Le Tropik bowl de Sabrina: saveur et santé au rendez-vous

Serait-ce de ce joli parcours atypique, fait de belles rencontres et de doux souvenirs, qui l’a fait naître en Tunisie, puis grandir en Ethiopie, avant de s’installer au Canada que lui vient cette envie irrépressible de créer des mélanges subtils ; d’associer dans ses bols gourmands, dans ses smoothies délicats le doux et le piquant, le sucré et le salé, l’amer et le suave, le croquant et le fondant…. Serait-ce de cette vie bohème heureuse que lui vient le goût du chic simple, du dépouillé chaleureux, le goût du sain, du bon et du beau….

Sabrina

Sabrina, jolie jeune femme, pétillante et dynamique affiche déjà une vie bien remplie. Après une enfance et une adolescence insouciante en Ethiopie à l’incroyable richesse culturelle, c’est au Canada que la jolie dame a démarré sa vie d’adulte. D’emblé, séduite par ce nouveau pays au caractère jeune mais bien trempé, à son image, elle se lance à fond dans la gestion de bars, de restos, de boîtes de nuit. Elle aime la décontraction de Montréal où elle a fait son petit nid et raffole tout particulièrement de ces parenthèses sympas entre copains à grignoter une nourriture succulente, mélanges subtils de plein de choses délicieuses intimement mélangées dans de grands bols gourmands. Là-bas on les appelle les salade bowls et l’on en trouve à chaque coin de rue. Une véritable frénésie s’est emparée des québécois pour cette nourriture simple, saine et succulente.

Las Terrenas

C’est à Las Terrenas que son papa a décidé de poser ses valises pour le plus grand bonheur de Sabrina qui adore ce petit coin de paradis à 3 heures de son chez elle. Très attentive à la qualité de ses repas, elle déplore cependant le manque cruel de resto diététique offrant la nourriture saine et naturelle évidente au Québec. Jamais en mal de créativité, il lui vient alors une idée…. Et si….. Et si elle créait à Las Terrenas un petit endroit rien qu’à elle, un petit resto différent offrant à ses hôtes des produits bio, naturels, savoureux, surprenants, à tout petit prix…. L’idée a fait son chemin et, après de longs mois d’essais de recettes, de mélanges audacieux, de recherche de fournisseurs, de recherche de local…. Tropik Bowl est né.

Tropik bowl à Las Terrenas

C’est Calle Carmen, juste avant le pont d’Abundio, dans la maison de Doumé que Sabrina a implanté son nouveau bébé. Une façade coloniale-créole blanche ornée de grosses fleurs colorées, deux niveaux et de grandes ouvertures pour un espace hyper lumineux. La cuisine s’invente au rez de chaussée et les petits plats ou les délicieux smoothies onctueux se dégustent à l’étage. La déco est sobre, faite de récupération, elle fait la part belle au blanc et au bois comme le superbe plancher vernissé. Le plastique y est banni tout comme l’est à la cuisine le sucre, le pain blanc et le lait de vache avantageusement remplacé par le lait d’amande, de soja ou de cajou tellement onctueux. Au menu un melting-pot santé hyper vitaminé, légumes, fruits, graines, épices, salades gourmandes salées ou sucrées ou salées-sucrées dans des bols ou sous forme de wrap à choisir sur le tableau noir ou à inventer soi-même ; mais aussi des smoothies sexy osant le mariage improbable betterave, gingembre, carotte, ananas et miel ou encore comme le Garden fraîcheur de la menthe, fraise, concombre arrosé de sirop d’agave. Les salades portent les jolis noms d’Habibi, un délice vegan ou encore Chicken Honey Moon ou Water fusion…. Je papote, je papote et j’en oublie de vous dire, en aparté, que tous les produits bio, naturels proviennent du Canada quand ils ne sont pas cultivés dans la région et que, très soucieuse du bien être de sa clientèle, Sabrina se propose d’établir des plan-santé de 15 jours, personnalisés, histoire de se remettre en forme à l’approche de l’été ou de perdre quelques kilos superflus.

Tropik Bowl, un petit endroit bien sympa et différent pour petits déjeuners et déjeuners vitaminés dont l’adresse se chuchote déjà en catimini, à découvrir d’urgence.

Calle nuestra señora del Carmen street 124
(829) 719-6406
08:00 – 19:00

Quand Animadog se mobilise pour les toutous….

Je vous ai déjà parlé de cette association et de ses charmantes ambassadrices, Cosette, Aida et Lucilu…. Voyons si vous vous en souvenez :

Créée en 2017, cette si indispensable association s’est donnée pour mission d’aider, de soigner, nourrir, traiter, stériliser …. les chiens errants du village et de la plage ou de propriétaires à tout petits moyens, mais amoureux de leurs animaux. Chaque année, Animadog organise, avec l’aide de vétos locaux ou étrangers des campagnes de stérilisation/castration. A ce jour, ce sont plus de 400 chiens qui sont ainsi passés entre les mains de professionnels dévoués, dans le but de contrôler et diminuer la population canine et féline du village. La prochaine campagne a eut lieu en octobre 2018. Toute l’année, des événements ponctuels viennent renflouer la maigre caisse de l’association. Un petit coup d’œil, de temps en temps sur leur page facebook Animadog Las Terrenas et vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas y participer.

Afin de récolter des fonds pour la prochaine campagne de stérilisation, les trois amies, amoureuses folles des 4 pattes, voire des trois…. et Coco Dog Vétérinary organisent un événement inédit vendredi 14 juin. Il aura lieu au Bistrot de la Cave à Vins au Paseo qui, met généreusement son local à disposition pour cette soirée de gala. Cocktail de bienvenue, mises en bouches gourmandes, le tout au son d’un saxo talentueux et d’un groupe de musique en live, la promesse d’une belle soirée.

Les bénéfices engrangés au bar seront intégralement reversés à Animadog tout comme la recette de la vente aux enchères proposant les oeuvres de 4 artistes locaux, Charlie Simon, Sarrat, Michel Bizet et Jordi Taza qui clôturera ce beau moment riche en émotions. Et, histoire de pimenter l’instant, un petit marché fort sympathique proposera aux participants toute une variété de produits originaux offert par les commerçants.

Rendez-vous vendredi 14 juin au Bistrot de la Cave à Vins du Paseo, 7h.

 

Billet doux : la ronde des saisons …. chez nous….

En lisant mon dernier clin d’œil vous contant les cyclones et la saison cyclonique, vous pensez sans doute que notre beau pays où le soleil nous fait la grâce de briller chaque jour, ou presque, se contente de deux saisons bien distinctes, la saison cyclonique et la saison « douce »….. C’est d’ailleurs à peu de choses la version choisie par les sites officiels qui mentionnent une saison des pluies de mai à octobre et une saison sèche de décembre à avril…. Mouais….. un peu rapide comme constatation. En fait, après quelques années de vie sous nos tropiques, une évidence saute aux yeux, enfin sautille aux yeux, c’est pas vraiment tranché, pas vraiment net comme en Europe…. Mais quand même, après ces quelques années de vie ici, 21 en ce qui me concerne, de façon subtile mais certaine, on ressent la ronde des saisons un peu décalée peut-être.

L’automne…

Pour moi c’est la saison la plus différente, la plus agréable peut-être. Je ressens l’automne dans tout mon être. Après la chaleur suffocante d’un mois de septembre interminable, l’automne de Las Terrenas s’installe en octobre et suivra son petit bonhomme de chemin jusque fin novembre….Les températures se sont apaisées. Constantes, elles ne varient pas beaucoup du jour à la nuit et stagnent aux alentours de 28 degrés. La pluie, pernicieuse ou rebelle s’invite souvent dans le paysage. Les jours ont rétréci. Après un crépuscule éphémère qui ne dure que l’espace d’un souffle de papillon, la nuit, brutale, tombe vers 6h, 6h30. Un gros sommeil réparateur et le soleil ne réapparaitra que sur le coup des 7 heures. Le matin, tôt, une sorte de brouillard tout doux nous enveloppe dans le jardin. Le soleil se fait plus câlin, il teinte de façon délicate palmes et fleurs, soulagées de ne plus être la proie de ses rayons ardents. Les plages sont désertes, les touristes n’arriveront qu’en décembre et les chiens ravis de retrouver leur espace, batifolent dans les vagues….

L’hiver….

Décembre, janvier, février….. vous allez rire, mais parfois, on a vraiment très froid….. la température peut descendre jusqu’à 16 degrés durant la nuit. C’est une horreur, la piscine et la mer ne sont plus qu’à 25 et plus possible de se baigner sous peine de pneumonie….. Enfin en ce qui me concerne…. Pour lutter contre les frimas, je m’enveloppe dans deux, trois paréos et il m’arrive même de couvrir mes petons de grosses chaussettes et là, je rêve d’un vrai feu de cheminée. Mais en même temps, c’est la saison cocooning où il est agréable de se nicher dans de doux coussins pour lire plein de bouquins ou regarder béatement les télé-films de Noel à la télé. Les touristes sont arrivés pour le plus grand bonheur des commerçants et restaurateurs. Souvent, il pleut dans la journée, de belles averses par ci par là mais cette année, pas une goutte de pluie comme quoi, les pronostics à long terme ne sont guère fiables. Ici, tout change tout le temps et même s’il pleut très dru durant 10 minutes, le soleil, bougon d’avoir été dérangé mais pugnace et pas rancunier revient vite nous remonter le moral.

Le printemps….

Disons de février à mai….. Les thermomètres voient leur mercure s’affoler, ça grimpe, ça grimpe. Dame pluie boude et mon copain le soleil brille de mille feux, impatient de montrer toute sa splendeur des mois d’été. L’océan s’est bien réchauffé et ma piscine n’est pas en reste, elle frôle les 29 … presque supportable. C’est qu’on devient frileux à vivre sous les tropiques…. C’est la belle saison des splendides couchers de soleil où le ciel se donne en spectacle, rouge, rose, mauve, bleu…. symphonie sans cesse renouvelée….

L’été….

Ca cogne. Juin, juillet, aout et septembre. 30 à 35 degrés à l’ombre, bonjour les coups de soleil pour les imprudents badauds tout blancs….. D’autant plus que le long des côtes, sur les plages si tentantes, d’agréables alizés font croire à une température plus douce. Même pas peur, ils s’exposent, se tournent et retournent sur leur serviette, se baignent voluptueusement dans une eau à 32 degrés, se rallongent et…. se retrouvent couleur homard bouilli, le corps endolori….. Pas d’imprudence, même si les cocotiers et autres palmiers arborent de belles palmes toujours vertes, le soleil brûle et peut vous gâcher les vacances. Nous on sait, on bouge le moins possible et durant ces mois-canicule on reste bien sagement sous nos ventilos. Septembre est le mois de prédilection des tempêtes tropicales, voire des vilains cyclones mais ces phénomènes sous haute surveillance ne nous prennent jamais au dépourvu, ils sont prévisibles des jours, voire des semaines à l’avance….. L’idée étant de rester vigilant.

Alors il n’y a pas de saison ici….. Non mais. Il fait chaud l’été, doux en automne et au printemps et brrr… froid l’hiver. Et puis, ne vous fiez pas trop aux sites météos, il pleut rarement des journées entières, même si, bien sûr cela peut se produire. Un soleil resplendissant suit souvent un gros grain bien violent. Si le cœur vous en dit, chaque saison est belle pour découvrir notre splendide péninsule, vous n’avez aucune excuse. Belles découvertes à vous tous.

Et, en toile de fond, les frégates jouent la vedette….

Malgré mon amour inconditionnel pour mon petit village du bout du monde, j’ai toujours déploré le manque cruel d’oiseaux marins. Lors de ma précédente vie, à St-Barth, ma petite île-bonbon, des milliers d’oiseaux plus jolis les uns que les autres nous tenaient compagnie en permanence. Il y avait les mouettes bien sûr, copines câlines de nos balades sur la plage. Elles aimaient, pas farouches pour un sou,  s’inviter aux mouillages dans les petites criques, histoire de récupérer quelques miettes, un petit festin abandonné bien volontiers par les plaisanciers ravis. Il y avait les délicats pailles en queue, ravissants et exotiques en diables batifolant souvent par paire sur la mer, le long de la côte. Les goélands, les sternes bavardes, les majestueux pélicans gourmands …. Ah les pélicans, j’en ai passé des heures à nettoyer leur caca collant sur la coque de notre bateau au milieu du port de Gustavia. A ce moment-là, je les haissais…. et maintenant ils me manquent.

Et puis il y avait les élégantes frégates, danseuses altières, planant des heures sans remuer leurs gigantesques ailes dans le bleu du ciel …. Depuis quelques temps, ces belles dames ont fait leur apparition le long de nos plages. Leur lieu de prédilection, la plage des pêcheurs. Ben voyons, pas folle la guêpe, elles savent bien qu’au retour de leur pêche, les pêcheurs jetteront à la mer les entrailles des poissons tout frais, les coques inutiles ou les trop petits crabes . Alors, en attendant leur pitance, elles se donnent en spectacle, délicieuse chorégraphie aérienne, pour le plus grand plaisir des badauds ébaudis.

Merci Mimi pour ces jolies clichés des demoiselles et de leur spectacle dans le plus ravissant des décors.

 

Eva Luna, escale confidentielle pour un refuge de charme

Nichée à quelques encablures de la belle plage de Las Ballenas et de ses petits restos gourmands, Eva Luna, délicieux mélange de riad marocain et de subtile villa Caraibe offre à ses hôtes quiétude et sérénité dans un cadre privilégié.

Petite histoire d’avant

En 2002, la jolie Aude et son compagnon d’alors débarquent à Las Terrenas. Coup de foudre évidemment, comment pourrait-il en être autrement…. La belle dame, stressée par son travail parisien trépidant aspire à la douceur d’une vie plus en harmonie avec sa nature. Mine de rien, lors de balades bucoliques le long des ravissants petits sentiers bordant la plage, elle jette ici et là un œil curieux sur les rares mais si jolies propriétés souvent cachées derrières une végétation exubérante. Le désir de créer un petit hôtel de charme,  une maison d’hôte douce, à son image, fait son petit bonhomme de chemin. Soudain, allez savoir pourquoi, sa promenade la mène à son rêve. Juste là, devant elle, au milieu de fleurs, de palmes, de plantes rebelles entrelacées…. une petite construction à peine terminée, quelques bungalows jolis s’articulant autour d’une grande piscine et…… un panneau….. à vendre. Le rêve devient réalité, Eva Luna est née.

Une demeure d’hôtes bourrée de charme

A quelque 150 m de la plage, presque secrète, dissimulée derrière son grand mur pourpre, Eva Luna dans son écrin de verdure est une véritable invite à la relaxation et à l’évasion. Au cœur de la propriété, la piscine aux belles proportions et ses voluptueux coussins vous promet de délicieux moments de détente en toute convivialité. Tout autours, les 5 bungalows et villas se fondent dans la végétation luxuriante mais savamment domptée, assurant aux vacanciers une parfaite intimité.  Chaque refuge délicieusement cosy possède son propre univers, décliné dans une véritable symphonie de couleurs toniques, clin d’œil aux somptueux riads marocains. Le cœur balance entre la profondeur hypnotique du bleu Klein, le rouge cramoisi, le vert émeraude, la chaleur de l’orange, le citron acidulé, le rose tyrien ou le mauve layette….. C’est avec l’aide de son amie Clarisse (https://dorislasterrenas.com/2016/08/31/taller-design-une-decoratrice-de-charme-aux-talents-eclectiques/), décoratrice d’intérieur, qu’Aude a opté avec audace pour cette palette de tons chaleureux peu ordinaires et affirmé l’identité de son havre de paix par une déco sobre, axée essentiellement sur l’harmonie des couleurs et se mariant extraordinairement bien avec la noblesse authentique des matériaux. Parfaitement équipés, bungalows ou villas possèdent tous une ravissante petite cuisine pour des repas gourmands sur leur belle terrasse ombragée, celle-là même où est servi chaque matin un succulent petit déjeuner. A l’image de la maîtresse des lieux, discrétion, sérénité et raffinement confèrent à Eva Luna une atmosphère unique, un véritable art de vivre idéal pour se ressourcer, à deux pas de tout mais préservé du pire. D’ailleurs, les grands magazines français comme Le Figaro, Le Point…. et même le prestigieux New York Times ne s’y sont pas trompés, encensant dans leurs chroniques le charme tranquille de ce refuge douillet presque confidentiel.

Discrète mais attentive aux désirs de sa clientèle, Aude s’occupe avec plaisir des balades dans les environs, des réservations d’auto, de taxis….  des séances de yoga ou de massage dispensé par la délicieuse Marie (https://dorislasterrenas.com/2016/12/17/le-bonheur-a-fleur-de-peau/).

Incontestablement, outre sa douceur de vivre et la beauté de ses plages, Las Terrenas se différencie du reste du pays par l’excellence et la diversité de ses petits établissements de charme, hôtels, maisons d’hôtes dont Eva Luna est l’un des tout premiers ambassadeurs.

Belle balade au fil des jolies images signées Charlène et Rafa Codio.

Villas Eva Luna
4 calle Marico – playa Las Ballenas – Las Terrenas
(809) 978-5611

Bien dans son corps, bien dans la vie.

 

De près ou de loin, en vrai ou juste de nom, vous la connaissez tous, toutes surtout vous mesdames. Depuis quelques années, Sandrine n’a de cesse de vous faire bouger. En petits groupes au début, en cours privés, aujourd’hui, elle s’efforce de transmettre sa passion du sport au plus grand nombre.

Sandrine, coach sportif à domicile

Bien pompeux comme titre. En fait, Sandrine est la simplicité même. C’est une fille bien dans sa peau, sans chichis et sans bling bling. Elle a débarqué au village avec mari, enfants et chats il y a 5 ans déjà. Coup de foudre, installation, re-nouveau départ après avoir quitté son Jura natal pour la belle Martinique, puis la belle Martinique un peu trop pesante à son goût pour la douceur de Las Terrenas et de ses habitants. Sandrine a plusieurs passions, l’une d’entre elles : le sport et, sympathique en diable, bourrée de charisme, elle a tôt fait de convaincre ses toutes nouvelles et nombreuse amies que pour être bien dans son corps, pour être belle et respirer la joie de vivre, rien de tel que bouger. Oui, mais pas n’importe comment. Elle s’improvise coach et initie ses nouvelles adeptes à des techniques en vogue, comme le body bump, renforcement musculaire dynamique à l’aide de charges légères ; l’aqua gym, tout en douceur mais hyper efficace, dans l’océan ou en piscine ; le populaire step, pour des jambes fuselées et l’amélioration du système cardio-vasculaire ; ou encore le body combat qui s’inspire de mouvements d’arts martiaux, judo, capoeira, boxe,… discipline incontournable pour sculpter un corps d’athlète au rythme d’une chorégraphie endiablée ou pas. Chaque jour, la belle dame enfourche sa petite pasola ou son quad et, armée de ballons, d’élastiques, de poids, de step, de frites….. elle va à la rencontre de ses clientes-amies pour une heure de plaisir, de douleur parfois mais toujours de bien-être. Et, à en croire son agenda bien rempli, ses cours sont plus que prisés.

La seconde passion, la nature et son respect

Sandrine a besoin d’espace, de nature, de grand jardin. Il faut dire qu’elle ne vit pas vraiment seule. Outre son mari et l’une de ses filles, elle partage sa maison avec 6 chats et 5 chiens….. Mais, si elle aime la nature, elle la respecte également et se soucie de la préservation de l’environnement. Depuis toujours ou presque, elle et sa famille sont conscients de l’impact cruel du plastique sur notre pauvre planète et le bannissent autant que faire se peut. Adepte avant l’heure des produits solides, elle vient de se lancer dans la fabrication d’une ligne de shampoings, déos et dentifrices zéro déchets.

Il suffit de jeter un œil dans sa salle de bains pour constater avec horreur que nous sommes envahis par tous ces flacons en plastique qui débordent de nos armoires de toilette. Aujourd’hui, à Las Terrenas, ce n’est plus irréversible. Ludiques et pratiques les produits eco-friendly fabriqués artisanalement par Sandrine ont le vent en poupe. Il faut dire qu’ils sont nos meilleurs alliés, petit geste-douceur pour la préservation de la planète. Parfum pamplemousse pour les cheveux normaux, ylang-ylang pour les crinières sèches, menthe poivrées pour les cheveux gras, les shampoings solides de Sandrine sont si malins et faciles à utiliser que vous ne pourrez plus vous en passer. Ses déos d’un autre genre s’affirment tout citron et, dernier né de son petit atelier, le dentifrice, noir au charbon ou blanc, plus doux à l’argile connait déjà un franc succès. Alors que les vacances se profilent à l’horizon et qu’il sera bientôt l’heure de faire sa valise, les cosmétiques solides seront vos meilleurs amis. Petits, pour un gain de place optimum et autorisés dans toutes les cabines d’avion.

Ce fut un beau moment de papotage et d’échanges, Sandrine n’a pas fini de vous surprendre. Infatigable, combative, inventive elle est bien décidée à continuer sa bataille contre le plastique et nous promet pour bientôt d’autres produits « so eco-friendly » comme, entre autre, un après shampoing tout doux, une surprenante mousse à raser solide ou encore un shampoing anti-puces senteur lavande pour nos 4 patounes….

Si le coeur vous en dit….. pour une petite heure de sport détente ou pour un petit geste-douceur pour la nature

Sandrine whats app 829 872 0788.

Vous trouverez aussi ses shampoings et déo au Mosquito Hôtel playa Bonita.

Semana Santa 2019 à Las Terrenas: de l’indolence à la décadence.

Voilà, c’est fini…. La terrible Semana Santa est passée ou presque. Les derniers fêtards se hâtent de boucler leurs valises et grimpent dare-dare dans leurs bolides pour rejoindre la capitale et leur plate vie quotidienne. Il faut dire qu’ils en ont profité. A pied d’œuvre dès vendredi après-midi, ils n’ont jamais relâché la bride et se sont donnés à fond dans l’orgiaque parenthèse de ce qui n’a plus de « santa » que le nom.

L’indolence

Et pourtant, vendredi en fin de matinée, juste avant le chaos, la plage des pêcheurs offrait encore aux badauds la quiétude de son rythme indolent. Ils étaient un peu plus nombreux les clients gourmands alors des petites mains habiles avaient été recrutées pour nettoyer les beaux poissons et faciliter la tâche des plus paresseux, des plus maladroits en leur offrant sur un plateau, filets tout frais ou darnes appétissantes.

La décadence

Puis, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ils sont arrivés, en masse tels des mouches sur un rayon de miel. Par milliers, les « capitalénos » se sont déversés dans le village à grand renfort de pots d’échappement et de décibels, envahissant le moindre centimètre carré de sable. Je tremblais pour notre pimpant petit chemin fraîchement refait en entendant le terrible hurlement de pneus brutaux crissant sur son délicat gravier. Les infrastructures de plages furent prises d’assaut, parquant les VIP derrière leurs barrières éphémères, canette de bière ou gobelet de rhum à la main. DJ et groupes en live firent leur entrée en fanfare. Mon château de feuille retentit alors jusqu’à pas d’heure d’une cacophonie sans nom née des différents sons de Las Ballenas, de Popy et du pueblo…. Mes chiens terrorisés étaient aux aboies….. et moi aussi, Tatoo tremblait de tous ses poils et Léo pour sa première Semana Santa aboyait comme un beau diable.

Dans la rue le spectacle était grandiose. Les yeux papillonnaient entre les grosses cylindrées à 2 roues, les monstrueux 4×4 aux jantes disproportionnées, les dragsters intergalactiques, les quads customisés…… et …….les formes généreuse dévoilées sur d’improbables montures ou sur le sable, de venus callipyges décomplexées, aux  énormes fessiers habilement botoxés ou naturellement celluliteux. On a beau dire qu’il en faut pour tous les goûts, on touchait du doigt la vulgarité vraie, proche de la nausée.

La Semana Santa 2019 était gratinée. En fait d’années en années, la notion de « sainteté » s’éloigne de plus en plus. Cette semaine tronquée qui ne démarre que le jeudi est devenue l’instant défouloir, le « spring break » des dominicains de la capitale (essentiellement), avides de la liberté et de l’excentricité qui leur font défaut le reste du temps. En même temps, alors qu’ici, les décibels écorchaient mes oreilles, à Paris des « gilets jaunes » en mal de notoriété pillaient des magasins en scandant à qui mieux mieux aux forces de polices affaiblies et à bout de nerf « suicidez-vous »…… A choisir, je re-signe pour 20 ans de plus et je reste dans mon paradis tropical un peu bruyant, un peu zinzin, pas toujours « catholique », parfois franchement décalé mais toujours bon enfant.

Un grand merci à Mimi mon photographe de mari pour les douces images de la plage des pêcheurs et de la foule derrière les barricades, à un anonyme de Facebook pour l’arrivée au Village des Pêcheurs et au talentueux Daniel Cremona, très inspiré par les formes voluptueuse des venus callipyges en herbe…..

https://www.youtube.com/watch?v=qGFGx-CCwSA&fbclid=IwAR0x8U0_iuyOKKhUwOy5MLsIEsBHaeJozTN8IVuF0pKGtRy2wwQjGS4MNGI