Réflexions en vrac et en désordre….

Trois déjà, c’est l’âge de cet article. Moment charnière où la luz occupait toutes nos pensées.

De l’eau a coulé sous les ponts et la luz est rentré dans nos habitudes. Toujours des coupures souvent de quelques petites minutes, trop souvent mais on s’y fait, sauf la cellule de ma piscine qui n’a pas aimé du tout, ah oui et l’autre cellule, celle de la porte de mon réfrigérateur…. mais ce n’est pas bien grave. 
Las Terrenas suit son petit bonhomme de chemin, tant bien que mal. Ce qui nous tue en ce moment, et c’est le cas de le dire, c’est la décharge verte qui ne cesse de brûler et d’enfumer le village. Une horreur.

Sinon, toujours aussi agréable de vivre dans ce délicieux village, flâner le long de ses rues colorées ou lézarder sur ses magnifiques plages dorées. A noter que cette année, l’hiver a été exceptionnellement beau et chaud et sec….. un vrai bonheur.

Histoire de vous replonger trois ans en arrière et de constater que le temps s’est en quelque sorte arrêté dans notre village, je vous souhaite une belle balade à travers mes mots.


Sans titre-2

Loin de détenir la vérité, hélas ou tant mieux, je ne saurais le dire, j’aime l’idée de partager mes réflexions, mes coups d’cœur, mes coups d’gueule, mes petites joies, mes peines ou mes grands bonheurs….

Las Terrenas est un de mes sujets de prédilection quand je me mets à penser.

Un peu de positif pour commencer.

Franchement quand on regarde le grand bordel qui envahit la France, on n’est pas mal ici.

Entre les inondations de folie, les grèves de malade, les impôts, les augmentations, les gens qui font la gueule, les terroristes timbrés qui frappent n’importe où, n’importe quand, qui tuent, blessent, anéantissent des vies, entre la grisaille d’un hiver sans fin et la promesse d’un été turbulent au niveau social, d’un monde politique aux aboies…. Non mais arrête on est bien ici !

Oui mais, Las Terrenas, ce n’est pas pour tout le monde.

D’abord, primordial, mais çà c’est vrai pour tous les apprentis expats, être sûr de vouloir changer. Changer ça veut dire accepter la différence, ne pas vouloir recréer pile poil sa vie d’avant. Accepter un peuple plus nonchalant, aux préoccupations autres que celles des européens civilisés et policés, des européens assistés  que nous sommes. Là-bas on est malade, on nous soigne et on nous rembourse, on est vieux on nous verse une retraite, on n’a pas de boulot on touche le chômage, on fait trop de gosses, on a une prime, on isole sa maison, on nous offre de l’argent….. oui mais c’est là-bas. Ici, quand un dominicain lamda est malade il ne peut pas toujours se soigner, quand il est trop vieux et qu’il ne peut plus bosser, il n’a plus de salaire, s’il fait trop de gosses, ce sont autant de bouches à nourrir, isoler sa maison des intempéries, même pas en rêve, il n’a pas les moyens … Alors quand on vient s’installer ici, il faut accepter cette différence et oublier de vivre ici comme là-bas. Accepter de payer une assurance très (trop) chère et ne pas être satisfaits du résultat en cas de besoin (j’en sais quelque chose !!!!!), accepter que juste au moment où l’on a prévu de faire la tarte feuilleté de l’année, il n’y ait plus de pâte au Lindo…. Zut alors, ils auraient du prévoir . En bref il faut se rendre compte que l’on a quitté un monde qui nous oppressait ou tout simplement qui ne nous plaisait plus mais très confortable socialement, pour se plonger dans un autre pas tout à fait à notre image. Alors, c’est sûr, vous allez me dire, beaucoup passent une partie de leur vie ici, l’autre là-bas. Oui, mais qui sont-ils ? Des retraités ou des gens aisés, libérés des contraintes qu’impose le besoin de gagner sa vie. Et là, j’en viens à ce que je pense depuis toujours.

Pour vivre à Las Terrenas, il faut avoir les moyens et les reins solides….

Nous en discutions il y a peu de temps sur ma plage préférée avec un ami de longue date, arrivé en même temps que moi. Sans langue de bois, à bâtons rompus, nous n’avons pas refait le monde mais juste constaté la réalité. Tous ceux qui sont venus pour fuir un monde trop rude mais sans argent ou trop peu en poche sont repartis la tête basse et les poches vides. Et même s’ils avaient plein d’idées, même s’ils pensaient révolutionner un village endormi, même si dans leur quartier ils étaient des stars, ici ils n’étaient rien d’autre que de petits européens frimeurs mais frileux, à peine arrivés déjà repartis, car incapables d’attendre leur jour de gloire qui tardait à pointer le bout de son nez.

Puis, il y a ceux qui au moins, savourent le privilège de vivre dans un tel cadre et ceux (les plus nombreux) qui râlent tout le temps. En ce moment et depuis pas mal de temps d’ailleurs, la tête de turc c’est Luz y Fuerza. Un « intelligent » l’a rebaptisé Luz y mierda….. très drôle non ? Je vis à LT depuis plus de 13 ans et depuis tout ce temps, le prix de l’électricité nous faisait bondir à chaque facture. Oui, mais, nous n’avions aucun problème. Comme dans les pays les plus civilisés, on appuyait sur l’interrupteur et ça s’allumait. Au début, lorsqu’on construisait une maison, on préconisait un inverseur, puis, peu à peu c’est devenu superflu….. Il y a près d’un an, après une révolution sanglante dont tout le monde se souvient, Luz y Fuerza est tombée de son pied d’estale, a été condamnée à n’être plus  qu’un intermédiaire et un technicien, le courant devant alors être fourni par le réseau national. Catastrophe ! Bien sûr, les prix ont chuté mais le confort aussi, des pannes à tout bout de champs, de 5 minutes ou plusieurs heures, de jour comme de nuit, des coupures de demi-journées entières pour entretien, réparation. Mais, comme partout dans le pays. On est au même niveau, ni plus ni moins que le restant de la République Dominicaine. Le petit privilège (onéreux certes) que nous avions alors lorsque Luz y Fuerza tenait les rênes, la chance d’être le village « où il y avait toujours de la luz » s’est envolé, nous laissant dans un beau bordel. Demain c’est 7 heures de coupure, après-demain 4 puis samedi encore 4 ou 5, sans compter les ordinaires de 5 minutes ou moins qui crament tous nos appareils électriques. A qui la faute, mais non pas à Luz y Fuerza comme on se plait à le dire mais à cette foutue entreprise nationale incapable d’assurer de l’électricité de façon correcte et continue. Alors s’il vous plait ne vous trompez pas de cible et arrêtez de poster des messages idiots sur les réseaux sociaux. Avant c’était cher mais bien, maintenant plutôt accessible …..mais franchement chiant. C’était le choix du plus grand nombre!

Mais malgré tout ça, malgré les râleurs, les ceux de mauvaise foi, les (le) voisins qui me gonflent avec mes chiens qui aboient parfois, le chemin défoncé pour arriver à la maison, les coupures de luz intempestives, malgré tous ces français pas à leur place et qui polluent parfois le paysage, je ne changerais pour rien au monde et si je le sais c’est justement parce que j’ai essayé….. et j’ai vu ce que ça a donné. J’aime ce village, ses odeurs, ses bruits, ses chiens de coco, les visages burinés et tous ridés des vieux qui fument sur leur chaise en plastique devant leur porte, les haïtiennes qui vendent leurs fruits et légumes à la sauvette, les conchos trop bruyants, la musique qui hurle à tue-tête, les gosses et leurs belles bouilles, les plages si belles. J’aime Las Terrenas et ses contradictions, j’aime Las Terrenas malgré mes contradictions…… et ce n’est pas prêt de finir !

Et, notre panorama, à l'heure du déjeuner.....

J’aime Las Terrenas et ce n’est pas prêt de finir….

 

1er juin, début de la saison cyclonique

On y est presque, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque le début de la saison cyclonique qui prendra fin le le 30 novembre. On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, d’aucun prétendent que ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous notre ciel. Pour Olivier Tisserand, notre précieux monsieur cyclone, il y a souvent des erreurs de compréhension sur les termes Cyclone et Ouragan. Un Cyclone tropical indique un système météo tropical dont la circulation des vents est fermée autour d’un centre dépressionnaire. Toutes les classes de systèmes météo comprises dans l’échelle de Saffir-Simpson sont des cyclones, même les dépressions tropicales ou les tempêtes. Un Ouragan est un cyclone dont la vitesse des vents est supérieure à 118 km/h (63 kt). Dans les ouragan, il y a aussi la classe dite Majeure pour ceux dont la vitesse du vent dépasse les 177 km/h (95 kt)

Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre. Et, si, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, la saison des ouragans va du 1er juin au 30 novembre, le maximum de fréquence est enregistré en août et septembre.

Comment se forment les cyclones?

Ils prennent leur force dans la mer chaude (plus de 26° sur une certaine profondeur), facteur déterminant de la formation de ces phénomènes et, c’est bien entendu en été que l’on trouve réalisées ces conditions sur des régions suffisamment étendues pour voir se développer pendant plusieurs jours les cyclones. Mais, la température de l’eau ne fait pas tout, la condition de latitude supérieure à 6 ou 7° empêche d’en croiser sur les régions équatoriales, pas de cyclone par exemple en Guyane française, ni au Brésil ; quasiment pas non plus en Indonésie, à Djakarta ou Singapour, ni même près des côtes de l’Afrique baignées par l’Océan Indien, en Somalie, au Kenya ou sur le nord de la Tanzanie, Zanzibar y compris. Ceux qui nous concernent, naissent en principe au large du Cap Vert , banale dépression, ils se renforcent dans les eaux chaudes et franchissent l’océan jusqu’à nos contrées caribéennes. On a cependant déjà pu observer des cyclones prenant naissance tout près de nos côtes.

Quelle est la relation entre les cyclones tropicaux et la vitesse du vent?
En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:
Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;
Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h….. et là ça decoiffe!

Les conséquences d’un cyclone tropical et les dégâts attendus ne sont pas uniquement fonction de la vitesse du vent, mais aussi d’autres facteurs tels que la vitesse de déplacement du phénomène, la durée des vents forts et le cumul des pluies au moment de l’atterrage et après, les brusques variations de direction et d’intensité, la structure (étendue et intensité, par exemple) du phénomène, ainsi que les réactions des populations aux catastrophes dues aux cyclones tropicaux.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?
La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2020 est la suivante… Arthur . Bertha . Christobal . Dolly . Edouard . Fay . Gonzalo . Hanna . Isaias . Josephine . Kyle . Laura . Marco . Nana . Omar . Paulette . Rene . Sally . Teddy . Vicky . Wilfred

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?
Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Et l’anné 2020?

Si l’on en croit les spécialistes, la saison cyclonique 2020 s’annonce mal.
 »Le 1er juin marquera le début de la saison cyclonique. Le premier phénomène est même déjà né le week end dernier. Une saison qui pourrait être particulièrement virulente selon un spécialiste actuellement dans notre zone
Deux facteurs déjà particulièrement inquiétants en ce début de mois de mai : la chaleur et le température de la surface de l’eau.
Pour Yann Amice, le météorologue et conseiller scientifique auprès du navire expérimental « Energy observer », actuellement en escale forcée dans notre zone : « ça s’annonce mal ».
Et pour cause explique-t-il : L’arc antillais bat actuellement des records de températures.
Plus mauvais signe encore, celles des eaux de surface côté Ocean Atlantique et Golf du Mexique : elles sont supérieures de plus d’un degré aux normes de saison….
A ces deux sources d’inquiétude, il faut en rajouter une troisième : la faiblesse des Alizés.
Autant d’éléments favorables à la naissance de mouvements tourbillonnaires sur l’Atlantique avec des évolutions possibles en phénomènes d’importance dans la Caraïbe, pouvant remonter jusqu’à la Louisiane.
Dernier constat peu rassurant dressé par le scientifique : l’accélération du réchauffement des pôles : il entraine un ralentissement des vents d’altitude : du coup les cyclones se déplacent beaucoup moins vite et peuvent donc prendre plus de puissance en se chargeant lentement au dessus des eaux plus chaudes et stationner plus longtemps sur les zones habitées. »
Irma, Dorian, tristes souvenirs…
L’année 2017 restera dans les mémoires pour avoir été l’une des plus intenses, sur le plan de l’activité cyclonique, dans le bassin Atlantique Nord / Mer des Caraïbes / Golfe du Mexique. Il y a notamment eu les tristement célèbres Irma et Maria, deux ouragans de catégorie 5.
Née le 30 août 2017, au large du Cap Vert, Irma est au départ une tempête tropicale. Elle va rapidement évoluer en ouragan de catégorie 2 et se diriger vers l’arc antillais. Mais avant d’atteindre le Nord des Petites Antilles, elle se mue en phénomène de catégorie 5, avec des vents moyens de 295 km/h et des rafales jusqu’à 360 km/h.
Son œil est passé précisément sur les îles si poches de nous, de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le 6 septembre 2017. La population, sur place, a vécu un enfer. La mer est entrée profondément dans les terres. Très peu de toitures et de fenêtres ont résisté.
Même les services de l’Etat se sont retrouvés en difficulté, dans l’antenne préfectorale saint-martinoise, tombée en ruine ; les fonctionnaires ont dû se retrancher ailleurs. Idem, pour l’hôpital, la caserne des pompiers et plusieurs infrastructures publiques, sans compter les milliers d’habitations détruites.
Bilan : 11 morts en partie française de Saint-Martin, des centaines de blessés, 6 000 personnes évacuées… et une facture de plus de 2 milliards d’euros, pour la reconstruction et la relance de l’économie, dans les îles du Nord, principalement basée sur le tourisme.
Jusqu’à présent, le quotidien des habitants est fortement impacté par cette catastrophe ; y compris la scolarité des jeunes de ces territoires.
En septembre 2019, c’est le redoutable Dorian, force 5+ qui a ravagé et entièrement saccagé les Bahamas, laissant derrière lui un paysage de désolation.

Et si, de notre côte, en Republique Dominicaine, jusqu’à présent nous sommes plutôt épargnés, rien ni personne ne peut affirmer que nous sommes à l’abri En 2004, Jeanne a méchamment décoiffe mon Château de feuilles, détruisant allègrement une jolie végétation naissante. Irma et Maria nous ont effleuré, faisant naître malgré leur relative manque d’ardeur de vraies frayeurs…

Bon, ben moi, J’ai un truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ca marche!

– Données et tracking phénomène en cours


http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx
http://www.ospo.noaa.gov/
Page FB: Meteo des cyclones

Ehrlichiose….. saloperie de tique

Sans titre-2

Ma belle Cheyenne.

Faites bien attention à vos toutous, c’est la pleine saison des tiques, ces saloperies de bestioles tellement hideuses et qui se nourrissent de nos toutous tout en les empoisonnant.

Ce matin, des gouttes de sang…. pas facile de détecter le malade quand on a 10 chiens, mais avec l’expérience, on sait et on trouve. C’est ma belle Cheyenne qui saigne du nez. Pas énormément, mais pas peu. Depuis la mort de Comanche, pas de tergiversation. Direction Enrique. Prise de sang, test, verdict, « positive à l’Ehrlichiose ». C’est une maladie mortelle qui ne peut être guérie qu’en étant détectée et soignée à temps. En plus la pauvre, ce n’est pas la première fois. Et pourtant, je les soigne mes chiens, je les chouchoute, les entretiens, les surveille. Les tiques sont plus fortes que moi.

1 mois d’antibiotiques et de vitamine B et de vitamine K pour arrêter les saignements plus 2 injections à date précise et Cheyenne devrait s’en tirer.

Merci Enrique, une fois de plus. Et vous qui me faites le plaisir de me lire, ne trainez pas si vous sentez votre chien patraque ou détectez comme moi des gouttes de sang suspectes. Vous serez plus fort que les tiques à la seule conditions de vous y prendre à temps. Allez promis, on s’occupe à fond de ses toutous!

 

Gadget Curt, un petit bout de bonne femme bourrée de talent et d’énergie

Sans titre-2

On ne dirait pas en découvrant sa silhouette frêle et délicate que se cache une telle énergie dans ce petit bout de bonne femme. Et pourtant…. C’est comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle ou bien est-ce le propre des artistes de défier les années….. Gadget est née en France mais depuis le temps, elle est devenue une vraie fille des îles. 36 ans qu’elle évolue, respire, rêve et peint les Caraibes. Au tout début, dans les Antilles françaises, riches en couleurs et en senteurs, c’est, un peu par hasard qu’elle se dirige vers l’aquarelle pour représenter ces superbes scènes de marchés, hautes en couleurs qui la fascinent. Puis, maman elle-même, elle succombe au charme sauvage des bambins aux bouilles craquantes et aux yeux immenses qui l’entourent. Elle en croque des portraits délicats et saisissants. La mer, le soleil, les palmiers, les bateaux constituent  le quotidien de Gadget et, l’aquarelle par ses possibilités de transparence, de flous, de contraste, de spontanéité se prête admirablement à l’exécution de marines. Peu à peu, elle en fait sa signature, de délicieuses scènes pleines de fraîcheur de bateaux, de vagues douces, de plages ou encore de petites cases, largement imprégnées de ses balades caribéennes.

Sans titre-1

Mais, si Gadget prépare une exposition et passe encore de longues heures devant son chevalet, il lui est venu une nouvelle passion. La belle dame confectionne, pour notre plus grand plaisir, confitures, chutneys, rhum arrangé de façon 100% artisanale. Des fruits frais, du bon sucre de canne, beaucoup d’huile de coude et d’imagination et de ravissants petits pots naissent de sa fantaisie. Côté rhum, elle avoue une nette préférence pour un petit rhum agricole  haitien qu’elle a déniché je ne sais où mais qui rappelle par sa saveur fruitée, le rhum réputé de Guadeloupe ou Martinique. Pour le plaisir et le bien-être elle propose même un étonnant tartare d’algue bourré d’iode et d’anti-oxydant, hyper bénéfique pour notre santé. Gadget s’est installée un petit corner plein de couleurs au restaurant Al Pasito d’Angie, son garçon. Elle vous y accueille chaque jour avec tous ses bons produits et de jolies reproductions de ses plus belles aquarelles. Pour découvrir les originaux, c’est simple, un petit coup de fil et Gadget vous ouvrira les portes de sa maison-atelier et vous racontera ses peintures.

Merci Gadget pour ce délicieux moment en ta compagnie.

DSCN3092

Gadget 809 398 7759 . Page Facebook : Curt Art Painting.

Tia Dadette: Le Macadam, et… 3,5 autres recettes avec la Morue !

Un coup d’gueule pour un sale coup de son cœur…..

Sans titre-5

L’histoire avait mal commencé……..

Flash back. Mimi pas bien, fatigué, mange plus, dort plus…. Est têtu !!!! De force, je le traîne chez le Dr Polanco. Deux minutes après avoir écouté son cœur, la décision est sans appel, départ immédiat vers son cardiologue à la Clinique Union de Nagua. Fey le taxi arrive dans les 5 minutes et à 10h30 ils sont sur place. Sauf que…… et c’est là où j’ai pas aimé. Lorsque j’appelle vers midi pour avoir des nouvelles, mon pauvre Mimi est toujours assis sur une chaise dans la salle d’attente, personne mis à part la réceptionniste ne s’est encore occupé de lui…. Je rêve ou plutôt c’est un cauchemar. Vous allez me dire, pourquoi ne l’ais-je pas accompagné ? Mais parce que, avec 10 chiens rien n’est simple ! Nous sommes depuis 3 ans affiliés à l’une des assurances les plus complètes et des plus chère de Rep. Dom Humano Ars Platinum. 190 000 pesos pour nous deux pour l’année, pas donné !!!! A ce tarif , on serait en droit d’espérer au moins un service irréprochable, visiblement c’est loin d’être le cas. Et ce n’est qu’après avoir téléphoné tous azimut ici, au siège, à la clinique que l’histoire s’est débloquée et qu’enfin Michel a été pris en charge. Verdict immédiat du cardiologue, le cœur palpite puis bat la chamade, bref ça ne tourne pas rond : soins intensifs. Et il y restera plus de 24 heures.

Et l’on touche ici au gros problème de la médecine de ce pays. L’angoisse de ne pas être payé est la plus forte quel que soit le niveau de compétence du praticien ou de la clinique. Et malheureusement, c’est vrai, et je suis bien placée pour le savoir depuis longtemps, la santé du patient passe toujours en second, surtout si vous êtes assuré. A la limite si vous n’avez pas d’assurance, on vous soigne et c’est au moment de sortir que ça se gâte et où vous risquez d’être pris en « otage » si vous ne pouvez pas régler rapidement. Mais, assuré, on ne vous soigne que si tout est absolument vérifié et revérifié et ça dure des heures.

Et pourtant, en République Dominicaine, les cliniques privées sont à même de vous offrir les meilleurs soins avec du personnel très pro possédant tous un petit supplément d’âme qui rend le séjour en clinique plus convivial que n’importe où ailleurs. Sans entrer dans les détails, j’en ai fait l’expérience avec quelqu’un de proche, puis moi-même à plusieurs reprises. Cette fois encore, Michel a été parfaitement soigné, chouchouté, dorloté.

Bon, j’avoue ça a encore coincé à la sortie. Pourquoi ? Mais parce que le système était en panne voyons ! Même sachant que l’assurance prenait en charge tous les frais à 100%, il n’a pu sortir qu’en versant un deposit de 20000 pesos. Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué. Et maintenant, il faut se battre avec l’assurance pour comprendre et se faire rembourser. Grrr.

C’est ça la Rep. Dom. Avec ses éternelles contradictions, son éternelle bivalence, c’est tout bien et tout mal. Je voudrais quand même, juste pour ceux qui ne le connaisse pas, tirer mon chapeau à Miguel Polanco. C’est un médecin hors pair au diagnostic très sûr. Depuis 13 ans que je le consulte régulièrement, je ne l’ai jamais vu se tromper à mon sujet ni au sujet de mes proches. Avec lui pas de tergiversation, ou il sait et il soigne, ou il nous adresse au bon spécialiste qui résoudra ou en tout cas tentera tout ce qui est possible pour résoudre le problème. Merci Miguel pour ta justesse et ta probité.

Et sinon…..

Thalassa, chez Marc et Valérie, Las Ballenas.

Thalassa, chez Marc et Valérie, Las Ballenas.

Un petit moment que je ne me suis pas manifestée, il faut dire que pas grand-chose de positif se passe en ce moment dans le village. D’abord, il pleut pas mal, mais ça c’est normal et les plantes ont le sourire. Et puis mai/juin… est une période assez morose pour les acteurs de l’économie terrenérienne. C’est sûr, après les doux espoirs d’une folle promesse d’un avenir doré pour le village, un spot universellement reconnu, l’ENDROIT du monde où l’on se pressera, les hôtels multi-étoilés et les villas de rêve, les golfs…. le retour sur terre est difficile. Les bouches d’égout débordent à qui mieux-mieux, ici et là des gens font la gueule, des portes se ferment, des rideaux se baissent… comme le Tikki ou le beau Cafè Léopard qui non content de fermer ses portes a tout enlevé, comme si on l’avait juste rêvé….

D’autres résistent, La Voile Blanche et ses soirées de folie  draine toujours autant de monde pour de beaux moments bon enfants et le Thalassa de Marc et Valérie (que j’adore) est passé de la 98ème à la 4ème place sur Tripadvisor …. Bon signe non ? Je crois avoir été l’une de leur première cliente le 15 décembre avec Mimi et Tatoo. Ils m’ont séduit d’emblée et voilà…. la preuve que je ne m’étais pas trompée, ils ont fait leur petit bonhomme de chemin avec brio, régalent les passionnés le jeudi avec leurs soirées salsa/meringué et les autres, tous les jours de la semaine, au déjeuner ou au dîner. Puis il y a les incontournables, Sandro, XO, Le Lugar de Bruno que j’adore aussi, les Trois Caravelles, Valérie du Kaliste de l’Aligio, une valeur sûre….. Côté bar le joli Balconcito de Véro sur sa plage enchantée. C’est la saison des changements et c’est comme ça chaque année. Et dimanche c’est l’élection du maire….. les pronostics vont bon train. Mais pour qui vais-je voter ? Alexis, Alex, Marianna….. Ca c’est un secret et je ne vous le dirai pas !!!!

Et ce lundi, ce sera La Saucisse au Chou de Tia Dadette

Toute la pluie tombe sur nous….

DSCN3079[1]

DSCN3081[1] Pour faire plaisir à mes amis de France (à toi Noelle par exemple, à toi Mylou, à toi Fabie) qui se plaignent du froid et du mauvais temps…. parce que je suis hyper sympa, quelques images de notre paradis tropical à l’instant même.

Et oui, pourquoi Las Terrenas est-il si vert, pourquoi cette végétation luxuriante…. ben parce qu’il y pleut pardi! Pas tout le temps, pas en continuité, mais quand il pleut, ça tombe dru et il faut dire qu’en ce moment, on est servi. D’un optimisme à toute épreuve, j’ai tendance à éprouver de la reconnaissance pour mes petites plantes, mes belles fleurs et mes grands arbres qui se sont jamais rassasiés de cette eau bénie qui tombe du ciel . Mais là, je reconnais que ça mouille beaucoup. Et mes pauvres toutous sont terrorisés, parce qu’en plus de la pluie, ça tonne et ça ils aiment pas, mais pas du tout, ils sont quatre coincés dans mes jambes. Allez, belle journée à tous!!!!

DSCN3082[1]

Et Tia Dadette nous raconte l’histoire de la Courgette crue en salade