Chroniques dominicaines… et nous on en est où ?

Deux mois après le début des hostilités, histoire de contrer l’ennemi invisible et après un long discours très attendu du président Danilo, la République Dominicaine, tout doucement, reprend du poil de la bête. Dimanche soir, tout le pays ou presque, planté devant son poste de télé ou l’écran de sa tablette retenait son souffle en espérant un assouplissement des mesures sanitaires. Des mesures sanitaires un brin brouillon avouons-le. Confinement oui, mais pas vraiment contrôlé, pas sanctionné…. la journée, des badauds, masqués parfois en dépit du bon sens de lambeaux de tissus douteux s’entêtent à arpenter les rues du village, à pieds ou en mobylette pétaradante… jusqu’à 5h… puis, état d’urgence oblige…. Mais pourquoi juste la nuit…. Couvre-feu, plus rien ne bouge ou presque jusqu’à 6h du matin…. Au début des patrouilles de policiers zélés débusquaient, le sourire en coin, les contrevenants rebelles… Tous les magasins sont clos ou… presque… sauf les supermarchés, colmados, banques et pharmacies… les restos ont le droit de cuisiner des repas à emporter…. Merci Komida qu’aurions-nous fait sans toi…

Dimanche, le président a concédé un relâchement à ces mesures ‘’drastiques’’, relâchement qui s’effectuera en 4 phases. Nous entrons dans la phase 1, pour le plus grand plaisir des commerçants impatients et de leurs employés aux abois. Commerces et services sont autorisés à rouvrir leurs portes selon des horaires précisés et avec des effectifs restreints. Beaucoup d’entre eux ayant pris soin de désinfecter à fond leur établissement. Masque, distanciation physique, respect de l’autre sont évidemment de rigueur. Quant au confinement strict, il entre en vigueur de 7h à 5h en semaine et de 5h à 5h le dimanche. Les plages sont toujours interdites et au grand désespoir de tous, les grilles des bars et restos restent désespérément fermées. Idem pour les hôtels…. Par contre certains transports en communs circulent allègrement…. Bonjour la distanciation… La frontière reste très surveillée, les passagers privilégiés débarqués de France dimanche sont confinés 7 jours à Santo Domingo avant d’être autorisés à regagner leurs pénates.

Au niveau des chiffres, 12,725 cas recensés dont 434 personnes décédées. Doit-on s’affoler ? En tout cas, bête et disciplinée et, avouons-le terriblement casanière, je prends un malin plaisir à ne pas quitter mon château de feuilles. Je m’y terre, m‘y cache, m’y love avec volupté. Côté Mimi, mon petit mari, c’est pas la même mais ça, c’est une autre histoire.

Confinement malin : confinement câlin

 

La République Dominicaine, et, par conséquent, notre petit village de Las Terrenas obéit à la règle inéluctable du confinement. Depuis la mi-mars, il est fortement recommandé, voire obligatoire de rester chez soi. D’ailleurs, tous les commerces, hormis les supermarchés et colmados ont fermé leurs rideaux et depuis quelques semaines, les plages sont strictement interdites. Quelques touristes italiens, bien évidemment au-dessus des lois ou complètement à l’ouest, en ont été pour leur frais et encore, ils s’en sont bien tirés. A 6 ou 8, ils se prélassaient sur la jolie plage de Ballenas. Bing, guagua de la police, direction le cartel. Ils avaient l’air malin en maillot de bains… Par chance pour eux, ils s’en sont sortis avec une belle multa (amende) et ne sont pas passés par la case prison comme d’autres avant et après eux. Mais si, dans la journée, les sorties sont cependant autorisées, seuls, et surtout pas en groupes, pour faire ses courses, aller à la banque ou se dégourdir les jambes, dès 5 heures le soir et jusqu’à 6 heures le matin un couvre-feu est instauré dans tout le pays. Et, croyez-moi, là on ne rigole plus. Des voitures de police patrouillent à la recherche du malotru qui aurait fait fi de l’interdit. Armés jusqu’aux dents, les policiers prennent leur rôle à cœur, il se dit même que certains auraient tendance à faire du zèle… Les contrevenants sont sur le champs conduits au play transformés en prison géante pour l’occasion. Ils seront condamnés à une peine de travail obligatoire, genre nettoyage de la plage ou des rues du village.

C’est à l’occasion de grands chamboulements de la sorte que l’on se rend compte de la vraie personnalité des gens que l’on côtoie et, franchement certains sont admirables. A Las Terrenas, par exemple, une association fantastique a vu le jour. Conscients des terribles conséquences de l’arrêt économique du village, un groupe de gars, de filles, amoureux du village et de ses habitants a remué ciel et terre, s’est bougé tous azimuts pour permettre tout simplement aux plus démunis de continuer à se nourrir, à se laver, à rester digne. Cagnotte, tire-lires, charriots dans les supermarchés, chaque jour inlassablement, ils récoltent, trient, empaquètent et livrent au fin fond des campagnes les plus reculées le précieux riz, le lait pour bb, le savon, les conserves et les produits frais…. Bravo Chantal, France, Pat, Patricia, Christophe, Dominique, Ayda et tous les autres, merci pour votre belle âme.

Puis, il y a Lindo qui a su saisir la balle au bond. Dès le début du confinement et donc de l’angoisse de la maladie, ils ont mis au point un système de vente en ligne qui s’améliore peu à peu pour devenir pratiquement parfait. On commande, ils livrent, (même à Las Galeras, une fois par semaine) et acceptent un règlement par carte à la livraison… même plus besoin de faire la queue leu leu à la banque pour chercher de l’argent liquide, ganté et masqué…. et oui, ici le masque est obligatoire sinon c’est … le play…

Il y a sûrement encore bien d’autres actions remarquables ici ou ailleurs dans le pays. Un petit pays qui, ma foi, se défend du mieux qu’il peut devant cette saloperie de virus si mysterieux.

Puis, il y a moi…. Confinée ? non, rester chez moi est juste mon credo, ma délicieuse manière de vivre, mon plaisir et mon plus grand bonheur. Je pratique avec volupté cet art de vivre depuis des dizaines d’années et ne m’ennuie jamais. D’abord, selectionner le petit coin douillet du moment, hamac cocooning à l’ombre de grands arbres ou confortable chaise longue au bord de la piscine feront l’affaire… Puis, lire (merci Ludo), écrire, nager, travailler un peu (mais oui Karim), faire des bisous à Tatoo,  jouer à la baballe avec le beau Leo, insatiable joueur de baballe devant l’éternel… parfois quand il est là, faire la causette à Mimi, c’est qu’il s’échappe celui-là, confinement connaît pas… Bref des journées bien remplies pour un confinement malin, un confinement câlin.

Petite douce balade à travers une journée bien ordinaire.

United.doctors Las Terrenas…. Le Covid 19 et bien plus encore

Depuis quelques temps, au village, leur nom est sur toutes les lèvres. On en parle, en reparle, et, ma foi, de façon toujours positive…. United.Doctors, mais qui sont-ils ? J’avais envie de mieux les connaître, de vous les présenter.

Profitant de ce confinement qui, en ce qui me concerne, et si vous me connaissez un tout petit peu, change vraiment très peu de chose à mon quotidien… bref, profitant disais-je de ce temps offert à toutes mes fantaisies, me vint l’idée pas si saugrenue de saisir l’occasion et d’en savoir un peu plus sur ce duo de toubibs fort sympathique dont tout le monde parle….

Et, histoire d’entrer dans le vif du sujet qui nous préoccupe tous, pour être certaine de ne pas commettre d’impairs, voire d’éclairer votre lanterne, je leur demandai leur position, leurs conseils, leurs directives concernant l’infâme Covid19. Très gentiment, ils acceptent, plutôt ravis et nous voilà partis dans un papotage très instructif, mêlant allègrement espagnol et anglais pour mieux se comprendre

Le Covid 19, directives de United.doctors

Les directives sont simples et claires. Si vous présentez des symptômes suspects (maux de gorge, toux sèche, fièvre, mal de tête…) il est impératif de rester isolé à la maison, de préférence seul dans une chambre, bouche et nez recouverts d’un masque (acheté ou fait maison, ou foulard, … ou tout ce qui peut vous empêcher de postillonner sur le voisin…) pour protéger les éventuels autres membres de la famille.

En cas de symptômes plus sévères, comme une détresse respiratoire ou une grande fatigue, l’idéal est de contacter immédiatement le Ministère de la Sante Publique ((809) 541-3121). Il se chargera de prévoir, éventuellement le fameux test et d’effectuer votre transfert dans un centre de soins agréé et sous surveillance stricte pour éviter une éventuelle propagation du virus à la communauté. De cette façon, le patient bénéficie également d’être traité selon le protocole recommandé par l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Il est expressément demandé, afin d’éviter les conglomérats, ce qui semble logique, de ne pas se rendre directement et impulsivement dans un centre de soins quel qu’il soit. Cette manière d’agir n’ayant pour seul résultat que de mettre sa santé et celle de ses proches en danger au contact éventuel de patients infectés. Rappelons que le virus de la grippe commune présente des symptômes similaires au Covid19, par conséquent, inutile d’être automatiquement alarmés si nous présentons ces symptômes. Il est recommandé de ne consulter le médecin que sur rendez-vous et après avoir correctement expliqué vos symptômes afin que ce dernier puisse cibler les meilleures recommandations dans chaque cas particulier.

United Doctors élabore en ce moment une plateforme afin d’offrir un nouveau service à la communauté. Sans sortir de votre domicile, vous aurez la possibilité d’être en contact direct avec les médecins de manière virtuelle via des appels audio et vidéo. L’objectif de ces deux médecins, soucieux du confort et de la santé de leurs patients : en ces moments de crise et d’angoisse, éviter que le malade ne se sente seuls et puisse bénéficier du mieux possible du soutien dont il a besoin.

Attention, pas d’auto médication fantaisiste. En cas de symptôme bénin, comme la fièvre ou le mal de gorge seul le paracétamol est autorisé. Dans notre pays se développent également des cas de dengue, dont les symptômes sont eux-aussi proches du Covid19. Tout type d’anti-inflammatoire est à proscrire absolument, afin d’éviter les complications lorsqu’il n’y a pas de diagnostic définitif.

La maladie a une période d’incubation de 1 à 14 jours et peut durer jusqu’à plus de 15 jours. Il convient de garder à l’esprit qu’environ 20% des patients atteints de la maladie sont asymptomatiques, ce qui peut entraîner une contagion de ceux avec lesquels ils sont en contact s’il n’y a pas de protection adéquate et de distanciation sociale.

Recommandations importantes.

Se laver les mains souvent et correctement avec du savon et de l’eau ou un désinfectant à base d’alcool.

En cas de nécessité absolue de sortie, maintenir une distance minimale de 1 mètre entre vous et les autres, 1m50, c’est mieux.

Évitez de vous toucher les yeux, le nez et la bouche avec des mains sales.

Couvrez-vous le nez et la bouche avec des masques en tout temps lorsque vous êtes à l’extérieur de votre maison.

L’idéal, rester à la maison et rester calme si vous ne vous sentez pas bien et si vous avez de la fièvre, de la toux ou une gêne générale. En cas de toux et d’essoufflement, consulter un médecin après avoir pris un rendez-vous afin que l’équipe médicale soit au courant et vous guide.

Evan Cabrera Colón et Rodolfo Tineo Almonte, nos deux sympathiques médecins terminent ce petit tour d’horizon des plus instructifs sur une petite note optimiste. ‘’Tous, en tant que communauté, pouvons aider cette situation à s’améliorer pour le bien de la planète. Nous devons nous engager à contribuer à ce que cela se produise. En suivant les recommandations des autorités, nous pouvons réduire le nombre de nouveaux cas, rompant ainsi la chaîne de la contagion. Nous avons une attitude optimiste à ce sujet et nous vous aiderons dans ce qui est à notre portée pour y arriver.’’

United.doctors…. en savoir un peu plus

Inspirés par l’atmosphère envoûtante du village et par ses paysages grandioses, sa douceur de vivre et la délicieuse et chaleureuse empathie de ses habitants, Le Dr Evan Cabrera Colón et le Dr Rodolfo Tineo Almonte quittent Santiago pour s’installer à Las Terrenas. Réflexions, discussions… décision : forts de leurs 15 années d’expérience, ils décident de créer un service médical qu’ils veulent d’exception, destiné au bien-être et à la santé de toute la province de Samaná.

Installés au 1er étage du Paseo depuis bientôt une année, ils sont sur le point de transférer leurs locaux au rez de chaussée, afin d’offrir à leur patients un espace plus vaste, plus confortable et de pouvoir y étendre les services médicaux fournis, notamment un service de pointe en matière d’échographie. Le confinement qui nous concerne tous les oblige malheureusement à retarder les travaux d’installation.

Très pointus au niveau des maladies cardiaques, les deux médecins savent pertinemment que le temps est un facteur fondamental dans le traitement de ces maladies redoutables, en particulier lorsque le patient souffre d’un arrêt cardiaque ou d’une fibrillation ventriculaire, dans ces cas, il est de la plus haute importance d’avoir un défibrillateur, appareil capable de restaurer un rythme cardiaque normal par des chocs électriques au cœur, permettant au médecin d’identifier les causes qui ont provoqué la maladie et d’administrer le traitement nécessaire.

 

Grâce à de généreux donateurs, United.Doctors dispose d’un défibrillateur externe automatique pouvant être transféré à l’endroit où se trouve le patient pour une aide immédiate.

Ecoute du patient, douceur et gentillesse, grande connaissance de la médecine générale, les docteurs Evan Cabrera Colón et Rodolfo Tineo Almonte sont un atout-santé indéniable pour Las Terrenas. Disponibles et compétents, ils prennent tout le temps nécessaire à une vraie consultation et se déplacent à domicile. Leur page Facebook United.doctors est une mine de connaissances sur laquelle ils abordent pour satisfaire la curiosité de leurs abonnés une multitude de sujets variés et toujours passionnants.  Un message privé, une question, ils y répondent, toujours gentiment, à une vitesse déconcertante.

United.doctors . Paseo de la Costarena . Las terrenas . 829 534 1980

Coup d’cœur : Las Terrenas Solidaria

Chantal…. Rencontre avec une femme batailleuse et persévérante.

Blonde, belle, bien connue pour son goût exquis en matière de mode et son don inoui pour rendre les femmes jolies…. On raffole toutes de son Côté Soleil….Sauf que, Chantal en cette période trouble, devant nos yeux ébahis a montré une autre facette de sa personnalité…. Dès les premiers instants, comme un petit soldat au combat, elle a décidé de ne pas attendre bien sagement confinée que les choses se passent….ni une ni deux, elle crée un compte pour réunir un peu d’argent, elle fonde un groupe ‘’Las Terrenas Solidaria’’, rameute ses troupes et s’entoure d’une véritable petite armée de bénévoles plus dévoués et opiniâtres les uns que les autres….

Las Terrenas Solidaria

La machine est en marche et part au combat pour aider au maximum tous les miséreux du village et des alentours…. Nourriture, couches pour BB, produits de première nécessité et indispensables comme le savon, le chlore, la lessive…. masques gracieusement confectionnés par Raym ou la douce Alexandra de Dream Bag. Les supermarchés, Lindo, Pola…. et leurs clients participent à l’élan communautaire, produits négociés comme le riz, charriot à disposition des acheteurs pour y disposer de quoi nourrir et aider les plus pauvres…des tire-lires sont installées ici et là, à la pharmacie française du Paseo, à la Boulangerie de Philippe et Rachel qui, d’ailleurs offrent depuis le début le pain invendu à l’association…. Puis, il y a ceux comme la Cave à vins du Paseo qui mettent leur boutique à la disposition de toute cette petite ruche besogneuse, on y rassemble les précieuses marchandises, on y élabore des plans d’attaque, on y cuisine même avec le cœur quelques petits plats à offrir, juste pour le plaisir de faire plaisir….. Puis il y a eux, les combattants de première ligne, qui n’hésitent pas une seconde à se rendre dans les barrios les plus reculés pour livrer les dons soigneusement recueillis…. Patrick, Dominique et tous les autres…. Leur récompense : le sourire éclatant de toutes ces familles tellement reconnaissantes. Le point commun de toutes ces petites âmes courageuses, l’amour de ces dominicains qui les accueillent dans leur beau pays….

Bravo Chantal, bravo tous les autres, vous êtes fantastiques et le mot est faible. Gringos dominicanos, c’est ainsi qu’ils vous nomment tous ces laisser pour compte, incapable de s’en sortir sans votre aide précieuse et, juste, juste ça suffit pour vous mettre la larme à l’œil et repartir au combat.

Vous aussi, loin et confinés, amoureux de notre village, pouvez aider Chantal et tous ces incroyables bénévoles, il vous suffit de vous balader sur la page Facebook Las Terrenas Solidaria, et de faire un petit don ou un gros don à la cagnotte Leetchi mise en place. Merci pour eux…. On est tous dans la même galère.

Et puis, tout s’est accéléré…

Et puis tout s’est accéléré, en France les commerces non indispensables sont fermés, les transports sont surveillés, le confinement non proclamé mais conseillé… heu sauf pour aller voter…

Ici en République Dominicaine, la nouvelle est tombée hier comme un couperet. Tous les vols en provenance et en partance pour l’Europe annulés du 16 mars au 16 avril, pour l’instant…

Jusqu’à présent, on reprochait presque au gouvernement son silence voire son laxisme…. Les pendules ont vite été remises à l’heure. Panique à bord. Les potentiels vacanciers ne sont pas contents et leurs hôtes sur place pas plus, mais ce n’est qu’un demi-mal par rapport à tous ceux qui ont dû pour une raison ou une autre, souvent bien à contre-coeur se rendre en France. Je pense fort à Catherine et Patrick qui, la larme à l’œil ont laissé leurs deux chatons tout doux en pension pour ce qui ne devait être que deux semaines de paperasserie à régler. Les voilà coincés dans l’incertitude. Par chance les chatons sont cajolés, chouchoutés et j’irai encore leur faire un câlinou…. Puis il y a tous ces touristes, enchantés jusqu’à hier de leur séjour paradisiaque dans notre village. Ben, ils peuvent juste pas repartir chez eux…. Bonjour les frais et le dépassement de budget vacances. Et comment ils vont expliquer ça à leur boss… Panique à bord je vous dis…

Sans compter sur la psychose insidieuse qui nous saisit tous…. Il me semble que j’ai beaucoup toussé cette nuit et il me semble bien que j’ai mal au crâne. Allez, je vais faire des provisions à Lindo…. Mince alors c’est quoi tous ces gens masqués, les caissières, les responsables de rayons, certains clients. Puis le check du poing à la place de la bise….Ca fait flipper j’vous jure, on n’a pas l’habitude ici au bout du monde.

Le pire c’est que OK les Etats-Unis, OK l’Europe, OK la Chine capable de construire un hôpital gigantesque en quelques jours…. Mais ici, c’est pas la même. Même si le corps médical est plutôt pas mal, les infrastructures laissent souvent à désirer, et de toutes façons ne peuvent s’occuper de dizaines, centaines…. de malades de ce type à la fois. Quand on imagine le cirque pour se faire soigner normalement, cedula, accord de l’assurance quand il y en a une, paiement exigé s’il n’y en a pas ou pas de soins ou pas de sortie…. C’est pas gagné

Restons calmes, les plages sont toujours aussi belles et, il n’y a pas foule. Mais quand même, méditons cette pensée de Camus….

Capucine

J’ai pleuré Eva, Comanche, puis Paquita, Coca et Mina et Diego et hier…. Capucine.

Petite puce craintive, elle partageait ma vie depuis près de onze ans. Mai 2009, un (ou une) individu sans scrupule mais pas con l’avait balancée dans mon jardin. Un petit animal tout fripé, abîme, pelé, laid…. Un petit ange tombé du ciel ou plutôt de mon portail dans une bonne maison. Elle a grandi Capucine, elle est devenue belle et fière au milieu de tous ses potes viralatas ou malinois. Elle a  pris de l’assurance, trop même, à tel point que lors de notre périple mémorable au Brésil, dont elle faisait bien évidemment partie, elle s’était attaquée à Cheyenne qui la craignait un maximum. Face à cette agressivité ciblée et apparemment non fondée, nous avions décidé, Mimi et moi de la laisser au Bresil aux bons soins de notre jardinier…. Vous me connaissez…. J’ai pas pu et, ma jolie rebelle est revenue avec nous dans sa maison de Las Terrenas… Quelques mois plus tard, première attaque en règle, de Cheyenne cette fois contre celle qui visiblement avait perturbé sa vie…. Sauf que pour le coup, elle reçut l’aide de toutes les autres femelles…. De belles déchirures, de nombreux points de suture mais rien de grave, cette fois j’étais arrivée à temps et avais pu stopper le carnage.

De nombreuses années plus tard, jeudi alors que rien ne me le laissait supposer et que nous étions tous dans le jardin, un cri…. Cheyenne puis Charlie et Zoé se sont à nouveau jetés sur la pauvre Capucine, incapable de se défendre. Alors que je me précipitais pour l’aider, Tatoo est intervenu puis Diego, mon vieux malinois doux et placide, qui a saisi Tatoo par le cou (Tatoo pèse 8 kgs et Diego 40). Il s’est enfui avec lui et a commence à le secouer de toutes ses forces. C’était horrible d’entendre Tatoo hurler et de voir, impuissante Capucine se faire déchiqueter…. Impulsivement je me suis jeté, doigts en avant sur la gueule de Diego…. 2 doigts mal en point mais il ne lâche pas. Et ça dure longtemps, longtemps…. Deux batailles simultanées, le pire cas que l’on puisse imaginer dans une bagarre de chiens. Puis, Mimi est arrivé, Diego a lâché Tatoo. Direction Enrique…. Pas de blessure visible, ses poils l’ont sauvé mais par mesure de securite nuit à la clinique… Et, Capucine fut négligée… Tatoo libéré, j’ai réussi à la dégager de ses 3 tortionnaires, elle a clopiné vers une des cages toujours ouvertes et leur servant de refuge parfois…. Beaucoup de sang mais ça n’a pas tilte dans mon esprit. Ce n’est que le lendemain qu’Enrique est venu lui faire une injection et le lendemain encore qu’elle est partie vers la clinique….

Horrible de se dire que si j’avais, si je n’avais pas…. Le fait est que quand je suis allée la voir hier, ce fut un choc. Elle me regardait de ses yeux si beaux, si tristes et j’ai compris qu’il fallait l’aider à ne plus souffrir. La gangrène s’était invitée dans ses pattes arrière, elle ne pouvait plus se déplacer, ne mangeait plus depuis de longs jours et souffrait atrocement…. Dure, une fois de plus de prendre la décision…. Tu me manques ma puce et je me sens si coupable de ne pas avoir su te protéger.

Je t’aime Capuce.

La Fondation Aldeaz de Paz se penche sur nos fonds marins…

Créée dans les années 1990 par Manfred Monnighof, activiste social visionnaire allemand, la Fondation Aldeaz de Paz s’est fixée comme but initial de promouvoir une ‘’culture de la paix’’. Installée au Venezuela puis à Samana depuis 2015, ses projets se sont diversifiés, s’attachant entre autres à améliorer la qualité de vie des communautés en s’adressant notamment aux jeunes.

Mais, parmi les ambitions de cette fondation multi-fonctionnelle, la Conservation Marine occupe une place prépondérante. C’est donc dans le cadre de ce projet que s’est créé le Réseau Communautaire de Restauration et Protection Marine de Las Terrenas ayant pour but de coordonner des actions communes par l’échange de connaissances, d’expériences et de ressources (économiques, physique, personnel, social) et générer des alternatives innovantes pour atteindre un objectif commun. L’existence d’un soutien communautaire est considérée comme bénéfique afin de compléter les activités de restauration, protection et sensibilisation des récifs coralliens. Ainsi, chacun, particulier ou institutions peut collaborer à l’exécution du plan de travail du réseau en fonction de la nature de son entreprise, organisation, association ou raison personnelle.  La fondation s’est lancée également dans la formation et certification de nouveaux plongeurs écologistes, aptes à contribuer habilement à la protection du milieu marin ainsi que dans un vaste programme d’éducation sur les récifs coralliens.

L’idée majeure : développer le jardin de corail représentatif proche de la côte de Las Terrenas.

Créée en 2016 à l’initiative du centre de plongée Turtle dive center, la nurserie de corail à Islas Ballenas se développe sous la supervision de la Fondation dominicaine Corales Las Terrenas. Son but premier est la conservation d’un corail nommé Acropora cervicornis qui est aujourd’hui en liste rouge car on estime avoir perdu près de 90% de sa population dans le monde. Les raisons sont multiples : contamination des eaux, hausse de la température des océans, surpêche qui dérègle l’écologie des récifs coralliens, et de manière général le changement climatique. La Fondation Corales Las Terrenas s’est donc mobilisée avec des partenaires pour créer des structures qu’ils ont émergées sur Islas Ballenas, à 10m de fond, où ils ont transplanté des fragments de ce corail. On compte aujourd’hui plus de 600 fragments sur ces structures. Mais, ces fragments sont encore fragiles et la présence indispensable du poisson perroquet, qui naturellement mange les algues poussant sur les coraux, disparait. Aussi, cette nurserie implique une stratégie active. Chaque semaine, avec l’aide indispensable du club de plongée Turtle Dive Center, sont organisées des sorties en mer pour réaliser des plongées de nettoyage des coraux et ainsi éliminer les algues qui les envahissent et les étouffent.

Aujourd’hui la Fondation Aldeas de Paz travaille activement avec la Fondation Corales Las Terrenas afin de promouvoir et développer ce projet, en faire un projet de restauration des plus efficaces et multiplier les futures implantations de ces coraux sur les récifs naturels et re-créer ainsi des récifs coralliens sains à Las Terrenas.

Envie d’en savoir plus, désir de s’impliquer dans ce vaste et beau projet, n’hésitez pas à contacter

Marie Boj

Coordinadora del Programa de Conservación Marina – Fundación Aldeas de Paz

+1 (809) 860-0852

Cosy Bar: un espace privilégié dédié au partage…

 

 (cliquez pour voir la vidéo)

https://web.facebook.com/philippe.collignon.330/videos/105472264336505/

Il est tombé dedans quand il était tout petit. D’ailleurs pour l’anecdote, quelle ne fut pas sa surprise en rencontrant au village celui qui fut son tout premier boss alors que, du haut de ses 16 ans, il était plagiste à St Tropez … Puis il ouvrit des bars, des restaurants à Paris, en Guadeloupe, à St Martin… C’est en 1998 qu’il débarqua à Santo Domingo. Et là, que croyez-vous, ben oui, rien à faire notre bonhomme a ça dans le sang, il créa un nouvel établissement dans la zone coloniale, mi resto-mi cabaret qui rencontra un véritable succès…

Depuis quelques temps, l’idée faisait son chemin dans sa tête…. Créer à Las Terrenas un endroit cosy, chaleureux, convivial, douillet pour prendre un verre entre copains, seul ou en amoureux… musique douce et lumière soigneusement étudiée, une invite à la détente devant un cocktail raffiné, un verre de bon vin ou une coupe de bulles. L’opportunité s’est présentée, Marco l’a saisi sans hésitation et le Cosy Bar est né. L’endroit est à son image, chaleureux mai sans chichis, coussins moelleux sur la terrasse ou dans la salle savamment éclairée, les prix sont tout doux histoire de pouvoir goûter sans se ruiner à la belle sélection de rhums du monde entier ou de whiskies triés sur le volet. Ouvert tout début janvier, le Cosy Bar, équipée d’une jolie salle bien agencée propose également à sa clientèle ravie de dîner en toute simplicité. Pas de carte, juste un grand tableau, des produits frais du jour, achetés et cuisinés avec amour par le maître des lieux selon le marché, salades fraîcheur, pierrades gourmandes, poissons … il y en a pour tous les goûts. Les dimanches soirs, les gourmets sont comblés, les mets se font plus raffinés, les papilles s’affolent devant les belles assiettes comme ces succulentes noix de St-Jacques et crevettes flambées au cognac.

Les amoureux n’ont pas été oubliés et pour la St-Valentin Marco, aidé par son ami ex-chef étoile a concocté à leur attention un petit menu tout en finesse et en saveur.

Ambiance cosy propice aux conversations intimistes, dégustation de vins, rhums, whiskies, champagnes, cocktails à prix tout doux, dîner copieux et goûteux sortant des sentiers battus, musique douce et accueil chaleureux…. Le Cosy Bar, situé juste après l’Aligio, Playa Poppy est ouvert chaque jour à partir de 6 pm.

Ludique et largement inspiré par la mer, Sergio B nous ouvre ses portes.

L’air trop mignon d’un gamin mutin pris la main dans le sac, il dit ‘’c’est mon denier restaurant, alors, j’ai eu envie de le baptiser Sergio B’’.

A quelques heures de l’ouverture, sur la pointe des pieds pour ne pas déranger, partons à la découverte du monde fantasque et fascinant de Sergio B, personnage attachant, bout en train atypique, créateur entre autres du Gaia et de Blue Fish, roi de la nuit et de la fête que l’on ne présente plus.

Embruns marins…

Sans vergogne, la mer et tout son univers s’est invitée dans ce bel endroit bourré de charme et de poésie, situé face aux jolies cases colorées du Village des Pêcheurs. J’y déambule, émerveillée, au milieu d’une végétation exubérante, savoureux mélange de discipline et d’imagination débridée. Fonds marins réinventés, aquariums géants plus vrais que nature où batifolent une ribambelle de poissons chatoyants, tout droit sortis de l’imaginaire d’artistes locaux. Tout près du ravissant bar à sushis, c’est une cambuse chic qui nous accueille, habillée de bois précieux, hublots rescapés d’un bateau échoué et percée fascinante d’un mur de pierre sur le plus beau des points de vue marin. Autour d’un vocabulaire simple et joyeux, l’humour en prime, la déco particulièrement soignée vous invite à la détente. Le raffinement est partout jusque dans les somptueuses toilettes aux larges fresques signées Alfredo Castillo.

Côte cuisine…

Tout juste débarqué de sa Camargue natale, Gregory, jeune chef talentueux et créatif n’a pas oublié de glisser dans son paquetage les saveurs du Sud qui lui sont chères. Avec lui, l’évasion culinaire est au rendez-vous. C’est en travaillant aux côtés des plus grands qu’il a pris soin d’affûter sa technique et de développer son incroyable créativité. Essentiellement concentrée sur les produits méditerranéens, la cuisine de Gregory, délicate et féminine, mixe les influences, proposant une expérience ludique et dépaysante. Terre et mer s’épousent, les sauces légères et savoureuses sont remises au goût du jour, la pomme de terre retrouve ses lettres de noblesse au côté des légumes croquants. La carte alléchante et variée séduira les gourmets de tous poils…. Grandes assiettes à partager en entrée, churasco d’exception et son chimichurri argentin ou encore filet de bœuf et sa fondue d’échalotte à la bordelaise pour les amoureux de la bonne viande. Moules marinières comme à Bruxelles et frites maison, soupe de poisson à la catalane et ses petits croûtons de rouille, cassolette retour de pêche, nuggets ou fish burgers pour les petits matelots et pour les becs sucrés, une farandole de desserts gourmands comme la tarte tatin à l’ananas à la vanille de Madagascar ou le nem banane nutella, sauce coco…. Et, si l’on ajoute à toutes ces promesses gustatives le plaisir d’assiettes superbement dressées, on a une seule envie, découvrir vite, vite ce nouvel endroit atypique et convivial qui deviendra, ça j’en suis certaine, le spot incontournable.

Si le cœur vous en dit, Gregory et Sergio vous ont concocté un menu de la St Valentin aux petits oignons, histoire de vous mettre l’eau à la bouche et d’aiguiser votre curiosité, je ne vous parlerai que du mille feuilles de foie gras aux poires caramélisées…

Bravo Sergio pour ce merveilleux établissement tout à ton image, tu nous gâtes et c’est un grand honneur.

Sergio B vous accueille chaque jour à partir de 2 pm pour un service d’exception en continu….

Cliquez sur le lien ci-dessous pour une video, comme si vous y étiez….

https://web.facebook.com/sergi.blanch.3/videos/10220936797833961/?_rdc=1&_rdr

Altea, une résidence de standing à quelques encablures du village et de ses belles plages…

Née de la complicité d’un architecte brillant, Jacques Brown, dont la réputation n’est plus à faire et de la créativité de deux entrepreneurs audacieux, Lionel et Nolwenn Masson (on leur doit notamment les délicieuses villa Mareva de Las Ballenas), la résidence Altea, nichée sur une colline toute proche du village et des superbes plages, constitue un véritable must en matière de design immobilier.

L’architecture innovante, bourrée de charme, la vue panoramique sur l’océan et la campagne alentour, empreinte de l’exquise douceur des paysages changeant au gré du temps, un calme absolu malgré la proximité des commerces et des plages somptueuses, l’extrême qualité des prestations et une totale sécurité font de cette résidence à taille humaine un havre de paix et de bien-être, unique à Las Terrenas.

Les 24 appartements de style très contemporain, du 1 au 3 chambres, de plain-pied, en duplex ou en triplex, clairs et spacieux sont largement ouverts vers l’extérieur grâce à leurs vastes terrasses se jouant habilement de l’ombre et du soleil, de leur roof-top pour certains. Ils bénéficient tous d’une vue époustouflante, imprenable et sans aucun vis-à-vis, préservant une douce intimité. Salle de gym, restaurant panoramique au sein de la résidence, spa cocooning et magnifique piscine au milieu d’un beau jardin arboré de près de 6000 m² confèrent à l’ensemble un confort et une qualité exceptionnelle.

Idéale pour vivre des instants privilégiés en toute tranquillité, la résidence Altea constitue également un investissement hors pair offrant à ses clients la possibilité d’un service hôtelier très complet. Proposé mais non imposé, ce service de haut niveau permet aux investisseurs malins de jouir de leur bien à leur gré, d’en rester les seuls maîtres tout en le louant selon leur envie, leur besoin, histoire d’optimiser leurs revenus. Publicité ciblée, préparation des appartements, accueil des locataires, ménage et gestion du séjour…. le service offre des avantages tangibles, n’exigeant de ses adhérents ravis qu’une homogénéité dans l’agencement de l’espace, possible grâce à une large gamme de meubles et accessoires listés sur un catalogue négocié par Altea. Enfin et non des moindres, acheter un appartement dans la résidence Altea, classée CONFOTUR, exonère d’un certain nombre de taxes et impôt.

La commercialisation de ce projet unique est d’ores et déjà en cours. Et, si les premiers coups de pioche démarrent comme prévu en juin 2020, les appartements seront mis à disposition des heureux acquéreurs au cours du deuxième semestre 2021.

Pour en savoir plus….

Fabrice Garret : 18099092135

Mail : contact@aparthotelaltea

http://www.aparthotelaltea.com