Quand une idole disparait

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Yordano Ventura, enfant de Las Terrenas représentait pour tous les gosses du village une icône, une idole, un exemple. Joueur de Baseball talentueux recruté par une célèbre équipe de Grande Ligue américaine, il est mort bêtement hier, dimanche à 25 ans, dans un accident d’auto, curieusement, peu après un autre joueur de baseball dominicain, très célèbre, lui aussi Andy Marte.

Et, s’il aimait parader dans les rues de LT dans son beau bolide immaculé, il n’hésitait pas à passer du temps avec ses jeunes fans qui l’adoraient. Mon petit terrain en vente à Hoyo Cacao a servi bien des fois et sert toujours de terrain de baseball aux gosses du bario. La dernière fois que je les ai vus en pleine action, un tout petit m’a dit « c’est gentil madame de nous prêter ton terrain, on va tous devenir des vrais Yordano…. ».

Il laisse derrière lui, une maman éplorée, une jeune épouse et trois enfants sans oublier tous ces mômes pour qui il était l’image de la réussite, l’image du « c’est possible » . 3 jours de deuil ont été décrétés au village. Et, je pense que nous serons nombreux à l’accompagner dans sa dernière demeure, demain mardi à 14h. Paix à ton âme Yordano. Trop con de mourir ainsi.

Propool, aux petits soins de votre piscine…

Aliseri. Las Terrenas

Alisei. Las Terrenas

….Et, j’en parle en connaissance de cause. C’est sûr, parfois il faut attendre un jour ou deux avant d’obtenir un rendez-vous et alors, ne serait-ce pas la rançon de la gloire, la preuve de la bonne santé d’une entreprise florissante et performante. J’ai pris plaisir à papoter avec ce jeune « boss » plein d’entrain qui se plie en quatre pour satisfaire son client sans jamais se prendre la tête.

Christophe. 31 ans, l’œil bleu azur, un charisme fou, de la gentillesse à revendre et un professionnalisme à toute épreuve. Enfant, une délicieuse vie de boheme lui fait prendre goût au charme des pays tropicaux, les Antilles, la Guyane…. Aussi, lorsqu’il rentre en France à l’âge de 14 ans, il n’a qu’une envie retrouver la douceur et l’indolence de cette vie au soleil. Après des études de plomberie, de sciences de l’environnement et d’agriculture, il saute dans le premier avion et retrouve les plages et le soleil qui lui manquent tant. Direction Las Terrenas. Oui mais, il faut bien gagner de l’argent. Oui mais, faut pas non plus s’enfermer, il a un besoin inexorable de grand air, de mer, de soleil, de liberté. Peu à peu, ses idées se structurent et des images lui viennent à l’esprit, et s’il nettoyait des piscines… ça lui laisserait le temps de surfer entre deux rendez-vous. Il se lance et découvre que, finalement, ce job lui convient tout à fait. Avec l’aide d’un ami québécois, pro de la piscine et s’appuyant sur ses connaissances en plomberie, il se jette à l’eau (c’est le cas de le dire). Et, si, au début, il tâtonne, cherche des solutions aux multiples problèmes qui peuplent le monde de la piscine, il s’accroche, cherche, essaye, il s’entoure d’une équipe fiable et performante et devient l’incontournable de la piscine. Propool est née. Les commandes affluent. Christophe et ses intervenants (une vingtaine aujhourd’hui!) signent leurs premiers contrats, conseillent sur les meilleurs revêtements, la céramique qui dure toute une vie, le diamond brite (son chouchou), produit inégalable garanti 20 ans ou encore la marmoline douce au toucher. Ils réparent des bassins baclés, colmatent des fuites, modifient des installations hasardeuses, relookent, aménagent jacuzzi, cascades, etc…. Soucieux de sa réputation, maniaque et intransigeant quand il s’agit de qualité et de satisfaction de sa clientèle, il ne travaille qu’avec les marques numéro 1 du marché pour un excellent rapport qualité/prix. De grandes maisons lui ont fait confiance comme l’Alisei, Albachiara, l’Aligio ou encore la sublime Peninsula House.

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Serait-ce dû à ses études sur l’environnement ? Christophe se soucie de la préservation de la planète et du bien-être de ses clients. Aussi, les exhorte-t-il à équiper leur piscine, neuve ou ancienne d’un système au sel et d’abandonner le chlore. Les avantages, moins de chlore dans la nature, un revêtement qui dure plus longtemps mais surtout un réel impact sur la peau qui reste douce et lisse, les cheveux qui redeviennent beaux et brillants, les yeux préservés, le système respiratoire, etc….

Une eau toujours belle, cristalline, parfaitement stabilisée grâce à un bon système de filtration et un entretien professionnel, c’est ce que vous promet Chris et son équipe qu’il se plaît à considérer comme une famille à part entière. Et, c’est avec beaucoup de gentillesse et d’émotion que cet amour de « patron » n’oublie pas de remercier tous les membres de cette harmonieuse « famille » et tout particulièrement Lucie Beliveau, responsable de la partie administrative, qui le seconde depuis plus de 9 ans.

Merci Chris, ne change rien.

PROPOOL

CHRISTOPHE IPPOLITO

CEL : (1) 809-399-0754

Destination baleines…

 

En mars 2010, mon fils Julien avait quitté pour quelques semaines sa lointaine Australie pour venir voir sa vieille maman. Profitant de l’aubaine et de l’époque propice, je lui ai demandé de se joindre à un groupe de touristes guidés par Nicolas de FloraTour pour aller admirer les baleines et me faire un petit récit de l’ambiance dans le bateau….. Voilà ce qu’il en est sorti. Merci Juju.

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Après un réveil laborieux, (7h du mat, c’est pas une heure ça), le minibus vient nous chercher devant la porte – et même les plus râleurs le trouvent confortable. Et durant la brève traversée de Las Terrenas au lever du soleil, on assiste à quelques scènes de rues typiques, hautes en couleurs. Devant le Paséo, dans une baraque de planches bleues, une jeune femme casse des œufs puis les fait glisser un par un dans une espèce de tube en pâte qu’elle fait ensuite frire dans l’huile. Mmmm. ça m’a l’air terriblement bon, mais pas le temps de s’arrêter pour petit-déjeuner : on quitte Las Terrenas, et tandis qu’autour de nous défilent collines, palmiers et maisons colorées, Nicolas, intarissable et loquace dès potron-minet, nous apprend tout sur les écoles dominicaines et le système politique local.

Une demi-heure plus tard, un peu plus réveillés, nous arrivons sur le port de Samana. Vite, on sort du bus et l’on se précipite pour acheter du jus de fruit frais, des bananes ou des oranges fraîchement pelées par une étrange machine ; les plus audacieux se font servir un petit gobelet de café local, fort et sucré, qu’un vieil homme souriant fait sortir en quelques pressions d’un gros thermos orange.

Mais pas le temps de trop s’attarder, notre embarcation nous attend. Guillerets, on monte à bord du bateau ; premiers tangages, on serre les fesses et les gilets de sauvetages, et c’est parti pour une course excitante. On surfe au sommet des vagues, et même si la mer semble calme, on tombe parfois dans un creux, ça secoue, rires, éclaboussements, certains s’éloignent du bord. C’est alors que la première baleine apparaît. Cris d’une italienne à son mari « qu’elle est belle, regarde, on dirait qu’elle est en plastique – elle a sauté – qu’est-ce qu’elle est bien élevée – regarde, elle est là maintenant. » Les français, pendant ce temps regardent en silence, ou pestent contre un voisin qui bloque leur champ de vision. Nicolas demande à tout le monde de s’asseoir, la plupart s’exécutent, et l’italienne crie toujours « guarda, ma che bella ! » La baleine suit un moment le bateau, puis elle disparaît « elle est partie faire un tour, elle va revenir, il faut attendre », observe, philosophe, un autre italien.

Nicolas, plus pragmatique, en profite pour tout nous expliquer tout, mais absolument tout sur la reproduction des pachydermes aquatiques – leur migration depuis les mers du Groenland, et le comportement des mâles. Nous apprenons ainsi qu’avant le long voyage, une baleine mange l’équivalent de 8000 hamburgers par jour, ou qu’un baleineau boit environ 200 litres de lait pendant sa croissance, et prend 45 à 50 kilos par jours. Stupéfiant.

Bientôt, d’autres baleines apparaissent. Pour le plus grand plaisir des touristes et des responsables du tourisme, chaque année, des milliers de ces grands mammifères se retrouvent dans la baie de Sanchez. Italiens et français regardent, fascinés, ces mastodontes élégants qui nagent par deux ou trois, sortant et replongeant en rythme, faisant jaillir dans une explosion d’écume leurs têtes allongées, ou leurs queues écornées.

Les plus chanceux réussiront à capturer sur leur appareil photo l’instant magique où la baleine émerge des flots. Les moins résistants, pour leur part, se penchent bientôt, nauséeux, par-dessus la rambarde, regrettant sans doute les jus de fruits, les bananes et le café sucré. Et je me dis qu’ils n’auraient pas dû refuser les cachets contre le mal de mer que Nicolas, prévenant, nous avait offert dans le bus.

Julien Leyre . 04/03/2010

Une délicieuse histoire, et si vous en deveniez acteur !

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Malgré le temps friscouille et grisouille, bien de saison ma foi, il y a au détour des journées des petites histoires d’amour et d’humanité qui nous réchauffent le cœur. André Jacques, le Quebecois est fan de la République Dominicaine depuis de nombreuses années. Oui, mais, artiste peintre de talent, au cœur aussi beau que ses œuvres, il ne se contente pas de se faire dorer sur nos jolies plages ou de déguster les petits plats mitonnés par les chefs talentueux de nos nombreux restaurants. Non, non…. C’est un vrai amoureux de notre pays d’adoption, de ses paysages, de sa musique, de ses saveurs multiples, mais surtout de ses habitants, adorables, mais souvent très pauvres et bien loin de bénéficier de tous les avantages sociaux existant dans son ou dans notre pays. Il aime aussi les chiens des plages qu’il nourrit avec dévotion à chacun de ses séjours et, c’est par l’intermédiaire de Brenda, une sorte de fée des chiens qu’une de ses amies très proche, Christina, une femme d’une générosité hors pair a rencontré Damaris, une jeune dominicaine à l’histoire touchante. Damaris est un amour de femme qui, depuis quelques années, avec beaucoup de passion et de volonté, donne des cours aux enfants pauvres des barios. Seulement voilà, une maladie dégénérative l’a rattrapée, une sorte de sclérose en plaques qui l’empêche de continuer à vivre normalement. Dans la foulée, elle a perdu son job dans une agence immobilière et son mari l’a quittée. Elle se retrouve seule avec son malheur et des frais médicaux astronomiques, inaccessibles à sa maigre bourse. C’était sans compter sur Christina et André Jacques. Très touchés par cette triste histoire, il ne leur a fallu que quelques minutes pour réagir. Les injections susceptibles de la soulager coûtent horriblement cher. Avec quelques amis, ils ont, généreusement et de toute évidence, financé les premières. Pour la suite, il est venu à Christina une idée très originale et séduisante.

Chaque mercredi à 11 heures, ils proposent à un petit groupe de personnes de se retrouver au OneLove, Village des Pêcheurs pour petit-déjeuner, déjeuner, prendre un verre, en toute sympathie, autour de Damaris. La jolie jeune femme parle français et anglais et, dans une ambiance conviviale et décontractée, entre amis, elle se propose quant à elle, d’initier les participants, touristes ou résidents à sa langue natale, l’espagnol. L’idée est géniale, le premier petit-déjeuner a eu lieu mercredi. Damaris, quoi qu’affaiblie par sa maladie y a puisé un sursaut d’énergie et de bonheur, elle s’est montrée charmante et brillante.  Les hôtes présents, ravis, en sont repartis un peu plus riches en émotion et en vocabulaire espagnol. En dehors des consommations, il ne vous est demandé que 200 pesos par personne, intégralement versés à Damaris pour payer ses soins et lui permettre dans un avenir proche de reprendre ses cours aux enfants pauvres des barios.

André Jacques est à Las Terrenas pour quelques mois encore. Damaris et lui comptent sur vous pour pérenniser cette délicieuse aventure. Et puis, ça ne peut pas faire de mal d’enrichir son espagnol en passant un bon moment. Si les petits déj’ ont du succès, ce que nous espérons tous, ils se reproduiront un autre jour de la semaine. Alors, rendez-vous au OneLove mercredi prochain !

Cérémonie prestigieuse suggérée par Tia Dadette: le mariage du Curcuma et du Gingembre

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Deux racines différentes, l’une blanche, très parfumée et forte, l’autre d’un jaune chaud et doux au parfum plutôt suave mais tout de même bien prononcé……. et elles se marient à merveille !!

Voici une base de recette pour que vous puissiez vous amuser, je prendrai la crevette comme repère pour un plat peu coûteux, et vous laisse imaginer ce que cela donnera avec une volaille, ou du poisson, langoustes …… un grand moment quel que soit votre choix

Selon le produit choisi, faites d’abord un bouillon

– carcasse de poulet avec les « bas morceaux », ou les os des morceaux que vous aurez donc désossés

– têtes et restes de poisson dont vous aurez tiré les filets

– têtes de langouste ou de crevettes

Faire bouillir une bonne demie heure avec un beau bouquet garni (ail, persil plat, oignon, laurier, thym. carotte, sel, poivre,…)

Dès que vous avez votre bouillon bien goûteux, faites une sauce « blanche » montée avec beurre fondu, farine tamisée, mouillée avec le bouillon, ajoutez le curcuma et le gingembre frais râpés finement (si vous n’avez pas de curcuma frais, vous pouvez utiliser de la poudre de Curcuma). Fouettez toujours vigoureusement pour monter votre sauce pour ne pas avoir de grumeaux et donc avoir une sauce bien lisse.

Passez la sauce bien liquide au chinois une fois vos petites racines râpées bien infusées.

Ajoutez un peu de crème fraîche si vous le désirez, cela mettra un peu plus de douceur et d’onctuosité á la sauce… et faites réduire un peu votre appareil mais votre sauce doit rester bien souple, presque liquide.

Cette sauce peut être préparée à l’avance, réchauffée avec un peu de bouillon ou gardée au bain-marie, il vous suffira de poêler votre volaille, poisson, crevette, ou langouste,(saler, poivrer).

Assiette chaude avec votre jolie sauce bien colorée et savoureuse posée comme un drap prêt à recevoir vos morceaux choisis de volaille ou de produits de la mer posés harmonieusement dessus, quelques tagliatelles fraîches, des haricots verts, un peu de sauce jetée en zig zag sur le tout, et..

…. c’est fini !

Bon Appétit !!

Patite balade au hasard des plus belles images de 2016.

La plus jolie image de l'année, signée Mimi bien sûr.

La plus jolie image de l’année, signée Mimi bien sûr.

Le marché aux poissons.

Le marché aux poissons.

Ada, la jolie marchande de fruits et légumes du Paseo.

Ada, la jolie marchande de fruits et légumes du Paseo.

Très belle image de Mimi.

Très belle image de Mimi.

Ma belle Coimanche nous a quitté le 8 mars, tristesse.

Ma belle Comanche nous a quitté le 8 mars, tristesse.

Songeur?

Songeur?

Des couleurs le long de la mer.

Des couleurs le long de la mer.

Joli minois d'un enfant heureux.

Joli minois d’un enfant heureux.

L'Eden, juste sublime.

L’Eden, juste sublime.

Esteban, une merveilleuse rencontre.Un homme délicieux.

Esteban, une merveilleuse rencontre.Un homme délicieux.

Terrenas en plata, mon chouchou.

Terrenas en plata, mon chouchou.

Insolite et délicieuse échoppe du village.

Insolite et délicieuse échoppe du village.

Mimi et son Tatoo, magnifique photo d'Alexandre.

Mimi et son Tatoo, magnifique photo d’Alexandre.

Un instant de sérénité à La Ola.

Un instant de sérénité à La Ola.

Paco nous a quitté cette année mais Sarah a repris son flambeau.....

Paco nous a quitté cette année mais Sarah a repris son flambeau…..

Un vélo, banal, mais beau à La Vela Blanca.

Un vélo, banal, mais beau à La Vela Blanca.

Pablito.cvom, ça ne s'invente pas.

Pablito.com, ça ne s’invente pas.

S'aimer..... c'est regarder dans la même direction.....

S’aimer….. c’est regarder dans la même direction…..

La merveilleuse boutique de Jordy, le fleuriste magicien.

La merveilleuse boutique de Jordy, le fleuriste magicien.

C’est le moment je crois…..

sans-titre-1…. de souhaiter à tous ceux qui ont partagé les aventures En Aparté, une super belle année 2017. 2016 nous échappe et, en catimini, va rejoindre les nombreuses années qui ont forgé nos personnalités.

J’ai eu la chance, grâce à mon blog, de faire de belles rencontres, inédites parfois. J’ai cotoyé de belles personnes et tenté de rendre hommage à Las Terrenas en racontant le village comme je le ressens, comme je l’aime. Il y a bien eu quelques coups de gueule qui m’ont valu, au détours, une belle volée de bois vert, mais il y a surtout eu de beaux moments, des anecdotes, des scènes de vie hautes en couleurs. Il y a eu des coups d’coeur, beaucoup, et des instants d’émotion. C’est vrai, j’ai aussi voulu partager avec vous mes petits moments de moins bien, ça fait du bien…..vous me pardonnez dites? Et puis, il y a eu les belles images de Michel, mon tendre et talentueux mari qui supporte avec beaucoup de gentillesse et de patience ma vie pas tout à fait banale au milieu de tous nos amis à 4 pattes. C’est sûr, parfois il doit avoir la désagréable sensation de passer en….. 10 ème position. Mais il reste mon meilleur ami, complice, amour.

En Aparté et en toute intimité, je vous souhaite d’entrer dans cette nouvelle année et de la vivre avec un bonheur égal à celui qui a été le mien en 2016. Et si, pour ma part, je ne devais faire qu’un seul voeu, c’est que surtout rien ne change. J’aime ma vie un peu solitaire, un peu dingue, un peu pas toujours facile. J’aime la vie.

Des années douloureuses….

Pour Mina, Domingo, Paquita, Cheyenne, Coca, Diego, Capucine, Zoé, Charlie, Tatoo….. les amours de ma vie.

Il y a un an, je publiais ce petit message d’amour pour mes toutous. Depuis, Paquita nous a quitté, brusquement, sans trop souffrir. Elle a rejoint la jolie Comanche dans le paradis des chiens gentils. Elle nous manque chaque jour. Mina a repris du poil de la bête, mais, à 14 ans depuis peu, elle commence vraiment à se fatiguer. Domingo a subi une grave opération cette année et s’en est vaillamment sorti. Diego souffre de son arrière-train, un jour ça va, l’autre moins bien, il me fait de la peine et je le couvre de câlins. Au fur et à mesure que les jours passent, j’aime de plus en plus ma petite troupe d’éclopés, ils sont toute ma vie et, oui…… les années à venir vont être douloureuses.

Et oui, partager sa vie avec un ou beaucoup de chiens est une source infinie de bonheur. J’ai eu et j’ai encore la chance énorme de vivre ces instants de complicité et d’amour avec ces compagnons à quatre pattes qui sont devenus mes enfants. De tout BB quand il fallait leur apprendre à faire pipi, caca dehors, à plus grand quand ils s’évertuaient à démolir systématiquement et avec beaucoup de pugnacité les jolies choses que j’aimais dans la maison. Dessus de lits et taies d’oreiller, tapis, couettes, pieds et bras de meubles gardent les vestiges de ces années turbulentes, sans compter les belles orchidées dévorées et les fils électriques sectionnés et même l’argent déposé sur une table basse et retrouvé dans les cacas le lendemain matin. Puis les affrontements. Chacun voulant imposer sa loi aux autres, les batailles, les coups de crocs, et Enrique qui, inlassablement recousait les plus abîmés. Puis les temps se font plus calmes, la petite meute se renforce, les animosités s’estompent au profit d’une vraie amitié. Des amours se créent, Diego et Coca, Tatoo et Charlie. C’est avec émerveillement que j’assiste à toutes ces évolutions, ces effusions constellées de mille léchoux. Je ne suis jamais loin d’eux, d’ailleurs, inlassablement, ils me surveillent du coin de l’œil et quand, par hasard, je m’échappe pour faire un tour au village, c’est un concert de pleurs qui n’en finit plus…. Demandez aux voisins…. Mais, les années passent inéluctablement. Les plus vieux ont 13 ans, les moyens presque 10, seuls les trois derniers n’ont que 4 et 5 ans.

Mina, 13 ans passés.... elle m'a fait peur, mais elle va mieux.

Mina, 13 ans passés…. elle m’a fait peur, mais elle va mieux.

Et avant hier, la belle Mina, ma plus âgée, m’a fait prendre conscience que j’entrais dans l’ère difficile d’années douloureuses. Un coup de moins bien en sautant de son lit. Comme un étourdissement, suivi d’un cri déchirant …. Elle s’est mise à boire, à boire, refusant toute nourriture et, elle si propre et délicate, allant jusqu’à faire pipi devant nous sur son lit. Un coup de fil à Enrique. Il va venir mais en attendant, je la caresse, je la masse délicatement, je lui prépare le repas que, gourmande, elle préfère et lui donne dans mes mains morceaux par morceaux. Je lui parle, la câline, lui mets son collier et la promène dans le grand jardin. Miracle, elle frétille de la queue et, très fière, grogne à l’approche de ses copains, fort surpris par mon attitude protectrice envers la vieille Mina. Le soir, Mina a droit aux croquettes de petit Tatoo, elle adore. Puis, elle fait son petit tour de jardin comme avant, boit un petit coup, grimpe sur son lit tout propre, tout nettoyé, pousse un gros soupir et s’endort les 4 pattes en l’air. Ouf ! J’ai eu chaud.sans-titre-2 sans-titre-3 sans-titre-4 sans-titre-5 sans-titre-6 sans-titre-7

Mais, cette alerte morbide m’a vraiment perturbée. Nous entrons dans la phase la plus noire de notre vie si intime avec nos amis à quatre pattes. Le temps des moins biens, des dépressions de part et d’autre. Il faut être fort et je vais m’attacher à l’être et surtout, ne rien négliger, être encore plus à l’écoute des petits bobos, des changements infimes de comportements. Je les connais par cœur mes loulous et un par un je sais leurs petites joies ou ce qui les énerve profondément. Et même si Mina va mieux, je pense fort à Comanche qui nous a quitté en mars dernier….

Allez, c’est pas bien ce coup de déprime au milieu des fêtes. La vie reprend son cours et tout va aller pour le mieux.

 

Joyeux Noel

Et voilà, on y est à nouveau! Toute ma petite troupe, Mina, Domingo, Paquita, Cheyenne, Comanche, Diego, Capucine, Zoé, Charlie et Tatoo….. sans oublier Mimi et moi, bien sûr vous souhaitons de passer un superbe Noel!

Bye bye Michel

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Très triste réveil ce matin. Comme une claque en pleine figure. Michel Trottier est décédé cette nuit d’une crise cardiaque. Depuis quelques temps, il avait retrouvé avec beaucoup de bonheur sa jolie maison de la plage à Las Ballenas, juste en face de l’océan. Il faisait partie des « anciens » de Las Terrenas. Pionnier canadien, il s’était immanquablement lié d’amitié avec mon Michel (Voleau) à moi, très touché par la perte d’un grand bonhomme. C’est avec beaucoup de nostalgie mais aussi d’humour qu’après avoir appris la triste nouvelle, il me raconta la grande limousine avec « Petit Jules » inénarrable chauffeur en livrée et les 400 coups des nuits de Montréal. Michel Trottier a su profiter d’une vie bien remplie, se partageant entre son Canada et Las Terrenas qui l’avait accueilli les bras grands ouverts. Généreux et équitable, il était aimé de tous les Dominicains qui le saluaient toujours d’un grand « Hola Mit’chel ».

Une pensée à sa famille et tous ses amis proches. La vie continue, toujours un peu plus triste à chaque départ.