Un brin d’histoire, ça ne peut pas faire de mal… Chapitre I

 

République Dominicaine… Petit tour d’horizon…

Un pays tout en contrastes

Bercée par les eaux limpides de la mer des Caraibes et de l’océan Atlantique, la République Dominicaine, chouchou des touristes de tous poils mais aussi des investisseurs malins, occupe une place stratégique au milieu de ses célèbres sœurs, Cuba et Porto Rico. Elle partage avec Haiti l’île d’Hispaniola et, quoique menue, elle s’enorgueillit de pas moins de 1600 kms de plages préservées, plus belles les unes que les autres.

D’aucuns diront que la République Dominicaine est un condensé câlin de tout ce que la nature peut offrir de plus agréable… 3 chaînes de montagne voluptueuses animent le territoire d’est en ouest et se targuent de détenir le sommet le plus élevé des Antilles, à savoir le Pico Duarte, culminant à 3098 mètres. Autre record, et pas des moindres le lac Enriquillo, célèbre bien au-delà de nos frontières, se situe tout simplement à 45 mètres sous le niveau de la mer. Outre, les fabuleuses plages du littoral, de ci delà, de vertes vallées fertiles côtoient des zones semi-désertiques.

Le climat est à l’avenant, varié et parfois surprenant. Dans les zones montagneuses, les températures dépassent rarement les 18*. Durant les mois de janvier et février, les plus ‘’rudes’’, il n’est pas rare de relever des températures frôlant les 0 degrés dans la chaîne centrale alors que sur les plages et dans les plaines, l’ambiance et le thermomètre hésite entre les 25 et 27 degrés.

Population

75% des 10,5 millions d’habitants peuplent les zones urbaines. Majoritairement mulâtre, la population compte environ 16% d’individus de race blanche, descendants pour la plupart d’européens et 11% de noire d’origine africaine. Le peuple d’origine, les Tainos ne représente plus que 4% de la population.

Parmi les villes importantes comme Santiago, La Romana, San Pedro de Macoris, Higuey, San Francisco de Macoris, Puerto Plata et La Vega, la capitale Santo Domingo avec ses 3 millions d’habitants est la métropole la plus peuplée des Caraibes et de l’Amérique centrale.

Histoire d’Hispaniola

Avant l’arrivée de Christophe Colomb le 5 décembre 1492, l’île qu’il a baptisée Hispaniola, était peuplée de Tainos, un peuple grégaire en provenance de l’Amérique du Sud. Maladies importées par ces conquistadores espagnols et mauvais traitements ont conduit à leur rapide extinction.

Escale idéale, Hispaniola accueille les colonies espagnoles en partance pour l’Amérique. Fondée en 1496, Santo Domingo de Guzman fut le premier siège du gouvernement colonial espagnol, de la première vice-royauté d’Amérique, de la première Audiencia et de la première université (celle de Saint Thomas d’Aquin, 1538). Mais l’Espagne ayant conquis des terres bien plus riches comme le Mexique et le Pérou, Hispaniola, boudée par ses colonisateurs connut un déclin de 3 siècles et un dépeuplement considérable. Au début du XVIIème siècle, les quelques habitants qui restèrent s’étant repliés dans la partie orientale, les Français en profitèrent pour s’approprier la partie occidentale devenue Haiti. Mise au pied du mur, en 1795, l’Espagne céda officiellement les deux tiers orientaux de l’île à la France qui, comme elle, étendit son emprise sur toute l’île.

De 1795 à 1844, le territoire de l’actuelle République Dominicaine fut gouverné successivement par la France (1795-1808), l’Espagne (1809-1821) et Haïti (1822-1844). Le 27 février 1844, un groupe de patriotes, mené par Juan Pablo Duarte, proclama l’indépendance du pays. Cependant, en 1861, devant les menaces constantes d’invasion, la République Dominicaine se rapprocha de l’Espagne; toutefois, cela ne dura que quatre ans. Des guerrillas incessantes pendant trois ans ont mené le pays à la restauration de l’indépendance en 1865.

La période entre 1865 et 1916 se caractérise par une instabilité politique sans fin et l’endettement progressif du pays. En 1916, pendant la première guerre mondiale, les États-Unis occupèrent la République Dominicaine pour des raisons stratégiques. L’occupation de l’Amérique du Nord dura jusqu’en 1924. En 1930, Rafael Trujillo arriva au pouvoir et gouverna le pays avec une main de fer pendant 31 ans jusqu’à son exécution en 1961. S’ensuivit un nouveau chaos politique jusqu’à l’élection en 1966 de Joaquín Balaguer à la présidence de la République. Actuellement, le président Danilo Medina du Parti de la libération dominicaine (PLD) est au pouvoir.

Confinement malin : confinement câlin

 

La République Dominicaine, et, par conséquent, notre petit village de Las Terrenas obéit à la règle inéluctable du confinement. Depuis la mi-mars, il est fortement recommandé, voire obligatoire de rester chez soi. D’ailleurs, tous les commerces, hormis les supermarchés et colmados ont fermé leurs rideaux et depuis quelques semaines, les plages sont strictement interdites. Quelques touristes italiens, bien évidemment au-dessus des lois ou complètement à l’ouest, en ont été pour leur frais et encore, ils s’en sont bien tirés. A 6 ou 8, ils se prélassaient sur la jolie plage de Ballenas. Bing, guagua de la police, direction le cartel. Ils avaient l’air malin en maillot de bains… Par chance pour eux, ils s’en sont sortis avec une belle multa (amende) et ne sont pas passés par la case prison comme d’autres avant et après eux. Mais si, dans la journée, les sorties sont cependant autorisées, seuls, et surtout pas en groupes, pour faire ses courses, aller à la banque ou se dégourdir les jambes, dès 5 heures le soir et jusqu’à 6 heures le matin un couvre-feu est instauré dans tout le pays. Et, croyez-moi, là on ne rigole plus. Des voitures de police patrouillent à la recherche du malotru qui aurait fait fi de l’interdit. Armés jusqu’aux dents, les policiers prennent leur rôle à cœur, il se dit même que certains auraient tendance à faire du zèle… Les contrevenants sont sur le champs conduits au play transformés en prison géante pour l’occasion. Ils seront condamnés à une peine de travail obligatoire, genre nettoyage de la plage ou des rues du village.

C’est à l’occasion de grands chamboulements de la sorte que l’on se rend compte de la vraie personnalité des gens que l’on côtoie et, franchement certains sont admirables. A Las Terrenas, par exemple, une association fantastique a vu le jour. Conscients des terribles conséquences de l’arrêt économique du village, un groupe de gars, de filles, amoureux du village et de ses habitants a remué ciel et terre, s’est bougé tous azimuts pour permettre tout simplement aux plus démunis de continuer à se nourrir, à se laver, à rester digne. Cagnotte, tire-lires, charriots dans les supermarchés, chaque jour inlassablement, ils récoltent, trient, empaquètent et livrent au fin fond des campagnes les plus reculées le précieux riz, le lait pour bb, le savon, les conserves et les produits frais…. Bravo Chantal, France, Pat, Patricia, Christophe, Dominique, Ayda et tous les autres, merci pour votre belle âme.

Puis, il y a Lindo qui a su saisir la balle au bond. Dès le début du confinement et donc de l’angoisse de la maladie, ils ont mis au point un système de vente en ligne qui s’améliore peu à peu pour devenir pratiquement parfait. On commande, ils livrent, (même à Las Galeras, une fois par semaine) et acceptent un règlement par carte à la livraison… même plus besoin de faire la queue leu leu à la banque pour chercher de l’argent liquide, ganté et masqué…. et oui, ici le masque est obligatoire sinon c’est … le play…

Il y a sûrement encore bien d’autres actions remarquables ici ou ailleurs dans le pays. Un petit pays qui, ma foi, se défend du mieux qu’il peut devant cette saloperie de virus si mysterieux.

Puis, il y a moi…. Confinée ? non, rester chez moi est juste mon credo, ma délicieuse manière de vivre, mon plaisir et mon plus grand bonheur. Je pratique avec volupté cet art de vivre depuis des dizaines d’années et ne m’ennuie jamais. D’abord, selectionner le petit coin douillet du moment, hamac cocooning à l’ombre de grands arbres ou confortable chaise longue au bord de la piscine feront l’affaire… Puis, lire (merci Ludo), écrire, nager, travailler un peu (mais oui Karim), faire des bisous à Tatoo,  jouer à la baballe avec le beau Leo, insatiable joueur de baballe devant l’éternel… parfois quand il est là, faire la causette à Mimi, c’est qu’il s’échappe celui-là, confinement connaît pas… Bref des journées bien remplies pour un confinement malin, un confinement câlin.

Petite douce balade à travers une journée bien ordinaire.

Coup d’cœur : Las Terrenas Solidaria

Chantal…. Rencontre avec une femme batailleuse et persévérante.

Blonde, belle, bien connue pour son goût exquis en matière de mode et son don inoui pour rendre les femmes jolies…. On raffole toutes de son Côté Soleil….Sauf que, Chantal en cette période trouble, devant nos yeux ébahis a montré une autre facette de sa personnalité…. Dès les premiers instants, comme un petit soldat au combat, elle a décidé de ne pas attendre bien sagement confinée que les choses se passent….ni une ni deux, elle crée un compte pour réunir un peu d’argent, elle fonde un groupe ‘’Las Terrenas Solidaria’’, rameute ses troupes et s’entoure d’une véritable petite armée de bénévoles plus dévoués et opiniâtres les uns que les autres….

Las Terrenas Solidaria

La machine est en marche et part au combat pour aider au maximum tous les miséreux du village et des alentours…. Nourriture, couches pour BB, produits de première nécessité et indispensables comme le savon, le chlore, la lessive…. masques gracieusement confectionnés par Raym ou la douce Alexandra de Dream Bag. Les supermarchés, Lindo, Pola…. et leurs clients participent à l’élan communautaire, produits négociés comme le riz, charriot à disposition des acheteurs pour y disposer de quoi nourrir et aider les plus pauvres…des tire-lires sont installées ici et là, à la pharmacie française du Paseo, à la Boulangerie de Philippe et Rachel qui, d’ailleurs offrent depuis le début le pain invendu à l’association…. Puis, il y a ceux comme la Cave à vins du Paseo qui mettent leur boutique à la disposition de toute cette petite ruche besogneuse, on y rassemble les précieuses marchandises, on y élabore des plans d’attaque, on y cuisine même avec le cœur quelques petits plats à offrir, juste pour le plaisir de faire plaisir….. Puis il y a eux, les combattants de première ligne, qui n’hésitent pas une seconde à se rendre dans les barrios les plus reculés pour livrer les dons soigneusement recueillis…. Patrick, Dominique et tous les autres…. Leur récompense : le sourire éclatant de toutes ces familles tellement reconnaissantes. Le point commun de toutes ces petites âmes courageuses, l’amour de ces dominicains qui les accueillent dans leur beau pays….

Bravo Chantal, bravo tous les autres, vous êtes fantastiques et le mot est faible. Gringos dominicanos, c’est ainsi qu’ils vous nomment tous ces laisser pour compte, incapable de s’en sortir sans votre aide précieuse et, juste, juste ça suffit pour vous mettre la larme à l’œil et repartir au combat.

Vous aussi, loin et confinés, amoureux de notre village, pouvez aider Chantal et tous ces incroyables bénévoles, il vous suffit de vous balader sur la page Facebook Las Terrenas Solidaria, et de faire un petit don ou un gros don à la cagnotte Leetchi mise en place. Merci pour eux…. On est tous dans la même galère.

Ludique et largement inspiré par la mer, Sergio B nous ouvre ses portes.

L’air trop mignon d’un gamin mutin pris la main dans le sac, il dit ‘’c’est mon denier restaurant, alors, j’ai eu envie de le baptiser Sergio B’’.

A quelques heures de l’ouverture, sur la pointe des pieds pour ne pas déranger, partons à la découverte du monde fantasque et fascinant de Sergio B, personnage attachant, bout en train atypique, créateur entre autres du Gaia et de Blue Fish, roi de la nuit et de la fête que l’on ne présente plus.

Embruns marins…

Sans vergogne, la mer et tout son univers s’est invitée dans ce bel endroit bourré de charme et de poésie, situé face aux jolies cases colorées du Village des Pêcheurs. J’y déambule, émerveillée, au milieu d’une végétation exubérante, savoureux mélange de discipline et d’imagination débridée. Fonds marins réinventés, aquariums géants plus vrais que nature où batifolent une ribambelle de poissons chatoyants, tout droit sortis de l’imaginaire d’artistes locaux. Tout près du ravissant bar à sushis, c’est une cambuse chic qui nous accueille, habillée de bois précieux, hublots rescapés d’un bateau échoué et percée fascinante d’un mur de pierre sur le plus beau des points de vue marin. Autour d’un vocabulaire simple et joyeux, l’humour en prime, la déco particulièrement soignée vous invite à la détente. Le raffinement est partout jusque dans les somptueuses toilettes aux larges fresques signées Alfredo Castillo.

Côte cuisine…

Tout juste débarqué de sa Camargue natale, Gregory, jeune chef talentueux et créatif n’a pas oublié de glisser dans son paquetage les saveurs du Sud qui lui sont chères. Avec lui, l’évasion culinaire est au rendez-vous. C’est en travaillant aux côtés des plus grands qu’il a pris soin d’affûter sa technique et de développer son incroyable créativité. Essentiellement concentrée sur les produits méditerranéens, la cuisine de Gregory, délicate et féminine, mixe les influences, proposant une expérience ludique et dépaysante. Terre et mer s’épousent, les sauces légères et savoureuses sont remises au goût du jour, la pomme de terre retrouve ses lettres de noblesse au côté des légumes croquants. La carte alléchante et variée séduira les gourmets de tous poils…. Grandes assiettes à partager en entrée, churasco d’exception et son chimichurri argentin ou encore filet de bœuf et sa fondue d’échalotte à la bordelaise pour les amoureux de la bonne viande. Moules marinières comme à Bruxelles et frites maison, soupe de poisson à la catalane et ses petits croûtons de rouille, cassolette retour de pêche, nuggets ou fish burgers pour les petits matelots et pour les becs sucrés, une farandole de desserts gourmands comme la tarte tatin à l’ananas à la vanille de Madagascar ou le nem banane nutella, sauce coco…. Et, si l’on ajoute à toutes ces promesses gustatives le plaisir d’assiettes superbement dressées, on a une seule envie, découvrir vite, vite ce nouvel endroit atypique et convivial qui deviendra, ça j’en suis certaine, le spot incontournable.

Si le cœur vous en dit, Gregory et Sergio vous ont concocté un menu de la St Valentin aux petits oignons, histoire de vous mettre l’eau à la bouche et d’aiguiser votre curiosité, je ne vous parlerai que du mille feuilles de foie gras aux poires caramélisées…

Bravo Sergio pour ce merveilleux établissement tout à ton image, tu nous gâtes et c’est un grand honneur.

Sergio B vous accueille chaque jour à partir de 2 pm pour un service d’exception en continu….

Cliquez sur le lien ci-dessous pour une video, comme si vous y étiez….

https://web.facebook.com/sergi.blanch.3/videos/10220936797833961/?_rdc=1&_rdr

A l’approche des fêtes….

A l’approche des fêtes, Las Terrenas revêt ses habits de lumière. Par petites touches scintillantes, de ci, de là, la belle nous fait rêver…. chapiteau de lucioles jolies au Paseo, sapins scintillants ou…. tout comme… à l’Aligio; un judicieux recyclage de canettes et bouteilles de soda et c’est une pieuvre maline qui nous émerveille; papa Noel n’est pas en reste, ses rennes coquins et son joli traîneau l’attendent tout près de la mer. Il n’aura plus qu’à sauter dedans, dans un grand élan pour s’échapper dans le ciel et nous livrer ses merveilleux cadeaux.

Merci Patricia pour ce délicieux reportage photos dans les rues du village…. et merci Mimi pour cette rencontre avec dame pieuvre. Malicieuse, elle danse, elle sourit, est bien belle.

 

La Ciguatera, une toxine pernicieuse à ne pas négliger

 

 

Bien que moins répandue que dans les îles du Pacifique, la Ciguatera est bel et bien présente dans une grande partie des Antilles dont la République Dominicaine.

La Ciguatera?

La Ciguatera est une toxine alimentaire accumulée par certains poissons carnivores: caranges, pagres, mérous, vieilles, barracudas, poissons perroquets, vivaneaux, balistes, mulets… Cette toxine provient d’une algue colonisatrice des coraux abîmés ou cassés et broutée par de petits poissons herbivores. Ceux-ci sont alors mangés par des prédateurs qui sont ensuite mangés par des poissons plus gros, puis encore plus gros, etc. Le dernier de la chaîne alimentaire accumule toute la toxine en question broutée par les petits poissons.

Précautions

Très important, même si l’on a pu constater une recrudescence de ciguatera après les fortes tempêtes, le goût, la couleur et l’apparence externe et interne du poisson contaminé par ces toxines ne sont pas modifiées et il est impossible pour le consommateur de distinguer un poisson contaminé d’un autre. D’autre part, les toxines sont thermostables, leurs propriétés ne sont modifiées ni par la congélation, ni par la cuisson.

La seule façon d’éviter la contamination est de faire confiance aux riverains et pêcheurs expérimentés qui ont une bonne connaissance de la biologie des poissons (habitudes alimentaires, habitat…) et d’éviter de consommer les espèces qu’ils soupçonnent d’être toxiques. Au resto, ne mangez pas les plus gros spécimens car plus le poisson est gros, plus la concentration est forte et dangereuse. Videz les poissons aussitôt après la pêche. Préférez les filets à la tête et aux viscères qui sont plus nocifs. En cas d’intoxication, veillez à ne manger ni poisson ni fruits de mer pendant au moins 3 semaines.

Symptômes

Ils apparaissent généralement deux à douze heures après le repas. Les plus communs sont :

– picotements autour des lèvres et du nez,

– fourmillements des mains et des pieds,

– sensations bizarres de brûlure au contact de l’eau froide,

– douleurs musculaires et articulaires,

– maux de tête, fatigue, sueurs, frilosité,

– nausées, vomissements, diarrhées,

– démangeaisons sans plaques d’urticaire,

– pouls ralenti avec température normale.

Traitement

En cas de doute, la consultation d’un médecin s’impose. Le traitement est prescrit en fonction des signes cliniques présentés par le patient et consiste le plus souvent en une association de calcium et de vitamines. La perfusion intraveineuse de Mannitol est conseillée dans les cas les plus sévères. Elle permettrait de supprimer les symptômes neurologiques et d’éliminer rapidement les ciguatoxines. Les cas mortels sont exceptionnels et l’évolution de la maladie est généralement favorable après quelques jours. Mais il n’est pas rare que les troubles de la sensibilité, les douleurs et les démangeaisons persistent plusieurs semaines et soient ravivés par une nouvelle consommation trop hâtive de poisson, même sain.

Un conseil.

Soyez prudent, même si la pêche est pour vous un excellent moyen de décontraction, ne consommez votre butin qu’après avoir demandé l’avis d’un professionnel. Les poissons du large: thons, tazards, bonites, daurades ne sont pratiquement jamais toxiques. Les pêcheurs de la Playa  connaissent leurs poissons par cœur, vous pouvez leur faire confiance et vous régaler

L’après….

Après avoir détaché nos liens, nous nous sommes dirigés vers la route, pieds nus et l’allure pas très nette d’une nuit pour le moins agitée. Les automobilistes qui nous croisaient, peu rassurés par notre aspect ‘’négligé’’ prirent bien soin de ne pas s’arrêter. Enfin une maison, des habitants moins craintifs et ce monsieur, serviable qui nous conduisit en auto jusqu’au poste de police. Malheureusement, il était encore fermé et, nous dûmes patienter un long moment avant de voir se pointer l’ombre d’un agent.

Après lui avoir exposé les faits, passé un peu d’eau sur le visage et bu un pas trop mauvais café, nous attendîmes la venue de deux policiers chargés de nous reconduire à Trancoso, à quelque 160 kms de là. Le trajet fut interminable le long de pistes chaotiques. Luc, le consul honoraire que nous ne connaissions pas encore nous attendait à la gendarmerie de Trancoso. Sa rencontre fut le seul point positif de cette dure période. Nous ne le remercierons jamais assez pour son aide. Il nous raccompagna à la maison où nous attendait le jardinier qui nous apprit que les chiens s’étaient enfuis, probablement à notre recherche et qu’il avait eu beaucoup de mal après qu’ils soient rentrés au bercail, à les approcher. Et, en effet, en les voyant je compris tout de suite que quelque chose clochait. Ils étaient incontrôlables, se battaient entre eux et ne laissaient approcher personne d’autre que Michel et moi…. Le lendemain, dépôt de plainte au poste de police de Porto Seguro et début d’un long calvaire.

Les chiens

Finies les courses folles dans l’eau du rio, ils étaient devenus craintifs donc agressifs et dangereux. A la moindre excitation, ils se battaient au sang. Je me souviens de Coca et de son trou béant près de la gorge, on pouvait y enfoncer le poing. Par chance, parfois il y en avait encore un peu de la chance, la vétérinaire était au top et à force de me voir avec mes éclopés presque chaque jour, on avait vraiment sympathisé. Plus personne ne pouvait entrer sur la propriété, je devais les mettre en cage à chaque venue du jardinier ou de l’électricien chargé de nous installer une alarme tout autour des maisons.

La vie

Dès le lendemain de l’agression, nous avons fait installer un système d’éclairage dans le jardin ainsi qu’une alarme. Les chiens presque d’eux même s’étaient répartis pour leur garde nocturne. Sur le balcon 3 cages de transport où 3 d’entre eux somnolaient tout en surveillant le terrain et les 5 autres dormaient au pied et sur le lit. La clef de la serrure réparée, nous ne manquions plus jamais de la fermer à double tour. Mais les nuits, malgré tout, malgré la batte de base-ball et les couteaux cachés sous les oreillers, étaient angoissantes… Rien ne serait plus jamais pareil et pourtant à ce moment-là, pas question de partir. D’abord notre maison de LT était louée à défaut d’être vendue et puis je n’avais plus les moyens de louer un jet privé à 100000 dol pour mes chiens, pour repartir d’où l’on venait…

Environ 3 semaines après les événements, coup de fil de la police, ils avaient retrouvé notre voiture…. Au volant le chef de la bande avec son superbe tatouage dans le dos et sur le siège à côté de lui, mon sac et tous mes bijoux sauf une ou deux babioles…. Les voyous s’étaient échappés de prison et le pauvre idiot de chef s’est fait prendre lors d’un banal contrôle de police alors qu’il n’avait toujours pas de permis. Mais tout n’est pas toujours bien qui finit bien….

Quelques jours plus tard, je devais me rendre à Porto Seguro, direction Police fédérale pour prolonger mon visa qui au départ n’est valable que 3 mois. Normalement, de mémoire d’avocate, aucun souci, le visa est prolongé automatiquement de 3 mois pour les ressortissants français…. Sauf que cette fois, en ce qui me concerne, ce fut NON…. Paniquée, je demandais en anglais à mon interlocuteur…. Mais qu’est-ce que je vais faire…. Il m’a répondu retourne chez toi….

Il faut dire, mais ça je ne l’ai vu que plus tard qu’au Brésil, dans chaque bureau fédéral ainsi que dans les aéroports de sympathiques écriteaux précisent, ce n’est pas parce que vous êtes propriétaire au Brésil que vous que le droit d’y rester… En plus de vivre une vie de merde, paniquée dès que la nuit se pointe, je suis persona non grata, immigrée clandestine sans papier. Ca commence à faire beaucoup.

Des événements troublants

Si je réfléchis bien, il y a longtemps que j’aurais du me rendre compte qu’au Brésil j’étais persona non grata. Avant mon départ déjà, quand à la dernière seconde mon avion du faire escale à Salvadore, augmentant considérablement le coût, puis ce fut la panne de courant inexpliquée à la tour de contrôle durant des heures sans parler de l’accueil des policiers de l’aéroport qui voulaient me mettre en prison faute de billet retour… La découverte de la maison entièrement saccagée par l’ex propriétaire, l’accident des livreurs d’électro-ménager, du couvreur, de l’électricien…… mes jambes déformées, bouffées par des milliers d’insectes plus voraces les uns que les autres, l’agression et puis …. nous apprîmes qu’une petite fille avait été assassinée ici même dans ma maison l’année passée…. Et ce n’était pas fini.

Côté LT par contre, bonne nouvelle, les locataires qui avaient un bail et que je ne pouvais pas chasser de chez moi m’envoyèrent un message me disant qu’ils étaient désolés mais ne pouvaient plus rester chez moi. Ils quittaient donc la maison en juillet. Ils s’attendaient à une réplique virulente de ma part alors que j’étais aux anges. Ca a fait clic dans ma tête, la décision était prise, on rentrait à la maison.

Avec l’aide de Luis un ami de Santo Domingo et de Luc, le consul honoraire, nous réussîmes à organiser le retour des 8 chiens par une société spécialisée. La date du départ fut fixée…. Je commençais à empaqueter tout, prête à abandonner cette folie…. C’était compter sans le sort qui s’obstinait sur nous… l’interlocuteur de ladite société en charge du rapatriement de mes chiens à Rio est mort subitement…. Le départ fut retardé…. Mais le jour arriva enfin où je montais dans un taxi avec 90 kgs de bagages. Mimi restait encore une petite semaine histoire de régler quelques derniers détails. Les chiens étaient tous partis. Chaque nuit, en compagnie de Luc, Michel en avait conduit un à l’aéroport de Porto Seguro à 2h d’ici….

Puis, j’arrivais à Santo Domingo, le plus beau jour de ma vie. GG m’attendait à l’aéroport, le soir nous avons récupéré 4 chiens et le lendemain les 4 suivants. Tous heureux comme jamais de me revoir puis de revoir leur maison.

Mimi est arrivé la semaine suivante. Enfin, nous étions tous chez nous et, juré nous n’en partirons plus jamais.

Depuis, j’aime encore plus ma maison, mon jardin, d’ailleurs, demandez autour de vous, je ne la quitte pratiquement jamais.

3 ans plus tard la propriété de Trancoso a été vendue avec l’aide inestimable d Luc…. Non sans au préalable avoir en partie brûlée…  mais oui ce n’était pas fini….

Bien dans son corps, bien dans la vie.

 

De près ou de loin, en vrai ou juste de nom, vous la connaissez tous, toutes surtout vous mesdames. Depuis quelques années, Sandrine n’a de cesse de vous faire bouger. En petits groupes au début, en cours privés, aujourd’hui, elle s’efforce de transmettre sa passion du sport au plus grand nombre.

Sandrine, coach sportif à domicile

Bien pompeux comme titre. En fait, Sandrine est la simplicité même. C’est une fille bien dans sa peau, sans chichis et sans bling bling. Elle a débarqué au village avec mari, enfants et chats il y a 5 ans déjà. Coup de foudre, installation, re-nouveau départ après avoir quitté son Jura natal pour la belle Martinique, puis la belle Martinique un peu trop pesante à son goût pour la douceur de Las Terrenas et de ses habitants. Sandrine a plusieurs passions, l’une d’entre elles : le sport et, sympathique en diable, bourrée de charisme, elle a tôt fait de convaincre ses toutes nouvelles et nombreuse amies que pour être bien dans son corps, pour être belle et respirer la joie de vivre, rien de tel que bouger. Oui, mais pas n’importe comment. Elle s’improvise coach et initie ses nouvelles adeptes à des techniques en vogue, comme le body bump, renforcement musculaire dynamique à l’aide de charges légères ; l’aqua gym, tout en douceur mais hyper efficace, dans l’océan ou en piscine ; le populaire step, pour des jambes fuselées et l’amélioration du système cardio-vasculaire ; ou encore le body combat qui s’inspire de mouvements d’arts martiaux, judo, capoeira, boxe,… discipline incontournable pour sculpter un corps d’athlète au rythme d’une chorégraphie endiablée ou pas. Chaque jour, la belle dame enfourche sa petite pasola ou son quad et, armée de ballons, d’élastiques, de poids, de step, de frites….. elle va à la rencontre de ses clientes-amies pour une heure de plaisir, de douleur parfois mais toujours de bien-être. Et, à en croire son agenda bien rempli, ses cours sont plus que prisés.

La seconde passion, la nature et son respect

Sandrine a besoin d’espace, de nature, de grand jardin. Il faut dire qu’elle ne vit pas vraiment seule. Outre son mari et l’une de ses filles, elle partage sa maison avec 6 chats et 5 chiens….. Mais, si elle aime la nature, elle la respecte également et se soucie de la préservation de l’environnement. Depuis toujours ou presque, elle et sa famille sont conscients de l’impact cruel du plastique sur notre pauvre planète et le bannissent autant que faire se peut. Adepte avant l’heure des produits solides, elle vient de se lancer dans la fabrication d’une ligne de shampoings, déos et dentifrices zéro déchets.

Il suffit de jeter un œil dans sa salle de bains pour constater avec horreur que nous sommes envahis par tous ces flacons en plastique qui débordent de nos armoires de toilette. Aujourd’hui, à Las Terrenas, ce n’est plus irréversible. Ludiques et pratiques les produits eco-friendly fabriqués artisanalement par Sandrine ont le vent en poupe. Il faut dire qu’ils sont nos meilleurs alliés, petit geste-douceur pour la préservation de la planète. Parfum pamplemousse pour les cheveux normaux, ylang-ylang pour les crinières sèches, menthe poivrées pour les cheveux gras, les shampoings solides de Sandrine sont si malins et faciles à utiliser que vous ne pourrez plus vous en passer. Ses déos d’un autre genre s’affirment tout citron et, dernier né de son petit atelier, le dentifrice, noir au charbon ou blanc, plus doux à l’argile connait déjà un franc succès. Alors que les vacances se profilent à l’horizon et qu’il sera bientôt l’heure de faire sa valise, les cosmétiques solides seront vos meilleurs amis. Petits, pour un gain de place optimum et autorisés dans toutes les cabines d’avion.

Ce fut un beau moment de papotage et d’échanges, Sandrine n’a pas fini de vous surprendre. Infatigable, combative, inventive elle est bien décidée à continuer sa bataille contre le plastique et nous promet pour bientôt d’autres produits « so eco-friendly » comme, entre autre, un après shampoing tout doux, une surprenante mousse à raser solide ou encore un shampoing anti-puces senteur lavande pour nos 4 patounes….

Si le coeur vous en dit….. pour une petite heure de sport détente ou pour un petit geste-douceur pour la nature

Sandrine whats app 829 872 0788.

Vous trouverez aussi ses shampoings et déo au Mosquito Hôtel playa Bonita.

Concept-Store by Terrenas en Plata : exquis concentré de jolies choses.

Rien ne pouvait me faire plus plaisir, fan depuis toujours de la sublime boutique d’Elisabeth et Jean-Paul, Terrenas en Plata au Paseo. De fil en aiguille, de discussions en réflexions, de nuits blanches en courses effrénées, largement encouragés par leur ami et collaborateur Eric, ces deux-là, sans vergogne, se sont lancés dans une nouvelle aventure, un défi de dingue à l’image de leur passion du beau et de l’unique. Petit frère de leur bijouterie mythique : Concept-store by Terrenas en Plata vint d’éclore dans son bel écrin. La route fut longue et douloureuse mais fascinante, avant l’aboutissement de leur nouveau rêve et l’ouverture de la boutique.

Abrité dans les flancs douillets du second bateau amarré au Puerto Plaza, ce concept-store très tendance est le rendez-vous privilégié d’une sélection très pointue de bijoux « fantaisie » d’exception et d’œuvres  d’art hétéroclites, signées d’artistes dominicains ou ayant un lien très fort avec la République Dominicaine. La thématique : le nec plus ultra des produits chouchou d’Elisabeth et Jean-Paul. M’est à parier que ce lieu unique va très vite attirer les amateurs branchés d’ici ou de la capitale et les touristes amoureux de beaux objets.

Dans une déco dans l’air du temps, sobre et élégante signée Clarisse Piveteau, où le gris très chic s’affiche sans honte du sol au plafond, tout est mis en en scène pour rendre l’endroit unique et convivial. Le décor se fond dans l’espace et abandonne la place aux objets qui l’habitent laissant tout le loisir au visiteur de passer un bon moment en découvrant l’univers magique des artistes sélectionnés.

Côté bijoux

Chipé à la grande sœur Terrenas en Plata, Uno de 50, marque madrilène, crée de manière artisanale et en édition limitée des pièces uniques pleines de caractère comme ces très beaux colliers courts ou longs, star incontournable de l’été. On ne présente plus Gas, la marque française, née sur les plages de St-Tropez dans les années 70. Une histoire de famille bien ancrée, des bijoux doux au charme intemporel. Et puis, il y a Satellite, célèbre atelier parisien qui  affranchit les diktats de la mode. Enigmatiques, singulières, à l’instar des femmes qui les inspirent, les pièces uniques  empruntent à la haute couture, son goût des précieux savoir-faire, comme la broderie, le serti ou le tissage. Pierres fines, perles, soie, plumes et surtout l’exubérance des associations audacieuses, chaque bijou unique est entièrement façonné à la main par des artisans chevronnés. Enfin, chouchou des grands noms de la haute-couture, Tzuri Gueta, designer et ingénieur textile crée des bijoux-sculptures dans des matières surprenantes  et des coloris lumineux mariant avec audace le textile au silicone, sa matière fétiche.

Côté objets.

Que du beau et de l’inédit sorti tout droit de l’imagination fertile d’artistes de tous horizons choisis avec parcimonie.

Comment ne pas succomber à l’exubérance de la délicieuse faune de Luis Riva, célèbre artiste dominicain. Un travail d’orfèvrerie déjanté qui marie avec audace bouteilles de verre, ampoules, bois de récupération, vases de cristal, fourchettes, cuillères et couteaux, boites de métal, capsules ….. pour donner naissance à des animaux magiques comme la petite fourmi toute mimi, le poisson tout vert ou les élégants échassiers un brin hautains…. à une poupée divine ou encore à des personnages haut en couleur du carnaval de La Vega.

Paula est une jeune espagnole installée depuis de longues années à Las Terrenas. Eprise de voyages et de culture, elle a ramené de ses nombreux périples des trésors inouis, des pièces authentiques qu’elle transforme en bijoux fabuleux. Statuettes précolombiennes, osiris en bronze, céramique venue tout droit d’une pyramide égyptienne….. un univers précieux à découvrir d’urgence.

Originaire d’Haiti mais vivant à Santo Domingo, Sidyl confectionne de beaux colliers en corne et argent.

De ci de là, de précieux éventails, des bougies Absolute Tree Life qui, coquettes, se parent de dollars des sables, de larimar. Des pochettes, des sacoches, des sacs à main signés Fiori, arborent fièrement les couleurs des casitas de notre village. Puis, des broderies personnalisées, quelques toiles de Christine Pacaud, de Michel Bizet…. les créatures étranges et le monde imaginaire de Michel Voleau, photographe….

Et puis, mon coup d’cœur du jour…..  3 tableaux délicieux, bourrés de poésie, un mélange savant de métal, de tôle froissée….. de beaucoup de talent et d’immensément d’amour. Poil de Carotte, le roi et l’oiseau, madame Bovary….. une balade-bonheur au pays de l’enfance intrépide et des oiseaux aux pouvoirs magiques….. Leur créatrice : Florence Wiriath, artiste française multicartes et décoratrice vit depuis très longtemps à Santo Domingo. Elle signe également avec beaucoup de brio de très voluptueux coraux en résine aux coloris chatoyants.

Concept store by Terrenas en Plata, une balade-plaisir qui vaut vraiment le détour. Dans une ambiance musicale feutrée, Natacha et Eric vous y accueille et vous raconte son histoire avec beaucoup de passion. Une visite à oser de toute urgence et à savourer sans modération.

Concept-store by Terrenas en Plata . Puerto Plaza (second bateau derrière Méditerranéo). Las Terrenas.