A quelques encablures de Las Terrenas, la magie des plages de Las Galeras.

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Tout au bout du bout de la péninsule de Samana, quand la route s’arrête là où commence la plage et qu’elle vient buter contre l’océan, on est arrivé au bout du monde, on est arrivé à Las Galeras. Petit village authentique, Las Galeras est encore épargné par le tourisme de masse, même si, depuis quelques années, il a le vent en poupe et se développe à petits pas. Hôtels et restos de qualité fleurissent çà et là, tout comme les centres sportifs, équitation, plongée…. Il faut dire que cet endroit est bourré de charme. Situé à l’écart du monde, à une vingtaine de kilomètres de Samana, on y arrive par une route qui a connu des jours meilleurs mais qui traverse de superbes paysages, océan sauvage ou tranquille, végétation tropicale et adorables petits villages hauts en couleurs. Le hameau est composé de quelques maisons flanquées de cocotiers, son atout charme, sa plage de sable blanc et ses eaux limpides, véritable toile de maître peinte dans des tons délicats de verts, de bleus, d’or où paraissent, indolentes, quelques barques de pêche typiques. Délicieux havre de paix, Las Galeras ressemble fort à un paradis exotique propice à la nonchalance et à la détente maximum à savourer en amoureux ou en famille. Ah oui, sur place, n’oubliez pas de faire un petit tour à l’aquarium naturel Kaio (du nom de son créateur japonais). Kaio est un parc récréatif et écologique, conçu pour protéger la vie marine et observer les poissons dans leur environnement naturel à 300 mètres de la plage de l’hôtel Grand Paradise Samana .

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Des plages d’exception

C’est juste à côté de Las  Galeras que se cache une des plus belles plages du monde, Playa Rincon aux eaux turquoises et cristallines. 5 km de bonheur entourée d’une végétation exubérante.

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Pour rejoindre Rincon en auto, il vous faudra emprunter une piste caillouteuse mais praticable de plusieurs dizaines de kilomètres. En chemin, n’hésitez pas à vous arrêter à l’Iguanario.

guanouyUne belle initiative visant à protéger l’iguane, en voie de disparition dans la région. Vous y observerez quelques specimen d’une espèce endémique l’iguane rhinocéros et y reconnaîtrez peut-être Guanou, un iguane aussi beau qu’intrépide (d’une autre espèce, plus colorée) qui, pendant quelques années avait élu domicile en toute liberté dans mon jardin. Malheureusement, avec le temps, Guanou devenait de plus en plus sociable et mes chiens de moins en moins à son égard. Et, pour qu’il ne finisse pas sous leurs crocs, j’ai dû me résoudre, la peine au cœur, à le conduire dans ce lieu juste fait pour eux.

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Playa Fronton, sauvage et fantastique, des eaux transparentes et chaudes abritent une faune extraordinaire. Playa Fronton, petit bijou exotique, est célèbre pour ses incroyables roches de marbre blanc.

LE Crabe Farci Antillais, le vrai…. celui de Tia Dadette.

Un jour …. une image: fallait oser

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Un petit bar a poussé sur la plage, en face de l’hôtel Las Cayennas à Las Ballenas. Jusque là rien d’anormal; mais quand on y regarde d’un peu plus près, quand on se penche sur sa dénomination, alors là ça devient rigolo. Ben oui, fallait oser et ils l’ont fait, le joli petit bar posé sur le sable à dix mètres de l’eau s’appelle Borracho Beach saloon, littéralement le bar-saloon de plages de l’ivrogne….. sympa non!!!! Pas très glamour mais original.

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De beaux souvenirs….

Vous ne saviez pas, je suis fan, folle, dingue….. de chiens, d’ailleurs surtout de mes chiens. J’en ai toute une collection, 10 depuis que Comanche m’a quitté. De toutes sortes, des trouvés sur la plage, dans une poubelle, des jetés par-dessus mon portail, des offerts par des amis (heu….. amis???? oui!!!!!) puis des désirés, choisis, tous adorés. Il faut dire que la vie n’a pas toujours été courtoise avec moi, elle s’est même montrée sévère. Bref, un jour, ce sont les chiens qui m’ont permis de remonter la pente, ils sont devenus des amis, des enfants, des protecteurs indispensables et indissociables de ma propre personnalité. Et si j’ai eu la possibilité de m’entourer de tous ces animaux d’amour c’est grâce à un homme, un ami lui aussi, Claude, l’homme qui parle à l’oreille des chiens. Il les connait par coeur, les devine, les comprend, les dirige sans jamais user de la force, tout en douceur mais avec une petite dose de fermeté quand même.

Et figurez-vous qu’il a même réussi l’impensable, dresser (j’aime pas le mot, je dirais plutôt inciter) deux de mes viralatas, Mina et Domingo à me défendre aussi bien que mes Malinois. Vous ne me croyez pas, regardez……

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Mina, c’est la noire, elle « attaque » en bas et Domingo croque en haut.

Puis il y a Cheyenne, Coca et ma petite Comanche qui, elle, avait décidé de se spécialiser dans la défense rapprochée. Tenue en laisse, pas possible de s’approcher de moi avec un air louche…. Je les aime mes chiens, c’est toute ma vie.

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Coca et Cheyenne, par deux elles choisissent de privilégier le haut ou le bas.

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Cheyenne, jolie malinoise, petite mais efficace.

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Comanche: pas toucher maman

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Pas toucher j’ai dit

Une tit’ douceur de Tia Dadette avant les Fêtes: le pain doux.

Un jour …. une image: un jour sinistre!

Il y aura toujours le Village des Pêcheurs d’avant et celui d’après. Et, on se souviendra longtemps de ce jour sinistre de mai 2012 où l’âme de Las Terrenas est partie en fumée.

Je m’en souviens comme si c’était hier, au réveil, le matin du 9 mai, plus d’électricité, plus de téléphone, plus d’internet….. Et pour cause, durant la nuit, un terrible incendie avait ravagé le Village des Pêcheurs, ne laissant que tristesse et désolation et brûlant, dans sa furie toutes les lignes électriques ou téléphoniques aux alentours…..

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Semaine Sainte : les signes avant-coureurs …..

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…. On y est presque, une effervescence communicative règne dans le village, les patrons de négoces s’agitent, font des pronostics, ajustent leurs stocks, les chapiteaux se montent sur les plages, les panneaux publicitaires géant Presidente ou Brugal fleurissent un peu partout, hôtels et maisons de locations affichent complet, et……Pedro,  le jardinier voisin, gardien d’une maison de vacances de riches dominicains de la capitale n’arrête pas de tondre sa pelouse.  La semaine Sainte est en vue et risque d’être « chaude ».

Bien loin de sa vocation initiale de fête religieuse, la Semaine Sainte est devenue, en République Dominicaine, notamment, une vaste liesse populaire. Les habitants délaissent les villes du jeudi au dimanche et se ruent sur les côtes, Boca Chica, Sosua et de plus en plus Las Terrenas (ben oui nous ne sommes plus qu’à 2h de la capitale, 5h il y a peu encore). Elle est au centre de toutes les discussions, est attendue avec hantise ou convoitise selon que l’on soit restaurateur, hôtelier ou simple résident. Elle est toujours synonyme de festivité à outrance, de bruit, de musique, de rires, d’allégresse et de gens qui parlent fort. On n’a pas le choix, tout dominicain qui se respecte a le devoir de s’amuser durant ces quelques jours où tout ou presque est autorisé, sinon, il passe pour un idiot. Et pour se dérider, rien de tel qu’une petite bière ou un petit rhum,  ou deux ou trois, ou vingt….. La semaine Sainte, c’est aussi la semaine la plus dangereuse de l’année. Entre accidents de la route, noyade, intoxications alcooliques….

Il y a quelques années, à une époque pas si  lointaine où Las Terrenas ne connaissait pas encore une telle infrastructure hôtelière, hôtels, maisons d´hôtes,  centaines de maisons de location, les familles venues faire la fête et retrouver cousins, cousines, tatas et tontons campaient sur les plages. Un beau fouillis de gosses braillards, de sono à fond la caisse, de gens qui dansaient une bière à la main, de barbecue de fortune et d’odeurs de viande grillée, d’autos garées en vrac, bref un vaste capharnaum, mais sympa quand même. Un petit quelque chose qui me rappelait la Semaine Sainte à St Barth (ou plus généralement dans toutes les Antilles Francaises) et sa coutume sympa de camper sur les plages, de s’y retrouver en entre amis, en famille, et de passer de longues heures attablé devant un colombo de cabris, de porc, ou l’incontournable matété de crabes . Mais, je vous rassure, si, aujourd’hui l’ambiance est un peu plus policée, le vaste bordel de la Semaine Sainte est toujours d’actualité et, vaut bien un petit coup d’œil. Et si dans les Antilles on vénère le matété de crabes à Pâques, ici ce sont les habichuelas con dulce qui sont à l’honneur.  Un dessert typique de la Semaine Sainte , sorte de soupe froide faite à partir de haricots rouges, de patates douces, de lait concentré sucré, de lait de coco et de vanille, un vrai délice!

Bonne Semaine Sainte à tous ….. espérons qu’avec l’affluence attendue au village,  la nouvelle compagnie d’électricité tiendra ses promesses d’excellence et ne nous fera pas faux bond, en nous laissant dans le noir complet !

Une belle initiative: « el compromiso de la langosta Las Terrenas »

 Et comme le temps passe vite, on y est à nouveau, la veda de la langouste, interdiction d’en consommer, d’en vendre, d’en cuisiner, fraîches ou surgelées….faites pas la gueule, il y a plein d’autres bonnes choses à déguster ici. Laissez les langoustes tranquilles, elles font des petits BB.

Il est vrai que pour la majorité des touristes, il semble inconcevable de passer des vacances aux Caraibes sans savourer l’incontournable langouste et, beaucoup se trouvent le bec dans l’eau entre le 1er mars et le 30 juin quand ils apprennent que, ben non, ils n’en auront pas au menu. Quelques restaurateurs compatissants, désolés de voir une telle tristesse dans leurs yeux (si vous voyez ce que je veux dire…..!!!!!) bravent la loi et en cachette soudoient quelque pêcheur peu regardant et, ni vu ni connu offrent à leur client reconnaissant le met de toutes leurs envies, prêts à en payer le prix fort. Sauf que, ça c’était avant. Depuis quelques temps, une poignée de personnes responsables et très concernées ont remué ciel et terre et fait bouger leurs méninges pour remédier à cette sinistre situation. Ils ont créé El Compromiso de la langosta. Un engagement à respecter la loi d’interdiction de pêche avec à la clé, un diplôme en bonne et due forme et une belle pub pour les adhérents ou une mise au ban et une pub catastrophique pour les récalcitrants. 

En toute simplicité, ils m’ont demandé de traduire en français le message de leur site web bioterrenas.com. J’ai fait de mon mieux et vous le transmet ci-dessous. Et…. je compte sur vous, pour souscrire vite à cet engagement juste fait pour préserver notre plaisir de pouvoir encore longtemps nous régaler de belles langoustes.

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Protection des langoustes et des pêcheurs de Las Terrenas respectant la saison d’interdiction de pêche à la langouste 
Notre proposition :

L’objectif de cette initiative est de braquer un projecteur sur cet épineux problème, de manière à le mettre en évidence et récompenser tous ceux qui, à LT respectent la période d’interdiction de pêche à la langouste. Et, pour sensibiliser les acteurs, pêcheurs, restaurateurs, commerçants, et les pousser à observer cette période morte, nous avons décidé de créer un véritable intérêt économique et commercial.

Comment ?

De nos jours, grâce aux réseaux sociaux, l’information jaillit rapidement et atteint tout le monde. Nous allons en profiter pour servir la cause de la langouste en initiant un engagement pour les langoustes.

Les négoces qui signeront cet engagement figureront sur ce site web, les réseaux sociaux, les journaux locaux et d’autres supports s’adressant aux touristes ou aux locaux (Tripadvisor, hotel, etc….) ; Ils recevront en outre un Certificat d’engagement personnel. Nous enverrons également une liste des commerces ayant adopté cet engagement à la mairie de LT, le ministère du tourisme, de l’environnement et au bureau de la première dame.
Il est fait pour les aider à stabiliser la population de langoustes à LT leur permettant une pêche abondante mais responsable.Nous dénonceront également les commerces qui ne respectent pas l’interdiction de pêche. Aucun propriétaire d’affaire n’aimerait une si mauvaise pub, point négatif pour eux dans la mesure où les clients informés et sensibilisés auront tendance à bouder leur établissement.
Cet engagement n’a pas pour but de priver les pêcheurs de travail, bien au contraire. Il est fait pour les aider à stabiliser la population de langoustes à LT leur permettant une pêche abondante mais responsable.

Quel est le problème et pourquoi une interdiction de pêche est-elle nécessaire ?

La population locale des langoustes décline chaque année. Les langoustes sont plus difficiles à trouver et de plus petite taille. Avec le développement de LT et de sa banlieue, la pression sur la population locale de langoustes ne fait que croître. Il est indispensable d’agir maintenant avant que le dommage ne soit irréversible et que les langoustes disparaissent de chez nous comme c’est arrivé dans de nombreux autres endroits des Caraibes.

Pour éviter que l’extinction des langoustes devienne une réalité, les gouvernements de pays caribéens et d’Amérique Centrale ont imposé de façon simultanée une interdiction de pêche du 1er mars au 30 juin. C’est la période de reproduction des langoustes et il est nécessaire de respecter cette interdiction pour éviter la destruction de milliards d’œufs.Si vous ne leur donnez pas une chance de se reproduire, l’évidente conséquence sera la disparition pure et simple des langoustes.

Que dit la loi sur l’interdiction de pêche ?

Basiquement, il est interdit de pêcher et de vendre tout type de langoustes. Si certains établissements en ont dans leur congélateur, ils ne peuvent être vendus avant la fin de l’interdiction de pêche.
Certains pêcheurs et restaurateurs respectent cette interdiction, beaucoup d’autres non. Dans l’idéal, le ministère de l’environnement devrait renforcer cette loi et appliquer des sanctions dures à l’encontre de ceux qui ne la respectent pas. Malheureusement, ce n’est pas le cas et les pêcheurs et restaurateurs violent souvent la loi impunément.

Nous sommes ici pour changer cet état de chose !

L’amour des mots, un hommage à la langue française

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Parmi les amoureux de la langue française et de ses mots truculents, il en est un que j’aime tout particulièrement pour sa faconde, son humour, sa classe et sa façon si personnelle de jouer avec les mots.

Bernard Pivot a publié en 2004 un fascicule intitulé « 100 mots à sauver ». Et, si le contenu est savoureux, la préface est un pur moment de bonheur. Je ne me lasse pas de la lire et la relire. Et pour saluer, à mon humble niveau la semaine de la langue française, je vous en dévoile un petit extrait:

« On s’emploie avec raison à sauver toutes sortes d’espèces d’oiseaux, d’insectes, d’arbres, de plantes, de grosses et petites créatures bien vivantes mais menacées de disparition. Des mots, eux aussi, pour d’autres raisons que la chasse, la pollution et l’argent, meurent. Pétrifiés dans des dictionnaires obsolètes ou humoristiques, recensés par des lexicologues historiens, ils ne subsistent que dans les oeuvres littéraires où, intrigué mais paresseux, le lecteur les saute ou les ignore trop souvent.

Rares sont les personnes émues par la disparition des mots. Ils sont pourtant plus proches de nous que n’importe quel coléoptère. Ils sont dans notre tête, sous nos yeux, sur notre langue, dans nos livres, dans notre mémoire.(….) L’écologie des mots est balbutiante. Ah! menacés, s’ils avaient des ailes et une queue,comme on s’apitoierait sur leur sort! Les mots ont pourtant des ailes, des yeux, des becs, des pattes, des queues, des muscles, du souffle, un coeur; tous possèdent une histoire, un sexe, une âme, une identité, des papiers mais le public ne le perçoit pas et ne le sait pas. Et si l’on travaillait à sauver des mots en péril?

(….) Cette cueillette des mots vieillis ou vieux menacés de disparaître, chacun peut la faire (….) Il existe des centaines d’autres mots en péril. Ne serait-ce que pour services rendus, ils ne méritent pas notre indifférence. Si nous le voulons, ils seront encore utile. Sauvons-les. »

S’en suivent 100 mots choisis par Bernard Pivot comme disparus ou en péril, des mots expliqués, mis délicieusement en scène et ça débute par Argousin, Badauderie, Bancroche, Barguigner…….

Rien que du bonheur….  et un véritable plaisir lorsque comme moi, on est juste raide dingue des mots et de la langue française.