Havre  de paix au milieu du village, la Boulangerie Jean nous raconte sa petite histoire…..

 

Mais qui vois-je en arrivant….. Mais oui, c’est bien Ghislaine du XO et son sourire légendaire. Non, non elle ne s’est pas trompée d’adresse et n’a pas non plus rompu avec Thierry… pas de chance les mauvaises langues ! Elle est juste venue donner un coup de main à ses copains de toujours Christine et GG, les heureux parents de ce nouveau BB. Il faut dire que ceux-là se connaissent depuis longtemps, ils viennent du même endroit, un petit village perdu dans le midi pyrénéen et, depuis 10 ans, alors que Ghislaine et Thierry ont allègrement franchi le pas et se sont installés à LT, Christine et son mari y passent régulièrement leurs vacances. Les enfants ont grandi et, depuis quelques temps, ils songeaient sérieusement à se délester de leurs racines pour venir vivre et travailler dans notre village. Voilà chose faite, abandonnant grands enfants et petit-enfant, après avoir vendu bijouterie pour Christine et boulangerie pour GG, ils ont mis la jolie Fifi, leur golden retriever dans la valise et ont débarqué à Las Terrenas. Tout naturellement, c’est parce qu’elle appréciait ce lieu et que, maline, elle en avait évalué son potentiel caché que Christine s’est intéressée à ce vaste espace au milieu de la plaza Rosada, devant le Lindo. Il faut dire qu’elle bouge bien cette place, à côté du supermarché, Bruno « le coiffeur des stars » (je l’adore)  en est une des locomotives, tout comme le nouveau centre d’esthétique très prisé attenant à son salon, la couturière brésilienne à l’excellente réputation, la banque, le centre d’envoi de courrier, la pharmacie, sans oublier le bazar enchanté de Katia et son délicieux fouilli…. et toutes ces agences immobilières qui s’y pressent de plus en plus nombreuses. Peu à peu, la place longtemps boudée est devenue un des lieux incontournables de LT.

Après un gros dépoussiérage et un relooking extrême, l’espace de Christine, au milieu de tout ce beau monde,  est devenu convivial, cosy, clair, ouvert sur l’extérieur, aéré. De jolis meubles confortables de bois blond couverts de coussins moelleux accueillent au centre du village, mais dans un calme absolu une clientèle variée, curieuse et gourmande. GG était boulanger dans on autre vie ainsi que son papa Jean. La Boulangerie Jean est née. De subtils pains différents, croustillants, natures, aux graines, complets…. des croissants succulents, de bons gâteaux maison, des clafoutis généreux, savoureux et moelleux, mais aussi pour les petits creux gourmands des quiches, des tartes salées, pleins de sandwichs variés des croque-monsieur ou des petites salades mélangées. Les petits-dej. à partir de 7 h font l’unanimité et tout au long de la journée, jusqu’à 7 h le soir, les gourmets malins trouvent ici de quoi assouvir leur petite faim, siroter un petit verre ou déguster un bon café. Christine, GG, Judith (ancien pilier du kiosque de Sandro à Poppy) et Bérénice sont aux petits soins de leur clientèle qu’ils chouchoutent avec beaucoup de passion et d’amour.

J’ai adoré ce petit intermède, rencontré des gens charmants qui parlent à leur chien (et ça çà ne trompe pas) et découvert un endroit fort sympa.

Paka Shoes…. Retour aux sources.

Elle, c’est Francesca ou Françoise ou Paka….. Elle fut l’une des vétérantes de Las Terrenas dans les années 85, 86…. Aujourd’hui, cette jolie femme brune, au look bohême chic et aux incroyables yeux bleus, mais bleus….. vit en Inde, à Goa…. C’est dans les années 2000 qu’elle a décidé de quitter les Caraibes pour découvrir d’autres contrées. Mais, dans ses bagages, en catimini elle a emporté un gros secret qui lui a offert une certaine notoriété.

Un jour, alors qu’elle vivait toujours à LT, de retour d’un séjour à Montréal, se prélassant sur sa plage préférée, en plein soleil de midi, badigeonnée, pour une fois de crème solaire, elle s’endormit …. Aie…. Coups de soleil terribles sur le haut des pieds qu’elle avait oublié de protéger, plus moyen de se chausser. Mais la belle n’étant pas à cours d’idée. Elle se servit des bandanas qui s’enroulaient dans ses cheveux pour s’en faire des souliers.

Et voilà, Paka shoes était né. Et même si son invention date de plusieurs décennies, et même si bien des fois, on a essayé de la copier, Paka Shoes reste bel et bien le BB terriblement tendance de Françoise. C’est en Inde, à Goa qu’elle l’a développé, enjolivé et que subsiste son unique point de vente, en dehors bien sûr pour quelques mois de celui de Las Terrenas. L’idée, acheter des semelles de cuir du 36 au 41 et se confectionner, à l’aide d’étoffe, de dentelles, de broderie ou de peaux naturelles et uniques des tongs selon son envie. L’effet est saisissant et le confort extrême. Plusieurs façons de nouer son « chiffon » ou sa broderie que la créatrice prendra bien soin de vous expliquer. C’est beau, festif, personnalisé et très confortable.

Paka, de passage à LT, vous propose ses shoes tendance dans le petit kiosque de Josée à LakmiShop, calle Duarte, face à la clinique Cubaine et à côté de l’ex O Toulouse. Elle vous y attend chaque jour à partir de 10 heures et se fera un plaisir de vous raconter ses shoes d’un autre genre. C’est comme …. un retour aux sources…..

 

Un petit geste pour aider Turtle Dive Center à sauver notre barrière de corail et notre faune marine.

Le poissonLion,l'ennemi à abattre....

Le poisson Lion, l’ennemi à abattre….

La dégradation des fonds marins est à son comble et,si personne ne réagit, on court à la catastrophe. Armé de son bâton de pélerin, Philippe, le boss de Turtle Dive Center multiplie les rencontres, notamment avec les pêcheurs, très concernés, et leur explique. Ennemi numéro un le Poisson Lion qui n’a pratiquement aucun prédateur et un appétit féroce qui décime des populations entières de poissons locaux. L’idée: le pêcher au maximum, histoire d’en diminuer le nombre, considérable, et, pourquoi pas le cuisiner. C’est excellent parait-il.

 

Le poisson perroquet.... 1tonne de sable par an...

Le poisson perroquet…. 1 tonne de sable par an… à boycotter de vos assiettes.

Deuxième évidence, cesser de pêcher, cette fois, le poisson perroquet.Ce majestueux poisson aux couleurs vives est un ami de la barrière de corail. Muni d’une imposante et puissante mâchoire tel le bec de l’oiseau auquelle il doit son appellation , il broute à la surface du corail mort pour se nourrir des micro algues qui le recouvrent. Au passage, il grignote une partie de la zone superficielle du corail mort qu’il concasse à l’aide de sa puissante mâchoire. Le corail ainsi broyé est ensuite rejeté sous la forme d’une fine poudre par le poisson perroquet qui contribue activement à la production du sable blanc constitutif des fonds coralliens. Un poisson perroquet adulte produirait 1 tonne de sable par an……. Dingue.

Aujourd’hui, Philippe sollicite votre aide pour éviter la catastrophe. Je vous livre son appel clair et urgent. Sûr que vous n’y serez pas insensible. Un grand merci d’avance.

« Suite à mes postes concernant mon projet, beaucoup mon demandé plus d’informations.

J’ai commencé ce projet il y a plus de 6 ans maintenant, quand je me suis rendu compte de l’état de la barrière de corail en front de mer.

Ce récif, détruit à plus de 80% ne fait plus son travail, pourquoi? ?

Tout simplement car la vie qui gravite autour n’existe plus, plus de poisson perroquet, celui-ci créait plus de 1 tonne de sable par an et par adulte. Je demande donc à tout le monde, de refuser de manger ce poisson, d’autant plus qu’il est porteur de maladie.

Le poisson lion, véritable fléau dans les caraïbes, détruit tout sur son passage car il n’a pas de prédateurs. Il peut manger jusqu’à 2/3 de sa taille par jour, mais surtout peux pondre jusqu’à 1500000000 oeufs par ans, et oui un fléau.

Celui-ci par contre est très bon à manger, n’hésitez pas à en demander.

Alors une fois après avoir pris connaissance de tout ça, on a commencé à communiquer avec les pêcheurs, fait des conférences dans les écoles, les associations, acheté du matériel pour baliser les sites de plongées, afin d’éviter de jeter l’ancre. Nous sommes le seul centre à faire ça sur las terrenas, malgré les remontrances faites aux autres.

Et, nous avons commencé à tuer les poissons lions, surtout avant le mois de mai, car début de la période de reproduction.

Du coup, depuis tout ce temps, nous avons multiplié par plus de 300 le nombre de poissons.

Le petit amène du plus gros, ainsi va la chaîne alimentaire, du coup, nous avons parfois la visite de requin, tortues, raie, etc…

Concernant les coraux, pour repeupler les récifs, il faut commencer à créer un vivier, avec des structures métalliques pour pouvoir introduire ces derniers.

Plus le vivier sera important, plus la progression sera importante.

Nous avons tenté de démarrer ce vivier il y a quelques temps à l’aide d’une association que je pensais être à la hauteur, mais en vain.

Il est vrai que j’avais du coup un peu baissé les bras, sans soutien technique ni financier. Une grosse partie venant des bénéfices du centre de plongée et de quelques bonnes personnes.

Cette année, nous avons été contactés par FUNDEMAR, association qui a les moyens techniques pour mener à bien ce projet.

Nous avons ensemble, la semaine dernière,plongé plus de 3 h 00, pour vérifier si le site préconisé pour accueillir le vivier est propice et fait un inventaire sur les fonds marins.

Tout est positif, suite à tout ça, nous allons créer le premier vivier sous forme de musée.

Des structures en inox représentant des espèces marines où seront implantés les coraux, et à côté de chaque sculpture, un pupitre expliquant, les coraux et le projet.

Si nous récoltons suffisamment de fond grâce à votre générosité, une partie sera mise à l’eau ce mois-ci, très important car août est la périodes de reproduction des coraux et surtout avant le départ de la périodes cyclonique.

La deuxième phase sera planifiée en janvier l’année prochaine.

Voilà, si vous désirez plus de renseignements, n’hésitez pas à venir me voir au centre de plongée, turtle dive center du Paseo

Vous pouvez continuer à déposer vos dons à Fort Knox.

Merci encore pour votre générosité. »

Dariel, Dario, Veronica, Luigi, Bonbon, Diyele, les irrésistibles petits héros du Manantial….

Les irrésistibles petits héros du Manential.

Niché au cœur du petit hameau d’Abra Grande, le rio Manantial, depuis des générations, fait la joie des petits et des grands. Une eau de source claire et fraîche qui déambule au milieu d’une végétation fabuleuse, une piscine naturelle, coquette et bienfaisante pour de belles journées en famille ou entre amis. Les gamins s’en donnent à cœur joie, pataugeant, s’éclaboussant, riant de toutes leurs dents dans ce décor féérique, juste à eux, au milieu de leur bario. Sauf que….. çà, c’était avant. Depuis quelques années, en catimini, le décor féérique vire au cauchemar, de limpide, l’eau est devenue glauque, découvrant entre ses bras désolés poissons morts et désordres de plastiques et autres saloperies en tous genres. Et si les gamins, inconscients du danger continuent à profiter de leur petit coin de paradis, c’est au péril de leur santé.

Elle, c’est Patricia, un genre de délicieuse fée, aussi adorable que discrète. Institutrice par passion, elle vit dans ce bel endroit depuis très longtemps. Baroudeuse en diable, elle revient d’un long périple en bateau qui lui a permis de découvrir aux quatre coins du monde les endroits les plus secrets, les plus fabuleux. Mais c’est ici qu’elle se sent chez elle, parmi ces gens sincères, ces bambins qu’elle adore et qui le lui rendent bien.

De retour depuis peu, c’est avec beaucoup de tristesse qu’elle a découvert l’état de son environnement. Une déchetterie à ciel ouvert. Loin de baisser les bras et de se contenter de se lamenter, avec force et conviction elle a décidé d’agir pour changer le cours des choses. Avec l’aide d’Alexandre, un autre navigateur passionné, amoureux de son village, ils ont réfléchi et ont pris la peine de rencontrer les habitants du hameau, du chef du village aux voisins les plus discrets. Avec beaucoup de gentillesse, sans les brusquer, ils leur apprennent jour après jour que, comme partout dans le monde, la pollution avance à pas de géant mais qu’ils sont les acteurs et les responsables de leur bien-être mais aussi de leur mal-être. De rencontres en rencontres, ils leur font  prendre conscience que quelque chose ne tourne pas rond. C’est sûr, les habitants n’ont pas changé de comportement en quelques mois, depuis toujours et sans se rendre compte de la gravité de l’acte, ils balancent allègrement leurs ordures dans la cenega toute proche des rives du rio. Mais, constructions, remblaiement sauvage, accumulation démesurée d’ordures de toutes sortes ont contrarié le cours de la rivière et aujourd’hui elle se venge.

Et les enfants, inconscients profitent toujours de leur petit paradis.

… tandis qu’à quelques centimètres poissons morts et saloperies de tous genres polluent l’eau de leur piscine naturelle.

Une déchetterie à ciel ouvert….

Alors, avec beaucoup de patience, Patricia et Alexandre s’efforcent de trouver des solutions. Un club de la madre se réunit régulièrement pour parler de la planète, de la pollution et des bons gestes pour la prévenir ou du moins la contenir. Des stages de coutures se mettent en place pour réaliser des sacs en tissus qui remplaceront les sordides poches en plastiques et pourquoi ne pas penser à les décorer et à les vendre aux touristes, histoire de se faire une petite cagnotte. Les déchets organiques sont les bienvenus pour nourrir le nouvel élevage de cochons dans le quartier avant de terminer dans le futur atelier de compost….. un tri sélectif des ordures étant envisagé.

Et puis, le jeudi 1er juin, grand événement au sein de la petite communauté, la première opération de nettoyage du rio, de ses rives et de la piscine. Pour l’occasion, Yann du club nautique à la pointe de Las Ballenas avait prêté des canoés pour récupérer les déchets qui se baladaient au milieu du plan d’eau. Inutile de vous dire qu’ils firent la joie des gamins, ravis de l’aubaine et venus nombreux en ce premier jour de rio propre. Dariel, Dario, Veronica, Luigi, Bonbon, Diyele, les irrésistibles petits héros du Manantial ont fait un travail fantastique. Les adultes se firent plus rares ce jour-là, mais ce n’est que partie remise, pas question de les laisser à l’écart. De plus en plus, tous se prennent au jeu et presque instinctivement se baissent pour ramasser les détritus qui dénaturent leur paysage. Opération pilote réussie ? En tout cas, l’impulsion est donnée et la sensibilisation individuelle tant espérée semble bien sur le point d’éclore.

Eufemio, le « chef » du village n’est pas en reste.

Un bambin en pleine action….

Le Manential avant….

…. et après l’intervention rio propre

Yann du club nautique, toujours prêt à rendre service.

Après l’effort, le réconfort!!!!

Une jolie histoire ! Pas seulement, Patricia et Alexandre ont le désir ardent de voir leur projet-pilote partagé avec d’autres, histoire d’échanger des idées et de faire évoluer les choses en grand. Ce serait tellement mieux de se rencontrer avec des gens de barios différents et de mettre en commun des savoirs, des projets. Si le cœur vous en dit, si vous aussi vous pensez que la pollution n’est pas obligée de nous envahir et qu’il est encore possible de réagir en impliquant tout le monde, alors n’hésitez pas. L’engagement est important et gratifiant mais ne prend pas tellement de temps. Nous vivons dans un si bel endroit, la preuve vous l’avez choisi. Alors, à l’instar de ces deux belles personnes, cessons de nous lamenter et de critiquer les non faits, partons à la rencontre des vrais acteurs, serrons-nous les coudes et agissons avec harmonie pour le bien de tous.

La « récolte » du jour….

Toute suggestion sera la bienvenue, osez me l’adresser en commentaire, je l’adresserai avec plaisir aux brillants initiateurs qui vous attendent avec impatience.

Chez Ada, au Paseo, la douce caïmite joue la vedette….

Il y a les chinolas, les mangues juteuses, les papayes, les goyaves, les corossols aussi et puis les jolies caramboles, les pastèques rafraîchissantes, les noix de coco et les pamplemousses bien sûr ….. et puis il y a les caïmites. Et moi,je ne le savais pas! C’est tout à fait par hasard que mon amie Bernadette, férue de fleurs, plantes et fruits en tous genres m’en a parlé ce matin avec gourmandise en me précisant, « vite, il y en a chez Ada »…. Ada, c’est la jolie marchande de fruits et légumes du Paseo, à côté du parking. Mais si, je vous en ai déjà parlée. Elle est ravissante et raconte les yeux pleins d’étoiles les histoires de ses produits tout frais qu’elle chouchoute comme des petits bijoux. J’y suis allée, dare-dare et à côté du basilic bien charnu, du persil, des sacs d’oignons de salade croquante, de tomates, de bananes vertes ou mûres, j’ai découvert à quoi ressemblaient les fameuses caïmites. On dit caïmitos en dominicain.

Le caïmitier est un remarquable géant pouvant atteindre les 30 mètres de haut. Beau et majestueux, il est riche en latex utilisé pour ses propriétés médicinales et tient son nom des taïnos, friands de ses délicieux fruits sucrés. Il a la particularité d’avoir des feuilles vert brillante dessus et brun doré duveteuse dessous. Il se cultive à la fois pour sa valeur ornementale et pour son fruit qui se cueille car il ne tombe pas. La caïmite, appelée aussi fruit-étoile en raison des 8 à 10 quartiers disposés en étoile au centre du fruit ou pomme-lait car une pulpe laiteuse sort lorsque l’on coupe le fruit se consomme frais et mûr, elle a la taille d’une pêche. La pulpe est douce et savoureuse avec un taux de sucres élevé de 14%. Elle contient une grande richesse en vitamines, A et C et celles du groupe B, du calcium et du fer, des glucides, lipides et protéines ainsi que du polyphénol. La consommation de ce fruit, calme les troubles intestinaux. Il est également succulent en confitures.

Alors, vite, précipitez-vous sans tarder dans la petite échoppe d’ Ada, elle vend ses petites merveilles 15 petits pesitos et il n’y en aura pas pour tout le monde.

Ada, la jolie marchande de primeurs du Paseo.

 

 

Il y a…..

 

Parfois on regarde les choses

Telles qu’elles sont

En se demandant pourquoi

Parfois, on les regarde

Telles qu’elles pourraient être

En se disant pourquoi pas

….

ll y a là les murmures

Un soupir, l’aventure

Comme emmêlés les cerfs-volants

Il y a là la littérature

Le manque d’élan

L’inertie, le mouvement

….

Ces subtiles paroles d’une très belle chanson de la trop mignonne Vanessa Paradis me rappellent l’éternelle dilemme de nos si nombreux restaurateurs de Las Terrenas…. Pas vous ?

« Parfois on regarde les choses telles qu’elles sont en se demandant pourquoi, parfois, on les regarde telles qu’elles pourraient être en se disant pourquoi pas…. »….

Et oui, il y a ceux qui n’attendent pas, le cul vissé sur un tabouret de bar ou un transat douillet, les yeux pointés sur l’horizon que la notoriété arrive ; il y a ceux qui se remuent les méninges et les fesses par la même occasion « en se disant pourquoi pas ». …. Ceux-là inventent des soirées, blanches de préférence. Avec amour et bienveillance, avec courage et passion, ils créent des moments magiques, intelligents, juste dans l’air de ce que désire leur clientèle. Rien de sulfureux, rien de très tendance, pas de DJ branché ni de mets ultra raffinés. Non, une succulente  paella d’enfer, géante et savoureuse, des cochons grillés, des nappes blanches sur une foultitude de tables dressées les pieds dans le sable. Une ambiance bon enfant animée par Marlène et Vincent le plus souvent ou par le talentueux saxophoniste presque « maison » et la voix chaude du Maître des lieux, amoureux fou des accords éternels de la chanson française qui fait du bien aux oreilles. Une clientèle avide d’instants si précieux devenue amie et complice se presse à ces soirées prisées du tout LT. Les places sont chères même si le prix est tout doux et la fête se poursuit jusqu’au bout de la nuit. En toile de fond, le sable illuminé pour l’occasion,  la mer infinie et, en point d’orgue, un feu d’artifice (bon celui-là si on pouvait l’éviter, mes chiens et moi en serions reconnaissants) et un fabuleux lâcher de lanternes chinoises sur l’océan. Si ça fait pas rêver ça! Si ça fait pas du bien!

Bravo Thierry pour ton énergie, ta gentillesse et ta créativité. Bravo pour cette belle Voile Blanche qui, bien sûr ne serait rien sans la jolie Isabelle et ton team d’enfer. On t’aime.

Et moi, j’adore cette chanson, différente….. tu me la chantes la prochaine fois que je te rends visite. OK!!!

Veda de la langouste……..A quelque chose malheur est bon…..

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Et oui, je sais, alors que la saison touristique bat son plein, mesdames les langoustes ont la mauvaise idée de se reproduire et du coup, fini, plus le droit de les manger. Roooo…. Touristes pas contents et restaurateurs non plus. Mais dans la vie, il faut positiver et profiter de cette « veda » de la langouste pour découvrir d’autres délices que nous offre l’océan. Tenez, à l’heure du déjeuner, invités par notre amie Sarah, les pieds nus dans le sable du Pacomer, Mimi et moi nous régalions d’un de ces inégalables crabe de mer. Vous allez dire, encore…. Ben oui, je vous ai déjà parlé il n’y a pas si loin du festin que nous en avions fait à la Ola, chez Christine…. Mais que voulez-vous, nous on est fan. La chair est bien plus fine et savoureuse que celle de la langouste. Une saveur raffinée, délicate, un must…. Aujourd’hui, ceux de Sarah étaient tout particulièrement divins, très frais, bien en chair, fermes, mijotés avec amour dans un bouillon parfumé, un vrai bonheur. Et bien, figurez-vous qu’à la table à côté, de charmants vacanciers nous ont demandé ce que l’on mangeait avec un tel évident plaisir, ils ne connaissaient pas !!! Pas de chance, Sarah ne propose que des centollos très frais et pour le coup, ben, il n’y en avait plus. Mais, la pêche est abondante en cette période et nos charmants vacanciers se sont empressés d’en commander pour demain soir. Ils vont se régaler!

p1010981 p1010622Un petit moment que je ne m’étais pas attardée dans ce délicieux resto si adorablement retro. Depuis la mort de Paco (son ex-mari et éternel complice), en juillet l’an dernier, Sarah est seule maître à bord et elle en a fait un adorable nid douillet, très coquet, des petites fleurs, de la couleur, des jolies tables, parfois de guingois, mais ici, c’est le sable qui commande. Elle y met tout son cœur et, cuisinière de talents, elle adore régaler gourmets et gourmands malins, de ses petits plats dont elle garde jalousement le secret.

Si vous êtes de passage à Las Terrenas, surtout n’oubliez pas d’aller lui rendre une petite visite, elle est adorable et le mérite amplement, ne serait-ce que pour prendre un verre ou plus, si son grand tableau de spécialités de la mer vous inspire, en amoureux ou entre potes. Spectacle garanti dans un joyeux bazar, à l’arrivée, toujours épique, des barques de pêche, sur le coup de 1 heure de l’après-midi d’autant plus que, si le vent s’en mêle, des kite-surfers un brin cabotins n’hésiteront pas à se donner en spectacle et à batifoler, tels des mouettes autour des bateaux pour vous éblouir . La jolie dame, vous reçoit également le soir, à la lueur de centaines de bougies sur réservation.

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Sarah.Pacomer . Sur la plage des Pêcheurs entre le XO et Playa Poppi.

 

PS. Oui, comme plusieurs personnes me l’ont fait remarquer, il y a aussi en ce moment et jusqu’au 30 avril une veda des cangrejos, mais les centollos ne sont pas concernés, seules trois espèces de crabes de terre sont protégées.

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Puerto Plaza, une belle surprise

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J’avoue. J’étais une des toutes première à dénigrer le projet, à m’horrifier devant l’audace d’une telle construction dans notre village. Le bateau immobile, mais quelle impertinence ! A la fois centre commercial et apart-hôtel, je lui prédisais un bien sombre avenir.

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Et bien, la preuve qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…..il y a quelques jours,  j’ai suggéré à mon amie Anne, venue passer ses vacances à Las Terrenas, d’y séjourner. Accueillies à la réception par une délicieuse dame, souriante, attentive et compétente,  nous sommes allées visiter les propositions d’hébergement. Et là, surprise !!!! C’est juste parfait. L’illusion de vivre sur un yacht luxueux est bluffante. Les grands appartements, clairs et raffinés bénéficient d’un confort maximum, un vaste salon, une cuisine super aménagée, un beau lit king size douillet, pleins d’oreillers moelleux, du linge de maison délicat et des serviettes toute douces. Bien sûr, l’emplacement est idéal, les pieds presque dans l’eau, au cœur du village, de ses boutiques de charme, de ses services et de ses petits restos gourmets. L’insonorisation est parfaite et nul bruit extérieur ne nuit à la sérénité cocooning du lieu. Sur la petite terrasse ouvrant sur la mer, un surprenant jacuzzi en forme de bateau lui-aussi, et un petit coin salon juste ravissant. Un plus, les petits dej. se prennent en bas chez Good Food et ça c’est une belle idée. Autre atout de charme, « le pont supérieur» et sa superbe vue mer,  accueille une magnifique piscine cristalline aux proportions généreuses entourée de tout un tas de petits nids douillets pour se relaxer, lire, rêver ou siroter un des délicieux cocktails concocté par le capitaine barman régnant en maître du haut de son très beau bar. Bien sûr, la jolie Anne a craqué, tu m’étonnes, d’autant plus que, non content  de proposer à sa clientèle un service de tout premier ordre, le team direction, offre des réductions très intéressantes durant la construction du second bateau, amarré tout près du premier. Pour Anne, aucune nuisance, son top appart donne sur la route et le petit pont de bois. Mmmm, je sens que je vais souvent lui rendre visite. Passe de merveilleuses vacances Anne, c’est presque, presque aussi sympa que nos mouillages dans les petites criques aux alentours de St-Barth. Pas tout à fait ? J’ai dit presque et, en tout cas, un bel exutoire pour les amoureux du grand large souffrant du terrible mal de mer.sans-titre-2 sans-titre-1

 

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Une délicieuse histoire, et si vous en deveniez acteur !

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Malgré le temps friscouille et grisouille, bien de saison ma foi, il y a au détour des journées des petites histoires d’amour et d’humanité qui nous réchauffent le cœur. André Jacques, le Quebecois est fan de la République Dominicaine depuis de nombreuses années. Oui, mais, artiste peintre de talent, au cœur aussi beau que ses œuvres, il ne se contente pas de se faire dorer sur nos jolies plages ou de déguster les petits plats mitonnés par les chefs talentueux de nos nombreux restaurants. Non, non…. C’est un vrai amoureux de notre pays d’adoption, de ses paysages, de sa musique, de ses saveurs multiples, mais surtout de ses habitants, adorables, mais souvent très pauvres et bien loin de bénéficier de tous les avantages sociaux existant dans son ou dans notre pays. Il aime aussi les chiens des plages qu’il nourrit avec dévotion à chacun de ses séjours et, c’est par l’intermédiaire de Brenda, une sorte de fée des chiens qu’une de ses amies très proche, Christina, une femme d’une générosité hors pair a rencontré Damaris, une jeune dominicaine à l’histoire touchante. Damaris est un amour de femme qui, depuis quelques années, avec beaucoup de passion et de volonté, donne des cours aux enfants pauvres des barios. Seulement voilà, une maladie dégénérative l’a rattrapée, une sorte de sclérose en plaques qui l’empêche de continuer à vivre normalement. Dans la foulée, elle a perdu son job dans une agence immobilière et son mari l’a quittée. Elle se retrouve seule avec son malheur et des frais médicaux astronomiques, inaccessibles à sa maigre bourse. C’était sans compter sur Christina et André Jacques. Très touchés par cette triste histoire, il ne leur a fallu que quelques minutes pour réagir. Les injections susceptibles de la soulager coûtent horriblement cher. Avec quelques amis, ils ont, généreusement et de toute évidence, financé les premières. Pour la suite, il est venu à Christina une idée très originale et séduisante.

Chaque mercredi à 11 heures, ils proposent à un petit groupe de personnes de se retrouver au OneLove, Village des Pêcheurs pour petit-déjeuner, déjeuner, prendre un verre, en toute sympathie, autour de Damaris. La jolie jeune femme parle français et anglais et, dans une ambiance conviviale et décontractée, entre amis, elle se propose quant à elle, d’initier les participants, touristes ou résidents à sa langue natale, l’espagnol. L’idée est géniale, le premier petit-déjeuner a eu lieu mercredi. Damaris, quoi qu’affaiblie par sa maladie y a puisé un sursaut d’énergie et de bonheur, elle s’est montrée charmante et brillante.  Les hôtes présents, ravis, en sont repartis un peu plus riches en émotion et en vocabulaire espagnol. En dehors des consommations, il ne vous est demandé que 200 pesos par personne, intégralement versés à Damaris pour payer ses soins et lui permettre dans un avenir proche de reprendre ses cours aux enfants pauvres des barios.

André Jacques est à Las Terrenas pour quelques mois encore. Damaris et lui comptent sur vous pour pérenniser cette délicieuse aventure. Et puis, ça ne peut pas faire de mal d’enrichir son espagnol en passant un bon moment. Si les petits déj’ ont du succès, ce que nous espérons tous, ils se reproduiront un autre jour de la semaine. Alors, rendez-vous au OneLove mercredi prochain !

Deux ambassadeurs de charme….

Merci Alexandre pour cette si jolie image. Merci Alexandre pour cette si jolie image.

Rude journée, longue journée, hier pour Mimi et Tatoo, nos deux ambassadeurs de charme, tout spécialement choisis par une société de production, mandatée par TF1 pour faire connaître notre joli village au monde entier. Pauline, la délicieuse journaliste et Vincent, chef opérateur ne leur ont pas laissé une minute de répit. Insatiables, ils ont voulu tout savoir du village, des échoppes, des boutiques, des Français….et pourquoi, et comment…. et qui, mieux que Michel, résident permanent depuis plus de 35 ans pour les guider dans leur quête.

Mais d’abord, un petit détour à la maison, histoire de récupérer les deux vedettes et de faire connaissance avec cette étrange famille composée de deux humains et de 10 copains à 4 pattes. L’accueil a été calme et même chaleureux, pas d’excitation, au mieux un brin de curiosité de part et d’autre. Puis ce fut le départ pour l’aventure en live. Pauline et Vincent, débarqués la veille au soir de leur camp de base à Miami n’avaient jamais mis les pieds à Las Terrenas. Je dirais qu’ils furent charmés et que leurs yeux émerveillés, guidés par nos deux ambassadeurs ont totalement zappé les vestiges de nos semaines de pluie pour ne s’attarder qu’aux belles choses qu’offre notre village. Balade au Paseo, rencontre avec Philippe de Turtledive, de Nadia de la Maison de la Presse, puis direction et arrêt incontournable à l’âme française de LT, La Boulangerie Française. La pétillante Rachel, comme à son habitude tirée à 4 épingles, les a littéralement charmés par sa gentillesse, son bagout mais surtout par ses appétissantes pâtisseries et son pain croustillant. Epuisé, assoiffé, Michel les a ensuite conduits à l’XO. Tu m’étonnes, c’est quand même encore un peu dans son cœur son BB ! Souvenirs, nostalgie, la rencontre a duré longtemps, nous y avons même évoqué notre inoubliable mariage tout en blanc….

22 aout 2009, nos enfants du bout du monde, nos amis, un moment magique.

22 aout 2010, nos enfants du bout du monde, nos amis, un moment magique.

Mais la journée était loin d’être terminée. Direction Coson puis l’inévitable Place des Lices de La Voile Blanche pour son atmosphère bien franchouillarde. Belle ambiance, les joueurs de boules, très fiers, un brin cabotins étaient au rendez-vous et, comme toujours petit Tatoo a joué la vedette, filmé en veux-tu en voilà par Vincent tombé raide dingue de sa jolie bouille, de ses facéties et, n’ayons pas peur des mots de son grand professionnalisme. Monsieur Soleil, lui aussi était au rendez-vous enfin presque tout le temps, il a quand même montré son côté bougon en se cachant à deux ou trois reprises. Une bien belle journée de tournage qui je l’espère reflètera l’ambiance bon enfant de notre village du bout du monde qui nous a accueilli les bras ouverts. Aujourd’hui, Gérard, notre consul a pris le relais et ce sera un Las Terrenas côté mer qui sera à l’honneur. Un grand merci à la ravissante Pauline et à l’adorable Vincent pour leur patience et leur gentillesse. A tout bientôt, j’espère, séduits, ils ont promis de revenir en vacances.

Nos deux ambassadeurs de charme.

Nos deux ambassadeurs de charme.