Si le coeur vous en dit.

Laissons notre petite famille se reposer après une journée bien remplie. Surpris par un crépuscule furtif et une nuit aussi noire que soudaine, constellée d’une myriade d’étoiles, Mylène, Thomas, Tess, Elliot et Raoul se glissent sous leur douce couette. Bercés par le clapotis de l’océan si proche, ils ne tardent pas à s’endormir, rêvant à n’en pas douter à ce que demain sera fait.

Je profite de leur sommeil pour glisser, en catimini, une parenthèse à l’attention ceux qui ne connaissent pas, un clin d’œil à ceux qui ont la chance de connaitre, et qui comme moi raffolent de ce petit village du bout du monde. Las Terrenas s’affiche comme l’antithèse des plages bétonnées, surpeuplées du légendaire Punta cana. Dans notre tout petit coin de paradis, les vastes plages sont le plus souvent vierges, à se demander où se cachent les vacanciers, de plus en plus nombreux à savourer la quiétude de cet endroit si différent. Il faut dire que longtemps ignorée, voire boudée par touristes et autochtones, Las Terrenas a, aujourd’hui, très nettement le vent en poupe. Des gens de tous poils et de toutes nationalités se pressent à qui mieux mieux pour goûter à cette République Dominicaine plus intime et confidentielle. Et pourtant, personne ne se marche sur les pieds. Longtemps demeuré dans son jus, avec ses avantages et ses inconvénients, le village sous l’impulsion notamment d’un maire à la hauteur s’est nettement manucuré. Et si l’on y adore toujours les petites échoppes colorées toute de guingois, les étals de bric et de broc débordant de fruits et de légumes ensoleillés, qui ne tiennent que par l’opération du St Esprit, on apprécie la propreté retrouvée des rues et des ruelles, le confort de routes asphaltées et le bon sens d’une circulation plus réglementée. Je suis arrivée il y a près de 20 ans maintenant et même si, bien sûr, beaucoup de choses ont changé, je dirais plutôt évolué, l’âme du village reste intacte. On y ressent la même sérénité, la même douceur de vivre, la même authenticité et surtout la même surprenante entente entre toutes ces nationalités différentes, véritable melting-pot, kaléidoscope enchanté aux mille visages.

J’ai hâte d’être à demain… avant son départ, Mylène m’a contacté et nous devons nous rencontrer. Sans les influencer, il me sera très agréable, au fil des jours et de leurs balades, de leurs rencontres, et de leurs expériences, de réfléchir à leur ressenti et le partager avec vous… si le coeur vous en dit.

La gastronomie s’ invite en catimini à la Ola.

A quelques encablures de mon Château de Feuilles, juste en face de la mer, il existe un endroit, presque secret, un petit nid douillet, convivial, rare, au doux nom de La Ola. Pour notre plus grand plaisir, ce restaurant de charme vient de rouvrir ses portes… avec en prime une surprise de taille…

Flashback…

Disons que l’histoire se perpétue… un gentil couple de périgourdins en voyage d’amour à Las Terrenas tombe sous le charme du village et envisagent d’y passer leur vie. Quelques années plus tard, ils sont de retour, bien décidés à jouir du plaisir de vivre dans un si bel endroit. A côté de leurs jobs respectifs, ils touchent un peu au métier de la restauration et aiment ça. La Ola qu’ils connaissent bien pour y avoir déjeuné à de nombreuses reprises durant leurs vacances au village leur fait un clin d’œil. Et puis, l’endroit est mignon tout plein, vue mer, balayé par les alizés. On y souffre rarement de la chaleur même au moment de canicule tropicale. Ils succombent et reprennent les rennes de ce petit resto au charme subtil. Cuisine locale sans chichi, mais aussi petits plats bien frenchies comme les escargots ou le boudin aux pommes, c’est tout ce qu’ils aiment…

Les débuts …

Marie Laure et son époux se lancent dans l’aventure. Ils prennent leurs marques tranquillement, font la connaissance du personnel, des clients, de leurs goûts et leurs envies. Décembre 2019 marque le vrai début de leur nouvelle et délicieuse aventure. L’idée était bonne, la Ola tient ses promesses et les perspectives sont rayonnantes. Mars 2020 et le corona virus les foudroie en plein vol. Resto fermé, mais aussi travaux en pagaille dus à un terrible dégât des eaux puis, démission de la cuisinière… Les finances du resto en prennent un coup et le moral aussi d’autant plus que pour couronner le tout, le virus a touché Marie-Laure qui d’un coup perd goût et odorat…

La renaissance…

Mais, la belle dame n’est pas du genre à se laisser abattre. Et, pour tout dire une idée s’est mise à germer dans sa tête. Un nom, Alexandre Garcia, un profil, tout jeune chef français globe-trotter de l’excellence, passionnant et passionné qui a fait ses armes au côté des plus grands. Des chefs étoilés séduits par la justesse et la créativité de sa cuisine aux mille saveurs.

Séduit à son tour, Alexandre releve le défi et, accompagné de sa charmante épouse Angie qui le seconde en salle, il s’installe avec un plaisir non dissimulé derrière les fourneaux de la Ola. 

Du coup, de presque secret, l’endroit est vite devenu le rendez-vous incontournable des gourmets et gourmands de tous poils et de toute nationalité. Il faut dire sans ambages que la cuisine audacieuse du chef fait valser avec une bonne humeur désarmante des plats gourmands et authentiques grâce à des produits locaux ultra frais. Il y en a pour tous les goûts. Terre, mer, terre et mer…Les risottos, pesto et jambon serrano, champignons et truffes ou encore crevettes, palourdes, poissons sont à tomber tout comme les succulents currys ou les copieux poke-bowls très tendance. Au menu également, tartare de thon tout frais, tataki d’un autre monde, tartare de bœuf au pistou et toute une gamme de hamburgers plus délicieux les uns que les autres…Mention spéciale pour son poulpe juste parfait ou encore son filet de bœuf sauce cèpes et truffes, clin d’œil affectueux au Périgord natale de Marie-Laure, jamais bien loin, qui, jour après jour assiste, le sourire aux lèvres au succès de ce jeune chef hors du commun, tout en s’appliquant à gérer avec passion la comptabilité de son petit resto.

Le mot de la fin ou plutôt du renouveau signé Marie-Laure … 

‘’Il en aurait fallu plus pour nous saper le moral … depuis, le resto, ouvert midi et soir avec fermeture hebdomadaire le mercredi, reçoit habitués, vacanciers et curieux qui égayent nos journées par leur retour tous aussi positifs les uns que les autres…’’.

Flash dernière minute, Spécial gourmands et fanas de bonne viande et de copieux hamburgers : vous trouverez sur l’appli Komida les succulents et inédits Black and White Burger du chef Alex Garcia, cheese burger, BBQ burgers, fromage de chèvre burger , pesto burger, chicken burger ou encore burger truffe … à savourer sans modération seul ou à deux…

La Ola. Las Ballenas . Las Terrenas

Una historia que termina mal… o mal adquirida nunca se beneficia.

Si ve pasar el pequeño jeep de Mimi, detenga inmediatamente toda acción, abra bien los ojos y aplauda con ambas manos.

Y sí, en menos tiempo del que se tarda en decirlo, se fue en el coche. Un anuncio, una hora, un comprador. Precio fijo $ 4800, no es ningún secreto, estaba escrito en mi publicación … Vino, simpático, conocedor, miró todo, abajo, arriba, probó, me gustó, dijo OK pero a este precio … Discutimos, reflexionamos y también decir ok. $ 3,800 serán… o mejor dicho 217,000 pesos. En general, como no estábamos muy interesados ​​en venderlo, no está tan mal.

Como soy muy simpático, le pido a mi mecánico que se sabe de memoria el cochecito que vendrá, conocer al comprador, simpático, conocedor y hablar con él sobre las pocas transformaciones que está considerando en un futuro próximo. Ni uno ni dos, Rafael llega atrevete, habla, explica, escucho, traduce… bueno sí, uno no habla español y el otro no habla inglés, no es tan fácil cuando se trata de ‘es mecánico. Pero lo estamos haciendo bastante bien y el trato está hecho.

Alrededor de la 1 a.m., dring, es el comprador amigable y conocedor que llega con un compañero mecánico. Regrese al auto. Está bien, aguanta. Dirígete a la terraza donde preparé una factura de venta . No hace falta abogado, en la cartulina gris del cochecito está escrito motocicleta. Una escritura privada es suficiente. Lo rellenamos, firmamos y el tipo, simpático y conocedor, me deja un fajo de billetes, pesos, bien atado. Estoy a punto de contar cuando de repente, en una tragedia, Leo mi pastor alemán y el pequeño Tatoo de Mimi se matan … Estoy solo con ellos. Dejo caer el fajo de billetes, corro, grito, empujo a Leo, agarro a Tatoo, un mordisco, mi mano sangra y el dedo meñique de mi mano derecha bastante roto. Envuelvo mi mano en papel absorbente, vuelvo a la mesa de negociaciones y tiemblo como una hoja, apenas puedo hablar, la sangre sabe por todas partes y Tatoo todavía en mis brazos le digo al buen chico, geek ‘puedo confiar, no el coraje contar  ». No hay problema, me dijo, conté tres veces. Ok, aquí están las claves y gracias y buena suerte, etc, etc …

Excepto más tarde, cuando finalmente cuento el fajo de billetes. Asombro, faltan 100.000 pesos. Y sí, 117.000 en lugar de 217.000…. Extraño no. Cuento y cuento y cuento. Me uno al buen chico, conocedor…. No quiere escuchar nada y se burla de mí porque tenía que contarlo. No se equivoca, pero al ver la escena, todavía tengo derecho a circunstancias atenuantes o de lo contrario. No levanto la voz, le explico que tal vez estaba equivocado. El chico no tan simpático pero seguramente conocedor no me dejará decir una palabra … es honesto y todo y todo. ¿Y cómo podía saber que no iba a contar…?

Excepto, estúpido por el costo pero no tanto, rehice el guión. 117000 extraño de todos modos.

El tipo llega con un paquete de niños, si hubiera contado, malditos 117000 en lugar de 217000 …  » Oh, disculpe, es un error, estaba equivocado y estaba impaciente por recuperar el auto, pero espera, estoy corriendo para conseguir el resto y vuelvo …  » Ni siquiera tuvo tiempo de contarme su historia, me metí en líos por mi cuenta … gracias mis perros pero al mismo tiempo prefiero que me desgarren de 100.000 pesos y que mis dos amores estén enteros.

Délicieusement locale, la plage des pêcheurs et son p’tit nouveau Le Sunset.

Des tas de petits lolos se sont installés dans ce ‘’barrio’’haut en couleurs, fait de plein de petites cabanes en bois, un joli bric-à-brac de constructions hétéroclites, jaune acidulé, orange pétillant, bleu mer turquoise, vert émeraude, blanc immaculé, etc…. posées sur le sable a deux pas de l’océan. En guest-star, Paco et son Pacomer, précurseur visionnaire qui a su en tout premier flairer le potentiel du lieu.

Cet endroit intemporel où se presse chaque midi une foule cosmopolite n’est pas sans rappeler l’ancien Village des Pêcheurs parti en fumée. On y déjeune sans chichi, au milieu d’un délicieux fouillis de barques de pêcheurs dans une ambiance bon enfant ou l’on n’hésite pas à s’interpeller de table en table, sans même se connaitre. Certes, le style nomade du décor joue un grand rôle dans cet engouement permanent, tout comme le marché aux poissons juste à côté, ou les badauds assistent, à chaque fois émerveillés, à l’arrivée, parfois rocambolesque, des pêcheurs locaux. Mais n’en oublions pas nos papilles pour autant. Comme entrée en matière, savoureuses salades de lambis, poulpes ou calamars, palourdes gratinées ou terrine maison suivis d’une farandoles de poissons tout frais, daurades corifères, mérous, candelos, carités et leurs petites sauces crémeuses aux oursins, crevettes ou beurre blanc. Dominicains, chiliens, vénézuéliens, français, haitiens vous concoctent avec amour et passion poissons tout frais, langoustes, cigales, crevettes, crabes de terre ou autres centollos aux envoûtantes saveurs Caraibes, riches en coco, gingembre, cilentrico, citron vert, curcuma, chinola …… Un pétillant festival de parfums juste sublimes.

Toute dernière recrue de ce petit paradis intemporel, et pas des moindres, Eddy et son Sunset.

Eddy c’est tout un poème. Il a fait ses armes à l’emblématique Vela Blanca avant que ne lui vienne l’idée de voler de ses propres ailes. Un caractère jovial, une bonne humeur à toute épreuve, un sourire ravageur et un vrai talent, un maître, en matière de cocktails, classiques ou tout droit sortis de son imagination colorée. La réputation de sa sublimissime pina colada a franchi les frontières, il n’est pas rare qu’on se la raconte dans les bistrots branchés de Montréal ou du vieux Quebec, même que parfois, on tente de l’imiter, et, ça le fait pas toujours. En compagnie de Bénédicte, il s’est confectionné un joli petit nid tout blanc, les pieds dans le sable où les amoureux d’authenticité aiment à se retrouver chaque jour plus nombreux. Sa cuisine qui fait la part belle aux poissons et crustacés, mais pas que, est à la hauteur de ses cocktails colorés, m’est avis que l’on n’a pas fini de parler de lui.  Le Sunset, c’est l’endroit rêvé pour vivre les mille et une sensations du Las Terrenas d’autrefois, un rendez-vous à ne pas manquer.

Et la mer dans tout çà…

…mais oui, j’y viendrai plus tard, pour l’instant, en toute décontraction, sous un soleil resplendissant et un ciel bleu époustouflant, suivez-moi dans une douce balade bucolique dans les secrets de mon jardin magique. Les plantes y poussent en toute liberté, ce n’est que rarement qu’elles aperçoivent le bout du nez du jardinier, même qu’elles n’en sont pas effarouchées. Intrépides, implacables et rebelles, contre vents et marées, elles poursuivent inexorablement leur vie de belles plantes tropicales, elles se cachent, se rencontrent, s’épousent, se mêlent, font des bébés dans des pots de terre, ravis de l’aubaine. Vert d’eau, vert anis, vert pomme, vert mousse, lianes, lierre, fougères, palmiers, aréquiers, bananiers, goyaviers, papyrus, bambous, gingers, arbre de fer, ficus, flamboyants, frangipaniers, hibiscus, bougainvilliers, puta de noche…, c’est un festival de bonheur, de couleurs. Et, ce n’est pas la petite famille d’oiseaux qui, sans vergogne pique-nique sur les bambous frêles mais solides qui vous dira le contraire.

Puis, un jour, les cocotiers sont trop hauts, trop vieux, trop fragiles, c’est la faute des carpinteros insatiables qui les picorent inlassablement pour dénicher de petits insectes ou y construire leur nid douillet, en duplex, c’est mieux. Alors il faut se résoudre à les effacer du paysage. C’est Eladio qui s’en charge avec brio. Oui mais, c’est tellement cruel de supprimer un arbre, alors je récupère les troncs. Non, ils ne finiront pas dans un four à pizza mais continueront d’égayer leur jardin joli et serviront d’appui à de vilains petits pots presqu’oubliés où les belles plantes déposeront leurs bébés, à quelques lanternes rouillées et d’abris à des petits lézards fripons.

Je l’aime mon refuge, un peu farouche, un peu sauvage, comme moi.

Et la mer dans tout çà…

Nous y voilà. Rassurez-vous, elle n’est jamais bien loin. Elle se pavane telle une enfant un brin intrépide, à quelque 200 mètres de là. Juste au bout du chemin, là où fleurit le beau flamboyant. Quelques pas et on la voit. Indolente, bordée d’un sable tout doux sous les majestueux cocotiers, elle me rassure et m’apaise. Parfois de délicieux petits bateaux blanc s’y promènent avec nonchalance. Mais, quand la belle est tourmentée, quand elle montre sa colère, inutile de cheminer jusqu’à elle, on entend ses grognements furieux jusque dans le jardin… arbres et fleurs en sont tout chamboulés.

Un joli mois de mai qui s’annonce, belle balade mes amis.

Naika. Le talent n’attend pas le nombre des années…

C’est sa maman, la douce Gervaise que j’ai rencontrée en premier. Tu m’étonnes, la même passion nous anime, l’amour des animaux. Sauf qu’elle… c’est une passion dévorante. A l’instant où je vous raconte la petite histoire de Naika,  ce ne sont pas moins de 110 toutous, minous, oiseaux, cocottes … qui vivent dans leur maison… Oui, passion dévorante.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à la jolie Naika. En fait, au départ, notre rencontre est encore une histoire de 4 patounes puisqu’elle assiste depuis quelques mois le docteur de mes bébés, Enrique, mon vétérinaire adoré. Elle câline, chouchoute, toilette, calme et rassure les petits patients de la clinique… elle adore ça, mais pas que.

Naika, 20 ans à peine est une véritable artiste. Toute petite déjà elle adorait jouer avec les couleurs, peindre, dessiner, s’émerveiller devant les œuvres des grands maîtres, s’essayer à les copier, oser l’acrylique, tenter l’aquarelle, puis découvrir son style, tomber amoureuse du pastel. A 15 ans, elle déniche un cursus de cours motivants et fonce tête baissée dans ce qui devint sa passion. Adieu les pinceaux, les chevalets, les tubes de couleurs, les temps de séchage infinis, bonjour les crayons de pastels secs aux mille couleurs, le papier canson velouté, si doux au toucher, le carnet de croquis qui devient son inséparable copain et qu’elle emporte partout avec elle. Peu à peu, son style s’affine, le trait se précise et les couleurs s’épousent pour un rendu juste bluffant. Pastelliste accomplie, elle maîtrise à merveille les jeux d’ombre, de lumière et de couleurs si caractéristiques du pastel et éprouve un plaisir infini à croquer pas à pas les animaux coquins qui l’entourent mais surtout les gens qu’elle croise au hasard d’une rencontre.

Le pastel est une technique riche, agréable, extrêmement intuitive également, puisqu’il s’agit de s’exprimer directement sur le papier à l’aide du bâtonnet sans avoir recours à un intermédiaire comme l’eau, le pinceau, la palette. De plus, le bâtonnet de pastel étant composé de pigments seulement agglomérés à du talc et de l’eau gommée, les coloris d’un pastel résistent à l’épreuve du temps.

A l’aide d’une photo ou du modèle en chair et en os, Naika commence par esquisser au crayon gris les traits du sujet puis les couleurs entrent en jeu, s’animent pour rendre avec brio les effets de matières, les étoffes, la carnation des visages, le mouvement des cheveux, l’élégance d’un geste, le charme d’un sourire. Une atmosphère ouatée, privilégiée qui, protégée par la surface laquée d’une vitre deviendra inaccessible à l’usure du temps.

Jeune et jolie et talentueuse, Naika rêve de faire connaître son pastel au plus grand nombre A l’heure où l’art et la culture sont muselés, partons à la rencontre de quelques-unes de ses tendres images-poèmes tout en couleurs… Et, si le cœur vous en dit, Naika sera ravi de réaliser votre portrait tout en douceur.

La Fête des Fous, c’est fini … ou presque…

Histoire de voir la réalité de ce rassemblement culturel, cliquez sur le lien ci-dessus.

Les doux participants à cette mascarade grotesque on laissé de leur passage un joli cadeau à la municipalité. Elle est belle la  »culture ».

Vivement l’année prochaine, j’ai 364 jours pour tenter de comprendre où elle se cache (la  »culture ») et apprendre à respecter ces mi-humains qui saccagent notre vie et leurs plages… en fait, non, je ne m’y ferai jamais…

Pardon mes détracteurs. Je sais, faut plus me lire, d’ailleurs j’ai déjà fait un petit ménage de printemps…

Coup d’gueule…Mon château de feuilles est bien triste….

Il y a 17 ans, c’est dans un quartier tranquille, délicieuse campagne à deux pas de l’océan qu’il a vu le jour, mon château de feuilles… un chemin de sable, beaucoup de cocos, devant, derrière, partout, de vastes espaces bucoliquess où se baladaient chèvres et chevaux, quelques cocottes gourgandines aussi, des canetons, des dames oies et même deux ou trois ânes fripons. Une joyeuse pagaille de petits êtres plus mignons les uns que les autres… C’était avant.

Puis, petit à petit et plus vite ces toutes dernières années, le quartier longtemps presque oublié a connu un regain de popularité. Il faut dire, en vrai qu’il est idéalement situé. Las Ballenas demeure l’une des plus belles plages du village, très peu impactée par la montée de l’océan. Des bistros sympas, le village pas loin, on peut même y aller à pieds en longeant la mer… Rançon du succès, les constructions se sont multipliées. Transformation de maisons existantes tout d’abord, une puis deux, puis trois…. ; Immeuble de plusieurs étages, mais oui ils ont osé, tout au bout du chemin, donc loin du château de feuilles ; lotissement improbable entouré d’un grand mur, juste devant ma maison, quatre, cinq, six villas, j’ignore combien en fait… assez surréaliste au départ pour nous, les tout vieux de tout avant que ça ne pousse de partout, mais, il faut le reconnaître, à l’arrivée, un projet élégant, finalement intégré au paysage et très peu dérangeant… Puis, ce qui me semblait un cauchemar et qui est en fait une belle rencontre et un résultat à l’image des maîtres des lieux, deux superbes villas contemporaines, tout contre le château de feuilles, belles, grandes mais noyées dans la végétation et tellement discrètes que je n’en vois que le bout de leur joli toit et encore, dans quelques temps quand leurs palmiers seront grands, je ne les devinerai plus que par le murmure du vent dans les palmes. Bref, en 17 ans, le quartier Los Corales a bien changé mais, jusqu’à ce jour, l’harmonie était une règle jamais bafouée. Un peu plus peuplé, certes mais toujours charmant.

Là où tout a chaviré c’est lorsqu’un jeune dominicain de New York est tombé en amour pour un tout petit, petit terrain au bout de mon jardin. Un délicieux espace d’environ 300 m2, envahi par une végétation exubérante qui, ces derniers temps servait de garde-manger à une famille de chèvres coquines pour le plus grand bonheur de Zoé, une de mes petites chiennes qui passait ses journées à les observer. Puis, un beau matin, un dimanche de surcroît, tronçonneuse à fond la caisse… aie ça commençait mal, après plus de 10 ans de constructions tous azimuts, le dimanche je ne supporte plus aucun bruit…Et il a fallu monter le ton pour que le bruit arrête… Mais le lundi, c’est toute une armée de travailleurs qui a débarqué sur le petit terrain, puis le lendemain et le lendemain. Le propriétaire, propre sur lui, poli et charmant au demeurant est venu se présenter gentiment. Il travaille dans la publicité à New York et va construire sur ce terrain tout mignon une jolie petite maison pour venir de temps en temps avec son épouse. Bien. Publicité, design, jeune, il doit aimer le beau… je voyais bien une ravissante maison de vacances.

Quelle erreur et quelle horreur, moins de 2 mois après le début des travaux, un immonde pavé de blocs et de bétons est sorti de terre. Il occupe absolument toute la surface du mignon petit terrain où bien entendu ne subsiste pas l’ombre d’un arbre, pas un brin d’herbe, pas un oiseau. Il comporte déjà deux niveaux, soit plus de 6 m de hauteur et… c’est pas fini, une meute d’ouvriers s’agite sur ce qui aurait du être le toit de béton s’obstinant à y déposer parpaings et structures de ferrailles…. Il parait qu’ils ont le droit… Quel gâchis et quelle tristesse de constater qu’il existe des individus si peu soucieux du voisinage, sans aucun sens de l’esthétique, ignorant tout du beau et du plaisir de vivre en harmonie. Et même si, le château de feuilles est construit loin de cette vision de cauchemar, même si je le remarque à peine sauf à être juste devant, je trouve vraiment que ‘’It’s a shame !’’.

Un brin d’histoire, ça ne peut pas faire de mal… Chapitre I

 

République Dominicaine… Petit tour d’horizon…

Un pays tout en contrastes

Bercée par les eaux limpides de la mer des Caraibes et de l’océan Atlantique, la République Dominicaine, chouchou des touristes de tous poils mais aussi des investisseurs malins, occupe une place stratégique au milieu de ses célèbres sœurs, Cuba et Porto Rico. Elle partage avec Haiti l’île d’Hispaniola et, quoique menue, elle s’enorgueillit de pas moins de 1600 kms de plages préservées, plus belles les unes que les autres.

D’aucuns diront que la République Dominicaine est un condensé câlin de tout ce que la nature peut offrir de plus agréable… 3 chaînes de montagne voluptueuses animent le territoire d’est en ouest et se targuent de détenir le sommet le plus élevé des Antilles, à savoir le Pico Duarte, culminant à 3098 mètres. Autre record, et pas des moindres le lac Enriquillo, célèbre bien au-delà de nos frontières, se situe tout simplement à 45 mètres sous le niveau de la mer. Outre, les fabuleuses plages du littoral, de ci delà, de vertes vallées fertiles côtoient des zones semi-désertiques.

Le climat est à l’avenant, varié et parfois surprenant. Dans les zones montagneuses, les températures dépassent rarement les 18*. Durant les mois de janvier et février, les plus ‘’rudes’’, il n’est pas rare de relever des températures frôlant les 0 degrés dans la chaîne centrale alors que sur les plages et dans les plaines, l’ambiance et le thermomètre hésite entre les 25 et 27 degrés.

Population

75% des 10,5 millions d’habitants peuplent les zones urbaines. Majoritairement mulâtre, la population compte environ 16% d’individus de race blanche, descendants pour la plupart d’européens et 11% de noire d’origine africaine. Le peuple d’origine, les Tainos ne représente plus que 4% de la population.

Parmi les villes importantes comme Santiago, La Romana, San Pedro de Macoris, Higuey, San Francisco de Macoris, Puerto Plata et La Vega, la capitale Santo Domingo avec ses 3 millions d’habitants est la métropole la plus peuplée des Caraibes et de l’Amérique centrale.

Histoire d’Hispaniola

Avant l’arrivée de Christophe Colomb le 5 décembre 1492, l’île qu’il a baptisée Hispaniola, était peuplée de Tainos, un peuple grégaire en provenance de l’Amérique du Sud. Maladies importées par ces conquistadores espagnols et mauvais traitements ont conduit à leur rapide extinction.

Escale idéale, Hispaniola accueille les colonies espagnoles en partance pour l’Amérique. Fondée en 1496, Santo Domingo de Guzman fut le premier siège du gouvernement colonial espagnol, de la première vice-royauté d’Amérique, de la première Audiencia et de la première université (celle de Saint Thomas d’Aquin, 1538). Mais l’Espagne ayant conquis des terres bien plus riches comme le Mexique et le Pérou, Hispaniola, boudée par ses colonisateurs connut un déclin de 3 siècles et un dépeuplement considérable. Au début du XVIIème siècle, les quelques habitants qui restèrent s’étant repliés dans la partie orientale, les Français en profitèrent pour s’approprier la partie occidentale devenue Haiti. Mise au pied du mur, en 1795, l’Espagne céda officiellement les deux tiers orientaux de l’île à la France qui, comme elle, étendit son emprise sur toute l’île.

De 1795 à 1844, le territoire de l’actuelle République Dominicaine fut gouverné successivement par la France (1795-1808), l’Espagne (1809-1821) et Haïti (1822-1844). Le 27 février 1844, un groupe de patriotes, mené par Juan Pablo Duarte, proclama l’indépendance du pays. Cependant, en 1861, devant les menaces constantes d’invasion, la République Dominicaine se rapprocha de l’Espagne; toutefois, cela ne dura que quatre ans. Des guerrillas incessantes pendant trois ans ont mené le pays à la restauration de l’indépendance en 1865.

La période entre 1865 et 1916 se caractérise par une instabilité politique sans fin et l’endettement progressif du pays. En 1916, pendant la première guerre mondiale, les États-Unis occupèrent la République Dominicaine pour des raisons stratégiques. L’occupation de l’Amérique du Nord dura jusqu’en 1924. En 1930, Rafael Trujillo arriva au pouvoir et gouverna le pays avec une main de fer pendant 31 ans jusqu’à son exécution en 1961. S’ensuivit un nouveau chaos politique jusqu’à l’élection en 1966 de Joaquín Balaguer à la présidence de la République. Actuellement, le président Danilo Medina du Parti de la libération dominicaine (PLD) est au pouvoir.

Confinement malin : confinement câlin

 

La République Dominicaine, et, par conséquent, notre petit village de Las Terrenas obéit à la règle inéluctable du confinement. Depuis la mi-mars, il est fortement recommandé, voire obligatoire de rester chez soi. D’ailleurs, tous les commerces, hormis les supermarchés et colmados ont fermé leurs rideaux et depuis quelques semaines, les plages sont strictement interdites. Quelques touristes italiens, bien évidemment au-dessus des lois ou complètement à l’ouest, en ont été pour leur frais et encore, ils s’en sont bien tirés. A 6 ou 8, ils se prélassaient sur la jolie plage de Ballenas. Bing, guagua de la police, direction le cartel. Ils avaient l’air malin en maillot de bains… Par chance pour eux, ils s’en sont sortis avec une belle multa (amende) et ne sont pas passés par la case prison comme d’autres avant et après eux. Mais si, dans la journée, les sorties sont cependant autorisées, seuls, et surtout pas en groupes, pour faire ses courses, aller à la banque ou se dégourdir les jambes, dès 5 heures le soir et jusqu’à 6 heures le matin un couvre-feu est instauré dans tout le pays. Et, croyez-moi, là on ne rigole plus. Des voitures de police patrouillent à la recherche du malotru qui aurait fait fi de l’interdit. Armés jusqu’aux dents, les policiers prennent leur rôle à cœur, il se dit même que certains auraient tendance à faire du zèle… Les contrevenants sont sur le champs conduits au play transformés en prison géante pour l’occasion. Ils seront condamnés à une peine de travail obligatoire, genre nettoyage de la plage ou des rues du village.

C’est à l’occasion de grands chamboulements de la sorte que l’on se rend compte de la vraie personnalité des gens que l’on côtoie et, franchement certains sont admirables. A Las Terrenas, par exemple, une association fantastique a vu le jour. Conscients des terribles conséquences de l’arrêt économique du village, un groupe de gars, de filles, amoureux du village et de ses habitants a remué ciel et terre, s’est bougé tous azimuts pour permettre tout simplement aux plus démunis de continuer à se nourrir, à se laver, à rester digne. Cagnotte, tire-lires, charriots dans les supermarchés, chaque jour inlassablement, ils récoltent, trient, empaquètent et livrent au fin fond des campagnes les plus reculées le précieux riz, le lait pour bb, le savon, les conserves et les produits frais…. Bravo Chantal, France, Pat, Patricia, Christophe, Dominique, Ayda et tous les autres, merci pour votre belle âme.

Puis, il y a Lindo qui a su saisir la balle au bond. Dès le début du confinement et donc de l’angoisse de la maladie, ils ont mis au point un système de vente en ligne qui s’améliore peu à peu pour devenir pratiquement parfait. On commande, ils livrent, (même à Las Galeras, une fois par semaine) et acceptent un règlement par carte à la livraison… même plus besoin de faire la queue leu leu à la banque pour chercher de l’argent liquide, ganté et masqué…. et oui, ici le masque est obligatoire sinon c’est … le play…

Il y a sûrement encore bien d’autres actions remarquables ici ou ailleurs dans le pays. Un petit pays qui, ma foi, se défend du mieux qu’il peut devant cette saloperie de virus si mysterieux.

Puis, il y a moi…. Confinée ? non, rester chez moi est juste mon credo, ma délicieuse manière de vivre, mon plaisir et mon plus grand bonheur. Je pratique avec volupté cet art de vivre depuis des dizaines d’années et ne m’ennuie jamais. D’abord, selectionner le petit coin douillet du moment, hamac cocooning à l’ombre de grands arbres ou confortable chaise longue au bord de la piscine feront l’affaire… Puis, lire (merci Ludo), écrire, nager, travailler un peu (mais oui Karim), faire des bisous à Tatoo,  jouer à la baballe avec le beau Leo, insatiable joueur de baballe devant l’éternel… parfois quand il est là, faire la causette à Mimi, c’est qu’il s’échappe celui-là, confinement connaît pas… Bref des journées bien remplies pour un confinement malin, un confinement câlin.

Petite douce balade à travers une journée bien ordinaire.