Réflexions en vrac et en désordre….

Sans titre-2

Loin de détenir la vérité, hélas ou tant mieux, je ne saurais le dire, j’aime l’idée de partager mes réflexions, mes coups d’cœur, mes coups d’gueule, mes petites joies, mes peines ou mes grands bonheurs….

Las Terrenas est un de mes sujets de prédilection quand je me mets à penser.

Un peu de positif pour commencer.

Franchement quand on regarde le grand bordel qui envahit la France, on n’est pas mal ici.

Entre les inondations de folie, les grèves de malade, les impôts, les augmentations, les gens qui font la gueule, les terroristes timbrés qui frappent n’importe où, n’importe quand, qui tuent, blessent, anéantissent des vies, entre la grisaille d’un hiver sans fin et la promesse d’un été turbulent au niveau social, d’un monde politique aux aboies…. Non mais arrête on est bien ici !

Oui mais, Las Terrenas, ce n’est pas pour tout le monde.

D’abord, primordial, mais çà c’est vrai pour tous les apprentis expats, être sûr de vouloir changer. Changer ça veut dire accepter la différence, ne pas vouloir recréer pile poil sa vie d’avant. Accepter un peuple plus nonchalant, aux préoccupations autres que celles des européens civilisés et policés, des européens assistés  que nous sommes. Là-bas on est malade, on nous soigne et on nous rembourse, on est vieux on nous verse une retraite, on n’a pas de boulot on touche le chômage, on fait trop de gosses, on a une prime, on isole sa maison, on nous offre de l’argent….. oui mais c’est là-bas. Ici, quand un dominicain lamda est malade il ne peut pas toujours se soigner, quand il est trop vieux et qu’il ne peut plus bosser, il n’a plus de salaire, s’il fait trop de gosses, ce sont autant de bouches à nourrir, isoler sa maison des intempéries, même pas en rêve, il n’a pas les moyens … Alors quand on vient s’installer ici, il faut accepter cette différence et oublier de vivre ici comme là-bas. Accepter de payer une assurance très (trop) chère et ne pas être satisfaits du résultat en cas de besoin (j’en sais quelque chose !!!!!), accepter que juste au moment où l’on a prévu de faire la tarte feuilleté de l’année, il n’y ait plus de pâte au Lindo…. Zut alors, ils auraient du prévoir . En bref il faut se rendre compte que l’on a quitté un monde qui nous oppressait ou tout simplement qui ne nous plaisait plus mais très confortable socialement, pour se plonger dans un autre pas tout à fait à notre image. Alors, c’est sûr, vous allez me dire, beaucoup passent une partie de leur vie ici, l’autre là-bas. Oui, mais qui sont-ils ? Des retraités ou des gens aisés, libérés des contraintes qu’impose le besoin de gagner sa vie. Et là, j’en viens à ce que je pense depuis toujours.

Pour vivre à Las Terrenas, il faut avoir les moyens et les reins solides….

Nous en discutions il y a peu de temps sur ma plage préférée avec un ami de longue date, arrivé en même temps que moi. Sans langue de bois, à bâtons rompus, nous n’avons pas refait le monde mais juste constaté la réalité. Tous ceux qui sont venus pour fuir un monde trop rude mais sans argent ou trop peu en poche sont repartis la tête basse et les poches vides. Et même s’ils avaient plein d’idées, même s’ils pensaient révolutionner un village endormi, même si dans leur quartier ils étaient des stars, ici ils n’étaient rien d’autre que de petits européens frimeurs mais frileux, à peine arrivés déjà repartis, car incapables d’attendre leur jour de gloire qui tardait à pointer le bout de son nez.

Puis, il y a ceux qui au moins, savourent le privilège de vivre dans un tel cadre et ceux (les plus nombreux) qui râlent tout le temps. En ce moment et depuis pas mal de temps d’ailleurs, la tête de turc c’est Luz y Fuerza. Un « intelligent » l’a rebaptisé Luz y mierda….. très drôle non ? Je vis à LT depuis plus de 13 ans et depuis tout ce temps, le prix de l’électricité nous faisait bondir à chaque facture. Oui, mais, nous n’avions aucun problème. Comme dans les pays les plus civilisés, on appuyait sur l’interrupteur et ça s’allumait. Au début, lorsqu’on construisait une maison, on préconisait un inverseur, puis, peu à peu c’est devenu superflu….. Il y a près d’un an, après une révolution sanglante dont tout le monde se souvient, Luz y Fuerza est tombée de son pied d’estale, a été condamnée à n’être plus  qu’un intermédiaire et un technicien, le courant devant alors être fourni par le réseau national. Catastrophe ! Bien sûr, les prix ont chuté mais le confort aussi, des pannes à tout bout de champs, de 5 minutes ou plusieurs heures, de jour comme de nuit, des coupures de demi-journées entières pour entretien, réparation. Mais, comme partout dans le pays. On est au même niveau, ni plus ni moins que le restant de la République Dominicaine. Le petit privilège (onéreux certes) que nous avions alors lorsque Luz y Fuerza tenait les rênes, la chance d’être le village « où il y avait toujours de la luz » s’est envolé, nous laissant dans un beau bordel. Demain c’est 7 heures de coupure, après-demain 4 puis samedi encore 4 ou 5, sans compter les ordinaires de 5 minutes ou moins qui crament tous nos appareils électriques. A qui la faute, mais non pas à Luz y Fuerza comme on se plait à le dire mais à cette foutue entreprise nationale incapable d’assurer de l’électricité de façon correcte et continue. Alors s’il vous plait ne vous trompez pas de cible et arrêtez de poster des messages idiots sur les réseaux sociaux. Avant c’était cher mais bien, maintenant plutôt accessible …..mais franchement chiant. C’était le choix du plus grand nombre!

Mais malgré tout ça, malgré les râleurs, les ceux de mauvaise foi, les (le) voisins qui me gonflent avec mes chiens qui aboient parfois, le chemin défoncé pour arriver à la maison, les coupures de luz intempestives, malgré tous ces français pas à leur place et qui polluent parfois le paysage, je ne changerais pour rien au monde et si je le sais c’est justement parce que j’ai essayé….. et j’ai vu ce que ça a donné. J’aime ce village, ses odeurs, ses bruits, ses chiens de coco, les visages burinés et tous ridés des vieux qui fument sur leur chaise en plastique devant leur porte, les haïtiennes qui vendent leurs fruits et légumes à la sauvette, les conchos trop bruyants, la musique qui hurle à tue-tête, les gosses et leurs belles bouilles, les plages si belles. J’aime Las Terrenas et ses contradictions, j’aime Las Terrenas malgré mes contradictions…… et ce n’est pas prêt de finir !

Et, notre panorama, à l'heure du déjeuner.....

J’aime Las Terrenas et ce n’est pas prêt de finir….

 

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5 réflexions sur “Réflexions en vrac et en désordre….

  1. coucou je lis ton commentaire que j aprouve ds presque tte son integralite sauf la luz!!! j ai eu comme toi de tres tres gros degats appareils brules cables d alimentation generale inverseur mais ca doris c etait a l epoque des coupures de luz y fuerza ll annee derniere et les 2 annees precedentes j ai ete obligee d appeler l emergencia car j avais le 220, et le 110 qui clignotait les voisins aussi le technicien de l emergencia m a dit baisse vite tes brackers!!!!!! tu as compris!!! du 500 volts a l arrivee generale mon cops electricien l a constate:: voila la cause de nos problemes du coup protection installee a tous les appareils electroniques et arrivee generale et plus d inverseurs les soirs de coupure bougies c est intime et lecture pas de tele pas de musique en ce moment ils refont les installations qui n ont jamais ete entretenues et necessitent d etre modernisees ils oubliaient que les transfos ont besoin de revision annuelle et demain ils remplacent le cable de luz y fuerza par celui du gouvernement ca m etonne que tu ne sois pas au courant mais ca sert d avoir un electricien bien informé!!! donc demain souhaitons d avoir un peu de sol pour illuminer notre journee!!!! a bientot amities colette

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    • J’ai toujours du mal à te situer, tu changes sans arrêt de nom et sur mon mail ton image n’apparait pas. Tu mélanges 2 problèmes.
      Qu’il y ait eu des malfacons dans ton installation, c’est une chose, mais toutes ces coupures intempestives chaque jour de quelques minutes sont diaboliques pour nos appareils, et ça ne se produit que depuis que nous sommes alimentés par la luz nationale. Je n’ai jamais eu de problème avant!!! Mais chacun voit sa vérité comme il l’entend.

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  2. Totalement d’accord, se rapprocher de la vie dominicaine est une obligation pas seulement en apprenant la langue mais aussi en acceptant toutes les contraintes, pas tout le monde en est capable…

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