J’dis ça, j’dis rien.

Mais quand même, il y a peut-être quelque chose à revoir au niveau de l’égalité des droits dans ce pays que j’adore. Il y a peu de temps, et je ne veux surtout pas remuer le couteau dans la plaie, des hommes armés ont créé le scandale en démolissant comme des fous furieux, à coup de haches et de tronçonneuses, kiosques et autres délicieux havres de paix sur la plage sous prétexte des fameux 60 mètres…. Et là, comme un furoncle au milieu de la figure, comme des furoncles au milieu de la figure, poussent çà et là sur les vastes plages désertes de Limon, Portillo et j’en passe, sur le sable tout au bord de l’eau, de belles demeures de rêve. Belles, oui, on peut le dire, une architecture chiadée, baies vitrées, toit en tôle, ameublement soigné…. Pour accéder à ces charmantes maisons de plage, des petits ponts ont été dressés sur les cours d’eau environnants et, de part et d’autres des gardiens interdisent l’accès aux riverains, promeneurs, touristes….. Mais c’est quoi l’histoire ? Ah oui…. Les Survivors, la manne financière du village, voire du pays…. Polluer le paysage marin, abandonner leurs détritus de partout, déranger tortues et autres animaux marins ne leur suffit plus. Ils s’installent au bord de l’océan. Sans honte et sans personne pour les en empêcher, ils construisent en sifflotant un charmant petit village les pieds dans l’eau et interdisent le passage le long de la mer à quiconque ne fait pas partie de leur bande. Bon, j’dis ça…. J’dis rien……

Coup d’cœur : flânerie en solitaire, nature exubérante, architecture insolite….

 

Après cette petite halte-bonheur sur les traces des civilisations indiennes et indonésiennes, revenons à nos moutons…. Ou plutôt à notre village.

A côté de l’effervescence de toute cette charmante population grouillante, la nature, intemporelle et apaisante, belle et exubérante s’immisce à chaque coin de rue.  En plein coeur du village,  lianes, fougères et fleurs multicolores, coquettes ou discrètes, s’accrochent aux murs décrépies, aux mailles rouillées, les sublimant de leur fraîcheur insouciante. Elles partent à l’assaut des escaliers ingrats et les rendent beaux, elles s’incrustent entre deux pavés disjoints et les rendent gais. Les arbres dans toute leur splendeur rivalisent de majestuosité, accordant aux petites cases et à leurs habitants leur ombre bienfaisante.

Etape 4 : une nature indomptée.

Et, si on prend la peine de lever la tête tout en se baladant au hasard de la calle principale, c’est un monde incongru, sorte de capharnaüm que l’on découvre, une architecture sauvage faite de bric et de broc, de tôle rouillée et de bois flotté, de pierre de taille ou de béton lissé, de bâches, de tonneaux et de barres de fer. Mon petit doigt m’a dit que les pigeons du village aiment à s’y attarder…..Et, si les fils électriques s’en mêlent, c’est tout un programme d’enchevêtrement et de liens hétéroclites qui fait tourner la tête. Les façades rivalisent elles aussi d’audace et d’originalité, pas toujours bien droite mais certainement attachantes.

Etape 5: en terrasse, une architecture sauvage….

Prochaine étape, les pêcheurs et les belles plages. Si le coeur vous en dit, n’hésitez pas à me faire parvenir vos photos de plages, je les publierai avec plaisir. Voici mon adresse:

claudedoris@yahoo.fr.

Coup d’coeur: Laksmi Shop, une halte imprévue, mais comment faire autrement…..

En poursuivant ma jolie flânerie en solitaire, curieuse de découvrir en avant-première le nouveau point de vente de l’un de mes chouchous absolu de Las Terrenas, j’ai abandonné pour un instant ma quête de l’atmosphère dominicaine, thème initial de ma balade pour me diriger, vite fait, vers le Paseo.

Waouh, j’avais suivi en live sur internet le déroulement des achats de Josée lors de son périple annuel en Asie. Mais là, en vrai, devant mes yeux, c’est encore plus beau que tout ce que j’avais imaginé. Belle idée d’avoir créé ce petit espace convivial au coeur du Paseo. Elle y expose ses dernières trouvailles, petites ou grandes, colorées ou délicatement poudrées. Table de salle à manger amoureusement patinée, chaises confortables recouvertes d’un audacieux patchwork de tissus chamarrés, splendide table ronde ancienne, belle et différente (celle-là, je sens qu’elle va me faire craquer), tables basses vintage ou inspirées d’anciennes dynasties indiennes, statues, bouddhas, princesses indiennes ou salamandre alanguie, superbes lits finement travaillés mais aussi tout un tas de bibelots précieux, patères, vases, pots, dreamcatchers, lampes, bougeoirs, etc…. Pas de doute, le cru 2018 de Laksmli Shop est aussi surprenant et envoûtant que celui des années passées. Et, dès que l’on a fait le tour de cet endroit délicieux, totalement insolite, on ne pense qu’à une chose, se précipiter vite, vite vers le grand Laksmi Shop, là où, dans un délicieux fouillis, Josée rassemble toute ses merveilles. Promis, je n’irai pas tout de suite, je termine d’abord ma belle flânerie en solitaire dans les rues et sur les plages du village. A très vite.

Laksmi Shop Calle Duarte, face à la clinique cubaine . Laksmi  Shop Paseo entre la Cave à Vins et la galerie Charly Simon

Coup d’coeur: à la rencontre des comedors….

 

PacoMer, chez Sarah….. mon chouchou.

Bon d’accord, il n’y a pas de luz ce matin, hier non plus d’ailleurs….. mais c’est pas grave hein, le soleil a fini de bouder et a repris sa position stratégique juste au-dessus de nos têtes. Si te plé soleil, tu pars plus hein !

Bon c’est pas tout ça, vous avez chaussé vos souliers ou enfilé vos tongs, la balade n’est pas terminée, loin de là. Aujourd’hui, nous allons à la rencontre de quelques petits comedor, encore appelés lolos dans les Antilles françaises. Loin de la gastronomie française ou italienne omniprésente à LT, ils poussent comme de jolies fleurs au hasard des rues du village et même, pour notre plus grand plaisir, les pieds dans l’eau, sur la plage, étroitement serrés derrière le cimetière, sur la plage des pêcheurs. A côté des sommités, prisées de tous, comme Paco Fish, las Chichas ou Zapoté, il suffit d’ouvrir grand les yeux pour découvrir de délicieux endroits insolites où, pour quelques pesos, vous vous régalerez d’une cuisine couleur locale con arroz, abichuela, pollo o chivo guisado….. ou au bord de l’eau, de belles langoustes (en saison), des centollos, des camarones ou de délicieux poissons tout frais…..

Etape 3 . Nichés au cœur du village ou les pieds dans l’eau, les comedors, des petits lolos rigolos….

Histoire de prolonger l’instant, entre deux lolos, un salon de massage improvisé, vue imprenable sur l’océan…

 

Coup d’coeur: la flânerie se poursuit….

Tout en continuant mon escapade parmi les couleurs et les odeurs de la rue, je pense à tous ces malheureux aux œillères protubérantes qui sont passés ou qui passent encore à côté de ces petits bonheurs du quotidien.

Etape 2 . Des négoces « prestigieux », des personnages hauts en couleurs….

Je n’avais jamais remarqué qu’au fur et à mesure de la « montée » de la calle Principale, les petites échoppes faites de bric et de broc se transformaient en commerce « de luxe ». Non, j’rigole pas, les façades sont immenses, les vitrines exposent une foultitude d’objets surprenants, mêlant avec audace, poupées dominicaines, mamajuana, piles, tambourins, tasses et cocottes minutes, les enseignes jouent l’éloquence ou préfèrent l’anonymat et les rayons hétéroclites débordent des produits les plus spectaculaires….. de véritables supermarchés dans lesquels s’agitent sur des airs de bachata tout un tas de jolies filles et de beaux garçons.

Puis, acteurs indissociables d’un charme suranné,  les petits métiers confèrent sans nul doute son identité forte et son charisme à notre petit village . La musique souvent à fond, les artisans, jeunes ou vieux, véritables ambassadeurs de la vie sociale, exercent leur art avec toute la bonhomie des gens qui aiment la vie. Coiffeur high tech, à la pointe de la technologie (pablito.com) ou coiffeur d’occasion, hilare et sympathique, testant sa dextérité sur la tête d’un pote, au milieu d’une galerie de peintures en plein air, coiffeuse aussi plantureuse que talentueuse dans son salon coquet, réparateur d’électro-ménager, vendeurs de poulet crus ou vendeur de poulet rôti, fabricant de cigares, concho bien sûr mais aussi vendeur de camarones, de crabes, sans oublier les savetiers, les couturiers, etc…. tout un petit monde délicieux, savoureux, gentil et haut en couleur.

Au hasard d’une balade, difficile de ne pas croiser le chemin d’une des figures emblématiques de Las Terrenas. Ramon, l’œil mauvais mais doux comme un agneau, Bomba, le fana des champignons hallucinogènes, le tout petit marchand d’herbes aromatiques ou de jolis paniers d’osier, selon les jours. Je l’ai toujours connu, identique, il n’a pas d’âge celui-là et pourtant il en fait des kilomètres chaque jour depuis Limon pour vendre ses trésors aux restos ou aux touristes. Sarah, l’unique, la courageuse et belle Sarah à la gouaille légendaire. Elle, je l’adore tout comme son petit lolo Paco-Mer. Et puis, Rosita bien sûr, l’artiste-peintre qui s’est installée avec ses jolies toiles au bord de l’eau, calle Carmen. Un vrai talent, une belle personne.

Et puis, et puis, il y a les insolites, végétation exubérante au milieu du village, maison d’un autre monde, terrasse surchargée, ……. A très vite.

 

Coup d’cœur: flânerie en solitaire….

 

Froissée et profondément indignée par les propos injustes et désobligeants sur Las Terrenas qui, ces derniers jours, ont émaillé les réseaux sociaux de leurs bassesses, j’ai eu l’irrépressible envie d’une longue balade au cœur du village. Sans but, ici et là, l’appareil photo en bandoulière, je suis allée à la rencontre des lieux, des gens, des paysages, des architectures insolites, des plages….. flânant avec volupté parmi les couleurs, les odeurs, les bruits si chers à mon cœur. Je vous livre ici quelques images de ma flânerie en solitaire, avec le secret espoir de vous faire partager l’immense plaisir que j’éprouve chaque jour, en privilégiée que je suis, à vivre dans cet endroit unique, magique, ensorceleur.

Etape 1 . Des fruits, des fleurs, beaucoup de bonheur….

Depuis quelques temps, elles font partie intégrante du paysage de Las Terrenas. De jeunes haÏtiennes, souriantes et emplies d’une belle dose de courage, arpentent inlassablement les rues et les plages du village, proposant à une clientèle ravie fruits et légumes gorgés de soleil. De temps en temps, elles disparaissent de la circulation et leurs habitués sont déboussolés. C’est que, de temps en temps, les autorités pètent un câble confondant délinquance et délicieux clichés. Alors, on leur confisque leur outil de travail, leur brouette, durement acquises, on les menace, on leur parle mal… mais très vite, à notre grand soulagement, elles réapparaissent et, infatigables, reprennent leur course acharnée, leur dur labeur.

Quand je suis arrivée, il y a plus de quinze ans, très difficile de dénicher un endroit pour s’offrir de jolies fleurs tropicales. Bien sûr, nous avons nos généreux jardins qui, pour peu qu’on leur apporte une petite dose d’amour quotidienne ne se lassent pas de nous régaler de leurs fleurs multicolores. Mais, c’est beau des kiosques fleuris et le village en manquait cruellement. Aujourd’hui, de ci, de là, à condition d’ouvrir bien grand les yeux, on réussit à en découvrir quelques-uns….. à commencer, merveille des merveilles par la délicieuse boutique de Jordy Taller de los Flores.

Puis, il y a les colmados et autres boutiques plus farfelues les unes que les autres. Minies, toute petites ou grandes, bien achalandées ou plutôt désertes, on trouve dans ces petites échoppes, dans un délicieux fouillis, tout ce qui peut nous être utile dans la vie quotidienne, ou presque… ou plus… à prix tout doux. Et, c’est dingue, quand on flâne ainsi dans la rue de constater le nombre incroyable de ces négoces insolites ou très chics, débordant de créativité. A bien y réfléchir, Las Terrenas est très capitaliste non? A peu près chacun de ses habitants travaille à son propre compte. On agrandit une fenêtre, fait un trou dans le mur, ouvre grand la porte et le tour est joué, on a pignon sur rue, même si les murs sont de guingois et le toit plus que brinquebalant…. Un vrai régal.

La balade est loin d’être terminée, et c’est très vite que je partagerai avec vous d’autres instants de douceur et de convivialité, d’autres images belles de ce village si particulier, au milieu de gens juste adorables. A très vite pour la suite de ma flânerie en solitaire.

Coup d’gueule, ça faisait longtemps!

Mais comment ils faisaient avant ?

Depuis quelques jours, c’est reparti, des gens, inconnus ou moins se remettent à déblatérer sur Las Terrenas et ses habitants via les réseaux sociaux. Des qui n’ont pas su s’intégrer, des qui, imbéciles se sont faits avoir, des jaloux, des qui s’emmerdent dans leur vie de tous les jours…..Mais comment faisaient-ils avant pour cracher leur venin ? Vous êtes-vous déjà posé la question ? Sachant que quand on a un problème, il vaut mieux l’extérioriser, je vous raconte pas avant, avant Facebook, Twitter et autres. Je les imagine, je les vois tous ces grands défendeurs de l’humanité, derrière leur écran, tapant frénétiquement sur leur petit clavier des mots méchants, bourrés de fautes d’orthographe. C’est que, absorbés par leur tâche de démolition, ils en oublient leur français. Pas toujours facile, à travers leur diatribe aux mots écorchés de les suivre et de savoir qui est l’escroc, le voleur, le volé…. Mais, enfin, ils se soulagent, ça leur fait du bien et, c’est le cœur soulagé et l’esprit tranquille qu’ils pourront sortir dans la rue, sourire à ceux qu’ils viennent de démolir. Ben oui tiens, les mots écorchés crachés sur les réseaux sociaux, c’est pas vraiment pour de vrai, alors on peut se lâcher et faire comme si……

C’est tellement triste tout ça, moi qui ne suis heureuse qu’au milieu de gens heureux, qui apprécie la joliesse dans tout ce qui m’entoure, qui m’extasie devant une fleur rescapée d’un ouragan, devant un chien malade sauvé par un vétérinaire courageux, une petite chatte mignonne adoptée par une gentille dame, qui m’illumine à la vue d’un couple amoureux, d’une mer tranquille et d’un ciel bleu. J’ai du mal à comprendre cet acharnement de méchanceté. Alors, pour échapper à ce monde vénéneux qui prend un malin plaisir à démolir, je ferme les yeux, je ferme ma porte et je passe de longs moments bénis au milieu de ma petite troupe à quatre pattes, loin de la pollution des humains en folie. Et quand mes yeux tombent sur ces dialogues merdiques qui polluent ce qui ne devrait servir qu’à séduire, je tourne la page et je cherche des images plus douces. Et j’en trouve car au fond, il y a aussi plein de gens positifs et amoureux de la vie. Merci à eux.Toute ressemblance avec un agent immobilier vivant entre Juan Dolio et Punta Cana ne pourrait être que fortuite.