Une aventure fantastique

012

Bon, coté maison, on ne va pas s’éterniser, toujours autant de bordel, voire plus car chaque petite réparation est immédiatement suivie d’une plus grande. Mais bon, on s’y fait. On pose les verres la, puis la, puis la, ah non pas la, ya deja les assiettes, mes jolies assiettes en porcelaine signées Georges Sand, pas la non plus. Bref le camping s’installe de facon … provisoire? définitive? En tout cas, chaque soir jusqu’a neuf heures, on regarde TV5 monde sur notre grande télé. Apres, épuisés, on va se coucher dans la maison de nuit. Ben oui, pour vivre on a 2 maisons. Une de jour. Construite il y a plus de 30 ans pas un ou une illuminée, toute biscornue, faite de tous les matériaux immagineables, plus le plastique vert de Mimi et une plus récente et assez agréable, entierement vitrée. Elle ressemble a un bateau.

Hier, merveilleux dimanche. Pour la premiere fois, bravant ma peur des crocodiles (mais non j’rigole, y en a pas ici… enfin je crois) j’ai décidé, enfin de me rendre sur la merveilleuse plage de Rio Barra (ca c’est pour que vous regardiez sur Internet) avec Michel et les 8 monstres a pattes. J’ai bien dit 8, car en plus de mes fans habituels, Diego, Domingo, Comanche et Cheyenne, Paquita la Comtesse, la vieille Mina et Coca et sa phobie de l’eau étaient du voyage. Sans compter Capucine, la meilleure nageuse du groupe. Faut dire qu’en vue de son intallation au Brésil, elle en a fait des longueurs dans la piscine a LT. Pas folle la guepe, elle avait tout prévu.

Nous voila donc caminando sur la passerelle, puis, mi-marchant,mi -nageant franchissant les quelque 50 metres nous séparant de la plage. La, émerveillement, c’est boooooooooo. Désert, féérique, des piscines naturelles d’eau douce ou salée, chauffées par le soleil omniprésent puis l’océan, magnifique, propre, transparent.

La troupe en folie n’en peut plus de gambader, poursuivre les dizaines d’oiseaux, se chamailller un peu, plonger dans les vagues, quémander une caresse a maman, en profiter pour me griffer.

J’en ai revé, m’y voici. D’un coup, les trous dans le mur, les tuiles qui s’envolent, les dejeuners sur les genoux et les pas d’étagere, je m’en fou. J’adore.

Certes, le retour fut un peu laborieux si l’on considere que la Comtesse (Paquita) n’avait pas du tout envie de rentrer et que Mina ne voulait plus remonter le Rio. Quant a Domingo, il s’acharnait a essayer, sans succes de croquer un oiseau et, tetu comme une mule, voulait mener sa quete a bien. Apres maintes discussions, appels, cris, promesses, tout le monde était enfin de retour au bercail.

Promis, demain on recommence, c’est trop bien.

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