Juste une mise au point…..

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13 années. 13 années que je vis une vie de rêve dans ma « casa del olvido », entourée de mes 10 chiens. Mon voisin qui a rejoint le quartier il y a environ 2 ans a lui aussi 2 chiens. Parfois les miens et les siens se chamaillent à travers le grillage, rien de plus normal. Puis, il y a les autres voisins qui, eux-aussi ont 1 chien. Plutôt ronchon, il aboie tout le temps, de façon lancinante, pour rien, juste parce que ben c’est comme ça, il aboie. Ma voisine a une petite chienne Lolita, très calme, elle a juste beaucoup de chagrin et le montre quand ses maîtres l’abandonnent pour quelques jours…. Ca fait pas mal de chiens tout ça, voyons 14 sur quelques centaines de mètres carrés…. Sans compter le jeune homme qui vient régulièrement entraîner ses malinois dans le terrain vague à côté. Mais on le sait, nous qui avons décidé de vivre avec nos chiens, on accepte les colères épisodiques des uns et des autres. Mis à part le ronchon qui râle tout le temps, il faut quand même avouer que l’on s’en sort bien.  Je ne sors pratiquement jamais de chez moi, allez, disons à tout casser 3 heures par semaine, les bonnes semaines, mais je peux aussi rester cloîtrer dans mon petit paradis plusieurs semaines sans mettre le bout du nez dehors. Et, juré, pas d’aboiement intempestif ni d’un côté ni de l’autre et si par hasard, sur le chantier d’en face les ouvriers hurlent trop fort ou les machines pétaradent un peu trop, ou les camions klaxonnent à tort et à travers, et que mes chiens s’étonnent et le font savoir, je dis stop et tous se calment. Sauf que, ben quand je ne suis pas là (3 heures par semaine…… au mieux, entre 11 h et 2h) personne ne dit stop et les chiens, gardiens des lieux, dérangés par les bruits du chantier qui n’en finit pas, inquiets, remplissent leur rôle et aboient.

Ce matin, je suis sortie et le responsable du chantier m’a téléphoné, gentiment, mais pour se plaindre. J’ai horreur de déranger. J’ai appelé ma voisine dont la maison touche la mienne, aucun bruit me dit-elle. En catimini, je suis venue, j’ai écouté et … ben non, aucun bruit. Pas d’aboiement ni d’un côté ni de l’autre. Je suis certaine qu’il ne m’a pas appelé pour rien, juste un peu noirci le tableau, exagéré les choses, mais quand on décide de s’implanter dans un quartier, il faut l’accepter tel qu’il est. Ce n’est pas le pire de LT, loin de là, on y côtoie encore des gens respectueux et, à preuve du contraire, depuis quelques années, c’est quand même le bruit du chantier le point noir de cet endroit. Au moment où je vous confie mon état d’âme, après les bétonneuses, les tronçonneuses, les raboteuses, ce sont les marteaux et des scies sauteuses qui se déchaînent à 100 mètres de moi de l’autre côté de la rue …..Et ça fait des années que ça dure….. Monsieur, il faut relativiser les choses, ce matin mes chiens ont peut-être aboyé quelques minutes, sûrement pas pour rien. Juste dommage si ça tombe au moment où un client vient visiter vos constructions. En même temps mieux vaut qu’ils connaissent leur environnement ou bien leur mentiriez-vous. Je ne veux rien envenimer et serai toujours là pour veiller à gêner le moins possible mon entourage, mais si une fois à chaque tremblement de terre ça bouge un peu du côté de chez moi, faites comme moi, pensez à autre chose et terminez votre ouvrage.

Tia Dadette nous propose sa Salade laitue-roquefort-noix, revisitée un ‘tit peu….

Il était une fois le golf….. répercussions!

 

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Sans titre-2Ya. Por fin. Abrieron el primer GOLF-SHOP en Las Terrenas. Desde hoy ofertas special…..

En voilà un qui n’a pas perdu de temps. Le golf il l’attend depuis si longtemps qu’il en a anticipé sa réalité  « toute proche » et a ouvert en avant-première et en grande pompe la première boutique d’articles de golf de Las Terrenas. Ca se trouve calle Carmen et au milieu d’un bric a brac pas possible de caddys rouillés d’éviers défoncés et d’appareils ménagers d’un autre monde, il est très fier d’exhiber de rutilants (heu….) clubs dans leurs beau sacs de cuir. Le premier pas dans l’équipement complet du parfait gentleman golfeur…..Sympa non!

Réflexion : Il était une fois….. le golf de Las Terrenas…..

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Depuis quelques semaines le village est en effervescence. Il faut dire que la nouvelle que l’on attendait depuis plus de 30 ans,  a de quoi émoustiller les plus incrédules, ça y est, c’est fait, c’est écrit dans la presse, copié, partagé sur les réseaux sociaux, ça nourrit toutes les discussions de comptoirs : « le golf de Las Terrenas est une réalité ».

Un groupe de riches investisseurs étrangers, pleins aux as, séduit par l’idée, subjugué par le lieu a tout planifié, multiplié conférences de presse, réunions en petit ou grand comité, contacté le plus grand designer de golf du moment et décidé. Il y aura non pas un mais trois golfs. Dans la foulée, on refait toutes les routes, les infrastructures, les réseaux d’eau potable et usée, on remet en place une entreprise d’électricité privée (…), on nettoie et ré-ensable les plages, on supprime le bruit, la pollution, les poubelles, les chiens errants. On construit un hôtel tellement luxueux que l’on arrive plus à en compter les étoiles, on bâti des demeures somptueuses pour les multi-milliardaires avides qui vont se bousculer pour être les premiers à découvrir le nouveau eldorado et son golf. Nos maisons vont prendre une plus-value de malade et le prix des terrains s’envoler….. comme ….. le charme du village.

Mais quoi ? Que se passe-t-il ? Pas une ligne dans les journaux nationaux, juste sur un site local…..La liesse et l’engouement peu à peu font place à la morosité d’entre deux arrivées de touristes. Le doute s’installe. Les gros investisseurs étrangers pleins aux as auraient-ils fait dans la mégalo, ou leurs yeux auraient-ils été plus gros que leur budget ? La réalité du golf serait-elle « juste une illusion, comme une bulle de savon ». « Adieu veau, vache, cochon….. » nos maisons ne prendront pas de valeur et les prix des terrains ne s’envoleront pas? Le pauvre projet, tout penaud va-t-il une fois de plus retourner dans son tiroir ?

Mais attend, c’est pas grave parce que l’année prochaine ou dans 5 ans ou dans 10 ans…. Un groupe de riches investisseurs étrangers, tout chauds bouillants, séduit par l’idée et subjugué par le lieu vont sortir de la manche d’un prestigiditateur de génie et le golf de Las Terrenas, un jour, sera une réalité….. ou pas.

Le golf de Las Terrenas…….Suite et fin.

Et voilà…… un rêve qui ne deviendra pas réalité….. Le sauveur de l’humanité terrenarienne a fait long feu, a fait faux bond….. Les langues se délient, les plaintes tombent. Le monsieur devrait des sous partout, partout, il n’est venu chez nous que pour se distraire, prendre du bon temps, flatter son ego énorme. Depuis le début de l’histoire je le sentais, ou plutôt, je ne le sentais pas cet énergumène si proche de Dieu….. Il aura fait couler de l’encre, fait naître des espoirs et laisser de belles ardoises à Las Terrenas. Il paraît que ce n’est pas la première fois!

Mais c’est pas grave, l’année prochaine ou dans 5 ans ou dans 10 ans…. Un groupe de riches investisseurs étrangers, tout chauds bouillants, séduit par l’idée et subjugué par le lieu vont sortir de la manche d’un prestigiditateur de génie et le golf de Las Terrenas, un jour, sera une réalité….. ou pas.

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Simple et savoureux et sain et beau, le poulet au gingembre de Tia Dadette

Max Ma sur

Jordi, multi-cartes, multi-talents, un artiste bourré de talent.

Après avoir fait la connaissance de ses adorables parents, jolie et délicieuse maman effervescente, papa un brin rêveur,  je comprends mieux la sensibilité et la délicatesse de cet artiste aux multiples facettes.

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J’adore ces rencontres fortuites avec des personnages hors du commun, simple et vrais, qui ont quelque chose à raconter,  à montrer. Je connaissais Jordi mais n’avais jamais eu l’occasion d’entrer dans son monde, de découvrir son talent … ses talents, empreints d’une grande sensibilité.

Un point commun avec le célèbre Obélix…. Certes pas son physique. Non. Mais, plutôt, un plongeon dans la potion magique quand il était tout petit. Une potion magique bourrée d’art, de beauté, de loufoquerie, de délicatesse aussi.

Jordi est arrivé en République Dominicaine en 1991, avec ses parents, il avait 14 ans. Il vit à Las Terrenas depuis de très nombreuses années, sans grande envie de s’en échapper. Aussi loin qu’il puisse s’en souvenir, il a toujours gardé dans ses poches, collectionné des objets hétéroclites, caillou, bois, capsules, morceaux de fer, de plastique, plumes, feuilles, coquillages ….pour en faire quelque chose, leur donner une nouvelle vie. Au début, ce n’était que balbutiements, mais peu à peu, cet artisan de la récup s’est imposé comme un véritable artiste. *

Jordi est un touche à tout, la preuve, il a quand même exercé pendant 7 ans, avec beaucoup de succès, le difficile métier de tatoueur. C’est un stupide accident, lui ayant fait perdre trop de sensibilité dans la main qui l’a contraint à arrêter cette activité. Il faut dire que les accidents, Jordi les a cumulés durant toute sa vie. Car, non content d’être un artiste, le bonhomme a quand même été champion de Rep.Dom. de…… moto-cross. Un casse-cou ce Jordi, sensible, artiste, mais casse-cou.

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Ses dessins, il les esquisse à l’aide de cendre, d’encre, de sable….. ses masques sont des galons de plastiques déformés, étirés, maltraités, et ses sculptures métalliques, chef-d’œuvres de férraille n’ont rien à envier à un Giacometti. J’adore ses animaux, crabes géants ou moustiques délicats, faits en tout ce qu’il a pu trouver pour les confectionner et ses beaux bijoux en fils d’aluminium. Il aime aussi travailler la résine dans laquelle il incruste vis, boulons, clous, capsules de soda. Jordi a tout un réseau dans le village qui lui récupère des bouchons, des bouteilles de plastiques, des circuits électroniques, des vieux clous…. Il y a peu de temps, le bel XO de Las Terrenas hébergeait une étonnante expo de négatifs de célébrités peintes en résine dans de la résine.  Aujourd’hui, une nouvelle idée a germé dans son esprit en permanente ébullition. Des pendentifs de cadrans de vieilles montres usagées ou de mini circuits imprimés avec inclusion de bois et de résine. C’est innovant, surprenant, déroutant et surtout très beau.

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En voilà un qui n’a pas attendu la mode pour faire de la récupération son matériau de prédilection. Après des expos dans tout le pays, il rêve de franchir les frontières et de faire découvrir son Art, dans d’autres contrées.

Je lui ai lancé un défit qu’il relèvera, j’en suis sûre. Au Brésil, je suis tombée en amour pour les superbes luminaires d’une jeune artiste. De délicieux objets tout en finesse, en délicatesse, en poésie, beaux et colorés réalisés à partir de bouteilles en plastique, ornées de pampilles tintinnabulantes, de perles, de rubans. …. Une merveille. Sera-t-il capable de m’émouvoir à son tour en créant avec tous les matériaux à sa disposition d’aussi émouvants objets de déco. Suite au prochain épisode.

Bravo Jordi ce fut un grand plaisir de papoter avec toi.

Jordi Taza 809 977 1939

Le succulent soufflé au fromage de Tia Dadette, juste une tuerie!!!!!

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Costarena, un petit lolo gourmand, tout au bord de l’eau.

DSCN3055Je passe chaque jour devant, il est situé à 500 m de chez moi et je ne connaissais pas. Costarena beach, une belle découverte sur la plage, à quelques mètres de l’océan. Ce petit resto, sans prétention n’est pas sans rappeler les petits lolos sympas et gourmands que l’on peut trouver dans les Antilles Françaises, à Grand Case (St Martin), par exemple. Le décor est sommaire, mais en même temps, situé comme il l’est, inutile d’en faire des tonnes, le panorama se suffit à lui-même, la mer, le sable doux, quelques palmiers majestueux, des bateaux nonchalants….. Un petit kiosque sur le sable, des tables de bois dedans, derrière des rideaux transparents pour protéger du vent ou carrément sur la plage, très, très, très près de l’eau pour profiter au maximum de ce site privilégié. L’accueil est sympa, Yves le maître des lieux ne manque pas de venir se présenter et de s’inquiéter de votre confort. C’est un homme charmant, très soucieux de sa clientèle et de l’environnement. Il a racheté il y a quelques temps ce complexe hôtel-restaurant, a tout cassé, tout rénové, décoré et en a fait un lieu très prisé des touristes de tous poils.

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La cuisine qu’il propose, élaborée par un jeune chef dominicain est fraîche, variée, créative. Poissons du jour, salades de poulpes, de lambis, camarones, mais aussi filet de porc au gorgonzola, tartare de boeuf ou de poisson, succulent poulet ou belles assiettes de pâtes ou de raviolis copieusement et joliment servies. Les plats changent régulièrement et au déjeuner, un plat du jour à prix tout doux ravit les papilles. Encore une belle adresse pour un déjeuner les pieds dans l’eau ou un dîner romantique.

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Costarena . Playa Las Ballenas (à quelques encablures du Village des Pêcheurs).

Un lundi plein de belles rencontres…. la jardinerie de Los Puentes

Astrid, très à l'aise et Estelle Maria, la patronne

Astrid, très à l’aise et Estelle Maria, la patronne

Il était temps que je réagisse, mon joli grand jardin commençait sérieusement à se déplumer par endroits. Il faut dire que depuis sa création, il y a 13 ans, je l’avais certes chouchouté, câliné mais, devant sa profusion d’arbres et arbustes, véritable jungle,  je n’avais pas prêté attention à ses petits coins pelés, passant plus de temps à tailler, couper, élaguer, déboiser qu’à planter. Oui mais, une jungle qui pèle par endroits c’est pas terrible. Help, il me faut des plantes! Un petit message à ma copine, celle qui aime jardiner, qui est gentille tout plein et que je ne vois pas assez souvent et qui en plus a une grosse auto, mais oui, c’est Astrid.

Dans un camaieu de verts et de bleus

Dans un camaieu de verts et de bleus

Et nous voilà parties en balade, sur une route merveilleuse. La jardinerie de Los Puentes existe depuis une vingtaine d’années, situées avant le hameau de Los Puentes, elle s’étend sur plusieurs hectares d’un terrain escarpé qui jouit, tout en haut d’une vue à couper le souffle. C’est Estelle Maria, la jolie propriétaire qui nous accueille, son mari est sur un chantier, mais Astrid, habituée des lieux, la rassure bien vite, on va se débrouiller toute seules avec l’aide cependant d’un jeune employé et de sa brouette. Le chemin est tout pourri mais le paysage grandiose, composé de camaieux de verts épousant un camaieu de bleu de ciel et d’océan. Magnifique avec comme seul bruit de fond le chant de centaines d’oiseaux. Le choix est vaste et varié, en petits pots, grands pots ou plantées en pleine terre toutes les plantes exotiques s’offrent à ma convoitise. Il y a les palmes bien sûr, les fougères arborescentes cachées bien à l’ombre d’arbres gigantesques, les fougères classiques, les patchoulis vaporeux, les hibiscus, bougainvilliers, lauriers roses, les lianes comme le ravissant clérodendron et ses délicieuses clochettes blanches et rouges. Puis il y a les plantes fleuries, le magnifique thunbergie aux délicates fleurs violettes, le dentellaire ou plombago couleurs myosotis, les belles heliconies aux longues fleurs tombantes, les gingers, les crinoles, les frangipaniers odorants, les alamandas et même de précieuses petites roses.

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La brouette est pleine, il faut redescendre en faisant bien attention de ne pas se casser le nez, régler la facture (toute douce la facture) et faire entrer tout ce petit monde dans  l’auto.

Bye bye Estelle Maria, à tout bientôt.