Mazel Beach, une histoire de famille….

 

Avant il y a avait la Cantine puis la Cantine II dont je vous ai parlée il y a peu de temps. Jean-Louis et sa tignasse blanche aux fourneaux, la pétillante Carole en salle. Leur petite escapade sur la plage leur manquait et, depuis quelques jours, c’est avec beaucoup de plaisir qu’ils ont retrouvé Las Ballenas et ses grands espaces. Mazel Beach est né. Un concept nouveau et plein de surprise. Une belle plage et ses transats, un vaste espace sablonneux, parsemé de verdure et son petit bar de copains, un grand palapa fort sympa pour les jours pluvieux. Côté carte pas de changement, c’est toujours un menu gourmand avec 3 services à 320 pesos, petite entrée familiale, plat délicatement cuisiné et dessert gourmet, raffiné et savoureux, élaboré par la maîtresse de maison Carole en personne. Je ne vous parle pas de sa crème chocolat chantilly, ni de son flan coco, une tuerie. On mange sur la plage ou sur le vaste espace sablonneux ou sous le palapa, c’est comme on veut. Bon aujourd’hui, vu le temps grisaille, c’était à l’abri sous le toit de cana. Mais l’endroit est charmant et convivial, j’ai même vu un joli petit colibri entrer et visiter les lieux, il me semble que ça lui a plu. L’effervescente Carole nous promet encore beaucoup de changements. Il faut dire qu’ils n’occupent la place que depuis deux jours….. Couleurs, bibelots, fantaisie devraient être au rendez-vous. La vraie nouveauté, outre la proximité de la plage, c’est l’implication totale d’Illan, le fils de la maison. Après avoir tâté à différents jobs, il a décidé d’épauler papa, maman et d’apporter son grain de sel à un édifice déjà largement plébiscité. Son truc à lui, ce sont les potes, la musique, la joie de vivre. Il s’est d’office octroyé le joli petit bar au toit de paille à l’extérieur et espère bien y voir débarquer le tout Las Terrenas pour des cocktails maisons très étudiés et des apéros branchés au coucher du soleil. Il donne aussi un coup de main au service et c’est plutôt sympa.

Mazel Beach est ouvert chaque jour pour le déjeuner et pour un cocktail-bonheur sur la plage jusqu’en soirée, sauf le lundi. Des soirées à thèmes sont à l’étude, Carole, Jean-Louis et Illan n’ont pas fini de nous surprendre.

Mazel beach, Las Ballenas, avant Solymar

Quand on touche à la Playa Rincon ! la rumeur enfle.

C’est l’une des plus belles plages du pays, voire du monde, un bijou.  Alors, c’est sûr, quand on y touche ça fait mal. Et voilà que dimanche dernier, la beauté naturelle de cet endroit presque unique en a pris un sale coup. Le soir…. La nuit…. Pourquoi justement à cette heure tardive ?  En catimini, plus de 150 cocos ont été abattus (plus de 200 m de côte), même pas proprement, même pas gentiment ou au moins avec respect, laissant place à un paysage désolé, des troncs à moitié coupés, saccagés, quelques pencas éparpillées, des bouquets de cocos orphelins. Mais que s’est-il donc passé, qui a permis ou exigé un tel massacre.

La rumeur va bon train. Valerio de Infos Diario qui n’a pas l’habitude d’écrire n’importe quoi soutient dans son édition du 7 avril que le Directeur Régional du Milieu Ambiant n’était pas du tout au courant de cette action de déforestation et que seul le Maire de Las Galeras a à répondre de cet acte que Ministère du Milieu Ambiant condamne. Pire, cette hérésie n’aurait été commise que pour satisfaire les désirs d’une poignée d’individus que nous connaissons bien, à Las Terrenas « Les Survivors » dont je vous ai longuement parlés l’an dernier alors qu’impunément, ils piétinaient une plage de ponte der tortues protégées. Tout ça pour les besoins d’une télé-réalité « bidon » !!!

 

« Director provincial de Medio Ambiente asegura corte de matas en playa Rincón fue autorizada exclusivamente por el síndico

CATEGORÍA: LOCALES PUBLICADO EL VIERNES, 07 ABRIL 2017 ESCRITO POR VALERIO DEL PEZZO – INFOS DIARIO

Tala de árboles en playa Rincón Tala de árboles en playa Rincón El director provincial de Medio Ambiente, Señor Negrito De León, aseguró a este director que los ocurridos en Las Galeras en la noche del pasado domingo ya está bajo investigación por parte del Ministerio de Medio Ambiente y puede concluirse con sanciones administrativas e/o legal contra el síndico de Las Galeras quien fue identificado como única persona que autorizó una compañía de producción de series televisivas a cortar matas en playa Rincón, una playa reconocidas entre las 10 más bellas del mundo.

De león afirmó que esta compañía de producción televisiva sí tenía permiso, otorgado por el Ministerio de Medio Ambiente, de grabar películas en la provincia Samaná, pero nunca esta institución le otorgó permiso para cambiar el escenario natural que esta península ofrece a locales, turistas y visitantes.

Dijo que el domingo por la noche, en esta playa, fueron cortadas 150 matas de coco y una cuarentena de mata de uva de playa.

Resaltó que en dicho lugar, el lunes, se podía ver un cartel de ¨Alcaldía trabajando¨ acompañado de una foto del síndico. »

Declaró que una comisión del Ministerio de Medio Ambiente de repente se trasladó en Las Galeras para averiguarse de la entidad del daño ambiental y de la identificación de los responsables del hecho.

Resultó que el síndico de Las Galeras, conocido como Pimpe, fue quien autorizó la tala de árboles sin consultarse con la autoridad competente.

Aclaró que el Ministerio de Medio Ambiente someterá el síndico a una sanción administrativa y/o una acción legal.

De otro lado, el director De León desmintió las voces que indicaban que una acción similar está siendo ejecutada en la playa Cosón del Municipio de Las Terrenas, donde Medio Ambiente está interviniendo en esta playa cortando únicamente las matas de coco que fueron declaradas en estados críticos y dañino, según el plan otorgado por el Ministerio de Medio Ambiente.

Je préfère penser que ce n’est pas possible et qu’un Maire responsable ne peut décemment pas abonder dans ce sens.

L’autre rumeur qui circule elle aussi serait que cette opération aurait été accomplie avec l’accord complet du Milieu Ambiant pour préparer la venue massive de touristes lors de la Semaine Sainte. Je vous laisse savourer ce texte d’anthologie, ridicule au possible émanant d’un ami du Maire de Las Galeras.

 

5 avril, 13:18

ATENCION GALERAS, PAIS Y EL MUNDO!!!

Anda circulando una noticia distorcionada, sobre los trabajos que se realizan en la « Playa Rincón », con motivo de la Semana Santa que se avecina, aparte de que son trabajos necesarios y permanentes para el buen mantenimiento de esa hermosa playa.

El Sábado anterior, hubo una reunión en la cual participó el Ministerio de Medio Ambiente (ahí les incluyo el video), y se acordó sanear la playa para recuperarla, aparte de que se prepara para recibir a todos los bañistas de la Semana Mayor.

Dentro de esos trabajos, se acordó la eliminación de algunos árboles (que estan muy cerca de las costas y que representan un peligro), para ser reemplazados, por árboles de almendra y uva de playa.

Recuerden que una playa libre de arbustos, donde se puedan esconder mal-intencionados, es una playa segura.

La intención de todo esto ha sido la de mejorar nuestras playas, para que todo el que la visite se lleve la mejor impresión…Trabajos que NUNCA se habían hecho en ninguna gestión anterior, porque estábamos carentes de autoridad y quien le duela lo nuestro.

En la foto, pueden ver el resultado…Una playa linda, hermosa y segura para todos.

Porque nosotros SI podemos!!!

En gros, les cocotiers étaient dangereux par leur proximité de l’océan (peut-être mais 150 quand même, ça fait beaucoup d’un seul coup) et aussi parce que des gens mal intentionnés pouvaient s’y cacher et détrousser les paisibles touristes sur la plage….. Ce serait drôle si ce n’était pas si triste et définitif.  Il termine son pamphlet  avec la photo ayant suscité l’émotion de partout en disant « sur cette photo vous pouvez voir le résultat…. Une plage belle et harmonieuse, et offrant la sécurité pour tout le monde. »

Ce n’est pas un gag, c’est un cauchemar.

Cependant, dans l’immédiat, aucune autre info n’étant parvenue jusqu’à nous, nous ne pouvons que déplorer un tel acte et attendre les vraies explications.

Quand Tia Dadette nous raconte Les Oursins

La cantine II : une petite pépite dont Las Terrenas a le secret

 

Avant il y a avait la Cantine et sa réputation inébranlable, puis le chef et sa douce ont fait un petit tour sur la plage. Depuis quelques temps, ils sont revenus à leurs premières amours pour ouvrir la Cantine II. Un petit espace charmant et cosy, au 1er étage, vue mer (mais oui) dans la rue en face des taxis de Las Ballenas. L’endroit est petit mais convivial, propret et décoré avec goût par Carole la séduisante maîtresse de maison qui s’occupe de la salle, sauf quand elle est souffrante, comme aujourd’hui et que c’est son charmant fils qui prend la relève. Jean-Louis et sa belle tignasse toute blanche est aux fourneaux. Pas de chichis, une proposition à 320 pesos comprenant une entrée fraîche et savoureuse, comme tout simplement de délicieux concombres à la crème, une terrine de thon maison ou encore de subtiles bruscheta à la tapenade verte (excellent) un plat (copieux le plat), poulet, pâtes aux coques, poisson du jour et un succulent dessert, crème au chocolat sublime, flan coco, soupe d’ananas ou incroyable gâteau Lemon Curd (surprenant, chipé à la gastronomie anglaise, subtil et raffiné). Le menu change au gré des arrivées et selon l’humeur du chef mais le rapport qualité-prix est toujours au rendez-vous.

Une belle adresse simple et bonne pour un déjeuner gourmet au service impeccable.

Plazza Aubergine

Las Terreras

(829) 783-1480

Archipel, Lolita et Soca : une escale nautique à Las Terrenas

 

Ca fait bien longtemps, peut-être depuis l’arrivée de Christophe Colomb (ou pas loin) que l’on n’avait pas vu autant de beaux bateaux au large de Punta Poppy. Pas moins de 5 si l’on compte le sombre vaisseau de pirates qui, lui désormais, fait entièrement partie du paysage. 3 jolis voiliers sont arrivés il y a quelques jours, escortés par Le bateau d’Alexandre qui a tenu en personne à les accueillir à Samana et à les conduire jusqu’à son mouillage favori, un mouillage particulièrement tranquille, face à une belle plage de sable blanc que se disputent cocotiers (presque) centenaires et raisiniers.

Rocambolesque. Telle fut l’arrivée au port de Samana. Non pas que le parcours soit particulièrement inquiétant, non, c’est à l’arrivée que ça se gâte. Les employés en place, si peu habitués à voir débarquer une telle armada en perdent leur moyen ou font tout comme et c’est un véritable défilé d’autorités qui se pressent autour des nouveaux venus, tous en même temps ou presque, pour les embrouiller et essayer de ramasser le maximum de dollars. Mais comme toujours, une bonne humeur ambiante et un sourire qui se veut bon enfant aide à faire passer la pilule. Deux bonnes heures plus tard, les poches des navigateurs allégées et celles des autorités un peu plus pleines, l’affaire est dans le sac. Faire un tour au parc des Haitises fut une autre histoire au cours de laquelle, à nouveau, le dollar a été souverain.

Le jour du départ vers Las Terrenas, c’est le temps qui devient bougon, furieux même, des trombes d’eau s’abattent sur les embarcations et sans l’aide précieuse d’Alexandre, histoire de bien slalomer entre les récifs, pas sûr que tout ce joli monde soit arrivé entier. Il faut dire que, aussi étrange que cela puisse paraître, il n’existe, à priori aucune carte nautique couvrant l’entrée de Las Terrenas et bien sûr, aucune bouée et sans un guide averti, difficile de dénicher la précieuse passe et d’éviter cayes pernicieuses et dangereux coraux.

Aujourd’hui, Archipel, Lolita et Soca ont jeté l’ancre à côté de Torea, à quelques encablures de la côte et profitent, tout en douceur de la beauté de cette escale inattendue. Il y a quelques semaines encore, nos aventuriers de la mer ignoraient tout de Las Terrenas et de ses merveilles. Comment s’imaginer qu’en ralliant Samana à leur destination finale, ils se trouveraient, ébahis,  face à une maman baleine et son petit qui surent les accueillir comme il se doit avec force sauts et acrobaties. C’est aux Canaries, avant de traverser l’Atlantique et après un périple de plus de 7 ans sur toutes les mers du globe qu’Alexandre, notre ambassadeur de charme, a su les convaincre de venir nous rendre visite. En contemplant ces beaux voiliers, paisibles sur cet océan si bleu,  on croirait presque, entendre le clapotis des vagues contre les coques et la musique des haubans venant tinter contre les gréements.

Ils sont près de 8000 chaque année ces vagabonds des mers, des familles avec enfants souvent, qui s’aventurent dans ce voyage initiatique, insolite et fantastique tant intérieur qu’extérieur. Une année sabbatique, deux, trois, un tour de l’Atlantique ou même un tour du globe, juste histoire de se retrouver et de découvrir un autre monde. Parfois déçus devant l’ampleur d’une pollution qui n’épargne pas la mer, ils en reviennent néanmoins chargés d’ondes positives, juste prêts à hisser à nouveau les voiles pour une autre traversée.

Quant à Alexandre, apparemment bien ancré et pour un bon moment dans sa baie favorite, c’est à une tâche ardue qu’il s’est attelé. Obtenir des autorités supérieures l’autorisation et les subventions nécessaires à l’élaboration de la carte marine de la baie de LT qui fait cruellement défaut et qui transformera une arrivée épique en partie de plaisir. Il a, d’ores et déjà commencé le travail avec son ami Bruno Legaignoux, un autre passionné de la mer. Il s’investie également à fond dans la dure réalité de la lutte contre la pollution, mais çà, c’est une autre histoire.

 

Brèves de comptoir. Le quotidien tendre et complice de Mimi et son Tatoo….

  Un grand merci à Vincent et Pauline.

Une jolie balade au détours des rues du village qui a bien failli ne jamais voir le jour et qui démarre par un clin d’oeil de nos chiens, chez nous, à la maison. Des rencontres précieuses, des vérités chuchotées, des anecdotes, des incontournables, des potes, un lieu mythique….. le XO, si cher à notre coeur, puis, on longe la mer et c’est la Vela Blanca et son accueil chaleureux.

Voilà le quotidien sans prise de tête, délicieux et en toute simplicité de Michel, l’un des plus anciens résidents de notre joli village. Oserais-je dire, sans le froisser et avec tout l’amour que je lui porte, la mémoire du village.

 

(N’hésitez pas à pousser la qualité sur 480 pp pour une qualité supérieure. )

Un départ sans fanfare….. ou la chose la plus dingue que j’ai faite dans ma vie.

C’est une publication sur Facebook ce matin, un souvenir, qui m’a donné envie de partager avec vous cet épisode plutôt fantasque et drôle de ma vie…. 

15 mars 2011. On y est, c’est le grand départ vers l’inconnu ou presque. Mimi est sur place depuis une semaine, histoire de déblayer un peu le terrain. Ne restent plus que mes 8 chiens et moi et la famille au complet sera en route pour une nouvelle aventure, au Brésil. C’est si mignon Trancoso et notre propriété loufoque au bord de la mer nous promet des jours heureux (enfin ça c’est ce que l’on croyait mais c’est une autre histoire). Et pour transporter mes 8 grands BB jusque là-bas, j’ai eu beau tourner et retourner le problème dans tous les sens, pas moyen d’échapper au ….. jet privé….. Un grand, un beau, un …. trop onéreux jet privé normalement réservé aux stars du show biz, aux joueurs de foot …. ou aux trafiquants de cocaine (non j’rigole)….Le  tout LT, enfin ceux qui se mêlent de tout en étaient outrés, et en ont fait des gorges chaudes…. en même temps pendant ce temps ils ne s’étalaient pas sur le mauvais temps, les algues vertes, les poubelles ou l’insécurité….

Le 15 au matin, donc, vers 6 heures tapantes, le gros camion prêté par Bertrand arrive devant la porte de la maison. Astrid et Lionel, mes deux amis sont déjà là pour me prêter main forte. C’est qu’il faut convaincre les 8 toutous pas si petits de pénétrer dans des cages en toute tranquillité puis de soulever ces cages bien lourdes jusque dans le camion. Pas gagné. Mais tant bien que mal, on réussit. Départ vers l’aéroport d’El Catey par la loma de Sanchez, seule route à l’époque, tout doucement pour ménager les chiens déjà suffisamment perturbés. Enrique, mon vétérinaire chéri avait tenu à m’accompagner jusqu’au Brésil pour surveiller une dernière fois ses petits patients. Il a même grimpé avec eux dans le camion pour être près d’eux au besoin. Le bel oiseau blanc nous attend déjà sur le tarmac. Une petite piqûre de tranquillisant aux toutous, un passage laborieux à la douane qui épluche tous mes nombreux bagages (c’est que je pars en principe pour un aller sans retour), un petit souci avec les cages trop grandes qui ne passent pas par la porte de l’avion. Mais quelques minutes plus tard on décolle. Bye bye Astride, Lionel, République Dominicaine…. A nous le Brésil et ma maison de dessin animé. Un vol très agréable en compagnie d’Enrique et d’un charmant steward, les confortables sièges et banquettes des passagers habituels ont été retirés pour que mes chiens puissent voyager à nos côtés. C’est un peu bordélique et pas très glamour mais vachement sympa.

Arrivés à Salvador de Bahia, j’aurais du me douter que je n’étais pas la bienvenue dans ce pays. Des douaniers bougons, désagréables au possible voulaient presque me mettre en prison parce que je n’avais pas de billet retour. Après des heures de discussion, au moment de rembarquer en direction de Porto Seguro, une panne d’électricité de plusieurs heures nous a cloués au sol. Heureusement, champagne et petits gâteaux nous ont aidés à patienter agréablement bien installés dans notre jet. Sauf qu’à l’arrivée, nous avions plus de 5 heures de retard et mon pauvre Mimi qui nous attendait avec le plus gros camion de déménagement que je n’ai jamais vu dans ma vie commençait sincèrement à désespérer. Deux heures plus tard, fatigués mais heureux, nous étions dans notre nouveau chez-nous.