C’est beau!

019

Au Brésil, les saisons sont inversées par rapport a la Rep. Dom. Et oui, nous entrons dans l’hiver et, si les températures semblent nous prouver le contraire, madame la pluie se charge de nous le rappeler en se faisant de plus en plus présente, de plus en plus pressante. C’est simple, il pleut chaque matin, de bonnes grosses averses bien drues. Pluie abondante et marée d’equinoxe font la joie de mes 8 chenapans. En effet, la partie de la propriéte jouxtant le rio et la mer, s’emplit chaque jour d’une eau douce et tellement attrayante pour des fripons en mal de grosse betise. Poursuites endiablées, sauts dans l’eau qui clapote, ca gicle de partout, on joue a chat perché sur la passerelle de plus en plus brinquebalante. Mina est de la partie et la comtesse ne se prive pas de se donner en spectacle au milieu de tout ce petit monde ravi. Cheyenne et Diego menent la course suivis de pres par Capucine, persuadée de faire partie de la noble race des Malinois (c’est comme ca depuis toujours). Comanche aboie et Coca compte les points. L’eau, c’est pas son truc. Bref, ca dure de longues minutes jusqu’a ce que tout ce petit monde, épuisé et haletant vienne se frotter a mes jambes a la recherche d’une caresse…. d’un pardon.

Et oui, cette entrée dans l’hiver est bourrée de charme. Mon seul regret, le rio, crasseux, vaseux, encombrés de mille choses gluantes…. est impraticable, tant a pied qu’a la nage. Vite, il me faut un bateau.

C’est si beau la-bas, juste a portée de yeux. je ne me lasse pas, de ma chambre-bateau, de contempler cette beauté faite de mille teintes pastel en perpétuel mouvement.

Une bulle de bonheur qui se transforme petit a petit en coquet nid douillet. Le chemin reste long avant d’en faire un véritable cocon fini et comfortable, mais on s’y approche et puis, finalement, on a le temps.

J’aime ma nouvelle vie…

… a tel point que j’en oublie presque les horreurs qui se passent dans ce petit village que j’ai tant aimé, parfois regretté et que j’en viens a détester par la faute de débiles mentaux láches et abjects. J’ai tellement de mal a réaliser que parce que qu’un lieu dérange par son histoire, son aura, son renouveau, son succes, sa joie de vivre et sa serenite, on le brule. Mais ou va-t-on avec des actes aussi insensés et définitifs. Et dire que les pauvres imbéciles a l’origine de l’incendie du Syroz sont probablement fiers. C’est sur, ils n’ont pas eu a en subir la concurrence pour la Semaine Sainte. Et si, au-dela de notre peine et de notre rage, Michel et moi avons réussi a relativiser les dommages, je pense a Philippe, Loic, Nancy, a Gérard qui ont mis tout leur coeur pour redonner enfin une ame a cet endroit mythique. C’est moche.

Sale con, va bruler en enfer! Oh pardon…..

Je disais donc, c’est beau….

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