Et la mer dans tout çà…

…mais oui, j’y viendrai plus tard, pour l’instant, en toute décontraction, sous un soleil resplendissant et un ciel bleu époustouflant, suivez-moi dans une douce balade bucolique dans les secrets de mon jardin magique. Les plantes y poussent en toute liberté, ce n’est que rarement qu’elles aperçoivent le bout du nez du jardinier, même qu’elles n’en sont pas effarouchées. Intrépides, implacables et rebelles, contre vents et marées, elles poursuivent inexorablement leur vie de belles plantes tropicales, elles se cachent, se rencontrent, s’épousent, se mêlent, font des bébés dans des pots de terre, ravis de l’aubaine. Vert d’eau, vert anis, vert pomme, vert mousse, lianes, lierre, fougères, palmiers, aréquiers, bananiers, goyaviers, papyrus, bambous, gingers, arbre de fer, ficus, flamboyants, frangipaniers, hibiscus, bougainvilliers, puta de noche…, c’est un festival de bonheur, de couleurs. Et, ce n’est pas la petite famille d’oiseaux qui, sans vergogne pique-nique sur les bambous frêles mais solides qui vous dira le contraire.

Puis, un jour, les cocotiers sont trop hauts, trop vieux, trop fragiles, c’est la faute des carpinteros insatiables qui les picorent inlassablement pour dénicher de petits insectes ou y construire leur nid douillet, en duplex, c’est mieux. Alors il faut se résoudre à les effacer du paysage. C’est Eladio qui s’en charge avec brio. Oui mais, c’est tellement cruel de supprimer un arbre, alors je récupère les troncs. Non, ils ne finiront pas dans un four à pizza mais continueront d’égayer leur jardin joli et serviront d’appui à de vilains petits pots presqu’oubliés où les belles plantes déposeront leurs bébés, à quelques lanternes rouillées et d’abris à des petits lézards fripons.

Je l’aime mon refuge, un peu farouche, un peu sauvage, comme moi.

Et la mer dans tout çà…

Nous y voilà. Rassurez-vous, elle n’est jamais bien loin. Elle se pavane telle une enfant un brin intrépide, à quelque 200 mètres de là. Juste au bout du chemin, là où fleurit le beau flamboyant. Quelques pas et on la voit. Indolente, bordée d’un sable tout doux sous les majestueux cocotiers, elle me rassure et m’apaise. Parfois de délicieux petits bateaux blanc s’y promènent avec nonchalance. Mais, quand la belle est tourmentée, quand elle montre sa colère, inutile de cheminer jusqu’à elle, on entend ses grognements furieux jusque dans le jardin… arbres et fleurs en sont tout chamboulés.

Un joli mois de mai qui s’annonce, belle balade mes amis.

Naika. Le talent n’attend pas le nombre des années…

C’est sa maman, la douce Gervaise que j’ai rencontrée en premier. Tu m’étonnes, la même passion nous anime, l’amour des animaux. Sauf qu’elle… c’est une passion dévorante. A l’instant où je vous raconte la petite histoire de Naika,  ce ne sont pas moins de 110 toutous, minous, oiseaux, cocottes … qui vivent dans leur maison… Oui, passion dévorante.

Mais revenons à nos moutons ou plutôt à la jolie Naika. En fait, au départ, notre rencontre est encore une histoire de 4 patounes puisqu’elle assiste depuis quelques mois le docteur de mes bébés, Enrique, mon vétérinaire adoré. Elle câline, chouchoute, toilette, calme et rassure les petits patients de la clinique… elle adore ça, mais pas que.

Naika, 20 ans à peine est une véritable artiste. Toute petite déjà elle adorait jouer avec les couleurs, peindre, dessiner, s’émerveiller devant les œuvres des grands maîtres, s’essayer à les copier, oser l’acrylique, tenter l’aquarelle, puis découvrir son style, tomber amoureuse du pastel. A 15 ans, elle déniche un cursus de cours motivants et fonce tête baissée dans ce qui devint sa passion. Adieu les pinceaux, les chevalets, les tubes de couleurs, les temps de séchage infinis, bonjour les crayons de pastels secs aux mille couleurs, le papier canson velouté, si doux au toucher, le carnet de croquis qui devient son inséparable copain et qu’elle emporte partout avec elle. Peu à peu, son style s’affine, le trait se précise et les couleurs s’épousent pour un rendu juste bluffant. Pastelliste accomplie, elle maîtrise à merveille les jeux d’ombre, de lumière et de couleurs si caractéristiques du pastel et éprouve un plaisir infini à croquer pas à pas les animaux coquins qui l’entourent mais surtout les gens qu’elle croise au hasard d’une rencontre.

Le pastel est une technique riche, agréable, extrêmement intuitive également, puisqu’il s’agit de s’exprimer directement sur le papier à l’aide du bâtonnet sans avoir recours à un intermédiaire comme l’eau, le pinceau, la palette. De plus, le bâtonnet de pastel étant composé de pigments seulement agglomérés à du talc et de l’eau gommée, les coloris d’un pastel résistent à l’épreuve du temps.

A l’aide d’une photo ou du modèle en chair et en os, Naika commence par esquisser au crayon gris les traits du sujet puis les couleurs entrent en jeu, s’animent pour rendre avec brio les effets de matières, les étoffes, la carnation des visages, le mouvement des cheveux, l’élégance d’un geste, le charme d’un sourire. Une atmosphère ouatée, privilégiée qui, protégée par la surface laquée d’une vitre deviendra inaccessible à l’usure du temps.

Jeune et jolie et talentueuse, Naika rêve de faire connaître son pastel au plus grand nombre A l’heure où l’art et la culture sont muselés, partons à la rencontre de quelques-unes de ses tendres images-poèmes tout en couleurs… Et, si le cœur vous en dit, Naika sera ravi de réaliser votre portrait tout en douceur.

La Fête des Fous, c’est fini … ou presque…

Histoire de voir la réalité de ce rassemblement culturel, cliquez sur le lien ci-dessus.

Les doux participants à cette mascarade grotesque on laissé de leur passage un joli cadeau à la municipalité. Elle est belle la  »culture ».

Vivement l’année prochaine, j’ai 364 jours pour tenter de comprendre où elle se cache (la  »culture ») et apprendre à respecter ces mi-humains qui saccagent notre vie et leurs plages… en fait, non, je ne m’y ferai jamais…

Pardon mes détracteurs. Je sais, faut plus me lire, d’ailleurs j’ai déjà fait un petit ménage de printemps…

Coup d’gueule…Mon château de feuilles est bien triste….

Il y a 17 ans, c’est dans un quartier tranquille, délicieuse campagne à deux pas de l’océan qu’il a vu le jour, mon château de feuilles… un chemin de sable, beaucoup de cocos, devant, derrière, partout, de vastes espaces bucoliquess où se baladaient chèvres et chevaux, quelques cocottes gourgandines aussi, des canetons, des dames oies et même deux ou trois ânes fripons. Une joyeuse pagaille de petits êtres plus mignons les uns que les autres… C’était avant.

Puis, petit à petit et plus vite ces toutes dernières années, le quartier longtemps presque oublié a connu un regain de popularité. Il faut dire, en vrai qu’il est idéalement situé. Las Ballenas demeure l’une des plus belles plages du village, très peu impactée par la montée de l’océan. Des bistros sympas, le village pas loin, on peut même y aller à pieds en longeant la mer… Rançon du succès, les constructions se sont multipliées. Transformation de maisons existantes tout d’abord, une puis deux, puis trois…. ; Immeuble de plusieurs étages, mais oui ils ont osé, tout au bout du chemin, donc loin du château de feuilles ; lotissement improbable entouré d’un grand mur, juste devant ma maison, quatre, cinq, six villas, j’ignore combien en fait… assez surréaliste au départ pour nous, les tout vieux de tout avant que ça ne pousse de partout, mais, il faut le reconnaître, à l’arrivée, un projet élégant, finalement intégré au paysage et très peu dérangeant… Puis, ce qui me semblait un cauchemar et qui est en fait une belle rencontre et un résultat à l’image des maîtres des lieux, deux superbes villas contemporaines, tout contre le château de feuilles, belles, grandes mais noyées dans la végétation et tellement discrètes que je n’en vois que le bout de leur joli toit et encore, dans quelques temps quand leurs palmiers seront grands, je ne les devinerai plus que par le murmure du vent dans les palmes. Bref, en 17 ans, le quartier Los Corales a bien changé mais, jusqu’à ce jour, l’harmonie était une règle jamais bafouée. Un peu plus peuplé, certes mais toujours charmant.

Là où tout a chaviré c’est lorsqu’un jeune dominicain de New York est tombé en amour pour un tout petit, petit terrain au bout de mon jardin. Un délicieux espace d’environ 300 m2, envahi par une végétation exubérante qui, ces derniers temps servait de garde-manger à une famille de chèvres coquines pour le plus grand bonheur de Zoé, une de mes petites chiennes qui passait ses journées à les observer. Puis, un beau matin, un dimanche de surcroît, tronçonneuse à fond la caisse… aie ça commençait mal, après plus de 10 ans de constructions tous azimuts, le dimanche je ne supporte plus aucun bruit…Et il a fallu monter le ton pour que le bruit arrête… Mais le lundi, c’est toute une armée de travailleurs qui a débarqué sur le petit terrain, puis le lendemain et le lendemain. Le propriétaire, propre sur lui, poli et charmant au demeurant est venu se présenter gentiment. Il travaille dans la publicité à New York et va construire sur ce terrain tout mignon une jolie petite maison pour venir de temps en temps avec son épouse. Bien. Publicité, design, jeune, il doit aimer le beau… je voyais bien une ravissante maison de vacances.

Quelle erreur et quelle horreur, moins de 2 mois après le début des travaux, un immonde pavé de blocs et de bétons est sorti de terre. Il occupe absolument toute la surface du mignon petit terrain où bien entendu ne subsiste pas l’ombre d’un arbre, pas un brin d’herbe, pas un oiseau. Il comporte déjà deux niveaux, soit plus de 6 m de hauteur et… c’est pas fini, une meute d’ouvriers s’agite sur ce qui aurait du être le toit de béton s’obstinant à y déposer parpaings et structures de ferrailles…. Il parait qu’ils ont le droit… Quel gâchis et quelle tristesse de constater qu’il existe des individus si peu soucieux du voisinage, sans aucun sens de l’esthétique, ignorant tout du beau et du plaisir de vivre en harmonie. Et même si, le château de feuilles est construit loin de cette vision de cauchemar, même si je le remarque à peine sauf à être juste devant, je trouve vraiment que ‘’It’s a shame !’’.

Un brin d’histoire, ça ne peut pas faire de mal… Chapitre I

 

République Dominicaine… Petit tour d’horizon…

Un pays tout en contrastes

Bercée par les eaux limpides de la mer des Caraibes et de l’océan Atlantique, la République Dominicaine, chouchou des touristes de tous poils mais aussi des investisseurs malins, occupe une place stratégique au milieu de ses célèbres sœurs, Cuba et Porto Rico. Elle partage avec Haiti l’île d’Hispaniola et, quoique menue, elle s’enorgueillit de pas moins de 1600 kms de plages préservées, plus belles les unes que les autres.

D’aucuns diront que la République Dominicaine est un condensé câlin de tout ce que la nature peut offrir de plus agréable… 3 chaînes de montagne voluptueuses animent le territoire d’est en ouest et se targuent de détenir le sommet le plus élevé des Antilles, à savoir le Pico Duarte, culminant à 3098 mètres. Autre record, et pas des moindres le lac Enriquillo, célèbre bien au-delà de nos frontières, se situe tout simplement à 45 mètres sous le niveau de la mer. Outre, les fabuleuses plages du littoral, de ci delà, de vertes vallées fertiles côtoient des zones semi-désertiques.

Le climat est à l’avenant, varié et parfois surprenant. Dans les zones montagneuses, les températures dépassent rarement les 18*. Durant les mois de janvier et février, les plus ‘’rudes’’, il n’est pas rare de relever des températures frôlant les 0 degrés dans la chaîne centrale alors que sur les plages et dans les plaines, l’ambiance et le thermomètre hésite entre les 25 et 27 degrés.

Population

75% des 10,5 millions d’habitants peuplent les zones urbaines. Majoritairement mulâtre, la population compte environ 16% d’individus de race blanche, descendants pour la plupart d’européens et 11% de noire d’origine africaine. Le peuple d’origine, les Tainos ne représente plus que 4% de la population.

Parmi les villes importantes comme Santiago, La Romana, San Pedro de Macoris, Higuey, San Francisco de Macoris, Puerto Plata et La Vega, la capitale Santo Domingo avec ses 3 millions d’habitants est la métropole la plus peuplée des Caraibes et de l’Amérique centrale.

Histoire d’Hispaniola

Avant l’arrivée de Christophe Colomb le 5 décembre 1492, l’île qu’il a baptisée Hispaniola, était peuplée de Tainos, un peuple grégaire en provenance de l’Amérique du Sud. Maladies importées par ces conquistadores espagnols et mauvais traitements ont conduit à leur rapide extinction.

Escale idéale, Hispaniola accueille les colonies espagnoles en partance pour l’Amérique. Fondée en 1496, Santo Domingo de Guzman fut le premier siège du gouvernement colonial espagnol, de la première vice-royauté d’Amérique, de la première Audiencia et de la première université (celle de Saint Thomas d’Aquin, 1538). Mais l’Espagne ayant conquis des terres bien plus riches comme le Mexique et le Pérou, Hispaniola, boudée par ses colonisateurs connut un déclin de 3 siècles et un dépeuplement considérable. Au début du XVIIème siècle, les quelques habitants qui restèrent s’étant repliés dans la partie orientale, les Français en profitèrent pour s’approprier la partie occidentale devenue Haiti. Mise au pied du mur, en 1795, l’Espagne céda officiellement les deux tiers orientaux de l’île à la France qui, comme elle, étendit son emprise sur toute l’île.

De 1795 à 1844, le territoire de l’actuelle République Dominicaine fut gouverné successivement par la France (1795-1808), l’Espagne (1809-1821) et Haïti (1822-1844). Le 27 février 1844, un groupe de patriotes, mené par Juan Pablo Duarte, proclama l’indépendance du pays. Cependant, en 1861, devant les menaces constantes d’invasion, la République Dominicaine se rapprocha de l’Espagne; toutefois, cela ne dura que quatre ans. Des guerrillas incessantes pendant trois ans ont mené le pays à la restauration de l’indépendance en 1865.

La période entre 1865 et 1916 se caractérise par une instabilité politique sans fin et l’endettement progressif du pays. En 1916, pendant la première guerre mondiale, les États-Unis occupèrent la République Dominicaine pour des raisons stratégiques. L’occupation de l’Amérique du Nord dura jusqu’en 1924. En 1930, Rafael Trujillo arriva au pouvoir et gouverna le pays avec une main de fer pendant 31 ans jusqu’à son exécution en 1961. S’ensuivit un nouveau chaos politique jusqu’à l’élection en 1966 de Joaquín Balaguer à la présidence de la République. Actuellement, le président Danilo Medina du Parti de la libération dominicaine (PLD) est au pouvoir.

Confinement malin : confinement câlin

 

La République Dominicaine, et, par conséquent, notre petit village de Las Terrenas obéit à la règle inéluctable du confinement. Depuis la mi-mars, il est fortement recommandé, voire obligatoire de rester chez soi. D’ailleurs, tous les commerces, hormis les supermarchés et colmados ont fermé leurs rideaux et depuis quelques semaines, les plages sont strictement interdites. Quelques touristes italiens, bien évidemment au-dessus des lois ou complètement à l’ouest, en ont été pour leur frais et encore, ils s’en sont bien tirés. A 6 ou 8, ils se prélassaient sur la jolie plage de Ballenas. Bing, guagua de la police, direction le cartel. Ils avaient l’air malin en maillot de bains… Par chance pour eux, ils s’en sont sortis avec une belle multa (amende) et ne sont pas passés par la case prison comme d’autres avant et après eux. Mais si, dans la journée, les sorties sont cependant autorisées, seuls, et surtout pas en groupes, pour faire ses courses, aller à la banque ou se dégourdir les jambes, dès 5 heures le soir et jusqu’à 6 heures le matin un couvre-feu est instauré dans tout le pays. Et, croyez-moi, là on ne rigole plus. Des voitures de police patrouillent à la recherche du malotru qui aurait fait fi de l’interdit. Armés jusqu’aux dents, les policiers prennent leur rôle à cœur, il se dit même que certains auraient tendance à faire du zèle… Les contrevenants sont sur le champs conduits au play transformés en prison géante pour l’occasion. Ils seront condamnés à une peine de travail obligatoire, genre nettoyage de la plage ou des rues du village.

C’est à l’occasion de grands chamboulements de la sorte que l’on se rend compte de la vraie personnalité des gens que l’on côtoie et, franchement certains sont admirables. A Las Terrenas, par exemple, une association fantastique a vu le jour. Conscients des terribles conséquences de l’arrêt économique du village, un groupe de gars, de filles, amoureux du village et de ses habitants a remué ciel et terre, s’est bougé tous azimuts pour permettre tout simplement aux plus démunis de continuer à se nourrir, à se laver, à rester digne. Cagnotte, tire-lires, charriots dans les supermarchés, chaque jour inlassablement, ils récoltent, trient, empaquètent et livrent au fin fond des campagnes les plus reculées le précieux riz, le lait pour bb, le savon, les conserves et les produits frais…. Bravo Chantal, France, Pat, Patricia, Christophe, Dominique, Ayda et tous les autres, merci pour votre belle âme.

Puis, il y a Lindo qui a su saisir la balle au bond. Dès le début du confinement et donc de l’angoisse de la maladie, ils ont mis au point un système de vente en ligne qui s’améliore peu à peu pour devenir pratiquement parfait. On commande, ils livrent, (même à Las Galeras, une fois par semaine) et acceptent un règlement par carte à la livraison… même plus besoin de faire la queue leu leu à la banque pour chercher de l’argent liquide, ganté et masqué…. et oui, ici le masque est obligatoire sinon c’est … le play…

Il y a sûrement encore bien d’autres actions remarquables ici ou ailleurs dans le pays. Un petit pays qui, ma foi, se défend du mieux qu’il peut devant cette saloperie de virus si mysterieux.

Puis, il y a moi…. Confinée ? non, rester chez moi est juste mon credo, ma délicieuse manière de vivre, mon plaisir et mon plus grand bonheur. Je pratique avec volupté cet art de vivre depuis des dizaines d’années et ne m’ennuie jamais. D’abord, selectionner le petit coin douillet du moment, hamac cocooning à l’ombre de grands arbres ou confortable chaise longue au bord de la piscine feront l’affaire… Puis, lire (merci Ludo), écrire, nager, travailler un peu (mais oui Karim), faire des bisous à Tatoo,  jouer à la baballe avec le beau Leo, insatiable joueur de baballe devant l’éternel… parfois quand il est là, faire la causette à Mimi, c’est qu’il s’échappe celui-là, confinement connaît pas… Bref des journées bien remplies pour un confinement malin, un confinement câlin.

Petite douce balade à travers une journée bien ordinaire.

Coup d’cœur : Las Terrenas Solidaria

Chantal…. Rencontre avec une femme batailleuse et persévérante.

Blonde, belle, bien connue pour son goût exquis en matière de mode et son don inoui pour rendre les femmes jolies…. On raffole toutes de son Côté Soleil….Sauf que, Chantal en cette période trouble, devant nos yeux ébahis a montré une autre facette de sa personnalité…. Dès les premiers instants, comme un petit soldat au combat, elle a décidé de ne pas attendre bien sagement confinée que les choses se passent….ni une ni deux, elle crée un compte pour réunir un peu d’argent, elle fonde un groupe ‘’Las Terrenas Solidaria’’, rameute ses troupes et s’entoure d’une véritable petite armée de bénévoles plus dévoués et opiniâtres les uns que les autres….

Las Terrenas Solidaria

La machine est en marche et part au combat pour aider au maximum tous les miséreux du village et des alentours…. Nourriture, couches pour BB, produits de première nécessité et indispensables comme le savon, le chlore, la lessive…. masques gracieusement confectionnés par Raym ou la douce Alexandra de Dream Bag. Les supermarchés, Lindo, Pola…. et leurs clients participent à l’élan communautaire, produits négociés comme le riz, charriot à disposition des acheteurs pour y disposer de quoi nourrir et aider les plus pauvres…des tire-lires sont installées ici et là, à la pharmacie française du Paseo, à la Boulangerie de Philippe et Rachel qui, d’ailleurs offrent depuis le début le pain invendu à l’association…. Puis, il y a ceux comme la Cave à vins du Paseo qui mettent leur boutique à la disposition de toute cette petite ruche besogneuse, on y rassemble les précieuses marchandises, on y élabore des plans d’attaque, on y cuisine même avec le cœur quelques petits plats à offrir, juste pour le plaisir de faire plaisir….. Puis il y a eux, les combattants de première ligne, qui n’hésitent pas une seconde à se rendre dans les barrios les plus reculés pour livrer les dons soigneusement recueillis…. Patrick, Dominique et tous les autres…. Leur récompense : le sourire éclatant de toutes ces familles tellement reconnaissantes. Le point commun de toutes ces petites âmes courageuses, l’amour de ces dominicains qui les accueillent dans leur beau pays….

Bravo Chantal, bravo tous les autres, vous êtes fantastiques et le mot est faible. Gringos dominicanos, c’est ainsi qu’ils vous nomment tous ces laisser pour compte, incapable de s’en sortir sans votre aide précieuse et, juste, juste ça suffit pour vous mettre la larme à l’œil et repartir au combat.

Vous aussi, loin et confinés, amoureux de notre village, pouvez aider Chantal et tous ces incroyables bénévoles, il vous suffit de vous balader sur la page Facebook Las Terrenas Solidaria, et de faire un petit don ou un gros don à la cagnotte Leetchi mise en place. Merci pour eux…. On est tous dans la même galère.

Ludique et largement inspiré par la mer, Sergio B nous ouvre ses portes.

L’air trop mignon d’un gamin mutin pris la main dans le sac, il dit ‘’c’est mon denier restaurant, alors, j’ai eu envie de le baptiser Sergio B’’.

A quelques heures de l’ouverture, sur la pointe des pieds pour ne pas déranger, partons à la découverte du monde fantasque et fascinant de Sergio B, personnage attachant, bout en train atypique, créateur entre autres du Gaia et de Blue Fish, roi de la nuit et de la fête que l’on ne présente plus.

Embruns marins…

Sans vergogne, la mer et tout son univers s’est invitée dans ce bel endroit bourré de charme et de poésie, situé face aux jolies cases colorées du Village des Pêcheurs. J’y déambule, émerveillée, au milieu d’une végétation exubérante, savoureux mélange de discipline et d’imagination débridée. Fonds marins réinventés, aquariums géants plus vrais que nature où batifolent une ribambelle de poissons chatoyants, tout droit sortis de l’imaginaire d’artistes locaux. Tout près du ravissant bar à sushis, c’est une cambuse chic qui nous accueille, habillée de bois précieux, hublots rescapés d’un bateau échoué et percée fascinante d’un mur de pierre sur le plus beau des points de vue marin. Autour d’un vocabulaire simple et joyeux, l’humour en prime, la déco particulièrement soignée vous invite à la détente. Le raffinement est partout jusque dans les somptueuses toilettes aux larges fresques signées Alfredo Castillo.

Côte cuisine…

Tout juste débarqué de sa Camargue natale, Gregory, jeune chef talentueux et créatif n’a pas oublié de glisser dans son paquetage les saveurs du Sud qui lui sont chères. Avec lui, l’évasion culinaire est au rendez-vous. C’est en travaillant aux côtés des plus grands qu’il a pris soin d’affûter sa technique et de développer son incroyable créativité. Essentiellement concentrée sur les produits méditerranéens, la cuisine de Gregory, délicate et féminine, mixe les influences, proposant une expérience ludique et dépaysante. Terre et mer s’épousent, les sauces légères et savoureuses sont remises au goût du jour, la pomme de terre retrouve ses lettres de noblesse au côté des légumes croquants. La carte alléchante et variée séduira les gourmets de tous poils…. Grandes assiettes à partager en entrée, churasco d’exception et son chimichurri argentin ou encore filet de bœuf et sa fondue d’échalotte à la bordelaise pour les amoureux de la bonne viande. Moules marinières comme à Bruxelles et frites maison, soupe de poisson à la catalane et ses petits croûtons de rouille, cassolette retour de pêche, nuggets ou fish burgers pour les petits matelots et pour les becs sucrés, une farandole de desserts gourmands comme la tarte tatin à l’ananas à la vanille de Madagascar ou le nem banane nutella, sauce coco…. Et, si l’on ajoute à toutes ces promesses gustatives le plaisir d’assiettes superbement dressées, on a une seule envie, découvrir vite, vite ce nouvel endroit atypique et convivial qui deviendra, ça j’en suis certaine, le spot incontournable.

Si le cœur vous en dit, Gregory et Sergio vous ont concocté un menu de la St Valentin aux petits oignons, histoire de vous mettre l’eau à la bouche et d’aiguiser votre curiosité, je ne vous parlerai que du mille feuilles de foie gras aux poires caramélisées…

Bravo Sergio pour ce merveilleux établissement tout à ton image, tu nous gâtes et c’est un grand honneur.

Sergio B vous accueille chaque jour à partir de 2 pm pour un service d’exception en continu….

Cliquez sur le lien ci-dessous pour une video, comme si vous y étiez….

https://web.facebook.com/sergi.blanch.3/videos/10220936797833961/?_rdc=1&_rdr

A l’approche des fêtes….

A l’approche des fêtes, Las Terrenas revêt ses habits de lumière. Par petites touches scintillantes, de ci, de là, la belle nous fait rêver…. chapiteau de lucioles jolies au Paseo, sapins scintillants ou…. tout comme… à l’Aligio; un judicieux recyclage de canettes et bouteilles de soda et c’est une pieuvre maline qui nous émerveille; papa Noel n’est pas en reste, ses rennes coquins et son joli traîneau l’attendent tout près de la mer. Il n’aura plus qu’à sauter dedans, dans un grand élan pour s’échapper dans le ciel et nous livrer ses merveilleux cadeaux.

Merci Patricia pour ce délicieux reportage photos dans les rues du village…. et merci Mimi pour cette rencontre avec dame pieuvre. Malicieuse, elle danse, elle sourit, est bien belle.