Un truc pas con avec le citron……

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Ca fait des mois que ça dure, en fait, presque tout de suite après l’achat de cette superbe gazinière, la plaque en fonte grill/plancha du milieu s’est mise à rouiller. J’ai tout essayé, des produits chers, moins chers, de la mousse, du savon, du décapant…. Tout, même du coca cola et du bicarbonate. Rien n’a fonctionné et ma pauvre plaque inutile et rouillé semblait me narguer à chaque fois que je faisais la cuisine. J’vous jure je l’entendais se marrer !

Et puis hier, en fouillant une fois de plus sur Internet, je suis tombée sur une idée qui m’a semblée intéressante. Citron et gros sel. Après tout au point où j’en suis. Donc, d’abord faire bien chauffer la plaque de fonte rouillée, comme ça à sec. Je l’ai fait. Une fois bien chaude, je me suis cramé un doigt….. puis j’ai coupé un premier citron (vert) que j’ai appliqué en appuyant bien fort pour faire sortir le jus sur toute la surface. J’ai ajouté du gros sel, ai tranché un autre citron puis un troisième que j’ai continué à balader sur la fonte et sur le gros sel grésillant. Miracle, les citrons devenaient tout noir, sales et la plaque revenait à la vie. Au bout d’un certain nombre de citrons, lorsqu’il m’a semblé qu’ils étaient moins sales au contact de la fonte, j’ai nettoyé ma plaque avec de l’eau chaude et de la bola azul (un superbe nettoyant vaisselle en forme de boule bleue), je l’ai bien rincée, essuyée soigneusement, je lui ai fait un petit massage à l’huile de tournesol et voilà. Le tour est joué, ma plaque de fonte est belle comme au premier jour, noire, scintillante et depuis 3 jours ne bouge pas d’un poil.

Ca marche aussi pour les grilles du barbecue, les grills, tout ce qui rouille quoi. Simple, efficace, écolo. Merci citron et merci Internet.

Balade au fil de jolies images ….

L’été approche à grands pas. Hier, dès potron minet le thermomètre s’affolait et les gens aussi, à croire qu’ils avaient totalement oublié où ils vivaient. Ben oui quoi, on vit sous les tropiques et, sauf erreur du climat, en mai il commence à faire chaud. Et, ce n’est que le début…. préparez-vous les gars, ça va chauffer. En même temps, l’eau de ma piscine est à 34 degrès, alors pour moi tout de bon….

Histoire de ne pas perdre de vue que, malgré la « douce chaleur environnante » on vit quand même au paradis, de jolies images, pour rien, juste pour le plaisir. Elles ont été chipées ici ou là-bas, essentiellement par Mimi, par moi parfois, hier ou il y a plus longtemps, ici ou là-bas, elles vous racontent ce que j’aime, un petit bout de moi, de mes amours, je vous les confie sans ambages, prenez-en bien soin….. Et si vous êtes très sages, je vous en confierai d’autres au fil des jours, une petite lucarne ouverte sur mon coeur.

Retour de pêche.

Mimi et son Tatoo, magnifique photo d’Alexandre.

Déjeuner les pieds dans l’eau, un privilège.

La plus jolie image de l’année, signée Mimi bien sûr.

Un flamboyant au bout du chemin.

Las Ballenas, ma plage.

Zoé et Tatoo, deux de mes toutous.

14 1La plage à Las Terrenas...

14 2… à Las Ballenas

Mon préféré….

14 3De jeunes haitiennes infatigables….

14 4… et souriantes.
14 5Un bel oiseau sur fond de ciel azur

La grotte d’Ali Baba, chez Josée.

Tout en finesse et délicatesse, Terrena en Plata, j’adore.

14 8Un petit coin de paradis (ou presque), ma maison de Trancoso

Un petit coin de paradis (un vrai) ma maison de Las Terrenas

14 10Scène de rue Las Terrenas

14 12Tout un poème

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Joli bateau brésilien

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Caraiva (Bahia) l’antichambre du paradis

 

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Un petit indien Pataxo et son compagnon

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Artiste sur la plage de Trancoso.

 

 

Un beau dimanche à la mer.

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C’était un beau dimanche, le soleil au rendez-vous presque tout le temps, même si madame la pluie a fait son caprice et a pointé le bout de son nez au milieu de l’après-midi. Même pas gâché l’ambiance, bien fait. Dépitée, elle s’en est allée et le soleil est revenu tout fringant, histoire de nous montrer que non mais, il est chez lui ici. Du beau monde à la Vela Blanca, tout ce que Las Terrenas compte comme belles personnes s’était donné rendez-vous pour un beau dimanche à la mer. Il y avait les jolies dames aux grands chapeaux (coucou Coco), au bibi rigolo (ça va Anne), les plus chics paréos, les gosses ravies se partageant entre les glaces de Thierry et les turbulents jeux d’eau dans une mer très chaude. Les messieurs n’étaient pas en reste, panama vissé sur le crâne, tenues légères et fort seyante ma foi, de vraies gravures de mode. Sur les terrains de pétanque, l’humeur était joyeuse et l’objectif n’était pas tant de gagner que de s’amuser. De belles équipes se sont affrontées néanmoins et c’est celle du plus jeune participant, Hugo, un vrai fan du jeu de boules, à la technique très élaborée qui a gagné le tournoi, en compagnie d’une jolie dame et de Thierry le boss plus craquant que jamais. Voilà, je crois que cela s’appelle une vraie réussite. Une belle journée pour un beau combat.

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2 3Et même Tatoo était de la Fête.

Une belle leçon pour tous ceux qui dénigrent Las Terrenas et sa communauté française. Désolée les trublions, pour le coup, elle a montré un beau visage la communauté française, une image de simplicité, de décontraction, de belle entente et d’unité. C’est ça aussi Las Terrenas.

Un petit coucou à une grande Association

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Et bien figurez-vous que si j’ai l’immense plaisir, le privilège, de vivre aujourd’hui à Las Terrenas, c’est en grande partie grâce à l’Association Humanitaire Franco-européenne. Et oui, ça vous surprend n’est-ce pas et peu de gens sont au courant, en même temps ce n’est pas une affaire d’état…. Mais je vais vous raconter…..

C’était dans les années 2000 (j’ai oublié la date exacte), je vivais peinarde dans la sublimissime île de St-Barth, moitié sur notre bateau, moitié dans notre jolie villa de l’Anse des Cayes entourée de pleins de tortues et d’iguanes….. un petit paradis.

Un jour, un mail d’anciens de St-Barth exilés depuis quelques temps à Las Terrenas : « On voudrait te demander un petit service….. pourrais-tu nous dessiner un logo pour l’association que nous sommes en train de monter ici dans notre petit village » ; quelques temps plus tard, après avoir pris connaissance de quelques précieux renseignements supplémentaires, réfléchi, planché, gratté, corrigé….je leur proposais le logo que vous connaissez tous. L’Association Humanitaire franco-dominicaine était née, baptisée et prête à accomplir tant de merveilleuses choses pour Las Terrenas et toute la péninsule de Samana. Et moi…… ben je suis venue rendre visite à nos amis, rencontrer André, le tout premier président et les premiers membres de l’Association, tomber en amour de ce village unique, repartir dare-dare à St-Barth, vendre bateau et maison et débarquer avec mari, chien et bagages pour ne plus repartir. C’était en 2003.

L’Association était une aubaine pour les habitants, médicaments, vêtements, réfection totale de l’hôpital, jouets pour les gosses, les « operativos » se multipliaient avec médecins, opticiens ou simples bénévoles dans les hameaux les plus pauvres et reculés de la peninsule. L’arrivée des containers de médicaments, d’habits, de matériel hospitalier, de joujoux, de livres aussi …. était vécu par tous, dominicains ou résidents comme l’événement de l’année, une immense liesse, une effervescence pas possible. Tout le monde mettait la main à la pâte dans une incroyable fraternité pour vider, trier, ranger puis répartir ces merveilles venues de France pour apporter un peu plus de confort et de sérénité à ce village plutôt démuni.  Les résidents n’étaient pas en reste, je me souviens de la joie pour nous, de découvrir des livres français, de précieux ouvrages, hérités de bibliothèques, d’associations, de librairies parfois, de particuliers…. Le travail en amont était titanesque, des centaines de petites mains, de petites âmes, de gens généreux de leur temps ou/et de leur argent, anonymes souvent, juste des amours de personnes. C’est grâce à l’AHDE aussi que sont arrivés les pompiers et la première ambulance. Mais c’est lors du tremblement de terre d’Haiti que l’AHDE a montré toute sa générosité et son importance, sa ferveur, son abnégation et sa nécessité. Un moment chargé d’émotion qui a mobilisé sous la houlette de l’AHDE des centaines de personnes du village et d’ailleurs.

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De très belles image des Guillaume. Des médecins de passage prêtent main forte aux équipes sur place pour soigner et réconforter les plus démunis

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Hélène, elle était là tout au début, médecin, elle est avec son mari, Bernard, une des grandes figures de l’Association.

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Miguel Polanco, le médecin généreux.

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Tu me pardonnes Guillaume d’avoir chipé ces merveilleuses images.

 

Aujourd’hui, l’association, sous la présidence de Laurent Vigier, continue son petit bonhomme de chemin, tout doucement, sans faire de vague mais en accomplissant toujours de belles choses. Quelques « operativos », aide matérielle pour les plus pauvres, rénovations de logements insalubres, fêtes et distributions de cadeaux pour les petits oubliés…. et plein d’autres actions encore.

L’idée, c’est de soulever des fonds pour multiplier ces actions-sauvetages. Et, demain, c’est un grand jour, la Vela Blanca organise comme chaque année un mega tournoi de pétanque sur sa jolie plage au bénéfice de l’AHDE. Une belle occasion de faire une super action en s’amusant, en toute décontraction, dans la joie et la bonne humeur. Vous ne savez pas jouer ? Pas grave, la journée s’annonce croustillante, au menu, sandwhichs, barbecue, rosé glacé, sable chaud, l’océan en toile de fond. Il y a pire comme décor pour faire une bonne action.

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Rendez-vous tous demain dimanche 12 juin à la Vela Blanca à partir de 11h30. L’AHDE compte sur vous…..et moi aussi.

Eladio, el cocotero…..

1Pendant la saison cyclonique (on y est), il est important d’anticiper afin d’éviter le pire. Si vous avez des cocotiers dans votre jardin, surtout s’ils sont vieux et hauts, très hauts comme les miens, c’est l’heure de les faire nettoyer. Nettoyer, ca veut dire couper les bébés cocos, la tela de coco et, presque toutes les palmes, on en gardant que 2 ou 3, drôle de petit toupet au sommet du tronc. C’est vrai, je vous l’accorde, c’est bien moins gracieux que ces fringants cocotiers à la belle chevelure qui s’agite au vent, mais, en cas, justement de gros coup de vent, le tronc frêle des vieux et hauts cocotiers ne supportera pas le poids de sa tête trop fournie. Je vous dis ça en connaissance de cause, et je peux bien vous l’avouer maintenant, la grosse panne de luz de lundi, il y a deux semaines en plein après-midi, suite à un vilain orage venteux……. ben…… c’était un de mes vieux cocos, fatigué, ébouriffé qui a perdu sa tête sur la ligne à haute tension. Bah….. vous ne m’en voulez pas hein, il y a prescription et depuis, 3 vieux cocos dangereux abattus et tous les autres bien propres.

C’est Eladio qui s’est attelé, comme à chaque fois (environ tous les 6 mois) au nettoyage de mon parc de cocos….. j’en ai pleins….. Le voir travailler, voltiger dans les airs est à la fois fascinant et flippant. Il est agile comme un singe et totalement inconscient du danger de se balancer ainsi à 20 ou 30 mètres du sol, sur un support à moitié stable. Brrrr, j’en ai à chaque fois des frissons, il grimpe tout en haut, pieds nus, sans aucun lien pour le soutenir en cas de chute et là-haut, il tape comme un forcené sur les pencas lourdes et tenaces qui s’accrochent à leur coco. Ca fait du bien de le voir redescendre, d’enfiler son énorme casque et de filer sur sa mobylette….. et oui, Eladio ne circule en moto que soigneusement casqué, il est prudent lui……… et semble bien plus à l’aise dans les airs qu’au milieu de la circulation de Las Terrenas.

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Tia Dadette nous raconte le Curcuma.. et

Réflexions en vrac et en désordre….

Trois déjà, c’est l’âge de cet article. Moment charnière où la luz occupait toutes nos pensées.

De l’eau a coulé sous les ponts et la luz est rentré dans nos habitudes. Toujours des coupures souvent de quelques petites minutes, trop souvent mais on s’y fait, sauf la cellule de ma piscine qui n’a pas aimé du tout, ah oui et l’autre cellule, celle de la porte de mon réfrigérateur…. mais ce n’est pas bien grave. 
Las Terrenas suit son petit bonhomme de chemin, tant bien que mal. Ce qui nous tue en ce moment, et c’est le cas de le dire, c’est la décharge verte qui ne cesse de brûler et d’enfumer le village. Une horreur.

Sinon, toujours aussi agréable de vivre dans ce délicieux village, flâner le long de ses rues colorées ou lézarder sur ses magnifiques plages dorées. A noter que cette année, l’hiver a été exceptionnellement beau et chaud et sec….. un vrai bonheur.

Histoire de vous replonger trois ans en arrière et de constater que le temps s’est en quelque sorte arrêté dans notre village, je vous souhaite une belle balade à travers mes mots.


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Loin de détenir la vérité, hélas ou tant mieux, je ne saurais le dire, j’aime l’idée de partager mes réflexions, mes coups d’cœur, mes coups d’gueule, mes petites joies, mes peines ou mes grands bonheurs….

Las Terrenas est un de mes sujets de prédilection quand je me mets à penser.

Un peu de positif pour commencer.

Franchement quand on regarde le grand bordel qui envahit la France, on n’est pas mal ici.

Entre les inondations de folie, les grèves de malade, les impôts, les augmentations, les gens qui font la gueule, les terroristes timbrés qui frappent n’importe où, n’importe quand, qui tuent, blessent, anéantissent des vies, entre la grisaille d’un hiver sans fin et la promesse d’un été turbulent au niveau social, d’un monde politique aux aboies…. Non mais arrête on est bien ici !

Oui mais, Las Terrenas, ce n’est pas pour tout le monde.

D’abord, primordial, mais çà c’est vrai pour tous les apprentis expats, être sûr de vouloir changer. Changer ça veut dire accepter la différence, ne pas vouloir recréer pile poil sa vie d’avant. Accepter un peuple plus nonchalant, aux préoccupations autres que celles des européens civilisés et policés, des européens assistés  que nous sommes. Là-bas on est malade, on nous soigne et on nous rembourse, on est vieux on nous verse une retraite, on n’a pas de boulot on touche le chômage, on fait trop de gosses, on a une prime, on isole sa maison, on nous offre de l’argent….. oui mais c’est là-bas. Ici, quand un dominicain lamda est malade il ne peut pas toujours se soigner, quand il est trop vieux et qu’il ne peut plus bosser, il n’a plus de salaire, s’il fait trop de gosses, ce sont autant de bouches à nourrir, isoler sa maison des intempéries, même pas en rêve, il n’a pas les moyens … Alors quand on vient s’installer ici, il faut accepter cette différence et oublier de vivre ici comme là-bas. Accepter de payer une assurance très (trop) chère et ne pas être satisfaits du résultat en cas de besoin (j’en sais quelque chose !!!!!), accepter que juste au moment où l’on a prévu de faire la tarte feuilleté de l’année, il n’y ait plus de pâte au Lindo…. Zut alors, ils auraient du prévoir . En bref il faut se rendre compte que l’on a quitté un monde qui nous oppressait ou tout simplement qui ne nous plaisait plus mais très confortable socialement, pour se plonger dans un autre pas tout à fait à notre image. Alors, c’est sûr, vous allez me dire, beaucoup passent une partie de leur vie ici, l’autre là-bas. Oui, mais qui sont-ils ? Des retraités ou des gens aisés, libérés des contraintes qu’impose le besoin de gagner sa vie. Et là, j’en viens à ce que je pense depuis toujours.

Pour vivre à Las Terrenas, il faut avoir les moyens et les reins solides….

Nous en discutions il y a peu de temps sur ma plage préférée avec un ami de longue date, arrivé en même temps que moi. Sans langue de bois, à bâtons rompus, nous n’avons pas refait le monde mais juste constaté la réalité. Tous ceux qui sont venus pour fuir un monde trop rude mais sans argent ou trop peu en poche sont repartis la tête basse et les poches vides. Et même s’ils avaient plein d’idées, même s’ils pensaient révolutionner un village endormi, même si dans leur quartier ils étaient des stars, ici ils n’étaient rien d’autre que de petits européens frimeurs mais frileux, à peine arrivés déjà repartis, car incapables d’attendre leur jour de gloire qui tardait à pointer le bout de son nez.

Puis, il y a ceux qui au moins, savourent le privilège de vivre dans un tel cadre et ceux (les plus nombreux) qui râlent tout le temps. En ce moment et depuis pas mal de temps d’ailleurs, la tête de turc c’est Luz y Fuerza. Un « intelligent » l’a rebaptisé Luz y mierda….. très drôle non ? Je vis à LT depuis plus de 13 ans et depuis tout ce temps, le prix de l’électricité nous faisait bondir à chaque facture. Oui, mais, nous n’avions aucun problème. Comme dans les pays les plus civilisés, on appuyait sur l’interrupteur et ça s’allumait. Au début, lorsqu’on construisait une maison, on préconisait un inverseur, puis, peu à peu c’est devenu superflu….. Il y a près d’un an, après une révolution sanglante dont tout le monde se souvient, Luz y Fuerza est tombée de son pied d’estale, a été condamnée à n’être plus  qu’un intermédiaire et un technicien, le courant devant alors être fourni par le réseau national. Catastrophe ! Bien sûr, les prix ont chuté mais le confort aussi, des pannes à tout bout de champs, de 5 minutes ou plusieurs heures, de jour comme de nuit, des coupures de demi-journées entières pour entretien, réparation. Mais, comme partout dans le pays. On est au même niveau, ni plus ni moins que le restant de la République Dominicaine. Le petit privilège (onéreux certes) que nous avions alors lorsque Luz y Fuerza tenait les rênes, la chance d’être le village « où il y avait toujours de la luz » s’est envolé, nous laissant dans un beau bordel. Demain c’est 7 heures de coupure, après-demain 4 puis samedi encore 4 ou 5, sans compter les ordinaires de 5 minutes ou moins qui crament tous nos appareils électriques. A qui la faute, mais non pas à Luz y Fuerza comme on se plait à le dire mais à cette foutue entreprise nationale incapable d’assurer de l’électricité de façon correcte et continue. Alors s’il vous plait ne vous trompez pas de cible et arrêtez de poster des messages idiots sur les réseaux sociaux. Avant c’était cher mais bien, maintenant plutôt accessible …..mais franchement chiant. C’était le choix du plus grand nombre!

Mais malgré tout ça, malgré les râleurs, les ceux de mauvaise foi, les (le) voisins qui me gonflent avec mes chiens qui aboient parfois, le chemin défoncé pour arriver à la maison, les coupures de luz intempestives, malgré tous ces français pas à leur place et qui polluent parfois le paysage, je ne changerais pour rien au monde et si je le sais c’est justement parce que j’ai essayé….. et j’ai vu ce que ça a donné. J’aime ce village, ses odeurs, ses bruits, ses chiens de coco, les visages burinés et tous ridés des vieux qui fument sur leur chaise en plastique devant leur porte, les haïtiennes qui vendent leurs fruits et légumes à la sauvette, les conchos trop bruyants, la musique qui hurle à tue-tête, les gosses et leurs belles bouilles, les plages si belles. J’aime Las Terrenas et ses contradictions, j’aime Las Terrenas malgré mes contradictions…… et ce n’est pas prêt de finir !

Et, notre panorama, à l'heure du déjeuner.....

J’aime Las Terrenas et ce n’est pas prêt de finir….

 

1er juin, début de la saison cyclonique

On y est presque, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque le début de la saison cyclonique qui prendra fin le le 30 novembre. On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, d’aucun prétendent que ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous notre ciel. Pour Olivier Tisserand, notre précieux monsieur cyclone, il y a souvent des erreurs de compréhension sur les termes Cyclone et Ouragan. Un Cyclone tropical indique un système météo tropical dont la circulation des vents est fermée autour d’un centre dépressionnaire. Toutes les classes de systèmes météo comprises dans l’échelle de Saffir-Simpson sont des cyclones, même les dépressions tropicales ou les tempêtes. Un Ouragan est un cyclone dont la vitesse des vents est supérieure à 118 km/h (63 kt). Dans les ouragan, il y a aussi la classe dite Majeure pour ceux dont la vitesse du vent dépasse les 177 km/h (95 kt)

Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre. Et, si, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, la saison des ouragans va du 1er juin au 30 novembre, le maximum de fréquence est enregistré en août et septembre.

Comment se forment les cyclones?

Ils prennent leur force dans la mer chaude (plus de 26° sur une certaine profondeur), facteur déterminant de la formation de ces phénomènes et, c’est bien entendu en été que l’on trouve réalisées ces conditions sur des régions suffisamment étendues pour voir se développer pendant plusieurs jours les cyclones. Mais, la température de l’eau ne fait pas tout, la condition de latitude supérieure à 6 ou 7° empêche d’en croiser sur les régions équatoriales, pas de cyclone par exemple en Guyane française, ni au Brésil ; quasiment pas non plus en Indonésie, à Djakarta ou Singapour, ni même près des côtes de l’Afrique baignées par l’Océan Indien, en Somalie, au Kenya ou sur le nord de la Tanzanie, Zanzibar y compris. Ceux qui nous concernent, naissent en principe au large du Cap Vert , banale dépression, ils se renforcent dans les eaux chaudes et franchissent l’océan jusqu’à nos contrées caribéennes. On a cependant déjà pu observer des cyclones prenant naissance tout près de nos côtes.

Quelle est la relation entre les cyclones tropicaux et la vitesse du vent?
En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:
Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;
Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h….. et là ça decoiffe!

Les conséquences d’un cyclone tropical et les dégâts attendus ne sont pas uniquement fonction de la vitesse du vent, mais aussi d’autres facteurs tels que la vitesse de déplacement du phénomène, la durée des vents forts et le cumul des pluies au moment de l’atterrage et après, les brusques variations de direction et d’intensité, la structure (étendue et intensité, par exemple) du phénomène, ainsi que les réactions des populations aux catastrophes dues aux cyclones tropicaux.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?
La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2020 est la suivante… Arthur . Bertha . Christobal . Dolly . Edouard . Fay . Gonzalo . Hanna . Isaias . Josephine . Kyle . Laura . Marco . Nana . Omar . Paulette . Rene . Sally . Teddy . Vicky . Wilfred

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?
Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Et l’anné 2020?

Si l’on en croit les spécialistes, la saison cyclonique 2020 s’annonce mal.
 »Le 1er juin marquera le début de la saison cyclonique. Le premier phénomène est même déjà né le week end dernier. Une saison qui pourrait être particulièrement virulente selon un spécialiste actuellement dans notre zone
Deux facteurs déjà particulièrement inquiétants en ce début de mois de mai : la chaleur et le température de la surface de l’eau.
Pour Yann Amice, le météorologue et conseiller scientifique auprès du navire expérimental « Energy observer », actuellement en escale forcée dans notre zone : « ça s’annonce mal ».
Et pour cause explique-t-il : L’arc antillais bat actuellement des records de températures.
Plus mauvais signe encore, celles des eaux de surface côté Ocean Atlantique et Golf du Mexique : elles sont supérieures de plus d’un degré aux normes de saison….
A ces deux sources d’inquiétude, il faut en rajouter une troisième : la faiblesse des Alizés.
Autant d’éléments favorables à la naissance de mouvements tourbillonnaires sur l’Atlantique avec des évolutions possibles en phénomènes d’importance dans la Caraïbe, pouvant remonter jusqu’à la Louisiane.
Dernier constat peu rassurant dressé par le scientifique : l’accélération du réchauffement des pôles : il entraine un ralentissement des vents d’altitude : du coup les cyclones se déplacent beaucoup moins vite et peuvent donc prendre plus de puissance en se chargeant lentement au dessus des eaux plus chaudes et stationner plus longtemps sur les zones habitées. »
Irma, Dorian, tristes souvenirs…
L’année 2017 restera dans les mémoires pour avoir été l’une des plus intenses, sur le plan de l’activité cyclonique, dans le bassin Atlantique Nord / Mer des Caraïbes / Golfe du Mexique. Il y a notamment eu les tristement célèbres Irma et Maria, deux ouragans de catégorie 5.
Née le 30 août 2017, au large du Cap Vert, Irma est au départ une tempête tropicale. Elle va rapidement évoluer en ouragan de catégorie 2 et se diriger vers l’arc antillais. Mais avant d’atteindre le Nord des Petites Antilles, elle se mue en phénomène de catégorie 5, avec des vents moyens de 295 km/h et des rafales jusqu’à 360 km/h.
Son œil est passé précisément sur les îles si poches de nous, de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le 6 septembre 2017. La population, sur place, a vécu un enfer. La mer est entrée profondément dans les terres. Très peu de toitures et de fenêtres ont résisté.
Même les services de l’Etat se sont retrouvés en difficulté, dans l’antenne préfectorale saint-martinoise, tombée en ruine ; les fonctionnaires ont dû se retrancher ailleurs. Idem, pour l’hôpital, la caserne des pompiers et plusieurs infrastructures publiques, sans compter les milliers d’habitations détruites.
Bilan : 11 morts en partie française de Saint-Martin, des centaines de blessés, 6 000 personnes évacuées… et une facture de plus de 2 milliards d’euros, pour la reconstruction et la relance de l’économie, dans les îles du Nord, principalement basée sur le tourisme.
Jusqu’à présent, le quotidien des habitants est fortement impacté par cette catastrophe ; y compris la scolarité des jeunes de ces territoires.
En septembre 2019, c’est le redoutable Dorian, force 5+ qui a ravagé et entièrement saccagé les Bahamas, laissant derrière lui un paysage de désolation.

Et si, de notre côte, en Republique Dominicaine, jusqu’à présent nous sommes plutôt épargnés, rien ni personne ne peut affirmer que nous sommes à l’abri En 2004, Jeanne a méchamment décoiffe mon Château de feuilles, détruisant allègrement une jolie végétation naissante. Irma et Maria nous ont effleuré, faisant naître malgré leur relative manque d’ardeur de vraies frayeurs…

Bon, ben moi, J’ai un truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ca marche!

– Données et tracking phénomène en cours


http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx
http://www.ospo.noaa.gov/
Page FB: Meteo des cyclones

Ehrlichiose….. saloperie de tique

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Ma belle Cheyenne.

Faites bien attention à vos toutous, c’est la pleine saison des tiques, ces saloperies de bestioles tellement hideuses et qui se nourrissent de nos toutous tout en les empoisonnant.

Ce matin, des gouttes de sang…. pas facile de détecter le malade quand on a 10 chiens, mais avec l’expérience, on sait et on trouve. C’est ma belle Cheyenne qui saigne du nez. Pas énormément, mais pas peu. Depuis la mort de Comanche, pas de tergiversation. Direction Enrique. Prise de sang, test, verdict, « positive à l’Ehrlichiose ». C’est une maladie mortelle qui ne peut être guérie qu’en étant détectée et soignée à temps. En plus la pauvre, ce n’est pas la première fois. Et pourtant, je les soigne mes chiens, je les chouchoute, les entretiens, les surveille. Les tiques sont plus fortes que moi.

1 mois d’antibiotiques et de vitamine B et de vitamine K pour arrêter les saignements plus 2 injections à date précise et Cheyenne devrait s’en tirer.

Merci Enrique, une fois de plus. Et vous qui me faites le plaisir de me lire, ne trainez pas si vous sentez votre chien patraque ou détectez comme moi des gouttes de sang suspectes. Vous serez plus fort que les tiques à la seule conditions de vous y prendre à temps. Allez promis, on s’occupe à fond de ses toutous!

 

Gadget Curt, un petit bout de bonne femme bourrée de talent et d’énergie

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On ne dirait pas en découvrant sa silhouette frêle et délicate que se cache une telle énergie dans ce petit bout de bonne femme. Et pourtant…. C’est comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle ou bien est-ce le propre des artistes de défier les années….. Gadget est née en France mais depuis le temps, elle est devenue une vraie fille des îles. 36 ans qu’elle évolue, respire, rêve et peint les Caraibes. Au tout début, dans les Antilles françaises, riches en couleurs et en senteurs, c’est, un peu par hasard qu’elle se dirige vers l’aquarelle pour représenter ces superbes scènes de marchés, hautes en couleurs qui la fascinent. Puis, maman elle-même, elle succombe au charme sauvage des bambins aux bouilles craquantes et aux yeux immenses qui l’entourent. Elle en croque des portraits délicats et saisissants. La mer, le soleil, les palmiers, les bateaux constituent  le quotidien de Gadget et, l’aquarelle par ses possibilités de transparence, de flous, de contraste, de spontanéité se prête admirablement à l’exécution de marines. Peu à peu, elle en fait sa signature, de délicieuses scènes pleines de fraîcheur de bateaux, de vagues douces, de plages ou encore de petites cases, largement imprégnées de ses balades caribéennes.

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Mais, si Gadget prépare une exposition et passe encore de longues heures devant son chevalet, il lui est venu une nouvelle passion. La belle dame confectionne, pour notre plus grand plaisir, confitures, chutneys, rhum arrangé de façon 100% artisanale. Des fruits frais, du bon sucre de canne, beaucoup d’huile de coude et d’imagination et de ravissants petits pots naissent de sa fantaisie. Côté rhum, elle avoue une nette préférence pour un petit rhum agricole  haitien qu’elle a déniché je ne sais où mais qui rappelle par sa saveur fruitée, le rhum réputé de Guadeloupe ou Martinique. Pour le plaisir et le bien-être elle propose même un étonnant tartare d’algue bourré d’iode et d’anti-oxydant, hyper bénéfique pour notre santé. Gadget s’est installée un petit corner plein de couleurs au restaurant Al Pasito d’Angie, son garçon. Elle vous y accueille chaque jour avec tous ses bons produits et de jolies reproductions de ses plus belles aquarelles. Pour découvrir les originaux, c’est simple, un petit coup de fil et Gadget vous ouvrira les portes de sa maison-atelier et vous racontera ses peintures.

Merci Gadget pour ce délicieux moment en ta compagnie.

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Gadget 809 398 7759 . Page Facebook : Curt Art Painting.