Oups, frileux ou pudibonds s’abstenir!

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Un paquebot de tourisme rempli de gens tout nus s’apprête à venir mouiller sur les plages de la péninsule de Samana.

La compagnie Bare Necessities and Travel a vu le jour en 1990. Son idée, proposer aux croisiéristes la possibilité de découvrir les plus beaux endroits des Caraibes, comme la Martinique, Porto Rico, les Bahamas, Turcks et Caicos, sans contrainte……. tout nus. Une drôle d’idée quand même ou bien? Bon, en fait, ils n’ont pas le droit de pénétrer dans les salons ni dans la salle à manger en tenue d’Adam et Eve, mais ils peuvent fréquenter les aires de loisirs, se balader sur les coursives, prendre un verre au bar comme ça, comme la nature les a fait. La compagnie propose des croisières sur de très gros paquebots ou des plus petits afin de plaire au maximum de naturistes globe-trotters.

Le 12 février, cette charmante troupe de croisiéristes décontractés visiteront les plages de Samana, s’hasarderont-ils jusqu’à Las Terrenas…. certainement.Quoi qu’il en soit, il est à parier que les badauds seront nombreux ce jour-là sur le port de Samana.

Ne mangez plus de crabes….. pour le moment!

 

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Le patrimoine d’un pays repose essentiellement sur la préservation de ses ressources naturelles. En Republique Dominicaine, nous connaissons tous et dans l’ensemble respectons l’interdiction de pêcher des langoustes de début mars à fin juin. De la même facon et pour les mêmes raisons, il est strictement interdit de capturer quelque sorte que ce soit de crabes, de terre ou de mer du 1er décembre au 30 avril.
Et c’est là où ca coince, peu de pêcheurs et de restaurateurs respectent cette décision, sûrement parce qu’ils l’ignorent. Et pourtant, pendant cette période de reproduction, ces animaux doivent être préservés sous peine de les voir tout simplement disparaître de notre paysage et de nos assiettes. Ce serait quand même dommage!

Le crabe japonnais

Le crabe japonnais

Bon maintenant que vous le savez, je compte sur vous pour ne plus pêcher, vendre, cuisiner, consommer de crabes durant cette période…. allez, il y a plein d’autres choses délicieuses!

Les termites nous rongent…


Nés à l’époque des mammouths, les termites (on dit un termite) sont de sales petites bestioles invisibles qui remontent insidieusement depuis le sous-sol, le long des murs et des charpentes, en quête de cellulose. Ils prolifèrent dans les habitations car la chaleur et l’humidité font le délice de ces insectes. Pour peu que vous ayez opté pour un toit en cana, bingo, chez vous elles seront au paradis. Ils se nourrissent de cellulose et vivent en colonies. Ils s’attaquent aux charpentes, planchers, aux huisseries, aux meubles mais aussi au papier, au plâtre ou aux textiles, travaillent dans l’ombre, car ils craignent la lumière et creusent des galeries rejoignant leur termitière parfois éloignée du bâtiment. Ils grignotent le bois de l’intérieur et, quand on s’aperçoit de leur présence, les dégâts sont souvent déjà assez graves. On ne le voit pas (le termite redoute toute exposition à l’air) et on ne l’entend pas. Pour pénétrer dans une maison, il construit ses chemins à travers les joints de mortier d’étanchéité et de dilatation, dans les canalisations, dans les vide-sanitaires, dans les gaines de câbles électriques (créant parfois des courts-circuits . Seuls indices : les «cordonnets», ces chemins de couleur noire, ces galeries qu’ils fabriquent en surface, avec des excréments de la terre et de la salive, pour contourner un obstacle.

Le cauchemar des propriétaires
Les termites sont le cauchemar de tous les propriétaires. En quelques années seulement, ils peuvent fragiliser voire ravager une maison entière et constituent un véritable fléau dont il est difficile de se débarrasser. Si elles parviennent à s’introduire dans une construction, ils progressent de bas en haut et font feu de tout bois: revues, livres, papiers et cartons stockés, puis parquets, plinthes, menuiseries, portes, meubles et enfin poutres et charpentes sont inexorablement grignotés, digérés….

Des signes avant-coureurs
Pris à temps et scrupuleusement surveillés, on n’a cependant jamais vu de termites dévorer une maison ! Sans trou ni sciure en surface du bois transformé en mille-feuilles par leurs puissantes mandibules, il semble difficile au néophyte de repérer l’activité des termites. Leur vie sociale animée les trahit cependant la plupart du temps. En effet, l’activité fourmillante des ouvriers (90% à 95% de la colonie) dont la mission est de nourrir d’éléments cellulosiques ingérés puis recrachés les soldats et les reproducteurs de la termitière, peut être détectée l’apparition de galeries terreuses (les cordonnets) à la surface des murs, du bois ou du sol.


Que faire alors ?
Fumiguer ou mieux faire fumiguer régulièrement et entièrement votre propriété, dedans et dehors et si possible demander aux voisins d’en faire autant.

Je garde toujours sous la main une solution anti-termites dans un petit pulvérisateur pour pourvoir agir vite et pas trop salement (on trouve des produits très efficaces dans la plupart des ferreterias, demandez conseil). Hier, ces saletés essayaient de grimper au plafond de la salle de bain, sortant d’une prise électrique, leur chemin soigneusement construit dans un espace de quelques millimètres entre un grand miroir en fer et le mur…. J’ai horreur des termites et je suis constamment à l’affût. 1/2 heure plus tard, chemin détruit, murs nettoyés… bon je ne sais toujours pas ce qui se passe dans la prise électrique…
Pas d’autre solution que de surveiller partout, toujours, spécialement en période humide comme c’est le cas en ce moment…. C’est un travail de longue haleine et un combat pas gagné d’avance.

La scolopendre, pas cool la bébête

Effrayante mais néanmoins utile, la scolopendre....

Effrayante mais néanmoins utile, la scolopendre….

La scolopendre fait partie des mille-pattes. En Guadeloupe, elle est appelée la «bête à mille pieds» et ici en République Dominicaine le Cent-pieds. Elle possède de nombreuses particularités parmi lesquelles, son squelette qui se trouve à l’extérieur de son corps, c’est sa carapace formée par des parties dures de sa peau. Lorsqu’elle est jeune, la scolopendre est de couleur vert bleue. Elle change de couleur en grandissant puisqu’elle est marron rouge à noire une fois adulte. Son corps est un peu aplati, parfois aussi large qu’un doigt. Il est très allongé, long d’une douzaine de centimètres, voire 20 centimètres pour les plus grandes. En fait, son corps est annelé, constitué d’une suite de segments, de couleur verdâtre, articulés comme un collier de grosses graines. Elle possède une tête avec 2 grandes antennes, suivie de vingt-deux segments, le premier porte des crochets venimeux qui ne sont visibles qu’au niveau du ventre. Les 21 segments suivants portent chacun une paire de pattes. Et oui, tout ça de pattes! D’où la facilité avec laquelle la scolopendre se déplace .

La scolopendre se cache
Elle adore les zones humides, à l’abri de la lumière. On peut la trouver dans les rochers, sous l’écorce des arbres ou dans les troncs d’arbre pourris et sous les feuilles mortes. Mais elle peut occuper aussi certains endroits des maisons: sous les planches et sous les pierres, dans les fissures des murs, derrières les plinthes, près des drains des cuisines et des salles de bain. (Bizarrement, j’ai vu très peu de scolopendre à Las Terrenas, pourtant humide, par rapport à St-Barth, au climat très sec, où je vivais avant). Lorsqu’elle est débusquée, elle se faufile à toute vitesse vers la cachette la plus proche. Attention, ça peut être une chaussure posée sur le sol, d’où la nécessité de secouer vos souliers avant de les enfiler. Elle n’a pas l’air comme ça, mais la scolopendre est une grande timide mais c’est aussi une attaquante
L’animal possède deux longues antennes vibrantes et sensibles. Grâce à elles, elle est à l’affût du moindre mouvement, peut détecter de très petites proies. Les antennes lui permettent aussi de sentir une menace et de réagir en conséquence. Si elle est attaquée, elle bondit sur son ennemi en un rien de temps. Il faut dire qu’elle a aussi une détente remarquable. C’est un peu comme si elle avait des ressorts dans ses longues pattes. Si malgré sa fuite, elle est rattrapée et se retrouve en mauvaise situation, elle se contorsionne et s’enlace autour de son ennemi pour le mordre. Ouille…. ses 2 crochets venimeux injectent un venin qui fait très mal. Attention à vos animaux domestiques, elle peut leur faire très mal. Son échine très souple lui permet de jouer à la gymnaste. La scolopendre est aussi très vigoureuse et très résistante. Attention! Car, si elle est touchée une première fois, elle peut revenir à l’assaut très rapidement.

Une attaquante née!
Que mange la scolopendre?
La scolopendre est carnivore: elle mange de la viande. Et, autant dire qu’elle a un bon appétit! Elle aime particulièrement les insectes: cucarachas, criquets, araignées, fourmis, … Pour les grandes occasions, elle s’offre de petits lézards et même de petites grenouilles. Si l’on réfléchit bien, on se rend compte qu’elle débarrasse nos maisons des petits envahisseurs. C’est un insectivore utile dans nos maisons . Et, en plus elle nettoie, car c’est un charognard: elle mange les animaux morts.
Bon, résumons, la scolopendre, utile mais à contourner si on la rencontre sur son passage…..

(Source: Guadeloupe, les mal aimés)

Balade gourmande au fil de la cuisine dominicaine

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Colorée, exubérante, exotique, savoureuse mais peu épicée, la cuisine dominicaine est une cuisine rustique qui, à son image, a su tirer le meilleur parti de ses influences, tainos, créoles, européennes et africaines. Si l’île est riche en épices aux saveurs multiples, la cuisine dominicaine en fait toutefois un usage modéré, à l’inverse des îles voisines des Antilles. Les petites échopes de rue proposent des étals riches en couleurs et en promesses de saveurs. Cannelle, muscade, girofle, poivre, gingembre, curcuma et laurier font la joie des cuisiniers créatifs et des palais curieux, et se retrouvent généreusement utilisés dans la cuisine des chefs… étrangers  ! Moins sophistiquée que celle de ses voisines des Caraïbes françaises ou anglaises, la cuisine dominicaine n’en est pas moins riche de belles spécialités gourmandes, véritables explosions de goûts hauts en couleurs et en saveurs.
Il faut dire que la nature est généreuse et offre au panier de la ménagère une foultitude de produits sains et riches en goûts.

Un potager royal.
De très nombreux légumes sont originaires de cette partie du monde, comme les pommes de terre, le maïs ou le manioc. D’autres ont été importés au cours des grands voyages de découverte, et se sont parfaitement acclimatés, tel l’arbre à pain et ses fruits très nourrissants rapportés des îles du Pacifique. Les bananes plantain sont l’une des grandes vedettes de la cuisine dominicaine et, accommodées en tostones (rondelles aplaties et frites à l’huile), elles accompagnent tous les plats de viande. Le riz, aliment de base largement produit sur place, tient une place de choix dans le régime dominicain. Préparé avec des haricots rouges ou noirs, en sauce, il accompagne presque toujours le plat principal, de viande ou de poisson. Il est bien difficile de dresser un panorama exhaustif du potager dominicain. Avocats, patates douces, gombos verts et tendres, aubergines, poivrons verts ou rouges, haricots verts, rouges ou noirs, cristophines – les chayotes provençales – giraumons, potirons, tomates, oignons, le moins que l’on puisse dire, c’est que la palette des légumes n’engendre pas la monotonie culinaire et dépayse agréablement le palais…

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Le paradis des fruits.
Tous les fruits exotiques les plus incroyables, connus et méconnus, aux parfums et aux saveurs riches et subtils, sont au rendez-vous des marchés dominicains. Parmi les plus connus, citrons verts ou jaunes, oranges, mandarines, bananes, pastèques juteuses, pommes, ananas, noix de coco, prennent des saveurs exceptionnelles. On découvrira avec plaisir les moins communs : mangues, papayes rafraîchissantes, caramboles plus décoratives que gustatives, fruits de la passion, goyaves, canne à sucre, corossols, sapotilles au goût d’abricot, les fruits rivalisent de couleur et de saveur. En sorbets, en jus, en cocktails, en salades, ou bruts, on grignote des fruits tout au long de la journée, dans un bar, au coin d’un étal de rue. On y décapite les noix de coco pour en savourer la chair après s’être désaltéré de l’eau de coco (agua de coco, à ne pas confondre avec le leche de coco, plus épais et destiné aux préparations culinaires), on y achète une banane, une orange artistiquement pelée, un bout de canne à sucre pressé pour en extraire le jus.

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Un régime traditionnellement carné.
La viande rouge demeure rare. Marinée dans de savoureux mélanges d’épices douces, peu relevées, elle est cuisinée en ragoûts ou en grillades. Si le poulet reste le chouchou des Dominicains, avec une bonne longueur d’avance sur les autres viandes, le porc, le cabri et le boeuf sont de plus en plus présents. Les chèvres des prés-salés de la région de Montecristi sont particulièrement réputées.
Des produits de la mer qui commencent à être à l’honneur.
Le poisson et les fruits de mer ne sont pas des mets courants dans les habitudes alimentaires dominicaines, malgré l’étendue des côtes. Le développement massif du tourisme est en train de révolutionner ces traditions en mettant à l’honneur poissons et crustacés. La mer Caraïbe comme l’Océan Atlantique avec leurs récifs coralliens, sont très poissonneux. Espadons, thons, rougets et dorades, parmi les plus courants, alimentent la nouvelle table dominicaine. Les crustacés et les fruits de mer sont légion. La langouste grillée, arrosée d’un filet de citron vert, est incontestablement la reine des tables touristiques, ainsi que les crevettes de mer ou de rivières (camarones de la baie de Sanchez). Les crabes (les fameux centollos) sont eux aussi fort savoureux. Le lambi, sorti de son gros coquillage orangé, est moins courant, mais fort prisé.
Les grandes spécialités
Le plat typique, la bandera (aux couleurs du drapeau dominicain), se compose de riz blanc, fèves rouges, viande de ragoût, accompagnée de salade et de bananes plantain frites .Pour les Dominicains, le sancocho (ragoût de sept viandes différentes dont du poulet, du porc, des crevettes ou du poisson, des tubercules et plusieurs légumes, comme le manioc, le maïs, les pommes de terre, yautía, et l’igname) n’est pas un plat de fête, c’est l’indispensable plat du dimanche, un peu comme la feijoada au Brésil. On se régale aussi avec le chivo guisado, viande de chèvre marinée avec oignons, poivrons, ail, origan et… rhum, même si les stars incontournables du hit-parade des plat les plus consommés demeurent le pica pollo, sorte de poulet frit à la mode locale et servi avec des tostones (rondelles de bananes plantain frites) et le poulet arroz-habichuela, un savoureux ragoût accompagné de riz blanc et d’haricots. On trouve également sur les routes des chicharones (d’origine espagnole), couenne de porc marinée dans du jus d’oranges amères et cuite dans sa propre graisse, un peu gras mais très bon. Des empanadas aussi appelés pastelitos. Une mention spéciale dans la cuisine locale pour les mondongos (inspiration africaine), ragoût de tripes de bœuf ou de porc que l’on déguste avec un zeste de citron vert. Les tainos ont laissé en souvenir une sorte de pain fabriqué à partir de farine de yuca: le casabe. Une délicate spécialité de Samana, le poisson coco, assez proche de la Moqueca bahianaise.
Manger à la dominicaine.
Dans ce pays, on grignote partout et à tout moment. La nourriture est omniprésente, dans des petits étals sur les trottoirs dans des colmados de fortune, des frituras, des comedors ayant pignon sur rue ou encore des paradas attendant le chaland le long des routes principales . Le Dominicain rapporte très souvent chez lui une nourriture préparée et achetée à l’extérieur qu’il consommera à son rythme. La culture du repas autour de la table familiale est plutôt rare. Pour manger, pas d’horaire privilégié non plus, c’est l’estomac qui dicte l’heure du repas. Un petit déjeuner traditionnel se compose de mangu (purée de bananes plantain) avec des oeufs et un café. Le déjeuner, ou comida, est le repas le plus important. Le déjeuner typique se compose d’un plat de viande accompagné de riz et de haricots, plutôt roboratif. Le dîner, souvent déstructré, est plutôt léger.

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Vous trouverez à Las Terrenas tout un tas de petits comedors dominicains. J’aime beaucoup de Paco Fish dont je vous parle dans la rubrique Resto.Bon appétit!!!!

Sale bête, le moustique…..

Des milliers d’espèces dans le monde
Les scientifiques ont reconnu plus de 3 500 espèces de moustiques dans le monde. Cela représente beaucoup de moustiques! Ils sont plus ou moins grands: entre 3 et 20 millimètres de longueur selon les espèces. Parmi eux, 30 espèces vivent sous nos latitudes et seulement 8 espèces nous piquent.

Le moustique, un insecte aux longues pattes
Tout le monde sait ce qu’est un moustique! Dans les régions tropicales, telle la Caraïbe, ils font partie de notre quotidien. Pas un jour ne passe, ou presque, sans qu’un moustique ne vienne nous chatouiller du bout de ses petites pattes et qu’il décide de se poser sur notre peau pour nous piquer. Mais, avez-vous vraiment regardé un moustique de près? Le moustique possède un corps allongé. Il est recouvert d’écailles. Ces écailles ne se voient qu’au microscope car elles sont minuscules. Ses membres, les antennes, les ailes et les pattes sont longs et fins. La trompe de la femelle est dure pour transpercer la peau des êtres humains et des animaux; elle est dite «trompe piqueuse». Les antennes du mâle sont recouvertes de plumes. C’est grâce à ces plumes que l’on distingue le mâle de la femelle.

Le menu du moustique
Contrairement à ce que l’on croit, le moustique ne se nourrit pas que de sang. Il aime aussi le nectar des fleurs. Le mâle, comme la femelle, aspire ce doux nectar avec sa longue trompe, comme le font les abeilles et les papillons, les colibris et certaines chauves-souris. Le mâle moustique ne mange que ça. Il est donc totalement inoffensif. Mais, la femelle moustique a besoin d’un autre aliment pour fabriquer des œufs dans son ventre : du sang.

Le moustique femelle aspire le sang chaud des oiseaux et des mammifères, comme l’être humain, mais aussi pour certaines espèces le sang froid des grenouilles, des crapauds et des tortues de terre ou encore d’autres insectes et larves. C’est au choix: boisson chaude ou boisson froide pour Madame! De toute façon, tout le monde a droit à la prise de sang!

La piqûre du moustique
En piquant son «donneur de sang», la femelle moustique inocule par la salive une substance dite «anti-coagulante». Cette substance permet de conserver le sang bien liquide. Futée cette femelle moustique! C’est justement cette substance qui provoque de très désagréables démangeaisons. Ça gratte! et ça peut gratter des heures, voire des jours, chez les personnes très sensibles. Avez-vous déjà remarqué comme une femelle moustique devient grosse au fur et à mesure de ses piqûres? Pendant qu’elle suce le sang, son abdomen se gonfle. Grâce à sa peau souple et flexible, elle est capable de doubler son propre poids en un seul repas de sang!. La quantité est minuscule pour nous, mais pour sa taille, c’est énorme. On dirait une petite bonbonne remplie de sang!
Le vrai problème c’est que les moustiques servent aussi de taxi involontaire et gratuit pour certains virus. Ils les transmettent d’une personne malade à une personne en bonne santé. Les virus peuvent provoquer des maladies pénibles, voire graves, comme la dengue ou le chikungunya .
Le chikungunya, comme la dengue, est une maladie transmise par un moustique qui a la particularité de piquer pendant la journée : Aedes albopictus. Il est aussi appelé moustique “tigre” à cause de sa silhouette noire à rayures blanches.

Comment se transmettent chikungunya et dengue?

Un moustique “tigre” sain pique une personne infectée par le virus. Quelques jours plus tard, le moustique infecté devient contaminant. Ce moustique transmet la maladie à une autre personne saine en la piquant. Pendant au moins 1 semaine après l’apparition des symptômes, la personne malade peut contaminer un moustique sain qui pourrait ensuite piquer d’autres personnes et leur transmettre la maladie. Il faut 4 à 7 jours pour que les symptômes apparaissent chez la personne contaminée par le moustique. Le chikungunya comme la dengue se manifeste par l’apparition brutale d’une fièvre souvent supérieure à 38.5°C et généralement accompagnée de très fortes douleurs articulaires, courbatures, éruption cutanée, maux de tête…Seule une prise de sang pourra à coup sûr faire la différence entre ces deux maladies.

Et, pour éviter les moustiques?
Eliminer les eaux stagnantes, chez soi et autour de chez soi. C’est primordial. En effet, ils ont besoin d’une eau stagnante pour pondre leurs oeufs (qui se transforment ensuite en larves) et chaque moustique femelle peut pondre jusqu’à 250 oeufs tous les 2 jours ! De plus, le plus souvent, un moustique ne vole pas à plus de 50 mètres du point d’eau où il est né. Il est donc nécessaire de : retirer toutes les coupelles des pots de fleurs, mettre à l’abri tous les objets susceptibles de se remplir d’eau de pluie ou d’arrosage et nettoyer, une fois par semaine, les endroits où l’eau peut stagner (gouttières, siphons…). Fumiger n’est pas superflu et très efficace. Enfin, il existe des tas de produits pour le corps, pas du tout au goût de cette sale bête. N’hésitez pas à vous en badigeonner allègrement.

C’est Noel au Paseo…..

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On peut dire qu’ils se donnent du mal ces commercants, réunis dans ce bel endroit qu’est le Paseo. A chaque occasion, à chaque événement, dans une parfaite entente, ils se mettent en quatre dans le seul but de vous faire plaisir et de montrer qu’à Las Terrenas, il y a encore de vrais pros.
Bien evidemment Noel est pour eux une occasion merveilleuse de vous étonner. Et, c’est en grand secret qu’ils vous ont concocté un programme de fête pour petits et grands. En aparté, je vais vous le dévoiler « en toute intimité ».
Vous avez deja pu découvrir, le samedi, le mignon petit marché artisanal de Noel avec de vraies jolies surprises. Bonne nouvelle, il se tiendra dorénavant chaque samedi matin. Si vous n’étiez pas encore arrivés, ne le ratez pas la semaine prochaine, il en vaut la peine.

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Mardi 22 et mercredi 23, un invité de marque se baladera dans les allées du centre commercial: le Père Noel en personne vous attend de 13h à 19h. N’oubliez pas vos appareils photo!
Du 22 au 24 puis du 26 au 31 décembre, tous les magasins seront ouverts en non-stop de 10h à 20h. Belle occasion de flâner dans les jolies boutiques, pousser la porte de la magnifique bijouterie Terrena en Plata, entrer chez Shanel où la jolie Clotilde vous accueillera avec son indéracinable sourire et son délicieux bagout, admirer les objets artisanaux signés Manos Dominicanas en exclusivité chez Violette et Rose, visiter les galeries d’Art, s’extasier devant la délicatesse des bijoux en verre de Murano, boire un coup chez Sam à la Cave a Vins, s’offrir un soin magique pour les cheveux chez Bernadette, la pharmacienne, changer ses sous chez Fort Knok…….. plein de choses à faire.
Et, pour les enfants, du cinéma (au-dessus de la boutique Shanel) , des films, des films d’animation, des seances en francais ou espagnol selon les jours. Pour eux aussi, un atelier de fabrication de décos de Noel, un concours de dessin, ….
Et pour tous, le 22 à 20h30 un karaoké géant avec buvette histoire, pour les artistes en herbe, de se désaltérer entre deux prestations, le 23 à la même heure et avec la même buvette un spectacle musical rock…..il y aura aussi un spectacle de danse, une chorale d’enfants, une autre grande soirée musicale suivie du spectacle des commercants du Paseo et même un super loto…..
Pour ne rien rater, ce serait dommage, allez vite retirer le programme détaillé qui vous attend chez tous ces commercants du Paseo. Cette année encore, ils se sont donnés beaucoup de mal juste pour vous rendre heureux durant cette belle période de Noel. Merci à eux tous pour leur dévouement, leur gentillesse, leur professionnalisme et leur courage.

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Un insecte répugnant et tenace: la cucaracha

cucarachaDes cafards par milliers…

On connaît cet insecte sous le nom de «blatte» ou encore «ravet» aux Antilles. Pour d’autres, c’est aussi le cafard, la cucaracha le cancrelat ou la coquerelle … il a plusieurs noms, c’est peut-être pour mieux tromper l’ennemi. Il existe 4000 espèces de blattes dans le monde€! La plus connue est le «ravet des maisons». Il en existe d’autre€: le «claclate» qui est en voie de disparition, la blatte germanique qui prend de plus en plus la place du ravet des maisons et de nombreuses autres blattes qui vivent dans les bois.

La blatte, aux couleurs de la terre

La blatte a un corps ovale et aplati, recouvert d’une peau luisante de couleur brune à rouge
marron, voire noire ou même verte chez celles qui vivent dans les bois. C’est ainsi plus facile pour se cacher sous les feuilles vertes! Comme presque tous les insectes, elle possède deux antennes, trois paires de pattes et deux paires d’ailes. La première paire d’ailes est plus épaisse et plus colorée. Tout cela pour dire que la blatte ne se sert pas souvent de ses ailes. Elle vole seulement pour fuir ou, pendant la nuit, pour changer de lieu d’exploration. En fait, elle préfère courir furtivement sur le sol. C’est la championne de course à pied parmi les insectes.

Cachée dans les endroits sombres et humides

La blatte adore les endroits humides. Par exemple, elle se cache dans les trous et dans les fentes des murs et dans les interstices des meubles. Parfois, les trous sont si étroits que l’on se demande bien comment elle réussit à s’y faufiler. C’est grâce à son corps très aplati. Bien sûr, la blatte traîne surtout où il y a de la nourriture. Dans les maisons, elle reste près des gardes-manger, dans les cuisines, elle réserve sa place à côté des réfrigérateurs, elle «€squatte€» les placards et les tiroirs, et elle se cache dans les caves. Dans les bars et les restaurants, elle traîne du côté des entrepôts de nourriture et dans les recoins, à l’affût de la moindre miette qui tombe au sol.

Gourmande de tout

La blatte se nourrit de tout€: fruits et légumes, viandes, pain, graisses, céréales, sucre, papier, carton… On dit
qu’elle est «omnivore». En quelque sorte, elle sait se rendre indispensable à la maison. C’est un nettoyeur; très pratique comme «éboueur» naturel. Elle doit sa capacité à tout manger à ses mandibules broyeuses. C’est un insecte «broyeur».
Les blattes sont envahissantes lorsqu’elles deviennent trop nombreuses. Elles sont dites «dévastatrices» quand elles mangent les denrées alimentaires. Bien sûr, elles ne sont pas toujours très propres car elles déposent des excréments sur les aliments. Cela dégage une odeur nauséabonde, très désagréable. Et, cela peut être dangereux pour la santé de l’homme car les excréments, déposés sur la nourriture, attirent des germes toxiques.

Le savais-tu?

La plupart des ravets ne sortent de leur cachette que la nuit€; ce sont des animaux nocturnes qui n’aiment pas la lumière€; ils l’évitent. S’ils sont délogés de leur trou en plein jour, ils se mettent à courir dans tous les sens et à toute allure, cherchant le moindre recoin sombre pour se cacher. Même une minuscule fente entre deux pierres fait l’affaire.
La blatte est un animal très résistant. D’ailleurs, elle survit et s’adapte aux insecticides (insecticide: qui tue les insectes). Une blatte un peu plus résistante à un insecticide que les autres aura plus de chance de faire des petits que les autres. En plus, elle leur transmettra sa résistance. Une fois adultes, ils transmettront eux-mêmes la résistance à leur propres petits et ainsi de suite, de génération en génération. C’est ainsi qu’une blatte actuelle est plus résistante aux insecticides que son arrière arrière grand-mère.

Pour éviter la prolifération des blattes à la maison, il faut nettoyer régulièrement les miettes et jeter les restes de nourriture dès que l’on en produit. C’est important dans les pays tropicaux où la température élevée augmente la vitesse de dégradation des aliments. Les odeurs attirent les animaux!
Un autre astuce qui fonctionne: acheter en pharmacie une petite boite d’acide borique, une poudre blanche (merci a Bernadette de la pharmacie du Paseo, c’est elle qui m’a donné la recette). Confectionner de petites boulettes en mélangeant cette pâte à du lait concentré sucré. Disposez le tout sur des petites coupelles un peu partout dans la maison, les placards, les tiroirs, etc….. à l’abri des animaux domestiques bien sûr. Les cucarachas en raffolent et meurent!. J’ai testé, ca marche.

(Tiré d’un fascicule guadeloupéen: les mal-aimés).

La chenille du frangipanier

chenilleC’est dans la nouvelle maison de Lisa, ma petite chienne que nous avons eu la stupéfaction de découvrir un frangipanier tout déplumé, couvert de centaines de ces chenilles splendides. De retour à la maison, investigations chez Dr Google et voici ce que j’ai trouvé.

Ces chenilles fréquentes en Guadeloupe semblent bien s’être aventurées dans notre région, à Cabrera en tout cas.
Une chenille bien colorée
Qu’elle est belle la chenille du frangipanier avec sa tête, ses pieds rouge vif, ses anneaux jaunes sur son corps de velours noir et une sorte antenne dressée à l’arrière. On croirait qu’elle porte un joli pyjama rayé. Elle est grande aussi€: jusqu’à 15 centimètres de long€! Mais, qu’on ne s’y méprenne pas€: qui dit couleurs éclatantes dit «€danger€». Tout oiseau qui se respecte connaît ces règles de base dans la nature.
Que mange la chenille du frangipanier€?
La chenille du frangipanier est très gourmande. Elle aime particulièrement les feuilles du Frangipanier rouge ou blanc d’où son nom de «€chenille du frangipanier€». Elle adore aussi les feuilles de l’Allamanda. Elle les aime tant qu’elle est capable de dévorer toutes les feuilles d’un arbre jusqu’à la dernière, invitant volontiers ses congénères au festin. C’est une vorace€! Une chenille peut dévorer à elle seule une dizaine de feuilles par jour€! Elle possède deux mandibules qui fonctionnent à longueur de journée. C’est pire qu’une vache€! Un frangipanier peut être aussi dénudé qu’un arbre caduc (caduc = qui perd ses feuilles pendant l’hivernage). Cependant, certains botanistes (botaniste = scientifique qui étudient les arbres et les plantes) pensent que les ravages qu’elle occasionne sur les arbres augmenteraient leur floraison. Autrement dit, l’arbre réagirait à «€l’agression€» des chenilles du Frangipanier en donnant encore plus de feuilles et de fleurs. C’est un moyen de défense et de survie que l’arbre a trouvé contre la chenille. Les chenilles seraient-elles de petits jardiniers qui opèrent des coupes rases sur les arbres du jardin pour leur bienfait€? Les scientifiques n’ont pas encore tranché sur la question.
Le savais-tu€?
Le nom de Sphinx vient du comportement des larves. Lorsqu’elles sont dérangées, par un prédateur par exemple, elles dressent leur tête et l’avant de leur corps pour impressionner leur ennemi. Elles ressemblent alors à un Sphinx d’Égypte€! Par erreur on appelle souvent la chenille du frangipanier, chenille rasta. La vraie chenille rasta est reconnaissable par la présence de touffes de poils noirs sur tout son corps, qui ressemblent à des «€locks€» d’où son surnom «€rasta€». Elle ne dépasse pas 4 centimètres de long et se nourrit surtout des feuilles du Laurier rose. Cette petite chenille rasta devient un papillon de jour, noir bleuté avec des taches blanches et le bout de l’abdomen rouge.
La chenille comporte un poison toxique. Inoffensives pour les êtres humains. Elles ne causent ni brûlures ni démangeaisons. Cependant, il ne faudrait pas s’amuser à les croquer car elles sont pleines du poison que contiennent les plantes qu’elles dévorent (elles-mêmes étant immunisées contre ce poison). Les oiseaux et les lézards les gouttent une fois, mais ils les recrachent aussitôt et ne recommencent plus jamais cette fâcheuse expérience. C’est pour cela qu’elles affichent de si belles couleurs€; elles avertissent tous les mangeurs de chenilles€: «€Attention, je ne suis pas comestible€!€». Dangereuses cependant pour les chiens ou chats qui oseraient s’y frotter et les croquer juste pour jouer.
Un grand papillon de nuit

sphinx
Comme chacun sait, les chenilles deviennent des papillons. Or, la chenille du frangipanier devient un papillon de nuit ou «€nocturne€». Il s’agit du Sphinx du Frangipanier. Il possède un corps beaucoup plus puissant et fuselé que les papillons de jour. C’est un très grand papillon€: son envergure peut atteindre 15 centimètres (envergure = dimension des ailes). Ses ailes avant, sont très allongées, ses ailes arrière sont beaucoup plus courtes. Il a un vol vibrant comme un colibri et il peut butiner les fleurs sans se poser. La femelle est toujours plus grande que le mâle. Elle pond des œufs qui donnent des larves qui deviennent ensuite des chenilles. Quand une chenille a fini de grandir, elle descend de la plante et se fait un cocon formé de feuilles mortes collées entre elles par des fils de soie. Dans cette logette, la chenille se transforme en chrysalide que l’on appelle en créole «€tobi€tobi€» . Du cocon sortira un papillon tout gris et moucheté, se confondant parfaitement avec l’écorce d’un arbre où il se pose.
Il faut savoir que le papillon ne garde pas le poison qui vient de la plante dont il se nourrissait quand il était encore une chenille. Il est donc plus vulnérable et c’est une merveilleuse friandise pour les oiseaux. Tu comprends donc qu’il a tout intérêt à ne pas se faire repérer !