Délicieusement chaotique, la petite histoire de la Péninsule de Samana….

Au détour d’une balade-plaisir sur le net, aussi délicieuse qu’informelle, je suis tombée nez à nez avec le récit épique et savoureux de Susan Grady relatant un épisode oubliée de la péninsule de Samana. Il y est question d’Americanos de Cocolos, de pirates et même de Bonaparte.Et si la chronologie des faits est aléatoire, si le fil du temps se joue des dates et des siècles,  surfant à l’envi sur les circonstances, le récit haut en couleurs est définitivement bon enfant et plein d’intérêt. Je vous le restitue sans ambages, traduit de l’anglais par mes soins et avec mes mots. Bonne promenade.

Susan Grady était l’épouse de Dane Bowen, conseiller économique à l’ambassade des Etats-Unis de Saint-Domingue de 1974 à 1978. Au cours d’un périple dans le pays, par le plus grand des hasards, il arrive à Las Terrenas et tombe immédiatement en amour pour le délicieux petit village. En 1977, il y construit sa maison derrière l’actuel Casa Nina et devient le tout premier gringo à s’installer dans le village. Avec Suzan, ils y passent 3 mois par an de 1978 à 1999…

Susan nous raconte la péninsule.

Samana, les premiers balbutiements….

La péninsule de Samana occupe le quart Nord-Est de la République dominicaine. Luxuriante, mystérieuse, éblouissante, elle a été le témoin privilégié d’un moment oublié dans l’histoire du Nouveau Monde.

Dans les années 1820, des milliers d’esclaves américains se sont enfuis des USA et sont arrivés à Samana n’emportant dans leur maigre escarcelle que leur culture et leurs coutumes. Ces « Américanos « , nom toujours attribué à leurs descendants se forgent une vie tranquille et simple, bien loin du balbutiement du monde moderne jusqu’à la construction d’une route en 1969, reliant Samana au reste du pays. Anomalie culturelle, avant-poste protestant anglophone dans un pays catholique hispanophone, Samana abandonne cependant vite son identité de relique anthropologique lorsque les premiers visiteurs européens font leur apparition. La ville, la péninsule, la baie… Samana avec ses près de 150 kms de côte splendide possède tous les ingrédients pour devenir une superbe station balnéaire des Caraibes, ravissante et paisible blottie entre des montagnes à pentes douces et les eaux calmes de la majestueuse baie.

Très vite le gouvernement dominicain s’intéresse au fort potentiel de la région et dès 1970, Il élabore un plan de développement. La vieille ville en bois est détruite, à l’exception de l’église méthodiste et une nouvelle ville en dure est construite, incluant deux hôtels gouvernementaux. Cependant, l’engouement du gouvernement s’étiole aussi vite qu’il avait pris corps et ce sont des investisseurs privés qui reprennent les rênes.

Le meilleur moment pour ressentir l’émotion culturelle palpable à Samana se situe lors de deux événements religieux, la Semaine sainte juste avant Pâques et fin novembre lors de la célébration de Santa Barbara. Au cours de ces périodes, des milliers de paysans de la campagne viennent dans la ville qui prend des airs de Rio de Janeiro au temps du Carnaval. Il y a des processions, des danses, des jeux et des concours, certains en anglais, d’autres en espagnol et d’autres en créole haïtien, un mélange de mots africains et français. Le peuple s’amuse, rie, boit, chante, danse le meringue, la musique nationale dominicaine.

C’est en 1493 qu’a débuté l’histoire des interactions culturelles de Samana. La première escarmouche avec l’Europe eu lieu le 12 janvier 1493, lorsqu’une armée d’Indiens Tainos n’a pas hésité à tirer une pluie de flèches sur le navire de Christophe Colomb le forçant à rebrousser chemin. Le site où cela s’est produit, le golfe des Flèches ou Bahia de las Flechas se situe à environ 2 kms  à l’est de la ville de Samana.

La région était un repaire de pirates jusqu’à la création de la ville de Santa Barbara de Samana en 1756 par des habitants des îles Canaries, transportés sur le lieu par le gouvernement espagnol afin d’empêcher les Britanniques de s’y installer. Quand Haïti, qui partage l’île d’Hispaniola avec la République Dominicaine, a déclaré son indépendance de la France en 1804, de nombreux propriétaires de plantations françaises et leurs esclaves ont quitté Haïti et se sont à leur tour rendus à Samaná.

Et, c’est à Samana toujours que Napoléon Bonaparte avait pour ambition de construire une capitale pour son nouvel empire mondial. Il avait des plans pour une nouvelle ville qui s’appellerait Napoléon City, mais l’arrivée des  Britanniques a contrecarré ses plans. En 1822, Haïti envahi la République dominicaine et l’occupe pendant vingt-deux ans. Ce fut une occupation sanglante.

L’événement le plus important dans le développement de Samaná s’est produit à cette époque. Le leader d’Haïti, Jean Pierre Boyer, est entré en contact avec des groupes abolitionnistes à Philadelphie, en Pennsylvanie, aux Etats Unis et a payé de grosses sommes d’argent pour qu’ils envoient à Samaná par bateau tous les esclaves libérés qu’ils pouvaient. Il a également payé leur réinstallation à Samana, prétextant qu’il voulait aider les esclaves à obtenir leur liberté, mais en fait ayant seulement comme ambition cachée de tenter de  repeupler cette zone sur laquelle il avait pris le contrôle avec des gens qui le soutiendraient. Près de six mille anciens esclaves ont fait le voyage des États-Unis à la République dominicaine. Beaucoup sont morts à Samana ou sont retournés aux États-Unis ne pouvant s’adapter aux changements climatiques et culturels. Environ deux mille d’entre eux sont restés à Samana et ont prospéré.

Sur place, ces immigrants ont conservé leurs traditions culturelles. Ils dirigeaient leurs propres écoles et entretenaient des églises protestantes (principalement méthodistes). Rafael Trujillo, dictateur de la République dominicaine de 1930-1938 et 1942-1952, n’a pas aimé l’indépendance culturelle de Samana. Il a introduit la langue espagnole dans Samana et a forcé le peuple à la parler. Quiconque était suspecté de parler anglais était abattu publiquement. La plupart des gens de Samana aujourd’hui sont bilingues. L’anglais parlé est un anglais familier, celui pratiqué par les esclaves dans le sud des États-Unis il y a un siècle. Beaucoup d’Americanos ont des fermes dans de petits villages de montagne dans toute la péninsule de Samana. Ils cultivent des noix de coco, du café, du cacao, des mangues et des agrumes qu’ils vendent.

De retour à Las Terrenas

En 1824, un navire, le Turtle Dove, rempli d’esclaves libérés des États-Unis a quitté Philadelphie. Le navire avait été acheté par deux sœurs protestantes du nom de Freeman qui étaient de la foi religieuse quaker protestante. Le navire naviguait vers le Libéria, un pays d’Afrique de l’Ouest fondé par des esclaves américains libérés en 1820. Il y a eu une grosse tempête dans l’océan Atlantique devant Las Terrenas et le navire a coulé. Les esclaves libérés ont alors nagé vers Las Terrenas. Ils parlaient anglais. Leurs arrière-petits-enfants vivent encore à Las Terrenas et parlent la même langue. On les appelle cocolos. Le dimanche, vous pourrez assister à un service religieux dans une église épiscopale méthodiste africaine (AME) dans le village d’El Limon près de Las Terrenas. Vous y entendrez des gens chanter des hymnes spirituels américains en anglais.

Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, une famille polonaise-juive nommée Paiewonsky a acheté beaucoup de terrain à Las Terrenas. Ils ont construit des magasins généraux dans toute la République dominicaine et sont devenus très riches. Dans les années 1940, ils ont amené un dominicain nommé Señor Peña de Puerto Plata pour travailler pour eux sur leur ferme. Il est venu en bateau de Puerto Plata à Las Terrenas. (Il n’y avait pas de route sur la montagne de Sanchez à Las Terrenas jusqu’en 1969.) En plus des fruits et légumes, cette famille juive avait des plantations de noix de coco, de cacao et de café pour l’exportation.

En 1955, Señor Gigillo Espinal, né à Sanchez, est venu travailler à Las Terrenas pour la famille Paiewonsky. En 1975, il avait une petite épicerie (colmado) entre Las Terrenas et El Portillo. En 1977, il a déménagé son magasin à Las Terrenas sur la plage à côté du poste de police, vous y trouviez du riz, des haricots noirs, de la morue séchée et du rhum.

Le premier mécanicien de Las Terrenas, Señor Ezequiel (Sequiel) Lara est venu de Samaná le 15 août 1971. Employé par la famille Paiewonsky, M. Lara a ouvert son propre atelier de réparation automobile en 1981 à Las Terrenas.

En 1975, Las Terrenas était un petit village d’agriculteurs et de pêcheurs. Tout le monde parlait espagnol. Las Terrenas n’avait pas de magasins, pas de station-service, pas de glace, pas d’électricité, pas de téléphone, pas de voitures, pas de motos, pas de bureau de poste, pas de journaux et pas de touristes. Las Terrenas était très belle et calme. La route de la montagne de Sanchez à Las Terrenas construite en 1969 était complètement délabrée et il a fallu attendre 1989 pour qu’elle soit réparée.

Il n’y avait pas de route pour Playa Bonita et Playa Coson en 1975. Un bucolique chemin de terre traversant la plantation privée de noix de coco de Señor Maximo Galvan menait à ces sublimes plages. Señor Galvan outre sa plantation possédait le plus grand magasin général de Sanchez. Il s’appelait Casa Galvan.

Ce n’est qu’en 1994 qu’une entreprise dominicaine privée a apporté de l’électricité au village. En 1997, un système public d’alimentation en eau a été installé, apportant de l’eau d’une grande rivière dans les montagnes à des maisons et des entreprises individuelles. Le bureau téléphonique a ouvert ses portes en 1991.

 

Bref historique de Las Terrenas (2012)

Dr Miguel Polanco – médecin 1973

Dr Raul Languasco Chang – avocat de Sanchez 1977

Sequiel (Ezequiel) Lara – mécanicien automobile 1977

Clinique 1973

École primaire dominicaine 1977

Gigillo Espinal colmado et bar 1977 . Plage à côté de commissariat de police

Le restaurant de Membre Du Congrès américain Donald Jackson en 1977

Club Las Terrenas Hôtel – Maintenant Tropic Banana d’Hôtel 1977  construit par Jeannot Desdames (français) et Kayanna Kuhlman Desdames

El Reposo Hôtel en 1977, devenu Las Cayenas Hôtel

Hôtel Atlantis Playa Bonita 1981

Hôtel El Portillo 1982

Restaurant Señor Gigillo’s – Restaurant Diny 1982

Restaurant Chez Paco – à côté du cimetière 1983

Les journaux dominicains livrés pour la première fois en 1983

Film sur Christopher Columbus tourné de janvier à avril 1984 . Producteurs américano-italiens

Ouverture de l’école française 1986

Ferretería Polanco – première quincaillerie 1988

Pharmacie 1991

Bureau téléphonique Mai 1991

Station d’essence 1992

Électricité 1994

Eau 1997

Au bord du bout du monde….

Au bord du bout du monde, dans de singulières bicoques tout de bric et de broc, un monde fantasque s’agite et parle fort. Musique chaloupée un brin tonitruante, agapes de platanos, de yuca, de fruits de l’arbre à pain et d’abichuela dulce… Navidad, Ano nuevo, et dia de los Reyes, les fêtes lumineuses s’égrènent à un rythme effréné. Pauvres mais fiers voire orgueilleux, dominicains de tout âge et de tout sexe s’en donnent à cœur joie, à grand renfort de cerveza et de rhum qui arrache. Pauvre dodu porcelet rôti sur sa broche implacable, la fête sera belle, la misère attendra….

Du bord du bout du monde, je vous souhaite à tous une super belle et brillante année. Que 2019 sèche vos larmes si elles ont coulé, câline votre cœur s’il a souffert et vous apporte amour, santé et bonheur.

Merci Mimi pour cette belle image.

C’est Noël !

Ca y est, c’est sûr, c’est Noël ! La jolie boutique Terrenas en Plata du Paseo a enfilé ses habits de fêtes. Pour nous, rien que pour nous, elle a invité Papa Noël, lutins mutins et rennes coquins, petit train du bonheur, bonhommes de neige en pagaille et autres flocons soyeux…. Et, sous nos yeux ébahis, tout ce petit monde fantastique s’est éparpillé dans les vitrines colorées, se mêlant, avec audace et sans fausse pudeur aux merveilleux bijoux, ravis le temps d’une parenthèse enchantée, de partager la vedette.

C’est tellement exquis que tout autre mot serait superflu. Chuttt, on se tait et l’on prend le temps d’admirer ce délicieux voyage aux pays des rêves.

Merci Mimi pour ces si délicates images.

https://michelvoleau.wordpress.com/

Joyeux Noël…..

….. à vous tous qui me suivez depuis la France, la Belgique, les Etats-Unis, le Canada, l’Italie, le Chili, l’Espagne, la Russie, l’Ile Maurice, l’Australie, le Luxembourg, l’Allemagne, le Bénin, le Mali…….

De tout mon coeur, je souhaite que cet instant magique soit pour vous tous un moment de sérénité et de bonheur infini. Allez petit papa noël, il est temps d’enfourcher ton renne ou ta moto inter-galactique et de commencer ta longue tournée de jolis cadeaux…. Il y a du pain sur la planche et tu n’es plus tout jeune mon petit bonhomme, allez, ouste, on se bouge….. Joyeux Noël à vous tous mes amis d’ici et d’ailleurs. Votre bienveillance, vos doux mots si gentils, votre fidélité….. voilà le plus beau de mes cadeaux, celui qui me rend heureuse. Et, parce que quand je suis heureuse, ils le sont aussi, Mimi, Domingo, Cheyenne, Diego, Capucine, Zoé, Charlie, Tatoo et Léo vous souhaitent à leur tour un super délicieux JOYEUX NOEL;;;;;

Alfredo, passion cuisine

publi-reportage

Il nous vient tout droit du Vénézuela. Tout droit, enfin pas vraiment car si c’est bien à Caracas, sa ville natale, qu’Alfredo a fait ses premiers pas en cuisine, c’est en bourlinguant à travers le monde que ce chef atypique a sublimé une cuisine subtile, riche de mille saveurs. Et, si l’art culinaire constituait à lui seul une excellente raison de voyager ? De son périple gustatif à travers l’Europe, l’Asie, l’Amérique, Alfredo le baroudeur a ramené dans son grand sac à idées un concept innovant : la cuisine itinérante.

Depuis plus de 3 ans, l’insatiable globe-trotter a posé valise et mallette à couteaux à Las Terrenas. Chef à domicile réputé, il croule sous les réservations. Anniversaires, événements, fêtes ou simplement envie irrépressible de bien manger, les occasions sont bonnes pour faire appel à son talent et à sa générosité. Car, en plus d’être excellent dans son art, Alfredo est une délicieuse personne, tellement en osmose avec sa passion qu’il n’a de cesse de la partager avec le plus grand nombre. Au cours de notre papotage à bâtons rompus, histoire de mieux le connaître, je lui ai demandé s’il était marié. Sans aucune hésitation il m’a répondu, presque sans sourire : « oui avec la cuisine ».

Mais, ce passionné, habitué au faste et à la rigueur des restaurants étoilés du Vénézuela ou d’Espagne où il a officié avec brio mourrait d’envie, malgré son emploi du temps surchargé d’ouvrir un restaurant. Discussion avec des amis du métier partageant sa philosophie, Jorge, Anneli, Ray. L’idée est lancée, l’endroit est choisi, le resto est ouvert. C’est face à la mer, autre passion commune, qu’Alfredo et ses amis viennent d’ouvrir un ravissant petit restaurant sur l’exquise plage des Pêcheurs. Son nom à lui seul est tout un poème « el quinto coño »…. Une dénomination qui peut surprendre, voire choquer mais qui signifie tout simplement « endroit isolé, caché, presque inconnu ». Belle entrée en matière pour des cuisiniers atypiques qui veulent sortir des sentiers battus en proposant des plats préparés avec amour à partir de produits de qualité extrême, cuisinés avec justesse et un maximum de saveurs. Les chefs se partagent les fourneaux avec beaucoup de complicité et de bonne humeur. La carte fait la part belle aux produits de la mer, poissons, crevettes, langoustes….. et les assiettes somptueuses, élaborées avec raffinement et délicatesse sont de véritables tableaux à dévorer.  Et puis, au gré de l’envie des chefs et de la vôtre, une soirée à thème est imaginée. Elle démarre très tôt et se termine très tard, comme ce vendredi, où le Japon était à l’honneur dans vos assiettes au son jazzy de la Nouvelle Orléans.

El quinto coño, la nouvelle adresse incontournable qui se chuchote d’oreille en oreille parmi les fins gourmets.

La saison douce…. mission cadeaux.

A quelques jours de Noël, l’idée s’impose, partir à la chasse au cadeau idéal et dégoter sans trop se bousculer les méninges celui qui n’est pas ringard, l’intemporel, original, design, unisexe ou délicieusement sexy. Doux aux papilles ou doux au toucher, celui qui illumine le regard, ludique, esthétique, câlin ou utile. De la bouilloire à l’assiette, de la lampe à la chaise, du stylo au couteau, de l’objet de déco rare à la babiole sympathique, du bijou de créateur au bijou de pacotille….. ne cherchez pas plus loin, vous trouverez tout pour faire plaisir ou vous faire plaisir dans les nombreuses boutiques de Las Terrenas.

Dépêchez-vous quand même, vous n’avez pas toute la vie, Noël c’est dans quelques jours et pour que les étoiles brillent dans les yeux de ceux que vous aimez, allez, on se remue le popotin.

Côté gourmandises, Lindo mène la danse avec ses chocolats gourmands, ses spécialités-saison, genre foie gras, huîtres ou autres savoureuses merveilles, ses grands crus classés, ses champagnes et, bien sût les petits délices de Nadine qui vous font de l’œil dans leur corner habillé aux couleurs du Père-Noël.

Allez, on se débarrasse du cadeau « utile », pas toujours apprécié à sa juste valeur et l’on file chez Bertrand. Dans son beau magasin EMB, vous n’aurez que l’embarras du choix entre les fers à repasser (oups), les robots culinaires, mixers et autres blenders…. Mais aussi les sèche-cheveux, les télés, le matériel hi-fi ou bien les casseroles, les BBQ…. Pas franchement glamour mais indéniablement indispensable.

Les petits budgets férus d’authenticité trouveront à coups sûrs leurs bonheurs dans les échoppes jolies éparpillées dans le village et foisonnant de paniers, corbeilles, jouets de bois, suspensions tintinnabulantes ou majestueux rideaux de coquillages. Osez pousser la porte des boutiques locales jalonnant la calle principale. Elles regorgent d’un tas de petits présents ravissants, parfois artisanat haïtien très intéressant à prix tout doux.

Les amoureux d’art ne sont pas oubliés. Du très beau chez Haïtian Galerie, Galerie Née, Galerie Charlie Simon….. sans oublier Rosita ou encore si le cœur vous en dit les toiles souvent charmantes des nombreux artistes haïtiens exposant le long des rues.

Chic et choc, les bijoux de Murano se déclinent dans tous les coloris et toutes les formes au Paseo. Et, chez Terrenas en Plata (ma boutique chouchou) ce sont les créateurs de bijoux du monde entier, dénichés par Babette et Jean-Paul, esthètes en la matière qui se sont donnés rendez-vous pour notre plus grand bonheur. Du tout petit prix à la pièce d’exception, il y a de quoi faire plaisir aux plus exigeants. Moi, j’adore, tout comme leur nouvelle boutique Concept Store par Terrenas en Plata qui a élu domicile sous le second bateau de Puerto Plaza. De splendides bijoux inédits, des objets de déco, des bougies d’un autre monde, des tableaux, de la délicieuse maroquinerie griffée…. Tout un monde magique où le beau règne en maître.

En fait, il y a tellement d’endroits sympas et d’idées subtiles que je vais sûrement en oublier. Comme on dit dans ces cas là pour ne froisser personne la liste n’est pas exhaustive. Je craque complètement  pour les sublimes sacs de Dreambag, pièces uniques, confectionnés avec amour et brio par la jolie Alexandra à partir de matériaux de récupération. De pures merveilles personnalisées. Ravissants aussi les paniers proposés par Sun Valley et Shanel au Paseo. Jolis les lampes, lampadaires appliques réalisés avec passion par Cinco y mas. Puis, il y a Laksmi shop. Je suis afficionado, alors en ce qui me concerne je ne m’approche pas trop, hyper dangereux pour le porte-monnaie. J’aime tout, mais absolument tout dans ce délicieux fouillis, les meubles, les bibelots, les objets de déco en métal, en bois, les tapis, les tissus, les bouddhas, les sculptures…..j’y passerais des heures, au Paseo ou au magasin principal calle Duarte, en face des « cubains ». Chez Jordy, calle Principale, c’est le plaisir des yeux. Des fleurs, des arbustes, des compositions, des sapins, vrais ou faux, une foultitude de petits cadeaux mignons. C’est un ravissement de tous les instants. Quant aux magasins de prêt à porter, ils sont légion aujourd’hui à LT. Tous rivalisent d’originalité en gardant leur style propre, histoire de satisfaire une clientèle exigeante. Il y en a trop, donc, je n’en citerai aucun. Heu coucou quand même Clo, Cathy et Caro….. Chuttt.

Quand je pense qu’il y a quelque 16 ans, lorsque je débarquai dans ce petit village, il n’y avait rien ou vraiment pas grand-chose. Haïtian Galerie était déjà en place, Laksmi shop peut-être, c’est tout. Pour le reste, direction la capitale. Une expédition. Il nous fallait pas moins de 5 ou 6 heures pour nous y rendre. Taxi dès potron-minet, oreiller pour terminer sa nuit et le chemin, long, long à travers plein de petits villages mignons ou pas. Mais ça c’est une autre histoire bien loin de la …. Mission cadeaux. Joyeuses fêtes.

La saison douce….

….toute douce. D’abord, la chaleur suffocante de l’été a fait place à une douceur qui  nous enveloppe comme un flocon de bonheur. Les températures extrêmes des mois d’août ou septembre se sont dissipées, aujourd’hui, le mercure oscille entre 24 et 28 degrès. Les soirées sont fraîches et l’on peut enfin se couvrir un tout petit plus sans transpirer à grosses gouttes. Les couettes voluptueuses sont de retour sur nos lits et un petit châle bien moelleux n’est pas de trop sur nos épaules ou nos petons lorsque, lovés dans nos coussins, on regarde la télé avec tous nos toutous ravis. Mais, le ciel est bleu. Depuis plusieurs semaines, l’ami soleil est de retour, la pluie pernicieuse lui a laissé sa place. Il veille sur nous et attend avec beaucoup d’impatience nos oiseaux migrateurs, nos snow birds, pressés de revenir réchauffer leurs délicates ailes à sa douce chaleur.

Et oui, la saison douce est aussi celle, transitoire, où nos amis des pays plus gris se rassemblent dans notre paradis jolis. Pâlichons à leur arrivée, ils ont tôt fait de retrouver leurs belles couleurs et leur sourire au cours de longues promenades, pieds nus dans l’eau chaude de l’océan. A leur arrivée, impatients, ils notent les changements… tiens ce resto, il est nouveau…. Et cette boutique, waouh, c’est beau….. Ah là ils ont changé de propriétaire et, cette maison, mais ils l’ont transformée……. Puis, peu à peu, ils réintègrent leur seconde vie, pour quelques mois de délicieuse insouciance. A l’approche de l’été, ils repartiront vers leurs contrées lointaines, le corps bronzés et la tête pleine de belles images.

La saison douce c’est aussi une légère mais sensible transformation dans le comportement de tous ceux qui nous aident dans notre vie quotidienne. Depuis quelques jours, et comme chaque année à la même époque, je croule sous les attentions câlines de mon fidèle jardinier. Jolies plantes pour couvrir le nouveau mur de parpaings si vilain, potiron gourmand pour une soupe tout aussi savoureuse. Il arrive plus tôt, il repart plus tard….. C’est que la saison douce, c’est aussi pour eux celle du « regalo de navidad », leur treizième mois en quelque sorte. C’est une habitude, presque un dû que je lui concède avec bonheur, sachant que ces quelques billets en plus apporteront de la joie dans les yeux de ses proches. En aparté, quand je vois à la télé tous ces français en France qui se plaignent de leur sort, qui s’imaginent dans la détresse et se crêpent le chignon…  une immersion dans le monde de ce peuple dominicain leur ferait le plus grand  bien. Même si la misère est moins triste au soleil….. elle existe bel et bien dans notre village…. Mais, revenons à nos moutons ou plutôt à la saison douce….

Car, la saison douce, c’est aussi pour nous, résidents à temps plein…. la fin de la saison cyclonique qui s’étend du 1er juin au 30 novembre. Et, même si cette année, nous avons été totalement préservés, privilégiés, comme d’ailleurs nos voisins des Caraibes, nous n’oublions jamais que ça peut arriver et que sur l’impulsion d’une colère du ciel, notre vie peut en un clin d’œil se transformer en enfer. Alors quand le 1er décembre s’annonce, quel soulagement, c’est comme si on respirait mieux.

Et puis, il y a les vrais symboles de l’arrivée de Noël, des signes qui ne trompent pas. De ci de là, des bonhommes de neige incongrus, des pères Noël rigolos, d’étranges personnages colorés, des sapins malins en matériel de recyclage ou encore le véritable traineau du Père Noël, tiré par ses rennes, même pas fatigués d’avoir traversé l’océan…. Tout ce petit monde en papier mâché ponctue notre paysage lui conférant cette petite note ludique, l’esprit de Noël. Les Fêtes approchent avec leur parenthèse enchantée. Les touristes rayonnent, les conchos bossent tous azimuts, les commerçants cessent de se lamenter, passent en mode effervescence et s’activent pour préparer leur belle saison et les grincheux se terrent dans leurs cavernes, épuisés par tant de souries et de vrais bonheurs.

Et puis, la saison douce c’est enfin le début de la course aux cadeaux. Aujourd’hui, à Las Terrenas, le choix est vaste. Et si l’on prenait rendez-vous pour en papoter dans un prochain article. Le sujet mérite toute notre attention.

En attendant, profitons de cette belle saison douce.