Début officiel de la saison cyclonique….. c’est reparti.

On y est, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison cyclonique; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans.

Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien, mais à partir d’une zone perturbée : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.

Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques.

Autre élément : les vents doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.

Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;

Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2018, nous ferons peut-être la connaissance de Alberto . Beryl . Chris . Debby . Ernesto . Florence . Gordon . Helene . Isaac . Joyce . Kirk . Leslie . Michael . Nadine . Oscar . Patty . Rafael . Sara . Tony . Valerie . William. A noter qu’Alberto a déjà montré le vilain bout de son nez, il y a quelques jours, sous la forme d’une tempête tropicale ayant fait de gros dégats à Cuba et aux USA.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2018

Selon les prévisions de plusieurs agences météorologiques, la saison cyclonique 2018 sera l’une des plus actives de ces 30 dernières années sur le bassin Atlantique. Toutefois, elle ne devrait pas supplanter la saison 2017, une des plus dévastatrices depuis des décennies. Les îles de St-Martin, St-Barth, la Dominique ou Porto Rico sont encore loin d’avoir pansé leurs plaies.

Même son de cloche chez les météorologues : la saison cyclonique 2018 dans l’Atlantique Nord sera un peu plus intense que la moyenne des 30 dernières années, mais pas aussi active que celle de l’année 2017.

Entre juin et novembre 2018, 12 à 15 tempêtes tropicales pourraient se succéder sur le bassin Atlantique, avec la possibilité que 6 à 8 d’entre elles deviennent des ouragans. Il est aussi probable que 3 à 5 d’entre eux deviennent des ouragans majeurs. « Une saison moyenne des cyclones en Atlantique produit 12 tempêtes nommées dont six deviennent des ouragans et trois d’entre eux étant majeurs », indique l’Université d’État du Colorado.

Mais, aussi précises soient-elles, les prévisions ne restent que des prévisions et seul l’avenir nous dira ce qu’il en est de notre sort durant cette si redoutée saison cyclonique.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

http://www.sxmcyclone.com/

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones

 

Le 16 juin à Popy, Woofstock, la fête des toutous

Le festival Woofstock  (clin d’œil au mythique Woodstock) créé il y a tout juste 15 ans sur le continent nord-américain est une immense kermesse, fête cocasse, festival de plein air, partie de campagne ….dédié à nos amis les chiens.  En mars de cette année, il a fait une entrée timide mais remarquée à Cabarete. La délicieuse Cosette, fondatrice de la société Animadog faisait partie de la fête. Séduite par l’incroyable convivialité de l’événement et son atmosphère hippie-bohème, elle a décidé de tenter le coup et de mettre sur pieds le 1er Woofstock de Las Terrenas.

Fidèle à l’esprit du festival original, « notre » audacieux Woofstock promet d’être une grande fête bon enfant en l’honneur de nos amis à quatre pattes qui, bien entendu, seront les bienvenus. Au programme, musique live sur la plage de Punta Poppy avec en guest star, Coda (R & B / Américain Soul, Rock Anglais et plus encore…)   et la talentueuse Erika Veras….. Au programme également, démonstration des danses emblématiques de notre pays d’adoption, merengue,  bacchata et bien sûr salsa ; animations pour les petits (maquillage, jeux, ateliers, etc….) ; marché artisanal local ; mais aussi, histoire de vous rafraîchir entre deux danses effrénées, un petit bar…. tendance écolo, et ça c’est plutôt juste top: afin d’éviter les amoncellements de plastique sur la plage, les boissons, vous seront servies dans des verres en plastique dur, loués 50 pesos. Somme qui vous sera rendue …. quand vous n’aurez plus soif …. et que vous restituerez votre verre, la fête terminée. Pour grignoter, pop corn, hot dogs mais aussi, pourquoi pas, petits plats câlins, pizzas ou hamburgers livrés sur place par la géniale appli Komida en collaboration avec son non moins génial créateur Sébastien. Tout un programme ! Un charmant moment en perspective dont les bénéfices, versés à la société Animadog seront intégralement consacrés au bien-être de nos amis à 4 pattes. Si le cœur vous en dit, un coffre-fort généreusement offert par Fort Knox atteste à tout moment de la transparence de l’association de la pétillante Cosette.

Créée en 2017, cette si indispensable association s’est donnée pour mission d’aider, de soigner, nourrir, traiter, stériliser …. les chiens errants du village et de la plage ou de propriétaires à tout petits moyens, mais amoureux de leurs animaux. Chaque année, Animadog organise, avec l’aide de vétos locaux ou étrangers des campagnes de stérilisation/castration. A ce jour, ce sont près de 400 chiens qui sont ainsi passés entre les mains de professionnels dévoués, dans le but de contrôler et diminuer la population canine et féline du village. La prochaine campagne aura lieu en octobre 2018. Toute l’année, des événements ponctuels viennent renflouer la maigre caisse de l’association. Un petit coup d’œil, de temps en temps sur leur page facebook Animadog Las Terrenas et vous n’aurez plus d’excuses pour ne pas y participer.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à notre festival Woofstock. Une belle occasion de faire la fête en musique le 16 juin 2018 à Punta Popy, de 15h à 23h.  Dans ce cadre sublime au bord de l’eau, revisité  pour l’occasion grâce au prêt de mobilier de différentes enseignes, une atmosphère délicieusement cosy nous enveloppera dans une ambiance musicale envoûtante.

Cosette et tous les bénévoles à l’origine de ce festival d’un autre genre espèrent de tout leur cœur que cette première édition sera un succès, le premier d’une longue série et qu’il deviendra, année après année, le rendez-vous incontournable des amoureux des chiens, de la fête, de la musique, de l’amitié, apportant dans son escarcelle enchantée un courant d’air frais pour le village en ce mois de juin, si délicat pour certains.

Et, pour finir, un petit mot de Cosette : « Nous avons encore besoin de bénévoles sérieux pour tenir les différents stand et aider pour l’organisation et la préparation, nous pouvons accueillir encore plus de stands et de fonds et nous recherchons éventuellement un troisième groupe en live ou un DJ au style lounge pour cloturer la première édition officielle de ce festival Woofstock!!! »

Las Terrenas aux Jeux Olympiques…

 

Créés en 2015 les Jeux Olympiques de la Jeunesse qui se dérouleront à Buenos Aires comptent cette année une nouvelle épreuve. Le kitesurf fera ses grands débuts sur la scène olympique. Et, figurez-vous que cette discipline palpitante est très populaire à Las Terrenas. Il faut dire que c’est le créateur en personne de ce sport de voile, ludique et passionnant, Bruno Legaignoux qui en fut l’initiateur au village. Breton d’origine, c’est lui qui, dans les années 80, a mis au point avec  son frère Dominique le premier kite à structure gonflable. Mélange exaltant de wakeboard, de la planche à voile, du surf et du parapente le kite connait un essor  ébouriffant avec plus d’1,5 millions de pratiquants dans le monde.

C’est dans les années 2000 que Bruno, installé à Las Terrenas a pris conscience des atouts du spot pour ce nouveau sport de voile. Cependant, malgré l’engouement immédiat les débuts furent laborieux. D’abord, il y avait un coût que peu pouvait assumer. Puis face à des « riders » peu expérimentés, ce sport innovant se révélait dangereux, beaucoup se sont frottés aux coraux de la barrière de corail avant de savourer le bonheur de voler sur l’eau. A l’ouverture de Pura Vida, la première école de kite,  on regardait Leif, son créateur, d’un air goguenard…. Et pourtant, lui y croyait dur comme fer et l’histoire lui a prouvé qu’il avait bien raison. C’est à cette époque qu’apparurent les premiers « champions » de la discipline, les premiers pros. Parmi eux, mon chouchou, évidemment, Joseph Voleau. Jojo comme l’appelaient les petits mômes ébahis devant ses performances. A son palmarès, un titre de vice-champion du monde décroché à Cabarete, plusieurs titres de champion d’Amérique Latine et du Brésil…. Aujourd’hui, Jojo est installé dans le nord du Brésil avec son épouse Graziela et ses deux bouts de chou, Nathan et Dylan. Bien sûr toute la famille a goûté aux plaisirs du kite. Ils ont ouvert une école de kite dans une jolie pousada à Ilha do Guajiru, au bord d’une lagune enchantée où quand il en a encore le temps, Jojo dispense de précieux cours à des aficionados intemporels. http://www.puravidaclub.com.br/fr/. Le reste du temps, il parcourt l’Amérique du Sud en temps qu’examinateur officiel IKO, pour former les futurs moniteurs.

A Las Terrenas, Leif qui n’a jamais baissé les bras, s’est associé à d’autres passionnés, Stan, Kinito Azor, Daniel Bautista. Ensemble, ils ont monté la très prisée école Estilo de Vida. Instructeurs internationaux d’excellente réputation, ils se donnent à fond dans leur job, ne lésinant jamais à donner de leur temps quand il s’agit de former des jeunes passionnés. La semaine dernière, la récompense à leur travail de longue haleine : un jeune élève de leur école, Lorenzo Calcano s’est illustré en Chine en se classifiant avec brio pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse. Et, s’il est monté sur la 3ème marche  du  podium devant des centaines de mômes du monde entier, la 1ère place était occupée par un autre gamin de la région, Adeuri Corniel de Cabarete. La République Dominicaine et Las Terrenas en particulier exultait de joie, 2 de leurs enfants parmi les 3 meilleurs du monde !

Leif les connait bien ces deux-là. En Adeuri, un super garçon de 17 ans,  il voit sans conteste le futur champion du monde. Quant à Lorenzo, 17 ans lui aussi, c’est avec beaucoup de fierté mais aussi d’émotion qu’il en parle. Natif d’un bario du village tout près de la mer, Lorenzo est un gosse sympa, une grande famille qui le soutient mais une vie pas toujours simple dans un milieu très pauvre. C’est tout petit qu’il a commencé à se passionner pour le kite, à en rêver. Chaque matin, imperturbablement, alors que Leif avait installé son école pas très loin de chez lui, il venait le voir, lui demander s’il y  avait du vent, s’il pouvait naviguer ce matin. Jour après jour, le petit était là à guetter les grands, à saisir l’opportunité de se lancer sur les flots. Et cette pugnacité, cette force d’esprit, cette volonté inébranlable a gagné. La passion que Leif voyait dans ses yeux lui a ouvert les portes de la gloire.

Le kite, une belle passion qui en est encore à ses balbutiements mais qui se transmet à Las Terrenas de passionnés en passionnés. Il y a eu Bruno, Fred, Eric puis Jojo, Leif, Stan et les autres et maintenant Lorenzo, à coup sûr va prendre la relève et poursuivre cette belle aventure.

Avec beaucoup d’humilité, Leif me raconte qu’il ne se contente pas d’enseigner les techniques du kite à ses petits, il leur apprend du mieux qu’il le peut les connaissances essentielles qui ne sont pas toujours assimilées à l’école. Et quand je lui demande ce que cette victoire des deux jeunes dominicains va apporter pour le kite dominicain, il me répond « c’est drôle, depuis leurs victoires, je vois plein de gens dans tout le pays qui initient des jeunes au kite alors qu’il y a encore un mois, on n’était vraiment pas beaucoup à le faire » ….

Leif a plein d’idées en tête, il ne s’arrête jamais, alors je ne vais pas abuser de son temps… mais avant de partir, presque timidement il ajoute : j’ai oublié de parler de la maman de Lorenzo qui est une femme remarquable et surtout de Dolorès sa grand-mère, une personne exemplaire, ah oui et aussi Raquel del Rio qui manage Lorenzo actuellement et puis Olivia du Mosquito, puis Stewart Pupo et Anne Satin bien sûr…. qui participent financièrement aux déplacements du jeune prodige….. C’est pas beau ça…. Merci à tous !

Estilo de vida . Las Terrenas

Leif 8098786640

Stan 8098647051

estilodevidalt@gmail.com

Site web en cours de construction.

La petite histoire de Juanita racontée par Gervaise, un amour de femme…..

Las Terrenas est connue et aimée pour son village atypique et ébouriffant, ses plages majestueuses, ses p’tits restos branchés et ses hôtels de charme….. mais aussi pour ses chiens vagabonds, souvent abandonnés par des maîtres peu scrupuleux ayant omis de les stériliser ou carrément laissés pour compte, trop pressés qu’ils sont de retrouver leur pays d’origine. Et puis, il existe tout un tas de gentilles âmes pour s’occuper de ses pauvres toutous tristes, livrés à eux-mêmes dans les rues dangereuses du village ou sur la plage…. Et parmi toutes ses gentilles âmes, il y en a une en particulier. Une qui ne fait pas de bruit, une qui agit en catimini loin des paillettes et des éloges pour bonne conduite. Elle s’appelle Gervaise. C’est un petit bout de femme timide et discrète qui s’est donnée pour mission de sauver les chiens malheureux qu’elle rencontre sur son passage. Et, ils sont nombreux. 36 aux dernières nouvelles et je ne vous parler pas des chats et autre cocotte. Parmi tous ses petits pensionnaires boitillant, Juanita.  Un coup de fil, un samedi après-midi. Un architecte, connaissant mon amour pour les chiens m’appelle affolé. Un chien est couché devant sa maison depuis ce matin, maigre, il ne bouge plus, ne se laisse pas approcher…. Que faire. Je téléphone à la seule personne susceptible de m’aider, Enrique, mon vétérinaire. Ni une ni deux, pas de réflexion, il saute dans son auto et file vers le pauvre chien mal en point. Puis, voici la suite de son histoire racontée par Gervaise :

Bonjour Doris, Comment allez-vous ? Je n’ai jamais eu l’occasion de vous rencontrer jusqu’à présent mais lorsque j’ai accepté d’accueillir Juanita ici depuis la clinique d’Enrique, je savais qu’elle était á la clinique à votre demande. Elle est arrivée chez nous le 19 décembre et la première chose qu’elle a fait en arrivant c’est uriner et déféquer dans le salon !!! Bienvenue Juanita ❤ … Mes enfants et moi nous nous sommes vraiment beaucoup investis avec elle et cela a été long et pénible mais tous nos efforts sont grandement récompensés. Juanita a encore un bout de chemin á faire  pour une récupération totale, si cela est possible car ce n’est pas sûr qu’elle puisse complètement récupérer, mais, je tenais à vous donner quelques détails de notre long périple.

Au départ, Juanita n’était qu’un tas d’os et de peau, je disais àá Enrique qu’avant qu’elle puisse se tenir debout, il faudrait déjá qu’elle prenne un peu de poids et se refasse des muscles, des tendons, bref, qu’elle reprenne simplement des forces, la pauvre. Alors, je l’ai nourri plusieurs fois par jour et le premier mois, je lui ai fait tous les jours des massages avec un spray à l’arnica et camphre et autres ingrédients naturels et je lui faisais beaucoup d’exercices de mobilisation au sol … c’était difficile car, à part la prise de poids, on ne voyait aucun changement, sauf quelques zones réflexes qui me semblaient répondre, de petites choses comme ses pattes arrières qui fléchissaient faiblement quand je les étirais. Au bout d’un mois, Enrique m’a dit qu’il pensait impossible qu’elle remarche et m’a proposé de l’euthanasier … mes enfants et moi en avons parlé mais nous avons demandé à Enrique de nous laisser encore quelques semaines. Comme personne ne savait le temps qu’elle est restée couchée suite á l’accident, je pensais qu’il lui faudrait autant de temps pour récupérer. On a mis les bouchés doubles et on a multiplié les séances de massage et de mobilisation au sol. Ah oui, j’oublie … tout ce temps, Juanita, avec son sacré caractère, se plaisait á uriner et déféquer partout, son endroit de prédilection pour se lâcher étant bien entendu la maison !!! J’ai donc acheté des pads d’entraînement pour nous faciliter un brin la lourde tâche. Le deuxième mois donc nous faisions jusqu’á trois sessions d’exercices et de massage  par jour, très contraignant avec tous nos autres chiens mais bon … on voulait que Juanita vive et remarche alors pour cela, il fallait tout donner, tout essayer … et on l’a fait … au bout de deux mois, Juanita se tenait debout avec aide et peu à peu commençait à faire quelques pas. Depuis, nous n’avons pas lâché l’affaire et à force de persévérance, c’est après un peu plus de trois mois qu’elle a fait ses « premiers » pas … et là, nous étions tous euphoriques … le premier jour oú elle s’est lancée, elle a marché toute seule sur 8 mètres !!! Quelle victoire  !!! Et depuis, notre travail continue mais à un rythme moins soutenu … sa colonne vertébrale est déviée et sa patte arrière droite n’est pas encore très forte alors elle tombe et parfois ne peut pas se relever toute seule … mais on peut aussi la voir se lever en une fraction de seconde et courir à travers tout le jardin pour aboyer sur quelqu’un ou sur un autre chien … Elle a pris beaucoup de poids et c’est une belle chienne forte, courageuse et attachante … avec un fichu caractère on est bien d’accord !!!  Cela va faire cinq mois qu’elle vit avec nous….C’est notre chouchou, notre rescapée fétiche…..

Gervaise

Désolée pour les quelques fautes, je n’ai pas relu car je ne trouve pas mes lunettes !!! ah ah ah  … c’est Juanita ❤ qui m’a détruit la dernière paire mais j’en ai d’autres mais je les cache trop bien !

C’est bien beau tout ça, Gervaise se donne corps et âme pour ses éclopés, mais ses fonds sont limités et elle aurait bien besoin d’un coup de pouce financier. Si chacun de nous lui donne ne serait-ce qu’un petit peu, elle pourra longtemps encore sauver des chiens malheureux, les nourrir, les soigner, les vacciner. Je compte sur vous qui aimez les animaux pour la soutenir, comme je le fais et comme le font quelques autres. Elle a suivi le conseil de personnes conscientes de son problème et, timidement, elle a ouvert ce compte sur Internet https://www.leetchi.com/c/solidarite-de-gervaise 

Un petit geste, un petit élan d’amour c’est tout ce que je j’attends de votre part…… Une crainte, une hésitation, n’hésitez pas à me contacter: claudedoris@yahoo.fr. Un grand merci d’avance…..

 

 

Et parfois, les rêves deviennent réalité…..

Il y a quelques temps, je vous racontais la belle histoire de ces 3 copines  argentines et espagnole à la philosophie épicurienne. Elles s’étaient donné rendez-vous à Las Terrenas pour nous régaler de leurs délicieuses spécialités maison. Ensemble, elles avaient créé le Good Food pour notre plus grand bonheur ( https://dorislasterrenas.com/2017/01/20/le-good-food-co-le-vent-en-poupe/). Aujourd’hui, nos 3 copines ne sont plus que deux, Paula et Eléna. Et, c’est avec un plaisir non dissimulé que je les ai retrouvées dans leur nouveau décor. Le temps d’un papotage informel, elles m’ont transportée dans leur rêve éveillé, tout au bord de la mer, dans le décor majestueux du Costa Las Ballenas. Depuis le 1er avril, les deux belles dames sont à la tête de ce bel établissement, un rêve audacieux qu’elles pensaient inaccessible et dans lequel elles s’investissent avec beaucoup de passion.

Le Costa Las Ballenas. Situé sur la belle Bonita, ce délicieux resort au charme bucolique est sans conteste un des joyaux de l’hôtellerie terrénarienne, une invitation à la douceur et au plaisir de prendre tout son temps en retrait de l’agitation du village, tout en étant très proche.

Avec ses 30 chambres spacieuses à la déco exquise, dispersées en toute intimité dans de jolis bungalows blottis au milieu d’une végétation luxuriante, sa belle piscine bleu azur et sa situation idéale face à la mer, le Costa Las Ballenas est une adresse plaisir, une oasis bohême empreinte de zenitude. Paula et Eléna, séduites par ce doux mélange d’authenticité, d’artisanat local et de raffinement ont très vite senti le potentiel de cet endroit unique. Après avoir remis un peu d’ordre dans l’administration, exposé au staff leur concept de l’accueil personnalisé et du service, elles sont bien décidées à faire de leur hôtel le lieu incontournable pour des vacances de rêve, l’adresse câline et décontractée où l’art de vivre prend toute sa signification. Des petits bouquets de fleurs fraîches, des senteurs délicates, des objets du quotidien qui se transforment en œuvres d’art, un petit café bien chaud sur votre terrasse pour vous donner le sourire dès votre réveil…. Exquises touches féminines et cocooning  sont au programme. Tout comme la petite boutique de souvenirs et de produits de tous les jours. Sans oublier le bungalow SPA tout confort avec en vedette les  délicieux massages de Marie aux doigts de fée, dont je vous ai déjà parlée (https://dorislasterrenas.com/2016/12/17/le-bonheur-a-fleur-de-peau/) . Autre point fort du resort, le majestueux restaurant. Face à la mer, chaleureux et convivial, il est ouvert à tous. Petits déjeuners aux copieux buffets, déjeuners et dîners tendance italienne…  Paula et Elena espèrent bien lui rendre ses lettres de noblesse en y introduisant tout en douceur leurs délicieuses spécialités fraîches et succulentes qui ont fait les beaux jours du Good Food et ravi les palets des plus fins gourmets.

Parfois, les rêves deviennent réalité, Paula et Eléna en sont la preuve tangible. Les pieds sur terre, mais la tête dans les nuages, elles vivent à fond leur nouvelle aventure, prêtes à relever tous les défis.

Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ou l’art de rétropédaler sans en avoir l’air…..

 

Il y a quelques semaines, je vous contais les jours moins bleus de nos oiseaux migrateurs avec les décisions drastiques prises par les hautes instances dominicaines pour limiter l’immigration illégale (https://dorislasterrenas.com/2018/03/09/sale-temps-pour-les-oiseaux-migrateurs/)

Du jour au lendemain la permissivité totale faisait place à une rigueur déconcertante limitant l’accès sans visa à 1 mois. Bouderies, crises de nerfs, angoisses, colère…. Les habitués de l’hiver terrénarien, les propriétaires de maisons secondaires, les commerçants et autres acteurs du tourisme du village, en avaient la chair de poule….Il faut dire que Las Terrenas, se distingue carrément de Punta Cana par exemple, en accueillant en majorité des touristes appelés semi-résidents, vivant au village une bonne partie de l’année, histoire de laisser au loin les hivers rigoureux de l’Europe, du Canada…..  Et bien, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, ces beaux messieurs des « hautes instances », mine de rien, ont retourné leur veste ou du moins le bout de leurs manches. Prise de conscience, remontage de bretelles du Ministère du tourisme, nul ne le sait. En tout cas, les conditions d’entrée dans le pays se sont bien assouplies. Aujourd’hui (espérant que ça ne va pas encore déraper) tout individu non « fiché » peut passer 2 longs mois de vacances chez nous sans avoir à s’encombrer de démarches fastidieuses pour l’obtention du précieux visa. Et, cerise sur le gâteau, l’individu « non fiché » peut espérer prolonger son séjour en obtenant, cette fois, son précieux visa….. qu’il aura demandé avant son voyage au Ministère des Relations Extérieures. A son arrivée en République Dominicaine, il devra cependant obligatoirement se rendre illico à la Direction Générale de l’Immigration afin d’entamer les démarches pour obtenir un permis de résidence temporaire, accordé ou non par la même immigration.

Bon, c’est déjà ça, deux mois c’est mieux qu’un. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…..

Document officiel traduit gracieusement par Lucie Houdayer, avocate française à Las Terrenas, spécialisée dans l’immigration.