Un coup d’œil vers les nuages

Et Dieu sait qu’aujourd’hui, on est servi. Le ciel est plombé, d’un uniforme et ma foi assez seyant gris souris…..

Avant, pendant toute la durée de la saison cyclonique, je vous abreuvais de mes commentaires, ou plutôt des commentaires avisés de spécialistes des phénomènes cycloniques. Photos à l’appui. Mais ça, c’était avant. Puis, un ami m’a lancé, comme ça, mine de rien une petite pique qui m’a fait réagir…. Loin de moi l’idée de vous alarmer. En ce qui me concerne, durant cette période mi-figue-mi-raisin, je passe mon temps le nez planté devant les sites spécialisés dans l’espoir de conjurer le mauvais sort. La peur n’empêche pas le danger, c’est ce qu’on dit, mais moi, je préfère savoir à quelle sauce on va me manger. Bref, je vous abreuvais donc d’images qui se voulaient rassurantes mais qui étaient pourtant bel et bien fort inquiétantes…. Pour la bonne raison que peu d’entre vous prenaient la peine de lire les textes d’explication de ces graphiques colorés, se contentant, perplexes d’observer les images. En fille intelligente que je suis (LOL) j’ai changé mon fusil d’épaule et je ne vous parle plus de rien. Ce qui ne m’empêche pas de me tenir au courant. Mais voilà, depuis, je reçois des tas de messages de personnes inquiètes de mon silence….. alors aujourd’hui, une fois n’est pas coutume, petit coup d’œil vers les nuages.

C’est pas terrible dans l’Atlantique, plutôt rock en roll. La grosse Florence s’approche des côtes américaines, Joyce et Hélène font les folles au milieu de l’océan et Isaac a décidé de se payer du bon temps du côté des CaraÏbes. Il n’est pas loin celui-là, ou plutôt celle-là parce que à l’heure où je vous parle et où il traverse les petites Antilles, il est redevenu Tempête tropicale. Il a choisi de se frayer un chemin juste entre la Martinique et la Guadeloupe qu’il arrose copieusement, ça c’est sûr. Puis, il poursuivra, vraisemblablement sa course dans la mer des Caraïbes, bien loin des côtes de la République Dominicaine, histoire de rejoindre la croix orange qui s’amuse du côté de l’Amérique Centrale, une autre perturbation bien de saison. Espérons que les deux compères se contenteront d’une petite balade entre potes dans les eaux chaudes des Caraïbes, sans plus inquiéter personne. Chez nous, allez, on va dire qu’il risque de mouiller, un peu comme c’est le cas maintenant. Mais rien de bien méchant.

Pour l’instant, et je touche du bois, et je vous conseille d’en faire autant, on ne s’en sort pas trop mal. Ma jolie panic-room est juste jolie et ne remplit aucune fonction délicate, et c’est juste bien comme ça. Promis, s’il me semble que derrière les nuages un autre phénomène indélicat risque de perturber nos douces journées tropicales, je saute sur mon blog et vous raconte…. A condition que vous preniez la peine d’une petite promenade au pays de mes mots….

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Début officiel de la saison cyclonique….. c’est reparti.

On y est, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison cyclonique; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans.

Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien, mais à partir d’une zone perturbée : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.

Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques.

Autre élément : les vents doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.

Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;

Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2018, nous ferons peut-être la connaissance de Alberto . Beryl . Chris . Debby . Ernesto . Florence . Gordon . Helene . Isaac . Joyce . Kirk . Leslie . Michael . Nadine . Oscar . Patty . Rafael . Sara . Tony . Valerie . William. A noter qu’Alberto a déjà montré le vilain bout de son nez, il y a quelques jours, sous la forme d’une tempête tropicale ayant fait de gros dégats à Cuba et aux USA.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2018

Selon les prévisions de plusieurs agences météorologiques, la saison cyclonique 2018 sera l’une des plus actives de ces 30 dernières années sur le bassin Atlantique. Toutefois, elle ne devrait pas supplanter la saison 2017, une des plus dévastatrices depuis des décennies. Les îles de St-Martin, St-Barth, la Dominique ou Porto Rico sont encore loin d’avoir pansé leurs plaies.

Même son de cloche chez les météorologues : la saison cyclonique 2018 dans l’Atlantique Nord sera un peu plus intense que la moyenne des 30 dernières années, mais pas aussi active que celle de l’année 2017.

Entre juin et novembre 2018, 12 à 15 tempêtes tropicales pourraient se succéder sur le bassin Atlantique, avec la possibilité que 6 à 8 d’entre elles deviennent des ouragans. Il est aussi probable que 3 à 5 d’entre eux deviennent des ouragans majeurs. « Une saison moyenne des cyclones en Atlantique produit 12 tempêtes nommées dont six deviennent des ouragans et trois d’entre eux étant majeurs », indique l’Université d’État du Colorado.

Mais, aussi précises soient-elles, les prévisions ne restent que des prévisions et seul l’avenir nous dira ce qu’il en est de notre sort durant cette si redoutée saison cyclonique.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

http://www.sxmcyclone.com/

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones

 

Un point sur le ciel par Olivier Tisserand

Irma continue son chemin chaotique dans l’Océan Atlantique, surfant allègrement sur la force III puis II puis III….. Si ce matin tôt sa trajectoire semblait clairement monter vers le nord, vers 10h, celle avait encore changé d’avis et se rapprochait de sa trajectoire initiale donc de nos îles…. Ce n’est que demain, voire lundi que nous serons définitivement (ou presque) renseignés sur notre sort.On continue à croiser les doigts….


Le point d’Olivier Tisserand que vous pouvez retrouver sur Facebook.

Bonjour

Pour la première fois de sa courte vie, #Irma a connu une petite défaillance cette nuit, probablement à cause de la proximité immédiate de l’air sec, de l’eau un peu moins chaude mais aussi de la contrainte des hautes pressions qui dévient sa route et donc un peu son organisation. Le NHC l’a déclassé en ouragan de Cat. II sur les sorties des outils d’analyse des images satellite (Dvorak). C’est avant tout un effet de seuil puisque l’intensité a baissé de seulement 10 knts. Mais sur la dernière image satellite jointe on peut remarquer que l’organisation a repris et que l’oeil est à nouveau bien visible même s’il est un petit peu plus réduit que hier soir. Un nouveau cycle de reconstruction pourrait avoir lieu et donc empêcher un renforcement à court terme. Mais ne nous leurrons à partir de demain soir l’environnement devrait revedenir très favorable et Irma devrait donc à nouveau partir dans un cycle de renforcement.

De toute manière, la vie d’un ouragan est par définition chaotique, faite de phases d’intensification, de stabilisation et parfois d’affaiblissement, il y aura d’autres changements pour Ima d’ici le milieu de semaine prochaine.

Question trajectoire, la tendance à la remontée des prévisions s’est stoppée. L’ECMWF maintient depuis hier midi une trajectoire stable au nord immédiat des Îles du Nord et le GFS a un même un tout petit peu rabaissé la sienne à 6h ce matin pour se rapprocher du premier. Il est à noter que les 2 modèles baissent dans le même temps la prévision d’intensité en remontant un peu la pression, il est possible que ces 2 évolutions soient directement liées, comme je l’explique depuis hier. Le NHC pour sa part est dans une ligne médiane entre les 2 modèles avec cependant un cône d’incertitude très large sur la longitude de l’arc antillais). Un consensus quasi général à 5 jours est en train de se former sur cette trajectoire légèrement au nord de Saint-Martin.

Voilà les nouvelles du matin. Je referai un point ce soir ou à midi si les runs des modèles montrent une évolution notable.

Quoi qu’il en soit il semble maintenant avéré que ce système impactera le nord de l’arc antillais plus ou moins fortement. Il est donc important que les Îles du nord et à un moindre niveau la Guadeloupe se préparent à l’impact, quel qu’il soit. Dans tous les cas il va y avoir des dangers, à plus ou moins grande échelle. Tout d’abord le vent, bien sûr (mais dont la force pourra énormément varier selon la latitude de passage dans l’axe de l’arc antillais) mais aussi la pluie et surtout la houle. Un système pareil lève une houle très importante et même s’il passe à plusieurs centaines de km ça peut devenir très critique pour les constructions en bord de mer directement exposées. Ce risque vaut d’ailleurs pour toute la moitié nord de l’arc antillais, la Martinique est donc concernée. Mais la gestion des risques, ce n’est pas mon domaine et nul doute que les autorités vont rapidement mettre en place les mesures appropriées que je vous invite tous à scrupuleusement respecter.

Pour le moment la tendance permet d’espérer d’éviter le pire, cet à dire un passage direct sur une zone habitée sur les petites Antilles, même si le risque reste très important d’un revirement. Donc, sans céder à la panique, on commence à se préparer tranquillement.

Bonne journée

 

Irma, pas si douce….

3 mois se sont écoulés depuis le début de la saison cyclonique 2017. Il fallait bien s’attendre à ce que les choses se gâtent. On y est, une vilaine Irma se développe, horrible mastodonte, dans l’Atlantique et bien qu’elle soit encore à quelque 3000 kms de nous, on est tout sauf rassurés. Pratiquement née tempête tropicale au large du Cap Vert, elle est passée au stade d’Ouragan Majeur force 3 en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. Bon, pas de panique, rien n’est encore sûre, sûre quant à sa trajectoire définitive, nous le saurons d’ici 2 ou 3 jours…. mais restons prudents et pensons quand même à nous munir des fournitures de base comme eau, produits non périssables, bougies, allumettes, aliments pour animaux (très importants)…. Si impact il devait avoir avec notre île, ce ne serait pas avant la fin de la semaine prochaine… L’ évolution d’Irma et toutes les précisions sur la force de ses vents, pluie, etc …sur http://www.nhc.noaa.gov/. ou sur la page Facebook de SXM Cyclone https://web.facebook.com/Sxm-Cyclone-271196976321580/?hc_ref=ART_GAJKqtZMLG-LxeOnmCD992zkeFrEqeqmXqULfPfEVy7-oF5cLbyBeE2Iq5kFcs0 dont le site a été piraté hier par de grands malades…..

Olivier Tisserand, nous tient lui aussi au courant de façon très précise de l’évolution de la vilaine Irma. Voici sa dernière analyse datant de ce matin:

« La situation reste toujours assez complexe au sujet d’#Irma avec pas mal d’évolution sur ses paramètres.

Comme je l’expliquais hier, son renforcement aussi violent que soudain était paradoxalement une bonne nouvelle pour l’arc antillais puisque qu’il augmentait sensiblement la possibilité d’un passage plus au nord de l’arc. Dans le même temps, je parlais d’un répit dans son intensification du fait des cycles de « reconstruction » de l’oeil.

Et bien on y est. La structure de Irma est ce matin un petit peu moins organisée que hier. Ca reste toujours un gros système violent de Cat. III mais on voit très bien une pause marquée dans son intensification. Cette situation devrait durer avec un environnement temporairement moins favorable et l’arrivée dans la zone d’eau un peu plus froide et avec un air un peu plus sec. Les modèles prévoient une stabilisation ou une baisse de l’intensité pour les prochaines heures avant un nouveau renforcement qui pourrait avoir lieu à proximité de la longitude de l’arc antillais. Espérons que cette phase de stabilisation ou de léger affaiblissement n’impacte pas à 48h la tendance de trajectoire initiée hier et confirmée cette nuit.

Pour la trajectoire justement, on note sur les run de 0h et de 6h des modèles une nouvelle remontée très légère de celle-ci et donc un maintien de la tendance d’hier. Au niveau du GFS et de la majorité des autres c’est peu visible puisqu’ils déjà très au nord mais réel au niveau des coordonnées et pour l’ECMWF c’est un peu plus visible puisque la trajectoire passe de sud St-Barth à nord Anguilla (à la louche), quand au NHC, il suit la tendance tout en restant proche de la prévision de l’ECMWF. Notons tout de même que pour le moment, seul l’ECMWF (et le CMC qui est à la ramasse sur ce système) voient un passage sur ou à proximité immédiate de l’arc antillais. Tous les autres sont sur une trajectoire très au nord.

Ceci dit, le niveau d’incertitude demeure important du fait de cette hésitation dans l’intensité, mais aussi d’une vitesse de déplacement un peu plus lente qui s’explique en partie par la résistance d’une zone de haute pression devant Irma (la même zone qui doit commencer à la faire se déplacer un peu plus sud dans les prochaines heures). Et comme à cette distance le moindre degré d’azimut dans la trajectoire peut se traduire par plusieurs centaines de kilomètres de latitude d’écart au niveau de l’arc antillais il est impossible d’annoncer une quelconque zone de passage en dehors du cône d’incertitude actuel.

En résumé, stabilisation de l’intensité cette nuit qui devrait perdurer dans la journée, maintien de la tendance de remontée de trajectoire dans les prévisions des modèles et arrivée dans la zone de conflit avec les hautes pressions qui va très rapidement nous en dire beaucoup plus sur notre sort. »

Et c’est reparti pour 6 mois…..

On y est, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque dans  l’Atlantique Nord,  le début de la saison des ouragans; elle prendra fin le 30 novembre. Les risques de perturbations majeures étant généralement optimales en septembre. Mais attention, saison cyclonique ne veut pas dire mauvais temps, durant toute la période, le temps est en général chaud et majoritairement beau et ensoleillé, ce qui réchauffe la mer et favorise la venue des satanés ouragans. Mais pour bien tout comprendre, lisez donc la suite!

Petite piqûre de rappel : comment se forme un cyclone ?

  • Tout d’abord, il ne se crée pas à partir de rien. Il faut, à l’origine, qu’une zone perturbée pré-existe : un amas nuageux ou une ligne de grains ou encore une onde tropicale, qui est dans le jargon spécialisé, une perturbation tropicale. Les perturbations qui nous concernent prennent le plus souvent naissance au large du Cap Vert mais pas seulement, elles peuvent aussi naître très près de nous et se développer rapidement.
  • Autre condition, celle qui assure le  » carburant  » du système, élément nécessaire pour maintenir ou développer une zone perturbée. Ce carburant, c’est l’eau chaude, l’océan devant avoir une température d’au moins 26°, certains disent même 26,5 degrés Centigrades, sur au moins 50 mètres de profondeur. L’évaporation de surface de grandes quantités d’eau fournira l’énergie nécessaire pour entretenir le système de machine à vapeur qu’est une formation cyclonique. Si l’eau est trop froide, le cyclone ne peut pas se former ou, s’il était déjà formé préalablement, il s’affaiblit puis finit par perdre ses caractéristiques cycloniques tropicales.
  • Autre élément : les vents régnant dans l’environnement du système doivent être relativement homogènes de la surface jusqu’aux sommets nuageux, au-delà de 12 à 15 km d’altitude. Sur toute cette épaisseur, le profil de vent doit en effet être régulier, c’est-à-dire avoir la même direction et la même force ou presque. Lorsque cette condition est réalisée, la partie active de la perturbation reste concentrée et un renforcement du système peut s’effectuer. Sinon, l’énergie développée par le système va se disperser et le système a tendance à se  » cisailler « . C’est le cas par exemple quand on rencontre des vents d’Est dans les premiers niveaux, alors que des vents d’Ouest ou de Nord sont observés plus haut. Le déplacement du système va se trouver contrarié, et il aura tendance à se désorganiser.
  • Enfin, il y a une condition absolument nécessaire, qui est en réalité une nécessité mécanique, physique primordiale. Les courants d’air ascendants au cœur du système vont abaisser la pression atmosphérique en surface, mais il n’y aura de dépression pouvant se creuser que si on n’est pas trop près de l’équateur. En effet, sur les régions équatoriales, conséquence de la rotation de la Terre sur elle-même, le tourbillon ne peut se créer car la force de pression agit pour combler immédiatement toute velléité de creusement dépressionnaire. Ainsi, un cyclone ne peut se former que s’il se situe à plus de 6 ou 7° de latitude. C’est cette condition qui empêche aux cyclones de se développer ou de se diriger vers la Guyane ou le nord du Brésil, pour ne parler que des régions proches des Antilles : ce sont des zones trop proches de l’Equateur !

Toutes ces conditions sont donc nécessaires à la formation et au développement d’un cyclone tropical. Si l’une au moins de ces conditions n’est pas remplie, le cyclone ne peut se former. Si un cyclone était formé et qu’une de ces conditions disparaît, il s’affaiblira et pourra se désagréger au bout de quelques heures : voyage au-dessus d’eaux trop froides ; parcours sur de larges étendues terrestres (s’ils rentrent, on dit atterrissent, sur des continents, sur le Mexique ou les Etats-Unis par exemple, ils peuvent mourir, se dissiper, dans les 24 heures) ; profil de vent dit cisaillé ; trajectoire trop proche de l’équateur.

Le cyclone dans tous ses états

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous nos latitudes. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre.

En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:

  • Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;
  • Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;
  • Cyclone ou ouragan quand cette vitesse dépasse 119 km/h.

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

  • Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;
  • Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;
  • Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;
  • Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;
  • Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?

La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. Ainsi, en 2017, nous ferons peut-être la connaissance de Arlene, Bret, Cindy, Don, Emily, Franklin, Gert, Harvey, Irma, Jose, Katia, Lee, Maria, Nate, Ophelia, Philippe, Rina, Sean, Tammy, Vince, Whitney.

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?

Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Prévisions 2017

Le National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a publié ses prévisions pour la saison cyclonique 2017 sur le bassin Atlantique Nord. L’activité risque d’être supérieure à la normale selon une probabilité de 45% (versus 35% proche de la normale et 20% en dessous). 11 à 17 systèmes tropicaux seraient baptisés (normale : 12) dont 5 à 9 atteignant le seuil du cyclone tropical (normale : 6) dont 2 à 4 intenses ou très intenses (normale : 3).

L’absence ou la faiblesse d’El Nino, une température de surface de l’océan proche à supérieure de la normale au niveau des tropiques et en mer des Caraïbes et le cisaillement vertical du vent prévu plus faible que d’habitude seront autant de facteurs favorisant cette forte activité. La première tempête tropicale de la saison a d’ailleurs été d’ores et déjà baptisée « Arlene » dès le mois d’avril, donc bien en amont du début officiel de saison cyclonique .

La saison 2016 avait d’ores et déjà été la plus active depuis 2012 avec 15 phénomènes baptisés dont 4 ouragans majeurs et le terrible Matthew à l’origine d’au moins 500 morts en Haïti.

En aparté, je vous donne mon truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ça marche!

http://www.sxmcyclone.com/

http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx

http://www.ospo.noaa.gov/

Page FB: Meteo des cyclones

Message de l’ambassade de France

Chers compatriotes,

La République dominicaine entrera en période cyclonique à partir de ce jeudi 01 juin, et ce, jusqu’au 30 novembre selon la définition de l’Organisation météorologique mondiale.

Cette période est caractérisée par des dépressions et des tempêtes tropicales qui peuvent parfois se transformer en ouragans. Les fortes rafales de vents et précipitations qui en découlent sont susceptibles de causer d’importants dommages aux habitations et aux infrastructures du pays, voire de mettre en danger la vie des personnes.

Pour l’année 2017, le Bureau National de Météorologie Dominicain (ONAMET) a annoncé que le groupe d’experts de l’Université du Colorado aux Etats-Unis s’attendait pour la zone Caraïbes, Atlantique Nord et Golfe du Mexique, à une saison cyclonique d’activité normale.

Selon les derniers modèles numériques de projection, 11 perturbations tropicales pourraient se former dans la zone, parmi lesquelles 4 pourraient atteindre le niveau d’ouragan, dont 2 seraient susceptibles d’être majeurs (au moins de catégorie 3 – vent supérieur ou égal à 178 km/h ).

L’ONAMET appelle la population à redoubler de vigilance pendant toute cette saison cyclonique suite aux conséquences des précipitations déjà accumulées depuis plus de 6 mois (sols gorgés d’eau et lacs de barrage à un niveau de stockage élevé).

Durant toute cette période, nous vous invitons donc à:

–  consulter sur notre site internet, les pages relatives à la saison cyclonique : https://do.ambafrance.org/saison-cyclonique-preparezvous et https://do.ambafrance.org/Memento-de-securite-de-l-Ambassade-de-France-a-Saint-Domingue.

   Vous y trouverez de nombreuses informations, notamment sur les précautions à prendre avant, pendant et après un ouragan.

–  suivre régulièrement les bulletins d’information ou d’alerte météorologiques qui seront émis par les autorités dominicaines (http://www.onamet.gov.do/ , https://twitter.com/onamet ; http://www.coe.gob.do/ https://twitter.com/coe_rd).

Nous vous rappelons le numéro de téléphone d’urgence de l’Ambassade, pour les Français en difficulté : (+1) 809 805 6721.

Bien cordialement,

L’Ambassade de France

Un petit coup d’oeil vers le ciel.

 

Sans titre-1Très important en cette période de ne pas oublier de jeter, de temps en temps, un petit coup d’oeil sur la météo. Attention, pas de scénarios catastrophes avant que cela ne soit nécessaire. J’ai vu sur le net ce pauvre Gaston (qui  n’est pas encore né à l’heure qu’il est) menacer notre partie du globe des pires catastrophes. On se calme, pour l’instant, Gaston n’existe pas en tant que tel, ce n’est qu’une onde tropicale, c’est à dire un amas nuageux assez bien formé qui, à l’heure où je vous « parle » n’a que 30% de chance de se transformer en quelque chose de plus méchant (trajectoire orange sur le cliché). Il est cependant suivi de près par une autre vilaine chose qui elle, a 50% de chance de nous perturber (trajectoire rouge). Rappelons que l’une des conditions pour que ces perturbations prennent de l’ampleur et nous pourrissent la vie est la température de l’océan, au moins 26 degré sur une profondeur de 50m. Bon, c’est vrai, l’eau est très chaude en ce moment, alors on croise les doigts, on n’oublie pas de regarder les petits monstres dans les yeux, histyoire de les effrayer un peu et on reste serein. Beau dimanche à tous.

1er juin, début de la saison cyclonique

Sans titre-1

On y est, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque le début de la saison des ouragans qui prendra fin le le 30 novembre.

On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, ces trois termes designent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous notre ciel. Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre. Et, si, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, la saison des ouragans va du 1er juin au 30 novembre, le maximum de fréquence est enregistré en août et septembre.

En aparté, communiqué de l’AMBASSADE DE FRANCE sur la saison cyclonique 2016

Comment se forment les cyclones?
Ils prennent leur force dans la mer chaude (plus de 26° sur une certaine profondeur), facteur déterminant de la formation de ces phénomènes et, c’est bien entendu en été que l’on trouve réalisées ces conditions sur des régions suffisamment étendues pour voir se développer pendant plusieurs jours les cyclones. Mais, la température de l’eau ne fait pas tout, la condition de latitude supérieure à 6 ou 7° empêche d’en croiser sur les régions équatoriales, pas de cyclone par exemple en Guyane française, ni au Brésil ; quasiment pas non plus en Indonésie, à Djakarta ou Singapour, ni même près des côtes de l’Afrique baignées par l’Océan Indien, en Somalie, au Kenya ou sur le nord de la Tanzanie, Zanzibar y compris. Ceux qui nous concernent, naissent en principe au large du Cap Vert , banale dépression, ils se renforcent dans les eaux chaudes et franchissent l’océan jusqu’à nos contrées caribéennes. On a cependant déjà pu observer des cyclones prenant naissance tout près de nos côtes.
Quelle est la relation entre les cyclones tropicaux et la vitesse du vent?
En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:
Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;
Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;
En fonction du bassin océanique où il se produit, le phénomène est qualifié d’ouragan, de typhon, de cyclone tropical violent, de tempête cyclonique violente ou de cyclone tropical quand cette vitesse dépasse 119 km/h.
Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:
Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;
Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;
Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;
Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;
Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h.
Les conséquences d’un cyclone tropical et les dégâts attendus ne sont pas uniquement fonction de la vitesse du vent, mais aussi d’autres facteurs tels que la vitesse de déplacement du phénomène, la durée des vents forts et le cumul des pluies au moment de l’atterrage et après, les brusques variations de direction et d’intensité, la structure (étendue et intensité, par exemple) du phénomène, ainsi que les réactions des populations aux catastrophes dues aux cyclones tropicaux.
Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?
La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2016 sera la même que celle de la saison cyclonique 2010 sauf pour Igor et Tomas qui ont été retirés et seront remplacés par Ian et Tobias pour 2016 : Alex, Bonnie, Colin, Danielle, Earl, Fiona, Gaston, Hermine, Ian, Julia, Karl, Lisa, Matthew, Nicole, Otto, Paula, Richard, Shary, Tobias, Virginie, Walter.
Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?
Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.
Et l’anné 2016?
La saison cyclonique 2016 est prévue plus calme que la moyenne, mais plus agitée que 2015. Cependant, dérèglement climatique ou non, El Niño ou autres, la saison a en tout cas commencé exceptionnellement tôt le 13 janvier quand l’ouragan Alex a fait son apparition aux sud des Açores malgré les eaux plus froides et la circulation causant normalement trop de cisaillement pour la formation d’un cyclone tropical. Allez comprendre !

J’ai un truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ca marche!
http://www.sxmcyclone.com/
http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx
http://www.ospo.noaa.gov/
Page FB: Meteo des cyclones