Ma p’tite famille…sequence emotion aux Haitises.

Après leur immersion-bonheur dans l’âme du village qui les conforte dans le plaisir intense d’avoir choisi cette destination si différente, Mylène, Thomas, Tess, Elliot et Raoul aspirent à présent à en découvrir encore plus. Ce matin, après l’incontournable plongeon dans l’océan et le petit-dej. toujours aussi copieux mais bien plus matinal de Miguel, les voilà en route pour les prestigieuses Haitises. Dérogeant à sa règle, Nicolas a accepté de leur accorder une visite privée de ce lieu envoûtant dont il est, indéniablement l’un des plus fervent passionné.

Encore sous le coup de l’émotion, Ils nous content leur expérience.

C’est en minibus très confortable que nous prenons la direction de Sanchez en compagnie de Nicolas qui, tout au long du trajet nous régale d’anecdotes savoureuses sur ce lieu si mystérieux. En aparté, le paysage, le long du chemin, est juste fabuleux. Et, même si parfois, vu l’étroitesse de la route, on n’est pas vraiment rassurés, on en prend plein les yeux. Arrivés à l’embarcadère, nous grimpons dans un petit bateau plutôt étroit qui se faufilera, en catimini dans un décor féérique. Raoul n’est pas franchement rassuré et comme à son habitude, il trouve refuge sous le T-shirt de son papa.

Nous voilà partis pour l’aventure. Une visite en profondeur et en délicatesse sans se bousculer, sans se presser, en prenant le temps d’observer de questionner, de comprendre l’âme de ce lieu si précieux, là où tout a commencé. D’emblée, cet endroit rappelle la Baie d’Halong au Vietnam, souvenir d’un autre fabuleux voyage. Des centaines de petits îlots, une mangrove généreuse peuplée d’audacieux mini crabes curieux qui caracolent sur les racines géantes des palétuviers, puis l’île aux oiseaux, repère de centaines de pélicans, hérons, perroquets, hiboux, sternes, majestueuses frégates…Empreint d’émotion, envoûtant, merveilleux et troublant, le parc national Los Haitises qui signifie terre vallonnée en Tainos, est le véritable joyau caché de la péninsule de Samana, voire de la République Dominicaine. D’une superficie de plus de 1600 m2, c’est aussi le terrain de prédilection de Nicolas qui nous conte avec fougue, tout en naviguant au milieu de paysages extravagants, l’histoire des indiens Tainos qui vivaient là, il y a des centaines d’années. Leur habitat, de fascinantes grottes conservent l’empreinte de leur passage sous forme de pétroglyphes et autres peintures rupestres.  On voudrait que cette balade dans l’autrefois dure toujours. Et pour clore ces instants riches en émotion, apéro et déjeuner gourmand sur la plage, dans un restaurant privé, juste à côté de la si jolie maison des gardiens du parc. Une belle aventure, un moment hors du temps dont on se souviendra longtemps.

Ces belles images proviennent du site de Nicolas, Flora-Tour. Tout au plaisir de notre superbe balade, ben oui, nous en avons oublié de prendre des photos. Encore merci Nicolas pour cette parenthèse enchantée.

Journee chagrin…

P’tit Tatoo.

Il restera l’un des plus beaux souvenirs de ma vie et de celle de son papa chéri. Tatoo, un petit être craquant, coquin, d’une intelligence dingue… Il était le chef de la meute malgré ses 7 kgs et personne n’a jamais osé le contrarier. Ah si, Diego une fois qui avait pété les plombs et saisi dans sa gueule pour le supprimer. Raté, il en était sorti plus fier et hargneux que jamais.

Mais Tatoo, malgré mon immense chagrin était avant tout le chien de son papa. Les deux étaient en osmose complète, de jour comme de nuit. Combien de fois petit Tatoo a attendu son papa jusqu’à pas d’heure avant d’aller se coucher, en soupirant, mais oui en soupirant. Ils dormaient ensemble, vivaient ensemble et quand Mimi l’emmenait ‘’voir les filles’’ chez Richard, mais quelle joie.

Tatoo était un rayon de soleil et tous ses compagnons à quatre pattes l’adoraient même si lui vouait une haine féroce à Léo. Léo était dingue de lui…

Il est parti ce matin tôt, en silence et je suis encore plus désolée de n’avoir pas été près de lui juste au moment où…

Mais que sa mort ne soit pas inutile. Depuis quelques temps, il était différent, plus faim, plus soif, plus gai… alors certes au début on a tatonné, parasites, amibes… puis très vite le test fatidique. Piroplasmose. Prise de sang catastrophique, reins et foie démolis. Mais j’y ai cru. Mais non.

Si vos toutous vous semblent tristes, plus d’appétit, plus de joie de vivre… vite courrez chez votre vétérinaire. Le putain de parasite de ces putains de tiques demeurent dans le petit corps de nos amours bien après la piqûre.

Tatoo d’amour, fais un gros bisou à Comanche, Paquita, Mina, Coca, Domingo et Diego… On t’aime mon vieux bb. Tu nous as donné 10 ans de bonheur absolu. Repose en paix mon petit amour doux.

Ma p’tite famille…

Ho lala, c’est un véritable déluge qui nous est tombé sur le museau. Du coup mon château de feuilles s’est senti mal, il a pris l’eau et mon ordinateur aussi. Noyé le bb. Plus rien à faire, même Ludo s’y est cassé le nez. Pas le choix, j’en ai un tout neuf, tout noir, tout beau et je peux enfin permettre à ma petite famille de rentrer de la calle. Ouf !

Après leur longue balade dans les rues du village, j’ai retrouvé Thomas, Mylène, Tess, Elliot et Raoul dans un de mes resto préféré. Et l’on a papoté, papoté… vous savez quoi, ils ont adoré leur immersion au cœur du village. Ils en parlent avec des étoiles dans les yeux et racontent à qui mieux mieux tout un tas d’anecdotes délicieuses. Vous vous en doutez, j’en suis ravie.

Leurs vacances sont loin d’être terminées et il leur reste encore tout un tas de choses à découvrir mais il faut faire un choix. Alors, ce sera les Haitises avec Nicolas puis une escapade en kayak avec Pinto, boss du Manati Water Sports. En attendant, je leur raconte mes chouchous, Beatrice de Corryb by Mahona, Josée de Laksmi shop, Jordi du Taller de los Flores, Babette et Jean-Paul de Terrenas en Plata. Du coup ils ont hâte de découvrir par leurs propres yeux les stupéfiantes merveilles de ces boutiques très tendance. En attendant, nous nous régalons des succulents petits plats de Sergio dans son adorable resto Sergio B., ludique et largement inspiré par la mer côté déco mais aussi côté assiettes où la cuisine fait la part belle aux précieuses douceurs de l’océan… Le Sergio B est sans conteste un bel endroit bourré de charme et de poésie. Fonds marins réinventés, aquariums géants plus vrais que nature où batifolent une ribambelle de poissons chatoyants, tout droit sortis de l’imaginaire d’artistes locaux. Tout près du ravissant bar à sushis, c’est une cambuse chic qui nous accueille, habillée de bois précieux, hublots rescapés d’un bateau échoué et percée fascinante d’un mur de pierre sur le plus beau des points de vue marin. Autour d’un vocabulaire simple et joyeux, l’humour en prime, la déco particulièrement soignée vous invite à la détente. Le raffinement est partout jusque dans les somptueuses toilettes aux larges fresques signées Alfredo Castillo. Seule ombre triste au tableau, la vue sur ce qui reste de l’ancien Village des Pêcheurs détruit par le feu il y a quelques mois. Un espace-décombre, comme une verrue dans ce paysage paradisiaque.

Mais il se fait tard, des bisous et l’on se sépare avec la promesse de se revoir très vite pour échanger nos impressions.