Keloke ?

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L’œil bleu, le cheveu blond, une bouille d’ange et un charisme pas possible…. Et c’est pas fini, le beau gosse est aussi charmant, courtois, poli, bosseur, pas con. Thomas fait partie des jeunes gens biens dans leur tête et dans leurs baskets, et je profite de son petit séjour en France pour le dire haut et fort. Depuis un peu peu plus d’un an, il a inventé et créé un super site, un petit bijou rendant d’innombrables services aux résidents et touristes de LT: Keloke (litt. « Qu’est ce qui se passe »). Un design sympa, facile d’accès et hyper complet. On y trouve tout ce qui peut être utile, la météo, les horaires des guaguas, les taxes de séjours, les offres et demandes de co-voiturage, les numéros indispensables, médecins, police, pompiers, ambassade, etc…., les taux de change au jour le jour…. l’actualité mondiale…. Mais aussi les dernières nouveautés du village en matière de boutiques, restos, services….. de jolies images, des infos inédites. Il regroupe aussi les coordonnées et détails sur les meilleurs des artisans et commerçants que compte LT. Ce service est payant pour les chanceux sélectionnés par Thomas pour figurer dans son site, pro de la beauté et du bien-être, du sport, agences immobilières et autres services, boutiques d’exception, artisans…. . C’est qu’il vérifie tout le bougre et faut pas rêver, pas question d’élire domicile dans ses pages si vous n’êtes pas au top. Un sérieux gage de professionnalisme. Bref, vous l’aurez compris, j’adore Thomas et j’adore Keloke, j’y passe à chaque fois qu’un détail me fait défaut. Merci jeune homme de te soucier de notre bien-être.

Un petit conseil, ayez le bon réflexe et allez consulter sa page Facebook Keloke Samana, son site keloke-samana.com et surtout, si vous voulez faire partie des privilégiés qui ne resteront plus dans l’ombre, n’hésitez pas à prendre contact avec lui ….

Thomas Hédoux
Tel. : 809.899.65.61
Facebook Keloke Samanà, Las Terrenas

Libreville brûle-t-elle ? Regard sans concession d’un expat au premier rang.

Profondément amoureux de l’Afrique où il est né, de son peuple et sa nonchalance, de sa faune et de sa flore, mon ami, Alexandre Houisse, vit depuis quelques années au Gabon. Un job passionnants, des amis chers, un appartement de rêve, des escapades magiques à la rencontre des animaux sauvages qui le fascinent…. pour rien au monde, il ne voudrait quitter son petit paradis de Libreville. Oui mais, la semaine dernière, des événements ont failli tourner au drame, ont tourné au drame pour beaucoup. Alors ont s’est inquiété. On a l’habitude de ses commentaires facétieux, souvent savoureux et de ses photos sublimes sur les réseaux sociaux. Et là, plus rien…. Dès que possible, il nous a rassuré et, en prime, nous a offert ce magnifique billet sans concession que j’ai le grand plaisir de vous transmettre dans son intégralité. Séduits, l’Express et Jeune Afrique ont sauté sur l’occasion de publier son texte mais en en gommant certains passages trop « politisés ». Merci Alexandre pour ce récit à la fois réaliste, poétique, drôle et dur et n’oublie pas de faire attention, on t’aime nous.

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Libreville, quartier aéroport, matin du 01 Septembre.

Le 1er septembre au matin, mes filles font leur rentrée scolaire dans un petit village proche de la frontière Suisse. J’aimerais leur dire un mot, mais les communications ne semblent pas fonctionner. J’écoute RFI et France 24 en boucle. Depuis cette nuit, ils sont mes liens privilégiés avec l’extérieur de la belle concession où je suis réfugié.

J’étais dans mon appartement du centre-ville lorsque, hier après-midi, le ministre de l’intérieur a « enfin » annoncé les résultats de l’élection présidentielle du 27 août. Déserté par l’ensemble de mes voisins, l’immeuble est vide. Depuis ma terrasse, la vue sur le bord de mer et la ville est spectaculaire. L’atmosphère est surréaliste, ce centre-ville habituellement grouillant d’animation est désert. Seul signe de vie, des véhicules de l’armée et de la gendarmerie, camions, blindés, automitrailleuses à chaque intersection.

Une fois la victoire d’ABO confirmée par le Ministre, aucune transition, aucun commentaire, l’écran de la chaîne gabonaise reprend son programme, sur des ours en Alaska me semble-t-il.

Quelques minutes plus tard, je n’ai plus accès aux réseaux sociaux.

Des amis, bien « informés », me demandent pour la énième fois de ne pas rester seul en ville. J’hésite encore, le haut de ma tour est un bon poste d’observation, mais la perspective de ne plus être connecté à l’extérieur ne me plaît pas.

Autre risque, me retrouver bloqué en centre-ville, la proximité du Palais est en général un gage de sécurité, mais le quartier pourrait-être bouclé.

Une heure passe puis l’annonce de troubles en cours au boulevard triomphal, où se concentrent des ministères, le sénat, l’assemblée nationale (qui brûlera dans la nuit) me décide. Je rassemble quelques affaires, je prends mes papiers et je préviens mon hôte que j’accepte son invitation.

Sur la route les voitures sont rares, mais la plupart roulent à vive allure, grillant les feux, une fois n’est pas coutume, sous l’œil désintéressé des forces de l’ordre. Les gens encore dehors sont pressés d’aller se barricader chez eux.

Pour avoir croisé par le passé, une foule en colère, je n’ai pas envie d’être au mauvais endroit, au mauvais moment …

Sur la terrasse de la villa où je viens de passer la nuit, j’observe le parc verdoyant, parsemé d’arbres majestueux, fromagers, flamboyants, tabebuyas, manguiers, frangipaniers et j’en passe. Un bosquet de bambous de Chine rivalise en hauteur avec un cocotier, des dizaines de plantes et fleurs exotiques agrémentent le tout de couleurs vives.

Des oiseaux viennent s’abreuver dans des bassins peuplés de poissons. La beauté des lieux, la sérénité qui s’en dégage, contraste avec les images de guerre vus à la tv ou narrées par les témoins de cette violence meurtrière.

L’Humanité est destructrice, mais Dieu que ce monde est beau.

Dieu au fait, est-il un prétexte dans ce conflit ?

Pour une fois, non, bien que majoritairement chrétienne, la population est tolérante envers les immigrés musulmans, souvent des « west-Af », comme on les appelle ici.

Les commerçants mauritaniens de Port-Gentil, qui ont vu leurs échoppes pillées, ceux des « quartiers » de Libreville, maliens, sénégalais, burkinabés qui ont tout perdu ne seraient probablement pas d’accord avec ça.

Pourtant je suis convaincu qu’ils ne sont pas visés pour leurs origines ou religions mais parce que leurs boutiques sont des proies faciles pour les casseurs.

Certains commerces de proximité tenus par des gabonais, des libanais ou des européens ont connus le même sort.

Les protagonistes, A.Bongo et J.Ping, bien que de confessions différentes (Albert Bongo, le père, est devenu Omar en entrant dans l’OPEP) sont de la même « famille ». Jean Ping a eu deux enfants avec Pascaline la sœur ainée d’ABO et, du temps d’Omar Bongo, il a occupé  différents postes ministériels durant presque trois décennies, puis président de la commission de l’Union Africaine.

Ces deux-là se connaissent bien, quant aux caciques de l’opposition, la grande majorité est issue du PDG, le parti au pouvoir.

Des hommes du « vieux » mais aussi du fils pour certains.

Sarkozy « fait » par Chirac, Macron « fabriqué »par Hollande, Marine « issue » de Lepen, lâcher ou lyncher le boss en politique n’est pas une trouvaille gabonaise.

Bref, la religion n’a rien à voir avec ce qui se passe.

Ou alors, pas comme « on l’entend » pour citer Valls, car l’Afrique est animiste, les rites anciens, la tradition, les « gangas » ont toujours leur place. Ne dit-on pas, dans tout le Gabon, qu’un proche du patron, fils d’un grand maître du vaudou, aurait perdu tout ou partie de son pouvoir suite au décès de son père il y a quelques mois ?

Victime d’un AVC dix jours avant les élections, il est actuellement soigné  au Maroc.

Il n’en faut pas plus pour que les « congossas » (rumeurs) les plus fous circulent sur l’aspect mystique de cet évènement.

Quartier aéroport, fin de journée, 01 Septembre.

Ce midi, mon hôte et moi sommes invités chez des amis dans le quartier résidentiel de Batterie IV. Les consignes de l’Ambassade de France sont formelles, ne pas sortir, mais il faut bien respirer un peu.

Je m’aventure jusqu’au centre pour récupérer quelques affaires chez moi. L’accès est bloqué. Des militaires m’ordonnent de faire demi-tour, mais un gradé, plus compréhensif, monte dans son véhicule afin de m’ouvrir la route. Quatre barrages plus tard, nous sommes au bas de mon immeuble.

Au retour, nous croisons le boulevard triomphal, théâtre d’affrontements violents la nuit dernière. Arrivés au niveau du Sénat, les traces de la récente guérilla urbaine apparaissent, le boulevard est jonché de débris, de gravats, de restes de barrages improvisés. On voit des véhicules calcinés, puis l’Assemblée nationale, dont les images de l’incendie ont fait le tour du monde. Devant le bâtiment, un petit groupe de jeunes gens est pris en chasse par des hommes en armes, cagoulés. Certains arment leurs Famas, ils ne vont pas leur tirer dessus quand même? Je ralentis, ils regardent dans ma direction. Les armes pointent vers le sol mais le message est explicite. Il faut partir.

Chez nos amis, nous sommes une dizaine de français, des patrons de boîtes locales et des cadres sup de multinationales. Chacun a des nouvelles fraîches par des relations diverses, des quartiers de Libreville, de Port-Gentil et de villes de l’intérieur, pas de quoi se rassurer.

Commerces, supermarchés, bâtiments publics, centres commerciaux, souvent pillés et/ou brûlés, partout. Des blessés, des morts …

Nous commentons les réactions de Paris. Nous revenons d’ailleurs sur un flagrant délit d’ingérence.

Explication : Le processus électoral validé par toutes les parties et évidemment connu des observateurs veut que les résultats partiels ne soient pas commentés avant l’annonce des décomptes définitifs, 72 h après la clôture du scrutin.

Pourtant, concernant le Gabon, notre parti socialiste ose tout. Deux jours avant l’annonce des résultats officiels, on peut voir sur le site du « parti au pouvoir »  ceci : «   … les premières estimations indiquent que le Président sortant Ali Bongo serait battu au profit de Jean Ping …  Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne santé démocratique et un exemple… »

Non-ingérence ? Faites-moi rire !

En attendant, si les grands donneurs de leçons du PS sont bien au calme rue de Solferino, nous, expatriés français à Libreville, nous rions jaune.

Un téléphone sonne, on nous annonce une grosse « bagarre » en cours entre manifestants et forces de l’ordre à quelques pâtés de maison. « Il y a le feu » nous dit-on.

Nous sortons dans le jardin et regardons dans la direction indiquée, une épaisse colonne de fumée monte en effet dans le ciel.

Nous prenons congé en milieu d’après-midi, mieux vaut ne pas courir le risque de croiser du « monde » sur la route.

Il est 18 h, le soleil couchant irradie des roses de porcelaine et des becs de perroquet autour d’un bassin, les couleurs sont sublimes.

Je marche pieds-nus sur la pelouse et je me pose au bord de l’eau.

Je pense à tous ces gens, dehors, ceux qui se battent de part et d’autre, ceux qui perdent leurs outils de travail, ceux qui perdent plus encore …

Les dernières nouvelles ne sont pas réjouissantes, le siège de l’organe de presse proche du pouvoir (l’Union) et la Radiotélévision Gabonaise (RTG) auraient étés dévastés malgré l’imposante présence de forces de sécurité, rien n’arrête la horde de casseurs.

En moins de 24 h, il y aurait eu un bon millier d’arrestations.

Quartier aéroport, matin du 04 Septembre.

Dans une heure ou deux je vais rejoindre mes quartiers du Centre-ville.

Non pas que la situation soit apaisée à Libreville ou dans le pays, mais rien de grave ne s’est passé autour de chez moi

Durant les trois derniers jours, dans la propriété où je suis, j’ai eu la chance de m’entretenir de vive voix avec un porte-parole du « patron », un cadre éminent de la société civile gabonaise que je vois régulièrement pour des raisons professionnelles.

Ses interventions sur les chaînes de télé sont fréquentes, son aura, son expérience, sa sagesse contribuent souvent à l’apaisement des débats.

Ses anecdotes sur ce qui se passe en interne sont croustillantes, il ne dévoile bien sûr aucun secret d’Etat, mais il nous éclaire, parfois avec humour, sur la situation, sur les stratégies de l’opposition, sur les invraisemblances de la diplomatie française, mais aussi et c’est ce qui est passionnant, sur son propre regard. C’est un fidèle parmi les fidèles, mais ni sourd, ni aveugle, il sait distiller de bons conseils …

J’ai aussi revu avec plaisir mon ami Hervé.S, conseiller consulaire.

Hervé est un actif, voire un hyper actif, toujours sur le pont pour s’informer et informer notre communauté française au Gabon.

Sa priorité, les intérêts et la sécurité de nos ressortissants.

Ce que je pense.

Je pense que ma situation d’expatrié, d’étranger, m’impose de la retenue et au-delà de tout, me garder de toute ingérence.

J’ai des amis dans les deux camps et je souhaite bien les garder.

Au vu des fonctions exercées auparavant par les ténors de l’opposition, ils connaissent la musique, ayant longtemps fait partie de l’orchestre.

Je pense qu’on a le droit de protester, d’en appeler à l’arbitrage de la communauté internationale, de manifester. Mais la technique qui consiste à dire « On casse tout et on discute après », je ne suis pas fan.

Quand on tire sur les gens non plus …

Concernant l’alternance.

L’Afrique n’est pas un assemblage de vieilles démocraties à l’occidental. Son histoire est différente, ses priorités également (paix, stabilité, développement). N’oublions pas que jusque dans les années 90, la moitié de l’Europe était composée de dictatures communistes.

Philosophiquement, politiquement, je suis pour l’alternance.

Je ne conteste pas, loin de là, la légitimité de J.Ping à se présenter et à gagner les élections si les gabonais l’ont choisi.

Mais, dans le cas du Gabon, aujourd’hui, prétendre que J.Ping et ses copains représentent une alternance politique au PDG, c’est aussi crédible que si en France, nous avions un duel Hollande-Ayrault, ou  Hollande-Bartolone.

Centre-ville, après-midi du 05 Septembre.

Nous avons repris le travail ce matin. La réunion de « rentrée » a surtout été l’occasion de parler de l’actualité avec nos collaborateurs.

Avez-vous eu des soucis ? Pas de dégâts autour de vous ?

Certains ont vécus les évènements de près dans leurs quartiers, ils nous racontent.

Le calme est précaire, l’opposition a appelé à la grève générale, internet est revenu et bien que les réseaux sociaux soient toujours fermés, de nombreuses images circulent.

On voit des blessés, des corps sanguinolents, des exactions, des cadavres …

Fake ou réalité, propagande ou info ? Comment savoir, mais l’émotion est palpable dans l’équipe.

En début d’après-midi on nous informe qu’une marche de l’opposition se dirige vers le centre-ville. Principe de précaution oblige, nous libérons nos collaborateurs.

Quel va t’être l’épilogue de cette crise ?

Personne ne se risque à un pronostic mais le moral est dans toutes les chaussettes …

Bureau, matin du 07 Septembre

Jean Ping a annoncé hier qu’il y aurait entre 50 et 100 morts. Valls parle d’une quinzaine de français aux abonnés absents. Les partisans de l’opposition ne sont pas tous de grands pacifiques non plus.

Jeune-Afrique me propose de publier ce « billet ». Je me demande si un esprit « étriqué » d’un camp ou de l’autre pourrait se formaliser de mon témoignage. Je ne crois pas, ou alors il faudrait vraiment être susceptible.

Pas de blague hein les cousins ? (je suis né dans le « quartier »)

Et puis cette année, à Noël c’est mon tour d’avoir les enfants, ça m’ennuierai de disparaître …

 

 

 

Kapricho’s pasteleria, au pays de la gourmandise…..

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Ca fait un petit bout de temps que j’ai envie de vous parler de Mélanie et de ses superbes douceurs, gâteaux, caramels, chocolats, etc….. Les gens du village la connaissent très certainement, elle est l’une de nos bonnes fées pâtissières de Las Terrenas. Pour les autres, voici son portrait sans retouche, histoire de vous faire saliver un peu, voire d’affoler vos papilles.

En fait, Mélanie est tombée dedans quand elle était toute petite, l’envie de pâtisser est née en même temps qu’elle et, du plus loin qu’elle se souvienne, elle a toujours aimé triturer le beurre, la farine, le chocolat, mixer, mélanger, goûter….. C’est sa seconde nature. Mais, c’est tout à fait par hasard qu’elle en a fait sa profession. Une sorte de défi à relever ….. alors qu’elle préparait des gâteaux avec une de ses amies….. et si l’on ouvrait une pâtisserie. Chose dite, chose faite, Kapricho’s Pasteleria est née le 21 janvier 2011.La palette de ses talents est vaste et très variée. Ce qu’elle aime par-dessus tout, ce sont les gâteaux de mariage, mais attention, pas n’importe quel gâteau, non, des gâteaux de princesse, élaborés sur mesure selon la personnalité de la mariée ou le thème de la cérémonie, tout en délicatesse, en finesse et en élégance. Il faut dire qu’elle a une sacrée imagination notre Mélanie, un brin de folie même, et de ses doigts experts naissent d’incroyables chefs d’œuvres, complètement dingues parfois, mais toujours beaux et savoureux. Et, pour être sûr de ne pas se tromper, elle sélectionne en tout premier des matières premières irréprochables, qu’elle réussit à dénicher dans le pays mais aussi à l’étranger. Ses ennemies, la chaleur et l’humidité constante qui la pénalise lourdement et lui demandent des trésors d’ingéniosité pour réussir des préparations courantes comme la pâte à sucre ou le fondant, la crème au beurre ou les sublimes pièces montées. Ses gâteaux d’anniversaires pour petits ou plus grands, totalement irrésistibles ont forgé son succès, mais elle aime également  les possibilités créatives que lui offrent les beaux buffets salés ou sucrés ou encore les apéritifs dînatoires de plus en plus prisés. Depuis quelque temps, infatigable touche à tout, elle s’est lancée dans l’impression comestible sur feuille de riz ou encore la broderie comestible, fallait le trouver. Mais je papote, je papote et j’en oublierais presque de vous parler de ses chocolats. Ah, ses chocolats !!! C’est fini, moi, je n’en veux plus (ou bien ?), à chaque fois c’est 3 kgs en plus. Mais si le cœur vous en dit….. J’vous raconte, fermez vos yeux, vous imaginez une base d’excellent chocolat, noir ou au lait comme vous préférez, vous le mêlez délicatement à des noisettes, des pistaches, du raisin, du miel…. Vous façonnez de grosses bouchées bien gourmandes, bien craquantes à l’extérieur et moelleuses à l’intérieur….. Vous y êtes. Bon, moi j’arrête là.

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Voilà le portrait de Mélanie, la « fée gourmandise » tout en subtilité et en créativité. Indépendante, elle refuse l’idée d’une boutique, mais vous pouvez la joindre sur son cell. par whatsapp 829 922 2465,sur sa page Facebook Mélanie Bailly-Maître, ou sur son mail Kaprichospasteleria@gmail.com . Promis, vous ne serez pas déçus.

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Escapade enchantée dans l’univers tout en douceur d’Esteban

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Il y a des moments dans la vie où l’on a une violente envie de se faire plaisir. Croquer dans un délicieux gâteau, plonger dans les eaux chaudes de l’océan, se laisser caresser par les rayons du soleil ou passer un moment unique avec une personne d’exception. Hier, je me suis fait plaisir en allant rendre une petite visite à un homme tout en douceur, tout en simplicité et en retenu, un artiste, Esteban.

De sa Yougoslavie natale qu’il a fuit dans les années 90 alors qu’y sévissaient de terribles conflits armés, il garde le souvenir d’une vie riche en rencontres, en découvertes. A l’époque, attiré par le monde du théâtre et plus spécialement de la scénographie, il réussit à force de persévérance et de talent à intégrer une célèbre académie et à se hisser au poste de directeur de théâtre. Mais la guerre, très peu pour lui. Un de ses amis New-yorkais lui raconte alors la douceur de vivre d’un petit eldorado, la République Dominicaine, patrie de son épouse. Esteban grimpe dans le premier avion, direction Santo-Domingo. Il apprécie cette vie nonchalante et surtout ses petites escapades pour de délicieuses vacances dans un minuscule village indolent, Las Terrenas. C’est décidé, c’est là qu’il va refaire sa vie. Demi-tour vers la Yougoslavie pour y vendre tant bien que mal ses quelques biens et c’est le début de l’aventure. Oui, mais que faire? Jamais à court d’idée et, depuis longtemps, passionné de cuisine, notre artiste décide d’ouvrir un restaurant. Ce sera La Cocina, situé en face de l’actuel Claro. Pendant 5 ans y défileront gourmets et gourmands de tout poil. Des rencontres belles et intemporelles, des amis fidèles qui, pour la plupart font toujours partie de sa vie. Esteban est un être discret, mais pas solitaire. Si, peut-être par pudeur, il ne va pas spontanément vers les gens, ce sont les gens, attirés par sa gentillesse et sa sincérité qui prennent un vrai plaisir à lui rendre visite pour passer un moment en sa compagnie enrichissante. Après avoir créé, il y a quelques années une première galerie, abritant les oeuvres de divers artistes locaux, dans la jolie maison de Patrick, à l’emplacement du « bateau », il nous reçoit et travaille actuellement dans un bel espace, à son image, bourré de charme et peuplé d’objets hétéroclites, plaza Coloniale. Dans un délicieux fouillis fait de sculptures, de lampes on ne peut plus originales, de chaises ultra design, d’un bureau pas du tout dans le style mais qui va super bien quand même, d’étagères croulant sous de nombreux ouvrages, du meuble aux pigments offert par sa copine Sophie et de plein d’autres objets pas possibles, on y découvre ses belles peintures qu’il définit comme une recherche de la lumière.

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C’est beau et visiblement, sa sensibilité plaît et touche beaucoup de monde puisque depuis pas mal de temps déjà, l’artiste vit de son œuvre. Il ne cherche pas à philosopher ou à nous expliquer ses toiles, elles sont juste le fruit de sa relation avec le monde extérieur et son monde à lui, le fruit de ses sentiments, de ses ressentis. Et c’est tout son cœur qu’il met dans chacune de ses œuvres qu’il peaufine, chouchoute, retouche jusqu’à ce qu’elle corresponde pile poil à ce qu’il ressent. C’est une belle personne Esteban et quand on lui demande ce dont il rêve, ce qu’il aimerait, il répond, humblement, juste continuer à vivre ainsi. Et, s’il souhaite avant tout pérenniser sa petite galerie c’est parce que selon lui, elle participe aux petits plus qui confèrent à Las Terrenas ce supplément d’âme qui fait tout son charme et qu’il est si difficile d’expliquer. A bientôt Monsieur Esteban, promis, c’est avec beaucoup de plaisir qu’à l’instar de tous vos amis, je me permettrai tout bientôt de venir vous refaire un petit coucou, histoire de papoter un peu entre amis.

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Au fil du temps, il a su se tisser une immense toile d’amis et, c’est uniquement par le bouche à oreilles et par le biais de sa galerie et de ses expos qu’Esteban vend ses toiles. Mais il nous promet pour très bientôt un site Web pour présenter ses créations.

 

 

 

De retour à l’Eden…

« Un peu plus d’un an maintenant que l’Eden s’est métamorphosé en petit coin de paradis pour offrir à une clientèle fidèle, de plus en plus nombreuse, le summum du confort et de la bonne cuisine. Des chaises longues confortables, un salon lounge pour ne rien rater du coucher du soleil ou juste histoire de siroter en mode super confort un des nombreux cocktails de la maison. La grande ardoise des suggestions quant à elle, fait la part belle aux produits de la mer déclinés en succulents petits plats gourmands. Pierre, très attentif au bien-être de ses clients-amis qu’il ne se lasse pas de chouchouter, incarne la joie de vivre et apporte un petit supplément d’âme à un endroit déjà pourvu de toutes les qualités. Une belle idée, réclamée à cors et à cris par des gourmets amoureux du lieu, l’ouverture en soirée pour des dîners festifs les pieds dans l’eau. C’est pour tout bientôt! Et, cerise sur le gâteau, de temps en temps, au gré des humeurs du boss un après-midi disco-plage avec, s’il vous plaît un vrai DJ sous son parasol. Si ce n’est pas l’Eden ça!!!!! »
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Et ça, c’était presque pile poil il y a un an: …..

Et bien, ils en ont mis du temps les garcons pour se ressaisir. De longs mois, plus d’une année sûrement que cet endroit magique, sublime, merveilleux était à l’abandon, triste, désolé. Des locataires indélicats et ce fut la catastrophe. Mais ça y est, Pierre et Ricardo, les deux potes, boss de ce sublime resto de plage ont réglé leur problème et se consacrent, à plein temps à leur délicieux petit bijou. Car, oui, n’ayons pas peur des mots, l’Eden, sur la jolie plage de Las Ballenas est un véritable joyau. On y déjeune en toute décontraction, les pieds dans le sable doux à quelques mètres à peine d’une eau cristalline qui frôle, voire dépasse les 30 degrès. Maillot de bain et paréos sont de mise, histoire de se rafraîchir un brin en attendant notre commande. La carte déguisée en un grand tableau noir, fait la part belle aux produits de la mer, tout frais, carpaccios, ceviches, du chillo, du thon, de la daurade, selon les arrivages du jour, de beaux centollos, des langoustes, des coquillages, des crevettes…. nos papilles en frétillent de bonheur. Le service est au top, de jolies serveuses et Pierre qui se démène comme un beau diable pour satisfaire les moindres désirs d’une clientèle conquise d’avance.

P1010546 P1010543Larges parasols blancs comme le mobilier en bois, transats pour se reposer après ou avant le succulent repas et prolonger ces instants de plénitude et confortables sofas aux coussins moelleux pour admirer à l’heure de l’apéro, monsieur le soleil qui, chaque soir, a pris l’habitude de se coucher pile poil en face du resto.Sans titre-1

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Nadine…… j’ai pas pu résister……

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Trop incroyable, j’ai pas pu résister à vous faire partager ce petit message gourmand émanant de la plus jolie et la plus talentueuse de nos cuisinière-pâtissière-faiseuse de gourmandises. C’était tout à l’heure dans Las Terrenas Bons Plans. Nadine car c’est bien d’elle dont il s’agit, outre ses gâteaux d’un autre monde que l’on peut trouver dans son corner à Lindo ou dans les bons restos du village, a ouvert, depuis quelques temps une table d’hôte, chez elle dans sa montagne. Visiblement, une défection de dernière minute…..(j’vous jure, ils vont regretter) et ce petit message on ne peut plus alléchant.
« avis aux gourmands ….on vient de me decommander une table de 5 pers.
1600 $

menu ….apéro ….rosé pamplemousse avec 5 mignardises salées….samoussa. mini quiche.empanadas.soupe glacée de mangue.crevettes en gelée de madere.jus carotte orange curcuma frais

feuilleté chevre miel et salade variée
chillo sauce basilic
assiette gourmande avec sablé breton fraise et creme basilic .croquant choco .tarte citron .tarte noix .oeuf a la neige


cafe »

Waouh, jurez que vous ne salivez pas et que vos papilles ne sont pas en ébullition!!!!! Et, vous avez vu le prix, 1600 pesos pour un intense moment de plaisir gourmand. Est-ce que cela vaut vraiment la peine de s’en passer? Au fait, c’est pour 13h ou 19h.

Vous pouvez la contacter sur sa page facebook Fourcault Nadine.

C’est ça aussi Las Terrenas!!!!

Gadget Curt, un petit bout de bonne femme bourrée de talent et d’énergie

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On ne dirait pas en découvrant sa silhouette frêle et délicate que se cache une telle énergie dans ce petit bout de bonne femme. Et pourtant…. C’est comme si le temps n’avait pas d’emprise sur elle ou bien est-ce le propre des artistes de défier les années….. Gadget est née en France mais depuis le temps, elle est devenue une vraie fille des îles. 36 ans qu’elle évolue, respire, rêve et peint les Caraibes. Au tout début, dans les Antilles françaises, riches en couleurs et en senteurs, c’est, un peu par hasard qu’elle se dirige vers l’aquarelle pour représenter ces superbes scènes de marchés, hautes en couleurs qui la fascinent. Puis, maman elle-même, elle succombe au charme sauvage des bambins aux bouilles craquantes et aux yeux immenses qui l’entourent. Elle en croque des portraits délicats et saisissants. La mer, le soleil, les palmiers, les bateaux constituent  le quotidien de Gadget et, l’aquarelle par ses possibilités de transparence, de flous, de contraste, de spontanéité se prête admirablement à l’exécution de marines. Peu à peu, elle en fait sa signature, de délicieuses scènes pleines de fraîcheur de bateaux, de vagues douces, de plages ou encore de petites cases, largement imprégnées de ses balades caribéennes.

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Mais, si Gadget prépare une exposition et passe encore de longues heures devant son chevalet, il lui est venu une nouvelle passion. La belle dame confectionne, pour notre plus grand plaisir, confitures, chutneys, rhum arrangé de façon 100% artisanale. Des fruits frais, du bon sucre de canne, beaucoup d’huile de coude et d’imagination et de ravissants petits pots naissent de sa fantaisie. Côté rhum, elle avoue une nette préférence pour un petit rhum agricole  haitien qu’elle a déniché je ne sais où mais qui rappelle par sa saveur fruitée, le rhum réputé de Guadeloupe ou Martinique. Pour le plaisir et le bien-être elle propose même un étonnant tartare d’algue bourré d’iode et d’anti-oxydant, hyper bénéfique pour notre santé. Gadget s’est installée un petit corner plein de couleurs au restaurant Al Pasito d’Angie, son garçon. Elle vous y accueille chaque jour avec tous ses bons produits et de jolies reproductions de ses plus belles aquarelles. Pour découvrir les originaux, c’est simple, un petit coup de fil et Gadget vous ouvrira les portes de sa maison-atelier et vous racontera ses peintures.

Merci Gadget pour ce délicieux moment en ta compagnie.

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Gadget 809 398 7759 . Page Facebook : Curt Art Painting.

Enrique, le docteur de mes BB, mon vétérinaire adoré.

Il y a trois ans, je déclarais ma flamme à Enrique, le docteur de mes BB. Et bien franchement, 3 ans plus tard, rien à rajouter. Il est toujours là, attentif au bien-être de ses petits patients et soucieux du bonheur de leurs humains. Depuis, certains de mes 4 patounes s’en sont allés, les autres vieillissent avec leur cortège de maladies plus ou moins pénibles, il reste à l’écoute et sait partager les bons et les tristes moments. C’est un vétérinaire passionné et passionnant, faisant souvent des miracles avec les moyens du bord. Je t’aime toujours autant Enriqué, merci d’exister.

 

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Vous imaginez, quand je suis arrivée à Las Terrenas, il y a plus de 13 ans, il n’y avait pas de véto. Vous allez me dire je n’avais pas non plus autant de chiens, mais quand même, une ville sans véto pour nous les fadas d’animaux c’est juste pas possible. Ma petite Eva, un amour de westie est morte de vieillesse et un peu de maladie chronique, tout doucement dans son sommeil, à l’âge de 13 ans. Un vétérinaire n’aurait rien pu y faire. Puis, après de longs jours, de longues semaines, de longs mois de tristesse à jurer sur tous les Dieux de la création que jamais plus je n’aurais d’animaux….. Choupita, jolie pucinette toute blanche, câline petite chatte un oeil bleu, un oeil vert est entrée dans ma vie. Puis, la petite chienne Mina est arrivée, et très vite Domingo, petit bout de chien mini, mini trouvé sur la plage, il n’avait même pas les yeux ouverts. Toutes les 3 heures c’était biberon improvisé, de jour comme de nuit. On me disait, ne t’y attache pas trop, il ne peut pas survivre…. A l’époque, hors de question d’avoir plus de 2 chiens et 1 chat, donc stérilisation obligatoire pour Mina et Choupita. Un vétérinaire de Sanchez , Hanibal Mata, venait une fois par semaine à travers la loma, en mobylette avec sa malette et son assistant …. Tout un poème, jamais à l’heure, toujours très…. décontracté et quand il pleuvait trop, c’était pas gagné. C’est sur la table de la terrasse de mon bungalow qu’il a sans honte opéré mes deux puces. Je n’en menais pas large d’autant plus que je devais l’assister dans l’opération, son assistant étant demandé ailleurs. Grrrr quelle aventure. Les vaccins jamais à l’heure, les prières pour éloigner les maladies, pas facile la vie sans véto.

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Puis, il est arrivé. Enriqué. Je vous jure, pour moi ce fut une bénédiction. Mina n’était pas bien, elle faisait des grossesses nerveuses à répétition…. normal, le pauvre Hanibal dans sa crainte de la voir se réveiller trop tôt ne l’avait opéré qu’à moitié. Domingo devenu grand en taille mais pas en sagesse passait sa vie à se sauver de la maison. Il a fallu songer à le stériliser lui aussi. Enriqué et moi sommes devenus amis, nous partageons en profondeur le même amour des animaux. Certes, il ne fait pas l’unanimité mais qui peut se vanter d’être aimé de tout le monde. Depuis près de 10 ans il s’occupe à merveille de ma marmaille et ne rechigne jamais à se déplacer au moindre bobo. Aujourd’hui mon petit vieux Domingo (12 ans bientôt) n’était pas dans son assiette, Enriqué est venu. Pas grand chose, sûrement une sorte de torticolis…. Mais il était là, il est toujours là quand j’ai besoin de lui. Quand je suis partie au Brésil avec mes 8 chiens, il était à mes côtés, quand Cheyenne a fait une overdose d’os de poulets, il l’a opérée et ressucitée durant l’opération, il a remis en place les intestins de Paquita qui s’était pris un mauvais coup de croc dans le ventre, a su lui trouver le médicament adéquate lorsqu’elle est devenue incontinente , il a recousu les milles blessures de Capucine croquée par ses soeurs en colère, il surveille les rhumatismes de Diego et s’assure que Mina vieillit bien, il nous a offert Ti Tatoo et a versé autant de larmes que moi à la mort de Comanche . Je l’aime Enriqué, c’est l’homme de mes chiens, c’est l’homme de ma vie.

Paquita!!!!!

Paquita!!!!!

 

Enrique Cortes . Vétérinaire . 829 962 2960

 

Jordi, multi-cartes, multi-talents, un artiste bourré de talent.

Après avoir fait la connaissance de ses adorables parents, jolie et délicieuse maman effervescente, papa un brin rêveur,  je comprends mieux la sensibilité et la délicatesse de cet artiste aux multiples facettes.

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J’adore ces rencontres fortuites avec des personnages hors du commun, simple et vrais, qui ont quelque chose à raconter,  à montrer. Je connaissais Jordi mais n’avais jamais eu l’occasion d’entrer dans son monde, de découvrir son talent … ses talents, empreints d’une grande sensibilité.

Un point commun avec le célèbre Obélix…. Certes pas son physique. Non. Mais, plutôt, un plongeon dans la potion magique quand il était tout petit. Une potion magique bourrée d’art, de beauté, de loufoquerie, de délicatesse aussi.

Jordi est arrivé en République Dominicaine en 1991, avec ses parents, il avait 14 ans. Il vit à Las Terrenas depuis de très nombreuses années, sans grande envie de s’en échapper. Aussi loin qu’il puisse s’en souvenir, il a toujours gardé dans ses poches, collectionné des objets hétéroclites, caillou, bois, capsules, morceaux de fer, de plastique, plumes, feuilles, coquillages ….pour en faire quelque chose, leur donner une nouvelle vie. Au début, ce n’était que balbutiements, mais peu à peu, cet artisan de la récup s’est imposé comme un véritable artiste. *

Jordi est un touche à tout, la preuve, il a quand même exercé pendant 7 ans, avec beaucoup de succès, le difficile métier de tatoueur. C’est un stupide accident, lui ayant fait perdre trop de sensibilité dans la main qui l’a contraint à arrêter cette activité. Il faut dire que les accidents, Jordi les a cumulés durant toute sa vie. Car, non content d’être un artiste, le bonhomme a quand même été champion de Rep.Dom. de…… moto-cross. Un casse-cou ce Jordi, sensible, artiste, mais casse-cou.

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Ses dessins, il les esquisse à l’aide de cendre, d’encre, de sable….. ses masques sont des galons de plastiques déformés, étirés, maltraités, et ses sculptures métalliques, chef-d’œuvres de férraille n’ont rien à envier à un Giacometti. J’adore ses animaux, crabes géants ou moustiques délicats, faits en tout ce qu’il a pu trouver pour les confectionner et ses beaux bijoux en fils d’aluminium. Il aime aussi travailler la résine dans laquelle il incruste vis, boulons, clous, capsules de soda. Jordi a tout un réseau dans le village qui lui récupère des bouchons, des bouteilles de plastiques, des circuits électroniques, des vieux clous…. Il y a peu de temps, le bel XO de Las Terrenas hébergeait une étonnante expo de négatifs de célébrités peintes en résine dans de la résine.  Aujourd’hui, une nouvelle idée a germé dans son esprit en permanente ébullition. Des pendentifs de cadrans de vieilles montres usagées ou de mini circuits imprimés avec inclusion de bois et de résine. C’est innovant, surprenant, déroutant et surtout très beau.

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En voilà un qui n’a pas attendu la mode pour faire de la récupération son matériau de prédilection. Après des expos dans tout le pays, il rêve de franchir les frontières et de faire découvrir son Art, dans d’autres contrées.

Je lui ai lancé un défit qu’il relèvera, j’en suis sûre. Au Brésil, je suis tombée en amour pour les superbes luminaires d’une jeune artiste. De délicieux objets tout en finesse, en délicatesse, en poésie, beaux et colorés réalisés à partir de bouteilles en plastique, ornées de pampilles tintinnabulantes, de perles, de rubans. …. Une merveille. Sera-t-il capable de m’émouvoir à son tour en créant avec tous les matériaux à sa disposition d’aussi émouvants objets de déco. Suite au prochain épisode.

Bravo Jordi ce fut un grand plaisir de papoter avec toi.

Jordi Taza 809 977 1939