Tia Dadette craque pour le champignon de Paris ou l’un de ses cousins

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Je ne sais pas pour vous, mais moi qui aime cuisiner et savourer une belle assiette, je suis mes envies de tous les jours. Certaines peuvent attendre une journée ou plusieurs mois, peu importe, mes envies doivent être satisfaites !!!!
Et lá, j’ai envie de Champignons Farcis………. au Champignon !!! tout simplement… mais qui va me faire dériver sur son accompagnement bien sûr !!

Vous voyez quelquefois ces gros Champignons blancs, bien larges et dodus ?? quelle belle assiette végétale  ! légèrement brossés, peau enlevée si nécessaire, surtout pas lavés à l’eau
Enlevez donc les pieds et prenez d’autres champignons plus petits (d’autres espèces aussi) et taillez le tout en tout petits dés ou lamelles, comme vous le sentez.
Poêlez votre émincé à feu doux dans un peu de beurre légèrement citronné.. un peu de sel, de poivre, et du persil plat émincé très finement. Evitez l’ail qui enlèverait le goût si riche du Champignon. Ne laissez pas le Champignon rentre toute son eau, il doit cuire un peu mais rester bien juteux à l’intérieur.
Vous ferez de même pour les têtes des gros champignons, n’hésitez pas à bien les assaisoner, mais éviter de mettre du citron dans l’intérieur, cela les rendrait trop acides, surtout avec le citron vert d’ici.
Il vous suffit maintenant de mettre votre émincé de Champignon dans la tête du gros Champignon cuit….
Si vous voulez vous pouvez ajouter au dernier moment des cœurs d’artichauds cuits légèrement poêlés, du Jamón Serrano, des morceaux de bûche de Chévre fondus à température avec un peu de Thym, et quelques pousses d’épinards vitement fondues au beurre posées délicatement dessus.

Et quoi de mieux qu’un magret de Canard pour accompagner ce beau Champignon Farci ?
Là aussi c’est très simple. Eliminez de votre Magret les parties de nerfs qui peuvent encore rester (parties blanches et filandreuses). Tailladez la peau en quadrillé avec un couteau bien aiguisé, sans toutefois aller jusqu’à la chair. Prenez soin que votre Magret soit bien à température ambiante avant de le cuire.
Dans une poêle sèche préchauffée à feu très moyen, posez le Magret côté peau.. La graisse fond peu à peu… une fois bien fondue, haussez alors le feu pour bien faire dorer la peau. Retournez votre Magret côté chair pour la saisir à feu plus vif.
Ma cuisson préférée est croustillant dessus, chaud dedans et encore saignant. Donc une cuisson assez rapide à feu vif. 2 mn maxi côté chair selon l’épaisseur du Magret.
Sortez le Magret et recouvrez-le de papier aluminium pour qu’il puisse se détendre un peu, 5 à 10 mn maxi.
Coupez le Magret en tranches bien fines, votre couteau doit être un peu large et long, lame fine, surtout bien aiguisé. Un peu de Sel de Guérande, du Poivre du Moulin, (j’assaisonne de même avec un peu de Thym frais le jus rendu par le Magret au repos).
Quelques feuilles de laitue bien craquante choisies plutôt dans le cœur mais un peu vertes, arrosées du jus du Magret assaisonné.
Vous pouvez aussi choisir de faire une belle Côte de Bœuf au Barbecue, des Entrecôtes …

Et puis….. quelques pommes un peu acides poêlées au beurre, bien dorées, encore légèrement craquantes, arrosées d’un peu de miel au Gingembre……

Prenez ce que voulez dans cette petite recette, l’un, ou  l’autre, ou le tout, je vous laisse le plaisir de jouer avec, et surtout vous souhaite un très

Bon Appétit !!

Une semaine pas comme les autres

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Anne. 7 ans que je ne l’avais pas vue, vous imaginez le bonheur quand elle m’a annoncé sa venue. Un peu d’angoisse aussi, tant de choses s’étaient passées depuis…. pas très gaies, ni pour elle, ni pour moi. Aurions-nous encore la même complicité ? M’en fou contente quand même. La belle ne vient pas seule mais avec un ami « métro », véto en retraite, on va pouvoir parler de chiens, jamais rassasiée. Ma tit’ auto étant trop petite pour contenir 3 personnes et des bagages, je demande à mon taxi favori, Fey de les chercher à Santo Domingo. Et puis, zut, je l’accompagne. Un truc rigolo, avant le péage hors de prix du Boulevard de l’Atlantique, des rebelles en treillis ont installé une sortie clandestine…. pour les initiés. Une barrière, 150 pesos au lieu de 528 et on file à travers le zion sur un chemin de terre un peu cabossé devant  des vaches faméliques, pleins de cocos, une vaste plaine herbeuse, un village de carte postale aux petites cases de bois, proprettes et colorées…. avant de revenir sur la vraie route….juste après le péage. Trop drôle, mais chutttt c’est un secret. Après, la « autopista », quoique belle est relativement lancinante. Je plonge dans ma tablette et m’envole dans une belle histoire. Arrivée à l’aéroport, le spectacle est à son comble. 6 avions atterrissent en même temps (ou presque). Une foule colorée attend la famille, les amis de Jamaique, Porto-Rico, St Martin, Panama, Philadelphie, New-York. L’aéroport fourmille de mômes qui courent dans tous les sens, de jolies nanas bien coiffées, perchées sur des talons improbables, de vieux messieurs en costume, la larme à l’œil. Ca chante, ca crie, ca applaudie quand les portes d’arrivée s’ouvrent. Un vrai bonheur, et même si c’est long, je ne m’ennuie pas une seconde. Puis, je la vois, frêle silhouette toute blonde, jolie comme un cœur. Elle ne sait pas que je l’attends et cherche désespérément un petit panneau avec son nom. Coucou !!!!! On se jette dans les bras l’une de l’autre. Une belle surprise. Monsieur Robert le véto et son petit chapeau s’éloigne discrètement et nous laisse à nos retrouvailles. Dans l’auto, il s’assiéra devant à côté de Fey et nous deux, nous passerons 2 heures à nous raconter nos histoires, à piapiater sur elle, sur lui, sur eux, sur l’île que j’ai quitté il y a 13 ans déjà. Le chemin m’a paru trop court.

Et puis voilà, elle est repartie ce matin vers sa jolie maison, son île minuscule et tellement attachante. Nous avons passé de beaux moments, je lui ai fait découvrir des endroits que j’aime et surtout Mimi, mon beau, mon fabuleux mari. On se voit vite Anne, c’est promis. Attends, on vit à 1h1/2 l’une de l’autre et l’on a attendu 7 ans pour se revoir, c’est un peu dommage non. Cette fois ce sera à mon tour de quitter mon petit village, ma maison, mes chiens d’amour et de redécouvrir 13 ans plus tard la jolie St-Barth, Gustavia, St Jean, Toiny la sauvage, Grand Fond…. J’ai hâte. A très vite, tu me manques déjà.

Nadine…… j’ai pas pu résister……

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Trop incroyable, j’ai pas pu résister à vous faire partager ce petit message gourmand émanant de la plus jolie et la plus talentueuse de nos cuisinière-pâtissière-faiseuse de gourmandises. C’était tout à l’heure dans Las Terrenas Bons Plans. Nadine car c’est bien d’elle dont il s’agit, outre ses gâteaux d’un autre monde que l’on peut trouver dans son corner à Lindo ou dans les bons restos du village, a ouvert, depuis quelques temps une table d’hôte, chez elle dans sa montagne. Visiblement, une défection de dernière minute…..(j’vous jure, ils vont regretter) et ce petit message on ne peut plus alléchant.
« avis aux gourmands ….on vient de me decommander une table de 5 pers.
1600 $

menu ….apéro ….rosé pamplemousse avec 5 mignardises salées….samoussa. mini quiche.empanadas.soupe glacée de mangue.crevettes en gelée de madere.jus carotte orange curcuma frais

feuilleté chevre miel et salade variée
chillo sauce basilic
assiette gourmande avec sablé breton fraise et creme basilic .croquant choco .tarte citron .tarte noix .oeuf a la neige


cafe »

Waouh, jurez que vous ne salivez pas et que vos papilles ne sont pas en ébullition!!!!! Et, vous avez vu le prix, 1600 pesos pour un intense moment de plaisir gourmand. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de s’en passer? Au fait, c’est pour 13h ou 19h.

Vous pouvez la contacter sur sa page facebook Fourcault Nadine.

C’est ça aussi Las Terrenas!!!!

Un truc pas con avec le citron……

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Ca fait des mois que ça dure, en fait, presque tout de suite après l’achat de cette superbe gazinière, la plaque en fonte grill/plancha du milieu s’est mise à rouiller. J’ai tout essayé, des produits chers, moins chers, de la mousse, du savon, du décapant…. Tout, même du coca cola et du bicarbonate. Rien n’a fonctionné et ma pauvre plaque inutile et rouillé semblait me narguer à chaque fois que je faisais la cuisine. J’vous jure je l’entendais se marrer !

Et puis hier, en fouillant une fois de plus sur Internet, je suis tombée sur une idée qui m’a semblée intéressante. Citron et gros sel. Après tout au point où j’en suis. Donc, d’abord faire bien chauffer la plaque de fonte rouillée, comme ça à sec. Je l’ai fait. Une fois bien chaude, je me suis cramé un doigt….. puis j’ai coupé un premier citron (vert) que j’ai appliqué en appuyant bien fort pour faire sortir le jus sur toute la surface. J’ai ajouté du gros sel, ai tranché un autre citron puis un troisième que j’ai continué à balader sur la fonte et sur le gros sel grésillant. Miracle, les citrons devenaient tout noir, sales et la plaque revenait à la vie. Au bout d’un certain nombre de citrons, lorsqu’il m’a semblé qu’ils étaient moins sales au contact de la fonte, j’ai nettoyé ma plaque avec de l’eau chaude et de la bola azul (un superbe nettoyant vaisselle en forme de boule bleue), je l’ai bien rincée, essuyée soigneusement, je lui ai fait un petit massage à l’huile de tournesol et voilà. Le tour est joué, ma plaque de fonte est belle comme au premier jour, noire, scintillante et depuis 3 jours ne bouge pas d’un poil.

Ca marche aussi pour les grilles du barbecue, les grills, tout ce qui rouille quoi. Simple, efficace, écolo. Merci citron et merci Internet.

Balade au fil de jolies images ….

L’été approche à grands pas. Hier, dès potron minet le thermomètre s’affolait et les gens aussi, à croire qu’ils avaient totalement oublié où ils vivaient. Ben oui quoi, on vit sous les tropiques et, sauf erreur du climat, en mai il commence à faire chaud. Et, ce n’est que le début…. préparez-vous les gars, ça va chauffer. En même temps, l’eau de ma piscine est à 34 degrès, alors pour moi tout de bon….

Histoire de ne pas perdre de vue que, malgré la « douce chaleur environnante » on vit quand même au paradis, de jolies images, pour rien, juste pour le plaisir. Elles ont été chipées ici ou là-bas, essentiellement par Mimi, par moi parfois, hier ou il y a plus longtemps, ici ou là-bas, elles vous racontent ce que j’aime, un petit bout de moi, de mes amours, je vous les confie sans ambages, prenez-en bien soin….. Et si vous êtes très sages, je vous en confierai d’autres au fil des jours, une petite lucarne ouverte sur mon coeur.

Retour de pêche.

Mimi et son Tatoo, magnifique photo d’Alexandre.

Déjeuner les pieds dans l’eau, un privilège.

La plus jolie image de l’année, signée Mimi bien sûr.

Un flamboyant au bout du chemin.

Las Ballenas, ma plage.

Zoé et Tatoo, deux de mes toutous.

14 1La plage à Las Terrenas...

14 2… à Las Ballenas

Mon préféré….

14 3De jeunes haitiennes infatigables….

14 4… et souriantes.
14 5Un bel oiseau sur fond de ciel azur

La grotte d’Ali Baba, chez Josée.

Tout en finesse et délicatesse, Terrena en Plata, j’adore.

14 8Un petit coin de paradis (ou presque), ma maison de Trancoso

Un petit coin de paradis (un vrai) ma maison de Las Terrenas

14 10Scène de rue Las Terrenas

14 12Tout un poème

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Joli bateau brésilien

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Caraiva (Bahia) l’antichambre du paradis

 

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Un petit indien Pataxo et son compagnon

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Artiste sur la plage de Trancoso.

 

 

Un beau dimanche à la mer.

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C’était un beau dimanche, le soleil au rendez-vous presque tout le temps, même si madame la pluie a fait son caprice et a pointé le bout de son nez au milieu de l’après-midi. Même pas gâché l’ambiance, bien fait. Dépitée, elle s’en est allée et le soleil est revenu tout fringant, histoire de nous montrer que non mais, il est chez lui ici. Du beau monde à la Vela Blanca, tout ce que Las Terrenas compte comme belles personnes s’était donné rendez-vous pour un beau dimanche à la mer. Il y avait les jolies dames aux grands chapeaux (coucou Coco), au bibi rigolo (ça va Anne), les plus chics paréos, les gosses ravies se partageant entre les glaces de Thierry et les turbulents jeux d’eau dans une mer très chaude. Les messieurs n’étaient pas en reste, panama vissé sur le crâne, tenues légères et fort seyante ma foi, de vraies gravures de mode. Sur les terrains de pétanque, l’humeur était joyeuse et l’objectif n’était pas tant de gagner que de s’amuser. De belles équipes se sont affrontées néanmoins et c’est celle du plus jeune participant, Hugo, un vrai fan du jeu de boules, à la technique très élaborée qui a gagné le tournoi, en compagnie d’une jolie dame et de Thierry le boss plus craquant que jamais. Voilà, je crois que cela s’appelle une vraie réussite. Une belle journée pour un beau combat.

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2 3Et même Tatoo était de la Fête.

Une belle leçon pour tous ceux qui dénigrent Las Terrenas et sa communauté française. Désolée les trublions, pour le coup, elle a montré un beau visage la communauté française, une image de simplicité, de décontraction, de belle entente et d’unité. C’est ça aussi Las Terrenas.

Un petit coucou à une grande Association

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Et bien figurez-vous que si j’ai l’immense plaisir, le privilège, de vivre aujourd’hui à Las Terrenas, c’est en grande partie grâce à l’Association Humanitaire Franco-européenne. Et oui, ça vous surprend n’est-ce pas et peu de gens sont au courant, en même temps ce n’est pas une affaire d’état…. Mais je vais vous raconter…..

C’était dans les années 2000 (j’ai oublié la date exacte), je vivais peinarde dans la sublimissime île de St-Barth, moitié sur notre bateau, moitié dans notre jolie villa de l’Anse des Cayes entourée de pleins de tortues et d’iguanes….. un petit paradis.

Un jour, un mail d’anciens de St-Barth exilés depuis quelques temps à Las Terrenas : « On voudrait te demander un petit service….. pourrais-tu nous dessiner un logo pour l’association que nous sommes en train de monter ici dans notre petit village » ; quelques temps plus tard, après avoir pris connaissance de quelques précieux renseignements supplémentaires, réfléchi, planché, gratté, corrigé….je leur proposais le logo que vous connaissez tous. L’Association Humanitaire franco-dominicaine était née, baptisée et prête à accomplir tant de merveilleuses choses pour Las Terrenas et toute la péninsule de Samana. Et moi…… ben je suis venue rendre visite à nos amis, rencontrer André, le tout premier président et les premiers membres de l’Association, tomber en amour de ce village unique, repartir dare-dare à St-Barth, vendre bateau et maison et débarquer avec mari, chien et bagages pour ne plus repartir. C’était en 2003.

L’Association était une aubaine pour les habitants, médicaments, vêtements, réfection totale de l’hôpital, jouets pour les gosses, les « operativos » se multipliaient avec médecins, opticiens ou simples bénévoles dans les hameaux les plus pauvres et reculés de la peninsule. L’arrivée des containers de médicaments, d’habits, de matériel hospitalier, de joujoux, de livres aussi …. était vécu par tous, dominicains ou résidents comme l’événement de l’année, une immense liesse, une effervescence pas possible. Tout le monde mettait la main à la pâte dans une incroyable fraternité pour vider, trier, ranger puis répartir ces merveilles venues de France pour apporter un peu plus de confort et de sérénité à ce village plutôt démuni.  Les résidents n’étaient pas en reste, je me souviens de la joie pour nous, de découvrir des livres français, de précieux ouvrages, hérités de bibliothèques, d’associations, de librairies parfois, de particuliers…. Le travail en amont était titanesque, des centaines de petites mains, de petites âmes, de gens généreux de leur temps ou/et de leur argent, anonymes souvent, juste des amours de personnes. C’est grâce à l’AHDE aussi que sont arrivés les pompiers et la première ambulance. Mais c’est lors du tremblement de terre d’Haiti que l’AHDE a montré toute sa générosité et son importance, sa ferveur, son abnégation et sa nécessité. Un moment chargé d’émotion qui a mobilisé sous la houlette de l’AHDE des centaines de personnes du village et d’ailleurs.

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De très belles image des Guillaume. Des médecins de passage prêtent main forte aux équipes sur place pour soigner et réconforter les plus démunis

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Hélène, elle était là tout au début, médecin, elle est avec son mari, Bernard, une des grandes figures de l’Association.

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Miguel Polanco, le médecin généreux.

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Tu me pardonnes Guillaume d’avoir chipé ces merveilleuses images.

 

Aujourd’hui, l’association, sous la présidence de Laurent Vigier, continue son petit bonhomme de chemin, tout doucement, sans faire de vague mais en accomplissant toujours de belles choses. Quelques « operativos », aide matérielle pour les plus pauvres, rénovations de logements insalubres, fêtes et distributions de cadeaux pour les petits oubliés…. et plein d’autres actions encore.

L’idée, c’est de soulever des fonds pour multiplier ces actions-sauvetages. Et, demain, c’est un grand jour, la Vela Blanca organise comme chaque année un mega tournoi de pétanque sur sa jolie plage au bénéfice de l’AHDE. Une belle occasion de faire une super action en s’amusant, en toute décontraction, dans la joie et la bonne humeur. Vous ne savez pas jouer ? Pas grave, la journée s’annonce croustillante, au menu, sandwhichs, barbecue, rosé glacé, sable chaud, l’océan en toile de fond. Il y a pire comme décor pour faire une bonne action.

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Rendez-vous tous demain dimanche 12 juin à la Vela Blanca à partir de 11h30. L’AHDE compte sur vous…..et moi aussi.

Eladio, el cocotero…..

1Pendant la saison cyclonique (on y est), il est important d’anticiper afin d’éviter le pire. Si vous avez des cocotiers dans votre jardin, surtout s’ils sont vieux et hauts, très hauts comme les miens, c’est l’heure de les faire nettoyer. Nettoyer, ca veut dire couper les bébés cocos, la tela de coco et, presque toutes les palmes, on en gardant que 2 ou 3, drôle de petit toupet au sommet du tronc. C’est vrai, je vous l’accorde, c’est bien moins gracieux que ces fringants cocotiers à la belle chevelure qui s’agite au vent, mais, en cas, justement de gros coup de vent, le tronc frêle des vieux et hauts cocotiers ne supportera pas le poids de sa tête trop fournie. Je vous dis ça en connaissance de cause, et je peux bien vous l’avouer maintenant, la grosse panne de luz de lundi, il y a deux semaines en plein après-midi, suite à un vilain orage venteux……. ben…… c’était un de mes vieux cocos, fatigué, ébouriffé qui a perdu sa tête sur la ligne à haute tension. Bah….. vous ne m’en voulez pas hein, il y a prescription et depuis, 3 vieux cocos dangereux abattus et tous les autres bien propres.

C’est Eladio qui s’est attelé, comme à chaque fois (environ tous les 6 mois) au nettoyage de mon parc de cocos….. j’en ai pleins….. Le voir travailler, voltiger dans les airs est à la fois fascinant et flippant. Il est agile comme un singe et totalement inconscient du danger de se balancer ainsi à 20 ou 30 mètres du sol, sur un support à moitié stable. Brrrr, j’en ai à chaque fois des frissons, il grimpe tout en haut, pieds nus, sans aucun lien pour le soutenir en cas de chute et là-haut, il tape comme un forcené sur les pencas lourdes et tenaces qui s’accrochent à leur coco. Ca fait du bien de le voir redescendre, d’enfiler son énorme casque et de filer sur sa mobylette….. et oui, Eladio ne circule en moto que soigneusement casqué, il est prudent lui……… et semble bien plus à l’aise dans les airs qu’au milieu de la circulation de Las Terrenas.

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Tia Dadette nous raconte le Curcuma.. et

Réflexions en vrac et en désordre….

Trois déjà, c’est l’âge de cet article. Moment charnière où la luz occupait toutes nos pensées.

De l’eau a coulé sous les ponts et la luz est rentré dans nos habitudes. Toujours des coupures souvent de quelques petites minutes, trop souvent mais on s’y fait, sauf la cellule de ma piscine qui n’a pas aimé du tout, ah oui et l’autre cellule, celle de la porte de mon réfrigérateur…. mais ce n’est pas bien grave. 
Las Terrenas suit son petit bonhomme de chemin, tant bien que mal. Ce qui nous tue en ce moment, et c’est le cas de le dire, c’est la décharge verte qui ne cesse de brûler et d’enfumer le village. Une horreur.

Sinon, toujours aussi agréable de vivre dans ce délicieux village, flâner le long de ses rues colorées ou lézarder sur ses magnifiques plages dorées. A noter que cette année, l’hiver a été exceptionnellement beau et chaud et sec….. un vrai bonheur.

Histoire de vous replonger trois ans en arrière et de constater que le temps s’est en quelque sorte arrêté dans notre village, je vous souhaite une belle balade à travers mes mots.


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Loin de détenir la vérité, hélas ou tant mieux, je ne saurais le dire, j’aime l’idée de partager mes réflexions, mes coups d’cœur, mes coups d’gueule, mes petites joies, mes peines ou mes grands bonheurs….

Las Terrenas est un de mes sujets de prédilection quand je me mets à penser.

Un peu de positif pour commencer.

Franchement quand on regarde le grand bordel qui envahit la France, on n’est pas mal ici.

Entre les inondations de folie, les grèves de malade, les impôts, les augmentations, les gens qui font la gueule, les terroristes timbrés qui frappent n’importe où, n’importe quand, qui tuent, blessent, anéantissent des vies, entre la grisaille d’un hiver sans fin et la promesse d’un été turbulent au niveau social, d’un monde politique aux aboies…. Non mais arrête on est bien ici !

Oui mais, Las Terrenas, ce n’est pas pour tout le monde.

D’abord, primordial, mais çà c’est vrai pour tous les apprentis expats, être sûr de vouloir changer. Changer ça veut dire accepter la différence, ne pas vouloir recréer pile poil sa vie d’avant. Accepter un peuple plus nonchalant, aux préoccupations autres que celles des européens civilisés et policés, des européens assistés  que nous sommes. Là-bas on est malade, on nous soigne et on nous rembourse, on est vieux on nous verse une retraite, on n’a pas de boulot on touche le chômage, on fait trop de gosses, on a une prime, on isole sa maison, on nous offre de l’argent….. oui mais c’est là-bas. Ici, quand un dominicain lamda est malade il ne peut pas toujours se soigner, quand il est trop vieux et qu’il ne peut plus bosser, il n’a plus de salaire, s’il fait trop de gosses, ce sont autant de bouches à nourrir, isoler sa maison des intempéries, même pas en rêve, il n’a pas les moyens … Alors quand on vient s’installer ici, il faut accepter cette différence et oublier de vivre ici comme là-bas. Accepter de payer une assurance très (trop) chère et ne pas être satisfaits du résultat en cas de besoin (j’en sais quelque chose !!!!!), accepter que juste au moment où l’on a prévu de faire la tarte feuilleté de l’année, il n’y ait plus de pâte au Lindo…. Zut alors, ils auraient du prévoir . En bref il faut se rendre compte que l’on a quitté un monde qui nous oppressait ou tout simplement qui ne nous plaisait plus mais très confortable socialement, pour se plonger dans un autre pas tout à fait à notre image. Alors, c’est sûr, vous allez me dire, beaucoup passent une partie de leur vie ici, l’autre là-bas. Oui, mais qui sont-ils ? Des retraités ou des gens aisés, libérés des contraintes qu’impose le besoin de gagner sa vie. Et là, j’en viens à ce que je pense depuis toujours.

Pour vivre à Las Terrenas, il faut avoir les moyens et les reins solides….

Nous en discutions il y a peu de temps sur ma plage préférée avec un ami de longue date, arrivé en même temps que moi. Sans langue de bois, à bâtons rompus, nous n’avons pas refait le monde mais juste constaté la réalité. Tous ceux qui sont venus pour fuir un monde trop rude mais sans argent ou trop peu en poche sont repartis la tête basse et les poches vides. Et même s’ils avaient plein d’idées, même s’ils pensaient révolutionner un village endormi, même si dans leur quartier ils étaient des stars, ici ils n’étaient rien d’autre que de petits européens frimeurs mais frileux, à peine arrivés déjà repartis, car incapables d’attendre leur jour de gloire qui tardait à pointer le bout de son nez.

Puis, il y a ceux qui au moins, savourent le privilège de vivre dans un tel cadre et ceux (les plus nombreux) qui râlent tout le temps. En ce moment et depuis pas mal de temps d’ailleurs, la tête de turc c’est Luz y Fuerza. Un « intelligent » l’a rebaptisé Luz y mierda….. très drôle non ? Je vis à LT depuis plus de 13 ans et depuis tout ce temps, le prix de l’électricité nous faisait bondir à chaque facture. Oui, mais, nous n’avions aucun problème. Comme dans les pays les plus civilisés, on appuyait sur l’interrupteur et ça s’allumait. Au début, lorsqu’on construisait une maison, on préconisait un inverseur, puis, peu à peu c’est devenu superflu….. Il y a près d’un an, après une révolution sanglante dont tout le monde se souvient, Luz y Fuerza est tombée de son pied d’estale, a été condamnée à n’être plus  qu’un intermédiaire et un technicien, le courant devant alors être fourni par le réseau national. Catastrophe ! Bien sûr, les prix ont chuté mais le confort aussi, des pannes à tout bout de champs, de 5 minutes ou plusieurs heures, de jour comme de nuit, des coupures de demi-journées entières pour entretien, réparation. Mais, comme partout dans le pays. On est au même niveau, ni plus ni moins que le restant de la République Dominicaine. Le petit privilège (onéreux certes) que nous avions alors lorsque Luz y Fuerza tenait les rênes, la chance d’être le village « où il y avait toujours de la luz » s’est envolé, nous laissant dans un beau bordel. Demain c’est 7 heures de coupure, après-demain 4 puis samedi encore 4 ou 5, sans compter les ordinaires de 5 minutes ou moins qui crament tous nos appareils électriques. A qui la faute, mais non pas à Luz y Fuerza comme on se plait à le dire mais à cette foutue entreprise nationale incapable d’assurer de l’électricité de façon correcte et continue. Alors s’il vous plait ne vous trompez pas de cible et arrêtez de poster des messages idiots sur les réseaux sociaux. Avant c’était cher mais bien, maintenant plutôt accessible …..mais franchement chiant. C’était le choix du plus grand nombre!

Mais malgré tout ça, malgré les râleurs, les ceux de mauvaise foi, les (le) voisins qui me gonflent avec mes chiens qui aboient parfois, le chemin défoncé pour arriver à la maison, les coupures de luz intempestives, malgré tous ces français pas à leur place et qui polluent parfois le paysage, je ne changerais pour rien au monde et si je le sais c’est justement parce que j’ai essayé….. et j’ai vu ce que ça a donné. J’aime ce village, ses odeurs, ses bruits, ses chiens de coco, les visages burinés et tous ridés des vieux qui fument sur leur chaise en plastique devant leur porte, les haïtiennes qui vendent leurs fruits et légumes à la sauvette, les conchos trop bruyants, la musique qui hurle à tue-tête, les gosses et leurs belles bouilles, les plages si belles. J’aime Las Terrenas et ses contradictions, j’aime Las Terrenas malgré mes contradictions…… et ce n’est pas prêt de finir !

Et, notre panorama, à l'heure du déjeuner.....

J’aime Las Terrenas et ce n’est pas prêt de finir….