C’est comme quand, c’est comme si….

C’est comme quand on a une rage de dent de tous les diables et qu’on arrache la sale molaire qui nous fait souffrir, c’est comme quand on est dans un avion au milieu du ciel secoué par une série de turbulences bien turbulentes qui nous font remonter le cœur dans la gorge, façon montagnes russes et puis que ça s’arrête tout d’un coup…. C’est comme si, tout petit môme on avait fait une énorme connerie, mais énorme et que … ben non c’était juste un cauchemar….

Et bien là, c’est pareil. Quand on tremble, un peu ou beaucoup en suivant avec angoisse les trajectoires fluctuantes d’un phénomène cyclonique, et que l’on se lève le matin, que le ciel est tout bleu et que, ouf, c’était effectivement une fausse alerte…. on se sent libérés, tellement bien. Les petits tracas du quotidien s’effacent pour laisser toute la place à une belle allégresse.

Voilà, Dorian n’est plus pour nous qu’un souvenir, un vilain petit pavé chagrin ancré dans la saison cyclonique 2019, un phénomène que l’on observe presque, à présent qu’il est loin de nous, avec une certaine tendresse. Sympa quand même de nous avoir contourné. En même temps j’avais croisé les doigts de nous mes 4 patounes pour en arriver là et les miens et ceux de Mimi…. Ca aide.

La saison cyclonique est loin d’être terminée et nous risquons encore de nous angoisser (enfin moi surtout)…. pour rien j’espère. M’en fou mon château de feuilles a fermé ses grands yeux qui regardent le ciel. Il ne les rouvrira que fin novembre quand le temps sera serein pour de vrai, les journées douillettes et que la vie délicieuse poursuivra son cours nonchalant.

Un dimanche à la mer….

Le dimanche, j’aime bien paresser à la maison avec mes toutous ravis. Et, même si l’on pourrait croire que c’est un jour comme un autre, vu que depuis belle lurette nous n’avons plus l’angoisse du réveil qui sonne le lundi matin pour nous ramener aux réalités de la vie, il n’en est rien. Le dimanche, sous les tropiques, c’est câlin, c’est un brin décousu, on flâne, on chante, on est bien. Et, ce dimanche, hier, pour une fois, j’ai décidé, tout de go de rejoindre Mimi dans son méga-voleau-tour (les initiés comprendront). Rendez-vous à….

La Vela Blanca

C’est à deux pas de chez moi, pratique, je m’y rends à pieds avec Ti’ Tatoo (aux anges le ti tatoo). Mais que c’est beau, je ne m’en lasserai jamais, cheminer sur la plage dans une eau frôlant les 30°, un petit chien joyeux gambadant dans vos jambes, c’est rien que du bonheur.

Il y a du neuf à La Vela Blanca, enfin pas vraiment du neuf, plutôt une judicieuse association de talents. Vous vous souvenez, je vous ai parlé il y quelques temps de Yann et Carole du Waikiki…. Mais si, c’est pas si vieux (https://dorislasterrenas.com/2018/06/13/le-waikiki-la-saveur-dune-cuisine-bistrot-face-a-la-mer/). Yann est un cuisinier, un vrai, un qui ne fait pas semblant, amoureux des petits plats traditionnels bien franchouillards et artiste es-desserts. Et bien, figurez-vous que lui et Thierry de la Vela Blanca ont décidé d’unir leurs talents. Une bonne cuisine avec Yann agréablement secondé par la gentille Carole. Thierry, c’est la décontraction, la bonne humeur, la fête, la pétanque, les potes, le karaoké, et….. le spot. Un endroit fabuleux dont on ne peut se lasser, que j’aime depuis toujours. Depuis quelques jours, à l’heure du déjeuner, une carte sympa et une suggestion alléchante. Tête de veau sauce gribiche, joue de bœuf mijotée, tendre escalope de veau gratinée ou encore une plus que parfaite marmite du pêcheur. Hier c’était pièce de bœuf à l’os grillée au BBQ et son petit écrasé de pommes de terre, parfait, on s’est régalés!!!! Les desserts, j’en parle même pas ou bien…. mousse au chocolat aérienne, tiramisu d’un autre monde, sublimes profiteroles ou encore, pêché mignon de Mimi, brioche perdue au caramel de beurre salé et sa petite boule de glace vanille. C’était bon et bien. …. Histoire de prolonger ce moment de bien-être, on grimpe dans l’auto de Mimi, direction….

L’Eden

Chez mon ami Pierre. Waouh, c’est la fête à l’Eden. Il y a un monde fou, toute la jet set de Las Terrenas s’est donnée rendez-vous « au paradis » pour faire la fête. C’est sympa ! Que des bouilles connues, Alain, Laurent, Jean, Sergio, Josée, Elsa, Jacques, Aude, Brice, Sandra, Clarisse, Jordi…… Le DJ est au top et maîtrise à la perfection un sujet qui, pourtant, doit lui sembler bien barbare…. La musique disco française des années 80 enchante tout ce petit monde . L’ambiance est décontractée et le rosé coule à flot, bon d’accord, les caipiriñas ne sont pas en reste, les Cuba ou autres Santo libres non plus d’ailleurs.  Dans ce décor de rêve, sous un ciel bleu de chez bleu et un soleil éblouissant, l’ambiance est sereine. C’est comme une parenthèse enchantée. Il y a de tout petits enfants gentils, de jeunes adultes même pas nés dans les années 80, des résidents, vieux de la vieille, d’anciens résidents, des nouveaux, des juste arrivés et tout le monde papote, gigote, danse même dans le sable, avec en toile de fond le plus beau des décors que l’on puisse imaginer. Merci Pierre pour ce délicieux moment de bonheur, de partage, d’amitié. On y prendrait vite goût, mais, je sais, tu m’as raconté les péripéties d’une telle entreprise. Dommage de ne pas réussir à convaincre ces « messieurs haut placés » du bienfait de telles initiatives sur l’image de marque du village.

Bientôt je vous raconterai pourquoi on est si heureux de vivre à Las Terrenas, c’est sûr, un beau dimanche à la mer comme celui-ci y contribue largement……