Mieux vaut le savoir…..

Merci monsieur Vergne pour votre post de ce matin. Autant vous avouer qu’il m’a terriblement interpellé.

Les temps ont bien changé. De mon temps, au Moyen Age, on ne se posait pas de questions. Lassés de notre malgré tout beau pays, la France et fort excités de s’installer sous les cocotiers, la République Dominicaine était une aubaine. Rien, on ne vous demandait rien. Vous posiez vos valises et c’est tout, prêts à démarrer une vie de rêve sous les tropiques. Oui, mais ça, c’était avant.

Jetez donc un coup d’œil aux documents communiqués par ce charmant monsieur. Ils concernent les retraités, désireux de profiter à fond de leur nouvelle vie loin de la grisaille et des belliqueux gilets jaunes. Les pieds dans le sable et la tête au soleil, entourés de personnes aimables et souriantes…..leur rêve, mais pas toujours accessible.

Il y a quelques années, lassés je ne sais toujours pas pourquoi de mon paradis, de mon château de feuilles, de la vie d’ici peut-être trop douce, nous avions eu la géniale idée de nous expatrier au Brésil….. Aie. A peine arrivée, les ennuis ont commencé. Déjà on vous accueille à l’aéroport par de grands panneaux précisant que vous êtes juste tolérés dans ce pays et qu’en aucun cas vous ne pouvez y résider quand bien même vous y auriez englouti toutes vos économies … Sympa. A l’époque j’avais trouvé cette loi monstrueuse. Nous n’y avons pas fait de vieux os, pour différentes raisons plus ou moins douloureuses…. Mais ça c’est une autre histoire. Et, stupeur, aujourd’hui dans notre pays d’adoption dont je suis fière d’arborer la nationalité, on n’est pas loin des règles drastiques du Brésil.

Alors qu’il est très tendance dans de nombreux pays comme le Portugal ou le Panama de faire des ponts d’or aux retraités, ben, ici on les boude. Je vous laisse vous plonger dans ces documents fort instructifs et si l’envie vous venait de nous rejoindre au paradis, ne ratez aucune étape sous peine de vois votre joli rêve tomber à l’eau.

Mieux qu’un joli conte…. Une belle histoire de solidarité….

 

Il y a 16 ans, au hasard d’une balade, nous découvrions ce chemin presque secret, très bucolique, comme une parenthèse enchantée. Un petit chemin de traverse entre la mer et l’inconnu, presque entièrement bordé de cocoteraies, de champs de potirons, de terrains vagues squattés par des vaches maigres, quelques chevaux….. Coup de foudre. C’était le lieu idéal, idyllique petit nid douillet pour un joli château de feuilles….

16 ans plus tard, le chemin bucolique s’est métamorphosé en « avenue » très fréquentée. Les espaces sauvages ont fait place à des immeubles aussi hauts que les antiques cocotiers, des villas select ou pas, des lotissements serrés, serrés, des….. murs pour d’autres lotissements serrés, serrés…… et au milieu mon château de feuilles. La rue, idéalement située tout près de la mer et proche du village est le repaire de dominicains, français, allemands, espagnols, suisses, italiens, canadiens, américains, russes….Espace multi-color et multi-culturel, elle abrite tout en douceur et en harmonie des autochtones, des résidents, des oiseaux migrateurs, des vacanciers, des dominicains de la capitale en goguette…. mais aussi beaucoup de chihuahas, de chiens de coco rescapés, de bichons maltais ou pas, de bergers belges ou allemands…. sans oublier un bel escadron de pintades exubérantes, des poules insolentes, des oies et des canards….Bref, un joyeux remue-ménage. Et le chemin qui n’a d’avenue que le nom s’est tellement détérioré au fil des ans et des nouveaux venus qu’il en est devenu pratiquement impraticable…. Des trous, des bosses, des flaques, des tas de gravats, un chemin déplorablement écorché à vif. A pieds, dès qu’il tombe trois gouttes, on risque sa vie à chaque pas dans une boue épaisse et nauséabonde, en moto, la chute n’est jamais bien loin et en auto…. ah en auto….. bon, c’est sûr on n’est pas obligé de rouler dans une golfette toute blanche…. En l’occurrence la mienne, fort contrariée en a pété un câble, c’est le cas de le dire et m’a laissé en rade au beau milieu du cloaque…..

Mais, c’était compter sans la pugnacité d’un des nouveaux arrivants. Alain, à bout de nerfs a pris le taureau par les cornes et les riverains par la main. Comme un beau diable, en compagnie de Nilda, ils ont commencé leur périple en s’adressant tout naturellement à notre maire. Celui qui n’hésite pas à offrir au village la plus incroyable des portes d’entrée, qui aime les jolies choses au point de solliciter peintres en herbe ou artistes confirmés pour réaliser de ravissantes fresques sur chaque mur délabré … celui-là sera certainement partant pour réparer un chemin apocalyptique…. Ben non. Flop complet, monsieur le chef du village ne se sent pas concerné….. S’ensuit alors une course aux idées, aux entreprises d’ici ou d’ailleurs, aux devis sérieux ou fantaisistes. Nos deux compères, plus décidés que jamais ouvrent un compte commun et frappent aux portes des riverains…. Et, à coups de sourires, de charisme, de mots justes et de démonstrations pertinentes, le miracle se produit. Pratiquement toute la rue est OK pour participer aux frais de réfection de ce chemin-verrue pour un faire quelque chose de joli, solide et pratique. Ca prend des mois de galères et de réunions. Alain ne compte pas ses heures…..

Mais, nous sommes au bout du calvaire et à l’aube de la résurrection. Les travaux, colossaux, ont débuté vendredi 15 mars, notre samedi-détente s’est avéré fort bruyant. Les engins de chantier les plus sophistiqués s’étaient donnés rendez-vous devant notre porte pour notre plus grand bonheur. Car, oui, leurs pétarades tonitruantes, leurs accélérations saccadées et leurs coups de klaxon intempestifs nous étaient doux à l’oreille. Tout bientôt, je pourrai ressortir ma golfette capricieuse, ravie de découvrir pour la première fois de son existence commune avec moi un beau chemin lisse, propre, sec, délicatement enrobé de jolis gravillons.

Et voilà, toute l’équipe, sous l’oeil suspicieux d’Alain a bossé tout ce dimanche depuis potron-minet et ce soir à 6h, le miracle tant attendu. L’Avenida Los Corales, toute pimpante et proprette mérite enfin son nom, les arbres eux-même sourient de toutes leurs feuilles.

Encore un grand merci Alain et Nilda. Comme j’ai eu l’occasion de te le dire, Alain, beaucoup, et moi la première, sommes très fort pour râler et balancer nos mots d’oiseaux pour qualifier l’insupportable état de notre environnement. Mais, peu ont le courage et l’audace d’agir avec toute l’énergie que cela entraîne pour résoudre les problèmes. Une belle leçon de ténacité, de courage et une belle histoire de solidarité.

Charismatique et bourré de talent…portrait d’Alfredo Castillo.

 

Tout gamin, vers l’âge de 8 ou 9 ans, un chien belliqueux et sans vergogne lui a déchiqueté le mollet. Il en garde une vilaine cicatrice sur la peau et dans le cœur. Aussi, inutile de vous dire que ce ne fut pas simple de le convaincre d’entrer dans mon Château de feuilles, au milieu des 8 gueules béantes et hurlantes de mes bébés poilus…. Au fait, lui, c’est Alfredo Castillo, un peintre dominicain, gentil, charmant et bourré de talent.

Je l’ai connu il y a des siècles…il y a 15 ans lorsque nous avons construit notre Château de feuilles. Avec beaucoup de délicatesse, il avait su lui offrir un petit supplément d’âme, un joli mur fleuri abritant la belle frimousse de ma délicieuse Choupita, petite chatte d’amour…. Je l’ai retrouvé hier lorsque sans y prendre garde je suis tombée en amour pour une toile présentée sur Facebook. Un petit tableau bonbon aux couleurs acidulées, frais et plein de vie. Un  petit tableau bonbon, tout en charme et en finesse, exécuté avec brio, en live, le temps de l’enregistrement du déjà célèbre Las Terrenas Music Show à la Vela Blanca. (https://dorislasterrenas.com/2018/10/20/las-terrenas-music-show-humour-et-qualite-au-rendez-vous/)

Vrai coup d’cœur matinal, je l’achetai sans une minute d’hésitation et c’est l’artiste en personne qui est venu me le livrer. Par habitude je sais qu’il n’est pas toujours évident pour un étranger d’entrer sereinement chez moi…. Mais tellement curieuse de connaître un peu mieux ce peintre aux multiples facettes, je réussis à le convaincre. Et c’est lors d’un papotage à bâtons rompus qu’il s’est dévoilé en toute simplicité.

Il est adorable Alfredo. 52 ans mais on lui en donne 20 de moins. Très jeune, il s’est découvert un don et une passion pour la peinture. En grande partie autodidacte, il est cependant diplômé de l’Ecole des Beaux Arts de Santo Domingo où il a développé sa technique picturale et s’est initié à la sculpture. Sa grande source d’inspiration, la prodigieuse nature de notre région, les arbres grandioses, les fleurs, la mer, les barques de pêcheurs… mais aussi l’histoire riche et variée de cette belle péninsule, ses habitants et surtout ses beaux enfants aux visages ouverts et souriants. Et puis, parfois, son esprit vagabonde et c’est la rencontre avec de grandes plaines douces, des vaches et des paysages bucoliques. Il peint sur tout, sur les murs, on lui doit notamment les jolies fresques habillant le mur du cimetière (en collaboration avec Marie), sur du papier, du bois ou des toiles, à l’huile, à l’acrylique ou l’aquarelle. Et, s’il aime s’évader dans sa peinture à ses rares moments perdus, c’est surtout sur commande qu’il réalise ses tableaux. Sa clientèle est aussi éclectique que sa peinture qui se balade du trompe l’œil à l’abstrait en passant par l’hyper réalisme voire le trompe l’oeil, le naif ou le surréalisme le plus déjanté. Une constante, des coloris lumineux, et des formes douces et harmonieuses. Il y a quelques années, il s’est lié d’amitié avec un autre peintre célèbre et charismatique, Michel Bizet. Ensemble, ils ont créé l’Institut de l’Abeille( https://dorislasterrenas.com/2017/07/28/parenthese-enchantee/ ) et, en compagnie d’autres amoureux se démènent pour sa sauvegarde. Einstein disait : Si les abeilles venaient à disparaître, l’espèce humaine n’aurait que quatre années à survivre !….. Alfredo s’en est inspiré dans un tableau très touchant. Alfredo expose quelques-unes de ses toiles et de ses sculptures dans une petite galerie face au cimetière. Mais c’est souvent le simple bouche à oreille qui permet aux amateurs de belles peintures authentiques de le découvrir, et, à ce jour, plus de 600 toiles signées de notre artiste s’égaient à travers le monde.

Alfredo vit de son art mais, insatiable touche à tout, il n’en a pas moins au fond de sa poche un beau diplôme d’avocat et la très rare et très prisée carte de  guide touristique national. Los Haitises, la zone coloniale de la capitale mais aussi le petit village authentique de Punta Cana, loin des all inclusives invasifs, autant de bijoux qu’il aime à faire découvrir avec beaucoup de passion. Multilingue, il parte couramment espagnol, anglais, allemand et se débrouille, ma foi pas trop mal en français, une belle corde de plus à son arc.

Alfredo Castillo

809 861 0383

alfredocastil3@hotmail.com

FB. alfredocastillo1213

Délicieusement chaotique, la petite histoire de la Péninsule de Samana….

Au détour d’une balade-plaisir sur le net, aussi délicieuse qu’informelle, je suis tombée nez à nez avec le récit épique et savoureux de Susan Grady relatant un épisode oubliée de la péninsule de Samana. Il y est question d’Americanos de Cocolos, de pirates et même de Bonaparte.Et si la chronologie des faits est aléatoire, si le fil du temps se joue des dates et des siècles,  surfant à l’envi sur les circonstances, le récit haut en couleurs est définitivement bon enfant et plein d’intérêt. Je vous le restitue sans ambages, traduit de l’anglais par mes soins et avec mes mots. Bonne promenade.

Susan Grady était l’épouse de Dane Bowen, conseiller économique à l’ambassade des Etats-Unis de Saint-Domingue de 1974 à 1978. Au cours d’un périple dans le pays, par le plus grand des hasards, il arrive à Las Terrenas et tombe immédiatement en amour pour le délicieux petit village. En 1977, il y construit sa maison derrière l’actuel Casa Nina et devient le tout premier gringo à s’installer dans le village. Avec Suzan, ils y passent 3 mois par an de 1978 à 1999…

Susan nous raconte la péninsule.

Samana, les premiers balbutiements….

La péninsule de Samana occupe le quart Nord-Est de la République dominicaine. Luxuriante, mystérieuse, éblouissante, elle a été le témoin privilégié d’un moment oublié dans l’histoire du Nouveau Monde.

Dans les années 1820, des milliers d’esclaves américains se sont enfuis des USA et sont arrivés à Samana n’emportant dans leur maigre escarcelle que leur culture et leurs coutumes. Ces « Américanos « , nom toujours attribué à leurs descendants se forgent une vie tranquille et simple, bien loin du balbutiement du monde moderne jusqu’à la construction d’une route en 1969, reliant Samana au reste du pays. Anomalie culturelle, avant-poste protestant anglophone dans un pays catholique hispanophone, Samana abandonne cependant vite son identité de relique anthropologique lorsque les premiers visiteurs européens font leur apparition. La ville, la péninsule, la baie… Samana avec ses près de 150 kms de côte splendide possède tous les ingrédients pour devenir une superbe station balnéaire des Caraibes, ravissante et paisible blottie entre des montagnes à pentes douces et les eaux calmes de la majestueuse baie.

Très vite le gouvernement dominicain s’intéresse au fort potentiel de la région et dès 1970, Il élabore un plan de développement. La vieille ville en bois est détruite, à l’exception de l’église méthodiste et une nouvelle ville en dure est construite, incluant deux hôtels gouvernementaux. Cependant, l’engouement du gouvernement s’étiole aussi vite qu’il avait pris corps et ce sont des investisseurs privés qui reprennent les rênes.

Le meilleur moment pour ressentir l’émotion culturelle palpable à Samana se situe lors de deux événements religieux, la Semaine sainte juste avant Pâques et fin novembre lors de la célébration de Santa Barbara. Au cours de ces périodes, des milliers de paysans de la campagne viennent dans la ville qui prend des airs de Rio de Janeiro au temps du Carnaval. Il y a des processions, des danses, des jeux et des concours, certains en anglais, d’autres en espagnol et d’autres en créole haïtien, un mélange de mots africains et français. Le peuple s’amuse, rie, boit, chante, danse le meringue, la musique nationale dominicaine.

C’est en 1493 qu’a débuté l’histoire des interactions culturelles de Samana. La première escarmouche avec l’Europe eu lieu le 12 janvier 1493, lorsqu’une armée d’Indiens Tainos n’a pas hésité à tirer une pluie de flèches sur le navire de Christophe Colomb le forçant à rebrousser chemin. Le site où cela s’est produit, le golfe des Flèches ou Bahia de las Flechas se situe à environ 2 kms  à l’est de la ville de Samana.

La région était un repaire de pirates jusqu’à la création de la ville de Santa Barbara de Samana en 1756 par des habitants des îles Canaries, transportés sur le lieu par le gouvernement espagnol afin d’empêcher les Britanniques de s’y installer. Quand Haïti, qui partage l’île d’Hispaniola avec la République Dominicaine, a déclaré son indépendance de la France en 1804, de nombreux propriétaires de plantations françaises et leurs esclaves ont quitté Haïti et se sont à leur tour rendus à Samaná.

Et, c’est à Samana toujours que Napoléon Bonaparte avait pour ambition de construire une capitale pour son nouvel empire mondial. Il avait des plans pour une nouvelle ville qui s’appellerait Napoléon City, mais l’arrivée des  Britanniques a contrecarré ses plans. En 1822, Haïti envahi la République dominicaine et l’occupe pendant vingt-deux ans. Ce fut une occupation sanglante.

L’événement le plus important dans le développement de Samaná s’est produit à cette époque. Le leader d’Haïti, Jean Pierre Boyer, est entré en contact avec des groupes abolitionnistes à Philadelphie, en Pennsylvanie, aux Etats Unis et a payé de grosses sommes d’argent pour qu’ils envoient à Samaná par bateau tous les esclaves libérés qu’ils pouvaient. Il a également payé leur réinstallation à Samana, prétextant qu’il voulait aider les esclaves à obtenir leur liberté, mais en fait ayant seulement comme ambition cachée de tenter de  repeupler cette zone sur laquelle il avait pris le contrôle avec des gens qui le soutiendraient. Près de six mille anciens esclaves ont fait le voyage des États-Unis à la République dominicaine. Beaucoup sont morts à Samana ou sont retournés aux États-Unis ne pouvant s’adapter aux changements climatiques et culturels. Environ deux mille d’entre eux sont restés à Samana et ont prospéré.

Sur place, ces immigrants ont conservé leurs traditions culturelles. Ils dirigeaient leurs propres écoles et entretenaient des églises protestantes (principalement méthodistes). Rafael Trujillo, dictateur de la République dominicaine de 1930-1938 et 1942-1952, n’a pas aimé l’indépendance culturelle de Samana. Il a introduit la langue espagnole dans Samana et a forcé le peuple à la parler. Quiconque était suspecté de parler anglais était abattu publiquement. La plupart des gens de Samana aujourd’hui sont bilingues. L’anglais parlé est un anglais familier, celui pratiqué par les esclaves dans le sud des États-Unis il y a un siècle. Beaucoup d’Americanos ont des fermes dans de petits villages de montagne dans toute la péninsule de Samana. Ils cultivent des noix de coco, du café, du cacao, des mangues et des agrumes qu’ils vendent.

De retour à Las Terrenas

En 1824, un navire, le Turtle Dove, rempli d’esclaves libérés des États-Unis a quitté Philadelphie. Le navire avait été acheté par deux sœurs protestantes du nom de Freeman qui étaient de la foi religieuse quaker protestante. Le navire naviguait vers le Libéria, un pays d’Afrique de l’Ouest fondé par des esclaves américains libérés en 1820. Il y a eu une grosse tempête dans l’océan Atlantique devant Las Terrenas et le navire a coulé. Les esclaves libérés ont alors nagé vers Las Terrenas. Ils parlaient anglais. Leurs arrière-petits-enfants vivent encore à Las Terrenas et parlent la même langue. On les appelle cocolos. Le dimanche, vous pourrez assister à un service religieux dans une église épiscopale méthodiste africaine (AME) dans le village d’El Limon près de Las Terrenas. Vous y entendrez des gens chanter des hymnes spirituels américains en anglais.

Entre la Première et la Seconde Guerre mondiale, une famille polonaise-juive nommée Paiewonsky a acheté beaucoup de terrain à Las Terrenas. Ils ont construit des magasins généraux dans toute la République dominicaine et sont devenus très riches. Dans les années 1940, ils ont amené un dominicain nommé Señor Peña de Puerto Plata pour travailler pour eux sur leur ferme. Il est venu en bateau de Puerto Plata à Las Terrenas. (Il n’y avait pas de route sur la montagne de Sanchez à Las Terrenas jusqu’en 1969.) En plus des fruits et légumes, cette famille juive avait des plantations de noix de coco, de cacao et de café pour l’exportation.

En 1955, Señor Gigillo Espinal, né à Sanchez, est venu travailler à Las Terrenas pour la famille Paiewonsky. En 1975, il avait une petite épicerie (colmado) entre Las Terrenas et El Portillo. En 1977, il a déménagé son magasin à Las Terrenas sur la plage à côté du poste de police, vous y trouviez du riz, des haricots noirs, de la morue séchée et du rhum.

Le premier mécanicien de Las Terrenas, Señor Ezequiel (Sequiel) Lara est venu de Samaná le 15 août 1971. Employé par la famille Paiewonsky, M. Lara a ouvert son propre atelier de réparation automobile en 1981 à Las Terrenas.

En 1975, Las Terrenas était un petit village d’agriculteurs et de pêcheurs. Tout le monde parlait espagnol. Las Terrenas n’avait pas de magasins, pas de station-service, pas de glace, pas d’électricité, pas de téléphone, pas de voitures, pas de motos, pas de bureau de poste, pas de journaux et pas de touristes. Las Terrenas était très belle et calme. La route de la montagne de Sanchez à Las Terrenas construite en 1969 était complètement délabrée et il a fallu attendre 1989 pour qu’elle soit réparée.

Il n’y avait pas de route pour Playa Bonita et Playa Coson en 1975. Un bucolique chemin de terre traversant la plantation privée de noix de coco de Señor Maximo Galvan menait à ces sublimes plages. Señor Galvan outre sa plantation possédait le plus grand magasin général de Sanchez. Il s’appelait Casa Galvan.

Ce n’est qu’en 1994 qu’une entreprise dominicaine privée a apporté de l’électricité au village. En 1997, un système public d’alimentation en eau a été installé, apportant de l’eau d’une grande rivière dans les montagnes à des maisons et des entreprises individuelles. Le bureau téléphonique a ouvert ses portes en 1991.

 

Bref historique de Las Terrenas (2012)

Dr Miguel Polanco – médecin 1973

Dr Raul Languasco Chang – avocat de Sanchez 1977

Sequiel (Ezequiel) Lara – mécanicien automobile 1977

Clinique 1973

École primaire dominicaine 1977

Gigillo Espinal colmado et bar 1977 . Plage à côté de commissariat de police

Le restaurant de Membre Du Congrès américain Donald Jackson en 1977

Club Las Terrenas Hôtel – Maintenant Tropic Banana d’Hôtel 1977  construit par Jeannot Desdames (français) et Kayanna Kuhlman Desdames

El Reposo Hôtel en 1977, devenu Las Cayenas Hôtel

Hôtel Atlantis Playa Bonita 1981

Hôtel El Portillo 1982

Restaurant Señor Gigillo’s – Restaurant Diny 1982

Restaurant Chez Paco – à côté du cimetière 1983

Les journaux dominicains livrés pour la première fois en 1983

Film sur Christopher Columbus tourné de janvier à avril 1984 . Producteurs américano-italiens

Ouverture de l’école française 1986

Ferretería Polanco – première quincaillerie 1988

Pharmacie 1991

Bureau téléphonique Mai 1991

Station d’essence 1992

Électricité 1994

Eau 1997

Au bord du bout du monde….

Au bord du bout du monde, dans de singulières bicoques tout de bric et de broc, un monde fantasque s’agite et parle fort. Musique chaloupée un brin tonitruante, agapes de platanos, de yuca, de fruits de l’arbre à pain et d’abichuela dulce… Navidad, Ano nuevo, et dia de los Reyes, les fêtes lumineuses s’égrènent à un rythme effréné. Pauvres mais fiers voire orgueilleux, dominicains de tout âge et de tout sexe s’en donnent à cœur joie, à grand renfort de cerveza et de rhum qui arrache. Pauvre dodu porcelet rôti sur sa broche implacable, la fête sera belle, la misère attendra….

Du bord du bout du monde, je vous souhaite à tous une super belle et brillante année. Que 2019 sèche vos larmes si elles ont coulé, câline votre cœur s’il a souffert et vous apporte amour, santé et bonheur.

Merci Mimi pour cette belle image.

C’est Noël !

Ca y est, c’est sûr, c’est Noël ! La jolie boutique Terrenas en Plata du Paseo a enfilé ses habits de fêtes. Pour nous, rien que pour nous, elle a invité Papa Noël, lutins mutins et rennes coquins, petit train du bonheur, bonhommes de neige en pagaille et autres flocons soyeux…. Et, sous nos yeux ébahis, tout ce petit monde fantastique s’est éparpillé dans les vitrines colorées, se mêlant, avec audace et sans fausse pudeur aux merveilleux bijoux, ravis le temps d’une parenthèse enchantée, de partager la vedette.

C’est tellement exquis que tout autre mot serait superflu. Chuttt, on se tait et l’on prend le temps d’admirer ce délicieux voyage aux pays des rêves.

Merci Mimi pour ces si délicates images.

https://michelvoleau.wordpress.com/

Joyeux Noël…..

….. à vous tous qui me suivez depuis la France, la Belgique, les Etats-Unis, le Canada, l’Italie, le Chili, l’Espagne, la Russie, l’Ile Maurice, l’Australie, le Luxembourg, l’Allemagne, le Bénin, le Mali…….

De tout mon coeur, je souhaite que cet instant magique soit pour vous tous un moment de sérénité et de bonheur infini. Allez petit papa noël, il est temps d’enfourcher ton renne ou ta moto inter-galactique et de commencer ta longue tournée de jolis cadeaux…. Il y a du pain sur la planche et tu n’es plus tout jeune mon petit bonhomme, allez, ouste, on se bouge….. Joyeux Noël à vous tous mes amis d’ici et d’ailleurs. Votre bienveillance, vos doux mots si gentils, votre fidélité….. voilà le plus beau de mes cadeaux, celui qui me rend heureuse. Et, parce que quand je suis heureuse, ils le sont aussi, Mimi, Domingo, Cheyenne, Diego, Capucine, Zoé, Charlie, Tatoo et Léo vous souhaitent à leur tour un super délicieux JOYEUX NOEL;;;;;