Ilha do Guajiru

La route entre Pipa et Ilha do Guajiru longe une région désertique nommée Sertao. C’est un grand désert très sec, parsemé ça et là d’épineux gris et rabougris et de cactus géant. Paysage irréel, de temps en temps d’immenses rochers surgissent du sol et créent des décors assez fantasmagoriques. Et, parfois, un point d’eau, comme un mirage où se désaltèrent de rares chèvres malingres, ou aussi les maigres chevaux des cangaceiros…..


Le chemin est long et lancinant. Une petite nuit de repos avant de continuer ne sera pas de trop. Canoa Quebrada.
Petite ville touristique sans grand intérêt qui nous permet cependant de recharger les batteries (les nôtres pas celle de la voiture qui, malgré son physique on ne peut plus ingrat continue de nous mener partout où on lui demande. Sans rechigner.).
Le 24 a 13 heures, nous arrivons à destination. 18 jours et 4700 kms plus tard. Ilha do Guajiru.
J’adore cet endroit au bout de nulle part. Du vent, du sable, un lagon qui fait la joie de centaines de « kiters » en délire. Puis la mer à l’horizon. En fait, c’est le seul endroit où je suis capable de me poser sans rien faire (mais sans rien faire du tout) pendant des heures.


La vie va de soi. Pas de stress. Pas de boutiques à dévaliser ni de restaurant à tester. Rien. Il n’y a rien. Rien à voir, rien à faire pour quelqu’un comme moi ne pratiquant pas le kite, si ce n’est profiter du temps magnifique, du ciel toujours bleu. Faire de longues balades et ne pas oublier de compléter sa collection de petits cailloux translucides. C’est beau Ilha do Guajiru. C’est le paradis de Joseph, un endroit douillet où, avec Graziela, son épouse,  il a aménagé avec amour sa jolie pousada, lieu de rendez-vous incontournable des kite-surfers du monde entiers. Ici, on est polyglotte ou on n’est pas. Et dès très tôt le matin, on est réveillé en fanfare par les fanatiques très pressés de gonfler leur aile magique et qui, jusqu’au soir, tard, s’en donnent à coeur joie sur la lagune enchantée ou sur la mer toute proche. Joseph est un moniteur de kite dont la réputation a franchi les frontières. A son club, Pura Vida Brasil, on se presse du monde entier pour bénéficier de ses cours et ses conseils. Quant à Grazi, c’est avec bonheur qu’elle s’est lancée dans la cuisine et régale de ses petits plats concoctés avec tendresse,  les sportifs affamés.

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La fin du parcours est un peu chaotique. Apres quelques jours de total repos à Ilha do Guajiru, quelque chose nous dit que notre place n’est pas là, mais peut-être à Pipa, notre dernier coup de foudre. Conciliabules à deux, réflexions et…. décidés, on part. Avec beaucoup de peine nous réservons nos billets d’avion pour Natal et dans la foulée pour Rio.

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