Lisa, mon impossible amour

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Difficile de dire que l’on préfere tel enfant à un autre, pareil pour les chiens.Mais elle, peut-être,justement, parce qu’elle a été mon amour impossible, je l’aime de tout mon coeur. Lisa.Elle a 8 ans et je l’ai adoptée toute petite, juste après le décès de mon mari en novembre 2007. C’est un amour de chien avec un caractère bien trempé, drôle, facétieuse, coquine,chipie….je me souviens l’avoir cherchée toute une nuit dans mon jardin clos…… elle s’était perchée sur le toit de ma mini décapotable….Mais un jour d’autres chiens sont venus partager ma vie et Lisa n’a pas accepté la situation.Ce n’est pas qu’elle déteste les autres congénères, mais elle veut être le chef absolu.Et chez moi, ca a coincé…..plusieurs fois.Dotée d’un cacactère fort, à chaque fois elle a réussi à entraîner toute la meute sur son ennemie-victime, sa tête de turc et….. le résultat n’était pas beau à voir.

Oups, sur le toit de ma mini....je l'ai cherchée toute la nuit.

Oups, sur le toit de ma mini….je l’ai cherchée toute la nuit.

J’ai du m’en séparer, assez tôt, à l’âge de 2 ans, mais sans jamais la perdre de vue. Je l’ai reprise un peu plus tard, mais elle a recommencé son délire et elle est repartie . Aujourd’hui, celui qui l’a aimé autant que moi ne peut plus s’en occuper. Nous lui cherchons une bonne, une gentille famille qui saura l’aimer autant que nous et pourra lui offrir un grand espace de vie.

Si vous avez une idée, voici mon mail claudedoris@yahoo.fr ou ma page facebook Doris Voleau.

Merciiiiii!!!!!!

Je t’aime ma Lisa.

Un beau moment de savie avec les ânes et les chevaux.

Un beau moment de savie avec les ânes et les chevaux.

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Plage La Vela Blanca….un avant-gout du paradis

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« Certificat d’excellence de Tripadvisor »….. et bien vous savez quoi, c’est bien mérité. Tout le monde connait ce petit resto-bar niché sur la plage de Las Ballenas. Un endroit délicieux, des voiles blanches, des tables blanches toutes pimpantes, des chaises longues confortables pour révasser des heures devant l’océan, un petit kiosque joli comme tout, un superbe terrain de pétanque, un WC avec vue hors du commun…..un cadre splendide, un patron attentionné, des employés au top. Les passionnés y viennent chaque jour pour jouer à la pétanque, à la belotte, pour refaire le monde ou boire un coup entre potes.

Thierry, le boss....il se bat avec un oursin récalcitrant

Thierry, le boss….il se bat avec un oursin récalcitrant

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Et les gourmets….. et bien les gourmets ne se lassent pas de s’extasier devant la savoureuse cuisine du chef Jean-Louis. Il faut dire qu’il y a du génie dans ses petits plats. C’est gouteux, délicat, varié et complètement différent. Mis à part les poissons très frais ou les crustacés tout juste sortis de l’eau, les grandes brochettes de viande tendre et les ribs inimitables, il adore revisiter les grands classiques.Prenez par exemple les harengs pomme à l’huile, bof vous allez me dire et bien non, Jean-Louis, dans sa petite case exotique les transforme sans en dénaturer la saveur et les métamorphose en une délicate gâterie gastronomique.

Jean-Louis le Chef

Jean-Louis le Chef

Chaque jour dans son menu à 380 pesos, il s’amuse, selon les arrivages du marché et de la marée à nous concocter une entrée stupéfiante et un plat tout en finesse et en saveur. Harengs pommes à l’huile d’un autre monde, mille-feuilles de légumes confits, une merveille de gouts et de textures, absolument exquis, solettes aux mille parfums, sardines au basilic ou kébab aux trois viandes, juste une perfection. Les petites faims choisiront une petite gourmandise à la carte toujours à prix tout doux et les becs sucrés ne resteront pas sur leur faim. Et pour couronner le tout, c’est son épouse lajolie Carole qui se fera un plaisir de vous servir et de vous expliquer la passion de son chef de mari. Comment je sais tout ca…. mais parce que j’y ai goûté, pardi…. un déjeuner mémorable.

Et la jolie Coco pour un déjeuner gourmand les pieds dans le sable

Et la jolie Coco pour un déjeuner gourmand les pieds dans le sable

Un petit tour au village

Allez, une fois n’est pas coutume, je sors ma tit’ auto et on part faire un petit tour au village.

Arret chez Claude Lachamps pour se reapprovisionner en paréos, sublimes ces paréos.

Un petit verre au XO, ca, c’est obligé, ca reste le plus beau spot de LT.

Une caipiriña au nouveau 18. Les nouveaux patrons sont cubains, plutot sympas et la jolie barmaid, reine de la caipi est toujours la.

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Puis direction Les 3 Caravelles. Ca reste mon resto préféré de vrai. Tout y est bon. Aujourd’hui, ce sera centoyo. Ya pas photo, c’est le meilleur de LT. Rapport qualité/prix imbattable…. et Simone,le patron qui court derriere nous sur le parking pour nous dire aurevoir…. vous y croyez vous…. rien que du bonheur.

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Un lointain souvenir

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Je me souviens de cette fille qui ne rêvait que de vacances au bord de la mer. Les vacances c’était tout pareil que dans la chanson de Michel Jonaz « on allait au bord de la mer », tout pareil mais ce n’était pas triste,bien au contraire. J’en garde après tant d’années un souvenir fabuleux. J’y ai passé des moments inoubliables, ai connu mes premiers émois d’adolescente amoureuse, ai rencontré mon « premier » mari…..C’était beau.

Escapade au Grand Bahia Principe de Portillo

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Vous allez me dire, et, c’est vrai, qu’en certaine circonstance, on trouve les choses plus belles….. Je n’avais pas vu mes nièces chéries depuis…… plus de 13 ans et ma petite Tess (elle, c’est carrément ma petite-nièce) devait avoir 5 ans à mon dernier passage en France. Oups, elle a bien changé. Une pure merveille.
C’est gentil, elles ont décidé de venir rendre visite (ENFIN!!!!!) à leur tata. Question pratique, question rapport qualité/prix,( vu qu’ils arrivaient à 5 et que je ne pouvais malheureusement pas tous les accueillir chez moi) la famille a opté pour une semaine en all-inclusive au Grand Bahia Principe de Portillo. Au début je trouvais cela bizarre, mais bon….. Puis, l’idée m’est venue d’aller passer quelques jours avec elles…..

détail sympa, lespetites clochettes qui récupèrent l'eau des gouttières pour arroser les luxuriantes plantes tout en douceur.

détail sympa, les petites clochettes qui récupèrent l’eau des gouttières pour arroser les luxuriantes plantes tout en douceur.

Tres joli le hall de reception

Tres joli le hall de reception

A mon arrivée, j’ai failli prendre les jambes à mon coup….. Certes, le gigantesque hall de réception est grandiose, accueillant, un décor exquis, plein de petits détails rigolos, un jardin splendide, un personnel aux petits soins, mais……. des centaines de gens sur la plage…. Le sable jonché de touristes….. ravis de se chauffer au soleil de fin octobre, un ou deux verres (gratuits) à la main…. Pas ma tasse de thé, habituée à ma jolie et presque toujours plage déserte de Las Ballenas…..

Mylou et Faby....

Mylou et Faby….

Puis, je les ai vues et tout a changé. D’abord, beaucoup de gens certes, mais polis et bien élevés, loin de l’image que l’on se fait d’une foule en délire. Quelques animations près de la piscine,mais rien d’extravagant, pas de musique tonitruante ni de gosses braillards,juste le sable blond et la mer à perte de vue et dans la mer……. mais oui, plein de poissons multicolores, là à deux mètres de la plage. Rien que du bonheur. Et puis la petite paillote tenue par Euclide juste derrière nos transats, les mojitos, servis à profusion….. Une véritable découverte, je vous dis! Il y a plein de restos dans l’enceinte de l’hôtel, et sans exagérer, la nourriture est succulente. Jamais vu des buffets aussi variés, frais, changeant à chaque repas, sans parler du petit resto italien ou le gastro francais très gourmand. Partout des nappes blanches, des serveurs au garde à vous, tout est propre et de bon goût.

Jolie Tess et Bertrand son amoureux.

Jolie Tess et Bertrand son amoureux.

Côté hébergement, petit bémol.D’abord, dommage, aucune chambre ne donne sur la mer, la plage étant réservée aux infrastructures, restos, piscines, etc…. La déco vieillotte est sans charme, la baignoire à bulles un véritable enfer, la clim mollassonne et le ventilo diabolique (n’est-ce pas Faby)…. mais très propre et pratique.
Bref…… pour un budget raisonnable et un temps de vacances plutôt court, cet all-inclusive est très agréable. Bien sûr, et en tout premier lieu parce qu’il est le seul. Je ne vois pas Las Terrenas envahi par ces structures géantes. Un bon point au Bahia Principe, mais à la seule condition d’oser s’en échapper pour prendre le temps de découvrir le village, histoire de ne pas repartir idiot.
A bientôt mes puces, revenez vite!

Une plage immense

Une plage immense

Une belle rencontre lors d'une longue,longue balade.

Une belle rencontre lors d’une longue,longue balade.

C’était avant……

Mimi chez .... le coiffeur....

Mimi chez …. le coiffeur….

Bien sur, beaucoup d’endroits dans le monde ont suscité ou suscitent de réels engouements. Plages immenses et désertes, cabanes de guingois au charme fou, douceur de vivre au rythme des tropiques…. On est envoûté, mais, souvent, on se lasse et l’on retourne vers son pays natal….Or, la majeure partie de tous ces précurseurs, de tous ces francais qui, un beau jour, il y a 40 ans ont découvert ce petit coin de paradis qu’est Las Terrenas, sont restés ancrés ici, certains à temps plein, d’autres une partie de l’année, amoureux comme au premier jour du village, de la beauté de ses paysages, de la nonchalance du quotidien, de son humanité.

Parmi eux, Michel Voleau (Mimi) nous raconte ses tous premiers jours dans ce village étonnant qui n’était alors qu’un hameau de pêcheurs, il nous livre ses premières sensations, ses émois, qui ont marqué définitivement un virage dans sa vie de baroudeur.

L'actuel XO,autrefois la cabane de Michel

L’actuel XO,autrefois la cabane de Michel

1975….

Le tout premier « gringo » tombé sous le charme de Las Terrenas est Jean Desdames, dit Jeannot el Francese. Marié à une américaine, fille de l’ambassadeur des USA à Santo Domingo, c’est un peu par hasard qu’il est arrivé jusqu’ici. Mais, c’est en toute connaissance de cause qu’il s’y est implanté. Avec son copain René Techer et sa femme Anny, il crée le Tropic Banana.

Le Tropic Banana

Très vite, la réputation de douceur de vivre de Las Terrenas franchit l’océan et les premiers francais, avides de changement débarquent. Le Tropic Banana devient leur refuge et leur point de ralliement. Hôtel de charme et bar « à la mode », les « anciens » aiment à se remémorer les soirées inoubliables passées a faire la fête au son de l’orchestre de Coseco et de Papon (mais oui,celui qui fait griller de cochon chez Sandro, le dimanche). Les grands jours, Mariana Vanderhorst (madame le maire) et ses soeurs enflamment le public dans un incroyable show. Les grandes bières et les Cuba Libre coulent à flot et les soirées s’éternisent jusqu’à pas d’heure.

Autre rendez-vous incontournable de ce temps cher au coeur de Michel, le Nouveau Monde et son mélange insolite de nationalités, de sexes et d’âges. Bon, c’est vrai …. les soirées interminables, un peu trop arrosées, se terminent souvent en bagarres générales, toutes nationalités et tous sexes confondus…..

Les premiers commerces

C’est Claude Breard, aujourd’hui décédé et son épouse Bernadette (pharmacie du Paseo) qui eurent l’idée lumineuse d’ouvrir la toute première boutique « chic » au village: La Gâterie face à l’actuel Paseo. Bien achalandée grâce à des produits inédits à l’époque, dénichés à la capitale, elle fit très vite le bonheur des expats de tous poils. Fanfan et Hélène ouvrirent la Salsa au Village des Pêcheurs, Paco et Sarah, sa jeune femme dominicaine fondèrent le Pacocabana, d’autres, comme Anne et Stéphane choisirent d’installer leur petit lolo à la Bonita.

Michel et Paco

Michel et Paco

Atmosphère bohème

S’il n’y avait pas de route goudronnée, pas d’électricité, pas de téléphone, peu d’autos à part une ou deux guaguas brinquebalantes qui réussissaient bon an, mal an, à se trainer jusqu’à Sanchez en empruntant une piste improbable, la vie était délicieusement douce dans ce petit village éloigné de tout. Bermudas décontractés, paréo pour Michel débarqué du Brésil, les pieds nus… on vivait d’un rien sans vraiment se soucier du lendemain. La jeunesse dorée de Santo Domingo fut très vite attirée par cet endroit qu’elle connaissait peu, par ses plages magnifiques, ses paysages paradisiaques et surtout par ces francais d’un autre monde et leur cuisine si « exotique », véritable choc culturel, exquise découverte. Parmi les afficionados, Pedro Quatrain, Oscar Orsini, Litvinnof Martinez ou encore Miguel Polanco que Michel appelait amicalement « le meilleur couturier du monde » vu la qualité des délicates « réparations » qu’il effectuait jour et nuit sur ces fous d’étrangers. Sans oublier le seul juge-avocat-notaire de l’époque Raoul Languasco, figure incontournable, un brin fantasque, que tout le monde connait à Las Terrenas

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L’école francaise

Peu à peu, la vie s’organisait, de jeunes couples débarquaient et ….des enfants naissaient. L’idée d’une école se transforma bien vite en réalité. Une petite cabane de bois à l’emplacement de l’actuel Paseo accueillit bientôt 4 ou 5 bambins . Les cours du CNED y étaient dispensés par des répétiteurs recrutés parmi les nouveaux venus. L’Ecole Francaise était née. Elle fut le véritable déclencheur de l’arrivée en masse des francais à Las Terrenas, puis d’autres nationalités, hollandais, anglais, allemands, espagnols, américains et canadiens….

Conscient de l’incroyable attrait de l’endroit, Michel, bien avant de devenir le roi de la nuit avec son incontournable bar Le Syroz, s’improvisa agent immobilier, le tout premier au village. La cohabitation entre dominicains et étrangers se passait à merveille, sans heurts et dans le plus grand bonheur. En 1994, Oscar Orsini, afficionado des premiers jours créa Luz y Fuerza et donna la lumière à Las Terrenas. Les commerces et services se multiplièrent, les cabanes du Village des Pêcheurs s’inventèrent une nouvelle vie, les restos fleurirent de partout, quelques routes en dur furent ébauchées ….la vie se structurait.

Devant Chez Bruno

Devant Chez Bruno

Et aujourd’hui…..

Selon le fameux Wikipidea,  le village compte aujourd’hui 18.000 habitants, parmi lesquels 6.000 expatriés (1700 Français, 1100 Italiens, 700 suisses et belges, 700 Canadiens, 500 Allemands et les Anglais, Espagnol, Néerlandais, Américains …)…. L’ambiance y est toujours bon enfant et la cohabitation très sereine. Les routes sont toutes goudronnées, même si l’on y déplore parfois un manque certain d’entretien. La capitale n’est plus qu’à deux heures d’auto et un aéroport flambant neuf accueille les touristes à 20 minutes de chez nous. L’agence immobilière de Michel a fait de nombreux petits, trop sûrement, on en compte des dizaines et les restos pullulent, ferment, renaissent de leurs cendres, s’inventent une nouvelle vie, referment, se refont une beauté, rouvrent….. c’est drôle, le seul qui tient la route depuis des décennies est tenu par un dominicain, Luis, sur la merveilleuse plage de Coson…. A croire que tous ces étrangers n’ont rien à apprendre aux autochtones en matière de bons petits plats…..

Mais la vie est toujours belle à Las Terrenas et malgre certains inconvenients inherents a un developpement accelere, on se dit qu’on est quand même bien ici.

Minis homburgers au XO, rien que du bonheur

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Ils sont tout petits, tout mimis….moelleux et croustillants à la fois, des oignons caramélisés, une vrai bonne viande goûteuse, juste bien assaisonnée. C’est pas trop et pas trop peu. Bref, j’adore les minis homburgers du XO. Et leurs frites maison, bien entendu….sans oublier un petit verre de rosé glacé. En prime un féérique, paradisiaque, fabuleux, extraordinaire décor et la gentillesse de Thierry et de Sandro, le sourire de Ghislaine et les facéties de Gipsy le nouveau petit chaton, hôte des lieux. A essayer d’urgence……..

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C’est beau!

Au Brésil, les saisons sont inversées par rapport à la Rep. Dom., normal nous sommes dams l’hémisphère sud. Et oui, nous entrons dans l’hiver et, si les températures semblent nous prouver le contraire, madame la pluie se charge de nous le rappeler en se faisant de plus en plus présente, de plus en plus pressante. C’est simple, il pleut chaque matin, de bonnes grosses averses bien drues. Pluie abondante et marée d’équinoxe font la joie de mes 8 chenapans. En effet, la partie de la propriété jouxtant le rio et la mer, s’emplit chaque jour d’une eau douce et tellement attrayante pour des fripons en mal de grosse bêtise. Poursuites endiablées, sauts dans l’eau qui clapote, ça gicle de partout, on joue à chien perché sur la passerelle de plus en plus brinquebalante. Mina est de la partie et la comtesse ne se prive pas de se donner en spectacle au milieu de tout ce petit monde ravi. Cheyenne et Diego mènent la course suivis de près par Capucine, persuadée de faire partie de la noble race des Malinois (c’est comme ça depuis toujours). Comanche aboie et Coca compte les points. L’eau, c’est pas son truc. Bref, ça dure de longues minutes jusqu’à ce que tout ce petit monde, épuisé et haletant vienne se frotter contre mes jambes à la recherche d’une caresse…. d’un pardon.

Et oui, cette entrée dans l’hiver est bourrée de charme. Mon seul regret, le rio, crasseux, vaseux, encombrés de mille choses gluantes…. est impraticable, tant à pied qu’à la nage. Vite, il me faut un bateau.

C’est si beau là-bas, juste à portée de yeux. je ne me lasse pas, de ma chambre-bateau, de contempler cette beauté faite de mille teintes pastel en perpétuel mouvement.

Une bulle de bonheur qui se transforme petit a petit en coquet nid douillet. Le chemin reste long avant d’en faire un véritable cocon fini et confortable, mais on s’y approche et puis, finalement, on a le temps.

J’aime ma nouvelle vie…

… à tel point que j’en oublie presque les horreurs qui se passent dans ce petit village que j’ai tant aimé, parfois regretté et que j’en viens à détester par la faute de débiles mentaux lâches et abjects. J’ai tellement de mal à réaliser que parce que qu’un lieu dérange par son histoire, son aura, son renouveau, son succès, sa joie de vivre et sa sérénité, on y met le feu. Mais où va-t-on avec des actes aussi insensés et définitifs. Et dire que les pauvres imbéciles à l’origine de l’incendie du Syroz sont probablement fiers. C’est sûr, ils n’ont pas eu à en subir la concurrence pour la Semaine Sainte. Et si, au-delà de notre peine et de notre rage, Michel et moi avons réussi à relativiser les dommages, je pense a Philippe, Loic, Nancy, à Gérard qui ont mis tout leur coeur pour redonner enfin une âme a cet endroit mythique. C’est moche.

Sale con, va brûler en enfer! Oh pardon…..

Je disais donc, c’est beau….

Suite à cet acte de vandalisme à ce jour toujours resté impuni, Michel a décidé de se rendre à LT. Une petite semaine, histoire de voir sur place ce qu’il en était. Je m’apprêtais donc, plutôt sereine, à passer une semaine seule dans ma maison bien amélioree, presque cocooning, au milieu de ma jungle. Certes, la semaine s’est plutôt bien passée, faites de longues balades sur la plage avec mes toutous et de jeux infinis dans la marée montante….. C’est au retour de Michel que les choses se sont compliquées, des instants douloureux que je n’ai jamais eu le courage de relater par écrit….