Et, cette fois, les mots sont inutiles, voire même superflus…. C’est juste époustouflant de beauté, c’était hier à midi, en face du XO.
A quelques encablures de Las Terrenas, la magie des plages de Las Galeras.
Tout au bout du bout de la péninsule de Samana, quand la route s’arrête là où commence la plage et qu’elle vient buter contre l’océan, on est arrivé au bout du monde, on est arrivé à Las Galeras. Petit village authentique, Las Galeras est encore épargné par le tourisme de masse, même si, depuis quelques années, il a le vent en poupe et se développe à petits pas. Hôtels et restos de qualité fleurissent çà et là, tout comme les centres sportifs, équitation, plongée…. Il faut dire que cet endroit est bourré de charme. Situé à l’écart du monde, à une vingtaine de kilomètres de Samana, on y arrive par une route qui a connu des jours meilleurs mais qui traverse de superbes paysages, océan sauvage ou tranquille, végétation tropicale et adorables petits villages hauts en couleurs. Le hameau est composé de quelques maisons flanquées de cocotiers, son atout charme, sa plage de sable blanc et ses eaux limpides, véritable toile de maître peinte dans des tons délicats de verts, de bleus, d’or où paraissent, indolentes, quelques barques de pêche typiques. Délicieux havre de paix, Las Galeras ressemble fort à un paradis exotique propice à la nonchalance et à la détente maximum à savourer en amoureux ou en famille. Ah oui, sur place, n’oubliez pas de faire un petit tour à l’aquarium naturel Kaio (du nom de son créateur japonais). Kaio est un parc récréatif et écologique, conçu pour protéger la vie marine et observer les poissons dans leur environnement naturel à 300 mètres de la plage de l’hôtel Grand Paradise Samana .
Des plages d’exception
C’est juste à côté de Las Galeras que se cache une des plus belles plages du monde, Playa Rincon aux eaux turquoises et cristallines. 5 km de bonheur entourée d’une végétation exubérante.
Pour rejoindre Rincon en auto, il vous faudra emprunter une piste caillouteuse mais praticable de plusieurs dizaines de kilomètres. En chemin, n’hésitez pas à vous arrêter à l’Iguanario.
Une belle initiative visant à protéger l’iguane, en voie de disparition dans la région. Vous y observerez quelques specimen d’une espèce endémique l’iguane rhinocéros et y reconnaîtrez peut-être Guanou, un iguane aussi beau qu’intrépide (d’une autre espèce, plus colorée) qui, pendant quelques années avait élu domicile en toute liberté dans mon jardin. Malheureusement, avec le temps, Guanou devenait de plus en plus sociable et mes chiens de moins en moins à son égard. Et, pour qu’il ne finisse pas sous leurs crocs, j’ai dû me résoudre, la peine au cœur, à le conduire dans ce lieu juste fait pour eux.
Playa Fronton, sauvage et fantastique, des eaux transparentes et chaudes abritent une faune extraordinaire. Playa Fronton, petit bijou exotique, est célèbre pour ses incroyables roches de marbre blanc.
LE Crabe Farci Antillais, le vrai…. celui de Tia Dadette.
Il est si savoureux qu’une fois goûté, on n’en veut plus d’autres. Beaucoup de restaurateurs appellent « Crabe Farci » juste une carapace de crabe dans laquelle on met une préparation avec du crabe, de mer, crudités, légumes…
Là, ce n’est pas vraiment pas le cas à part que, bien sûr il y a du crabe !! Cette recette n’est pas faite pour les fainéants, je vous préviens tout de suite, mais lisez-la jusqu’au bout, pour le jour oú vous voudrez vous délectez d’un mets tout á fait exceptionnel!
Les 2 particularités du Crabe Farci Antillais sont :
– qu’il se prépare avec des Crabes de TERRE et NON DE MER !!
– qu’il est indispensable d’avoir prélevé la graisse du Crabe de Terre
– Crabes de Terre (vous les voyez à la vente en « grappes » dans la rue, la plupart sont petits, donc le travail plus fastidieux, mais on fait avec, le principal étant qu’ils soient bien vivants, et sans lésions, surtout qu’ils aient leurs 2 grandes pinces, car ce sont leurs outils de guerre, et si possible toutes leurs pattes, un crabe étant la proie des autres crabes quand il a une lésion, vous verrez pourquoi par la suite.
– Pain raci (ou pain de mie sec) sans la croûte
– Un peu de lait
– Cives
– Sel, Poive, Piment rouge antillais (fort mais parfumé)
– Huile Végétale mais pas d’Olive surtout
– Chapelure (facultatif)
Donc, le logement provisoire des crabes s’appelle une « crabière »… un espace bien clos et vaste, sachant que le crabe creuse la terre, s’échappe facilement, (ils grimpent les uns sur les autres pour trouver une sortie aérienne s’il n’y en a pas sur le sol), avec une pente pour qu’ils ne trempent pas toujours dans l’eau. Mais qu’ils aient toujours de quoi manger et boire, leur nourriture au sec et une bonne bassine pour qu’ils se lavent et boivent…
La « crabiére » est normalement un espace cimenté sur le fond et les 4 côtés, vaste selon le nombre de crabes que l’on y met, une pente pour que l’eau s’évacue naturellement, un couvercle en tôle maintenant par des parpaings, en laissant toujours de l’air passer en bonne suffisance.
La « crabiére » doit être nettoyée tous les jours, ou simplement visitée, pour que l’endroit reste propre et pouvoir éliminer les crabes morts s’ils avaient des lésions, ou si 2 crabes se sont battus causant des lésions pouvant occasionner leur décés… dans ce cas, vous pouvez cuire le crable simplement dans de l’eau salée et épicée et le manger comme tel). Il est donc toujours bon de prendre un peu plus de crabes que ceux dont vous aurez besoin, et puis un crabe de terre cuit « au gros sel » est toujours délicieux avec une petite salade !
Leurs aliments sont un peu de canne à sucre (mais pas trop sinon la chair et la graisse seraient trop sucrées), des grains de mais, des peaux de légumes, beaucoup d’herbes grasses (style herbe à lapin), du piment, du pain sec (à changer souvent pour qu’il ne surisse pas), et toujours changer leur eau. N’hésitez pas à les rincez à l’eau comme une bonne pluie, ça les nettoie et ils adorent… Les crabes sont de nature à rester bien propres !
Normalement un crabe se « dégorge » en 1 semaine. Il élimine les mauvaises substances qu’il aurait pû absorber avant sa capture, et il aura enrichi sa graisse, l’un des 2 éléments principaux de cette recette.
Normalement cette recette se fait en famille, car toutes les petites mains seront nécessaires pour sa préparation.
Cuisez vos crabes dans une marmitte pleine d’eau bouillante avec sel, poivre, piment, oignon, ail, clous de girofle.
Et le travail commence… on enlève les pinces et les pattes, et on ouvre le corps…
Prenez soin de garder bien entière la carapace du crabe, on la nettoie bien à l’eau, au savon, au vinaigre, car c’est dans cette carapace que vous servirez votre crabe pour une belle présentation
A ce moment vous prélévez la graisse du crabe, tout en prenant soin de ne pas percer la poche de fiel, ce qui donnerait une amertume telle que votre préparation serait immangeable, et on la réserve à part, au frais.
et on enlève la chair du crabe sur tout son corps (pattes, pinces, corps intérieur) en prenant soin de ne laisser aucun débris solide… il faut donc le faire délicatement avec un petit couteau pointu pour avoir le moins de brisures possibles.
Voilà le plus gros travail accompli, et arrive le moment de la préparation :
Faites tremper votre pain sec dans un peu de lait, et émiettez-le finement avec une fourchette après l’avoir bien essoré.
Dans une casserole chauffée, mettez un peu d’huile végétale, et faites « fondre » vos cives bien nettoyées, et ciselées très très finement…Faites le tout à feu très doux… ajoutez du piment rouge ciselé très très finement, les petits morceaux devant être de 1 mm… une fois les cives bien fondues, surtout pas colorées, vous ajoutez la graisse de crabes récoltée.. mélangez bien le tout. Ajoutez la chair de crabe bien émiettée et le pain (attention pas trop pour le pain sinon ce sera compact).
Vous devez obtenir un appareil moelleux, et très très savoureux…. goûtez donc un peu pour le sel et le piment !… une toute petite pointe de la préparation dans la bouche que vous laissez se développer sous le palais, doucement, inspiration, expiration, et là ….
vous comprenez pourquoi vous avez tant fait…
Si c’est bien à votre goût, vous remplissez vos coquilles de crabes en tassant bien votre préparation, et les saupoudrez si vous le voulez de chapelure et les passez au four…sinon vous les servez telles qu’elles sont.
Pour ma part je compare le bonheur de déguster un VRAI Crabe Farci Antillais avec celui de déguster une truffe bien agrémentée ou un caviar non industriel …
J’espére que vous aurez l’envie, le courage, puis l’immense plaisir à partager avec cette recette
Bon Appétit !! et le plus grand des bonheurs de bouche ….
N’hésitez pas à me poser des questions si quelque chose vous tracasse….
Le grain d’sel en aparté: j’sais pas pour vous, mais pour moi, cette recette est un vrai bonheur à lire , toute la poésie de Tia Dadette est mise en scène et le résultat doit être à la hauteur de la prose. J’adore, merci Tia Dadette pour vos succulentes recettes et votre délicieuse façon de nous les dessiner…..
Un jour …. une image: fallait oser
Un petit bar a poussé sur la plage, en face de l’hôtel Las Cayennas à Las Ballenas. Jusque là rien d’anormal; mais quand on y regarde d’un peu plus près, quand on se penche sur sa dénomination, alors là ça devient rigolo. Ben oui, fallait oser et ils l’ont fait, le joli petit bar posé sur le sable à dix mètres de l’eau s’appelle Borracho Beach saloon, littéralement le bar-saloon de plages de l’ivrogne….. sympa non!!!! Pas très glamour mais original.
De beaux souvenirs….
Vous ne saviez pas, je suis fan, folle, dingue….. de chiens, d’ailleurs surtout de mes chiens. J’en ai toute une collection, 10 depuis que Comanche m’a quitté. De toutes sortes, des trouvés sur la plage, dans une poubelle, des jetés par-dessus mon portail, des offerts par des amis (heu….. amis???? oui!!!!!) puis des désirés, choisis, tous adorés. Il faut dire que la vie n’a pas toujours été courtoise avec moi, elle s’est même montrée sévère. Bref, un jour, ce sont les chiens qui m’ont permis de remonter la pente, ils sont devenus des amis, des enfants, des protecteurs indispensables et indissociables de ma propre personnalité. Et si j’ai eu la possibilité de m’entourer de tous ces animaux d’amour c’est grâce à un homme, un ami lui aussi, Claude, l’homme qui parle à l’oreille des chiens. Il les connait par coeur, les devine, les comprend, les dirige sans jamais user de la force, tout en douceur mais avec une petite dose de fermeté quand même.
Et figurez-vous qu’il a même réussi l’impensable, dresser (j’aime pas le mot, je dirais plutôt inciter) deux de mes viralatas, Mina et Domingo à me défendre aussi bien que mes Malinois. Vous ne me croyez pas, regardez……
Puis il y a Cheyenne, Coca et ma petite Comanche qui, elle, avait décidé de se spécialiser dans la défense rapprochée. Tenue en laisse, pas possible de s’approcher de moi avec un air louche…. Je les aime mes chiens, c’est toute ma vie.
Une tit’ douceur de Tia Dadette avant les Fêtes: le pain doux.
Il remplace souvent la Génoise même s’il n’a pas sa texture aussi dense qu’onctueuse.
Il se mange tel quel, ou se met en couverture pour les Tourments d’Amour (fameuses tartelettes des îles des Saintes liées á la Guadeloupe, au coco, á la confiture de banane), est la base des gâteaux au Coco, ou à l’Ananas…
Vous jouez avec les proportions dépendemment de celles de votre moule, la base étant
le nombre d’œufs choisi,
le même poids de sucre de canne (que le poids des œufs),
moitié de poids (que le poids des œufs) de farine tamisée.
Séparez les jaunes des œufs et réservez les blancs que vous garderez au frais.
Blanchissez les jaunes avec le sucre, en les fouettant vigoureusement, cela prendra un peu plus de temps qu’avec du sucre blanc, le sucre de canne ayant de plus gros cristaux.
Fouettez les blancs d’œufs (avec une petite pincée de sel) pour obtenir une neige trés ferme, incorporez les blancs d’œufs aux jaunes blanchis, puis ajoutez délicatement la farine tamisée.
Vous pourrez ajouter du zeste de citron ou d’orange selon votre envie, du chocolat fondu comme pour un marbré, ou en copeaux, ou tout autre ingrédient de votre choix, ce gâteau est très malléable.
Dans un moule beurré et fariné, versez votre appareil, et mettez à four 7 pendant 30 à 40mn selon l’épaisseur de la pâte. La pâte va beaucoup gonfler donc attention pour la hauteur de votre moule.
Pour couvrir les Tourments d’Amour, il est bien évident que la cuisson sera bien plus rapide, donc il faudra bien surveiller.
Aussi facile à faire qu’un 4-quarts, il vous apportera un goût et texture différents, que tout le monde appréciera je pense !!!
Bon Appétit !!
Le grain d’sel en aparté:Originaire de l’archipel des Saintes, le tourment d’amour est une douceur que préparaient les femmes de pêcheurs pour réconforter ces derniers après leur journée en mer. Ce délicieux petit gâteau rond fourré à la confiture fait aussi aujourd’hui le régal des touristes de passage. Traditionnellement, le tourment d’amour se compose d’une pâte brisée que l’on garnit de confiture à la noix de coco et que l’on recouvre d’un pain doux bien moelleux. Il en existe désormais des variantes à la confiture de banane, de goyave, de mangue ou encore d’ananas. On les déguste au goûter ou au dessert, accompagnés d’un bon café ou, pour ceux qui le souhaitent, d’un petit verre de rhum local. Depuis peu, le tourment d’amour est une marque déposée, et l’on ne trouve la véritable recette que sur l’archipel des Saintes.
Chaque année, lors de la fête patronale de Terre-de-Haut, le 15 août, on peut assister au concours du meilleur et du plus gros tourment d’amour !
Un jour …. une image: un jour sinistre!
Il y aura toujours le Village des Pêcheurs d’avant et celui d’après. Et, on se souviendra longtemps de ce jour sinistre de mai 2012 où l’âme de Las Terrenas est partie en fumée.
Je m’en souviens comme si c’était hier, au réveil, le matin du 9 mai, plus d’électricité, plus de téléphone, plus d’internet….. Et pour cause, durant la nuit, un terrible incendie avait ravagé le Village des Pêcheurs, ne laissant que tristesse et désolation et brûlant, dans sa furie toutes les lignes électriques ou téléphoniques aux alentours…..
Semaine Sainte : les signes avant-coureurs …..
…. On y est presque, une effervescence communicative règne dans le village, les patrons de négoces s’agitent, font des pronostics, ajustent leurs stocks, les chapiteaux se montent sur les plages, les panneaux publicitaires géant Presidente ou Brugal fleurissent un peu partout, hôtels et maisons de locations affichent complet, et……Pedro, le jardinier voisin, gardien d’une maison de vacances de riches dominicains de la capitale n’arrête pas de tondre sa pelouse. La semaine Sainte est en vue et risque d’être « chaude ».
Bien loin de sa vocation initiale de fête religieuse, la Semaine Sainte est devenue, en République Dominicaine, notamment, une vaste liesse populaire. Les habitants délaissent les villes du jeudi au dimanche et se ruent sur les côtes, Boca Chica, Sosua et de plus en plus Las Terrenas (ben oui nous ne sommes plus qu’à 2h de la capitale, 5h il y a peu encore). Elle est au centre de toutes les discussions, est attendue avec hantise ou convoitise selon que l’on soit restaurateur, hôtelier ou simple résident. Elle est toujours synonyme de festivité à outrance, de bruit, de musique, de rires, d’allégresse et de gens qui parlent fort. On n’a pas le choix, tout dominicain qui se respecte a le devoir de s’amuser durant ces quelques jours où tout ou presque est autorisé, sinon, il passe pour un idiot. Et pour se dérider, rien de tel qu’une petite bière ou un petit rhum, ou deux ou trois, ou vingt….. La semaine Sainte, c’est aussi la semaine la plus dangereuse de l’année. Entre accidents de la route, noyade, intoxications alcooliques….
Il y a quelques années, à une époque pas si lointaine où Las Terrenas ne connaissait pas encore une telle infrastructure hôtelière, hôtels, maisons d´hôtes, centaines de maisons de location, les familles venues faire la fête et retrouver cousins, cousines, tatas et tontons campaient sur les plages. Un beau fouillis de gosses braillards, de sono à fond la caisse, de gens qui dansaient une bière à la main, de barbecue de fortune et d’odeurs de viande grillée, d’autos garées en vrac, bref un vaste capharnaum, mais sympa quand même. Un petit quelque chose qui me rappelait la Semaine Sainte à St Barth (ou plus généralement dans toutes les Antilles Francaises) et sa coutume sympa de camper sur les plages, de s’y retrouver en entre amis, en famille, et de passer de longues heures attablé devant un colombo de cabris, de porc, ou l’incontournable matété de crabes . Mais, je vous rassure, si, aujourd’hui l’ambiance est un peu plus policée, le vaste bordel de la Semaine Sainte est toujours d’actualité et, vaut bien un petit coup d’œil. Et si dans les Antilles on vénère le matété de crabes à Pâques, ici ce sont les habichuelas con dulce qui sont à l’honneur. Un dessert typique de la Semaine Sainte , sorte de soupe froide faite à partir de haricots rouges, de patates douces, de lait concentré sucré, de lait de coco et de vanille, un vrai délice!
Bonne Semaine Sainte à tous ….. espérons qu’avec l’affluence attendue au village, la nouvelle compagnie d’électricité tiendra ses promesses d’excellence et ne nous fera pas faux bond, en nous laissant dans le noir complet !
Une belle initiative: « el compromiso de la langosta Las Terrenas »
Et comme le temps passe vite, on y est à nouveau, la veda de la langouste, interdiction d’en consommer, d’en vendre, d’en cuisiner, fraîches ou surgelées….faites pas la gueule, il y a plein d’autres bonnes choses à déguster ici. Laissez les langoustes tranquilles, elles font des petits BB.
Il est vrai que pour la majorité des touristes, il semble inconcevable de passer des vacances aux Caraibes sans savourer l’incontournable langouste et, beaucoup se trouvent le bec dans l’eau entre le 1er mars et le 30 juin quand ils apprennent que, ben non, ils n’en auront pas au menu. Quelques restaurateurs compatissants, désolés de voir une telle tristesse dans leurs yeux (si vous voyez ce que je veux dire…..!!!!!) bravent la loi et en cachette soudoient quelque pêcheur peu regardant et, ni vu ni connu offrent à leur client reconnaissant le met de toutes leurs envies, prêts à en payer le prix fort. Sauf que, ça c’était avant. Depuis quelques temps, une poignée de personnes responsables et très concernées ont remué ciel et terre et fait bouger leurs méninges pour remédier à cette sinistre situation. Ils ont créé El Compromiso de la langosta. Un engagement à respecter la loi d’interdiction de pêche avec à la clé, un diplôme en bonne et due forme et une belle pub pour les adhérents ou une mise au ban et une pub catastrophique pour les récalcitrants.
En toute simplicité, ils m’ont demandé de traduire en français le message de leur site web bioterrenas.com. J’ai fait de mon mieux et vous le transmet ci-dessous. Et…. je compte sur vous, pour souscrire vite à cet engagement juste fait pour préserver notre plaisir de pouvoir encore longtemps nous régaler de belles langoustes.
Protection des langoustes et des pêcheurs de Las Terrenas respectant la saison d’interdiction de pêche à la langouste
Notre proposition :
L’objectif de cette initiative est de braquer un projecteur sur cet épineux problème, de manière à le mettre en évidence et récompenser tous ceux qui, à LT respectent la période d’interdiction de pêche à la langouste. Et, pour sensibiliser les acteurs, pêcheurs, restaurateurs, commerçants, et les pousser à observer cette période morte, nous avons décidé de créer un véritable intérêt économique et commercial.
Comment ?
De nos jours, grâce aux réseaux sociaux, l’information jaillit rapidement et atteint tout le monde. Nous allons en profiter pour servir la cause de la langouste en initiant un engagement pour les langoustes.
Les négoces qui signeront cet engagement figureront sur ce site web, les réseaux sociaux, les journaux locaux et d’autres supports s’adressant aux touristes ou aux locaux (Tripadvisor, hotel, etc….) ; Ils recevront en outre un Certificat d’engagement personnel. Nous enverrons également une liste des commerces ayant adopté cet engagement à la mairie de LT, le ministère du tourisme, de l’environnement et au bureau de la première dame.
Il est fait pour les aider à stabiliser la population de langoustes à LT leur permettant une pêche abondante mais responsable.Nous dénonceront également les commerces qui ne respectent pas l’interdiction de pêche. Aucun propriétaire d’affaire n’aimerait une si mauvaise pub, point négatif pour eux dans la mesure où les clients informés et sensibilisés auront tendance à bouder leur établissement.
Cet engagement n’a pas pour but de priver les pêcheurs de travail, bien au contraire. Il est fait pour les aider à stabiliser la population de langoustes à LT leur permettant une pêche abondante mais responsable.
Quel est le problème et pourquoi une interdiction de pêche est-elle nécessaire ?
La population locale des langoustes décline chaque année. Les langoustes sont plus difficiles à trouver et de plus petite taille. Avec le développement de LT et de sa banlieue, la pression sur la population locale de langoustes ne fait que croître. Il est indispensable d’agir maintenant avant que le dommage ne soit irréversible et que les langoustes disparaissent de chez nous comme c’est arrivé dans de nombreux autres endroits des Caraibes.
Pour éviter que l’extinction des langoustes devienne une réalité, les gouvernements de pays caribéens et d’Amérique Centrale ont imposé de façon simultanée une interdiction de pêche du 1er mars au 30 juin. C’est la période de reproduction des langoustes et il est nécessaire de respecter cette interdiction pour éviter la destruction de milliards d’œufs.Si vous ne leur donnez pas une chance de se reproduire, l’évidente conséquence sera la disparition pure et simple des langoustes.
Que dit la loi sur l’interdiction de pêche ?
Basiquement, il est interdit de pêcher et de vendre tout type de langoustes. Si certains établissements en ont dans leur congélateur, ils ne peuvent être vendus avant la fin de l’interdiction de pêche.
Certains pêcheurs et restaurateurs respectent cette interdiction, beaucoup d’autres non. Dans l’idéal, le ministère de l’environnement devrait renforcer cette loi et appliquer des sanctions dures à l’encontre de ceux qui ne la respectent pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas et les pêcheurs et restaurateurs violent souvent la loi impunément.
Nous sommes ici pour changer cet état de chose !
L’amour des mots, un hommage à la langue française
Parmi les amoureux de la langue française et de ses mots truculents, il en est un que j’aime tout particulièrement pour sa faconde, son humour, sa classe et sa façon si personnelle de jouer avec les mots.
Bernard Pivot a publié en 2004 un fascicule intitulé « 100 mots à sauver ». Et, si le contenu est savoureux, la préface est un pur moment de bonheur. Je ne me lasse pas de la lire et la relire. Et pour saluer, à mon humble niveau la semaine de la langue française, je vous en dévoile un petit extrait:
« On s’emploie avec raison à sauver toutes sortes d’espèces d’oiseaux, d’insectes, d’arbres, de plantes, de grosses et petites créatures bien vivantes mais menacées de disparition. Des mots, eux aussi, pour d’autres raisons que la chasse, la pollution et l’argent, meurent. Pétrifiés dans des dictionnaires obsolètes ou humoristiques, recensés par des lexicologues historiens, ils ne subsistent que dans les oeuvres littéraires où, intrigué mais paresseux, le lecteur les saute ou les ignore trop souvent.
Rares sont les personnes émues par la disparition des mots. Ils sont pourtant plus proches de nous que n’importe quel coléoptère. Ils sont dans notre tête, sous nos yeux, sur notre langue, dans nos livres, dans notre mémoire.(….) L’écologie des mots est balbutiante. Ah! menacés, s’ils avaient des ailes et une queue,comme on s’apitoierait sur leur sort! Les mots ont pourtant des ailes, des yeux, des becs, des pattes, des queues, des muscles, du souffle, un coeur; tous possèdent une histoire, un sexe, une âme, une identité, des papiers mais le public ne le perçoit pas et ne le sait pas. Et si l’on travaillait à sauver des mots en péril?
(….) Cette cueillette des mots vieillis ou vieux menacés de disparaître, chacun peut la faire (….) Il existe des centaines d’autres mots en péril. Ne serait-ce que pour services rendus, ils ne méritent pas notre indifférence. Si nous le voulons, ils seront encore utile. Sauvons-les. »
S’en suivent 100 mots choisis par Bernard Pivot comme disparus ou en péril, des mots expliqués, mis délicieusement en scène et ça débute par Argousin, Badauderie, Bancroche, Barguigner…….
Rien que du bonheur…. et un véritable plaisir lorsque comme moi, on est juste raide dingue des mots et de la langue française.





















