A quelques encablures de Las Terrenas, la magie des plages de Las Galeras.

las galeras

Tout au bout du bout de la péninsule de Samana, quand la route s’arrête là où commence la plage et qu’elle vient buter contre l’océan, on est arrivé au bout du monde, on est arrivé à Las Galeras. Petit village authentique, Las Galeras est encore épargné par le tourisme de masse, même si, depuis quelques années, il a le vent en poupe et se développe à petits pas. Hôtels et restos de qualité fleurissent çà et là, tout comme les centres sportifs, équitation, plongée…. Il faut dire que cet endroit est bourré de charme. Situé à l’écart du monde, à une vingtaine de kilomètres de Samana, on y arrive par une route qui a connu des jours meilleurs mais qui traverse de superbes paysages, océan sauvage ou tranquille, végétation tropicale et adorables petits villages hauts en couleurs. Le hameau est composé de quelques maisons flanquées de cocotiers, son atout charme, sa plage de sable blanc et ses eaux limpides, véritable toile de maître peinte dans des tons délicats de verts, de bleus, d’or où paraissent, indolentes, quelques barques de pêche typiques. Délicieux havre de paix, Las Galeras ressemble fort à un paradis exotique propice à la nonchalance et à la détente maximum à savourer en amoureux ou en famille. Ah oui, sur place, n’oubliez pas de faire un petit tour à l’aquarium naturel Kaio (du nom de son créateur japonais). Kaio est un parc récréatif et écologique, conçu pour protéger la vie marine et observer les poissons dans leur environnement naturel à 300 mètres de la plage de l’hôtel Grand Paradise Samana .

las galeras2

Des plages d’exception

C’est juste à côté de Las  Galeras que se cache une des plus belles plages du monde, Playa Rincon aux eaux turquoises et cristallines. 5 km de bonheur entourée d’une végétation exubérante.

rincon rincon2 rincon3

Pour rejoindre Rincon en auto, il vous faudra emprunter une piste caillouteuse mais praticable de plusieurs dizaines de kilomètres. En chemin, n’hésitez pas à vous arrêter à l’Iguanario.

guanouyUne belle initiative visant à protéger l’iguane, en voie de disparition dans la région. Vous y observerez quelques specimen d’une espèce endémique l’iguane rhinocéros et y reconnaîtrez peut-être Guanou, un iguane aussi beau qu’intrépide (d’une autre espèce, plus colorée) qui, pendant quelques années avait élu domicile en toute liberté dans mon jardin. Malheureusement, avec le temps, Guanou devenait de plus en plus sociable et mes chiens de moins en moins à son égard. Et, pour qu’il ne finisse pas sous leurs crocs, j’ai dû me résoudre, la peine au cœur, à le conduire dans ce lieu juste fait pour eux.

fronton

Playa Fronton, sauvage et fantastique, des eaux transparentes et chaudes abritent une faune extraordinaire. Playa Fronton, petit bijou exotique, est célèbre pour ses incroyables roches de marbre blanc.

Semaine Sainte : les signes avant-coureurs …..

ss

…. On y est presque, une effervescence communicative règne dans le village, les patrons de négoces s’agitent, font des pronostics, ajustent leurs stocks, les chapiteaux se montent sur les plages, les panneaux publicitaires géant Presidente ou Brugal fleurissent un peu partout, hôtels et maisons de locations affichent complet, et……Pedro,  le jardinier voisin, gardien d’une maison de vacances de riches dominicains de la capitale n’arrête pas de tondre sa pelouse.  La semaine Sainte est en vue et risque d’être « chaude ».

Bien loin de sa vocation initiale de fête religieuse, la Semaine Sainte est devenue, en République Dominicaine, notamment, une vaste liesse populaire. Les habitants délaissent les villes du jeudi au dimanche et se ruent sur les côtes, Boca Chica, Sosua et de plus en plus Las Terrenas (ben oui nous ne sommes plus qu’à 2h de la capitale, 5h il y a peu encore). Elle est au centre de toutes les discussions, est attendue avec hantise ou convoitise selon que l’on soit restaurateur, hôtelier ou simple résident. Elle est toujours synonyme de festivité à outrance, de bruit, de musique, de rires, d’allégresse et de gens qui parlent fort. On n’a pas le choix, tout dominicain qui se respecte a le devoir de s’amuser durant ces quelques jours où tout ou presque est autorisé, sinon, il passe pour un idiot. Et pour se dérider, rien de tel qu’une petite bière ou un petit rhum,  ou deux ou trois, ou vingt….. La semaine Sainte, c’est aussi la semaine la plus dangereuse de l’année. Entre accidents de la route, noyade, intoxications alcooliques….

Il y a quelques années, à une époque pas si  lointaine où Las Terrenas ne connaissait pas encore une telle infrastructure hôtelière, hôtels, maisons d´hôtes,  centaines de maisons de location, les familles venues faire la fête et retrouver cousins, cousines, tatas et tontons campaient sur les plages. Un beau fouillis de gosses braillards, de sono à fond la caisse, de gens qui dansaient une bière à la main, de barbecue de fortune et d’odeurs de viande grillée, d’autos garées en vrac, bref un vaste capharnaum, mais sympa quand même. Un petit quelque chose qui me rappelait la Semaine Sainte à St Barth (ou plus généralement dans toutes les Antilles Francaises) et sa coutume sympa de camper sur les plages, de s’y retrouver en entre amis, en famille, et de passer de longues heures attablé devant un colombo de cabris, de porc, ou l’incontournable matété de crabes . Mais, je vous rassure, si, aujourd’hui l’ambiance est un peu plus policée, le vaste bordel de la Semaine Sainte est toujours d’actualité et, vaut bien un petit coup d’œil. Et si dans les Antilles on vénère le matété de crabes à Pâques, ici ce sont les habichuelas con dulce qui sont à l’honneur.  Un dessert typique de la Semaine Sainte , sorte de soupe froide faite à partir de haricots rouges, de patates douces, de lait concentré sucré, de lait de coco et de vanille, un vrai délice!

Bonne Semaine Sainte à tous ….. espérons qu’avec l’affluence attendue au village,  la nouvelle compagnie d’électricité tiendra ses promesses d’excellence et ne nous fera pas faux bond, en nous laissant dans le noir complet !

La magie des plages, Playa Moron

moron1 moron2 moron3 moron4 moron5

Déserte et sublime et idyllique, Playa Moron est un véritable petit paradis, à environ 40 minutes de Las Terrenas, après El Limon. Le plus sympa est d’y arriver par la mer, d’y accoster et d’y faire un vrai pique-nique qui s’éternise toute la journée. Sinon, il est possible d’atteindre ce spot unique en quad ou en 4×4 par une piste en sable traversant une véritable jungle, un paysage de folie. Le sable est magnifique, prolongé par une pelouse d’herbe fine, comme un gazon,  l’eau transparente et tranquille. En observant l’océan, on distingue sur la droite l’épave d’un vieux bateau échoué depuis de nombreuses années. Sûre que de nombreux poissons ont du s’y installer en toute tranquillité. Parfois, on a le plaisir de voir des pêcheurs arriver avec du poisson frais et des langoustes, taille XXL. Vous choisissez sur place et vous dégustez sur la plage. Puis vous partez vous balader à la recherche d’étoiles de mer, de petits coquillages ou bien tout simplement de noix de coco sèches et délicieuses.

Moron c’est une carte postale, mais en vrai.

D’après les commentaires, j’ai mal expliqué l’accès à la plage…. c’est vrai, d’ailleurs je ne l’ai pas expliqué du tout, le mieux est de demander votre route une fois que vous êtes à Limon.

Et puis, la route qui mène à la plage est semble-t-il à présent goudronnée, plus besoin de 4×4 ou de quad. Vous pouvez y aller en berline.

Merci de ces infos, mais vous pouvez les faire directement sur la page de l’article, tout le monde peut en profiter.

Exotique et glamour, le toit de caña joue les vedettes en toute décontraction.

Rien n'est plus beau qu'un toit de caña blond tout neuf.

Rien n’est plus beau qu’un toit de caña blond tout neuf.

Au même titre que la mer, le soleil et les cocotiers, le toit de palmes est le symbole incontournable, la carte postale de la douceur de vivre sous les tropiques en toute décontration. Il faut dire qu’avec son côté mutin et sa coupe savamment décoiffé, il n’y en a pas deux comme lui pour sublimer la maison la plus ordinaire et en faire une starlette de podium tendance et chic. En plus, non content d’être sexy en diable, ce toit 100% naturel est bien dans l’air du temps et assure côté couverture. Intransigeant avec les intempéries qu’il refuse de laisser passer, il se laisse volontiers caresser par les alizés qui s’amusent dans sa chevelure et pénètrent délicatement dans la maison, histoire de maintenir à l’intérieur une température idéale. Avec lui, pas besoin de clim, un bon ventilateur, des aérations bien faites et le tour est joué, il fait toujours frais et bon.
Bien sûr, nul n’est parfait sur cette terre et ce n’est pas mon toit de cana qui va déroger à cette règle. Les aseptisés chroniques, les hypocondriaques, les paniqués des bébêtes…. lui reprochent d’être peu hygiénique. Je dirais plutôt qu’il est victime de son succès, beau et confortable, tous les insectes de la création rêvent de s’y installer, à commencer par le redoutable termite. Pas folles les bébêtes! Des ratons de coco aussi parfois seraient heureux d’y construire leur nid, les cucarachas, et même de jolis serpents verts (pas méchants). Chuttt…. pas de panique! Contre les ratons de coco, un joli matou fera l’affaire et les tiendra éloignés de votre demeure pour toujours. Quant aux insectes indésirables et notamment les termites, une bonne fulmigation régulière vous en débarassera pendant longtemps. Après, le seul vrai, gros, insupportable défaut que je lui trouve, c’est de ne pas être éternel. Tous les 4, 5, 6 ou 7 ans, c’est le bordel le plus complet quand il s’agit de découvrir la toiture, de réparer la charpente abîmée, d’évacuer tous ces déchets et de remplacer les vieilles palmes par des jolies toute pimpantes. Je suis en plein dedans, ca fait 4 jours que ca dure et ce n’est pas prêt d’être fini. En même temps, c’est grâce à cet inconfort temporaire que m’est venue l’idée de vous parler du toit en palmes de caña.

DSC00565DSC00578DSC00583
Le matériau
En République Dominicaine, la palme la plus utilisée pour la construction de toits est celle du palmier appelé caña, d’origine cubaine. 15 mètres de haut, de larges feuilles en évantail d’une envergure de 80 cm à 1,20 m. On en trouve des plantations entières à Azua, San José de Ocoa, Peravia, Barahona, Higüey, Dajabón, Santiago Rodríguez et Santiago. Parfois, la tradition est conservée, et c’est alors un cheval (un caballo) qui va récupérer dans les plantations les feuilles récoltées. Lorsque l’on opte pour un toit en caña, on entend parler de 50 ou 100 caballos…. en voilà l’origine…. et un caballo de caña c’est pile poil 50 feuilles.
Un long travail de préparation
D’énormes camions livrent la caña dans tout le pays, commence alors un long et fastidieux travail de préparation. La palme est taillée, puis cloutée pour pouvoir etre fixée sur la charpente, feuille à feuille, le plus proche possible pour assurer l’imperméabilité, mais pas trop pour permettre à l’air d’y circuler. C’est tout un art et seuls quelques maestros ont le secret d’un toit de palmes bien fait et leur technique bien particulière. Bien sûr, pour assurer la pérennité de l’ouvrage, une pente de toit minimum est nécessaire, si ce n’est pas le cas, les feuilles pourrissent immédiatement.

DSC00561 DSC00562 DSC00563 DSC00573 DSC00574

DSC00576

DSC00606 DSC00607 DSC00616 DSC00617 DSC00618 DSC00619 DSC00620 DSC00621  DSC00622 DSC00627 DSC00629Les vieilles palmes sont enlevées, la structure de la charpente réparée, repeinteDSC00609 Et le maestro (Ricardo) surveille le travail.

Le plus souvent le toit des habitations couverte de palmes est doublé. A l’intérieur, on retrouve des lattes de bois vernies, lasurées ou peintes aux couleurs de la Caraibe. Entre ce décor de bois et la palme, on peut alors glisser et fixer en le chauffant ce que l’on appelle ici la tela, une sorte de toile épaisse enduite de goudron qui renforcera, bien entendu l’imperméabilité et sera un frein à la chaleur du soleil. Côté terrasse, la caña, posée dans les règles de l’art, se suffit à elle-même. La caña adore le soleil et le vent et déteste l’humidité, pas question de construire ne serait-ce qu’un abris (un palapa) sous les arbres qui empêchent les rayons de soleil de caresser les palmes et conservent l’humidité.

DSC00631 DSC00633 DSC00635 DSC00636 DSC00640 DSC00641 DSC00642Puis, on replace une à une les nouvelles palmes toute pimpantes
Si toutes les conditions réunies, pente, soleil, bon maestro…. c’est un véritable bonheur de vivre sous un tel toit. Même en plein été quand la température extérieure, sous le soleil brulant frise les 50 voire 60 degrès, il fait délicieusement bon à l’intérieur. Les nuits, sans clim sont confortables. Très resistante aux vents salins et au vent tout court, la caña bien posée s’agite parfois sous les rafales des tempêtes tropicales, mais ne déserte pas facilement et jusqu’au bout remplit son role de couverture idéale pour nos régions parfois chahutées. A Las Terrenas, la tendance est plutôt au jingle ou aux plaques de fausses tuiles en plastique…. En ce qui me concerne,vous l’aurez compris, malgré les désagréments causés notamment lors de son remplacement, je suis fan de ces toits naturels d’une incomparable beauté.

Le toit de palmes de caña confère à notre maison une atmosphère douce, chaleureuse, cosy. J'adore.

Le toit de palmes de caña confère à notre maison une atmosphère douce, chaleureuse, cosy. J’adore.

Doux et subtil, le cacao dominicain, une valeur sûre….

cacao6

Il n’y a pas que les plages en République Dominicaine,  et si le soleil, les palmiers, la mer séduit le plus grand nombre, enchante les touristes, le cacao, fin, aux arômes fruités et légèrement amer, réputé pour être l’un des meilleurs au monde a conquis les  grands connaisseurs, les pros du métier. Et ce sont les fèves de cacao poussant sur notre belle péninsule de Samana, les plus prisées, qui ont su séduire les plus grands chocolatiers de France, Belgique, Suisse….

Il y a quelque 200 ans, des émigrants suisses s’établirent dans la presqu’île de Samana. Ils y fondèrent une plantation qu’ils baptisèrent « Hacienda Helvetia ». Depuis, rebaptisée hacienda Elvesia, on y produit toujours, de manière relativement artisanale un cacao bio, unique au monde, extra fin. De son côté, la société française Valrhona, amoureuse du chocolat dominicain depuis des décennies, s’est carrément offert une plantation Loma Sotavento, qu’elle surveille et chouchoute avec passion, allant jusqu’à construire un village et une école pour les enfants des cultivateurs et des planteurs.

Je ne sais pas si vous connaissez Valrhona, c’est un chocolat parfois peu connu du grand public. Pourtant vous en avez surement mangé… sans le savoir…! Les plus grands chocolatiers l’utilise pour créer leur chocolat. En fait le chocolat Valrhona, c’est surtout une base créative, une gamme de chocolats que l’on peut travailler pour faire des gâteaux, des chocolats, des mousses, glaces…bref tout ce que vous faîtes déjà avec un chocolat classique sauf qu’ici la base est vraiment excellente, et cela se ressent vraiment dans le résultat. (et ils ont quand même aussi des petits carrés de chocolat à grignoter qui sont super bons !!).

caco4

Il existe différentes variétés de cacaotiers (ou cacaoyers, c’est pareil) qui produisent chacun des cabosses aux couleurs différentes. Rouge, orange, jaune ou violet rappelant la palette des peintres fauvistes. Ce sont elles, les cabosses qui renferment les  fèves de cacao. Les variétés ont  des saveurs plus ou moins fruités, florales, chocolatées, ou bien avec un goût de fruits secs, amande, noisette, caramel. En fonction de cela, on va marier les variétés pour obtenir des cacaos avec des arômes bien particulières.

cacao3

Lorsque vous ouvrez la cabosse, les fèves sont fraîches, entourées d’une pulpe blanche, (un mucilage)  vraiment délicieuse, une texture de litchi et une saveur proche du kiwi. Surprise, les fèves de cacao sont violettes quand elles sont fraîches et non pas marron ou beige comme on pourrait le croire. Autre surprise, les cacaotiers ne se développent qu’à l’ombre et entourés d’autres arbres, bananiers, manguiers, cocotiers, amandiers et les cabosses poussent directement sur les troncs…Le cacaoyer mesure de 10 à 15 m de haut et ne fleurit qu’à partir de 3 ans. Il n’atteint son plein rendement qu’à 6 à 7 ans après la plantation et donne des fleurs et des fruits toute l’année. La récolte principale a lieu d’octobre à mars.

Exportés en France, en Belgique, aux Etats-Unis et de plus en plus en Asie, les fèves de la plantation seront livrées chez les chocolatiers, torréfiées puis broyées afin de développer les arômes du cacao. On les mélangera ensuite à du beurre de cacao et du sucre pour obtenir le chocolat.

cacao5

Plusieurs sociétés proposent des balades sur la route du cacao. Sympa, ludique, passionnant, une belle aventure  pour plonger un peu plus dans les entrailles, la culture de ce fabuleux pays.

.

La magie des plages : traveling arrière.

travel1

Et le plus beau, c’est qu’avec un brin de courage et une belle couche de crème solaire, on peut, armés pour une longue, longue balade, partir de La Barbacoa et rejoindre Las Ballenas.

DSCN2776Au passage, on sourit aux gardiens du Grand Bahia qui nous regardent de travers, essayant de nous intimider et de nous refuser le passage…. Raté, c’est pas possible tout le monde a le droit de marcher sur la plage.

travel2

On foule le sable blanc de El Portillo, un petit coucou à Vero au Balconcito del Mosquito, là on se mouille un peu parce que des raisiniers rebelles ont décidé de se coucher dans l’eau, pas bien grave. On arrive à Popy. Salut El Sueño, bonjour Sandro.

travel3

Puis, c’est la playa Las Terrenas, ses barques de pêche, ses petits lolos au bord de l’eau, le Village des Pêcheurs, ma foi assez sympa vu de la plage.

travel4travel5

Et, enfin Las Ballenas. La fin du voyage ? Ben pas sûr, admettons qu’un des membres du sailing club vous propose gentiment de vous accueillir à bord de son kayak ou de son petit laser, de contourner la loma Bonita…. J’ai dit admettons….

travel6

Vous vous retrouverez alors à Bonita, dans la jolie petite crique douce, et là, si vous n’êtes pas complètement épuisé, pas complètement rassasié de tant de jolies images, si vous êtes complètement dingue, vous vous rebadigeonnez  d’une bonne couche de crème solaire et c’est reparti pour un long, long, long chemin féérique, jusqu’à Coson. Bon, une fois arrivé chez Luis ou à Casa Coson ou à The Beach, par pitié, demandez à un taxi de venir vous récupérer ou je ne réponds plus de rien.

travel7

Mais c’est la tête pleine d’images fabuleuses que vous regagnerez votre hôtel, votre maison. Et, plus tard quand vous aurez un petit coup de moins bien, vous aurez tout le loisir d’en sortir une de votre mémoire et de vous y plonger sans modération, avant de revenir nous voir.

La magie des plages: La Barbacoa

sans-titre-2sans-titre-3sans-titre-4sans-titre-5Située à environ 7 kms de Las Terrenas, face au paisible hameau du même nom, une jolie plage bordée de cocotiers dans le prolongement de Playa El Portillo, où se cachent quelques sublimes villas privilégiées du domaine Esperanza. Discrète et sauvage, des tortues en ont fait leur plage de prédilection pour venir y pondre leurs oeufs en toute tranquillité.

 

 

 

Samedi, au Marché du Paseo, de belles rencontres.

Ceramica Verena. J'aime bien ses jolies cocottes, malheureusement, l'artiste cesse la production de ses jolies céramiques.

Ceramica Verena. J’aime bien ses jolies cocottes, malheureusement, l’artiste cesse la production de ses jolies céramiques.

Devant le succès remporté par le Marché artisanal de Noël, les commerçants du Paseo ont décidé de prolonger l’idée. Belle initiative et, même si ce samedi était un peu plus réduit que d’autres (certains artisans exposaient à Festi’vela Punta Popy), j’y ai fait de belles rencontres.

Parmi celles-ci, un petit clin d’oeil à Marie et à Katia.

Marie

marie1 marie2

Une belle sensibilité se cache sous le dynamisme débordant de cette jolie jeune femme, une « ancienne » de Las Terrenas. Décoratrice talentueuse à ses heures, en semaine, elle s’occupe de la Galerie Née du Paseo et ca lui va comme un gant, le samedi, elle profite de l’opportunité du Marché pour exposer quelques-unes de ses oeuvres, juste en face de la galerie. Le monde de Marie, c’est la mer, les poissons multicolores, les coraux, les fonds marins, une vraie passion d’artiste. Son univers, elle le peint sur des toiles, bien sûr, mais aussi sur des plateaux de bois de caoba, petits ou grands, chics et hyper légers (c’était le bois de prédilection des pêcheurs Tainos pour leurs embarcations rapides et légères) , dans des coloris acidulés ou de subtiles teintes pastel. Les poissons s’animent et nous observent derrière de délicats coraux. Mais au fait, vous la connaissez Marie, c’est elle qui s’est imposée la lourde tâche, il y a quelques mois, de redécorer (en compagnie d’Alfredo) les murs du cimetière. Depuis, les poissons s’y donnent à coeur joie, égayant de leurs couleurs lumineuses ces murs au coeur du village, enfermant de tristes secrets.

Katia

katia2 katia3 katia4

Elle est tombée dedans quand elle était toute jeune, à la naissance de sa fille plus précisément et depuis environ une année, elle y consacre tout son temps, et partage à présent sa passion avec d’autres amoureuses du crochet. En effet, avec beaucoup d’audace, elle vient de lancer sa ligne de vêtements et accessoires sur mesure en tricot : Arawak, tout un programme. Longues jupes fluides, maillots de bains sexy en diable, shorts glamour mais aussi jolis petits chapeaux, boucles d’oreille, il y en a pour tous les goûts et dans tous les coloris . Pour vous en convaincre, allez faire un petit tour sur sa page Facebook Arawak vêtements, vous allez être conquises. Bravo Katia, une initiative audacieuse comme on aimerait à en voir davantage.

paniers

Et puis il y avait aussi William et les étonnantes réalisations en papier mâché de sa maman Christina, des corbeilles, des objets décoratifs, des coupelles très colorées. A l’heure où l’on prône le recyclage, une belle idée pour revisiter nos vieux journaux, boîtes d’œufs ou autres cartons inutilisés .

Et puis, et puis, Marie-Christine, créatrice du Centre Manipura. Une rencontre magique qui m’inspire plus qu’un entrefilet « en aparté » et dont je vous reparlerai très bientôt.

Playa Popi, vaste terrain de jeu, Playa el Portillo et son Balconcito

playa popi1
Sur la rive droite du rio Las Terrenas, Playa Popy, longue mais étroite plage de sable blanc, bordée de multiples cocotiers et autres raisinniers, est très certainement la plage la plus fréquentée du village. Située le long de la route qui mène à Portillo, elle est facilement accessible à pieds et les nombreux bars et restaurants qui y ont élu domicile, attirent aussi bien les touristes que les dominicains de la capitale ou d’ailleurs qui aiment à venir y passer le week-end.

poppy3sueno4popy6
Depuis quelques années, la plage autrefois superbe a tendance à se rétrécir, mais ses eaux transparentes incitent toujours à la pratique du snorkeling, notamment à Punta Popy, un très joli spot dont l’immense plage ombragée accueille régulièrement de nombreuses manifestations, comme Festivella, Etnomix ou la Fête du Village. Punta Popy est reconnue comme un des meilleurs spots de kite-surf de République Dominicaine, grâce à son eau claire et profonde, et au clapot peu prononcé sur les périodes d’avril à août.

 

Une plage immense

Playa El Portillo
A moins de 4 kilomètres à l’est de Playa Popy, juste à côté de l’ancien aéroport de El Portillo, qui a cessé ses opérations en février 2012, plus secrète que sa turbulente voisine, Playa El Portillo est une plage peu fréquentée . Du sable blanc bordée de cocotiers, une eau cristalline, elle fait le bonheur des amateurs de kite surf qui profitent de la brise marine pour survoler cet endroit paradisiaque. On y trouve d’ailleurs plusieurs écoles de kite surf qui enseignent aux novices les rudiments de ce sport. Quelques superbes villas les pieds dans l’eau, c’est aussi sur cette belle plage que le luxueux et unique All Inclusive de Las Terrenas, le Grand Bahia Principe a élu domicile.

popy2popy1

Mais son petit bijou, son délicieux repaire, son petit truc en plus, c’est El Balconcito del Mosquito. Un petit havre de paix juste posé sur le sable, du bois flotté, des coussins, des meubles en bois dépareillés, des sofas confortables, de la musique en live souvent, un ou deux chiens gentils, raides dingues amoureux de Vero, la maîtresse des lieux……un charme fou pour un lieu magique que les initiés, jaloux de leur petit coin de paradis aimeraient garder secret. Zut, trop tard je crois, le tout Las Terrenas s’y presse déjà pour y assister aux fabuleux couchers de soleil.


popy7

http://michelvoleau.wordpress.com