ou juste débiles profonds, font du bruit avec leurs mobylettes, leurs quads, leur musique, derapent sur les graviers à toute allure, klaxonnent et pourrissent le temps d’un week-end la quiétude de tout un village, dominicains et étrangers confondus. Et, en plus se faire traiter de tous les noms d’oiseaux par des individus bien français, en mal de notoriété. Un peu trop du coup.

Il est 7h46 et les abrutis de droite ont repris du service. Une belle journée qui s’annonce. Au fait pour ceux qui n’ont pas de zen man à la maison, police 809 240 6022 , parfois ça marche. Je sais que nous sommes nombreux, pleins, à en avoir plus qu’assez de ce manque de respect. On n’est pas chez ces dingos, on partage notre vie ici avec des gens respectueux qui pâtissent eux aussi de ce laisser faire désinvolte d’une bande de petits merdeux gâtés-pourris.

Petit ajout très instructif …. »Ce n’est pas une question d’être dominicain ou français ou martien. C’est une question de loi DOMINICAINE. La loi est pour tous. Cette loi porte le numéro 287-04. Tout le monde est sensé s’y plier. Et si notre charmante et serviable police ne fait pas son boulot, vous pouvez toujours appeler le 311 (j’ai bien écrit 311, pas 911). Ils ont aussi un site web. »

Diego, tant d’amour…

 

Amoureux fou de Coca, il repose à côte d’elle dans son jardin

Il a été mon 4 patounes numéro 9. Un gros coup de foudre, celui que j’attendais depuis toujours, mon amoureux, mon petit homme… Fils du beau Thalis et d’Appache, petit frère de ma jolie Cheyenne, il a su intégrer sans heurts et tout en douceur ma meute de 7 chiens dont le fier Domingo. Il a tenu sa place toujours à mes côtés, avide de bisous et de caresses. Un chien merveilleux, beau, fidèle, doux mais…. Attention, pas toucher maman ! Je l’ai aimé de tout mon cœur même quand il ne comprenait pas bien ce qu’on lui demandait lors de ses cours de dressage et qu’au lieu de se jeter sur Claude pour me défendre, très fier de lui, il faisait trois tours de terrain et venait se repositionner tout content de la performance à côté de moi. Je l’ai aimé moins, le seul jour, où, on ne saura jamais pourquoi, il a saisi petit Tatoo par le coup et a essayé pendant de longues minutes de lui arracher la tête. Mais quelle mouche t‘avait piqué mon doudou…. Tatoo s’en ai sorti indemne juste un peu plus arrogant….

Gros bisous à Ti Tatoo

Je l’ai tant aimé et je l’aime toujours.

Tu me manques mon amoureux.

Ils n’ont rien compris ou bien…

Blogeuse globe-trotter, Olympia a choisi de poser ses valises à Las Galeras, elle vous raconte son village dans son blog  https://olympiaonboard.com/

Comme beaucoup de monde, d’ici ou d’ailleurs, on était au rendez-vous, hier dimanche, pile poil, prêts à s’émerveiller devant notre petit (ou grand) écran. Il faut dire que ce n’est pas tous les jours que la télévision française nous fait l’honneur d’un reportage, rien que pour nous. Las Galeras. Tout au bout du bout de la péninsule de Samana, quand la route s’arrête là où commence la plage et qu’elle vient buter contre l’océan, on est arrivé au bout du monde, on est arrivé à Las Galeras, jolie petite bourgade toute en douceur. Délicieux village authentique, Las Galeras est encore épargné par le tourisme de masse, même si, depuis quelques années, il a le vent en poupe et se développe à petits pas. Hôtels et restos de qualité fleurissent çà et là, tout comme les centres sportifs, équitation, plongée…. Il faut dire que cet endroit est bourré de charme. Situé à l’écart du monde, à une vingtaine de kilomètres de Samana, on y arrive par une route qui a connu des jours meilleurs mais qui traverse de superbes paysages, océan sauvage ou tranquille, végétation tropicale et adorables hameaux hauts en couleurs composés de quelques maisons flanquées de cocotiers. Son atout charme, ses longues plages de sable blanc aux eaux limpides, véritables toiles de maîtres peintes dans des tons délicats de verts, de bleus, d’or où paressent, indolentes, quelques barques de pêche typiques. Délicieux havre de paix, Las Galeras ressemble fort à un paradis exotique propice à la nonchalance et à la douceur de vivre.

Voilà ce que l’on s’attendait à découvrir et, franchement, il faut être un peu tordu ou totalement hermétique à la beauté pour être passé à côté. Je ne suis pas la seule à déplorer ce simili-reportage, cette mascarade bourrée de clichés négatifs largement teintés de gros mensonges…. Et, je me demande ce qu’en retiennent les intervenants parfois fort sympathiques…. Il n’y a été pratiquement question que de gros sous…. ‘’On est arrivé avec 180 000 euros, toutes nos économies y sont passées… l’école des enfants, c’est de l’argent… le lycée de la capitale, faut oublier… les courses…. 3 heures pour y arriver et c’est cher, on a fait construire notre maison grâce à l’argent des touristes… et j’en passe et des meilleures’’ ‘’Il n’y a pas d’hôpital….heu en France non plus, les villages de 3000 habitants n’ont pas d’hôpital, ni de lycée pour leurs mômes…Il faut surveiller car les gens fraudent… mais, je suis sur place pour traquer …. ceux qui touchent indûment une pension…. Allons allons’’

Las Galeras c’est tellement pas ça, tellement pas que ça, et si certains ont mal calculé leur capacité d’insertion, s’ils se sont fait des illusions sur leur économies, s’ils ont oublié qu’ils avaient des enfants et que, ben non, ici on n’est pas en France mais en République Dominicaine et que l’éducation française, du coup ça a obligatoirement un prix… il ne faut s’en prendre qu’à eux. A Las Galeras, il y a tellement de gens contents de leurs sorts… tellement d’échanges fraternels entre dominicains et résidents, tellement de bonheur partagé… Le reportage est passe à côté, a boudé toutes les jolies choses de la vie d’ici et n’a retenu que de sombres histoires malsaines…. En fait messieurs les journalistes, les producteurs à sensations, mieux vaut continuer à nous ignorer, ça nous fait moins mal au cœur…

Laksmi shop et sa nouvelle adresse, un vrai coup d’cœur.

 

Josée et son Laksmi shop ont profité de cette période morose pour s’inventer une nouvelle adresse. Et franchement, l’endroit leur sied à merveille. Un écrin sur mesure pour abriter une foultitude de délicieuses trouvailles. C’est à la place de l’ancien resto Bon Appétit que l’Inde et l’Indonésie se sont données rendez-vous, évasion garantie. Partez à la découverte de l’Inde, ce presque continent, tout à tour rajpoute ou hindou, colonial ou moghol, mais toujours émouvant. Fastueux pays qui conjugue de façon exceptionnelle, histoire, traditions, religions, croyances, cultures…, un passé glorieux, un présent attachant et un futur prometteur. A moins que vous ne préfériez l’Indonésie, Bali, les habitants sublimes et les lagons paisibles. La passion de l’Inde et la quête de l’âme indonésienne de Josée se lisent dans les fabuleux objets coups d’coeur, grands ou tout petits, qu’elle déniche au coin d’une rue, d’un bazar, d’une échoppe, d’une fabrique, lors de ses voyages et qui envahissent son époustouflant espace de rêve, sa caverne d’Ali Baba.

Après bien des péripéties et une vraie angoisse, le dernier container aux merveilles est arrivé, déballé et, tant bien que mal, toutes les trouvailles de José se sont dénichées une petite place dans sa grotte magique. Certes, on ne peut pas dire qu’un ordre académique gère l’endroit, ici c’est à la bonne franquette, un délicieux fouillis où l’oeil vagabonde de haut en bas de gauche à droite, dessus, dessous. Tout est beau, j’aime tout.

Raffinée, un brin kitch ou ultra-romantique, très tendance, la déco bolywoodienne de Laksmi shop donne aux intérieurs une ambiance chaleureuse et transforme maisons et appartements en décor des Mille et Une Nuits. L’originalité est de mise, tout est permis, on aime les vieux meubles customisés, décorés, pailletés, ou plus sobres dans de doux tons naturels. On craque pour les teintes flamboyantes et les étoffes riches, aux reflets chatoyants, pour métamorphoser un environnement pâlot. Place à un arc-en-ciel coloré plein de chaleur et à la gaieté dans le quotidien. Le rose, le rouge, l’orange, le violet, le jaune safran sont à l’honneur pour des combinaisons audacieuses. Inhabituelles? Qu’importe! La gaieté est toujours au rendez-vous. On ne lésine pas sur les teintes dorées, argentées, il faut que ça brille. Posez-les en tentures au plafond, choisissez un sari pour rideaux et un patchwork en jeté de lit. Il faut les multiplier, les superposer. Pour parfaire l’ambiance, surtout ne négligez ni les senteurs exotiques – brûle-encens, bougies parfumées, parfums d’intérieurs – ni la musique qui doit être lancinante. Et voilà, c’est fait, vous êtes partis au pays du Taj Mahal.

Lits à baldaquins, portes sculptées, bureaux, tables de nuit trop mignonnes égayées par des crayons de couleurs d’écoliers, bahuts, chaises, tables. Mais aussi statuettes de divinités indiennes ou de ballerines indonésiennes, bougeoirs dorés, lustres à pampilles, miroirs, lanternes, boîtes émaillées pour enfermer vos précieuses épices, photophores en métal, tapis, abat-jours découpés, bols et récipients ultra-colorés, bijoux de pacotille (ravissants!!!!) de Goa, en verre, nacre, coquillage : la liste est longue, presque infinie, des accessoires qui, posés un peu partout, vont créer une ambiance unique, associés  à des tissus à profusion, en soie, des cotonnades ou du cachemire.

Des centaines de luminaires plus fous et plus beaux les uns que les autres, mais aussi des cloches à nourriture, la couleur est de mise et cette année encore un bestiaire magique où une basse-cour enchantée côtoie une superbe vache sacrée.

Et, dans le jardin exotique, parmi les plantes exubérantes et manguiers, se sont égarées de jolies fontaines, des baignoires peu ordinaires, des bouddhas extatiques…

Laksmi shop . Calle principale (ancien Bon appetit) . Las Terrenas

Cinco y mas, Charlie Simon, une collaboration reussie

Même si la vie n’a pas toujours été tendre avec elle, Melissa ne peut se départir de ce sourire charmant qui illumine sa jolie bouille. Niçoise d’origine, elle a découvert Las Terrenas en 2017, s’y est sentie à l’aise et en a profité pour changer radicalement de vie. Si son job en France lui convenait parfaitement, son rêve secret avait toujours été d’oser le travail manuel même si le sort avait voulu qu’elle ne doive se débrouiller qu’avec une seule main… Fascinée par le travail incroyable d’une amie abat-jouriste, un métier devenu rare, elle décida ni plus ni moins, alors qu’elle ne connaissait rien au métier de se lancer dans cette aventure et de créer à Las Terrenas son atelier de fabrication d’abat-jours. Melissa sous son air mutin est une guerrière, elle s’engouffra la tête la première dans tout ce qu’elle put trouver sur Internet comme articles, vidéos, tutos, n’attendit pas, commanda du matériel en France et se lança. Comme ça ! Sa première réalisation dont elle garde un souvenir ému, fut une réussite. Cinco y mas était né. Le travail est minutieux et demande une attention de tous les instants mais il nécessite aussi un goût très sûr et un vrai talent pour la déco. En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, elle est devenue une véritable alliée déco pour ses clients qui depuis 2 ans maintenant ne jurent que par elle.

L’atelier-boutique de Melissa est situe au Paseo et, son voisin n’est autre que Charlie Simon, peintre talentueux que l’on ne présente plus. Vous voyez où je veux en venir…. Charlie, peintre, toile, abat-jours…. Deux ans qu’elle le harcèle pour qu’il accepte de travailler avec elle en mettant son art au service de ses abat-jours….2 ans. Puis, un jour, il a craqué. Pour le plus grand plaisir de Melissa et le nôtre, il a dit oui et depuis quelques jours, sur les rayonnages de Cinco y mas de sublimes lampes signées Charlie Simon côtoient les créations de Melissa. Le résultat est juste bluffant. Charlie peint directement sur les toiles blanches montées sur l’abat-jour. On y retrouve sa patte unique, un séduisant travail, lumineux et coloré, très hétéroclite, qui oscille entre naif, pointillisme, impressionnisme. Sa peinture-fusion comme il se plait à la qualifier est inspirée par son vécu et s’articule autour du glamour de ses exquis visages de femme, sa signature, qu’il compte reproduire sur les lampes et d’un impressionnisme étonnamment juste et délicat.

La collaboration semble fonctionner à merveille, une idée lumineuse au service d’un art éclairé.

Cinco y mas . Paseo de la Costanera . Las Terrenas

Corrybyb Mahona, du bonheur à l’état pur.

C’est au Paseo que Béatrice a choisi d’installer sa ravissante petite boutique, véritable cocon aussi lumineux que son sourire. La belle dame, architecte d’intérieur de talent n’en est pas à son coup d’essai en matière d’endroit délicieux. Au village, c’est l’hôtel Mahona, son petit nid douillet, véritable havre de paix tout en raffinement qu’elle a radicalement métamorphosé lui instillant une atmosphère paisible tissée par des matières naturelles et des couleurs douces. (https://dorislasterrenas.com/2018/07/05/mahona-tout-en-douceur-et-raffinement-ladresse-secrete-au-charme-cosy-calin-mon-coup-dcoeur-absolu/)

Loin des sentiers battus, sa toute nouvelle boutique met en scène des objets déco, singulier ou pluriel racontant tous une belle histoire, celle de l’empathie et du partage. Sortis de l’imaginaire de Béatrice et façonnés avec soin et beaucoup de passion par deux mères de famille de Limon, ils s’offrent à nous sans ambages et nous entraînent dans un monde naturel et doux. Bambou, fibre végétale, corde, palmier, rotin, coquillage, bois flotté, graines… se transforment comme par magie, mais après un travail parfois long et minutieux en suspensions aériennes, appliques stylées, corbeilles généreuses, chapeaux bohème, confortables paniers, sublimes colliers papous, embrases romantiques en oursins blanchis… dans des tons blanc, écrus, poudrés. Puis, au milieu de ce petit monde hétéroclite où s’entremêlent pour notre plus grand plaisir mille et un objets tendance nature, une audacieuse suspension en métal du plus bel effet, sans honte, s’habille de pampilles de cristal et capte notre regard.

Corrybyb Mahona c’est aussi une délicate ligne de bijoux signée de la maîtresse des lieux. Depuis toute petite, Béatrice rêvait de créer des bijoux, elle en dessinait de partout. Elle met aujourd’hui sa fougue au service de sa création et c’est une totale réussite. C’est avec soin qu’elle choisit ses perles, ses pierres semi-précieuses en provenance directe de Turquie ou d’inde comme ces superbes agates aux pouvoirs mystérieux. Elle imagine, assemble pierres, perles et coquillages, sertit l’ensemble dans de l’argent et nous offre les plus ravissantes des parures.

N’hésitez pas à pousser la porte de ce bel endroit, et pour une parenthèse douceur, laissez-vous envelopper dans une atmosphère empreinte de sérénité. Avec un peu de chance, vous y croiserez Lisa et son joli minois, petit chien d’amour qui revient de loin, à croquer avec son petit collier de coquillage juste trop mignon.


Corrybyb Mahona. Paseo de la Costarena . Las Terrenas