Coral Reef Las Terrenas, sauver les coraux, de la théorie à la pratique.

Les structures en route vers leur destin.

 

Depuis qu’il a implanté son club de plongée à Las Terrenas, Philippe Siebert, navré par la tristesse pathétique des fonds marins sur les différents spots, ne pensait qu’à une chose, redonner de la vie et du panache à l’océan. Grâce à sa pugnacité, ses réunions avec les pêcheurs locaux, sa déclaration de guerre à la plaie des Antilles, le redoutable poisson lion, il a en quelques années réussi en partie son pari. Poissons multicolores petits ou gros, raies, murènes, langoustes, tortues font à nouveau le bonheur des plongeurs émerveillés. Mais, ce n’était pas suffisant, restait le problème des coraux malades, mourants. Aujourd’hui, c’est avec beaucoup de fierté, aidé par des professionnels reconnus dans la sauvegarde des coraux et une équipe soudée et très impliquée mi dominicaine, mi française, qu’il est passé à la vitesse supérieure.

Des pêcheurs attentifs durant les réunions

Véritable poumon de l’océan, les coraux ne sont pas seulement la toile de fond favorite de plongeurs audacieux. Mine de rien, ils représentent l’un des écosystèmes les plus importants et les plus complexes de la planète. Non contents d’abriter plus de 4000 espèces de poissons et des milliers de plantes, ils protègent nos côtes contre les vagues, les tempêtes, les inondations et l’érosion des plages. Ils sont aussi à la base de la fabrication de nouveaux médicaments très pointus. Malheureusement, la pollution, la surpêche, le réchauffement climatique menacent chaque jour les récifs du monde entier, notre petit récif corallien comme la grande barrière de corail en Australie. Si rien n’est fait, ce sont 90% des récifs qui seront menacés de disparaître dans les 10 prochaines années. Et ça, c’est juste insupportable pour les défenseurs des océans. Séduits par la force de caractère, la volonté et le dévouement de Philippe, des organismes tels que Fundemar, Usaid et Reddom, mondialement connus sont venus lui prêter main forte pour concrétiser le projet de son association Coral Reef Las Terrenas : la réalisation d’une nursery de coraux au large de Las Ballenas. Le principe est en soi assez simple : immerger des structures capables de résister à l’érosion dans le temps, sur lesquelles des fragments de coraux fixés auront la possibilité de se développer. Gros coup de main financier, cours approfondis, théoriques et pratiques, le projet ambitieux est en place. C’est Kenzo, figure bien connue du village et futur président de l’Association qui a dessiné les gabarits, jolis tant qu’à faire, raie, tortue, étoile de mer, requin marteau, queue de baleine…., Manné notre ferronnier talentueux les a réalisé. Puis, toute l’équipe a mis la main à la pâte pour y fixer les précieux cordages sur lesquelles seront implantées les boutures de corail à 10 mètres de profondeur. Grande émotion le jour de la mise en eau des structures, plus grande encore lors de la fixation des bébés coraux, issus eux aussi d’une pépinière bien sûr et non pas arrachés au récif.

Les structures sont à présent immergées tout près des îlots de Las Ballenas. Chaque semaine des bénévoles descendent leur faire un brin de toilette, histoire d’y chasser les algues et autres végétaux indésirables. Tout doucement, les bébés vont pousser (une quinzaine de centimètres par an). Ce n’est que lorsqu’ils atteindront la taille d’environ 40 cm qu’ils pourront rejoindre leurs aînés sur le récif. En attendant, surveillés et chouchoutés, ils font la gloire de l’Association Coral Reef, de Philippe, Kenzo et tous les autres qui se sont donnés corps et âme et ont travaillé dur, en  étroite collaboration avec  Fundemar, Usaid et Reddom. Subsiste le problème pécunier. Car, même si les initiateurs de cette belle aventure sont de purs bénévoles, chaque action a un coût et, si, dans un premier temps les frais ont été en majeure partie couverts par les célèbres superviseurs, le but est de devenir rapidement une structure indépendante et autonome, capable de s’auto-financer. Des stratégies sont évoquées pour lever des fonds, aide des agences de voyage, des agences immobilière, de commerçants … parrainage de coraux par des anonymes ou des célébrités locales, dons….. tout est étudié à la loupe. En attendant, chaque semaine, il faut réunir une somme pour aller faire la toilette des structures, et donc, si le cœur vous en dit, un compte est toujours ouvert à Fort Knox au Paseo pour votre généreuse participation à cette belle aventure qui nous concerne tous.

 

Pour plus de détails ou pour une immersion tout près des structures n’hésitez pas à prendre contact avec Turtle dive au Paseo.

 

Terrenas en plata : Exquise escapade au pays du beau…..

J’adore une fois de temps en temps oublier tout, pousser la porte de cette fascinante boutique et plonger dans l’univers exquis de ces délicieux bijoux qui se disputent la vedette derrière les vitrines. Parfois c’est Jean-Paul ou Babette (les boss) qui m’accompagnent dans mon escapade. Aujourd’hui, c’est Eric et Brigitte, deux passionnés, raides dingues de leur job. Il faut dire que ce ne doit pas être désagréable de côtoyer ainsi toute la journée des trésors de beauté. C’est simple, ici, on ne sait plus où donner de la tête. Tout est beau, absolument tout.

Petit tour de piste parmi les innombrables collections, plus étonnantes et sublimes les unes que les autres.

Totem

Créateurs d’émotions, les bijoux sont parfois encore plus que ça. C’est le cas des belles et étonnantes pièces de la collection Totem. Non seulement les bracelets, boucles d’oreilles, colliers sont époustouflants de délicatesse, originalité, somptuosité, mais, à l’initiative de leurs créateurs, deux jeunes anglais, à chaque pièce achetée, 10% sont reversés à l’association qu’ils ont créée dans le but d’aider les enfants défavorisés du Guatemala et notamment d’y construire des écoles. Pièces uniques et remarquable, les subtils ou extravagants bijoux, de plumes, de perles, tendance indien chic…. sont fabriqués à la main au Guatemala. Une vraie belle découverte.

Hipanema

Nés de la rencontre coup d’foudre de deux parisiennes à Rio, les bracelets Hipanema, glamour et bohême font craquer toutes les fashionistas qui adorent accumuler les gris-gris à leurs poignets. Cette saison, ils ne sont pas venus seuls et c’est avec plaisir que nous découvrons la nouvelle ligne de paniers, chapeaux, pareos, ethnique et colorée fortement marquée de l’ADN de leurs aînés.

Nature

Véritable invite aux voyages imaginaires, les bijoux Nature portent en eux une forte émotion. Chaque modèle est unique, sage ou terriblement audacieux, ils marient à l’infini le cuir au corail à la belle nacre, les perles au jean, la plume à l’argent. Diversité et éloquence des matières naturelles, c’est la source du concept de cette très belle ligne de bijoux qui se posent comme de délicats accents de mode sur la peau.

Lady Gum

Après avoir vécu 10 ans dans les îles, là où le soleil brûle, lassée de devoir enlever ses bijoux pour se baigner ou quand les températures sont trop fortes, la jolie bretonne trouve une nouvelle matière naturelle pour créer des bijoux uniques : la gomme de silicone. Elle ne craint ni l’eau, ni la chaleur et posée sur votre peau caressée par le soleil, elle imprimera, comme par magie, l’empreinte d’un délicieux tatoo.

Gas

Chics et intemporels, les bijoux Gas dont le tout premier chapitre s’écrit à la fin des années 1960, sont intimement liés à la success-story d’une famille qui perpétue la tradition et travaille main dans la main sous le soleil généreux du sud de la France. L’atelier, composé de 65 artisans regroupe des émailleurs, des maquettistes, des colleuses ou encore des soudeurs, des polisseurs ou des graveurs triés sur le volet. De leurs mains expertes naissent boucles d’oreilles, bracelets, colliers, broches, bagues et montres conjuguant avec beaucoup de raffinement modernité, art et finesse, proches de la haute joaillerie française.

Et puis il y aussi les délicieuses et incontournables bagues Canyon qui marient l’argent aux pierres précieuses ou semi-précieuses comme le rubis, le jade, le lapis lazuli. Il y a les créations originales Satellite, singulières et intemporelles à l’instar des femmes inspirant les jeunes créateurs qui, proches de la haute couture aiment les pierres fines, les perles mais aussi la soie, la broderie, les plumes et surtout l’exubérance et les associations audacieuses. Plus proche de nous, il y a Patrick, un jeune français vivant à Santo Domingo, tombé en amour pour le Larimar qu’il habille d’argent dans de superbes créations semblables à de mini sculptures précieuses.

Et puis il y a toutes ces petites  merveilles, pendentifs, breloques, tongs, étoiles de mer, dauphins ou dollar des sables…, ces délicats bijoux en larimar, ambre, corail, perle… en argent, en cuir…. choisis un par un par les maîtres des lieux. Il y a surtout une ambiance cocooning dans un décor raffiné et un choix surprenant de pièces uniques, souvent terriblement audacieuses sélectionnées par Babette et Jean-Paul lors de leurs périples à la recherche du beau.

Terrenas en plata . Paseo de la Costarena. Las Terrenas.

Parenthèse enchantée….

Peintre de talent, humaniste au grand cœur et homme d’affaire avisé, Michel Bizet, nous a invité à partager, le temps d’une parenthèse enchantée, sa dernière passion et nous a raconté avec beaucoup d’émotion l’histoire fabuleuse des abeilles.

C’est au milieu de los Parques, son fabuleux parc écologique foisonnant de milliers de fleurs et plantes exotiques que Michel Bizet a choisi de créer, il y a quelques années déjà sa Fondation. Ce citadin invétéré éprouve le besoin de se ressourcer quelques heures, quelques jours par semaine dans ce lieu unique où la nature règne en maître et abrite depuis quelques mois un Institut très Particulier, l’Instituto del Abeja. Inutile de vous dire que l’abeille y est reine. Des centaines de ruches éparpillées parmi les fleurs abritent les colonies d’insectes qui s’ébattent en toute quiétude sous l’œil averti de pros aussi discrets que compétents. Et, chaque mercredi, c’est un ballet incessant de personnalités et d’anonymes qui se pressent à la fondation pour assister, en catimini, à l’évolution de cette belle aventure qui participe activement à la sauvegarde des abeilles tout en produisant un miel unique d’une exceptionnelle pureté. Il faut dire que l’idée est belle et l’entreprise audacieuse, même si le lieu est idéal et s’y prête à merveille. D’abord, grâce à l’aide indispensable d’apiculteurs professionnels avisés et le doigté d’artisans locaux, il a fallu construire les ruches, dans les règles de l’art. Ces délicieuses petites demeures, aussi proches que possibles des authentiques sont de véritables petits bijoux d’ingéniosité avec portes dérobées, appartements privés de ces demoiselles et espaces de récupérations de leurs précieux dons, pollen, propolis, cire, miel…. C’est en décembre dernier que l’Institut a vu le jour, après quelques mois de balbutiement. Aujourd’hui, la mielerie est au top de sa forme, les récoltes de miel se poursuivent harmonieusement et apiculteurs et techniciens de fabrication, salariés mais aussi bénévoles, travaillent main dans la main pour extraire le précieux nectar, au sein d’un vaste espace aseptisé, fidèle aux normes européennes de qualité et doté d’un matériel de pointe.

Un grand merci à Jean-Marc Vinet à qui j’ai, sans vergogne, chipé la majorité des images.

Le miel, traditionnel ou crémeux, produit par la Fondation Michel Bizet est d’une extrême pureté. Décliné en différents contenants du plus petit au plus grand, il est devenu le chouchou des amoureux des produits authentiques. Beau et savoureux, il tient une place de choix sur la table des petits déjeuners des plus grands établissements de la région. Au village, on le trouve notamment à la pharmacie du Paseo de Bernadette. D’ailleurs, gourmande, elle vous en parlera avec émotion. A côté du miel, le fabuleux pollen. Soigneusement butiné de fleur en fleur par les abeilles, il possède une haute teneur en protéines, en acides aminés libres, en vitamines (y compris les vitamines du groupe B) et en acide folique. C’est un aliment complet, très riche et un remède naturel qui booste l’énergie et la vitalité. Prochaine étape et non des moindres, l’élaboration de produits de soin et de beauté riches en miel.

Et voilà, la parenthèse enchantée est presque terminée. Mais, rien ne nous empêche de nous y blottir à nouveau, de temps en temps, le mercredi, histoire de partager avec Michel, Christophe et tous les autres la belle histoire de la Fondation.

Quant à Michel Bizet, personnalité multiple et attachante, tout en gardant un œil vigilant sur ses abeilles, il est déjà reparti vers son autre vie, celle d’artiste atypique, reconnu et apprécié dans le monde entier. Ses toiles, éparpillées chez les collectionneurs, dans les musées, dans son atelier de Santo Domingo, dans les locaux de la Fondation et même à l’Institut des Abeilles reflètent l’influence de grands peintres impressionnistes. Défini comme un impressionniste abstrait le peintre, libéré de toute contrainte, se complet à saisir une œuvre figurative pour la détourner de son concept, la dénuder étape par étape et nous la restituer métamorphosée. Une oeuvre originale qui attire de plus en plus de connaisseurs d’Art.

Merci mille fois Michel pour ta gentillesse, ta noblesse et ta générosité.

Un bel interview people.

Paco, un an déjà….

Un an déjà que tu nous a quitté Paco, sans faire de bruit. Un an, c’est le temps nécessaire, dit-on pour refermer les plus grosses cicatrices du coeur. C’est vrai, on s’est habitué à vivre sans toi. En fait non, c’est pas ça. On ne te voit plus mais tu fais toujours partie du paysage et, quand on se fait plaisir en déjeunant dans ton petit lolo de la plage, et que tu nous observes du haut de ta photo, c’est comme si tu étais là. On plaisante avec Sarah, on se moque de ton sale caractère, mais c’est gentil tu sais. Ne t’en fais pas, Sarah veille bien sur ton petit resto, elle le chouchoute de tout son coeur, et, sans vouloir t’offenser, c’est même plus joli qu’avant. Bon, je te laisse, je sais que tu aimes ta tranquillité. N’empêche que demain, nous serons nombreux à penser à toi. Allez râle pas, vieux bougon, c’est juste parce qu’on t’aime. Bye bye Paco, repose en paix dans ton bel océan.

 

Une matinée enchantée…

Mais juste avant de vous raconter ma matinée enchantée, riche en belles rencontres, en surprises, en enseignement, un petit arrêt sur image pour vous avouer, en aparté, que pour la première fois de ma vie, j’ai osé goûté à des crabes farcis…. Les vilains, ceux qui vivent sous terre et que je trouve souvent dans ma piscine au petit matin. Ceux qui ont une grande pince comme une tronçonneuse et qui se défendent comme de beaux diables quand on les approche. Beurk! J’ai toujours eu horreur de ces bestioles, contrairement à Mimi qui en a fait sa gourmandise préférée. Et bien, non mais!!!! Aujourd’hui, j’ai osé, j’ai goûté…. Mais pas n’importe où, c’est Thierry du XO qui a su me convaincre. D’abord, j’avoue qu’ils avaient fière allure sur leur petit lit de salade fraîche. Et puis, hop, je me suis lancée! Et là, une révélation. Mais que c’est bon!!!! Epicé et parfumé juste comme il faut, une chair délicate et onctueuse, une fine couche de chapelure bien gratinée. Waouh…. mais oui, que c’est bon. OK, je n’ai pas de point de repères mais je sais ce qui est bon. Mais Mimi, le fan, l’amoureux inconditionnel,  le pro quoi, qui a testé tout ce qui se fait de crabes farcis à Las Terrenas et même ailleurs a décrété que c’était les meilleurs de sa vie. C’est vous dire. J’ai torturé la cuisinière et elle m’a avoué qu’elle tenait cette succulente recette créole de Valérie, laquelle…. je ne vous dirai pas mais elle se reconnaitra. Merci Valérie. Il ne vous reste plus qu’à essayer. Le XO, vous voyez où c’est, c’est juste l’un des plus beaux spots de Las Terrenas.

18 ans pile poil…..

Bientôt 18 ans maintenant que, chaque matin, je suis heureuse de me lever….. et depuis Léo, c’est très tôt se lever….. et que je remercie le ciel de m’avoir permis de vivre dans ce paradis. Bien sûr parfois, je râle, c’est trop lent, il n’y a pas ça, pas ci, fait trop chaud, ça sent la fumée du verdero qui crâme, et ceci et cela….. mais c’est tellement rien par rapport à la douceur de vivre chaque jour de sa vie ici. J’aime. Ci-dessous un petit rappel de mes premiers pas à LT quand ce n’était pas encore tout à fait comme maintenant….. Bonne balade.

Eva, mon premier amour à 4 pattes, elle est enterrée dans mon jardin, je lui parle encore quelquefois….

Et oui,  24 juillet, pile poil, je comptabilise 18 années de purs instants de bonheur à Las Terrenas. On est arrivés par jet privé (comment ça déjà !!!!) avec quelques bagages et Eva ma petite westie d’amour. Lors de notre séjour en avril, émerveillés par l’endroit et certains de notre choix, nous avions réservé une maison de location. Entre temps, comme par miracle tout s’était parfaitement goupillé à St-Barth, vente de la maison, des autos, du bateau, …. Las Terrenas on arrive! Depuis, Eva nous a quitté puis, ce fut au tour de mon compagnon d’aventure, il y a presque 14 ans déjà.

Beaucoup de choses ont changé en 18 ans dans notre village. C’est dingue même comme tout s’est transformé, en catimini, sans que je ne m’en rende compte.

La rue de plage de Las Ballenas n’était qu’un chemin tout pourri, mais tellement charmant, du sable et beaucoup de trous… Très peu de constructions. Pas de Gaia, ni de Don César, à sa place le Tropic Banana dont il subsiste encore un tout petit bout, squatté par l’équipe de tournage turque 4 ou 6 mois par an, ni d’Alisei. Le Cacao Beach était déjà à l’abandon avant de devenir un casino puis d’être abandonné à nouveau.  Le Colibri était déjà là, lui, ainsi que l’hôtel Las Cayennas qui appartenait à une charmante dame, décédée depuis. Rien au bout de la plage, et rien sur la loma non plus, pas une seule construction…..  Dans ma rue, 1 seule petite maison dominicaine. Aujourd’hui il n’y a plus une seule parcelle de libre….. Les maisons poussent comme des champignons. Playa Popy a bien changé aussi, à commencer par la plage qui s’est réduite comme peau de chagrin.

Les restos….. pas moins de 102 maintenant, à l’époque une quinzaine au grand maximum. Sandro, le must avec l’Atlantis, Al Paso et le délicieux Kiosco sur la plage de Coson chaque week-end, La Salsa, le Cayuco et deux ou trois autres restos au Village des Pêcheurs dont j’ai oublié le nom. La Capannina et ses pizzas déjà fameuses et l’inoubliable Penca de Francky au milieu du village….. Costa Las Ballenas avec Paco à Bonita et le Pacocabana à côté de la Yucca Caliente…. Et puis il y avait le café de Bruno au Paseo. Bruno s’en est allé mais son bistrot porte toujours son nom. Le Nuevo Mundo et ses nuits de folie et le superbe Syroz, Michel aux manettes (oui, mon Mimi)….

Le Syroz a cédé sa place au XO.

Pas ou peu de voitures, une dizaine tout au plus mais déjà beaucoup de quads et de pasolas et des centaines de mobylettes sur lesquelles s’entassaient des familles entières de dominicains. Pas de sens unique, la calle principale était à double sens et la calle Carmen, là où se trouve la nouvelle pompe à essence était un chemin de terre bordé de cases, un vrai quartier dominicain très typique et jamais exploré. Pas de supermarché non plus, on faisait nos courses chez Rey et on achetait notre viande, très bonne la viande chez Jean-Louis le Boucher français. Abundio était aussi d’un grand secours avec sa ferreteria d’avant-garde. Il a été tué par un misérable et tout le monde le regrette encore.

Une case calle Carmen

Pas de magasin spectaculaire, d’électroménager, de déco ou de fringues. C’est Jean Pierre qui est rentré en France lui aussi qui assurait le ravitaillement du village en produits européens ou disons un peu plus fiables. 2 ou 3 fois par semaine, avec son gros camion conduit par José, il montait à la capitale et nous ramenait nos petits plaisirs de chez nous. Un frigo, un polo Lacoste, des marchandises de Carrefour….. Il faut dire aussi qu’à l’époque, la voie rapide n’existait pas. Il nous fallait 5 ou 6 heures de routes pour nous rendre à Santo Domingo en taxi à moins d’emprunter l’un des petits avions de Portillo…….

Et oui, c’était avant et le village a bien changé. Evolué ? Oui c’est évident. Et, s’il a perdu de son authenticité, il a gagné en facilités, en confort, en sécurité aussi et, il demeure envers et contre tout un havre de paix où il fait délicieusement bon de vivre.

Dream Bags : Alexandra et ses sacs de rêves…..

Je la connais depuis tellement longtemps. C’est une fille épatante, belle, douce, talentueuse, une délicieuse maman aussi. Une amie unique sur qui, dans un moment douloureux, j’ai vraiment pu compter. Depuis près de 10 ans, elle était aux manettes de la boutique de prêt à porter Jack & Rose, en face du Paseo. Puis, la belle, piquée par je ne sais quelle bestiole enchantée eut l’idée lumineuse de se lancer dans la création de sacs et de pochettes. Des pièces uniques, de grands cabas confortables, décontractés ou chics, parfois sobres, parfois dingues, tous réalisés par ses soins à partir de matériau recyclé. Des étoffes, du cuir, du jean, de la soie, de la dentelle, des volants, des perles, des strass, des rubans, du plastique, de la laine, de la paille tressée, des boutons, des pampilles, des breloques tintinnabulantes ….. tout un fouilli de matières hétéroclites qui, sous ses mains habiles s’assemblent et se transforment en objet chic et convoité. Au départ, elle y est allée à tâtons, une petite machine à coudre familiale, des heures et des heures à coudre, découdre, recommencer, redécoudre sans jamais se lasser ou renoncer. C’est qu’elle est pugnace mon Alex. Quand elle a une idée en tête, elle va jusqu’au bout. Depuis, elle a dompté la matière, s’est offerte une vraie machine à coudre de pro et après quelques balbutiements, a appris toute seule à la maîtriser. Son petit atelier niché jusqu’alors au cœur de la boutique Jack Rose va prendre son indépendance.

Bye bye Jack & Rose, Dream Bags est né. Au même endroit mais dans un espace plus réduit, la créatrice va enfin pouvoir se consacrer entièrement à sa passion dévorante. Sur commande, sur mesure ou au gré de ses inspirations, les sacs d’Alexandra sont tous des pièces uniques reflétant la personnalité de leur propriétaire, une sorte d’accessoire-doudou dont on ne peut plus se passer et qui nous accompagne tout au long de la journée . Larges poches, astuces et finitions soignées,  ces petites merveilles auront tôt fait de dépasser les frontières du village pour s’égayer dans tous les pays d’Europe ou d’ailleurs. C’est, du fond du cœur,  tout le mal  que l’on peut lui souhaiter.

Dream Bags. Las Terrenas

Petits clins d’œil, juste pour le plaisir……

 

Le Kaliste

Vous allez dire que je radote. Peut-être. Mais surtout j’aime rendre hommage aux gens qui le méritent et partager mes vrais coups d’cœur. Donc, je vous disais, ah non je ne vous ai pas encore dit. Je sors beaucoup en ce moment, trop si j’en crois mes pauvres chiens qui n’en peuvent plus de m’attendre à la maison….. Et l’autre jour, à l’heure du déjeuner, Mimi, Tatoo et moi, histoire de ne pas changer et parce que, à nos yeux c’est l’une des vraies valeurs sûres de LT, avons opté pour un déjeuner relax au Kaliste, chez Valérie. L’endroit est juste superbe, clean et chic, une pelouse de rêve, une piscine itou, des plantes fabuleuses….. Les grandes ardoises noires font toujours la fière avec leurs mille et une propositions plus alléchantes les unes que les autres et leur suggestion du jour. Aujourd’hui, salade de chèvre chaud et osso bucco. Pas gagné cette histoire, Mimi et son palais délicat….. il va falloir qu’il soit vraiment tendre…. Et bien, nous n’avons pas été déçus. Dans nos assiettes, après la petite salade de chèvre chaud, qui reste la meilleure de Las Terrenas, l’Osso Bucco préparé avec amour et passion par Valérie était une pure merveille. Incroyablement tendre et savoureux, on pouvait le manger à la cuillère. Pas besoin de mastiquer, il fondait sur la langue comme un délicieux bonbon doux. Quant au succulent os à moelle qui l’accompagnait, je ne vous en parle même pas. Le Kaliste, le joyau de l’Aligio.

Casa Azul

Du coup vous allez dire que je suis lente. Et bien oui, je l’avoue, je n’étais jamais allée déjeuner à Casa Azul. Voilà chose faite et quel bonheur. C’est pile poil ce que j’aime et ce dont on rêve quand on vient au Caraibes. Un petit lolo propret au bord de l’eau, mais vraiment tout au bord, des tables posées dans le sable, un environnement sauvage mais clean, une vue de folie sur l’océan et sa frange de palmiers au loin. C’est juste magique. Les serveuses sont adorables et pros, et, cerise sur le gâteau, les pizzas sont absolument divines. Fines, croustillantes, cuites au feu de bois, un pur délice. Par contre, elles sont très généreuses et pour les petites faims, mieux vaut en commander une pour deux. Enfin, j’dis ça, j’dis rien. Casa Azul, c’est en face de la police, juste à côté de l’adorable casita offerte par l’Aligio pour servir d’office de tourisme et qui, lamentablement ne sert …. A rien.

Panam…. à la conquête de l’authenticité.

Synopsis, le tout début et même avant

Alice et Baptiste, jeunes parisiens dynamiques et bien dans leurs baskets, amoureux de leur ville, de leur pays, de leurs jobs mais, quand même, avides de découvrir autre chose. Des voyages, des rencontres et le déclic. Ce sera Las Terrenas. Ils réfléchissent vite et bien ces deux-là, Alice, depuis toujours, allez savoir pourquoi se passionne pour la fabrication du pain…. Et bien allons-y, ce sera Las Terrenas et la création d’une boulangerie : « Panam ».

L’équipe

Panam fait partie du paysage de Las Terrenas depuis quelques mois déjà et une équipe jeune et soudée, composée uniquement de pros triés sur le volet, français et dominicains met chaque jour tout son cœur à l’ouvrage pour nous régaler de pains, viennoiseries, pâtisseries proches de la perfection. Ils sont quinze en tout. Parmi eux, au hasard, Théo, Sandy, Arnault, Alexandro mais aussi Gianesi ou Clément, 19 ans, maestro de la viennoiserie… Ils ne ménagent pas leur peine et leurs heures pour honorer, jour et nuit, un carnet de commande bien rempli et, depuis quelques jours, satisfaire une clientèle exigeante se pressant dès potron-minet à la porte de leur nouvel espace de la Place Coloniale de Las Terrenas. Alice et Baptiste ne sont pas peu fiers de leur staff hétéroclite. C’est grâce à ces collaborateurs hors pair, à leur professionnalisme et à leur dévouement qu’ils ont réussi le pari fou d’importer au bout du monde cet Art de  Vivre à la Française, ce goût du bon sans concession et de hisser haut les couleurs de leur pays. Et pourtant, ce n’est pas tous les jours facile. Dénicher les bons produits, les travailler dans des conditions optimales sous nos climats, un challenge quotidien. Ils ont choisi l’excellence et s’y tiennent, farine et levain de toute première qualité, noix et fruits secs d’exception pour leurs petits pains fantaisie, beurre de tourage rare, indispensable au croustillant de leurs succulents croissants. Le cacao dominicain qui rend leurs petits pains aux chocolats ou leurs macarons si exceptionnels est l’un des meilleurs du monde, prisé par les plus grands chocolatiers belges et français. Et tout est à l’avenant.

Les produits

Dans les vitrines, les chaussons aux pommes aussi replets que gourmands jouent la vedette à côté des croustillants croissants au beurre, des délicieux petits pains au chocolat, des muffins moelleux, des brownies fondants,  des petits cannelés si tentants, des chouquettes. Sans oublier les inimitables palmiers bien feuilletés et, mais oui, les incroyables macarons. Les spécialités changent chaque jour selon la demande ou l’envie des pâtissiers. Le pain n’est pas en reste. Baguettes, batards, ficelles, miches, petits pains fantaisie, pain complet, au seigle… mais aussi gros pains traditions à la coupe, craquants dehors, moelleux dedans et dorés à souhait.

Le lieu

Ils ont choisi de s’installer dans un endroit coup d’cœur, convivial et pratique, la place Coloniale, à côté du bateau. Un vaste espace épuré et lumineux réchauffé par de très beaux et sobres meubles en bois, une terrasse accueillante et bien aérée, tout pour séduire une clientèle mixte qui a tôt fait d’adopter ce point gourmandise comme point de rendez-vous  incontournable. On y vient tôt ou moins tôt le matin pour un petit-déjeuner gourmet ou à l’heure du déjeuner pour une pause snack-détente, au menu, crêpes, omelettes, sandwichs, croque-monsieur, gourmandises salées ou encore au milieu de l’après-midi, au retour de la plage, histoire de profiter un moment encore d’une petite douceur délicate.Ou bien juste pour acheter son pain quotidien….

Le pain, c’est une signature, un manifeste, un geste d’auteur. L’artisan y met bien plus que de la farine, de l’eau, du sel et du levain, il en fait un produit noble, essentiel. Paradis des becs sucrés, Panam est aussi le rendez-vous des inconditionnels de ce bon pain qui, peu à peu retrouve une place de choix dans l’alimentation.

Bienvenu dans votre nouveau décor, il se chuchote qu’il vous va à ravir.

Elle a dit oui….

Un grand moment de l’illustration, j’ignore qui a signé ce délicieux petit chef-d’oeuvre. C’est tellement eux, j’adore!

Depuis le temps qu’on les voit ensemble ces deux-là….. il était temps qu’il lui demande sa main non. Ca y est, c’est fait, hier, dans un décor sublime, digne de leur amour, Philippe et Rachel se sont dit OUI. Tous les amis étaient présents (sauf Mimi et moi, je pensais que c’était aujourd’hui le 21…..Pardon…..) et la fête était belle, tout comme la sublime mariée. Un peu de répit (ou pas) le temps de se remettre de ses émotions et nos deux tourtereaux reprendront le cours de leur vie, dirigeant de main de maître mais avec gentillesse et bonhomie leur délicieuse Boulangerie Française. Gros bisous les amis, comment pourrais-je me faire pardonner ma défaillance!!!!!