Années 60. Le commandant et Monsieur Arthur.

Une insouciance déboussolante, une soif inassouvible de liberté. Une attirance de plus en plus marquée pour tout ce qui touche à l’art. C’est un passionné. Après la musique, il s’essaye à la peinture, à la sculpture, à l’art des vitraux, à la photo, déjà. Un caractère indépendant, un brin rebelle, et cependant, Michel tout en paradoxe, voue une admiration sans borne à deux personnes bien différentes du jeune homme impulsif et libre comme l’air. Deux personnages au caractère bien trempé, sans excentricité et très droits dans leurs bottes.

Son oncle le Commandant René Le Quilliec, responsable de la sécurité du Gal de Gaulle à l’Elysée. Aux antipodes de ses convictions et de sa facon frivole d’aborder la vie, le commandant Le Quilliec c’est l’image rigoureuse et sans fioriture, presque rigide, d’un militaire de carrière. Contre toute attente Michel est tombé sous son charme. Il faut dire que malgré son emploi du temps chargé et ses responsabilités incroyables, tonton Le Quilliec apprécie les moments de détente en famille, notamment avec ses enfants et ses neveux, raides dingues de lui et de ses nobles fonctions. Mon petit doigt me dit que Michel faisait partie de ses chouchous, tout comme Etienne, quelques années plus tard. Longtemps Michel se souviendra de son escapade à Paris au palais de l’Elysée avec son prestigieux tonton, de son audacieuse intrusion dans le bureau du général en personne, les yeux remplis d’étoiles, écarquillés devant les fastueux décors du majestueux palais. Du haut de ses 14 ans, Mimi était fier come un coq, plus de 60 années plus tard, il se souviendra dans le détail de cette incroyable épopée et conservera une fascination pour le défilé du 14 juillet.

Ci dessous le Commandant Le Quilliec avec Mme De Gaulle et Jacky Kennedy.

Le second modèle, Monsieur Arthur, son grand-père maternel, propriétaire d’un hôtel à Ste Marie, petite commune jouxtant Pornic. Un personnage attachant, doté d’une superbe élégance. Elégance dans son maintien et dans sa facon d’être qu’il a tout naturellement légué à son petit-fils. Michel adorait le caractère un brin taiseux de Monsieur Arthur et sa grande indépendance… n’oublions pas que malgré l’hostilité de toute la famille, après le décès de sa femme, la grand-mère de Michel, il a épousé son employée de maison Hortense qui le seconda, le chouchouta et le rendit heureux jusqu’à son dernier souffle.  Pas de cris, ni même de haussement de voix chez Monsieur Arthur il lui suffisait de vous regarder droit dans les yeux pour que tout rentre dans l’ordre… trait de caractère oh combien précieux dont a hérité Michel.

Les cousins, les copines, l’oncle prestigieux, le papy modèle, les parents, présents mais tolérants, Nantes, les cours de lycée, les joyeuses vacances au bord de la mer… la vie de Michel n’est alors qu’une succession de petits bonheurs feutrés qui réchauffent son cœur et forgent sa personnalité attachante.

Monsieur Arthur, portrait d’artiste signe Etienne Dehais. Monsieur Arthur et son epouse Hortense. Monsieur Arthur lit le journal.

Nantes. Baby-boom la naissance et la petite enfance.

Année 1946 : Babyboom post seconde guerre mondiale.

A la fin de la guerre, soldats et prisonniers se ruent dans leur foyer et se lovent enfin, impatients et ravis dans les bras de leur femme… Résultat : dans toute la France des milliers de petits bambins voient le jour. Et c’est en cette année particulière, dans la belle ville de Nantes que Michel a choisi de pousser son premier cri.

Craquant petit bonhomme au visage harmonieux tout en rondeur, un tout petit bout de nez, des joues potelées, des oreilles bien grandes et de grands yeux sombres. Il est le second enfant, quelque peu inattendu mais d’emblée adoré d’un couple de quarantenaires très unis et le petit chouchou d’une grande sœur, Joelle, de 10 ans son ainée. La vie est douce à Nantes et les jours s’écoulent paisibles entre l’école à quelques pas de la maison et les longs week-ends insouciants à Pornic avec toute la bande de cousins et cousines. Délicieux jours heureux, la plage, l’océan, les jeux, les premiers bisous, les soirées qui n’en finissent pas, les grands feus de camp parfumés à la guimauve. L’esquisse de la liberté qui deviendra son leitmotiv, sa particularité et sa marque de fabrique.

Le temps passe

Le petit garcon, ni trop sage ni trop trublion se métamorphose en un ado au charme envoûtant. Très soigné, d’une élégance innée, Michel est beau et il le sait. Il en rit, en joue, en profite aussi. Une bande de potes et de copines, mais toujours ses cousins, jamais bien loin. Papa Joseph conduit des cars et sa maman a ouvert un petit resto sur un boulevard passant de Nantes. Au sous-sol un lieu magique, un refuge douillet qu’il a su aménager avec beaucoup de goût. Il y passe tous son temps libre en compagnie d’Etienne son jeune cousin et d’une poignée de copains fans de musique comme lui. Il excelle à la batterie et s’en donne à cœur joie. Plus tard il rejoindra un groupe de musicos de Vannes, Les Vanettes. Anecdote rigolote, sa petite-fille Karla, photographe (comme lui) s’est découvert une passion pour la batterie, sans savoir que son papy, bien avant elle partageait le même engouement pour cet instrument.

Projet d’ecriture.

Après plus de 8 semaines de chagrin, de replis sur soi, de refus d’affronter la réalité, de montagnes russes, d’angoisse puis de lueur d’espoir, puis d’effroi … il m’est arrivé ce matin une expérience unique qui me bouleverse et me propulse loin de cette zone de confort pas si douillet empli de tristesse et de larmes.

Depuis quelques semaines, le sort s’acharne. Odieux, cruel, douloureux, impassible. Le décès de mon compagnon, mon ami, mon amour en point d’orgue. Mais pas que, l’accident atroce de mon jardinier, la tête éclatée sur le sol de la terrasse. Moi, seule, paniquée, en état de choc… puis la foultitude de pannes en tous genres touchant tous les endroits les plus subtiles de ma maison. Une orgie de déconvenues de tous ordres, anodins pris séparément mais presque humainement insurmontables groupés, collés jours après jours. On baisse la tête, on pleure, on paye, on prie, on subit. Le jardinier se remet petit à petit, le matériel reprend vie jour après jour. Une accalmie.

Une rencontre pas si étonnante et sûrement pas due au hasard. Une adresse presque en catimini. Puis le choc. Une écoute si sincère, un être d’exception qui vous prend par la main et vous guide sans vous perturber, tout en douceur et plein d’amour. Elle parle, longtemps, investit votre corps, votre tête, votre âme, votre esprit. Elle vous aime et vous force à reprendre confiance en vous, en la vie. Arrête de subir. Tu es une belle personne, prends en conscience et vas de l’avant. Deux heures d’intimité douce et de prise de conscience. On n’en sort pas indemne, les larmes ont coulé et les mains ont tremblé mais on en sort plus fort d’une vraie conviction. Laissons les mauvaises énergies loin derrière et tentons de nous reconstruire et d’aller de l’avant.

On n’oublie pas le passé et les moments délicieux. Ils vont juste nous aider à survivre, à revivre.

Merci belle dame, vous m’avez fait plus de bien que vous pouvez imaginer.

Puis, on se dit ‘’c’est le moment’’. Un projet d’écriture, sa vie peut-être un brin romancée mais pas trop, elle a été si riche dès ses premières années.

Je ne ferai pas le voyage seule mais soutenue, aidée par une personne qui lui était chère et qui l’aimait. Merci Etienne de le faire revivre à travers des anecdotes, des instants de vie.

On le retrouvera tout minot, fier et attachant déjà, irrésistible puis jeune adulte rebelle, artiste, musicien, créateur, baroudeur et aventurier. Amoureux des belles cylindrées, jaguar, maserati. Jeune chef d’entreprise turbulent et impétueux.

A très vite pour partager avec vous la belle, intrigante et folle vie de celui qui a partagé ma vie durant 13 belles et douces années. A très vite Mimi. Ci-dessous Sahara 1967.

Un mois…

Je n’ai pas vu le temps passer. Il y a un mois on m’appelait la nuit… ‘’il n’est pas bien, venez demain’’. 6h du matin appel à Fey, mon taxi, appel à Alphonso pour garder les chiens, appel à douce Nicole pour décommander notre rendez-vous de l’après-midi, histoire de lui faire connaitre les chiens qu’elle devait garder demain…. 7h départ inquiet pour la capitale… La circulation est fluide, on arrive à l’hôpital à 9h. Direction 2e étage, soins intensifs. Il fait froid, je grelotte, de froid mais aussi de peur, un sale pressentiment. Je sonne. Je patiente, je resonne et l’on me fait entrer. C’est pourquoi… Je viens voir Michel Voleau. Et là le monde s’est écroulé…’’ murió esa noche’’. Et je suis morte moi aussi…

Mais pas le temps de mourir… pas même le temps de respirer à travers les sanglots qui me secouaient… Mon Mimi était mort, pour toujours et je n’avais pas le temps, pas le droit de pleurer… il fallait remplir de putains de papiers…

C’en était trop pour moi, je claquais la porte et retournais dans le corridor glacé. Puis j’appelais les enfants. Inutile de parler ils avaient compris. J’étais désemparée, tremblante, incapable de me tenir debout, de parler de facon cohérente. Puis mon sauveur est arrivé. Fernando, le père de la petite fille de Mimi comme il aime à dire. Il m’a littéralement soulevé, pris dans ses bras, pris par la main. Dans un état cotonneux je l’ai suivi, partout. Service facturation (en tout premier bien sûr), puis chez lui pour faire des centaines de photocopies, puis le terrible Blandino, les pompes funèbres locales… on y est restés de longues minutes. Fernando s’est occupé de tout… Puis retour à la case départ, soins intensifs pour un second certificat de décès, le premier étant truffé de fautes… Je n’ai pas voulu revoir celui qui a partagé ma vie durant 13 ans. Mon compagnon, mon ami, mon amour, mon petit enfant aussi et le papa de mes chiens. Sous le drap fleuri qui le recouvrait, il semblait une toute petite chose toute fluette… si triste. Je me suis échappée avant l’arrivée des personnes mandées par Blandino pour récupérer le corps… Juste impossible à imaginer. Abandonnant là le pauvre Fernando je me suis engouffrée dans le taxi pour vite retrouver mes enfants à quatre pattes et notre château de feuilles si différent sans lui. Mais comment allais-je expliquer son absence à mes quatre toutous. Je savais que les jours qui suivraient allaient être cruellement douloureux…. Mis je ne savais pas à quel point.

Pas gai ce papier, pas gaie ma vie, pas gais les toutous, triste notre château de feuilles… mais bientôt, promis je vous dirai notre vie, sa vie.

Des centaines de personnes m’ont soutenue et parmi tous les témoignages d’amitiés, deux réflexions si vraies. L’une de son cousin Etienne, loin de nous mais proches dans son cœur. ‘’Mais Michel c’était le rêve, il avait fait de sa vie un terrain de jeu gigantesque, ludique, sans aucune contrainte, tous ses potes, tous ses cousins l’enviaient…’’. L’autre émane d’un artiste qui l’a peu connu mais bien cerné, Jean Philippe G. ‘’Michel c’était la liberté’’.

Oui, une liberté qui a fini par le tuer. A force de vivre sa liberté, il a brulé la ficelle par les deux bouts ou plutôt ses cigarettes par les deux bouts. Son pauvre corps était épuisé mais, chanceux comme il l’était, il est mort en paix, sans souffrir et sans savoir.

Avec les enfants, nous sommes allés éparpiller ses cendres dans l’océan, face à son Syroz et là, je suis morte pour la seconde fois.

Mal de vivre

‘’On a envie d’être seule parfois, seule avec sa propre mélancolie, sa fragilité, seule, loin de ce monde qui nous veut toujours forte avec le sourire aux lèvres. Il faudrait des amis, des vrais, de ceux qui, quand tu pleures, ont le mouchoir prêt et te le montre sans rien dire. Auxquels tu peux montrer que, parfois, tu n’es pas si forte, qui, quand tu te sens faible t’ouvrent les bras et t’accueillent pour te protéger en sachant que demain tu feras la même chose pour eux.

Parce que chacun d’entre nous a le droit d’être fragile, parfois .’’

Juste ces jolis mots qui ne sont pas de moi mais qui pourraient l’être, juste ce que je suis en mesure de vous offrir en ce moment…

Je ne suis pas un poète maudit, ni un peintre écorché vif… il ne m’est possible d’écrire que lorsque je me sens pleinement heureuse. Le moindre grain de chagrin me tétanise et là c’est sous un univers de chagrin que je m’effondre… Il est parti et m’a laissé seule avec un cœur en miettes…
Alors il va falloir être patient. Je rêve de vous raconter Mimi avec mes mots, notre histoire avec mon ressenti… un jour, plus tard…

L’impuissance face a Fiona

Au début, tout au début on se dit, parce que l’on nous dit… non, pas ici, les cyclones ne s’avisent jamais de passer en République Dominicaine ou bien c’était il y a bien longtemps. Heu.. pas si longtemps, j’ai connu Jeanne qui a inauguré la destruction de mon Château de feuilles il y a pile 18 ans… Mais cependant, on veut y croire… y croire de toutes nos forces…il y a le canal de la Mona puis la montagne puis tout ça…
Puis la bete approche, les yeux rivés sur les cartes météo, on voit bien le gros phénomène menaçant, pernicieux, insolent, nous narguant de toute la force de sa puissance délirante. Alors on s’agite un peu, on coince les volets récalcitrants, on range les objets les plus volatiles, zut j’ai oublié mon pauvre parasol… on retire les jolis voilages, on décroche les tableaux , les miroirs de la terrasse. On entasse les chaises et rentre les fauteuils, les canapés, les coussins. La maison est toute remplie d’objets hétéroclites et les chiens très surpris s’en donnent à coeur joie, sautant d’un fauteuil à l’autre et se lovant dans les coussins.
C’est pour bientot. Plus d’échappatoire, elle passera bien sur notre tête, ébouriffant au passage nos pauvres toits de cana et les palmes de nos cocos. Alors, on s’enferme, on part se coucher, du bleu au coeur et on se réveille aux premières rafales, on se recouche, 5h30 debout. Ca commence a souffler, déjà. Juste le temps d’un petit pipi pour les chiens, pas franchement rassurés et zou, on se confine tentant de guetter par les clayettes. Le temps passe et l’on commence à entendre des bruits furieux, inquiétants. Bing, la luz se fue… heureusement mon bel amour de planta a pris le relais, elle ne savait pas qu’elle allait bosser 4 longues journées…
Paf, un bananier…. puis un autre, un autre, un autre….crac un cocotier au milieu de jardin… il est 10h et ça s’affole dehors. Le toit a pris un coup et la pluie s’invite dans la cuisine… du coup le frigo court circuite et l’on se prend des coups de jus à chaque tentative d’ouverture de porte. Bamboo (ma petite chienne) adore, elle fait la folle dans cette piscine cocasse, totalement improvisée, sous les yeux hagards des 3 autres toutous plus raisonnables. Aie la cana de la terrasse en a profité pour s’envoler… il pleut fort et cette fois l’eau s’invite partout ou presque. Dehors, devant, derrière le vent souffle comme un forcené, les cocos s’agitent dans tous les sens . Leur petite houppette de pencas fragilisées se tord, se désaxe, se renverse. Puis, soudain, un fruit d’enfer, deux énormes palmiers siamois (et oui ils partagent le meme socle de racines) s’affalent sur la piscine profitant sans vergogne d’un petit bain rafraichissant dans une eau, carrément vert fonce.
Ca fait beaucoup, je commence à craquer, à me demander jusqu’ou ca va aller. Je pleure ou je fais la fière? Les deux mon capitaine, les nerfs lachent. Midi et demi, accalmie, le fameux oeil du cyclone… pas longue l’accalmie, 10 minutes plus tard Fiona, terrible ouragan reprend des forces et s’acharne de plus belle sur nos pauvres tetes…
Puis, le vent s’apaise, la pluie se calme, avec précaution je déverrouille une porte, jette un oeil horrifié. Un carnage. Des arbres morts, arrachés ou cassés de partout, pas un cm carré épargné. Je ne peux pas aller bien loin mais c’est suffisant pour prendre conscience de l’étendue du désastre apres12 heures d’angoisse intense.
C’est le soir, rien d’autre à faire que tenter de se coucher et dormir… demain sera un autre jour.

Le debut du bout du tunnel…

Jeudi matin, une equipe de 14 personnes dans mon jardin devaste. Leo attache, Bamboo surexcite… operation sauvetage de la piscine. Deux enormes palmiers royaux siamois, mais oui avec une seule gigantesque racine ont eu le toupet de se pavaner 3 jours durant dans l’eau clairement vert fonce. Ni une ni deux, Marcos et sa tronconneuse en est venu a bout . 36 camions de basura plus tard, je me dis qu’il n’en reste plus que deux fois autant pour retrouver un semblant de normalite…

Les jours d’apres…

Jeudi matin, toujours pas de luz, heureusement j’ai ma belle planta qui me soutient dans mon malheur. Internet n’est revenu que ce matin tout comme le reseau Claro, telephone…

Pas de grands mots aujourd’hui, je suis eteinte (comme la luz). Le Chateau de feuilles a bien resiste mais son jardin est devaste… les cocos et palmiers qui ne sont pas a terre sont etetes (pardon pour les accents, je verrai ca plus tard). Voila quelques images de mon pauvre jardin. On essaie de soigner les plaies.

Le village lui aussi a souffert , cependnat, ce matin il etait tout propret. Par contre le long de la plage de Las Ballenas, de nombreuses toitures en souffrance. A la Bonita, ca ressemble a un cataclysme.

Pardonnez mon peu d’eloquence du jour…. je suis lessivee.

Lundi 6h45… des news tant que l’on peut…

L’ouragan Fiona a bel et bien impacte la Rep. Dom. Juste maintenant, il poursuit son chemin vers chez nous s’entrainant a souffler de plus en plus fort. Vraisemblablement il sera sur notre tete ou pas loin vers le milieu de la journee. Ca fait flipper car le temps est deja tres pourri. Ciel gris souris, pencas au sol, pluie continue et plus de luz depuis 5h du mat. J’ignore si je pourrai encore communiquer plus tard. Fiona s’est encore renforce avec au centre des vents soutenus de 150 km/h et des raffales bien plus fortes.

Mon chateau de feuille claque des dents, mes toutous et moi aussi… Mimi, lui, regarde les funerailles d’Elisabeth II.

Bonne journee a vous, ici pas de soucis, elle sera bien mauvaise.

Et pardon encore pour mon pauvre texte tout biscornu sans les accents terriblement absents de mon clavier.

Rien ne sert de se lamenter…

… il faut juste, pour le moment, savoir anticiper…

Fiona, dans les heures qui suivent devrait gonfler, se renforcer, s’organiser pour devenir en arrivant sur notre territoire un ouragan de catégorie 1 ( les vents soufflent entre 119 et 153 km/h, rafales 150 km/h et plus).

Pas grand chose a faire pour l’instant si ce n’est penser a rentrer les objets peu lourds mais susceptibles de voler dans tous sens, retourner les recipients pouvant contenir de l’eau pour eviter une epidemie de gros moustiques les jours qui suivront. Et attendre. Nous devrions ressentir les premiers effets tempete aujourd’hui dimanche et s’attendre a subir la colere de l’ouragan demain matin tot et toute la journee. Fermez bien votre maison et garder vos amis a 4 patounes avec vous. Pensez aussi a verifier si vos poules, lapins,… sont a l’abri.

Un ouragan de force 1 n’est pas anodin. Je me souviens comme si c’etait hier de Jeanne qui a bouscule nos vies le 16 septembre 2004. Elle a allegrement detruit tous mes arbres, ma cloture, mon toit et nous a prive d’eau et d’electricite durant 21 jours…. et c’est long.

Bon, courage, je vous tiens au courant de l’evolution de la situation…

En aparte…. pardon pour ce texte sans accents…. disparus de mon clavier.