La magie de la rue: des étals de fruits colorés

Un vrai plaisir.

Un vrai plaisir.

Joyaux éparpillés parmi les échoppes, des étals multicolores croulent sous des tonnes de fruits juteux, citrons verts, papayes juteuses, mangues, ananas, bananes, goyaves, noix de coco ou corossols aux pouvoirs sacrés…, de légumes oubliés, manioc, potirons, patates douces, ignames,….

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La délicieuse Ada, un bonheur de petite vendeuse qui aime son métier.

La délicieuse Ada, un bonheur de petite vendeuse qui aime son métier.

Et, au Paseo, la ravissante case de la délicieuse Ada. Je la connais depuis toujours Ada, avec son minois de petite fille et son charmant bagout. Aujourd’hui, c’est avec fierté qu’elle propose aux badauds émerveillés ces jolies cabosses de cacao….. Rien que du bonheur.

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La magie de la rue: des échoppes acidulées

D'accord, toit a tendance à danser la Salsa mais les yeux des petits et des plus grands s'écarquillent devant ces rutilants vélos de toutes les couleurs.

D’accord, toit a tendance à danser la Salsa mais les yeux des petits et des plus grands s’écarquillent devant ces rutilants vélos de toutes les couleurs.

Disséminées ici et là ou agglutinées les unes contre les autres, les petites échoppes artisanales font partie intégrante du paysage de Las Terrenas. Elles contribuent, cela va sans dire à son charme envoûtant. Couleurs pimpantes et acidulées pour des masures de bric et de broc souvent recouvertes d’un improbable toit juste fait de débrouille et qui ne tient que par l’opération du Saint Esprit.

Mon.... toit préféré.

Mon…. toit préféré.

 

Un vrai colmado bien achalandé.

Un vrai colmado bien achalandé.

On y vend de tout et de rien, des vélos multicolores, des ballons, des chouchous pour les cheveux des filles, des bonbons, des flacons de shampooing bon marché, des montres, des cigarettes à l’unité, des babioles en plastique, de l’huile de coco, des canettes de Coca Cola, de la gazoline, des tiges de cannes à sucre, des oranges. …On y répare montres, télé ou téléphones….

L'horloger et sa cliente.

L’horloger et sa cliente.

 

Un vrai supermarché dominicain, on y trouve .... de tout

Un vrai supermarché dominicain, on y trouve …. de tout

On y achète de succulents empanadas qu’on croque en marchant. De jolies filles lascives, tout en sourires vous proposent jeans, petits tops rigolos ou lingerie presque fine.

Si monsieur Claro passe par là, il va avoir mal à la tête, s'il est mort, il va se retourner dans sa tombe.... Non mais, t'as vu la boutique!!!!

Si monsieur Claro passe par là, il va avoir mal à la tête, s’il est mort, il va se retourner dans sa tombe…. Non mais, t’as vu la boutique!!!!

Des colmados improvisés proposent au milieu d’un incroyable mais délicieux fouillis, des « oeufs du jour » (?????), du Brugal, de la Présidente bien fraîche, de la Mamajuana, du pain, des gâteaux secs ou des ustensiles de cuisine en fer blanc.

Une tapisserie qui a de l'allure.

Une tapisserie qui a de l’allure. J’adore.

La scolopendre, pas cool la bébête

Effrayante mais néanmoins utile, la scolopendre....

Effrayante mais néanmoins utile, la scolopendre….

La scolopendre fait partie des mille-pattes. En Guadeloupe, elle est appelée la «bête à mille pieds» et ici en République Dominicaine le Cent-pieds. Elle possède de nombreuses particularités parmi lesquelles, son squelette qui se trouve à l’extérieur de son corps, c’est sa carapace formée par des parties dures de sa peau. Lorsqu’elle est jeune, la scolopendre est de couleur vert bleue. Elle change de couleur en grandissant puisqu’elle est marron rouge à noire une fois adulte. Son corps est un peu aplati, parfois aussi large qu’un doigt. Il est très allongé, long d’une douzaine de centimètres, voire 20 centimètres pour les plus grandes. En fait, son corps est annelé, constitué d’une suite de segments, de couleur verdâtre, articulés comme un collier de grosses graines. Elle possède une tête avec 2 grandes antennes, suivie de vingt-deux segments, le premier porte des crochets venimeux qui ne sont visibles qu’au niveau du ventre. Les 21 segments suivants portent chacun une paire de pattes. Et oui, tout ça de pattes! D’où la facilité avec laquelle la scolopendre se déplace .

La scolopendre se cache
Elle adore les zones humides, à l’abri de la lumière. On peut la trouver dans les rochers, sous l’écorce des arbres ou dans les troncs d’arbre pourris et sous les feuilles mortes. Mais elle peut occuper aussi certains endroits des maisons: sous les planches et sous les pierres, dans les fissures des murs, derrières les plinthes, près des drains des cuisines et des salles de bain. (Bizarrement, j’ai vu très peu de scolopendre à Las Terrenas, pourtant humide, par rapport à St-Barth, au climat très sec, où je vivais avant). Lorsqu’elle est débusquée, elle se faufile à toute vitesse vers la cachette la plus proche. Attention, ça peut être une chaussure posée sur le sol, d’où la nécessité de secouer vos souliers avant de les enfiler. Elle n’a pas l’air comme ça, mais la scolopendre est une grande timide mais c’est aussi une attaquante
L’animal possède deux longues antennes vibrantes et sensibles. Grâce à elles, elle est à l’affût du moindre mouvement, peut détecter de très petites proies. Les antennes lui permettent aussi de sentir une menace et de réagir en conséquence. Si elle est attaquée, elle bondit sur son ennemi en un rien de temps. Il faut dire qu’elle a aussi une détente remarquable. C’est un peu comme si elle avait des ressorts dans ses longues pattes. Si malgré sa fuite, elle est rattrapée et se retrouve en mauvaise situation, elle se contorsionne et s’enlace autour de son ennemi pour le mordre. Ouille…. ses 2 crochets venimeux injectent un venin qui fait très mal. Attention à vos animaux domestiques, elle peut leur faire très mal. Son échine très souple lui permet de jouer à la gymnaste. La scolopendre est aussi très vigoureuse et très résistante. Attention! Car, si elle est touchée une première fois, elle peut revenir à l’assaut très rapidement.

Une attaquante née!
Que mange la scolopendre?
La scolopendre est carnivore: elle mange de la viande. Et, autant dire qu’elle a un bon appétit! Elle aime particulièrement les insectes: cucarachas, criquets, araignées, fourmis, … Pour les grandes occasions, elle s’offre de petits lézards et même de petites grenouilles. Si l’on réfléchit bien, on se rend compte qu’elle débarrasse nos maisons des petits envahisseurs. C’est un insectivore utile dans nos maisons . Et, en plus elle nettoie, car c’est un charognard: elle mange les animaux morts.
Bon, résumons, la scolopendre, utile mais à contourner si on la rencontre sur son passage…..

(Source: Guadeloupe, les mal aimés)

La calle, toute la magie de Las Terrenas

 

La rue s'anime, se colore, s'agite, la journée va commencer

La rue s’anime, se colore, s’agite, la journée va commencer

Las Terrenas, ses plages, la mer toujours chaude, ses fonds marins qui gagnent à être explorés, ses balades en quad à la découverte de la route du café, ses excursions, culturelles aux Haitises ou poétiques à la cascade de Limon, les baleines très bientôt dans la baie de Samana, ses petits restos, ses bars branchés, la Bacchata, la Salsa, les milliers de palmiers, la végétation luxuriante… et …. la rue.

Et, l'on grimpe dans la guagua qui vous conduit a Limon, Samana, Sanchez pour quelques pesitos.... sportif et exotique.

Et, l’on grimpe dans la guagua qui vous conduit a Limon, Samana, Sanchez pour quelques pesitos…. sportif et exotique.

Pour comprendre Las Terrenas, pour aimer ce village si particulier, il faut s’imprégner du charme de la rue. C’est sûr, parfois, des poubelles débordent dans les caniveaux, les conchos font un peu trop de bruit, des trous émaillent la chaussée, attention de ne pas s’y tordre les pieds….. Mais, la rue, la calle de Las Terrenas, c’est quelque chose d’unique. Une atmosphère étrange et subtile, qui ne se retrouve nulle part ailleurs.

Des boutiques de bric et de broc aux toits improbables, tout un poème et en cadeau, un superbe et unique sapin de Noel

Des boutiques de bric et de broc aux toits improbables, tout un poème et en cadeau, un superbe et unique sapin de Noel

Tôt le matin, les vieux tirent leurs chaises en plastique et s’installent sur les trottoirs, les enfants jouent derrière les grilles, les viralats partent en quête de nourriture et les conchos en quête de clients, les guaguas se rassemblent, les vendeurs de crevettes arrivent de Sanchez, les boutiquiers lèvent leur rideau, la musique s’installe….fort…. la journée peut démarrer.

 

Une figure de LT, Raoul, le tout premier avocat-notaire, insolite et toujours en place.

Une figure de LT, Raoul, le tout premier avocat-notaire, insolite et toujours en place.

Au fil de quelques reportages, de quelques photos prises sur le vif, j’aimerais vous faire découvrir la rue de Las Terrenas, ses petits métiers, les couturiers, les barbiers, les colmados, les échopes débordant de fruits et légumes, les artistes, les peintres….

Et jusqu'au soir, ca déambule, ca cause, ca rit, ca vit.....

Et jusqu’au soir, ca déambule, ca cause, ca rit, ca vit…..

J’aimerais qu’à travers mes mots et les photos de mon mari, Michel, un autre passionné depuis bientôt 35 ans, vous tombiez, vous aussi éperdument amoureux de ce village du bout du monde qui a tant à offrir.
En route pour l’aventure. Aujourd’hui, la rue.

C'est l'heure de pointe..... Heu.... c'est toujours l'heure de pointe, ca déboule de partout, faut faire gaffe quand même.....

C’est l’heure de pointe….. Heu…. c’est toujours l’heure de pointe, ca déboule de partout, faut faire gaffe quand même…..

 

Los jabonitos de Betty: des amours de savons….

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Oui, mais pas n’importe quels savons! Produits de beauté-bonheur à part entière. Betty les fabrique elle-même, de facon on ne peut plus artisanale et rien qu’avec des produits naturels sélectionnés avec soin pour leurs vertus bienfaisante. Les savons de Betty sont beaux, doux comme un nuage d’été, doux comme leurs délicieux parfums mutins, de fleurs, de thé, de fruits, de gingembre, de canelle, de patchouli, de menthe ou de chocolat. Elle ose les mélanges les plus insolites comme Bleuet et menthe, thé vert et aloé, chocolat et amandes, canelle et noix de macadamia…. et sous ses mains expertes naissent des merveilles de savons doux et onctueux aussi décoratifs que délicats pour votre peau.

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Moi, j’adore ….de véritables petits cadeaux passion pour faire plaisir et vous faire plaisir. Et les emballages cadeaux confectionnés par son époux, à eux seuls valent le détour.
Los jabonitos de Betty, face au CC Beach garden, avant le pont du grand bateau en béton.

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Balade gourmande au fil de la cuisine dominicaine

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Colorée, exubérante, exotique, savoureuse mais peu épicée, la cuisine dominicaine est une cuisine rustique qui, à son image, a su tirer le meilleur parti de ses influences, tainos, créoles, européennes et africaines. Si l’île est riche en épices aux saveurs multiples, la cuisine dominicaine en fait toutefois un usage modéré, à l’inverse des îles voisines des Antilles. Les petites échopes de rue proposent des étals riches en couleurs et en promesses de saveurs. Cannelle, muscade, girofle, poivre, gingembre, curcuma et laurier font la joie des cuisiniers créatifs et des palais curieux, et se retrouvent généreusement utilisés dans la cuisine des chefs… étrangers  ! Moins sophistiquée que celle de ses voisines des Caraïbes françaises ou anglaises, la cuisine dominicaine n’en est pas moins riche de belles spécialités gourmandes, véritables explosions de goûts hauts en couleurs et en saveurs.
Il faut dire que la nature est généreuse et offre au panier de la ménagère une foultitude de produits sains et riches en goûts.

Un potager royal.
De très nombreux légumes sont originaires de cette partie du monde, comme les pommes de terre, le maïs ou le manioc. D’autres ont été importés au cours des grands voyages de découverte, et se sont parfaitement acclimatés, tel l’arbre à pain et ses fruits très nourrissants rapportés des îles du Pacifique. Les bananes plantain sont l’une des grandes vedettes de la cuisine dominicaine et, accommodées en tostones (rondelles aplaties et frites à l’huile), elles accompagnent tous les plats de viande. Le riz, aliment de base largement produit sur place, tient une place de choix dans le régime dominicain. Préparé avec des haricots rouges ou noirs, en sauce, il accompagne presque toujours le plat principal, de viande ou de poisson. Il est bien difficile de dresser un panorama exhaustif du potager dominicain. Avocats, patates douces, gombos verts et tendres, aubergines, poivrons verts ou rouges, haricots verts, rouges ou noirs, cristophines – les chayotes provençales – giraumons, potirons, tomates, oignons, le moins que l’on puisse dire, c’est que la palette des légumes n’engendre pas la monotonie culinaire et dépayse agréablement le palais…

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Le paradis des fruits.
Tous les fruits exotiques les plus incroyables, connus et méconnus, aux parfums et aux saveurs riches et subtils, sont au rendez-vous des marchés dominicains. Parmi les plus connus, citrons verts ou jaunes, oranges, mandarines, bananes, pastèques juteuses, pommes, ananas, noix de coco, prennent des saveurs exceptionnelles. On découvrira avec plaisir les moins communs : mangues, papayes rafraîchissantes, caramboles plus décoratives que gustatives, fruits de la passion, goyaves, canne à sucre, corossols, sapotilles au goût d’abricot, les fruits rivalisent de couleur et de saveur. En sorbets, en jus, en cocktails, en salades, ou bruts, on grignote des fruits tout au long de la journée, dans un bar, au coin d’un étal de rue. On y décapite les noix de coco pour en savourer la chair après s’être désaltéré de l’eau de coco (agua de coco, à ne pas confondre avec le leche de coco, plus épais et destiné aux préparations culinaires), on y achète une banane, une orange artistiquement pelée, un bout de canne à sucre pressé pour en extraire le jus.

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Un régime traditionnellement carné.
La viande rouge demeure rare. Marinée dans de savoureux mélanges d’épices douces, peu relevées, elle est cuisinée en ragoûts ou en grillades. Si le poulet reste le chouchou des Dominicains, avec une bonne longueur d’avance sur les autres viandes, le porc, le cabri et le boeuf sont de plus en plus présents. Les chèvres des prés-salés de la région de Montecristi sont particulièrement réputées.
Des produits de la mer qui commencent à être à l’honneur.
Le poisson et les fruits de mer ne sont pas des mets courants dans les habitudes alimentaires dominicaines, malgré l’étendue des côtes. Le développement massif du tourisme est en train de révolutionner ces traditions en mettant à l’honneur poissons et crustacés. La mer Caraïbe comme l’Océan Atlantique avec leurs récifs coralliens, sont très poissonneux. Espadons, thons, rougets et dorades, parmi les plus courants, alimentent la nouvelle table dominicaine. Les crustacés et les fruits de mer sont légion. La langouste grillée, arrosée d’un filet de citron vert, est incontestablement la reine des tables touristiques, ainsi que les crevettes de mer ou de rivières (camarones de la baie de Sanchez). Les crabes (les fameux centollos) sont eux aussi fort savoureux. Le lambi, sorti de son gros coquillage orangé, est moins courant, mais fort prisé.
Les grandes spécialités
Le plat typique, la bandera (aux couleurs du drapeau dominicain), se compose de riz blanc, fèves rouges, viande de ragoût, accompagnée de salade et de bananes plantain frites .Pour les Dominicains, le sancocho (ragoût de sept viandes différentes dont du poulet, du porc, des crevettes ou du poisson, des tubercules et plusieurs légumes, comme le manioc, le maïs, les pommes de terre, yautía, et l’igname) n’est pas un plat de fête, c’est l’indispensable plat du dimanche, un peu comme la feijoada au Brésil. On se régale aussi avec le chivo guisado, viande de chèvre marinée avec oignons, poivrons, ail, origan et… rhum, même si les stars incontournables du hit-parade des plat les plus consommés demeurent le pica pollo, sorte de poulet frit à la mode locale et servi avec des tostones (rondelles de bananes plantain frites) et le poulet arroz-habichuela, un savoureux ragoût accompagné de riz blanc et d’haricots. On trouve également sur les routes des chicharones (d’origine espagnole), couenne de porc marinée dans du jus d’oranges amères et cuite dans sa propre graisse, un peu gras mais très bon. Des empanadas aussi appelés pastelitos. Une mention spéciale dans la cuisine locale pour les mondongos (inspiration africaine), ragoût de tripes de bœuf ou de porc que l’on déguste avec un zeste de citron vert. Les tainos ont laissé en souvenir une sorte de pain fabriqué à partir de farine de yuca: le casabe. Une délicate spécialité de Samana, le poisson coco, assez proche de la Moqueca bahianaise.
Manger à la dominicaine.
Dans ce pays, on grignote partout et à tout moment. La nourriture est omniprésente, dans des petits étals sur les trottoirs dans des colmados de fortune, des frituras, des comedors ayant pignon sur rue ou encore des paradas attendant le chaland le long des routes principales . Le Dominicain rapporte très souvent chez lui une nourriture préparée et achetée à l’extérieur qu’il consommera à son rythme. La culture du repas autour de la table familiale est plutôt rare. Pour manger, pas d’horaire privilégié non plus, c’est l’estomac qui dicte l’heure du repas. Un petit déjeuner traditionnel se compose de mangu (purée de bananes plantain) avec des oeufs et un café. Le déjeuner, ou comida, est le repas le plus important. Le déjeuner typique se compose d’un plat de viande accompagné de riz et de haricots, plutôt roboratif. Le dîner, souvent déstructré, est plutôt léger.

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Vous trouverez à Las Terrenas tout un tas de petits comedors dominicains. J’aime beaucoup de Paco Fish dont je vous parle dans la rubrique Resto.Bon appétit!!!!

La moqueca: sublime spécialité bahianaise

Parmi mes bons souvenirs du Brésil, une spécialité bahianaise succulente, sorte de ragout de poisson et de fruits de mers, lié par un lait de coco et servi avec un riz blanc et un pirao, une sauce à base du jus de cuisson du poisson, épaissie a la farine de manioc…..
De retour à Las Terrenas, j’ai essayé de reproduire cette petite merveille et après quelques tatonnements, voici la recette la plus simple et la plus représentative de l’original.
Prenez 1 gros poivron rouge ou jaune, 2 belles tomates, 1 gros oignon, 2 gousses d’ail pelées écrasées.
Coupez 2 beaux filets de daurade en gros cubes. Salez, poivrez, arrosez de jus de citron et conserver au frais environ 1/2 heure.
Enlevez la carapace et l’intestin noir d’une dizaine de belles crevettes (plus si vous voulez).
Coupez les légumes en gros morceaux, l’oignon en belles rondelles et faites revenir avec l’ail écrasé dans une cocotte dans de l’huile d’olive. Ajoutez un petit piment, salez, poivrez, n’oubliez pas de goûter ….. Laissez mijoter 15 minutes à petit feu.
Puis, versez 1 boite de lait de coco dans la cocotte, attendez l’ébullition, ajoutez les cubes de poisson et les crevettes. Baissez le feu le laissez à nouveau mijoter une dizaine de minutes à tout petit petit feu. Au Brésil, en fin de cuisson, on y rajoute un filet d’huile de palme qui donne au plat une belle couleur dorée. Ici, pas moyen d’en trouver alors on rajoute un filet d’huile d’olive. Puis on parsème de persil et de coriandre haché. C’est presque prêt.
Et pour encore plus de raffinement et de saveur, prélevez un peu de sauce dans un bol et mélanger avec 2 ou 3 cuillères de farofa …… Mais c’est quoi ca…… C’est un accompagnement brésilien obtenue en faisant frire de la semoule de manioc (on en trouve parfois à Lindo) dans du beurre ou de l’huile d’olive……
Une belle assiette, du riz blanc tout simple, le poisson, les crevettes, sa sauce coco et un peu de farofa et vous êtes sur la plage de Trancoso. Et comme boisson me direz-vous: une caipiriña bien sûr et surtout rien d’autre. Dépaysement garanti.

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Sur la plage de Trancoso….

Sale bête, le moustique…..

Des milliers d’espèces dans le monde
Les scientifiques ont reconnu plus de 3 500 espèces de moustiques dans le monde. Cela représente beaucoup de moustiques! Ils sont plus ou moins grands: entre 3 et 20 millimètres de longueur selon les espèces. Parmi eux, 30 espèces vivent sous nos latitudes et seulement 8 espèces nous piquent.

Le moustique, un insecte aux longues pattes
Tout le monde sait ce qu’est un moustique! Dans les régions tropicales, telle la Caraïbe, ils font partie de notre quotidien. Pas un jour ne passe, ou presque, sans qu’un moustique ne vienne nous chatouiller du bout de ses petites pattes et qu’il décide de se poser sur notre peau pour nous piquer. Mais, avez-vous vraiment regardé un moustique de près? Le moustique possède un corps allongé. Il est recouvert d’écailles. Ces écailles ne se voient qu’au microscope car elles sont minuscules. Ses membres, les antennes, les ailes et les pattes sont longs et fins. La trompe de la femelle est dure pour transpercer la peau des êtres humains et des animaux; elle est dite «trompe piqueuse». Les antennes du mâle sont recouvertes de plumes. C’est grâce à ces plumes que l’on distingue le mâle de la femelle.

Le menu du moustique
Contrairement à ce que l’on croit, le moustique ne se nourrit pas que de sang. Il aime aussi le nectar des fleurs. Le mâle, comme la femelle, aspire ce doux nectar avec sa longue trompe, comme le font les abeilles et les papillons, les colibris et certaines chauves-souris. Le mâle moustique ne mange que ça. Il est donc totalement inoffensif. Mais, la femelle moustique a besoin d’un autre aliment pour fabriquer des œufs dans son ventre : du sang.

Le moustique femelle aspire le sang chaud des oiseaux et des mammifères, comme l’être humain, mais aussi pour certaines espèces le sang froid des grenouilles, des crapauds et des tortues de terre ou encore d’autres insectes et larves. C’est au choix: boisson chaude ou boisson froide pour Madame! De toute façon, tout le monde a droit à la prise de sang!

La piqûre du moustique
En piquant son «donneur de sang», la femelle moustique inocule par la salive une substance dite «anti-coagulante». Cette substance permet de conserver le sang bien liquide. Futée cette femelle moustique! C’est justement cette substance qui provoque de très désagréables démangeaisons. Ça gratte! et ça peut gratter des heures, voire des jours, chez les personnes très sensibles. Avez-vous déjà remarqué comme une femelle moustique devient grosse au fur et à mesure de ses piqûres? Pendant qu’elle suce le sang, son abdomen se gonfle. Grâce à sa peau souple et flexible, elle est capable de doubler son propre poids en un seul repas de sang!. La quantité est minuscule pour nous, mais pour sa taille, c’est énorme. On dirait une petite bonbonne remplie de sang!
Le vrai problème c’est que les moustiques servent aussi de taxi involontaire et gratuit pour certains virus. Ils les transmettent d’une personne malade à une personne en bonne santé. Les virus peuvent provoquer des maladies pénibles, voire graves, comme la dengue ou le chikungunya .
Le chikungunya, comme la dengue, est une maladie transmise par un moustique qui a la particularité de piquer pendant la journée : Aedes albopictus. Il est aussi appelé moustique “tigre” à cause de sa silhouette noire à rayures blanches.

Comment se transmettent chikungunya et dengue?

Un moustique “tigre” sain pique une personne infectée par le virus. Quelques jours plus tard, le moustique infecté devient contaminant. Ce moustique transmet la maladie à une autre personne saine en la piquant. Pendant au moins 1 semaine après l’apparition des symptômes, la personne malade peut contaminer un moustique sain qui pourrait ensuite piquer d’autres personnes et leur transmettre la maladie. Il faut 4 à 7 jours pour que les symptômes apparaissent chez la personne contaminée par le moustique. Le chikungunya comme la dengue se manifeste par l’apparition brutale d’une fièvre souvent supérieure à 38.5°C et généralement accompagnée de très fortes douleurs articulaires, courbatures, éruption cutanée, maux de tête…Seule une prise de sang pourra à coup sûr faire la différence entre ces deux maladies.

Et, pour éviter les moustiques?
Eliminer les eaux stagnantes, chez soi et autour de chez soi. C’est primordial. En effet, ils ont besoin d’une eau stagnante pour pondre leurs oeufs (qui se transforment ensuite en larves) et chaque moustique femelle peut pondre jusqu’à 250 oeufs tous les 2 jours ! De plus, le plus souvent, un moustique ne vole pas à plus de 50 mètres du point d’eau où il est né. Il est donc nécessaire de : retirer toutes les coupelles des pots de fleurs, mettre à l’abri tous les objets susceptibles de se remplir d’eau de pluie ou d’arrosage et nettoyer, une fois par semaine, les endroits où l’eau peut stagner (gouttières, siphons…). Fumiger n’est pas superflu et très efficace. Enfin, il existe des tas de produits pour le corps, pas du tout au goût de cette sale bête. N’hésitez pas à vous en badigeonner allègrement.