Concept-Store by Terrenas en Plata : exquis concentré de jolies choses.

Rien ne pouvait me faire plus plaisir, fan depuis toujours de la sublime boutique d’Elisabeth et Jean-Paul, Terrenas en Plata au Paseo. De fil en aiguille, de discussions en réflexions, de nuits blanches en courses effrénées, largement encouragés par leur ami et collaborateur Eric, ces deux-là, sans vergogne, se sont lancés dans une nouvelle aventure, un défi de dingue à l’image de leur passion du beau et de l’unique. Petit frère de leur bijouterie mythique : Concept-store by Terrenas en Plata vint d’éclore dans son bel écrin. La route fut longue et douloureuse mais fascinante, avant l’aboutissement de leur nouveau rêve et l’ouverture de la boutique.

Abrité dans les flancs douillets du second bateau amarré au Puerto Plaza, ce concept-store très tendance est le rendez-vous privilégié d’une sélection très pointue de bijoux « fantaisie » d’exception et d’œuvres  d’art hétéroclites, signées d’artistes dominicains ou ayant un lien très fort avec la République Dominicaine. La thématique : le nec plus ultra des produits chouchou d’Elisabeth et Jean-Paul. M’est à parier que ce lieu unique va très vite attirer les amateurs branchés d’ici ou de la capitale et les touristes amoureux de beaux objets.

Dans une déco dans l’air du temps, sobre et élégante signée Clarisse Piveteau, où le gris très chic s’affiche sans honte du sol au plafond, tout est mis en en scène pour rendre l’endroit unique et convivial. Le décor se fond dans l’espace et abandonne la place aux objets qui l’habitent laissant tout le loisir au visiteur de passer un bon moment en découvrant l’univers magique des artistes sélectionnés.

Côté bijoux

Chipé à la grande sœur Terrenas en Plata, Uno de 50, marque madrilène, crée de manière artisanale et en édition limitée des pièces uniques pleines de caractère comme ces très beaux colliers courts ou longs, star incontournable de l’été. On ne présente plus Gas, la marque française, née sur les plages de St-Tropez dans les années 70. Une histoire de famille bien ancrée, des bijoux doux au charme intemporel. Et puis, il y a Satellite, célèbre atelier parisien qui  affranchit les diktats de la mode. Enigmatiques, singulières, à l’instar des femmes qui les inspirent, les pièces uniques  empruntent à la haute couture, son goût des précieux savoir-faire, comme la broderie, le serti ou le tissage. Pierres fines, perles, soie, plumes et surtout l’exubérance des associations audacieuses, chaque bijou unique est entièrement façonné à la main par des artisans chevronnés. Enfin, chouchou des grands noms de la haute-couture, Tzuri Gueta, designer et ingénieur textile crée des bijoux-sculptures dans des matières surprenantes  et des coloris lumineux mariant avec audace le textile au silicone, sa matière fétiche.

Côté objets.

Que du beau et de l’inédit sorti tout droit de l’imagination fertile d’artistes de tous horizons choisis avec parcimonie.

Comment ne pas succomber à l’exubérance de la délicieuse faune de Luis Riva, célèbre artiste dominicain. Un travail d’orfèvrerie déjanté qui marie avec audace bouteilles de verre, ampoules, bois de récupération, vases de cristal, fourchettes, cuillères et couteaux, boites de métal, capsules ….. pour donner naissance à des animaux magiques comme la petite fourmi toute mimi, le poisson tout vert ou les élégants échassiers un brin hautains…. à une poupée divine ou encore à des personnages haut en couleur du carnaval de La Vega.

Paula est une jeune espagnole installée depuis de longues années à Las Terrenas. Eprise de voyages et de culture, elle a ramené de ses nombreux périples des trésors inouis, des pièces authentiques qu’elle transforme en bijoux fabuleux. Statuettes précolombiennes, osiris en bronze, céramique venue tout droit d’une pyramide égyptienne….. un univers précieux à découvrir d’urgence.

Originaire d’Haiti mais vivant à Santo Domingo, Sidyl confectionne de beaux colliers en corne et argent.

De ci de là, de précieux éventails, des bougies Absolute Tree Life qui, coquettes, se parent de dollars des sables, de larimar. Des pochettes, des sacoches, des sacs à main signés Fiori, arborent fièrement les couleurs des casitas de notre village. Puis, des broderies personnalisées, quelques toiles de Christine Pacaud, de Michel Bizet…. les créatures étranges et le monde imaginaire de Michel Voleau, photographe….

Et puis, mon coup d’cœur du jour…..  3 tableaux délicieux, bourrés de poésie, un mélange savant de métal, de tôle froissée….. de beaucoup de talent et d’immensément d’amour. Poil de Carotte, le roi et l’oiseau, madame Bovary….. une balade-bonheur au pays de l’enfance intrépide et des oiseaux aux pouvoirs magiques….. Leur créatrice : Florence Wiriath, artiste française multicartes et décoratrice vit depuis très longtemps à Santo Domingo. Elle signe également avec beaucoup de brio de très voluptueux coraux en résine aux coloris chatoyants.

Concept store by Terrenas en Plata, une balade-plaisir qui vaut vraiment le détour. Dans une ambiance musicale feutrée, Natacha et Eric vous y accueille et vous raconte son histoire avec beaucoup de passion. Une visite à oser de toute urgence et à savourer sans modération.

Concept-store by Terrenas en Plata . Puerto Plaza (second bateau derrière Méditerranéo). Las Terrenas.

 

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La mesa de Fafa

C’est nouveau, c’est Belge, c’est mignon-trognon et c’est très bon. La mesa de Fafa, petit bistro sans prétention a ouvert ses portes depuis peu devant le parking quads et motos du Paseo, côté village. La déco est fraîche et proprette, du rouge, du saumon, de pimpantes tables laquées blanches sous une jolie palapa de cana. Aux fourneaux la maîtresse de maison, belle et souriante et en salle Fabien, le maître des lieux, belge pure souche, absolument charmant. De leur Belgique natale, ils ont apporté dans leur valise des tas de produits indispensables à la fabrication de délicieux petits plats mitonnés comme à la maison et qui font l’objet de leur menu de la semaine. J’ai raté le boulet frites mais adoré la carbonade à la flamande, longuement marinée dans de la Leffe et des speculos. Une tuerie. Et, je ne vous parle pas des frites maison que Fabien, perfectionniste en diable, va chercher directement chez le producteur, à Limon. La carte est simple mais bien faite, une formule viandes avec plusieurs viandes différentes accompagnées de 3 sauces et 3 légumes ou une formule poissons et toujours ses 3 accompagnements et 3 sauces. Quelques suggestions, le menu de la semaine et le tour est joué. Ah oui, très sympa aussi,  à l’heure de l’apéro, midi ou soir, ou encore le week-end, de gourmandes planches de charcuterie à partager entre copains.

Bienvenue à ce petit nouveau prometteur à la cuisine simple et savoureuse à prix tout doux.

La mesa de Fafa. Paseo de la Costarena, parking quad côté village. Midi et soir.

Pour Véronique….

Et alors j’ai le droit non de dédier un clin d’œil spécial à une fan. Moi j’adore ça les fans, elles sont fidèles, passionnées, aimantes, charmantes. Aujourd’hui, par hasard, nous sommes arrivés à la Vela Blanca avec Mimi et Tatoo comme toujours, après avoir déjeuner chez Sarah au Paco Mer de son sublime, délicieux, incomparable, inénarrable, juste sublime calamar Marrakech. Et là, sur la plage préférée de Tatoo, surprise, pleins de monde, la bande du casino à déjeuner plus un ou deux autres monôme au bar….. Eddy qui me propose sa pina colada….je succombe ! Et grand bien m’en fasse, c’est divin. La meilleure, mais pour de vrai, meilleure que j’aie dégustée de toute ma vie ( et je vous assure qu’elle est longue et savoureuse ma vie….). Puis on m’attrape, on me parle, des gens charmants, sympas…. C’est pour vous Véro, paraît que vous appréciez mes modestes propos…..Une photo, ils vous l’envoient, c’est magique la technique…. Et bien ce petit clin d’œil est juste pour vous, Véronique. En attendant de vous rencontrer pour de vrai. Pleins de bisous gorgés de soleil de Las Terrenas…..

Détournement en fa mineur……

Un petit cadeau pour vous faire patienter en attendant l’album.

Détournement en fa mineur est le second titre en ligne de l’album Indulgence d’Anne Satin dont je vous ai longuement parlé dans un précédent article (Anne Satin, en route pour une nouvelle vie). Après si tu savais qui se moque avec désinvolture des cancans et de la jalousie, Détournement en fa mineur nous raconte l’histoire d’amour possible entre une femme mûre et un tout jeune homme. Paroles fortes et sensibles à la fois, mélodie douce, arrangements somptueux, Anne nous dévoile là encore une autre facette de sa personnalité d’artiste déjà confirmée.

Anne Satin, en route pour une nouvelle vie. Son tout premier interview d’artiste.

Un petit air de Zazie, un joli brin de voix délicat à la Carla Bruni, Anne Satin lève le voile sur sa nouvelle vie.

Ca ne vous ait jamais arrivé d’avoir envie de passer un petit moment avec une personne. Juste parce qu’elle vient de faire un truc énorme qui vous a profondément touché. Et juste parce que vous vous dites que ça fait 14 ans que vous vivez dans le même village du bout du monde et que vous n’avez même pas pris le temps de la connaître. Et bien voilà, ça, c’est fait. Et je dois dire que j’en suis ravie.

Nous avions rendez-vous à 11h dans un décor somptueux, tout au bord de la mer. Et, pendant 2 heures, nous avons fait connaissance, papoté, rigolé. L’espace d’un moment suspendu, en aparté, la jolie Anne s’est dévoilée, s’est racontée. Et, presque en catimini, sur la pointe des pieds, je suis entrée dans sa vie et ses pensées.

Elle est belle Anne. La beauté sereine d’une grande fille sportive bien dans sa tête et droite dans ses basket, débordante d’énergie mais toujours posée avec ce maintien gracieux qu’elle doit à ses nombreuses années de danse classique. 25 ans de Caraïbes, 23 ans comme chef d’entreprise aux côtés de son mari Stéphane, 2 grands enfants, une jolie maison. La dame a tout pour être heureuse et croyez-moi, elle l’est. D’autant plus qu’elle vient d’accomplir un rêve qui lui tenait à cœur depuis son enfance sans vraiment pouvoir le définir: se lancer dans la musique. Mais attention, à fond, pas en amateur, pas juste histoire de « karaoker » avec les potes. Non, non, Anne, auteur-compositeur et interprète est sur le point de sortir son premier album « Indulgence » dont cinq titres ont déjà été enregistrés dans un studio londonien avec des musiciens prestigieux.

Tout a commencé avec la rencontre d’un tromboniste anglais de renom Denis Rollins qui est devenu son ami, l’a initié au délice du jazz londonien et, sans ambages, l’a prise sous son aile.

Très jeune, Anne se nourrit de musique. Et si elle obtient d’excellents résultats avec la flûte à bec, c’est le piano qui la séduit le plus et conserve ses faveurs. Mais, elle se passionne aussi pour la littérature, persuadée au fond d’elle-même de devenir un brillant écrivain…. A presque 40 ans, elle se remet au piano, avec ardeur, passant du classique au moderne avec une facilité déconcertante.  Il y a juste un an, un drame vient bouleverser sa vie. Son père qu’elle adore meurt dans ses bras. Le choc est terrible mais un déclic se produit dont elle parle comme du dernier cadeau de son père, peut-être le plus beau. Elle se met à transcrire sur du papier les émotions si fortes de cet instant difficile. Ses notes se transforment en un magnifique poème doux-dure, touchant et électrisant qu’elle s’empresse de mettre sobrement en musique. « Laissez-moi croire », un bel hommage au disparu, plein de pudeur, déchirant par sa retenu. Un superbe solo de trombone joué par son ami Denis Rollins souligne la gravité de l’instant et confère à ce titre une dimension bouleversante. Dans la foulée et mue par une créativité surprenante, elle écrit et compose quatre autres titres, très différents dont le déjà célèbre « Si tu savais », son premier clip.  C’est dans sa vie de femme mûre et belle qu’elle puise son inspiration. De délicieuses petites histoires, pas si anodines, dans lesquelles chaque femme « dont on chuchote l’âge » comme elle aime à le dire, peut s’identifier. Les amies, la jalousie, la séparation, la séduction …. En fil conducteur le temps qui passe inéluctablement…. autant de thèmes qui lui tiennent tellement à cœur.

Bercée dans son enfance par les mélodies envoûtantes de Brassens, Léo Ferré, Reggiani, Barbara, elle se passionne très vite pour Gainsbourg mais aussi pour Benjamin Biolay dont elle ne désespère pas de se rapprocher rapidement pour, pourquoi pas, une belle collaboration. En attendant c’est avec une autre pointure de la chanson, dominicaine cette fois que notre artiste va collaborer et, elle n’en est pas peu fière. Un duo, inattendu mais très attendu avec le célèbre Pedro Acosta, interprète, mais surtout parolier, entre autres du roi de la Bacchata Franck Reyes. Un événement qui la réjouit d’autant plus qu’elle espère aussi véhiculer dans ses chansons l’amour et la tolérance de l’autre, de la différence.

On papote, on papote et le temps passe, elle est radieuse Anne, elle démarre une nouvelle vie dont elle n’osait même pas rêver, bye bye l’écrivain, bienvenue l’artiste. C’est décidé, elle se lance à fond dans la musique, touchée et boostée par  les éloges unanimes et émouvants émanant des musiciens l’ayant accompagné dans sa première aventure. Il faut dire qu’elle m’a permis de jeter un œil très curieux sur sa messagerie et waouh venant de musiciens que l’on s’arrache dans ce monde très fermé, il y a de quoi être fière. Prochaine étape, enregistrement des derniers titres à Londres avec dans sa valise, elle l’espère Pedro Acosta, mixage, peaufinage et sortie de l’album. Son dernier rêve, collaborer avec Benjamin Biolay et monter sur scène. C’est tout le malheur que je lui souhaite.

Balade à Sanchez….

…. et découvertes intrigantes de paysages bucoliques, d’un ourson sauveur du monde ou de demoiselle, gourgandine effrontée mais pas effarouchée….

Gourgandine, en goguette….


Petit ourson soutient le monde….. qui en a bien besoin.

Lande?

Marais poitevin ou bien?

Oups, me suis trompée de page, ces images sont bien entendues sensées se trouver dans le blog de Michel michelvoleau.wordpress.com, mais comme c’est quand même vachement beau (vous ne trouvez pas), je les garde aussi chez moi.

http://michelvoleau.wordpress.com

 

Le porto, un joyeux à l’état pur, second dimanche….

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Quand on a la chance de recevoir la visite d’amis lointains, d’une amie venue de loin, on en profite pour refaire le tour du paysage et redécouvrir des endroits un peu oubliés. Ce fut le cas du sublime Porto, sur la belle plage de Portillo, à quelques mètres de la mer. Avez-vous déjà vu quelque chose d’aussi beau, d’aussi raffiné, d’aussi chic tout en restant terriblement bohème. La déco est juste sensationnelle, tendance indo-africain-asiatico-caraibes, savant mélange de matières nobles et belles et chères et de délicieux cadeaux de la nature, de grandes, somptueuses poteries délicates et de bois flotté, de belles tentures soyeuses et de rideaux de coquillages et de graines. Une armada de petits bateaux colorés a décidé de toiser l’océan tout proche, de le prendre de haut et se pavanent suspendus au superbe plafond. Les coins repos moelleux et cocooning se multiplient à l’infini, le teck réchauffé de jolis coussins joue la vedette à côté d’autres bois exotiques remarquables, de meubles en résine très tendance ou de l’osier naturel. La terrasse, près du beau bateau bleu déguisé en bar splendide est posée sur le sable fin de la magnifique plage ourlant l’océan aux eaux chaudes et cristallines. Par ci, par là, des chaises longues, des parasols, élégant mobilier de plage de bois et de paille invitent à la paresse. Le beau parquet délicatement teinté du resto repose sur des pilotis, les tables sont joliment dressées et, clou de la visite, les toilettes sont à tomber raides….. Nous n’avions prévu que d’y prendre un verre, retenues ailleurs pour le déjeuner. Ce fut un moment très agréable dans un décor absolument divin sans aucune faute de goût. Un vrai régal pour les yeux. Ca y est j’en suis amoureuse. J’adore!!!!!

Et, comme ce jour-là, nous n’avions pas pu déjeuner dans ce superbe endroit, j’y suis retournée hier, avec Mimi et Tatoo. D’abord, je ne vous raconte pas l’angoisse pour sortir Mimi de son triangle magique et quotidien Paseo, XO, Voile Blanche, il a fallu négocier et, le pire, c’est que pour Tatoo, c’est pareil, arrivé au Porto, indifférent aux merveilles qui l’entouraient, monsieur Tatoo faisait la gueule. Oh…. pas pour longtemps! Une petite Caipiroska pour commencer (Ca nous a rappelé Rio et plus précisément Copacabana où, tout le long de la plage, des tas de petits kiosques proposent des caipiroska surgelées… mais oui …..avec vodka et non cachasa….. on en était restés bouches bées….) . Donc, petite caipi, coup d’oeil à la carte! Rien d’extraordinaire, mais des propositions originales et appétissantes. Des pizzas, des pâtes, les éternelles dorades mais aussi des tapas plutôt sympas. Boulettes sauce piquante, dés de poulets et poissons croustillants, anneaux de calamars frits et, pour nous, ce fut jambon serano, juste sublime, et melon frais, sucré à point puis, histoire d’y goûter, tempuras de légumes, courgettes, aubergines, oignons et leur petite sauce délicate. C’était frais, savoureux, copieux, parfait pour un déjeuner tout à fait dépaysant, les pieds dans l’eau dans un endroit magique.

Alors les mauvaises langues, cessez vos commérages, non seulement Le Porto est un endroit d’exception pour son décor extrêmement raffiné dans ses moindres détails, mais la carte, à côté des classiques habituels communs à tous les restos de plages proposent de vrais originalités. Moi, j’ai adforé ce dimanche hors du temps.

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