Orage tropical

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4 avril 2011

Au moment où je rédigeais ce petit conte joli, il ne nous restait plus que quelques jours de bonheur dans notre maison de dessin animé. Les choses allaient se corser et le cauchemar s’accélérer. Entre temps, je vous avais habilement caché qu’outre les faits dont je vous avais parlé lors de mon départ en jet privé, à savoir le changement intempestif d’aéroport d’arrivée puis la menace de me mettre derrière les barreaux faute de billet-retour, puis la panne gigantesque mais inexpliquée d’électricité dans la tour de contrôle de Salvadore…. le livreur des appareils ménagers s’était tué dans un accident de voiture en venant nous livrer, le couvreur allait tomber du toit et se blesser salement a la jambe et enfin, notre électricien se trouvait dans un sale état après un accident de moto en venant travailler chez nous….Mais le pire était encore à venir….
Mais revenons au temps d’avant, quand c’était bien…..

 Orage tropical…..Un vrai, avec des éclairs sur la mer et une pluie d’enfer.

On y a eu droit samedi alors que le toit de la maison-cuisine était en vrac, n’était plus d’ailleurs. Il fallait nous voir tous les deux nous agiter avec nos balais pour tenter de chasser l’eau sale qui nous tombait allegrement sur la tete. Deux heures, sans mentir, les chiens en étaient tout retournés. Puis, le soleil a refait son apparition, d’un seul coup, grand, beau, magnifique. Le soir on s’est couché encore plus tot que d’habitude, enfin je crois, je ne sais pas si c’est possible.

Le petit couvreur est arrivé tres vite a remis les tuiles en place, jolies, bien ordonnées et c’est tant mieux car aujourd’hui, rebelote. C’est beau, je vous écris de la maison-chambre et du premier étage, j’ai une vue splendide sur la mer et les éclairs. D’ailleurs surprenant qu’Internet fonctionne. Ici pas vraiment de haut débit. Je travaille avec Tim, une clé USB bien capricieuse.

Beaucoup de travail aujourd’hui, grand ménage du premier étage de la maison-cuisine, un endroit tout à fait charmant, entièrement vitré du sol au plafond sur tous les côtes, un genre d’aquarium niché dans les arbres avec plein de grosses poutres et un plancher de vieux bois. Deux crochets pour y suspendre un hamac, des encoches dans des poutres pour fabriquer un beau bureau…. ce sera notre coin de création et de méditation. Promis dans quelques jours (semaines?) je vous montrerai pour de vrai. Puis, il faut continuer la lasure des bois de la maison-chambre. Pfff., j’ai pas fini.

C’est drôle, il y a plein de bruits dans notre jungle. Enfin drôle, ça dépend des moments, la nuit par exemple, on s’en passerait bien, ça énerve les chiens qui se mettent a aboyer dans tous les sens. Des milliers d’oiseaux peuplent les centaines d’arbres et arbustes. Les singes coquins et les paresseux se cachent, nous épient sans doute. Mais on les sent, là, tout près.

Bon, c’est pas le tout, je parle, je parle et le travail ne se fait pas tout seul. Mimi est déja descendu lui, et moi je traine encore. Bizzz.

Où en sommes-nous?

 Une des difficultés majeures dans le fait de résider au Brésil (on dit Brasiou), outre le fait que l’on ne parle pas la langue et  que l’on n’est jamais certain d’obtenir le droit d’y résider de facon permanente, c’est de ne pas avoir la possibilité d’ouvrir de comptes en banque. Et oui, c’est comme ça. Sachant que l’on a le droit de voyager avec 10 000 dollars en poche et pas un sou de plus (en tout cas de RD, j’ai essayé, me suis renseignée, légalement pas possible), on est rapidement à court d’argent. Certes, on peu retirer 800 reais par jour (env. 18000 pesos), mais ce retrait est taxé par la Popular de 900 pesos à chaque fois. Ca fait mal aux cheveux.

Mais, si parfois, la chance semble nous avoir abandonné dans notre aventure, par d’autres cotés, les esprits du biens savent se montrer généreux. Bref, hier, escapade pour la grande ville la plus proche, Porto Seguro où nous avons rencontré Vinicius (ça ne s’invente pas) gérant de la succursale de la Banque du Bresil. Largement influencé par Vera, notre avocate sur place, il est OK pour nous ouvrir un vrai compte. Reste a obtenir l’aval de ses supérieurs et normalement la semaine prochaine ce sera fait.

L’étape suivante consistera à faire venir de l’étranger de l’argent de mon compte en RD. C’est pas gagné.

La maison s’étoffe peu a peu, on démolit un mur, on colmate des trous, aujourd’hui c’est le toit de tuile qui se refait une beauté. A l’intérieur, plein de lampes rigolotes animent la scène, certaines fabriquées en plastique de bouteille et ornées d’invraisemblables grosses fleurs kitsch en diable, de perles, de strass. Un vrai bonheur. D’autres prennent la forme de gros spots de cinéma. Un délicieux fouillis absolument incongru que j’adore.

Apres ma première expédition sur la plage avec mes 8 monstres a pattes, j’y suis retournée le lendemain avec mes chouchous, Diego et Domingo et bien sur Cheyenne. Bon, j’avoue que c’était plus calme et sans les caprices de madame la Comtesse, beaucoup plus serein.

Avant hier, égoistement, j’ai parcouru plus de 2 km sur la fantastique plage qui sépare un petit resto de plage de la maison. Un rêve. Pas âme qui vive, une eau douce, un sable blanc.

Ce que j’aime moins c’est marcher dans le Rio. Le fond est parfois, disons douteux, vaut mieux pas réfléchir. Mais bientôt, petit bateau.

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Bon, toutes ces occupations quotidiennes ont du bon. Elles me permettent d’oublier les soucis restés sur place. Certains comprendront ce que je veux dire. Cet après-midi, début du relookage des bois, et il y en a des kilomètres. Je vais me remettre a lazurer. Bof j’aime ça.

Bizzzzzz

Une aventure fantastique

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Bon, coté maison, on ne va pas s’éterniser, toujours autant de bordel, voire plus car chaque petite réparation est immédiatement suivie d’une plus grande. Mais bon, on s’y fait. On pose les verres là, puis là, puis là, ah non pas là, ya déja les assiettes, mes jolies assiettes en porcelaine signées Georges Sand, pas là non plus. Bref le camping s’installe de façon … provisoire? définitive? En tout cas, chaque soir jusqu’à neuf heures, on regarde TV5 monde sur notre grande télé. Après, épuisés, on va se coucher dans la maison de nuit. Ben oui, pour vivre on a 2 maisons. Une de jour. Construite il y a plus de 30 ans pas un ou une illuminée, toute biscornue, faite de tous les matériaux immaginables, plus le plastique vert de Mimi et une plus récente et assez agréable, entièrement vitrée. Elle ressemble à un bateau immobile.

Hier, merveilleux dimanche. Pour la première fois, bravant ma peur des crocodiles (mais non j’rigole, y en a pas ici… enfin je crois) j’ai décidé, enfin de me rendre sur la merveilleuse plage de Rio Barra (ça c’est pour que vous regardiez sur Internet) avec Michel et les 8 monstres à pattes. Diego, Domingo, Comanche et Cheyenne, Paquita la Comtesse, la vieille Mina et Coca et sa phobie de l’eau étaient du voyage. Sans compter Capucine, la meilleure nageuse du groupe. Faut dire qu’en vue de son intallation au Brésil, elle en a fait des longueurs dans la piscine à LT. Pas folle la guêpe, elle avait tout prévu.

Nous voilà donc caminando sur la passerelle, puis, mi-marchant,mi-nageant franchissant les quelque 50 mètres nous séparant de la plage. Là, émerveillement, c’est boooooooooo. Désert, féérique, des piscines naturelles d’eau douce ou salée, chauffées par le soleil omniprésent puis l’océan, magnifique, propre, transparent.

La troupe en folie n’en peut plus de gambader, poursuivre les dizaines d’oiseaux, se chamailller un peu, plonger dans les vagues, quémander une caresse a maman, en profiter pour me griffer.

J’en ai rêvé, m’y voici. D’un coup, les trous dans le mur, les tuiles qui s’envolent, les déjeuners sur les genoux et les pas d’étagère, je m’en fou. J’adore.

Certes, le retour fut un peu laborieux si l’on considère que la Comtesse (Paquita) n’avait pas du tout envie de rentrer et que Mina ne voulait plus remonter le Rio. Quant a Domingo, il s’acharnait, têtu comme une mule, à essayer, sans succès de croquer un oiseau. Après maintes discussions, appels, cris, promesses, tout le monde était enfin de retour au bercail.

Promis, demain on recommence, c’est trop bien.

L’aventure…. on ne croyait pas si bien dire….

Comme une maison de dessin animé….

Mimi était venu en « éclaireur », histoire de préparer la maison avant mon arrivée triomphale en jet privé (si vous plé) avec mes 8 chiens et Enriqué mon vétérinaire. 10 jours tout entier…. durant lesquels …..

Or, ce pays, complètement différent de la Rep. Dom. n’est pas des plus accueillants avec les étrangers désirant vivre au Brésil. A mon arrivée à la douane de Salvadore, alors que je balisais pour mes chiens (toujours peur d’un dernier couac, 8 d’un coup quand même), c’est moi qui ai failli me retrouver au poste de police parce que je n’avais pas de billet de retour. Enriqué était écroulé de rire, tout fier avec son billet de retour en mains. Je m’en suis sortie en promettant de me rendre dare dare à la police fédérale de Porto Seguro dès mon arrivée. Entre parenthèses, je n’y suis toujours pas allée, va falloir y penser.

Puis, toujours à Salvadore, c’est la tour de contrôle qui est tombée en panne. 2h1/2. Alors que pov Mimi nous attendait à Porto Seguro, pas du tout au bon endroit d’ailleurs, avec le plus grand et gros camion de déménagement que je n’aie jamais vu. Tous les chiens de LT auraient pu y entrer sans problème.

Il y a des signes qui ne trompent pas, encore faut-il savoir les interpréter. Depuis le début, le destin nous lançait des SOS, le jet qui devait se poser directement à Porto Seguro s’est vu contraint d’atterrir à Salvadore, les douaniers peu avenants voulant me mettre en prison, la panne d’électricité jamais vue et toujours pas expliquée… et le pire restait à venir. Mais, dans l’immédiat, toute émoustillée par ce changement de vie et, il faut le dire par ce voyage princier en jet privé, entourée de mes toutous, je voyais toujours la vie en rose.

Bref, nous sommes arrivés à bon port, genre 10h du soir à la maison, depuis 5h du matin, on était crevé. Gentil Mimi avait réussi à faire fonctionner quelques lampes, emprunté une glacière a Chris notre copine et acheté une bouteille de Champagne. Il est comme ça Mimi, pas de table, pas de chaise, un matelas sur le sol, mais une bouteille de champagne et des flûtes de presque cristal.

Ca c’était samedi soir. Dimanche matin au réveil, très tôt, normal chambre-bateau entièrement vitrée, jolie vue sur le rio et la mer, mais ici, le soleil se lève à 5h30. Une seule prise électrique pour faire fonctionner la machine à café toujours prêtée par Chris. Zut, dans ce qui servait de chambre à Enriqué. Tant pis, on fait pas de bruit.

La maison de la nuit, nous en haut et les toutous en bas….

 

Puis découverte des lieux. Waou. C’est ça l’aventure! L’ex propriétaire probablement piquée par une mouche vénéneuse avait tout arraché, les ampoules, les fils, les lunettes des WC, les étagères scellées au mur, les miroirs collés, tout quoi. Laissant la place à une triste désolation de murs esquintés, de trous, de fils pendouillant, de WC peu accueillants, de douches dont l’eau (je n’avais jamais vu ça) sortait directement du mur.

J’ai pensé très fort à ma jolie maison de Las Terrenas. Mais je n’ai rien dit, j,ai regardé vers la mer…. On est dans la galère. Faut avancer.

Allez, c’est tout pour aujourd’hui. Bonne nuit.

Et au bout du jardin de 4 hectares, la mer…. Ca ressemblait au paradis…

…. flâneries encore….

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Des glacons, des glaces, des légumes, des décoctions, du rhum…. de tout…. une échoppe colorée, très attrayante.

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Coeurs sensibles s’abstenir, mais si la viande s’expose, en plein soleil, il paraitrait, néanmoins qu’elle est de première qualité….. enfin….c’est ce qui se dit.

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En pleine action, un réparateur et vendeur de montres, réveils, pendules…..j’adore.

El Taller de los Flores, jardin extraordinaire de Jordi


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Avant meme de franchir le seuil de ce jardin extraordinaire, tous nos sens en éveil nous promettent une incroyable balade parfumée et colorée. Les curieux poussent la porte… Les habitués savent ce qu’ils vont trouver… On y entre aussi juste pour regarder et profiter de l’ambiance douce et feutrée, pimentée d’un joli grain de folie. Certains s’y donnent parfois rendez vous pour le plus grand plaisir de Jordi, le maitre des lieux.

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Professionnel passionné depuis plus de 20 ans, il n’a pas hésité a quitter son Espagne natale et sa tres belle boutique, véritable référence en tendance et décoration florale, pour s’installer a Las Terrenas. Depuis peu, il nous offre de partager son fascinant univers. Jordi, rivalise d’imagination, de fantaisie, d’habileté et de gentillesse et, sous ses doigts experts surgit, comme par magie, le bouquet de vos reves. Lys blancs ou jaunes, merveilleuses roses poudrées, precieuses orchidées, marguerites aux tons acidulés ou délicatement pastels, belles exotiques aux accents mentholés, tout ce petit monde en provenance de l’Equateur, de Colombie ou de Hollande attend bien sagement dans un vaste espace réfrigéré que l’artiste les assemble en compositions harmonieuses, inattendues ou savantes.

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Les plantes artificielles, plus vraies que nature ne sont pas en reste dans ce délicieux fouilli. Plantes vertes, arbustes, bonzais, cactus, brassées de fleurs multicolores, mais aussi délicieux fruits et légumes d’hier et d’aujourd’hui bien alignés dans de délicieux paniers de bois ou d’osiers cotoient une basse-cour enchantée, petites poules toutes rondes, tres design en faience blanche, coqs a bascule, faisan aux couleurs chatoyantes, mais aussi des centaines bougies parfumées, des vases tres tendance, des lanternes photophores, des bougeoirs, des animaux en tissu rigolos, des chats porte-pots ou porte-parapluies….

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Au plafond, tendu de canisses en bambous se balancent, indolentes, des roses transparentes aux pétales de verre soufflé, des suspensions papillons, pommes, poires, coeurs, étoiles de mer ou ancres marines… Voila, dans toute sa plendeur et sa simplicité la caverne magique de Jordi, un lieu unique ou il fait bon prendre son temps pour regarder, contempler et choisir la fleur ou l’objet ludique, pratique, utile, qui fera sourire et n’apportera que du bonheur a son destinataire. Merci Jordi pour ces moments d’émotion.

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Paco Fish, un petit resto typique très gourmand

Typique, délicieux, un petit resto dominicain comme on les aime

Typique, délicieux, un petit resto dominicain comme on les aime

Facile a trouver, on tourne à droite apres la pharmacie Nayarit Calle Carmen,on passe le petit pont, on prend à droite et Paco Fish nous attend à 150m sur la gauche. Petit bémol, pas de parking, on se gare au bord de la route, où l’on peut.

Une déco simple mais soignée, des tables nappées et plein de personnes attablées, c’est plutôt bon signe. Le patron nous accueille, très sympa, nous propose une petite table et la serveuse vient prendre notre commande. Au menu, crevettes, daurades, poulet, accompagné bien sur de riz et de haricots rouges, de bananes frites et de beignets d’aubergine. C’est simple et efficace. Le poulet guisado est excellent. Une grande bière accompagne à ravir ce typique déjeuner dominicain.

Une bonne adresse à recommander sans hésitation.

La fin du voyage?

31 octobre

Chic, demain on part pour Pipa. Sauf que……. le soir avant de dormir et les valises déjà bouclées, je jette un oeil sur mes mails et décide de vider mes « Spams ».
Veruska…. ca me dit quelque chose….. J’ouvre le spam et, stupéfaction, la propriétaire de la superbe propriété que nous avions vu à Trancoso (mais si je vous en ai parlé, essayez de suivre…) nous fait une proposition …. qui ne peut pas se refuser.
Dilemme… On dort, enfin on essaye de dormir dessus pour prendre la sage décision et au matin, on sait. C’est évident…. on part pour Trancoso. Oui mais les billets d’avions (hors de prix) . Bof, tant pis, on verra sur place. On utilise le premier, Fortaleza/Natal et on en profite pour rendre notre « laide » voiture à laquelle on s’était finalement attachés, qui affiche fièrement 8500 kms au compteur. 5300, nous avons parcouru 5300 kms de routes brésiliennes!
Pressés comme d’habitude, nous sommes partis tôt de Ilha, face à un Jojo mi-figue, mi-raisin qui nous voyait déjà vivre près de lui à Pipa. Sur le chemin,petite halte d’une nuit à Taiba, joli village touristique mais pas trop dans une belle pousada tenue par des … français qui , surprise, viennent de La Baule .Nous nous découvrons des amis communs. Le lendemain, nous arrivons tôt à l’aéroport. Je vais en profiter pour régler nos changements de vols. Au guichet TAM, un « charmant » jeune homme nommé Romulus Cesar (ça non plus ça ne s’invente pas) est le seul à parler espagnol. C’est compliqué, c’est sûr. Mais au bout de 2 heures de discussion, notre pauvre Romulus est à bout de nerf. Il ne sait plus d’où je viens, où je vais, ni comment , ni pourquoi, il se perd dans les tarifs, les directions, déchire les feuilles de routes, les réimprime, nous demande 2600 reals pour aller de Porto-Seguro à Rio, devient vert, rouge. Une vraie panique le prend, il se met à me parler en brésilien, sort du bureau, revient…. J’abrège ses souffrances. Nous irons de Fortaleza à Natal comme prévu et je réussis à obtenir, par je ne sais quel miracle un Natal-Porto Seguro à un tarif à peu près normal pour le lendemain. Faut dire que son idée première était de nous faire passer par Sao Paulo pour nous rendre à Porto Seguro ce qui nous faisait une vingtaine d’heure de trajet… Pauvre Romulus Cesar, il se souviendra longtemps de moi….
Nous arrivons a Natal en debut d’apres-midi. Le taxi nous déniche une pousada tres …. typique, particulière, inutile d’en parler plus longtemps, mais pile poil sur le front de mer touristique populaire. Ca chante, ça joue au foot-volley, ça crie, ça boit des grandes bières…. bon, fallait le voir.

3 novembre

3h30 on se lève, peut plus dormir. Petite douche dans la toute petite salle de bain, départ pour l’aéroport. J’en profite pour changer les billets de retour: Porto-Seguro/Rio au lieu de Natal/Porto-Seguro. En anglais cette fois et, bien qu’il soit 4h30 du matin, c’est rapide et précis. Décollage 6h et arrivée a destination Porto Seguro apres une halte à Salvadore.
Trancoso again. Il pleut. Ca, on a l’habitude. On retrouve nos marques à la Pousada Monte Verde, 12h de sommeil et le lendemain sous une pluie battante, destination « notre rêve ». Zut, la propriétaire n’est pas la, mais Chris, notre guide nous conduit jusqu’à la propriété mitoyenne (façon de parler) et là, malgré le flot continu de la pluie, c’est une révélation. C’est magnifique. La plage est un joyau rare et rien qu’à nous.
RV est pris pour le lendemain 10h. La, ça devient sérieux. On est tout émoustillés, comme deux gamins pressés d’obtenir leur joujou.

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Et…. le lendemain en entrant à nouveau dans cette propriété, on sait que l’on ne s’est pas trompés. Ca nous semble encore plus beau, plus grand, plus sympa. Plein d’arbres fruitiers croulant sous les fruits; cachés sous les arbres centenaires, des petits bancs un peu délabrés, des fleurs rares, un poulailler tout au fond, la passerelle de bois qui mène au rio qui mène a la mer, la maison de dessin animée, des coussins partout…. on sera bien ici.

Dimanche 7 novembre.

Et voila, finie cette aventure brésilienne peu commune. Lundi fin de matinée nous serons chez nous. Enfin un chez nous temporaire. Avec un immense bonheur je vais retrouver mes 8, non 9 amours puisque la belle Lisa est de retour. Mimi fait un peu la gueule, il a vu des photos de la demoiselle allongée sur le toit de la mini ou sur le bar de la cuisine, il a entendu parler de ses frasques d’antan. Mais, parait qu’elle a changé. Allez, on essaye, s’il devait y avoir un problème, Philippe, un futur gentil résidant est presque d’accord pour l’adopter.
Plein de choses à faire en rentrant…. demain, je fais des listes.
Merci de nous avoir suivi dans cette aventure. Le but était de vous faire partager nos émois, nos contrariétés et nos joies, vous donner l’envie peut-être de découvrir à votre tour ce grand beau pays. Il en vaut la peine. Bye et besitos. Doris Voleau.

Carnet de voyage au Brésil: La fin du voyage?????????

Ilha do Guajiru

La route entre Pipa et Ilha do Guajiru longe une région désertique nommée Sertao. C’est un grand désert très sec, parsemé ça et là d’épineux gris et rabougris et de cactus géant. Paysage irréel, de temps en temps d’immenses rochers surgissent du sol et créent des décors assez fantasmagoriques. Et, parfois, un point d’eau, comme un mirage où se désaltèrent de rares chèvres malingres, ou aussi les maigres chevaux des cangaceiros…..

Le chemin est long et lancinant. Une petite nuit de repos avant de continuer ne sera pas de trop. Canoa Quebrada.
Petite ville touristique sans grand intérêt qui nous permet cependant de recharger les batteries (les nôtres pas celle de la voiture qui, malgré son physique on ne peut plus ingrat continue de nous mener partout où on lui demande. Sans rechigner.).
Le 24 a 13 heures, nous arrivons à destination. 18 jours et 4700 kms plus tard. Ilha do Guajiru.
J’adore cet endroit au bout de nulle part. Du vent, du sable, un lagon qui fait la joie de centaines de « kiters » en délire. Puis la mer à l’horizon. En fait, c’est le seul endroit où je suis capable de me poser sans rien faire (mais sans rien faire du tout) pendant des heures.


La vie va de soi. Pas de stress. Pas de boutiques à dévaliser ni de restaurant à tester. Rien. Il n’y a rien. Rien à voir, rien à faire pour quelqu’un comme moi ne pratiquant pas le kite, si ce n’est profiter du temps magnifique, du ciel toujours bleu. Faire de longues balades et ne pas oublier de compléter sa collection de petits cailloux translucides. C’est beau Ilha do Guajiru. C’est le paradis de Joseph, un endroit douillet où, avec Graziela, son épouse,  il a aménagé avec amour sa jolie pousada, lieu de rendez-vous incontournable des kite-surfers du monde entiers. Ici, on est polyglotte ou on n’est pas. Et dès très tôt le matin, on est réveillé en fanfare par les fanatiques très pressés de gonfler leur aile magique et qui, jusqu’au soir, tard, s’en donnent à coeur joie sur la lagune enchantée ou sur la mer toute proche. Joseph est un moniteur de kite dont la réputation a franchi les frontières. A son club, Pura Vida Brasil, on se presse du monde entier pour bénéficier de ses cours et ses conseils. Quant à Grazi, c’est avec bonheur qu’elle s’est lancée dans la cuisine et régale de ses petits plats concoctés avec tendresse,  les sportifs affamés.

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La fin du parcours est un peu chaotique. Apres quelques jours de total repos à Ilha do Guajiru, quelque chose nous dit que notre place n’est pas là, mais peut-être à Pipa, notre dernier coup de foudre. Conciliabules à deux, réflexions et…. décidés, on part. Avec beaucoup de peine nous réservons nos billets d’avion pour Natal et dans la foulée pour Rio.