C’est comme ça un 14 juillet à La Vela Blanca

Il faut dire qu’ils s’en sont donnés du mal, tout calculé, tout loué, tout organisé des jours , des semaines à l’avance, aucun détail laissé au hasard, il y aura des ballons bleu, blanc, rouge, des lampions, des nappes blanches sur les tables de la plage, de la musique, du bonheur…. et puis dans la journée, une pluie rebelle a fait son apparition. Non mais, si elle croyait gâcher la fête, elle s’est mise le doigt dans l’oeil la pluie. D’ailleurs elle l’a vite compris, le soir, le beau temps était revenu. Dernières préparations, répétitions. Ils sont prêts. Le concours de pétanque a été un franc succès, augurant ce que serait la suite…..Quand soudain l’horreur, une douleur profonde vient perturber la bonne humeur ambiante, on vient d’apprendre l’atroce carnage de Nice….Consternation, c’est notre pays qui est touché, et même loin, et même heureux de faire la fête on est anéantis. Saloperies de barbares. La Marseillaise chantée par Mireille Mathieu sera le bref hommage à tous ces pauvres gens. Mais ici ou ailleurs, la vie continue, un peu plus triste, un peu sombre, on rit mais on y pense. Malgré tout, des centaines de personnes ont assisté à cette belle soirée, la plus belle peut-être de Thierry et sa fidèle équipe. Patrick et son barbecue généreux, géant, sublime, a ravi les papilles des gourmands et gourmets, les notes  égrénées par le saxo ont réchauffé les coeurs mélancoliques et le feu d’artifice sur la plage a embrasé la foule. Merci Thierry, on t’aime.

Quelques belles images, chipées sur la page Facebook de La Vela Blanca, prises par le talentueux Antonio Millemaci.

13 11 10 9 8 7 6 5 4 3 2 1 0

 

Le 14 juillet à La Vela Blanca, tôt ou tard vous y viendrez……

Sans titre-1

Je me souviens d’années tumultueuses où la communauté française réclamait à cor et à cri un feu d’artifice pour le 14 juillet. C’était une question d’honneur et souvent la requête restait vaine. Et bien chers français de Las Terrenas, cette année, vous l’aurez votre feu d’artifice. Un beau, un grand, un sur la mer. Et, c’est La Vela Blanca qui vous l’offre.

Mais c’est pas tout, fidèle à sa réputation de plage dynamique, un brin franchouillarde, c’est tout un programme « spécial  Fête  Nationale » que la Vela Blanca vous a concocté. D’abord, si le coeur vous en dit et pour être dans le ton, un dress-code (ben oui quoi comment il faut s’habiller…. Rrroooo), vous l’aurez deviné, bleu – blanc – rouge.

 

A 20h, paella gigantesque de Fred du barrio. J’en sens déjà les effluves coquins me chatouiller les narines et vous ?  Et pour accompagner le repas, les incontournables Marlène et Vincent dans un concert préparé aux petits oignons puis.. . feu d’artifice sur la mer… reprise en choeur de la Marseillaise … et lancer de lanternes chinoises pour nous porter bonheur tout au long de l’année.

 

Si c’est pas un beau 14 juillet sous les Tropiques ça…… Cette année, il est prudent de réserver en téléphonant à la Vela Blanca  829 633 20 04 ou tout simplement en passant, histoire de vous mettre déjà dans l’ambiance.

Merci Thierry pour tout ça et plus encore. On t’aime. Enfin nous quoi Mimi et moi car nos chiens font déjà la gueule, ils aiment pas le feu d’artifice, comme tous leurs congénères d’ailleurs alors si vous avez des toutous chez vous, prenez soin de les enfermer ou ils risquent de se sauver…..

Sans titre-2

France-Islande…..

En fait, il fallait juste y être pour comprendre. Ici, 10000 kms de la France, le bel XO plein à ras bord pour assister au duel France-Islande. J’y étais, enfin, j’y étais avant, pour déjeuner avec mon Mimi supporter. On est arrivés avec Tatoo sur les coups de 13 h. L’endroit était désert mais toutes les tables réservées. Mimi, en grand pro avait évidemment réservé le meilleur emplacement.

Et là, une petite parenthèse pour vous dire, si vous ne le savez pas, que le XO est franchement l’une des meilleures tables de LT. C’est juste parfait. Voyons, Mimi a commandé un crabe farci (beurk moi j’aime pas), s’est régalé, 3 beaux crabes, succulents apparemment. J’avais pris en entrée des fleurs de courgettes farcies au crabe. Une tuerie, servie avec une petite sauce hollandaise (je crois) bien citronnée. 4 belles fleurs bonnes. Puis, pour Mimi le trio de mini-hamburgers-foie gras-oignons caramélisés-miel et pour moi, calamars grillés….. Dé-li-cieux……. Il y a pleins de suggestions en tapas, entrées et plat principal et franchement, c’est bon.

Bon, c’est pas l’tout, ils sont là pour le foot…. Ludo, la Maison de la Presse au grand complet, Bertrand, Michel de AIC, Philippe de la Boulangerie Française, pleins de retraités avec des chemises fleuries, des touristes, des que je ne connais pas….. C’est bien un match au XO

parce que d’un côté vous avez ça.

DSCN3119[1]

Et de l’autre….. ça.

DSCN3115[1]

Bon, je rentre, mes 9 canailles m’attendent à la maison, Mimi me racontera le match.

La cacata …. ou « et l’on dit que c’est facile de vivre sous les tropiques….. »

Sans titre-2

Mais qu’est-ce que c’est ? La cacata est une bien vilaine bête qui hante nos pires cauchemars. Grosse, velue, pattue….. hé oui, la cacata c’est le nom donné ici à la délicieuse mygale.

Comme toutes les araignées, les mygales sont des invertébrées disposant d’un squelette externe. Elles ont 4 paires de pattes plus deux « pédipalpes », des crochets, qui donnent l’impression qu’elle a une paire de pattes en plus ainsi qu’une paire de crochets à venin. Plus grande que sa cousine la tarentule et plus poilue, elle est moins dangereuse mais sa morsure quoi que non douloureuse n’est pas des plus sympathiques. Maux de tête, constipation, fièvre, problèmes respiratoires ….  évitez donc de lui chatouiller les papattes. Ses poils sont également toxiques, recouverts d’une poudre fine qui provoque des réactions allergiques de la peau, des irritations des muqueuses et des troubles respiratoires. La mygale gratte avec ses pattes arrière sur son abdomen, cette poudre fine constituée de minuscules poils irritante s’envole dans l’air. Pas bon pour les toutous ou les petits chats qui, pourtant, intrigués par ce drôle d’animal ont tendance à ne pas s’en méfier et à s’en approcher d’un peu trop près.

Il est rare mais pas impossible d’en rencontrer dans son habitat (ça m’est arrivé, au milieu de la nuit…. et je n’étais pas fière….) mais ne paniquez pas, elle est plutôt pacifique et calme, mais capable de réactions rapides. Si vous ne l’embêtez pas, elle vous laissera tranquille mais bon … dans la maison c’est pas tip top, on fait mieux comme animal de compagnie ! Donc bon courage pour la faire sortir …

Plus de 600 espèces de mygales vivent dans toutes les parties tropicales de la terre. Elles se cachent, solitaires, dans des endroits obscurs. Elles atteignent un âge de plus de 12 ans et un diamètre maxi de 25 à 30cm. Nos cacatas mesurent environ 10 cm (déjà bien impressionnant).

Comme toutes les araignées, elles tissent bien une toile devant leur refuge mais elle ne sert pas à attraper ou coller la proie. Il s’agit d’un système d’alarme qui en transmettant des vibrations, prévient l’occupant de l’arrivée d’un intrus, proie ou ennemie. La mygale doit elle-même attraper la proie grâce à ses pattes mâchoires (pédipalpes). Elle saute sur sa proie et la maintient avec ses pédipalpes tout en lui implantant ses crochets vénimeux. Les venin quelle injecte tue la proie, c’est aussi un suc gastrique qui provoque sa décomposition (os, organes etc). Petit à petit elle ajoute du venin et suce/aspire la masse déjà décomposé, prédigérée.  Elle raffole de grands insectes, même si des petits mammifères (souris, mulot, …) oiseaux et batraciens peuvent aussi parfois faire partie de son alimentation.

Pour pouvoir grandir les mygales doivent muer environ une fois par an. La mygale se tourne sur son dos, la partie supérieure du cephalothorax s’ouvre comme un couvercle et l’araignée s’extirpe de sa veille peau. Beurk.

Donc, cacatas pas mortelle, juste pas fréquentable puisqu’il ne faut pas oublier qu’elles sont venimeuses et qu’une intoxication est difficile à évaluer. Leur venin n’est pas très dangereux pour l’homme mais ceci ne devrait pas engendrer insolence et inattention. Une intoxication est toujours à prendre au sérieux. De l’autre côté, on ne doit pas non plus surévaluer leur danger, une simple maison est source de bien plus de risque (électricité et gaz, fours et cuisinières, BBQ, outils et appareils de ménage….) et il est donc, bien entendu, inutile de les exterminer……

Et en même temps, comme toujours en Rep Dom, tout finit par une chanson

Balade au fil de jolies images ….

L’été approche à grands pas. Hier, dès potron minet le thermomètre s’affolait et les gens aussi, à croire qu’ils avaient totalement oublié où ils vivaient. Ben oui quoi, on vit sous les tropiques et, sauf erreur du climat, en mai il commence à faire chaud. Et, ce n’est que le début…. préparez-vous les gars, ça va chauffer. En même temps, l’eau de ma piscine est à 34 degrès, alors pour moi tout de bon….

Histoire de ne pas perdre de vue que, malgré la « douce chaleur environnante » on vit quand même au paradis, de jolies images, pour rien, juste pour le plaisir. Elles ont été chipées ici ou là-bas, essentiellement par Mimi, par moi parfois, hier ou il y a plus longtemps, ici ou là-bas, elles vous racontent ce que j’aime, un petit bout de moi, de mes amours, je vous les confie sans ambages, prenez-en bien soin….. Et si vous êtes très sages, je vous en confierai d’autres au fil des jours, une petite lucarne ouverte sur mon coeur.

Retour de pêche.

Mimi et son Tatoo, magnifique photo d’Alexandre.

Déjeuner les pieds dans l’eau, un privilège.

La plus jolie image de l’année, signée Mimi bien sûr.

Un flamboyant au bout du chemin.

Las Ballenas, ma plage.

Zoé et Tatoo, deux de mes toutous.

14 1La plage à Las Terrenas...

14 2… à Las Ballenas

Mon préféré….

14 3De jeunes haitiennes infatigables….

14 4… et souriantes.
14 5Un bel oiseau sur fond de ciel azur

La grotte d’Ali Baba, chez Josée.

Tout en finesse et délicatesse, Terrena en Plata, j’adore.

14 8Un petit coin de paradis (ou presque), ma maison de Trancoso

Un petit coin de paradis (un vrai) ma maison de Las Terrenas

14 10Scène de rue Las Terrenas

14 12Tout un poème

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Joli bateau brésilien

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Caraiva (Bahia) l’antichambre du paradis

 

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Un petit indien Pataxo et son compagnon

OLYMPUS DIGITAL CAMERA

Artiste sur la plage de Trancoso.

 

 

Un beau dimanche à la mer.

1

C’était un beau dimanche, le soleil au rendez-vous presque tout le temps, même si madame la pluie a fait son caprice et a pointé le bout de son nez au milieu de l’après-midi. Même pas gâché l’ambiance, bien fait. Dépitée, elle s’en est allée et le soleil est revenu tout fringant, histoire de nous montrer que non mais, il est chez lui ici. Du beau monde à la Vela Blanca, tout ce que Las Terrenas compte comme belles personnes s’était donné rendez-vous pour un beau dimanche à la mer. Il y avait les jolies dames aux grands chapeaux (coucou Coco), au bibi rigolo (ça va Anne), les plus chics paréos, les gosses ravies se partageant entre les glaces de Thierry et les turbulents jeux d’eau dans une mer très chaude. Les messieurs n’étaient pas en reste, panama vissé sur le crâne, tenues légères et fort seyante ma foi, de vraies gravures de mode. Sur les terrains de pétanque, l’humeur était joyeuse et l’objectif n’était pas tant de gagner que de s’amuser. De belles équipes se sont affrontées néanmoins et c’est celle du plus jeune participant, Hugo, un vrai fan du jeu de boules, à la technique très élaborée qui a gagné le tournoi, en compagnie d’une jolie dame et de Thierry le boss plus craquant que jamais. Voilà, je crois que cela s’appelle une vraie réussite. Une belle journée pour un beau combat.

4 5

2 3Et même Tatoo était de la Fête.

Une belle leçon pour tous ceux qui dénigrent Las Terrenas et sa communauté française. Désolée les trublions, pour le coup, elle a montré un beau visage la communauté française, une image de simplicité, de décontraction, de belle entente et d’unité. C’est ça aussi Las Terrenas.

Un petit coucou à une grande Association

Sans titre-5

Et bien figurez-vous que si j’ai l’immense plaisir, le privilège, de vivre aujourd’hui à Las Terrenas, c’est en grande partie grâce à l’Association Humanitaire Franco-européenne. Et oui, ça vous surprend n’est-ce pas et peu de gens sont au courant, en même temps ce n’est pas une affaire d’état…. Mais je vais vous raconter…..

C’était dans les années 2000 (j’ai oublié la date exacte), je vivais peinarde dans la sublimissime île de St-Barth, moitié sur notre bateau, moitié dans notre jolie villa de l’Anse des Cayes entourée de pleins de tortues et d’iguanes….. un petit paradis.

Un jour, un mail d’anciens de St-Barth exilés depuis quelques temps à Las Terrenas : « On voudrait te demander un petit service….. pourrais-tu nous dessiner un logo pour l’association que nous sommes en train de monter ici dans notre petit village » ; quelques temps plus tard, après avoir pris connaissance de quelques précieux renseignements supplémentaires, réfléchi, planché, gratté, corrigé….je leur proposais le logo que vous connaissez tous. L’Association Humanitaire franco-dominicaine était née, baptisée et prête à accomplir tant de merveilleuses choses pour Las Terrenas et toute la péninsule de Samana. Et moi…… ben je suis venue rendre visite à nos amis, rencontrer André, le tout premier président et les premiers membres de l’Association, tomber en amour de ce village unique, repartir dare-dare à St-Barth, vendre bateau et maison et débarquer avec mari, chien et bagages pour ne plus repartir. C’était en 2003.

L’Association était une aubaine pour les habitants, médicaments, vêtements, réfection totale de l’hôpital, jouets pour les gosses, les « operativos » se multipliaient avec médecins, opticiens ou simples bénévoles dans les hameaux les plus pauvres et reculés de la peninsule. L’arrivée des containers de médicaments, d’habits, de matériel hospitalier, de joujoux, de livres aussi …. était vécu par tous, dominicains ou résidents comme l’événement de l’année, une immense liesse, une effervescence pas possible. Tout le monde mettait la main à la pâte dans une incroyable fraternité pour vider, trier, ranger puis répartir ces merveilles venues de France pour apporter un peu plus de confort et de sérénité à ce village plutôt démuni.  Les résidents n’étaient pas en reste, je me souviens de la joie pour nous, de découvrir des livres français, de précieux ouvrages, hérités de bibliothèques, d’associations, de librairies parfois, de particuliers…. Le travail en amont était titanesque, des centaines de petites mains, de petites âmes, de gens généreux de leur temps ou/et de leur argent, anonymes souvent, juste des amours de personnes. C’est grâce à l’AHDE aussi que sont arrivés les pompiers et la première ambulance. Mais c’est lors du tremblement de terre d’Haiti que l’AHDE a montré toute sa générosité et son importance, sa ferveur, son abnégation et sa nécessité. Un moment chargé d’émotion qui a mobilisé sous la houlette de l’AHDE des centaines de personnes du village et d’ailleurs.

Sans titre-1

De très belles image des Guillaume. Des médecins de passage prêtent main forte aux équipes sur place pour soigner et réconforter les plus démunis

Sans titre-2

Hélène, elle était là tout au début, médecin, elle est avec son mari, Bernard, une des grandes figures de l’Association.

Sans titre-3

Miguel Polanco, le médecin généreux.

Sans titre-4

Tu me pardonnes Guillaume d’avoir chipé ces merveilleuses images.

 

Aujourd’hui, l’association, sous la présidence de Laurent Vigier, continue son petit bonhomme de chemin, tout doucement, sans faire de vague mais en accomplissant toujours de belles choses. Quelques « operativos », aide matérielle pour les plus pauvres, rénovations de logements insalubres, fêtes et distributions de cadeaux pour les petits oubliés…. et plein d’autres actions encore.

L’idée, c’est de soulever des fonds pour multiplier ces actions-sauvetages. Et, demain, c’est un grand jour, la Vela Blanca organise comme chaque année un mega tournoi de pétanque sur sa jolie plage au bénéfice de l’AHDE. Une belle occasion de faire une super action en s’amusant, en toute décontraction, dans la joie et la bonne humeur. Vous ne savez pas jouer ? Pas grave, la journée s’annonce croustillante, au menu, sandwhichs, barbecue, rosé glacé, sable chaud, l’océan en toile de fond. Il y a pire comme décor pour faire une bonne action.

Sans titre-6

Rendez-vous tous demain dimanche 12 juin à la Vela Blanca à partir de 11h30. L’AHDE compte sur vous…..et moi aussi.

Eladio, el cocotero…..

1Pendant la saison cyclonique (on y est), il est important d’anticiper afin d’éviter le pire. Si vous avez des cocotiers dans votre jardin, surtout s’ils sont vieux et hauts, très hauts comme les miens, c’est l’heure de les faire nettoyer. Nettoyer, ca veut dire couper les bébés cocos, la tela de coco et, presque toutes les palmes, on en gardant que 2 ou 3, drôle de petit toupet au sommet du tronc. C’est vrai, je vous l’accorde, c’est bien moins gracieux que ces fringants cocotiers à la belle chevelure qui s’agite au vent, mais, en cas, justement de gros coup de vent, le tronc frêle des vieux et hauts cocotiers ne supportera pas le poids de sa tête trop fournie. Je vous dis ça en connaissance de cause, et je peux bien vous l’avouer maintenant, la grosse panne de luz de lundi, il y a deux semaines en plein après-midi, suite à un vilain orage venteux……. ben…… c’était un de mes vieux cocos, fatigué, ébouriffé qui a perdu sa tête sur la ligne à haute tension. Bah….. vous ne m’en voulez pas hein, il y a prescription et depuis, 3 vieux cocos dangereux abattus et tous les autres bien propres.

C’est Eladio qui s’est attelé, comme à chaque fois (environ tous les 6 mois) au nettoyage de mon parc de cocos….. j’en ai pleins….. Le voir travailler, voltiger dans les airs est à la fois fascinant et flippant. Il est agile comme un singe et totalement inconscient du danger de se balancer ainsi à 20 ou 30 mètres du sol, sur un support à moitié stable. Brrrr, j’en ai à chaque fois des frissons, il grimpe tout en haut, pieds nus, sans aucun lien pour le soutenir en cas de chute et là-haut, il tape comme un forcené sur les pencas lourdes et tenaces qui s’accrochent à leur coco. Ca fait du bien de le voir redescendre, d’enfiler son énorme casque et de filer sur sa mobylette….. et oui, Eladio ne circule en moto que soigneusement casqué, il est prudent lui……… et semble bien plus à l’aise dans les airs qu’au milieu de la circulation de Las Terrenas.

1 3 5 6 7 8 9 2

4

1er juin, début de la saison cyclonique

On y est presque, et c’est parti pour 6 mois, le 1er juin marque le début de la saison cyclonique qui prendra fin le le 30 novembre. On les appelle ouragans, cyclones ou typhons, d’aucun prétendent que ces trois termes désignent tous un seul et même phénomène que l’on appréhende et que l’on surveille de très près lorsque l’on vit sous notre ciel. Pour Olivier Tisserand, notre précieux monsieur cyclone, il y a souvent des erreurs de compréhension sur les termes Cyclone et Ouragan. Un Cyclone tropical indique un système météo tropical dont la circulation des vents est fermée autour d’un centre dépressionnaire. Toutes les classes de systèmes météo comprises dans l’échelle de Saffir-Simpson sont des cyclones, même les dépressions tropicales ou les tempêtes. Un Ouragan est un cyclone dont la vitesse des vents est supérieure à 118 km/h (63 kt). Dans les ouragan, il y a aussi la classe dite Majeure pour ceux dont la vitesse du vent dépasse les 177 km/h (95 kt)

Les cyclones tropicaux se caractérisent par des vents soutenus d’une vitesse maximale d’au moins 120 km/h près du centre. Et, si, en Amérique du Nord, en Amérique centrale et dans les Caraïbes, la saison des ouragans va du 1er juin au 30 novembre, le maximum de fréquence est enregistré en août et septembre.

Comment se forment les cyclones?

Ils prennent leur force dans la mer chaude (plus de 26° sur une certaine profondeur), facteur déterminant de la formation de ces phénomènes et, c’est bien entendu en été que l’on trouve réalisées ces conditions sur des régions suffisamment étendues pour voir se développer pendant plusieurs jours les cyclones. Mais, la température de l’eau ne fait pas tout, la condition de latitude supérieure à 6 ou 7° empêche d’en croiser sur les régions équatoriales, pas de cyclone par exemple en Guyane française, ni au Brésil ; quasiment pas non plus en Indonésie, à Djakarta ou Singapour, ni même près des côtes de l’Afrique baignées par l’Océan Indien, en Somalie, au Kenya ou sur le nord de la Tanzanie, Zanzibar y compris. Ceux qui nous concernent, naissent en principe au large du Cap Vert , banale dépression, ils se renforcent dans les eaux chaudes et franchissent l’océan jusqu’à nos contrées caribéennes. On a cependant déjà pu observer des cyclones prenant naissance tout près de nos côtes.

Quelle est la relation entre les cyclones tropicaux et la vitesse du vent?
En fonction de la vitesse maximale du vent soutenu, on distingue trois classes de perturbations tropicales:
Dépression tropicale quand la vitesse est inférieure à 63 km/h;
Tempête tropicale quand cette vitesse se situe entre 63 et 118 km/h; c’est à ce stade qu’on baptise le phénomène;

Les cyclones tropicaux peuvent s’étendre sur des centaines de kilomètres et s’accompagner de vents destructeurs, de pluies torrentielles et d’ondes de tempête, voire parfois de tornades. L’échelle Saffir-Simpson classe les ouragans en cinq catégories selon leur force. Voici les vitesses maximales des vents soutenus correspondant à ces catégories:

Ouragan de catégorie 1 – les vents soufflent entre 119 et 153 km/h;

Ouragan de catégorie 2 – les vents soufflent entre 154 et 177 km/h;

Ouragan de catégorie 3 – les vents soufflent entre 178 et 209 km/h;

Ouragan de catégorie 4 – les vents soufflent entre 210 et 249 km/h;

Ouragan de catégorie 5 – les vents soufflent à plus de 249 km/h….. et là ça decoiffe!

Les conséquences d’un cyclone tropical et les dégâts attendus ne sont pas uniquement fonction de la vitesse du vent, mais aussi d’autres facteurs tels que la vitesse de déplacement du phénomène, la durée des vents forts et le cumul des pluies au moment de l’atterrage et après, les brusques variations de direction et d’intensité, la structure (étendue et intensité, par exemple) du phénomène, ainsi que les réactions des populations aux catastrophes dues aux cyclones tropicaux.

Comment baptise-t-on les cyclones tropicaux?
La durée de vie des cyclones tropicaux atteint une semaine voire plus, si bien qu’il est possible que deux cyclones tropicaux se produisent simultanément. Pour éviter toute confusion, les prévisionnistes baptisent donc chacun des cyclones tropicaux à partir de listes annuelles où alternent prénoms féminins et prénoms masculins classés par ordre alphabétique. La liste des noms utilisée pour nommer les tempêtes et les ouragans pour 2020 est la suivante… Arthur . Bertha . Christobal . Dolly . Edouard . Fay . Gonzalo . Hanna . Isaias . Josephine . Kyle . Laura . Marco . Nana . Omar . Paulette . Rene . Sally . Teddy . Vicky . Wilfred

Comment prévoit-on les cyclones tropicaux?
Partout dans le monde, des météorologistes font appel à la technologie moderne (satellites, radars ou ordinateurs) pour suivre l’évolution des cyclones tropicaux. Ces phénomènes sont souvent difficiles à prévoir, car ils peuvent brusquement perdre de leur intensité ou incurver leur trajectoire. Les météorologistes disposent cependant de technologies à la pointe du progrès pour prévoir comment un cyclone tropical évoluera, y compris dans son déplacement et ses variations d’intensité, ou encore quand, à quel endroit et à quelle vitesse se produira son atterrage. Les Services météorologiques des pays exposés sont ainsi en mesure de publier des messages d’alerte officiels et, grâce à la coopération et à la coordination à l’échelle internationale, la surveillance des cyclones tropicaux, dès les premiers stades de leur formation, ne cesse de s’améliorer.

Et l’anné 2020?

Si l’on en croit les spécialistes, la saison cyclonique 2020 s’annonce mal.
 »Le 1er juin marquera le début de la saison cyclonique. Le premier phénomène est même déjà né le week end dernier. Une saison qui pourrait être particulièrement virulente selon un spécialiste actuellement dans notre zone
Deux facteurs déjà particulièrement inquiétants en ce début de mois de mai : la chaleur et le température de la surface de l’eau.
Pour Yann Amice, le météorologue et conseiller scientifique auprès du navire expérimental « Energy observer », actuellement en escale forcée dans notre zone : « ça s’annonce mal ».
Et pour cause explique-t-il : L’arc antillais bat actuellement des records de températures.
Plus mauvais signe encore, celles des eaux de surface côté Ocean Atlantique et Golf du Mexique : elles sont supérieures de plus d’un degré aux normes de saison….
A ces deux sources d’inquiétude, il faut en rajouter une troisième : la faiblesse des Alizés.
Autant d’éléments favorables à la naissance de mouvements tourbillonnaires sur l’Atlantique avec des évolutions possibles en phénomènes d’importance dans la Caraïbe, pouvant remonter jusqu’à la Louisiane.
Dernier constat peu rassurant dressé par le scientifique : l’accélération du réchauffement des pôles : il entraine un ralentissement des vents d’altitude : du coup les cyclones se déplacent beaucoup moins vite et peuvent donc prendre plus de puissance en se chargeant lentement au dessus des eaux plus chaudes et stationner plus longtemps sur les zones habitées. »
Irma, Dorian, tristes souvenirs…
L’année 2017 restera dans les mémoires pour avoir été l’une des plus intenses, sur le plan de l’activité cyclonique, dans le bassin Atlantique Nord / Mer des Caraïbes / Golfe du Mexique. Il y a notamment eu les tristement célèbres Irma et Maria, deux ouragans de catégorie 5.
Née le 30 août 2017, au large du Cap Vert, Irma est au départ une tempête tropicale. Elle va rapidement évoluer en ouragan de catégorie 2 et se diriger vers l’arc antillais. Mais avant d’atteindre le Nord des Petites Antilles, elle se mue en phénomène de catégorie 5, avec des vents moyens de 295 km/h et des rafales jusqu’à 360 km/h.
Son œil est passé précisément sur les îles si poches de nous, de Saint-Martin et Saint-Barthélemy, le 6 septembre 2017. La population, sur place, a vécu un enfer. La mer est entrée profondément dans les terres. Très peu de toitures et de fenêtres ont résisté.
Même les services de l’Etat se sont retrouvés en difficulté, dans l’antenne préfectorale saint-martinoise, tombée en ruine ; les fonctionnaires ont dû se retrancher ailleurs. Idem, pour l’hôpital, la caserne des pompiers et plusieurs infrastructures publiques, sans compter les milliers d’habitations détruites.
Bilan : 11 morts en partie française de Saint-Martin, des centaines de blessés, 6 000 personnes évacuées… et une facture de plus de 2 milliards d’euros, pour la reconstruction et la relance de l’économie, dans les îles du Nord, principalement basée sur le tourisme.
Jusqu’à présent, le quotidien des habitants est fortement impacté par cette catastrophe ; y compris la scolarité des jeunes de ces territoires.
En septembre 2019, c’est le redoutable Dorian, force 5+ qui a ravagé et entièrement saccagé les Bahamas, laissant derrière lui un paysage de désolation.

Et si, de notre côte, en Republique Dominicaine, jusqu’à présent nous sommes plutôt épargnés, rien ni personne ne peut affirmer que nous sommes à l’abri En 2004, Jeanne a méchamment décoiffe mon Château de feuilles, détruisant allègrement une jolie végétation naissante. Irma et Maria nous ont effleuré, faisant naître malgré leur relative manque d’ardeur de vraies frayeurs…

Bon, ben moi, J’ai un truc pour contrer les cyclones, chaque jour en période cyclonique, je me connecte à l’un de ces sites et si un cyclone pointe le bout de son nez, je le regarde droit dans les yeux et ne le lâche plus jusqu’à ce qu’il disparaisse de l’écran. Juré, ca marche!

– Données et tracking phénomène en cours


http://www.intellicast.com/Storm/Hurricane/AtlanticSatellite.aspx
http://www.ospo.noaa.gov/
Page FB: Meteo des cyclones

Et sinon…..

Thalassa, chez Marc et Valérie, Las Ballenas.

Thalassa, chez Marc et Valérie, Las Ballenas.

Un petit moment que je ne me suis pas manifestée, il faut dire que pas grand-chose de positif se passe en ce moment dans le village. D’abord, il pleut pas mal, mais ça c’est normal et les plantes ont le sourire. Et puis mai/juin… est une période assez morose pour les acteurs de l’économie terrenérienne. C’est sûr, après les doux espoirs d’une folle promesse d’un avenir doré pour le village, un spot universellement reconnu, l’ENDROIT du monde où l’on se pressera, les hôtels multi-étoilés et les villas de rêve, les golfs…. le retour sur terre est difficile. Les bouches d’égout débordent à qui mieux-mieux, ici et là des gens font la gueule, des portes se ferment, des rideaux se baissent… comme le Tikki ou le beau Cafè Léopard qui non content de fermer ses portes a tout enlevé, comme si on l’avait juste rêvé….

D’autres résistent, La Voile Blanche et ses soirées de folie  draine toujours autant de monde pour de beaux moments bon enfants et le Thalassa de Marc et Valérie (que j’adore) est passé de la 98ème à la 4ème place sur Tripadvisor …. Bon signe non ? Je crois avoir été l’une de leur première cliente le 15 décembre avec Mimi et Tatoo. Ils m’ont séduit d’emblée et voilà…. la preuve que je ne m’étais pas trompée, ils ont fait leur petit bonhomme de chemin avec brio, régalent les passionnés le jeudi avec leurs soirées salsa/meringué et les autres, tous les jours de la semaine, au déjeuner ou au dîner. Puis il y a les incontournables, Sandro, XO, Le Lugar de Bruno que j’adore aussi, les Trois Caravelles, Valérie du Kaliste de l’Aligio, une valeur sûre….. Côté bar le joli Balconcito de Véro sur sa plage enchantée. C’est la saison des changements et c’est comme ça chaque année. Et dimanche c’est l’élection du maire….. les pronostics vont bon train. Mais pour qui vais-je voter ? Alexis, Alex, Marianna….. Ca c’est un secret et je ne vous le dirai pas !!!!