Très utiles, les horaires des bus…..

Aujourd’hui, il est très facile de se rendre dans les grandes villes du pays en bus (guagua). Confortables et ponctuels, ils facilitent considérablement la vie de ceux qui, comme moi, ont une sainte horreur de conduire à Santo Domingo ou Santiago…..juste l’horreur.

On s’installe dans un bus tout confort, on n’oublie pas sa petite laine (la clim est souvent poussée à fond); si l’on a décidé de se plonger dans la lecture, on n’oublie pas non plus les boules Quies pour se boucher les oreilles et éviter la surchauffe, avec de la musique de Meringue ou Regetton à fond la caisse. Et, c’est tout à fait reposé que l’on peut affronter l’exubérance  de la capitale,  les rues biscornues non dénuées de charme de Santiago, la folie ambiante de Nagua ou encore les belles plages de Cabarete. Bon voyage.

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Cliquez sur les horaires pour les agrandir.

Et pour être toujours à l’heure dans vos horaires, mais aussi pour ne pas vous tromper dans votre vie quotidienne, choisir vos partenaires, vos fournisseurs….. une seule adresse http://www.keloke-samana.com/

Les beignets de Mardi Gras, une succulente recette de Tia Dadette

Exotique et glamour, le toit de caña joue les vedettes en toute décontraction.

Rien n'est plus beau qu'un toit de caña blond tout neuf.

Rien n’est plus beau qu’un toit de caña blond tout neuf.

Au même titre que la mer, le soleil et les cocotiers, le toit de palmes est le symbole incontournable, la carte postale de la douceur de vivre sous les tropiques en toute décontration. Il faut dire qu’avec son côté mutin et sa coupe savamment décoiffé, il n’y en a pas deux comme lui pour sublimer la maison la plus ordinaire et en faire une starlette de podium tendance et chic. En plus, non content d’être sexy en diable, ce toit 100% naturel est bien dans l’air du temps et assure côté couverture. Intransigeant avec les intempéries qu’il refuse de laisser passer, il se laisse volontiers caresser par les alizés qui s’amusent dans sa chevelure et pénètrent délicatement dans la maison, histoire de maintenir à l’intérieur une température idéale. Avec lui, pas besoin de clim, un bon ventilateur, des aérations bien faites et le tour est joué, il fait toujours frais et bon.
Bien sûr, nul n’est parfait sur cette terre et ce n’est pas mon toit de cana qui va déroger à cette règle. Les aseptisés chroniques, les hypocondriaques, les paniqués des bébêtes…. lui reprochent d’être peu hygiénique. Je dirais plutôt qu’il est victime de son succès, beau et confortable, tous les insectes de la création rêvent de s’y installer, à commencer par le redoutable termite. Pas folles les bébêtes! Des ratons de coco aussi parfois seraient heureux d’y construire leur nid, les cucarachas, et même de jolis serpents verts (pas méchants). Chuttt…. pas de panique! Contre les ratons de coco, un joli matou fera l’affaire et les tiendra éloignés de votre demeure pour toujours. Quant aux insectes indésirables et notamment les termites, une bonne fulmigation régulière vous en débarassera pendant longtemps. Après, le seul vrai, gros, insupportable défaut que je lui trouve, c’est de ne pas être éternel. Tous les 4, 5, 6 ou 7 ans, c’est le bordel le plus complet quand il s’agit de découvrir la toiture, de réparer la charpente abîmée, d’évacuer tous ces déchets et de remplacer les vieilles palmes par des jolies toute pimpantes. Je suis en plein dedans, ca fait 4 jours que ca dure et ce n’est pas prêt d’être fini. En même temps, c’est grâce à cet inconfort temporaire que m’est venue l’idée de vous parler du toit en palmes de caña.

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Le matériau
En République Dominicaine, la palme la plus utilisée pour la construction de toits est celle du palmier appelé caña, d’origine cubaine. 15 mètres de haut, de larges feuilles en évantail d’une envergure de 80 cm à 1,20 m. On en trouve des plantations entières à Azua, San José de Ocoa, Peravia, Barahona, Higüey, Dajabón, Santiago Rodríguez et Santiago. Parfois, la tradition est conservée, et c’est alors un cheval (un caballo) qui va récupérer dans les plantations les feuilles récoltées. Lorsque l’on opte pour un toit en caña, on entend parler de 50 ou 100 caballos…. en voilà l’origine…. et un caballo de caña c’est pile poil 50 feuilles.
Un long travail de préparation
D’énormes camions livrent la caña dans tout le pays, commence alors un long et fastidieux travail de préparation. La palme est taillée, puis cloutée pour pouvoir etre fixée sur la charpente, feuille à feuille, le plus proche possible pour assurer l’imperméabilité, mais pas trop pour permettre à l’air d’y circuler. C’est tout un art et seuls quelques maestros ont le secret d’un toit de palmes bien fait et leur technique bien particulière. Bien sûr, pour assurer la pérennité de l’ouvrage, une pente de toit minimum est nécessaire, si ce n’est pas le cas, les feuilles pourrissent immédiatement.

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DSC00606 DSC00607 DSC00616 DSC00617 DSC00618 DSC00619 DSC00620 DSC00621  DSC00622 DSC00627 DSC00629Les vieilles palmes sont enlevées, la structure de la charpente réparée, repeinteDSC00609 Et le maestro (Ricardo) surveille le travail.

Le plus souvent le toit des habitations couverte de palmes est doublé. A l’intérieur, on retrouve des lattes de bois vernies, lasurées ou peintes aux couleurs de la Caraibe. Entre ce décor de bois et la palme, on peut alors glisser et fixer en le chauffant ce que l’on appelle ici la tela, une sorte de toile épaisse enduite de goudron qui renforcera, bien entendu l’imperméabilité et sera un frein à la chaleur du soleil. Côté terrasse, la caña, posée dans les règles de l’art, se suffit à elle-même. La caña adore le soleil et le vent et déteste l’humidité, pas question de construire ne serait-ce qu’un abris (un palapa) sous les arbres qui empêchent les rayons de soleil de caresser les palmes et conservent l’humidité.

DSC00631 DSC00633 DSC00635 DSC00636 DSC00640 DSC00641 DSC00642Puis, on replace une à une les nouvelles palmes toute pimpantes
Si toutes les conditions réunies, pente, soleil, bon maestro…. c’est un véritable bonheur de vivre sous un tel toit. Même en plein été quand la température extérieure, sous le soleil brulant frise les 50 voire 60 degrès, il fait délicieusement bon à l’intérieur. Les nuits, sans clim sont confortables. Très resistante aux vents salins et au vent tout court, la caña bien posée s’agite parfois sous les rafales des tempêtes tropicales, mais ne déserte pas facilement et jusqu’au bout remplit son role de couverture idéale pour nos régions parfois chahutées. A Las Terrenas, la tendance est plutôt au jingle ou aux plaques de fausses tuiles en plastique…. En ce qui me concerne,vous l’aurez compris, malgré les désagréments causés notamment lors de son remplacement, je suis fan de ces toits naturels d’une incomparable beauté.

Le toit de palmes de caña confère à notre maison une atmosphère douce, chaleureuse, cosy. J'adore.

Le toit de palmes de caña confère à notre maison une atmosphère douce, chaleureuse, cosy. J’adore.

Santo Domingo: Chiqui, la petite chienne sauve la vie de sa famille ….

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Et oui, le chien est le meilleur ami de l’homme et Chiqui, la petite chihuahua, a une fois de plus, s’il en était utile, prouvé cet adage. Aujourd’hui, elle est devenue l’héroine chérie de sa famille qu’elle a sauvée d’une mort certaine.
Lors de l’explosion de l’usine de gaz qui a fait de nombreux morts début de semaine à Santo Domingo, la petite Chiqui, terrorisée s’est précipité dans la chambre où dormait sa maîtresse, dans une maison juste à coté de la tragédie. Aboyant comme une folle, sautant, courant en tous sens, elle réussi à réveiller celle-ci ainsi que ses deux fils, un neveu et deux petits-enfants, endormis eux-aussi. Conscients de l’attitude plus qu’inquiète de la petite chienne, les habitants sortent de leur appartement, juste à temps pour éviter le pire. Chiqui avait disparue, plus le temps de la chercher….. Par miracle, caché sous un lit, le petit animal courageux mais terrifié s’en est sorti avec quelques poils de moustache brûlés. Une belle histoire d’amour entre le chien et ses humains.

Un monde éphémère tout en poésie…..

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« Et l’ours soutient le monde » fait partie d’une série de 7 images intenses de la collection « Visions ou Histoire de Voir » de Michel Voleau, le photographe fantasque qui puise son inspiration et nous dévoile son monde secret, chipé sur les coques usées des barques de pêcheurs.

Le support choisi, le plexiglas est particulièrement adapté aux exigences de notre modernisme actuel. Il fascine par l’aspect de sa matière translucide et brillante et sublime le sujet qui occupe tout l’espace et se révèle dans toute sa splendeur. Et l’Ours soutient le Monde, et nous entraîne dans son monde féérique où l’on se perd à loisir, où l’on s’invente une vie peuplée de créatures étranges qui prennent un malin plaisir à nous observer.

Expo permanente XO Las Terrenas.

 

 

 

Doux et subtil, le cacao dominicain, une valeur sûre….

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Il n’y a pas que les plages en République Dominicaine,  et si le soleil, les palmiers, la mer séduit le plus grand nombre, enchante les touristes, le cacao, fin, aux arômes fruités et légèrement amer, réputé pour être l’un des meilleurs au monde a conquis les  grands connaisseurs, les pros du métier. Et ce sont les fèves de cacao poussant sur notre belle péninsule de Samana, les plus prisées, qui ont su séduire les plus grands chocolatiers de France, Belgique, Suisse….

Il y a quelque 200 ans, des émigrants suisses s’établirent dans la presqu’île de Samana. Ils y fondèrent une plantation qu’ils baptisèrent « Hacienda Helvetia ». Depuis, rebaptisée hacienda Elvesia, on y produit toujours, de manière relativement artisanale un cacao bio, unique au monde, extra fin. De son côté, la société française Valrhona, amoureuse du chocolat dominicain depuis des décennies, s’est carrément offert une plantation Loma Sotavento, qu’elle surveille et chouchoute avec passion, allant jusqu’à construire un village et une école pour les enfants des cultivateurs et des planteurs.

Je ne sais pas si vous connaissez Valrhona, c’est un chocolat parfois peu connu du grand public. Pourtant vous en avez surement mangé… sans le savoir…! Les plus grands chocolatiers l’utilise pour créer leur chocolat. En fait le chocolat Valrhona, c’est surtout une base créative, une gamme de chocolats que l’on peut travailler pour faire des gâteaux, des chocolats, des mousses, glaces…bref tout ce que vous faîtes déjà avec un chocolat classique sauf qu’ici la base est vraiment excellente, et cela se ressent vraiment dans le résultat. (et ils ont quand même aussi des petits carrés de chocolat à grignoter qui sont super bons !!).

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Il existe différentes variétés de cacaotiers (ou cacaoyers, c’est pareil) qui produisent chacun des cabosses aux couleurs différentes. Rouge, orange, jaune ou violet rappelant la palette des peintres fauvistes. Ce sont elles, les cabosses qui renferment les  fèves de cacao. Les variétés ont  des saveurs plus ou moins fruités, florales, chocolatées, ou bien avec un goût de fruits secs, amande, noisette, caramel. En fonction de cela, on va marier les variétés pour obtenir des cacaos avec des arômes bien particulières.

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Lorsque vous ouvrez la cabosse, les fèves sont fraîches, entourées d’une pulpe blanche, (un mucilage)  vraiment délicieuse, une texture de litchi et une saveur proche du kiwi. Surprise, les fèves de cacao sont violettes quand elles sont fraîches et non pas marron ou beige comme on pourrait le croire. Autre surprise, les cacaotiers ne se développent qu’à l’ombre et entourés d’autres arbres, bananiers, manguiers, cocotiers, amandiers et les cabosses poussent directement sur les troncs…Le cacaoyer mesure de 10 à 15 m de haut et ne fleurit qu’à partir de 3 ans. Il n’atteint son plein rendement qu’à 6 à 7 ans après la plantation et donne des fleurs et des fruits toute l’année. La récolte principale a lieu d’octobre à mars.

Exportés en France, en Belgique, aux Etats-Unis et de plus en plus en Asie, les fèves de la plantation seront livrées chez les chocolatiers, torréfiées puis broyées afin de développer les arômes du cacao. On les mélangera ensuite à du beurre de cacao et du sucre pour obtenir le chocolat.

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Plusieurs sociétés proposent des balades sur la route du cacao. Sympa, ludique, passionnant, une belle aventure  pour plonger un peu plus dans les entrailles, la culture de ce fabuleux pays.

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La magie des plages : traveling arrière.

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Et le plus beau, c’est qu’avec un brin de courage et une belle couche de crème solaire, on peut, armés pour une longue, longue balade, partir de La Barbacoa et rejoindre Las Ballenas.

DSCN2776Au passage, on sourit aux gardiens du Grand Bahia qui nous regardent de travers, essayant de nous intimider et de nous refuser le passage…. Raté, c’est pas possible tout le monde a le droit de marcher sur la plage.

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On foule le sable blanc de El Portillo, un petit coucou à Vero au Balconcito del Mosquito, là on se mouille un peu parce que des raisiniers rebelles ont décidé de se coucher dans l’eau, pas bien grave. On arrive à Popy. Salut El Sueño, bonjour Sandro.

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Puis, c’est la playa Las Terrenas, ses barques de pêche, ses petits lolos au bord de l’eau, le Village des Pêcheurs, ma foi assez sympa vu de la plage.

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Et, enfin Las Ballenas. La fin du voyage ? Ben pas sûr, admettons qu’un des membres du sailing club vous propose gentiment de vous accueillir à bord de son kayak ou de son petit laser, de contourner la loma Bonita…. J’ai dit admettons….

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Vous vous retrouverez alors à Bonita, dans la jolie petite crique douce, et là, si vous n’êtes pas complètement épuisé, pas complètement rassasié de tant de jolies images, si vous êtes complètement dingue, vous vous rebadigeonnez  d’une bonne couche de crème solaire et c’est reparti pour un long, long, long chemin féérique, jusqu’à Coson. Bon, une fois arrivé chez Luis ou à Casa Coson ou à The Beach, par pitié, demandez à un taxi de venir vous récupérer ou je ne réponds plus de rien.

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Mais c’est la tête pleine d’images fabuleuses que vous regagnerez votre hôtel, votre maison. Et, plus tard quand vous aurez un petit coup de moins bien, vous aurez tout le loisir d’en sortir une de votre mémoire et de vous y plonger sans modération, avant de revenir nous voir.

La magie des plages: La Barbacoa

sans-titre-2sans-titre-3sans-titre-4sans-titre-5Située à environ 7 kms de Las Terrenas, face au paisible hameau du même nom, une jolie plage bordée de cocotiers dans le prolongement de Playa El Portillo, où se cachent quelques sublimes villas privilégiées du domaine Esperanza. Discrète et sauvage, des tortues en ont fait leur plage de prédilection pour venir y pondre leurs oeufs en toute tranquillité.

 

 

 

Et Tia Dadette nous dévoile en aparté, la vraie recette des Accras de Morue.

Elle est sympa cette Tia Dadette, elle a vu sur Facebook qu’une gentille dame rêvait de manger des accras de morue. Ben oui, Caraibes, Antilles….. sauf que les accras sont plus fréquents dans les Antilles Francaises qu’ici. Ni une, ni deux, Tia Dadette qui nous vient de là-bas et qui sait de quoi elle parle nous livre en exclusivité sa délicieuse et authentique recette, ses petits secrets pour réussir à coup sûr vos accras de morue et en régaler vos amis.

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L’idéal pour un apéritif ou un diner sans chichis, les Accras de Morue…

– Morue salée. Vous en trouvez un peu partout, le Lindo ainsi que d’autres mini-markets en ont en morceaux, et au Super Pola on la trouve en filets.
Les morceaux sont plus goûteux mais plus longs á préparer
– Farine de blé
– Bicarbonate de Soude
– Cives (ce sont ces grosses ciboulettes avec un petit oignon blanc au bout)
– Poivre, et sel (si la morue est trop dessalée)
– Piments parfumés

Si vous choisissez la facilité des filets, il vous suffira de les passer sous l’eau pour enlever leur surplus de sel, et les dessaler quelques heures dans un récipient plein d’eau, puis de les cuire en 2 bouillons.
Chaque bouillon consiste á mettre de l’eau froide dans une casserole, y mettre la morue, attendre que l’eau frémisse, et laisser une dizaine de minutes l’eau devant frémir et non bouillir… on égoutte, et on recommence avec une nouvelle eau.

Si vous choisissez les morceaux de morue qui sont beaucoup plus goûteux, il vous faudra passer de même ces morceaux pour enlever le sel qui les enrobe, puis les faire dessaler une nuit dans un récipient plein d’eau. Le matin vous changerez l’eau et les laisserez encore á dessaler. Plus les morceaux de morue sont épais et plus ils garderont le sel á l’intérieur.
Cuisez les morceaux de morue de la même façon que pour les filets, mais procéder avec 3 bouillons de 20 mn.
Une fois la morue cuite, procédez á son nettoyage á chaud. Enlevez sa peau, puis morceau par morceau émiettez-la en prenant soin de ne laisser aucune arête.

Voilá votre morue cuite. Si vous avec un petit mixeur, c’est l’idéal pour l’émietter. Sinon faites-le avec la pointe d’un couteau, c’est la méthode « á l’ancienne » ! elle s’effiloche facilement, cela prend juste un peu plus de temps.

Dans un grand bol mettez de la farine tamisée, un tout petit peu de Bicarbonate de Soude (qui donnera du craquant á vos accras), et mélangez le tout en ajoutant peu á peu de l’eau.
Pour le piment, 2 écoles : ou vous émincez très très finement votre piment (surtout sans les graines ce serait immangeable !), ou vous faites tremper des morceaux de piment dans un peu d’eau chaude, ils dégageront leur force et parfum et vous ajouterez cette eau pour diluer la farine, et vous n’aurez pas de morceaux « surprise ». Pour ma part je préfére le piment bien émincé, et dans ce cas il faut laisser la pâte reposer un peu pour que les parfums se diluent bien comme il faut.
Surtout ajoutez le piment peu á peu et goûtez la pâte. Vous pourrez toujours en ajouter (ainsi que du sel) après avoir fait le test du premier accras bien doré, pour voir si votre assaisonnement est correct. Sel et piment se dégage davantage á la cuisson, faciles á ajouter, et impossible á retirer sur le moment.
Ajouter des cives finement hâchées, mettez aussi bien la partie verte que la blanche.
Un peu de poivre.
Votre pâte á Accras doit être souple mais surtout pas liquide, bien tenir dans une petite cuiller.
Comme pour le reste, pour votre premier essai, il vaut mieux mettre moins d’eau que trop… Faites votre « Accra Test », s’il n’est pas moelleux et craquant et trop compact, il vous suffira d’ajouter une lichette d’eau á votre pâte.
Quant aux proportions, un peu difficile á dire, mais la morue doit avoir la plus grande place.. le mieux est d’ajouter la pâte á la morue, jusqu’á obtenir une belle pâte homogéne… car plus facile de vite refaire un peu de pâte que de préparer une autre portion de morue !!

Il vous suffit maintenant de préparer un beau poêlon avec de l’huile bien chaude, avec á côté une assiette couverte de papier absorbant pour enlever le surplus d’huile de vos accras, et faire tomber des cuillers á dessert de pâte á Accras (aidez-vous d’une autre cuiller pour qu’ils soient le plus ronds possible), les laisser dorer des 2 côtés quelques minutes, feu moyen… lá aussi il vous faudra un peu de pratique mais le pli est trés vite pris, la pâte doit être cuite á l’intérieur sans que l’Accra ne soit brûlé en extérieur, c’est comme pour les beignets, donc pas de secret pour vous !
Et puis…. le premier Accra sera toujours pour vous, pour goûter le sel, le piment, la texture, le craquant.. faites attention de ne pas trop goûter on tombe souvent dans le piége mais je pense que vos hôtes vous rappelleront vite á l’ordre par l’odeur alléchés !!!!

Servis á l’apéritif, ou en repas avec une belle salade et du pain, ce n’est que du bonheur !!!!!
Si vous avez des enfants, il vous suffira de réserver de la pâte spécialement pour eux avant d’ajouter du piment á la vôtre…. et le tour est joué !

Je vous souhaite une très belle réussite et un

Bon Appétit !!

Le grain d’sel en aparté: remplacer l’eau plate et le bicarbonate par de l’eau pétillante bien froide, ca marche aus pour obtenir une belle pâte croustillante.

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Samedi, au Marché du Paseo, de belles rencontres.

Ceramica Verena. J'aime bien ses jolies cocottes, malheureusement, l'artiste cesse la production de ses jolies céramiques.

Ceramica Verena. J’aime bien ses jolies cocottes, malheureusement, l’artiste cesse la production de ses jolies céramiques.

Devant le succès remporté par le Marché artisanal de Noël, les commerçants du Paseo ont décidé de prolonger l’idée. Belle initiative et, même si ce samedi était un peu plus réduit que d’autres (certains artisans exposaient à Festi’vela Punta Popy), j’y ai fait de belles rencontres.

Parmi celles-ci, un petit clin d’oeil à Marie et à Katia.

Marie

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Une belle sensibilité se cache sous le dynamisme débordant de cette jolie jeune femme, une « ancienne » de Las Terrenas. Décoratrice talentueuse à ses heures, en semaine, elle s’occupe de la Galerie Née du Paseo et ca lui va comme un gant, le samedi, elle profite de l’opportunité du Marché pour exposer quelques-unes de ses oeuvres, juste en face de la galerie. Le monde de Marie, c’est la mer, les poissons multicolores, les coraux, les fonds marins, une vraie passion d’artiste. Son univers, elle le peint sur des toiles, bien sûr, mais aussi sur des plateaux de bois de caoba, petits ou grands, chics et hyper légers (c’était le bois de prédilection des pêcheurs Tainos pour leurs embarcations rapides et légères) , dans des coloris acidulés ou de subtiles teintes pastel. Les poissons s’animent et nous observent derrière de délicats coraux. Mais au fait, vous la connaissez Marie, c’est elle qui s’est imposée la lourde tâche, il y a quelques mois, de redécorer (en compagnie d’Alfredo) les murs du cimetière. Depuis, les poissons s’y donnent à coeur joie, égayant de leurs couleurs lumineuses ces murs au coeur du village, enfermant de tristes secrets.

Katia

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Elle est tombée dedans quand elle était toute jeune, à la naissance de sa fille plus précisément et depuis environ une année, elle y consacre tout son temps, et partage à présent sa passion avec d’autres amoureuses du crochet. En effet, avec beaucoup d’audace, elle vient de lancer sa ligne de vêtements et accessoires sur mesure en tricot : Arawak, tout un programme. Longues jupes fluides, maillots de bains sexy en diable, shorts glamour mais aussi jolis petits chapeaux, boucles d’oreille, il y en a pour tous les goûts et dans tous les coloris . Pour vous en convaincre, allez faire un petit tour sur sa page Facebook Arawak vêtements, vous allez être conquises. Bravo Katia, une initiative audacieuse comme on aimerait à en voir davantage.

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Et puis il y avait aussi William et les étonnantes réalisations en papier mâché de sa maman Christina, des corbeilles, des objets décoratifs, des coupelles très colorées. A l’heure où l’on prône le recyclage, une belle idée pour revisiter nos vieux journaux, boîtes d’œufs ou autres cartons inutilisés .

Et puis, et puis, Marie-Christine, créatrice du Centre Manipura. Une rencontre magique qui m’inspire plus qu’un entrefilet « en aparté » et dont je vous reparlerai très bientôt.